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Homélie pour le 4e dimanche de Pâques (Année A) : « Moi, je suis la porte des brebis »

Homélie pour le 4e dimanche de Pâques (Année A) 7 mai 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes des Apôtres 2, 14a.36-41, I Pierre 2, 20b-25 et Jean 10, 1-10



Crédits photo : Bernadette Lopez, alias Berna dans Évangile et peinture
Crédits photo : Bernadette Lopez, alias Berna dans Évangile et peinture
Dans sa prédication et ses enseignements, Jésus aime les images qui parlent aux gens. Souvenez-vous de celles du sel, du levain dans la pâte, de la semence jetée dans la bonne terre.

Dans cette péricope de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lue, Jésus se présente comme le bon berger ou le bon pasteur. Et à la fin de cet enseignement, Jésus ajoute à l’image du berger et des brebis, celle de la porte. « Moi, je suis la porte des brebis ». J’ai choisi de m’arrêter sur cette image qui souligne un aspect essentiel de la mission de Jésus.

I – L’image de la porte

L’image de la porte nous renvoie à l’Ancien Testament où elle est utilisée pour symboliser la présence de Dieu. Quand le prophète Isaïe parle du jour de la paix universelle, il décrit un temps où « tes portes seront toujours ouvertes, le jour ni la nuit elles ne seront fermées » (Isaïe 60, 11). Dans le temple de Jérusalem, l’autel pour les sacrifices se trouvait à la porte de la partie la plus sacrée, le Saint des Saints « devant l’entrée de la Demeure, de la Tente de Réunion » (Exode 40, 6). Dans le psaume 24 aux versets 7 à 10 que nous utilisons beaucoup dans le temps de Noël, le psalmiste s’exclame : « Portes, levez vos frontons élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire! » Le Christ, Roi de gloire, vient accomplir toutes les attentes du Peuple de Dieu.

Ici, dans notre texte, Jésus s’applique à lui-même l’image de la porte. Ce faisant, il se présente comme le seul et unique médiateur auprès de Dieu. Il n’y a pas d’autre porte que Lui pour aller vers Dieu. Il est LA PORTE à travers laquelle nous avons « accès au Père » (Éphésiens 2, 18). Il est la «chemin nouveau et vivant » pour rejoindre Dieu (Hébreux 10, 20).

Cette porte grande ouverte offre un espace de liberté et non de domination. Ceux qui ont précédé Jésus opprimaient les gens, - ce qui est encore le cas souvent aujourd'hui - « des voleurs et des bandits » dit Jésus. Lui, il ouvre la porte du Salut, un Salut qui est offert gratuitement à tous et que l’on accepte librement.

Tu peux entrer, tu peux sortir quand tu le veux : « Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra entrer; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance. »

Quelle belle promesse!

II – La réalisation de la promesse

Les premiers chrétiens qui entendaient la lettre de saint Pierre dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture étaient conscients de vivre cette promesse. Guéris et sauvés par les blessures et la mort de Jésus, ils ne se sentent pas laissés à eux-mêmes errants dans le monde sans savoir où aller. Ils regardent vers leur Berger, leur Bon Pasteur, qui est Jésus, le gardien de leurs âmes. C’est lui qui est la porte par où ils peuvent aller à Dieu.

Tous les disciples de Jésus, d’alors et d’aujourd’hui, sont des personnes en cheminement. Nous en sommes. Nous cherchons le chemin de l’enclos dont il est question au début de l’évangile où se trouve la rencontre avec Dieu dans nos vies . Cet enclos, dit-on, servait au repos des brebis. Le berger se tenait dans la porte en se couchant parfois sur le sol pour les garder avec lui et les protéger. Voilà où nous attend le Bon Pasteur.

Plusieurs chemins s’offrent à nous. On peut être tentés d’escalader, d’entrer par nous-mêmes dans des paradis artificiels sans passer par Jésus. C’est une tentation qu’on retrouve partout de nos jours. Jésus disparait de l’horizon. Il devient pour plusieurs un bon garçon, un personnage hors normes, mais on ne lui reconnaît pas le rôle de médiateur entre Dieu et les hommes. Il n'est plus LA PORTE. On en fait un sage qu’on respecte. Un point c’est tout.

Alors que ce que Jésus désire c’est d’être celui qui ouvre la porte d’un enclos à nul autre pareil, celui du Royaume de de Dieu présent parmi nous.

III –Application pratique

Comment y arriver? Cette question n’est pas nouvelle. La première lecture nous montre qu’elle se posait déjà lors des premières prédications des apôtres après la Pentecôte. « Frères, que devons-nous faire? » demandait-on à saint Pierre et aux Apôtres.

Et quelle était la réponse - qui est toujours valable aujourd’hui : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés, vous recevrez alors le don du Saint-Esprit…car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur, notre Dieu les appellera. »

Voyez-vous, le mystère de la porte des brebis implique que les brebis que nous sommes se déplacent par elles-mêmes et qu’elles fassent le chemin nécessaire pour accueillir le don de Dieu qui leur permettra d’entrer dans le Royaume.

Nous sommes encore dans la célébration de la Fête de Pâques qui se prolonge jusqu’à l’Ascension. Profitons de ce temps de Pâques pour vivre une nouvelle conversion en renonçant à ce qui nous éloigne de Dieu et en ouvrant notre cœur à l’action de l’Esprit Saint qui nous fera vivre comme un second baptême nous remplissant d’élan et d’ardeur dans notre vie chrétienne.

Conclusion

Nous sommes chanceux et chanceuses d’avoir une « PORTE » comme celle qu’est Jésus pour aller à Dieu. Nous pouvons être sûrs de sa présence constante à notre vie même lorsque nous ne le sentons pas. Dans la foi, au cours de cette Eucharistie, passons la porte et réitérons notre désir d’union à Dieu par Jésus qui est toujours vivant avec le Père et l’Esprit Saint « pour les siècles des siècles ».

Amen!


Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l'Université Laval
Séminaire de Québec


2 mai 2017

















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Mardi 2 Mai 2017
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