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Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant » (Luc 17, 11-19)

Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C le 9 octobre 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : II Rois 5, 14-17, II Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11- 19.



Le lépreux reconnaissant (Crédits photo : Bernadette Lopez, alias Berna dans Évangile et peinture )
Le lépreux reconnaissant (Crédits photo : Bernadette Lopez, alias Berna dans Évangile et peinture )
Dans ce récit de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison de dix lépreux, on a l’habitude de porter son attention spontanément sur le samaritain qui revient vers Jésus. On oublie les neuf autres. Je me suis demandé « Et eux, qu’est-ce qu’ils ont vécu? »

I – Les neuf autres

Au point de départ, ils sont là en groupe suppliant Jésus. Ils sont, dans la société du temps, mis à part, ils sont intouchables, ils sont impurs. Leur maladie est comme une blessure, une plaie que leurs frères et sœurs ne peuvent supporter.

Ils posent question finalement. Pourquoi en sont-ils ainsi touchés? Le Dieu de bonté leur a-t-il tourné le dos pour qu’ils soient ainsi frappés? Ils sont sûrement en faute. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux. Leur présence (comme celle des handicapés de notre société d’aujourd’hui, peut-être) suscitent des questions sans réponse. On les cache ou les exclut.

II – Une rencontre qui change tout

Ces gens exclus et rejetés, vont faire une rencontre qui va changer leur vie. Ils font la rencontre de Jésus qui, lui, ne les rejette pas, mais qui en les envoyant aux prêtres où ils seront guéris indique qu’ils sont du peuple de Dieu à part entière, qu’ils sont aimés de Dieu, non pas exclus de sa miséricorde, mais purs et beaux aux yeux de Dieu.

Leur changement physique, leur guérison restaure l’image extérieure de cette beauté intérieure qu’ils ont. C’est la grâce de la rencontre avec Jésus qui opère cette transformation. Quand Jésus passe, le regard change. Quelque chose du véritable amour du vrai Dieu éclate et se manifeste toujours.

III – Le lépreux samaritain

Et, le samaritain?

Faut-il l’oublier? Certainement pas. Grâce à lui qui revient vers Jésus, nous comprenons que l’important ici ce n’est pas le cadeau reçu mais bien, au-delà du cadeau, la personne de l’auteur du don.

Pourquoi les parents sont-ils si heureux lorsque leur enfant leur présente un cadeau mal fagoté parfois comme un bouquet de fleurs écrasées ou un dessin malhabile?

Ce qui les rend heureux, ce n’est pas la valeur du cadeau, c’est que ça vient de leur enfant Ainsi de nous avec Dieu. « Ta foi t’a sauvé ».

Conclusion

Que cette messe nous centre sur l’Auteur de tous les dons, du don par excellence de l’Eucharistie, le Père de lumière qui nous donne son Fils.

Au moment de partager le Corps du Christ lorsque nous dirons « Seigneur je ne suis pas digne », que notre cœur et nos voix laissent jaillir une action de grâces fervente à celui de qui nous tenons la vie, mouvement et l’être pour le don de son Fils dans le pain et vin consacrés que nous partageons et qui nous permet de communier intimement avec Lui.

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l'Université Laval
Séminaire de Québec


4 octobre 2016


Mardi 4 Octobre 2016
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