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Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »

Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 3 juin 2018. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Mc 14, 12-16.22-2.



La Dernière Cène interprétée par Salvator Dali en 1955 (Domaine public)
La Dernière Cène interprétée par Salvator Dali en 1955 (Domaine public)
Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?

De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?

En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.

I – Le dernier repas de Jésus

En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.

Mais pour le repas de Jésus, dans le « Faites ceci en mémoire de moi » il y a plus qu’un souvenir. Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».

Jésus est vraiment là présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ce qui était annoncé par Moïse dans la première lecture qui purifiait le peuple par le sang des taureaux. Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël. (Exode 24, 8)

Voyez-vous, c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur, est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.

II- Conséquences

Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.

On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains lieux publics, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la Chapelle Notre-Dame de Lourdes à Montréal où chaque jour, après la messe du midi, le Très Saint Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45.

La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de Fête-Dieu a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».

Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivie, il y a quelques années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.

Conclusion

Qu’aujourd’hui en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.

Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l’Université Laval
Séminaire de Québec

28 mai 2018

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Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia

L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.


















Mardi 29 Mai 2018
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