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Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C : « Qui est mon prochain? » (Luc 10, 25-37 : le bon samaritain)

Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de ces dessertes le 10 juillet 2016 Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.



Icone du bon samaritain (Église syro-orthodoxe-francophone Paris)
Icone du bon samaritain (Église syro-orthodoxe-francophone Paris)
Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».

I – La réponse de Jésus

Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.

Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.

S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.

Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.

Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.

II – La leçon à retenir

C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.

Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?

S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.

III – Jésus le bon Samaritain

Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous sommes blessés par le péché.. Comme lui nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.

L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés. C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Conclusion

En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?

Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,


Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l'Université Laval
Séminaire de Québec


5 juillet 2016


Mardi 5 Juillet 2016
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