Carrefour Kairos Hermann Giguère Page personnelle



Dans les blogs
le 01/05/2017

Les 50 ans du Renouveau charismatique catholique en 2017 : sa diffusion et sa présence au Canada et au Québec

Ce billet est le fruit de mon expérience de presque 20 ans avec les groupes du Renouveau charismatique de 1974 à 1992 au moment de leur apparition au Québec et...






Droits réservés
Carrefour Kairos
Hermann Giguère
Québec
















































DERNIÈRES HOMÉLIES
Cliquez sur DERNIÈRES HOMÉLIES pour lire l'homélie du dimanche. Bienvenue!

           

Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année C (Luc 3, 10-18) « La joie de l'attente »

Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent 13 décembre 2015 Année C Textes: Sophonie 3, 14-18a, Philippiens 4, 4-7 et Luc 3, 10-18.



Les bougies de l'Avent dans la chapelle du Grand Séminaire à Québec
Les bougies de l'Avent dans la chapelle du Grand Séminaire à Québec
Je garde en mémoire une image de ma mère qui peut illustrer le message des lectures de ce 3e dimanche de l’Avent qui est consacré à la joie de l’attente. En effet, ma mère qui avec mon père recevait à la maison toute la famille : enfants, conjoints, petits-enfants et quelques amis le soir du jour de Noël, commençait les préparatifs avec le début de l’Avent. Elle devenait un peu fébrile. Cette préparation l’habitait. Elle pensait à tout : repas, logement, déplacements et jeux pour les enfants. Cette fébrilité, m’a-t-elle confié à la fin de sa vie lorsqu’elle ne pouvait plus recevoir la famille, lui donnait une grande joie, une joie qui la sortait d’elle-même et qui donnait un sens à sa vie, car, disait-elle, « je les aime tellement mes enfants et toute ma famille, c’est ce que j’ai de plus beau ».

Essayons d’appliquer cette expérience à ce que nous sommes invités à vivre durant le temps de l’Avent.

I – Sortir de nous-mêmes

Le temps de l’Avent nous fait sortir de nous-mêmes comme l’expérimentait ma mère dans ses préparatifs des Fêtes. Si nous suivons la liturgie de ce temps, c’est la Venue du Christ qui prend toute la place. Dans l’Évangile de ce jour le prophète Jean-Baptiste ne mâche pas ses mots pour inviter ses contemporains à sortir des sentiers battus et à ouvrir leur cœur à la nouveauté que représente Jésus.

Humblement, il s’en fait le serviteur, il veut être celui qui annonce un plus grand que lui dont il dit « Il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales » et il veut permettre ainsi de reconnaître l’Envoyé du Père baptisé dans l’Esprit Saint sur qui le Père a mis toutes ses complaisances (cf. Luc 3, 21-22). Jean-Baptiste est le modèle du chrétien qui refuse de se centrer sur lui-même, mais qui s’ouvre au projet de Dieu dans sa vie et dans le monde.

Ainsi, le disciple de Jésus expérimente une joie réelle car la joie profonde se nourrit d'ouverture et de don plutôt que de rétrécissement et d’égoïsme. Les gens refermés sur eux-mêmes ne sont pas heureux. Le bonheur est dans l'ouverture au don de Dieu et dans le don de soi pour les autres. Pour ma mère c’était ses enfants et sa famille qui la rendait heureuse et joyeuse, pour chacun et chacune de nous le bonheur et la joie se retrouveront dans le chemin qui est le nôtre et que le Seigneur nous indique dans les évènements et dans notre prière.

II – Le sens de notre vie

Le chemin que nous vivons dans nos occupations et nos engagements ainsi que dans nos travaux, a un sens profond si nous le laissons s’éclairer avec la foi en la Parole de Dieu, en la Bonne Nouvelle proclamée par Jésus qui est la Voie, la Vérité et la Vie. Notre chemin se confond alors avec les chemins du Christ et de sa Venue. Reconnaissant alors Jésus comme le Seigneur de nos vies, un bonheur et une joie incomparables nous envahissent.

Bien sûr les épreuves, les combats, les difficultés ne disparaissent pas, mais notre vie a un sens à partir de là. Nous ne sommes pas comme des gens sans but et à la dérive, mais nous sommes en marche dans l’attente de la pleine révélation du Christ qui est déjà là au milieu de nous.

C’est pourquoi nous pouvons nous réjouir dès maintenant dans un monde bouleversé et meurtri par tant de malheurs de toutes sortes comme le sont le drame actuel des réfugiés, celui du terrorisme, celui des démunis oubliés, celui des enfants exploités etc. Oui! Nous pouvons nous réjouir et laisser notre cœur s’habiller de joie. Comme le dit l’antienne d’ouverture de ce dimanche qui en latin commence par le mot « Gaudete » (c’est pourquoi on a appelé ce dimanche : le dimanche « Gaudete ») : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (cf. Philippiens 4, 4-5)

III- Les compléments de la joie

En terminant, j’aimerais souligner que la joie du chrétien n’est jamais seule. La joie chrétienne est un fruit de l’Esprit qui s’accompagne de plein d’autres fruits notamment la paix de Dieu qui, comme dit saint Paul dans la seconde lecture, dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Dans l’Épitre aux Galates, saint Paul en énumérera d’autres : amour, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Galates 5, 22).

Si comme les auditeurs de Jean-Baptiste nous nous demandons « Que devons-nous faire? », nous pouvons aller au fond de notre cœur pour y trouver des réponses que l’Esprit Saint y dépose. Noël qui s’en vient nous donne des occasions nombreuses de sortir de nous–mêmes, de nous ouvrir au partage, d’être à l’écoute de son conjoint, de sa conjointe, de ses enfants, de ceux et celles qui sont dans le besoin, de ceux et celles qu’on rencontre etc.

Les conseils de Jean-Baptiste étaient parfaitement ciblés pour ceux qui posaient la question « Que devons-nous faire? ». Soyons sûrs que ceux de l’Esprit-Saint en nous le sont tout autant. À nous de nous mettre à l’écoute, une écoute dégagée, une écoute qui libère et remplit de joie.

Conclusion

Que cette Eucharistie nous fasse entrer de plus en plus dans un chemin qui ouvre sur la Bonne Nouvelle que Jésus apporte, celle d’un Dieu miséricordieux comme on se le rappellera tout au cours de l’année du Jubilé de la Miséricorde que le pape François a inauguré par l’ouverture d’une porte sainte à Bangui en République centrafricaine le 29 novembre 2015 et par celle de Rome ouverte le 8 décembre. Nous serons alors en mesure de nous réjouir et de chanter avec cœur le cantique d’Isaïe qui figure comme chant de méditation aujourd’hui : « Voici le Dieu qui me sauve, j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur : il est pour moi le salut. »

Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieu de son peuple.

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Séminaire de Québec
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l'Université Laval


10 décembre 2015

Affiche officielle pour l'Année jubilaire de la miséricorde 2015-2016
Affiche officielle pour l'Année jubilaire de la miséricorde 2015-2016

Mardi 1 Décembre 2015
Lu 681 fois




Actualités et documents | Allocutions et conférences | Homélies | Réflexions | Actualité SME Archives | SME-Info Archives | Nominations SME Archives | Année jubilaire François de Laval 2008 | Année sacerdotale | 350e du SME


Cliquez sur le nom de la rubrique au début de l'article pour avoir la liste des articles précédents dans la même rubrique.




Derniers tweets
Homélie pour le 7e dimanche de Pâques (Année A) « Père, glorifie-moi, je trouve ma... https://t.co/GcM2DG51U5 https://t.co/nv4F14an8S
Homélie pour l'Ascension du Seigneur (Année A) « Et moi, je suis avec vous tous les... https://t.co/PHQQIM2IPr https://t.co/6TN4zOSmNO
Homélie pour le 6e dimanche de Pâques (Année A) « Je ne vous laisserai pas orphelins »:... https://t.co/ItH3haHx94 https://t.co/wsm4ydqwx5
RT @pdesaintpierre: "Par l'autorité de Notre Seigneur Jésus Christ... nous déclarons saints Francisco et Jacintha Marto!" #Fatima100 en dir…
RT @eharris_it: It's official! Fatima visionaries Francisco & Jacinta Marto have become the first non-martyr children to ever be declared s…