<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Le blogue d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Actualité, religion, éducation, littérature, théologie, spiritualité. Le blogue d'Hermann Giguère prend le relais du webzine de la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Début du webzine: 7 mars 2005. Début du blogue: 2 mars 2011. ]]></description>
  <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T16:44:19+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-61681877</guid>
   <title>Qui est Antoine? Notes à l'occasion de la fête de saint Antoine le Grand 17 janvier</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jan 2022 17:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ces notes son tirées de mon cours sur l'Histoire de la spiritualité chrétienne ancienne que j'ai donné pendant 15 ans à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval. Elles ont été prises lors de mon cours par mon assistante du temps, Micheline Robert. C'est pourquoi elles se ressentent du style oral et familier par moments. HG     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/61681877-44899587.jpg?v=1642443935" alt="Qui est Antoine? Notes à l'occasion de la fête de saint Antoine le Grand 17 janvier" title="Qui est Antoine? Notes à l'occasion de la fête de saint Antoine le Grand 17 janvier" />
     </div>
     <div>
      <b>Qui est saint Antoine le Grand ?</b>       <br />
              <br />
       Antoine (251-356) est un Égyptien, un copte ou descendant des égyptiens du temps des Pharaons d'Égypte (ils sont encore 20 millions aujourd'hui). Il venait du milieu des paysans égyptiens ou <span style="font-style:italic">fellahim</span>. Le personnage est historique i.e. il a bel et bien existé. Il a joui d'une grande réputation même de son vivant. Celle-ci précède sa biographie et non l'inverse. Le but d'édification d'Athanase qui est un pasteur et un homme d'action ne s'oppose pas à la vérité historique. On pourrait dire qu'Athanase présente l'image d'Antoine que se faisaient les contemporains.       <br />
              <br />
       Antoine d'après la <span style="font-style:italic">Vita Antonii</span> de saint Athanase vit dans un petit village d'Égypte pas loin d'Alexandrie, d'une famille à l'aise, un illettré qui perd ses parents à 18 ans. Il s'occupe de sa jeune soeur. Un jour, à l'église, il entend lire <span style="font-style:italic">Mathieu 19,21</span>: "Si tu veux être parfait, va, vends tout et suis-moi". Cette phrase le frappe comme si c'était proclamé pour lui personnellement. Moment de conversion aui se préparait probablement depuis longtemps.       <br />
              <br />
       A partir de là, son expérience spirituelle devient une sorte de poursuite sans cesse plus profonde de Dieu dans sa vie. Cette poursuite de Dieu va amener Antoine à une fuite dans la solitude de plus en plus poussée. Il va aller au désert et va vivre pas loin de son village, puis dans un petit fortin abandonné; puis près la Mer Rouge, sur une montagne. Il deviendra quelqu'un d'assez connu et mourra à 105 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Retenons en résumé:       <br />
              <br />
       1) Du point de vue historique, le personnage a existé réellement.       <br />
              <br />
       2) Antoine a été une figure exceptionnelle du désert. Il fut un de ceux qui jouissait d'une réputation au-dessus de la moyenne.       <br />
              <br />
       3) Autre élément très sûr: ses luttes contre le démon. Combat dans des tentations qu'il a eu à surmonter       <br />
              <br />
       4) Attachement à la pureté de la foi orthodoxe, contre les Ariens de l'époque: ceci est aussi un élément certain.       <br />
              <br />
       5) Autre élément certain: son origine copte, son état de laïc et l'époque où il a vécu: tout cela est confirmé aussi par d'autres textes       <br />
              <br />
       <b>Dynamique de l'expérience spirituelle d'Antoine d'après Louis Bouyer       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       Caractéristique générale: pour lui, la vie du moine se présente comme une ascension perpétuelle, comme quelque chose sans cesse en mouvement: une anachorèse, c'est-à-dire un dépassement continuel dans la réponse à suivre Jésus.       <br />
              <br />
       Ainsi, pour Antoine, le moine n'est jamais arrivé au terme de son expérience. Ce n'est pas un idéal figé mais une vie spirituelle toujours progressante qui est faite essentiellement de passages ou d'étapes. Ce n'est pas une sorte d'escalier où l'on monte une marche et puis où on s'arrête en attendant de monter la suivante. Mais c'est une source qui grandit jusqu'à devenir un fleuve. C'est quelque chose qui coule et se répand, quelque chose en mouvement, donc pas statique. Athanase va donc structure son ouvrage autour de passages (ou seuils) pour décrire l'itinéraire spirituel d'Antoine.       <br />
              <br />
       a) Première étape ou premier seuil: passage d'une vie ordinaire à une vie de détachement effectif.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Épisode initial qui suit  la conversion d'Antoine</span>        <br />
              <br />
       Cette étape initiale est décrite dans les chapitres 1-7. Antoine va prendre conscience de l'appel au radicalisme évangélique et va abandonner tous ses biens; il va confier sa jeune soeur à un groupe de dames de la communauté chrétienne et va aller s'installer à l'écart du village où il va prendre conseils de solitaires. Il va travailler de ses mains, comme tresser des corbeilles ou des nattes ou se louer pour les récoltes. Il va prier le plus continuellement possible et réciter des versets de l'Écriture. Les moines apprenaient par coeur le Nouveau Testament et les psaumes et parfois toute la Bible. Athanase va caractériser cette étape par un terme précis en disant que pendant cette période les gens qui le voit vont l'appeler "l'<b>ami de Dieu</b>".       <br />
              <br />
       Ces premiers efforts invitent Antoine à un nouvel équilibre dans sa vie. Il va connaître des difficultés; même d'ordre sexuel. Cf. par. 5, mais petit à petit, il va arriver à un meilleur équilibre humain. La valeur dominante ou la valeur-signe de cette étape est une libération intérieure qui se fait progressivement pour s'éveiller à une conscience de soi vraiment humaine et chrétienne qui va être au principe d'un cheminement pour plu poussé.       <br />
              <br />
       b) La <span style="font-style:italic">seconde étape</span> est présentée en deux phases où s'opère le passage vers un détachement radical: de "radix" en latin, qui signifie racine, ce qui indique que c'est l'intérieur de la personne jusqu'aux pensées les plus intimes qui sera touché.       <br />
              <br />
       - <span style="font-style:italic">Premier temps</span>: Antoine va se réfugier dans un tombeau près du village et va vivre là une quinzaine d'années. Pour décrire ce qu'Antoine vit pendant cette période, Athanase utilise l'expression <b>soldat du Christ</b>, une image tirée de saint Paul: le chrétien revêt l'armure de la foi. Dans cette expérience du combat spirituel de l'esprit contre la chair Antoine va découvrir les profondeurs du mal. La valeur dominante ou la valeur-signe de ce premier temps c'est le fait qu'il imite le combat du Christ; qu'il découvre de plus le mystère de Jésus et qu'il s'identifie jusque dans ses replis les plus intérieur à Jésus lui-même qui devient ainsi le centre de la vie spirituelle d'Antoine.       <br />
              <br />
       - <span style="font-style:italic">Deuxième temps</span>: Vers 285, Antoine va vivre une autre étape qu'on pourrait appeler une étape d'ultime détachement et d'abandon total à Dieu dans la foi. Il va se réfugier plus loin dans le désert dans un petit fortin abandonné. Là il vit un combat intérieur plus profond encore. Il reste enfermé là, sans qu'on ait de nouvelles de lui.       <br />
              <br />
       Au terme de cette période, l'Esprit de Dieu a pénétré tout en Antoine. En conséquence, il ne tient plus autant à sa solitude. Il est celui qui peut aider, guider les autres parce qu'il a vécu lui-même l'expérience. De soldat du Christ qu'il était auparavant, il est devenu un <b>Père spirituel </b> dira saint Athanase.        <br />
              <br />
       Les chapitres 8-12 de sa vie se rapportent à cette période.       <br />
              <br />
       c)<span style="font-style:italic"> Troisième étape</span>: celle où Athanase l'appelle l'<b>Homme de Dieu</b>. Les chapitres 49-93 (qui comprend les discours). Cette partie est moins décrite au plan psychologique que les autres étapes. Il est présenté comme l'homme de Dieu. Athanase se réfère à l'A.T. où les prophètes sont nommés ainsi. C'est pour Antoine une période de fécondité spirituelle: on raconte des miracles qu'il aurait fait alors et ses rencontres avec des philosophes. Il est bienfaiteur des âmes et des corps. Il est celui qui est instruit par Dieu lui-même.       <br />
              <br />
       La valeur-signe: Antoine a retrouvé l'innocence originelle; restauration de l'homme comme sorti de Dieu dans toute sa grandeur. Il est devenu une créature logique, cohérente et unifiée.       <br />
              <br />
       Il meurt à 105 ans .... on vivait vieux au désert.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Texte reproduit le 17 janvier 2022</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/61681877-44899587.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Qui-est-Antoine-Notes-a-l-occasion-de-la-fete-de-saint-Antoine-le-Grand-17-janvier_a227.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-61460543</guid>
   <title>Un constat interpellant et une source d'inspiration pour l'Église du Québec par un théologien de grand calibre</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 17:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La lecture d'un article de la revue Études recommandé par Mgr Pierre-Olivier Tremblay, évêque administrateur du diocèse de Trois-Rivières au Québec, a suscité chez moi plein de réflexions sur l'Église du Québec parce qu'il mettait bien souvent des mots sur ce que j'entrevois pour notre Église. C'est pourquoi, je vous en donne un aperçu tout en vous recommandant de cliquer sur le lien de cet article qui figure plus bas. Le théologien de grand calibre dont fait était le titre de cet article est MgrTomáš Halík, un théologien tchèque au parcours unique. Théologien et sociologue, Mgr Halík est une figure importante de l’Église tchèque. Plusieurs de ses textes ont eu une forte influence dans de nombreux pays durant la pandémie. Voir à la fin de cet article un résumé de sa biographie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/61460543-44794667.jpg?v=1641589090" alt="Un constat interpellant et une source d'inspiration pour l'Église du Québec par un théologien de grand calibre" title="Un constat interpellant et une source d'inspiration pour l'Église du Québec par un théologien de grand calibre" />
     </div>
     <div>
      Cet article ne se propose pas de résumer celui de Mgr TOMÁŠ HALÍK dans le numéro de janvier 2022 de la revue ÉTUDES, je me contenterai ici de situer le cadre de cette intervention du grand théologien tchèque et de citer quelque passages qui, pour moi, pourraient nous guider avec bonheur dans ce que l'Église du Québec qui se défait sous nos yeux est en train de vivre et qui ouvrent des portes sur un avenir à définir et à vivre ensemble. Le titre de l'article de Mgr HALÍK est "Le christianisme instrumentalisé par les nationalismes" mais l'article va beaucoup plus loin dans l'analyse de la situation de l'Église catholique aujourd'hui dans le monde. Bonne lecture. L'article de la revue Études est accessible <a class="link" href="https://www.revue-etudes.com/article/le-christianisme-instrumentalise-par-les-nationalismes-24079?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=4289&fbclid=IwAR1qGV-YYGp9kixkjqloh4-wOyHPGMDCxpBSxrpHBGmEKntLMnu9g8i-bNE">en cliquant sur ce lien</a>       <br />
              <br />
       En commençant son entretien,  Mgr Halík note qu'il est  né dans une famille d’intellectuels laïques à Prague en 1948. Il se convertit au  christianisme par étapes. "Au début, dit-il, il y avait l’attrait intellectuel et esthétique de la culture catholique interdite par le régime : l’architecture des églises de Prague, la musique sacrée, les livres d’auteurs comme G. K. Chesterton, C. S. Lewis, François Mauriac, Graham Green, Julien Green, Léon Bloy, Georges Bernanos et bien d’autres. Ce n’est qu’autour du Printemps de Prague de 1968 que j’ai fait la connaissance de quelques prêtres éminents qui venaient de rentrer des prisons staliniennes, après une quinzaine d’années passées derrière les barreaux. Certains d’entre eux considéraient la persécution communiste comme une pédagogie divine – une purification de l’Église de son ancien triomphalisme. En prison, où ils avaient fait l’expérience d’un œcuménisme pratique, ils rêvaient d’un autre type d’Église, une Église vraiment œcuménique, pauvre, ouverte, au service des gens. Ces personnes m’ont aidé à comprendre l’esprit des réformes du concile Vatican II. Au début des années 1970, certains des livres de Pierre Teilhard de Chardin sont tombés entre mes mains et m’ont ouvert un tout nouveau monde."       <br />
              <br />
       Mgr Halík répond simplement aux questions du journalistes qui lui demandent qu'est-ce que son expérience du communisme et ses contacts avec l'athéisme peuvent  nous apporter, à nous Occidentaux du XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Mgr Halík dévelope sa pensée de façon percutante et on le suit avec intérêt. Je me contenterai de vous mettre ici quelques citations que j'ai retenues de ma lecture.       <br />
              <br />
       <b>Sur l'histoire de l'Église dans le monde</b> : "Les histoires de vie des chrétiens et l’histoire de l’Église sont une participation mystique au mystère de Pâques, au mystère de la mort et de la résurrection. Les histoires de vie des chrétiens et l’histoire de l’Église ont leurs Vendredis saints, leurs souffrances et leurs descentes aux enfers, le silence du Samedi saint et la joie du matin de Pâques. Le drame de Pâques est la clé pour comprendre le drame de nos vies, et nos expériences nous ouvrent à leur tour à une compréhension plus profonde du mystère pascal.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Sur la priorité à mettre de l'avant dans l'annonce de l'Évangile aujourd'hui </b>: "Le service le plus important que l’Église peut rendre aux hommes d’aujourd’hui est de développer l’art du discernement spirituel dans la vie personnelle et dans la vie de la société, ainsi que l’herméneutique théologique de la culture contemporaine ou, en termes traditionnels, « lire les signes des temps »."       <br />
              <br />
       <b>Sur les conséquences de la pandémie pour l'évangélisation </b>: "Dans de nombreux pays, les églises, les monastères et les séminaires se vident. J’ai pris les églises vides et fermées pendant la pandémie de coronavirus comme un signe d’avertissement prophétique : voilà à quoi l’Église pourrait bientôt ressembler si elle ne se réforme pas. Les églises vides, pendant les deux saisons de Pâques silencieuses de 2020 et 2021, ressemblaient à un tombeau vide. (Après tout, même le fou de Friedrich Nietzsche, annonciateur de la « mort de Dieu », comparait les églises aux tombeaux de Dieu.) En pleurant le tombeau vide, nous ne devrions pas rester sourds à la voix qui interpelle : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Il vous précédera en Galilée, c’est là que vous le verrez. » Cette Galilée d’aujourd’hui, la Galilée des Gentils, je pense qu’elle se trouve au-delà des frontières visibles des Églises, dans le monde des chercheurs spirituels."       <br />
              <br />
       <b>Remarques conclusives qui s'appliquent bien chez nous au Québec qui n'a pas connu le communisme, mais qui a vécu dans une chrétienté "moyen-âgeuse" avant 1960</b>: "Je pense que la forme future du christianisme sera la religion au sens de re-legere, « relire ». Nous devons relire attentivement et de manière critique les deux « sources de la foi », la Bible et la tradition. Je suis convaincu que la forme traditionnelle de l’Église et de son rôle pastoral, le réseau de paroisses territoriales, est en train de devenir une chose du passé. Je crois que les centres de la foi (les diverses communautés chrétiennes, les paroisses, les communautés religieuses, les mouvements ecclésiaux, etc.) doivent devenir des « écoles de sagesse chrétienne », des lieux de rencontre pour les « nouvelles lectures », la méditation commune, l’écoute et le partage des expériences de foi. Je suis convaincu que le ministère de l’accompagnement spirituel, qui a une dimension à la fois pédagogique et thérapeutique (au sens le plus large), sera une forme cardinale du travail de l’Église à l’avenir. Il sera probablement plus nécessaire que les deux activités dans lesquelles l’Église s’est engagée jusqu’à présent, à savoir le ministère paroissial et l’activité missionnaire au sens classique du mot. Le ministère de l’accompagnement spirituel s’adresse à tous et pas seulement aux croyants. Cela s’applique aujourd’hui au ministère des aumôniers dans les hôpitaux, les prisons, l’armée et l’enseignement. Je suis convaincu que cela doit s’appliquer dans un avenir proche au ministère de l’Église en tant que telle. Si l’Église doit être une Église et non une secte repliée sur elle-même, elle doit subir un changement radical dans la perception qu’elle a d’elle-même et de son ministère auprès de Dieu dans ce monde."       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes biographes sur MgrTomáš Halík (né en 1948) tirées de Wikipedia</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Tomáš Halík, né le 1er juin 1948, est un théologien tchèque, prêtre catholique, sociologue des religions, activiste politique.       <br />
              <br />
       Entre 1972 et 1975, il exerce la profession de psychologue pour la société Chemoprojekt. De 1975 à 1984, il occupe la chaire de psychologie du travail pour l’Institut du ministère du travail. De 1984 à 1990, il est psychothérapeute pour les alcooliques et les narcomanes au sein de la clinique pour le traitement de l’alcoolodépendance du CHU de l’université Charles.       <br />
              <br />
       Il étudie la théologie clandestinement et, le 21 octobre 1978, il est clandestinement ordonné prêtre par monseigneur Hugo Aufderbeck à Erfurt en République Démocratique Allemande. Avant la Révolution de velours de 1989, il fait partie de ce qu’on a appelé l’église souterraine' et est un proche collaborateur du cardinal František Tomášek.       <br />
              <br />
       Il est professeur à la faculté de philosophie de l’Université Charles de Prague. Prêtre de la paroisse estudiantine située dans l’église Saint-Sauveur de Prague, il est président de l’Académie chrétienne tchèque. En juin 2008, le pape Benoît XVI lui a accordé le titre de monseigneur, en tant que prélat d’honneur du pape.       <br />
              <br />
       En 2014 il obtient le prix Templeton pour (d'après la citation officielle) « avoir défendu le dialogue entre croyants et athées et avoir aidé au développement de la liberté de culte dans la Tchécoslovaquie durant la Normalisation ».</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/61460543-44794667.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Un-constat-interpellant-et-une-source-d-inspiration-pour-l-Eglise-du-Quebec-par-un-theologien-de-grand-calibre_a226.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-59889296</guid>
   <title>Le futur de l’Église viendra de personnes profondément ancrées dans la foi (cardinal Ratzinger devenu Benoît XVI)</title>
   <pubDate>Fri, 29 Oct 2021 14:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'ai relu avec émotion ce texte du cardinal Ratzinger en 1969 portant sur sa vision de l'avenir de notre Église. Il s'applique très bien à nous au Québec qui a connu le cheminement décrit et qui regarde toujours vers en avant dans la foi et l'espérance. Interview du cardinal Ratzinger sur l'avenir de l'Église le 25 décembre 1969 sur la radio Hessische Rundfunk,  Texte complet dans : Joseph RATZINGER, Foi et Avenir, Mame 1971, pages 111 à 130     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/59889296-43921621.jpg?v=1635511301" alt="Le futur de l’Église viendra de personnes profondément ancrées dans la foi (cardinal Ratzinger devenu Benoît XVI)" title="Le futur de l’Église viendra de personnes profondément ancrées dans la foi (cardinal Ratzinger devenu Benoît XVI)" />
     </div>
     <div>
      « Je pense, non, je suis sûr, que le futur de l’Église viendra de personnes profondément ancrées dans la foi, qui en vivent pleinement et purement. Il ne viendra pas de ceux qui s’accommodent sans réfléchir du temps qui passe, ou de ceux qui ne font que critiquer en partant du principe qu’eux-mêmes sont des jalons infaillibles. Il ne viendra pas non plus de ceux qui empruntent la voie de la facilité, qui cherchent à échapper à la passion de la foi, considérant comme faux ou obsolète, tyrannique ou légaliste, tout ce qui est un peu exigeant, qui blesse, ou qui demande des sacrifices. Formulons cela de manière plus positive : le futur de l’Église, encore une fois, sera comme toujours remodelé par des saints, c’est-à-dire par des hommes dont les esprits cherchent à aller au-delà des simples slogans à la mode, qui ont une vision plus large que les autres, du fait de leur vie qui englobe une réalité plus large. Il n’y a qu’une seule manière d’atteindre le véritable altruisme, celui qui rend l’homme libre : par la patience acquise en faisant tous les jours des petits gestes désintéressés. Par cette attitude quotidienne d’abnégation, qui suffit à révéler à un homme à quel point il est esclave de son égo, par cette attitude uniquement, les yeux de l’homme peuvent s’ouvrir lentement. L’homme voit uniquement dans la mesure où il a vécu et souffert. Si de nos jours nous sommes à peine encore capables de prendre conscience de la présence de Dieu, c’est parce qu’il nous est tellement plus facile de nous évader de nous-mêmes, d’échapper à la profondeur de notre être par le biais des narcotiques, du plaisir etc. Ainsi, nos propres profondeurs intérieures nous restent fermées. S’il est vrai qu’un homme ne voit bien qu’avec le cœur, alors à quel point sommes-nous aveugles ?        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Quel rapport tout cela a-t-il avec notre problématique ? Eh bien, cela signifie que les grands discours de ceux qui prônent une Église sans Dieu et sans foi ne sont que des bavardages vides de sens. Nous n’avons que faire d’une Église qui célèbre le culte de l’action dans des prières politiques. Tout ceci est complètement superflu. Cette Église ne tiendra pas. Ce qui restera, c’est l’Église du Christ, l’Église qui croit en un Dieu devenu Homme et qui nous promet la vie éternelle. Un prêtre qui n’est rien de plus qu’un travailleur social peut être remplacé par un psychologue ou un autre spécialiste. Un prêtre qui n’est pas un spécialiste, qui ne reste pas sur la touche à regarder le jeu et à distribuer des conseils, mais qui, au nom de Dieu, se met à la disposition des Hommes, est à leurs côtés dans leurs peines, dans leurs joies, dans leurs espoirs et dans leurs peurs, oui, ce genre de prêtres, nous en aurons besoin à l’avenir.        <br />
              <br />
       Allons encore un peu plus loin. De la crise actuelle émergera l’Église de demain – une Église qui aura beaucoup perdu. Elle sera de taille réduite et devra quasiment repartir de zéro. Elle ne sera plus à même de remplir tous les édifices construits pendant sa période prospère. Le nombre de fidèles se réduisant, elle perdra nombre de ses privilèges. Contrairement à une période antérieure, l’Église sera véritablement perçue comme une société de personnes volontaires, que l’on intègre librement et par choix. En tant que petite société, elle sera amenée à faire beaucoup plus souvent appel à l’initiative de ses membres.        <br />
              <br />
       Elle va sans aucun doute découvrir des nouvelles formes de ministère, et ordonnera à la prêtrise des chrétiens aptes, et pouvant exercer une profession. Dans de nombreuses petites congrégations ou des groupes indépendants, la pastorale sera gérée de cette manière. Parallèlement, le ministère du prêtre à plein temps restera indispensable, comme avant. Mais dans tous ces changements que l’on devine, l’essence de l’Église sera à la fois renouvelée et 2 confirmée dans ce qui a toujours été son point d’ancrage : la foi en un Dieu trinitaire, en Jésus Christ, le Fils de Dieu fait Homme, en l’Esprit-Saint présent jusqu’à la fin du monde. Dans la foi et la prière, elle considérera à nouveau les sacrements comme étant une louange à Dieu et non un thème d’ergotages liturgiques.        <br />
              <br />
       L’Église sera une Église plus spirituelle, ne gageant pas sur des mandats politiques, ne courtisant ni la droite ni la gauche. Cela sera difficile pour elle, car cette période d’ajustements et de clarification va lui coûter beaucoup d’énergie. Cela va la rendre pauvre et fera d’elle l’Église des doux. Le processus sera d’autant plus ardu qu’il faudra se débarrasser d’une étroitesse d’esprit sectaire et d’une affirmation de soi trop pompeuse. On peut raisonnablement penser que tout cela va prendre du temps. Le processus va être long et fastidieux, comme l’a été la voie menant du faux progressisme à l’aube de la Révolution française – quand un évêque pouvait être bien vu quand il se moquait des dogmes et même quand il insinuait que l’existence de Dieu n’était absolument pas certaine – au renouveau du XIXe siècle. Mais quand les épreuves de cette période d’assainissement auront été surmontées, cette Église simplifiée et plus riche spirituellement en ressortira grandie et affermie. Les hommes évoluant dans un monde complètement planifié vont se retrouver extrêmement seuls. S’ils perdent totalement de vue Dieu, ils vont réellement ressentir l’horreur de leur pauvreté. Alors, ils verront le petit troupeau des croyants avec un regard nouveau. Ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est aussi destiné, une réponse qu’ils avaient toujours secrètement cherchée.        <br />
              <br />
       Pour moi, il est certain que l’Église va devoir affronter des périodes très difficiles. La véritable crise vient à peine de commencer. Il faudra s’attendre à de grands bouleversements. Mais je suis tout aussi certain de ce qu’il va rester à la fin : une Église, non du culte politique car celle-ci est déjà morte, mais une Église de la foi. Il est fort possible qu’elle n’ait plus le pouvoir dominant qu’elle avait jusqu’à maintenant, mais elle va vivre un renouveau et redevenir la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l’espoir en la vie éternelle. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/59889296-43921621.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Le-futur-de-l-Eglise-viendra-de-personnes-profondement-ancrees-dans-la-foi-cardinal-Ratzinger-devenu-Benoit-XVI_a225.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-59545445</guid>
   <title>Le parcours synodal pour 2023 : « une véritable saison de l'Esprit » (pape François)</title>
   <pubDate>Thu, 14 Oct 2021 18:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Supérieur général du Séminaire de Québec, monsieur l’abbé Gilles Routhier a participé, le 9 octobre 2021 et les jours suivants, au lancement du parcours synodal amorcé par le pape François en vue de l’assemblée des évêques qui se tiendra en octobre 2023. Monsieur l’abbé Routhier avait été invité à titre de membre de la Commission théologique du Synode en raison de ses travaux et de son expertise concernant le concile Vatican II et de ses travaux sur la synodalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/59545445-43737265.jpg?v=1634229222" alt="Le parcours synodal pour 2023 : « une véritable saison de l'Esprit » (pape François)" title="Le parcours synodal pour 2023 : « une véritable saison de l'Esprit » (pape François)" />
     </div>
     <div>
      Lors de l’inauguration liturgique de la démarche synodale dans la basilique St-Pierre de Rome, le dimanche 10 octobre 2021, le pape a utilisé trois verbes pour expliquer cette démarche : « rencontrer », « écouter », « discerner ». Le pape a terminé son homélie en invitant les catholiques à entrer en synode en « pèlerins amoureux de l’Évangile ».       <br />
              <br />
       La veille à l’occasion de la préparation de l’ouverture du synode 2023, lors d’une séance en présence de quelque de 300 participants de quatre continents : cardinaux, évêques, prêtres, religieuses et religieux, laïcs – dont 20 jeunes - à qui il s’est adressé dans la Salle du Synode, le pape François souhaitait  « que ce synode soit une véritable saison de l'Esprit » et il ajoutait  « nous avons besoin de l'Esprit, le souffle toujours nouveau de Dieu, qui nous libère de toute forme d'égocentrisme, ravive ce qui est moribond, desserre les entraves et répande la joie… L'Esprit Saint nous guide là où Dieu veut que nous soyons, et non là où nos propres idées et nos goûts personnels nous conduiraient ».       <br />
              <br />
       Monsieur l’abbé Gilles Routhier est revenu de ce lancement plein d’enthousiasme et, pour toutes nos lectrices et tous nos lecteurs, il partage quelques-unes de ses impressions.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il nous écrit ceci : « Le 11 octobre 1959 s’ouvrait à Rome le concile Vatican II. Plusieurs étaient perplexes, se demandant ce que l’on pouvait attendre d’un tel événement. Sans forcer la note, on peut tracer un parallèle entre les deux événements. Deux papes octogénaires, affaiblis par l’âge, mais conscients que l’Église avait besoin de renouveau, ont fait le pari, dans la confiance, de lancer une opération de grande envergure : un concile œcuménique et un processus synodal qui n’a pas l’équivalent dans l’histoire. Confiance dans la puissance de l’Esprit Saint qui renouvelle l’Église, confiance aussi dans ses frères dans l’épiscopat et dans tous les membres du peuple de Dieu. Dans un cas comme dans l’autre, ces initiatives ne peuvent porter du fruit que dans la mesure où ceux et celles qui sont invités à entrer dans le jeu le fasse de bon gré et sans réserve. Il est facile de tout attendre de Rome, de penser qu’il appartient au pape ou à Rome de mettre en marche l’Église. En lançant un processus synodal auquel il invite tous les membres du peuple de Dieu à se mettre en mouvement, le pape nous dit que nous sommes des acteurs de ce renouveau tant appelé, renouveau spirituel, renouveau des mentalités, renouveau des pratiques et des institutions. La synodalité est en effet un esprit, une attitude, une pratique, bref, un style de vie. Nous serons appelés, au cours des prochains mois, à faire une révision de vie ecclésiale : comment marchons-nous ensemble? Comment arrivons-nous à dialoguer avec des personnes qui ont d’autres points de vue que les nôtres? Quelle est notre capacité à vivre et à marcher ensemble, à prendre des décisions à la suite d’un échange de points de vue? À partir du 17 octobre et pour quelques mois, dans chaque diocèse, tous les membres du peuple de Dieu sont invités à participer à un dialogue synodal. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 octobre 2021
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/59545445-43737265.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Le-parcours-synodal-pour-2023 - une-veritable-saison-de-l-Esprit -pape-Francois_a224.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-56097492</guid>
   <title>« Être fidèles et laisser faire »  Homélie de Mgr Pierre Gaudette P.H. en la fête de saint François de Laval 2021</title>
   <pubDate>Thu, 06 May 2021 19:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Pierre Gaudette P.H. au Séminaire de Québec en la fête de saint François de Laval où il célébrait son 60e anniversaire d'ordination presbytérale. Texte publié avec l'autorisation de l'auteur. Permission de reproduire à volonté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/56097492-41838023.jpg?v=1620323762" alt="« Être fidèles et laisser faire »  Homélie de Mgr Pierre Gaudette P.H. en la fête de saint François de Laval 2021" title="« Être fidèles et laisser faire »  Homélie de Mgr Pierre Gaudette P.H. en la fête de saint François de Laval 2021" />
     </div>
     <div>
      « Quand nous célébrons un anniversaire comme celui que Pierre et moi célébrons, on ne peut s’empêcher de jeter un regard en arrière pour voir le chemin parcouru. Surtout si un temps de pandémie a restreint considérablement nos activités extérieures. Ce chemin, il est bien différent de celui que mes confrères et moi avions imaginé il y a soixante ans. »        <br />
              <br />
              <br />
       Texte de l'homélie en PDF       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/blogsme/docs/pierre_gaudette_homlie_60e.pdf">Cliquez sur ce lien</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       « C’est peut-être là l’interpellation que le Seigneur nous lance en ces temps difficiles. «Être fidèles et laisser faire». Ou encore, pour reprendre une autre expression de Mgr de Laval, nous «désapproprier» de nos réalisations et de nos rêves et nous abandonner en toute confiance à la grâce du Seigneur. C’est cet abandon confiant et serein à la grâce qui fera de nous de vrais disciples du Christ, et par le fait même, missionnaires, des missionnaires capables de discerner dans l’Église et dans le monde des pousses nouvelles, des pistes de renouveau, des missionnaires  capables de vibrer à la joie de l’Évangile et de la dire «a temps et à contretemps» comme nous y invite saint Paul. »   6 mai 2021       <br />
              <br />
       <b>CITATION DU CARDINAL NEWMAN IN EXTENSO</b> page suivante       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <b>CITATION DU CARDINAL NEWMAN IN EXTENSO</b>       <br />
              <br />
       Du cardinal Newman       <br />
       Extraits de <span style="font-style:italic">Présence de Newman</span>, Charles Stephen Dessain, Cerf, 1983, pp 144-147.       <br />
              <br />
       « En vérité, quand nous en venons à examiner le christianisme au cours de son histoire, il n’est dès l’origine qu’une longue suite de troubles et de désordres. Chaque siècle ressemble à tous les autres mais pour ceux qui y vivent, leur siècle apparaît pire que tous les précédents. L’Église est toujours souffrante et languit dans sa faiblesse, ‘portant toujours en elle la mort du Seigneur Jésus afin que la vie même de Jésus se manifeste en elle.’ La religion semble toujours sur le point d’expirer, le schisme dominant, la lumière de la vérité s’obscurcissant, ses fidèles se dispersant. La cause du Christ est toujours dans la dernière phase de l’agonie, comme si sa disparition n’était qu’unesimple question de jours, pour aujourd’hui ou pour demain.» (…)       <br />
              <br />
       « L’Église est toujours militante, elle est parfois gagnante, parfois perdante; le plus souvent elle est les deux dans différentes parties de son territoire. L’histoire ecclésiastique n’est qu’une relation de la fortune toujours incertaine de la bataille, bien que son issue ne soit pas douteuse. À peine chantons-nous le Te Deum que nous devons réciter le Miserere; à peine jouissons-nous de la paix que nous rencontrons la persécution; à peine avons-nous obtenu un triomphe qu’un scandale se déchaîne. Et pourtant, nous revers nous sont un profit; nos douleurs tournent à notre consolation; nous perdons Étienne pour gagner Paul, et Matthias remplace le traître Judas. » (…)       <br />
              <br />
       « Le christianisme s’est trouvé trop souvent dans ce qui semblait être un danger mortel pour que nous puissions craindre d’autres épreuves pour lui… abituellement, l’Église n’a rien d’autre à faire que de remplir la tâche qui lui et propre dans la confiance et dans la paix, de demeurer paisible dans l’attente du salut qui lui vient de Dieu.  »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/56097492-41838023.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Etre-fideles-et-laisser-faire-Homelie-de-Mgr-Pierre-Gaudette-P-H-en-la-fete-de-saint-Francois-de-Laval-2021_a223.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-51958763</guid>
   <title>« Fratelli tutti » du pape François résumé par Mgr Pierre Gaudette</title>
   <pubDate>Tue, 01 Dec 2020 14:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mon confrère, Mgr Pierre Gaudette, ancien doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à Québec s'est mis à la lecture de l'encyclique « Fratelli tutti ». Il se proposait de s'en faire une petit résumé, mais il s'est pris au jeu et il a commis un long résumé des pus intéressants et que je vous partage avec son autorisation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/51958763-39754653.jpg?v=1606832725" alt="« Fratelli tutti » du pape François résumé par Mgr Pierre Gaudette" title="« Fratelli tutti » du pape François résumé par Mgr Pierre Gaudette" />
     </div>
     <div>
      Pour lire le résumé de Mgr Pierre Gaudette <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/blogsme/docs/Gaudette_Frat_tutti_final.pdf">cliquez ici</a>        <br />
       Pro manuscripto. Tous droits réservés.       <br />
              <br />
       En voici le début :       <br />
              <br />
       Ce qui me frappe d’abord dans cette encyclique, c’est le souci du pape d’adopter une approche capable de rejoindre toutes les personnes de bonne volonté, quelles que soient leur croyance.: «Bien que j’ai [écrit cette encyclique] à partir de mes convictions chrétiennes qui me soutiennent et me nourrissent, j’ai essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté.» .          <br />
              <br />
       -Il a tenu, entre autres, à se référer (au début et à la fin) au texte qu’il a signé avec l’iman Ahmad Al-Tayyeb: Dieu « a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux».        <br />
              <br />
       -Il a commenté la parabole du bon samaritain comme un texte pouvant être reçu par tous comme emblématique de la fraternité humaine .           <br />
              <br />
       - Il a adopté un langage susceptible d’être compris aujourd’hui, en évitant, par exemple, le concept de ‘loi naturelle’, fort discrédité de nos jours. Le texte est particulièrement long, mais c’est voulu: «J’ai voulu recueillir dans cette encyclique beaucoup de [mes] interventions en les situant dans le contexte d’une réflexion plus large».        <br />
              <br />
       Cette décision engendre des répétitions qui rendent le texte difficile à résumer. Un texte plus concis, plus intégré aurait peut-être été plus incisif.  Mais on aurait perdu des ajouts qui sont émouvants par leur simplicité, leur vigueur et leur souci de rejoindre le concret: par exemple les développement sur les caractéristiques de l’amitié sociale (chapitre 5), la nature et les exigences d’un véritable dialogue (chapitre 6), les conditions d’une vraie réconciliation (chapitre 7).        <br />
              <br />
       De plus, on constate que le pape est particulièrement attentif aux sentiments et aux attitudes qui poussent les personnes à agir de telle ou telle façon.         <br />
              <br />
       Pour lire la suite <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/blogsme/docs/Gaudette_Frat_tutti_final.pdf">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/51958763-39754653.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Fratelli-tutti-du-pape-Francois-resume-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a222.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-51170601</guid>
   <title>Un pasteur à nul autre pareil : saint Charles Borromée fêté le 4 novembre</title>
   <pubDate>Wed, 04 Nov 2020 14:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En la fête de saint Charles Borromée, je vous livre ce texte que j'ai fait dans mon cours sur la spiritualité du prêtre. Saint Charles fut un pasteur extraordinaire qui inspira saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/51170601-39340469.jpg?v=1604500455" alt="Un pasteur à nul autre pareil : saint Charles Borromée fêté le 4 novembre" title="Un pasteur à nul autre pareil : saint Charles Borromée fêté le 4 novembre" />
     </div>
     <div>
      Saint Charles Borromée (1538-1584), évêque de Milan, est le plus célèbre des réformateurs du clergé. Le cardinal Roncalli (futur Jean XIII) écrivait "Saint Charles fut justement salué comme le Maître des évêques. A la lumière de ses exemples et de ses enseignements s'éveilla dans toute l'Italie, particulièrement dans la vingtaine d'années qui recouvrent les pontificats de saint Pie V et de Grégoire XIII (1566-1585), un tel réveil d'énergies qu'on ne connaît rien de pareil dans aucune période de l'histoire de l'Église".       <br />
              <br />
       En France, selon Broutin, "Aux yeux des meilleurs évêques et des meilleurs prêtres, il est l'évêque du concile de Trente, le pasteur d'âmes par excellence" (Broutin, t.1, p. 37). Saint François de Sales, Bérulle, François de Laval, premier évêque de Québec, se réclament de son influence.        <br />
              <br />
       <b>Le personnage</b>       <br />
              <br />
       Charles Borromée fait partie d'une famille de la noblesse très en vue en Italie et dans l'Église. Il est le neveu du pape Paul IV (Pietro Caraffa qui a encouragé Gaétan de Thienne à fonder les Théatins). Il avait présidé comme Secrétaire d'état du pape les dernières sessions du Concile de Trente.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tout de suite après la fin du Concile, en 1565, il se met à la réforme de son diocèse. Avec le concours des religieux, surtout des jésuites il fonde des séminaires. Il organise son diocèse, le divise en régions pastorales et le visite régulièrement. Il fonde en 1578 les Oblats de saint Ambroise qui deviennent plus tard les Oblats de saint Ambroise et de saint Charles. Cette société de prêtres, qui existe encore aujourd'hui, regroupe des prêtres qui font à leur évêque une oblation, un vœu d'obéissance parfaite et qui se mettent à l'entière disposition de l'évêque pour aller partout où le demandent les besoins du diocèse pour servir les plans de la réforme pastorale.       <br />
              <br />
       <b>Son œuvre pastorale</b>       <br />
              <br />
       L'idée maîtresse de sa pastorale peut se résumer dans le thème du pasteur et de  ses brebis. Pour saint Charles, le pasteur est responsable devant Dieu et devant son peuple du ministère qu'il a accepté.       <br />
              <br />
       Au cours de la vingtaine d'années, où il présidera à la réforme dans son diocèse, saint Charles réunit 6 Conciles provinciaux, 11 Synodes diocésains, il crée 3 grands séminaires (un pour les vocations d'adultes de 150 places, un de 60 places pour le recyclage des curés de campagne et un pour les séminaristes), 2 petits séminaires de 40 places et un autre dans la partie suisse de son diocèse. Il fondera de nombreuses œuvres sociales: refuge de nuit pour les clochards, refuge pour les prostituées, 740 écoles de la doctrine chrétienne pour l'enseignement du catéchisme, une œuvre d'impression de livres et de revues etc...       <br />
              <br />
       Ce qui caractérise la pastorale borroméenne c'est l'organisation et la législation qui l'accompagne. Saint Charles est un homme pratique qui ne veut pas se contenter de bonnes intentions. Il va donc faire plusieurs enquêtes pour identifier les problèmes majeurs et il va intervenir d'une façon concrète par des mandements, des instructions de toutes sortes comme celle sur la façon de construire les églises ou encore celle sur la façon de prêcher.       <br />
              <br />
       On pourrait dire, en termes modernes, qu'il cherche à former des cadres pour assurer les suites de ses initiatives. Roger Mols parlera ici de pastorale "hiérarchique". Il convoquera ses prêtres régulièrement et il leur imposera de se réunir pour partager leur efforts. Toutes une série de contrôles seront mis sur pied pour stimuler les pasteurs dans leur tâche.       <br />
              <br />
       Saint Charles va mettre l'accent sur la charité pastorale, la prière et le détachement (simplicité de vie, aide aux pauvres, séparation de sa famille, pas d'accumulation de biens).       <br />
              <br />
       <b>Conclusion </b>       <br />
              <br />
       Dans la perspective de la réforme tridentine qui vise à faire des pasteurs un corps social respectable (on pourrait parler ici d'une "clergification" cf. H. Legrand dans "Les crises du clergé..." ), saint Charles apporte un souffle pastoral immense. La motivation demeure toujours le peuple de Dieu, (les "brebis" dirait-il) auquel les ministres sont voués et consacrés. La spiritualité du prêtre chez saint Charles est sans cesse soulevée et animée par la charité pastorale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/51170601-39340469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Un-pasteur-a-nul-autre-pareil-saint-Charles-Borromee-fete-le-4-novembre_a221.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-31944090</guid>
   <title>Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie</title>
   <pubDate>Sun, 24 Mar 2019 22:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'ai eu la joie de pouvoir participer ce dimanche 23 mars 2019 à l'inauguration d'un orgue à traction mécanique du facteur d'orgue Karl Wilhelm dont le Grand Séminaire a fait l'acquisition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/31944090-29932819.jpg?v=1553467415" alt="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" title="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" />
     </div>
     <div>
      Pour moi, ce fut un coup de nostalgie, car comme organiste au Grand Séminaire en 1959, j'ai été celui qui a inauguré l'orgue <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rieger_Orgelbau">Rieger</a> qui a trôné dans la chapelle du Grand Séminaire jusqu'en 1979. Cet orgue autrichien avait été acquis sous les conseils de Mgr Elzéar Fortier, musicien averti, alors Supérieur du Grand Séminaire de Québec. Il fut un des premiers de cette catégorie au Québec, car ce n'est qu'en 1960 que Casavant se lance dans la production de ce type d'orgue avec la venue de monsieur Karl Wilhelm, facteur d'orgue.       <br />
              <br />
       En effet, jusqu'à ce temps, Casavant ne produisait pas ce type d'orgue. À partir de 1960, la firme se lance dans la production d'orgues mécaniques ou plus précisément à traction mécanique. Celui que le Grand Séminaire de Québec vient d'acquérir est issu de cette production. Il date de 1967. Il était à Mont-Laurier et le Grand Séminaire de Québec, grâce à l'initiative de monsieur Claude Lemieux, professeur de musique et de chant au Grand Séminaire et organiste à Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette à Loretteville, en a fait  l'acquisition pour la chapelle des nouveaux locaux du Grand Séminaire situés sur la rue Giguère dans le quartier Vanier à Québec.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/31944090-29932899.jpg?v=1553467429" alt="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" title="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" />
     </div>
     <div>
      Les orgues à traction mécanique de Casavant ont été lancés par monsieur Karl Wilhelm, allemand d'origine né en Roumanie en !936. Après quelques années passées chez Casavant, Karl Wilhelm s'installe à Saint-Hilaire, au Québec. Plus d'une centaine d'instruments ont été fabriqués par ce facteur d'orgue exceptionnel dont celui de l'église Saint-Ambroise de Loretteville sur lequel joue monsieur Claude Lemieux comme on l'a dit, celui de l'abbaye de St-Benoît-du-Lac et plusieurs autre un peu partout au Canada et aux États-Unis.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/31944090-29932966.jpg?v=1553467445" alt="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" title="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" />
     </div>
     <div>
      Dans <a class="link" href="ihttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/karl-wilhelm-emc">l'Encyclopédie canadienne</a>, l'abbé Antoine Bouchard de l'Université Laval, organiste renommé, écrit        <br />
       « D'origine allemande, [Karl Wilhelm ] apprit son métier en Allemagne, chez Laukhuff, puis en Suisse, chez Metzler, et vint au Canada en 1960 pour organiser chez Casavant la production d'instruments à traction mécanique. Il y collabora à la réalisation de plusieurs orgues qui ont, depuis, acquis la notoriété. Installé au Québec à son propre compte depuis 1966, d'abord à Saint-Hyacinthe puis à Mont-Saint-Hilaire, Wilhelm commençait en 1990 son 124e instrument. »        <br />
              <br />
       L'orgue du Grand Séminaire de Québec nous a révélé toute sa richesse et sa couleur par les interprétations de pièces de Bach par l'organiste du grand Séminaire, monsieur Claude Lemieux, et son assistant, monsieur Emmanuel Bernier. Celui- ci  a joué  : Fantaisie et fugue en sol mineur BWV 542 / « Wir glauben » BWV 740 / « Ach von Himmel » BWV 741 et monsieur Claude Lemieux : « Wachet auf » BWV 645   / « O Mensch » BWV  622 / Prélude et fugue en mi  mineur « le grand » BWV 548.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/31944090-29933167.jpg?v=1553468923" alt="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" title="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" />
     </div>
     <div>
      Je suis ressorti de ce concert rempli de nostalgie comme le dit le titre de mon article et je souhaite que cette acquisition rende les célébrations du Grand Séminaire toujours plus vivantes et priantes. Un grand merci aussi à monsieur Lemieux pour son initiative qui fut des plus heureuses. Et merci au recteur du Grand Séminaire, monsieur l'abbé Luc Paquet, pour l'invitation à ce concert inaugural que j'ai bien apprécié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/31944090-29933217.jpg?v=1553468900" alt="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" title="Le nouvel orgue du Grand Séminaire de Québec - Une inauguration remplie de nostalgie" />
     </div>
     <div>
      Voici une photo du Rieger sur lequel j'ai accompagné la chorale et l'assemblée lors des célébrations au Grand Séminaire de Québec sur la Cité universitaire à Ste-Foy de 1959 à 1961.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/31944090-29932819.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Le-nouvel-orgue-du-Grand-Seminaire-de-Quebec-Une-inauguration-remplie-de-nostalgie_a219.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-30162676</guid>
   <title>Prière, manque et désir</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jan 2019 04:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Article paru dans la revue Pastorale Québec Vol. 131, n. 1 janvier-février 2019 pp. 8-9. Merci à l'abbé René Tessier rédacteur en chef, pour l'autorisation de le reproduire sur ce blogue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/30162676-28892238.jpg?v=1548648859" alt="Prière, manque et désir" title="Prière, manque et désir" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/docs/Priere_manque_desir_pq_181031_paru.pdf">Version PDF</a>       <br />
              <br />
       Lorsqu'on observe un &quot;sujet qui prie&quot;, un &quot;priant&quot;, on est renvoyé à une attitude, une expérience. Ce &quot;sujet&quot;, cette personne met quelque chose en action. Il cherche à ouvrir un espace de communication, de dialogue.  L'attitude, l'expérience particulière qui se développe et apparaît alors prend naissance et origine (anthropologiquement et existentiellement) à partir d'un &quot;aveu d'insuffisance&quot; ouvrant sur l'altérité, sur une espace où vont pouvoir se nouer des rapports interpersonnels, mais sans jamais enlever une sorte de tension faite de présence et d'absence, de proximité (d'union) et de distance (de séparation), de clarté radieuse et de nuit enténébrée...        <br />
              <br />
       La prière, en dernière analyse, est une réponse d'acceptation amoureuse du Dessein d'amour de Dieu, &quot;formulée&quot; ou rendue tangible d'une manière ou d'une autre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La grâce ne détruit pas la nature. Il en est ainsi dans la prière comme dans toute activité spirituelle. Donc, je suis en droit de parler toujours de ma prière, même dans les plus hauts sommets de contemplation mystique. La prière reste toujours humaine. C'est le coeur, la voix d'un homme, d'une femme, qui se saisit dans sa relation à Dieu. D'où actualité permanente des psaumes.        <br />
              <br />
       Aveu d'insuffisance, le &quot;manque-à-être&quot;&quot; (Du &quot;besoin&quot; au &quot;désir&quot;)        <br />
              <br />
       La prière n'est pas quelque chose qui m'est extérieur. La prière est fondée sur une situation anthropologique. Elle part d'une prise de conscience de la finitude et des limites de la condition humaine comme telle. Pas de finitude, pas de limites, pas d'impuissance, pas de prière. Lorsque je prie, je dis toujours d'une certaine manière, &quot;S'il-vous-plaît&quot;. En effet, lorsque je prie quelqu'un, il y a au coeur de ma démarche de prière, un inachèvement, une forme de &quot;mendicité&quot;, de &quot;pauvreté&quot;, d'&quot;impuissance&quot; qui s'exprime toujours. Je ne puis par moi-même me donner tout ce dont j'ai besoin. Cet inachèvement de l'homme peut se voir au plan antrhopologique à trois plans:        <br />
              <br />
       - au plan purement matériel : dans l'ordre matériel, je ne puis me donner tout ce dont j'ai de besoin pour survivre. J'ai besoin des autres. Je suis forcé de faire appel à l'autre; même sur ce plan il y a déjà une demande, une prière qui s'exprime;        <br />
              <br />
       - au plan de la dignité personnelle : dans l'ordre de la dignité personnelle, je fait appel aux respect de ma vie, de mes valeurs, de ma personne, de ma culture etc...Demande d'être reconnu comme quelqu'un. Recherche de soutien moral auprès d'autrui, Refus de toute forme d'exploitation qui rabaisse;        <br />
              <br />
       - au plan de l'amour: ici l'indigence existe du fait que je ne puis jamais forcer quelqu'un à m'aimer, à s'engager dans une relation interpersonnelle. L'exigence de communion de l'homme ne peut jamais être commandée. Sentiment de rejet quand il se heurte à un refus.        <br />
              <br />
       En résumé, nous pouvons retenir que l'aveu d'insuffisance est donc (d'un point de vue anthropologique) une prise de conscience que je ne puis me réaliser moi-même tout seul. Il ouvre une brèche, un espace où peut s'insérer la manifestation de mon désir profond. Ainsi &quot;la prière se fait l'interprète de notre désir auprès de Dieu&quot;. (Saint Thomas d'Aquin). Cette manifestation du désir va atteindre deux buts:        <br />
       * faire connaître mes attentes à autrui        <br />
       * me faire prendre conscience de ma propre dépendance par rapport à l'autre. (L'enfant à qui on apprend à dire &quot;s'il vous plaît&quot;).        <br />
              <br />
       Le rapport interpersonnel: ouverture sur l'autre.        <br />
              <br />
       Le croyant doit arriver à considérer l'objet de sa prière non comme un objet qui se consomme mais comme un objet qui a sa différence, sa consistance propre et qui donc ne sera jamais totalement possédé.        <br />
              <br />
       Le renoncement est la marque du désir, qui ne vise plus à se satisfaire de l'autre comme d'un objet qu'on consomme. On le reconnaît dans sa différence, comme &quot;autre&quot; alors. Désappropriation de soi. Le sentiment d'insatisfaction fait partie de la prière. Il est la preuve d'un désir non comblé que la prière ne fait qu'attiser. Il faut, dans la prière, viser ce rapport interpersonnel, véritable ouverture à l'autre. si l'on veut arriver à un véritable dialogue avec Dieu. Échange d'amour avec Dieu; échange d'amitié avec Celui dont on se sait aimé (cf. définition de la prière de sainte Thérèse d'Avila).        <br />
              <br />
       Distance et communion        <br />
              <br />
       Il faut noter ici la tension qui persiste dans le rapport interpersonnel établi par la prière. Le sentiment de présence et de communion n'arrive jamais à effacer la distance entre moi et l'autre. On reste toujours dans une certaine dualité qui provient de l'extériorité réciproque de deux libertés en présence. Même les sommets de l'union d'amour décrite comme une union de volontés par Jean de la Croix ne suppriment pas cette dualité ici-bas. (Montée du Carmel de saint Jean de la Croix II, IV)        <br />
              <br />
       Ces deux aspects dont je viens de parler se retrouvent d'ailleurs dans la foi qui donne accès auprès de Dieu, mais reste sans cesse obscure. Ainsi la foi est , selon une belle expression du P. Bernard, &quot;l'espace où se déploie la prière&quot;. Elle signifie la proximité de Dieu et aussi la distance.        <br />
              <br />
       Toute prière commence par une confession de foi. À la suite de cette description du mouvement de la prière, on saisit mieux maintenant en quoi réside l'originalité de la prière chrétienne qui est toujours une relation vivante avec Dieu, notre Père en Jésus-Christ.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
              <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       Article paru dans la revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec</span> Vol. 131, n. 1 janvier-février 2019 pp. 8-9 reproduit avec l'autorisation de la revue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/30162676-28892238.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Priere-manque-et-desir_a218.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-25951974</guid>
   <title>Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b.</title>
   <pubDate>Fri, 28 Sep 2018 18:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marcel Boivin est un père blanc missionnaire d’Afrique qui a enseigné l’Éthique toute sa vie en divers pays africains et en Angleterre. Dans cet ouvrage il nous livre, avec simplicité et profondeur, l’inspiration qui a guidé son enseignement et ses recherches tout au cours de ces années.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/25951974-26953035.jpg?v=1538155160" alt="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." title="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." />
     </div>
     <div>
      Ce livre  original et concis doit se lire avec beaucoup d’attention si on veut entrer dans la pensée de l’auteur qui est très stimulante et décapante même. On est loin des manuels de morale du temps passé. L’auteur reconnaît sa dette envers  Bernard Häring dont le livre <span style="font-style:italic">La loi du Christ </span> a marqué un tournant en Éthique catholique avant le concile Vatican II.       <br />
              <br />
       Marcel Boivin est très clair sur son propos. Le but premier de cet ouvrage, écrit-il,  « c’est de découvrir un sens à notre pèlerinage sur la planète Terre qui s’harmonise avec celui de la marche de l’univers. En pareil parcours, ce dont je me soucie, ce n’est pas de prouver quoi que ce soit; c’est plutôt de soumettre au lecteur l’expérience et le savoir développés au long des années consacrées à l’enseignement de l’éthique et à l’accompagnement de personnes en recherche de maturité humaine et spirituelle » (p.14).  À la fin de la lecture de l’ouvrage on se doit de constater que l’auteur a tenu son pari.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/25951974-26953036.jpg?v=1538341973" alt="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." title="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." />
     </div>
     <div>
      L’ouvrage se développe autour de trois essais « plutôt librement reliés l’un à l’autre » (p. 20). Le premier s’intitule <span style="font-style:italic">Odyssée cosmique et pèlerinage de l’être humain</span>. Il aborde les notions de temps et d’espace avec leurs répercussions sur notre agir. Le second a pour titre  <span style="font-style:italic">Nature humaine et loi naturelle</span> dans le collimateur du changement. Dans cet essai très riche l’auteur montre qu’on ne peut plus « croire en une nature humaine qui serait imperméable à tout gain et à toute perte; une nature restée ontologiquement figée à travers la longue marche de l’humanité, gouvernée par une foi qui ne se serait pas modifiée d’un iota » (p. 56). Dans le troisième essai, Marcel Boivin présente une éthique fécondée par un souffle de spiritualité. Cette partie permet de comprendre ce que l’auteur entend par éthique, évolution et spiritualité. Il s’en explique clairement. Pour lui l’éthique doit prendre en considération les données de la psychologie et se situer dans la lumière de l’évolution où « la gradualité devient caractéristique du progrès en voie d’être réalisé dans l’agir » (p. 96). C’est dans cette partie que l’auteur, à partir de sa vision mais sans entrer dans une argumentation détaillée, se prononce sur les questions discutées comme l’ « intrinsèquement mauvais », la régulation des naissances, les migrations, la démographie, le capitalisme, la mondialisation etc.       <br />
              <br />
       Cet ouvrage dépouillé de notes et de références par choix (p. 19) se lit très bien. Outre l’influence importante de Bernard Häring que l’auteur reconnaît, on y voit aussi celle de Teilhard de Chardin. Il met en avant de plus sa fréquentation des usages africains et de la culture des populations avec lesquelles il a œuvré comme missionnaire.  Ainsi à plusieurs endroits il fait état des retombées qui en ont résulté dans son enseignement et ses recherches.       <br />
              <br />
       Pour une prochaine publication que l’auteur nous annonce, on aimerait qu’en plus de sa photo, il y ait en couverture arrière une brève biographie. Bonne lecture!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 septembre 2018       <br />
              <br />
       Marcel Boivin p.b., <span style="font-style:italic">Mon agir dans la lumière de l’évolution</span>, Les Éditions GID, Québec, 2018, 148 pp.       <br />
              <br />
       ______________________________       <br />
              <br />
       Un autre lancement auta lieu à <a class="link" href="http://www.ville.montmagny.qc.ca/fr/citoyens/future-bibliotheque-publique/calendrier-activites/3102/lancement-du-livre-mon-agir-dans-la-lumiere-de-l-evolution-ce-qu-en-dit-la-voix-de-la-sagesse/">Montmagny</a> le 28 octobre 2018 .       <br />
              <br />
       L'auteur Marcel Boivin est un père blanc, missionnaire d'Afrique québécois. Né à Armagh au Québec, il a, avec sa famille, déménagé à Montmagny en 1948.  ll a  vécu en Afrique de l’Est et au Moyen-Orient. Pendant des années, il a enseigné l’éthique, en particulier la justice sociale. Au soir de sa vie, il a accompagné les malades dans les hôpitaux d’une grande capitale africaine.        <br />
              <br />
       Il est aussi l'auteur de       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sagesse des meurtris. Récits porteurs d’espoir où se croisent sages et sots</span>, Éditions GID, Québec, 2016, 121 pp.       <br />
              <br />
       Inspiré de son expérience en tant que missionnaire, Marcel Boivin,  nous livre 17 récits porteurs d’espoir où, comme le titre l’indique, se croisent sages et sots. Par ces histoires, l’auteur souhaite apporter une parole de réconfort à l’égard de compagnes et de compagnons de voyage accablés par la peine.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/25951974-26953513.jpg?v=1538155207" alt="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." title="Recension du livre « Mon agir dans la lumière de l’évolution » par Marcel Boivin p.b." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/25951974-26953035.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Recension-du-livre-Mon-agir-dans-la-lumiere-de-l-evolution-par-Marcel-Boivin-p-b_a217.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
