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Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 4, 35-41) : « La tempête apaisée : un évènement qui ouvre les yeux »

Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 21 juin 2015 pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B. Textes: Job 38, 1.8-11, 2 Corinthiens 5, 14-17 et Marc 4, 35-41.



Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 4, 35-41) : « La tempête apaisée : un évènement qui ouvre les yeux »
Introduction

Vous avez peut-être déjà fait une expérience spéciale qui vous a laissé une leçon comme par exemple éviter un accident d’auto ou encore vivre un conflit avec quelqu’un. Par la suite, vous vous êtes dit en laissant tomber l’émotion et en y repensant ; il y avait quelque chose à retenir pour moi là-dedans. C’est une expérience vécue, mais c’est aussi pour vous un enseignement.

Hé bien! pour les disciples dans l’épisode de la tempête apaisée racontée par saint Marc, c’est un peu la même chose. Ils se rappellent, après la mort de Jésus un événement marquant pour eux. Ils le racontent autour d’eux parce qu’ils ont réalisé qu’il s’agissait là non seulement d’une expérience où ils avaient été mal pris sur le lac, mais qu’il y avait là quelque chose d'autre à retenir, que c’était pour eux un enseignement sur Jésus.

I – Il s’est fait homme

Quel est cet enseignement? C’est celui que nous retrouvons dans le Credo que nous proclamons chaque dimanche. Jésus est en même temps Dieu et homme.

Ici dans la première partie du texte son côté humain ressort bien. Sa nature divine ne paraît pas dans son aspect physique, il est entièrement homme. Et il a les mêmes réactions que nous. Après une journée de prédication, le soir venu il s’éloigne de la foule. Il est fatigué, il cherche un peu de repos. Il dort sur le coussin l’arrière du bateau conduit par les apôtres pour se rendre sur l’autre rive. Les vagues et la tempête qui surviennent ne réussissent pas à le réveiller tellement il dort profondément. Ce sont ses disciples qui doivent lui crier dans les oreilles. Il se réveille.

Jésus est bien comme nous tous. Il n’échappe pas aux réalités de la vie ordinaire et courante. Il est vraiment homme. C’est ce que nous dit le mystère de l’Incarnation. Dieu est venu parmi nous, comme un homme en tout semblable à nous. « Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme » dit le symbole (le credo) de Nicée-Constantinople.

C’est une grâce extraordinaire de pouvoir toucher et voir Jésus comme l’ont fait les apôtres, de manger avec lui …mais c’est une plus grand grâce encore de découvrir son côté divin, car Jésus était beaucoup plus qu’un agréable compagnon, qu’un bon prédicateur, qu’un guérisseur.


II – Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu

C’est ce que révèle la réaction de Jésus lorsqu’Il est réveillé par les disciples. Sa réaction va les surprendre au plus haut point.

Jésus se réveille et que fait-il? Il agit comme Dieu lui-même aurait agi. Il se fait le maître du vent et de la mer. Il leur commande « Silence ». Les flots se calment et la tempête est apaisée.

La réaction des disciples en est une de de surprise totale : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent? » se demandent-ils. En effet, Jésus n’agit pas ici comme un homme ordinaire. Il ne fait pas seulement invoquer la puissance de Dieu, mais il exerce celle-ci. La puissance de Dieu se manifeste en lui, une puissance qui lui vient d’ailleurs. Cela est au cœur de la prédication de Jésus qui ne cesse de rappeler qu’il ne parle pas de lui-même seulement, qu’il ne cherche pas sa volonté, mais qu’il vient de la part de Dieu pour sauver le monde, rapprocher l’humanité de Dieu, le Père de tous. Comme le dit le credo de Nicée-Contantinople : « Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ». « Moi et le Père nous sommes uns, tout ce qui est à Lui est à moi »
(Jean 10, 30) dit Jésus dans l’évangile de saint Jean.

Mais parce que Jésus est vraiment humain en tout, la puissance de Dieu qui est en lui reste cachée. Elle ne se révèle pas à tous. Elle se révèle à ceux et celles qui s’approchent de Jésus par le cœur, dans foi, ceux et celles qui vont au-delà des apparences.

Ainsi l’apôtre Pierre le proclamera au nom de tous en disant à Jésus qui demande aux disciples « Pour vous qui suis-je? » « Tu es le Christ Sauveur, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui répondra alors : « Ce n’est pas la chair et le sang qui te font dire cela, mais mon Père qui est dans les cieux» (Mathieu 16, 16-17)

III- Application

Aujourd’hui, nous faisons l’expérience de Jésus qui semble dormir … dans le monde, dans l’Église, en nous. Et pourtant, il est là toujours présent et puissant pour nous sauver comme le dit saint Paul au début de l’épître aux Romains (Romains 1, 4-5). C’est notre foi qui est sollicité, qui a besoin de s’aviver, de se réveiller. Nous sommes invités aujourd’hui à devenir des personnes chercheuses de Dieu, des hommes et des femmes qui se laissent préoccuper par le message et la personne de Jésus, qui se convertissent de jour en jour. Les épreuves, les échecs, les pauvretés comme les vagues de la mer ne peuvent arrêter la puissance du Christ ressuscité toujours vivant.

Conclusion

C’est une assurance et une espérance que portent les disciples de Jésus que nous sommes et à chaque Eucharistie, nous le proclamons en partageant le pain et le vin devenus son Corps et son Sang. Dans cette messe qui est le repas du Seigneur, prenons le temps de nous asseoir avec Jésus, et de le découvrir de plus en plus au cœur de note vie comme celui qui est la porte et le chemin vers Dieu.

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
21 juin 2015


Symbole de Nicée-Constantinople


Le symbole de Nicée est une profession de foi chrétienne (credo) qui en résume les points fondamentaux. Il fut promulgué lors du concile de Nicée de 325 et complété lors du concile de Constantinople de 381. Cette profession de foi est parfois appelée « symbole de Nicée-Constantinople ».


La traduction officielle en français utilisée dans la liturgie catholique est la suivante :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.




Jeudi 18 Juin 2015
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