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  <title>Le blogue d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Actualité, religion, éducation, littérature, théologie, spiritualité. Le blogue d'Hermann Giguère prend le relais du webzine de la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Début du webzine: 7 mars 2005. Début du blogue: 2 mars 2011. ]]></description>
  <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-12T11:28:45+02:00</dc:date>
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   <title>Les 50 ans du Renouveau charismatique catholique en 2017 : sa diffusion et sa présence au Canada et au Québec</title>
   <pubDate>Mon, 01 May 2017 14:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce billet est le fruit de mon expérience de presque 20 ans avec les groupes du Renouveau charismatique de 1974 à 1992 au moment de leur apparition au Québec et de leur épanouissement. Le Renouveau charismatique a connu alors une rayonnement remarquable avant de perdre de plus en plus d'adeptes suivant en cela la raréfaction des catholiques pratiquants dans les paroisses. Au Québec, il reste plusieurs groupes à Rimouski (25 groupes), à Québec (46 groupes) et à Montréal (56 groupes) notamment. Dans la région d'Ottawa/Gatineau il y a 19 groupes et une communauté. Ces groupes se retrouvent à chaque semaine dans la prière et le partage. Nous leur souhaitons une belle persévérance et un nouvel élan pour témoigner de la Seigneurie de Jésus-Christ. Dans la joie de l'Esprit, HG     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/12592762-19581518.jpg?v=1493057437" alt="Les 50 ans du Renouveau charismatique catholique en 2017 : sa diffusion et sa présence au Canada et au Québec" title="Les 50 ans du Renouveau charismatique catholique en 2017 : sa diffusion et sa présence au Canada et au Québec" />
     </div>
     <div>
      Le renouveau spirituel s'est manifesté après le Concile Vatican II (1962-1965) de façon percutante au Canada par la percée des nouveaux mouvements spirituels qui se répandaient à vive allure comme les Cursillos de cristiandad, l'Arche de Jean Vanier, le  Renouement conjugal (Marriage Encounter), le Chemin néocatéchuménal etc. C’est dans ce contexte que les groupes du Renouveau charismatique catholique, né aux États-Unis en 1967, vont se multiplier dans tous les diocèses à une vitesse vertigineuse de 1971 à 1984.        <br />
              <br />
       Ayant atteint alors un sommet, ils s’inscriront dans l’espace ecclésial avec leurs richesses et leurs limites. Ils n’échapperont pas au phénomène du vieillissement de leurs effectifs parallèle à celui des communautés religieuses et des personnes pratiquantes dans les paroisses. Malgré ce déclin, plusieurs groupes du Renouveau charismatique continuent d’entretenir la flamme et s’avèrent des lieux propices à la rencontre de Dieu et à la nouvelle évangélisation. Le pape François le constatait en recevant quelque 50 000 membres du Renouveau dans l'Esprit (Rinnovamento nello Spirito Santo, Rns) le 31 mai 2014, ces groupes italiens qui sont l’équivalent des groupes du Renouveau charismatique au Canada : «  Le Renouveau charismatique est une grande force au service de l’annonce de l’Évangile, dans la joie de l’Esprit-Saint. Vous avez reçu l’Esprit-Saint qui vous a fait découvrir l’amour de Dieu pour tous ses enfants et l’amour de la Parole… J’attends de vous que vous partagiez avec tous, dans l’Église, la grâce du Baptême dans l’Esprit Saint (expression qui se lit dans les Actes des Apôtres). J’attends de vous une évangélisation avec la Parole de Dieu qui annonce que Jésus est vivant et aime tous les hommes.»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Portrait du Renouveau charismatique catholique</span>        <br />
              <br />
       Le Renouveau charismatique qui ne veut pas se définir comme un mouvement quoiqu’il ait mis sur pied de nombreuses structures de service regroupe des personnes adhérentes motivées par une vision commune de leur existence de croyant et de croyantes, qui sont aussi fortement marquées et influencées par des personnalités hors du commun (charismatiques), qui font expressément appel aux forces émotionnelles et qui affichent ouvertement leur adhésion à ce courant dans l’Église.       <br />
               <br />
       Le Renouveau charismatique  est répandu dans plus de 200 pays et compte environ 120 000 000 d’adhérents  (selon le site internet de l’ <a class="link" href="http://www.iccrs.org/fr/">International Catholic Charismatic Services</a> : des "charismatiques actifs" (personnes qui participent à des activités du Renouveau charismatique  hebdomadairement ou mensuellement)  et des "post-charismatiques" (personnes qui ont fait les Séminaires de la vie dans l'Esprit et qui ont été actives dans les groupes du Renouveau charismatique pendant un certain laps de temps). Animés par la conviction que les signes de l'Esprit continuent de se manifester, même si une certaine morosité s'est installée dans les Églises d’Europe et d’Amérique du Nord, des milliers de chrétiens et chrétiennes se retrouvent dans les groupes du Renouveau charismatique.        <br />
              <br />
       Le temps où l'Église et la société vivaient en symbiose est bien révolu. La modernité a détruit cet amalgame. Le pouvoir d'intégration sociale de la religion est beaucoup diminué ou complètement disparu dans certains secteurs. C'est la présence de petits groupes de chrétiens heureux et enthousiastes dans leur foi qui dans un tel contexte fera surgir au fil du quotidien dans les divers milieux des signes de la présence de l'Esprit. Ils vivront leur identité chrétienne sans se laisser gagner par la mondanité si souvent dénoncée par le pape François (voir son<a class="link" href="http://fr.radiovaticana.va/news/2015/11/16/pour_le_pape,_la_pens%C3%A9e_unique_pousse_%C3%A0_vendre_son_identit%C3%A9_chr%C3%A9tienne/1187171"> homélie du 16 novembre 2015</a>).        <br />
              <br />
       L’identité affirmée du chrétien poussera les gens tout autour à se demander comme l'écrivait Paul VI dans son Exhortation apostolique sur l'évangélisation au numéro 21: "Pourquoi sont-ils ainsi? Pourquoi vivent-ils de la sorte? Qu'est-ce - ou qui est-ce - qui les inspire? Pourquoi sont-ils au milieu de nous ?"        <br />
              <br />
       Le témoignage d'une vie renouvelée par le Christ est une "geste initial d'évangélisation ", car, continue Paul VI, "les questions que voilà seront peut-être les premières que se poseront beaucoup de non-chrétiens, qu'ils soient des gens à qui le Christ n'avait jamais été annoncé, des baptisés non pratiquants, des gens qui vivent en chrétienté, mais selon des principes nullement chrétiens, ou des gens qui cherchent, non sans souffrance, quelque chose ou Quelqu'un qu'ils devinent sans pouvoir le nommer".       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les apports du Renouveau charismatique dans la vie des Églises</span>       <br />
              <br />
       Le premier apport, et le plus fondamental, se situe dans la ligne de la coresponsabilité. Le Renouveau charismatique  en raison de son souci de faire vivre une expérience de la rencontre de Dieu personnelle et nourrie de la Parole de Dieu a développé chez les personnes participantes le sens de leur responsabilité de baptisés dans la mission du Peuple de Dieu.  Ces baptisés, par leur foi réanimée et leur souci de vivre selon l'Évangile, ont été amenés à ne pas compter sur les prêtres seulement pour la formation à se donner, les engagements à choisir.  Ils exercent un leadership laïc en communion avec les pasteurs, ils se dévouent dans leur milieu paroissial, dans diverses œuvres de partage et d’entraide.       <br />
              <br />
       Le second apport du Renouveau charismatique a trait à l'impulsion apportée au renouveau de la prière. Les groupes du Renouveau charismatique favorisent une prière plus spontanée, plus près des besoins concrets des gens, une prière de louange et d'action de grâces. Ils ont favorisé l'expression corporelle dans la prière pour la rendre plus chaleureuse et plus sentie. Plusieurs vocations à la vie contemplative sont issues de ces groupes.  L'oraison personnelle a été redécouverte ainsi que la prière fraternelle par l’imposition des mains. De plus s’est développée une forme de prière touchant la guérison et la libération exercée par des personnes choisies et reconnues pour ce service.       <br />
              <br />
       Le troisième apport des groupes du Renouveau charismatique touche l'évangélisation. Ce terme recouvre des réalités assez diverses. L’Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi à la suite du Synode de 1974 a eu des effets heureux sur les groupes du Renouveau charismatique de même que la lettre des évêques canadiens De la parole aux actes en 1978.  Le discours évangélisateur appelant à la conversion est une dominante de ces groupes. Tous souhaitent le changement du cœur et des attitudes vis-à-vis Dieu, soi-même et les autres. Dans le sillage de ce changement, ils se consacrent à la transformation de  la vie dans le milieu de la famille, de la profession, des relations sociales etc.        <br />
              <br />
       Le quatrième apport à souligner se situe au plan de l'éducation de la foi. Avec la coresponsabilité, c’est l'apport majeur de ces groupes. Tous ont développé des méthodes pour rendre la Parole de Dieu vivante tels  les Séminaires de la Vie dans l'Esprit. Tout n'est pas d'égale valeur dans les initiatives sur ce plan, mais on se doit de de reconnaître que les efforts ont été remarquables et qu'ils ont touché un grand nombre de personnes. La variété des ressourcements offerts ne doit pas nous cacher cependant que dans certains cas le sous-sol théologique et biblique n'était pas toujours de grande qualité. En général, cependant, l’éducation de la foi dans les groupes du Renouveau charismatique a mis l’accent sur la Parole de Dieu et la redécouverte des Sacrements en particulier du Sacrement de la Réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Une solidarité ecclésiale</span>       <br />
              <br />
       Les groupes du Renouveau charismatique au Canada ont parcouru un chemin remarquable depuis les débuts du Renouveau charismatique il y a maintenant cinquante ans. De nombreuses questions se sont posées, des réticences et mêmes des oppositions sont apparues. Les évêques canadiens ont accompagné ces groupes avec discernement, confiance et espérance. Ils ont adressé trois lettres aux groupes : la première lette fut publiées en 1975 au moment de la progression accélérée des groupes dans les diocèses, puis en 1990 suivit une lettre du président de CECC qui était alors Mgr Robert Lebel  adressée aux participants et participantes du IVe Congrès national francophone tenu à Québec et enfin <a class="link" href="http://www.renouveaucharismatique.ca/?page_id=17">en 2003 la CECC écrivit une lettre pastorale</a> adressée aux gens du Renouveau dans l’ensemble du Canada à l’occasion du 35e anniversaire de l’introduction des groupes du Renouveau charismatique au Canada.       <br />
              <br />
       L’expérience du Renouveau charismatique se présente comme un chemin de vie qui englobe tous les aspects de la vie. L'appartenance au Renouveau charismatique a un caractère entier et global. Tout prend un sens nouveau ou renouvelé grâce à l'adhésion à cette façon de vivre la vie chrétienne. Cette expérience personnelle ne peut jamais se dissocier de celle de l’Église. Son caractère personnel ne lui enlève pas sa dimension ecclésiale. L'impact de la rencontre de Dieu, conversion ou  nouvelle compréhension de sa vocation de baptisé  s'accompagne dans la foi catholique de la découverte d'une communauté vivante, ouverte et engagée.  L'insertion dans l'Église diocésaine appelle les membres des groupes du Renouveau charismatique à vivre une spiritualité où l’évêque comme tête de l’Église locale demeure le principal point de référence.       <br />
              <br />
       L'Exhortation apostolique de saint Jean Paul II sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Église et dans le monde a précisé les "critères fondamentaux pour le discernement de toute association de fidèles laïcs dans l'Église" qu'on nomme aussi "critères d'ecclésialité".  Ceux-ci assurent l’insertion ecclésiale de tout groupe particulier, et, bien entendu, des groupes du Renouveau charismatique. Ces critères sont : «  Le primat donné à la vocation de tout chrétien à la sainteté […]  L'engagement à professer la foi catholique en accueillant et proclamant la vérité sur le Christ, sur l'Église et sur l'homme, en conformité avec l'enseignement de l'Église, qui l'interprète de façon authentique […] Le témoignage d'une communion solide et forte dans sa conviction, en relation filiale avec le Pape, centre perpétuel et visible de l'unité de l'Église universelle, et avec l'Évêque, "principe visible et fondement de l'unité" de l'Église particulière, et dans "l'estime mutuelle de toutes les formes apostoliques de l'Église" […]  L'accord et la coopération avec le but apostolique de l'Église, qui est "l'évangélisation et la sanctification des hommes, et la formation chrétienne de leur conscience, afin qu'ils soient en mesure de pénétrer de l'esprit de l'Évangile les diverses communautés et les divers milieux" […] L'engagement à être présents dans la société humaine pour le service de la dignité intégrale de l'homme, conformément à la doctrine sociale de l'Église (Numéro 30).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’avenir du Renouveau charismatique dans l’Église catholique au Canada</span>       <br />
              <br />
       L'avenir du Renouveau charismatique au Canada dépendra de son aptitude à rejoindre les appels et les défis auxquels sont confrontées les Églises particulières et il dépendra en même temps de l'ouverture des pasteurs et de leur accueil à des formes nouvelles d'expression de la foi et d'engagement.        <br />
              <br />
       Né dans les années soixante-dix avec un élan remarquable, le Renouveau charismatique aujourd’hui n'est plus ce qu'il était. Ses membres ont vieilli. La persévérance des adhérents est remarquable et leur implication ne se dément pas, mais la force d'attraction que le Renouveau charismatique avait s'est émoussée. Nous sommes convaincus que l'Esprit Saint réserve encore des surprises si nous savons être attentifs à son action. Une attitude de pauvreté s'impose cependant, mais elle ne saurait nous dispenser de découvrir et de soigner les nouveaux plants que le Seigneur prépare pour une moisson qui viendra même si nous n'en serons pas les moissonneurs.         <br />
              <br />
       L’Esprit Saint ouvre des voies nouvelles. Il  interpelle  les Églises particulières en suscitant une diversité de dons et  charismes qu'il répand à profusion dans son Église. Dans le décret sur l'Apostolat des laïcs de Vatican II au numéro 3, les Pères du Concile le rappelaient avec clarté et vigueur. "..le Saint-Esprit qui sanctifie le Peuple de Dieu par les Sacrements et le ministère, écrivaient-ils, accorde en outre aux fidèles des dons particuliers (cf. I Co. 12,7) les 'répartissant à chacun comme il l'entend' (cf. I Co. 12,11) pour que tous et 'chacun selon la grâce reçue se mettant au service des autres' soient eux-mêmes 'comme de bons intendants de la grâce multiforme de Dieu' (I P 4,10), en vue de l'édification du Corps tout entier dans la Charité (cf. Éphésiens 4,16). De la réception de ces charismes même les plus simples résulte pour chacun des croyants le droit et le devoir d'exercer ces dons dans l'Église et dans le monde, pour le bien des hommes et l'édification de l'Église, dans la liberté du Saint-Esprit qui 'souffle où il veut' (Jn 3, 8), de même qu'en communion avec ses frères dans le Christ et très particulièrement avec ses pasteurs."       <br />
              <br />
       Animés par cette conviction que les signes de l'Esprit continuent de se manifester, même si une certaine morosité s'installe dans notre Église, des milliers de chrétiens et chrétiennes du Renouveau charismatiques se retrouvent assidus à la prière, à la fraction du pain, à l'écoute de la Parole de Dieu et à la communion fraternelle (Actes 2, 42).       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mai 2017       <br />
              <br />
       _________________________________       <br />
              <br />
       Soeur Monique Anctil r.s.r., pionnière du <a class="link" href="http://www.dioceserimouski.com/sd/rcc/">Renouveau charismatique dans le Diocèse de Rimouski </a> au Canada écrit  : ""Mgr Hermann Giguère P.H. du   Grand Séminaire de Québec et de l'Université Laval a été très impliqué dans le développement du Renouveau charismatique francophone au Canada.  Membre fondateur du <a class="link" href="http://www.renouveaucharismatique.ca/">Conseil canadien du Renouveau Charismatique</a> (CCRC) qu'il a présidé de 1985 à 1996, directeur de la revue Selon Sa Parole jusqu'en 1999. Dès les débuts du Renouveau , comme professeur de spiritualité à l'Université Laval, il a reconnu en ce souffle qui traversait l'Église du Québec, une grâce de l’Esprit Saint...il a travaillé à édifier le Renouveau sur des bases solides par sa généreuse collaboration à mettre en place des statuts et règlements. Il a contribué à la mise sur pied de différents comités : dès les années 1974-1975, l’ACFRCC (Assemblée canadienne francophone du Renouveau charismatique catholique) pour devenir, dix ans plus tard, l’ADDRC (Association des délégués diocésains du Renouveau charismatique), en 1974, l’ARD (Assemblée des Répondants diocésains), en 1977, le CPRC (comité de Pastorale) et en 1986, le CCRC (Conseil Canadien du Renouveau Charismatique) dont il a été président de 1985 à 1996. Il est à la naissance de la <a class="link" href="http://www.renouveaucharismatique.ca/site/web/?page_id=668">revue Selon Sa Parole</a> ; il en a été directeur de 1978 à 1999 et il demeure conseiller théologique et pastoral de cette revue. On peut consulter les <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/archives_ssp/Selon%20Sa%20Parole/selonsaparole.tripod.com/index.html">archives de la revue Selon Sa Parole sous sa direction de 19998 à 20013 en cliquant ici</a>."        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/archives_serveur_videotron_120905/histoire_debuts.htm">Origines et historique du Renouveau charismatique au Québec</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.renouveaucharismatique.ca/?page_id=17"> Lettre pastorale des évêques canadiens adressée aux gens du Renouveau charismatique en 2003  </a>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <CENTER>       <br />
       Vidéo produite par ECDQ.tv       <br />
              <br />
       <iframe width="550" height="340" src="https://www.youtube.com/embed/P__JeRglVCc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>       <br />
       </CENTER>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/12592762-19581518.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Les-50-ans-du-Renouveau-charismatique-catholique-en-2017-sa-diffusion-et-sa-presence-au-Canada-et-au-Quebec_a212.html</link>
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   <title>Réactions sur l'article "Une Église en déroute" de Denise Bombardier</title>
   <pubDate>Wed, 19 Apr 2017 01:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je vous transcris, avec la permission de l'auteur, l'article de Marco Veilleux sur une chronique de Denise Bombardier qu'Il a intitulé : «L’Église en déroute», ou l’impasse intellectuelle du discours nostalgique et mélancolique     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/12343911-19503537.jpg?v=1492560599" alt="Réactions sur l'article "Une Église en déroute" de Denise Bombardier" title="Réactions sur l'article "Une Église en déroute" de Denise Bombardier" />
     </div>
     <div>
      La chronique de Denise Bombardier intitulée «L’Église en déroute», publiée dans le journal de Québec du 15 avril, me semble être symptomatique de l’impasse intellectuelle du Québec d’aujourd’hui. Malheureusement, trop de personnes (y compris nombre de croyants) se laissent berner par cette rhétorique nostalgique et mélancolique.       <br />
              <br />
       Ce discours conservateur – entonné en chœur depuis des années et sur divers registres par des intellectuels allant de Mathieu Bock-Côté à <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Temoignage-de-Bernard-Emond-cineaste-a-l-Assemblee-du-clerge-du-Diocese-de-Quebec_a195.html">Bernard Émond</a> en passant par Éric Bédard – réduit le catholicisme québécois à une «fonction muséale» (donc essentiellement passéiste) de «gardien de notre identité et de notre mémoire collectives». Comme tous ces autres «catholiques athées ou agnostiques», Denise Bombardier fait encore ici cette distinction pour le moins problématique entre, d’une part, «notre culture religieuse» et, d’autre part, «la foi» dont cette culture serait «indépendante» (distinction à la base de cette fumeuse «catho-laïcité» typiquement québécoise).       <br />
              <br />
       Nombre de croyant(e)s – incluant des prêtres et des évêques –, trop heureux de trouver en cela une sorte de «bouée de sauvetage», adhèrent aveuglément à cette rhétorique identitaire vouée à l’impasse. Ils se réconfortent ainsi devant la crise actuelle et bien réelle de l’Église catholique au Québec. Ils se laissant donc seriner à l’oreille qu’ils représentent encore, au moins aux yeux de certains, la pieuse relique de ce Canada français qui, malheureusement, disparaît peu à peu sans jamais être advenu à sa pleine indépendance…  Bien triste et illusoire consolation pour des «gens de foi» qui devraient plutôt se préoccuper davantage du présent à transformer et de l’avenir à bâtir!       <br />
              <br />
       Ne voit-on pas qu’on se berce d’illusions, ici, en croyant que l’on va «sauver» quelque chose de la «religion catholique», au Québec, en la laissant se faire instrumentaliser de la sorte dans un rôle de gardienne de notre identité et de notre histoire nationales en panne de projets d’avenir?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce discours ne mène à rien, sinon à se complaire dans une plainte morose sur notre soi-disant «déperdition collective» (culturelle et religieuse). Ou plutôt si, ce discours mène à quelque chose. Et même à quelque chose de très dangereux: en détachant ainsi la «foi» de ce que l’on appelle la «religion culturelle du Québec», on consent à faire du catholicisme (dit «culturel») un fétiche identitaire et passéiste; on réduit la «religion» à une idéologie pourvoyeuse de «valeurs» et de «repères» pour une société qui, semble-t-il, en manquerait; on «domestique» la foi en la désamorçant de toute sa «charge révolutionnaire».       <br />
              <br />
       C’est pourquoi les croyant(e)s québécois devraient sérieusement se méfier de ces rhétoriques conservatrices qui, sous des airs de complaisance envers «la tradition religieuse de la majorité», sont en fait en train de les «folkloriser» et de les embrigader dans un nationalisme de repli identitaire aux dérives parfois carrément réactionnaires. Triste renversement, au demeurant, lorsqu’on se souvient de la participation et du leadership de nombreux catholiques québécois dans la naissance et l’affirmation d’un néonationalisme progressiste, inclusif et socialiste au Québec de la Révolution tranquille (pensons aux Fernand Dumont, Jacques Grand’Maison, Simonne et Michel Chartrand, Mgr Bernard Hubert, Jacques Couture SJ, Julien Harvey SJ, etc.).       <br />
              <br />
       Oui, le «catholicisme institutionnel» (i.e. les structures, les monuments, les taux de pratique dominicale, le nombre de baptêmes et de mariages, les vocations cléricales et religieuses, etc.) implose au Québec. Mais ce n’est pas ça «la foi».       <br />
       La foi n’a pas pour mission et pour finalité d’être «gardienne de la langue», de la «mémoire nationale» ou encore de la «culture majoritaire» d’un peuple. Cela peut arriver dans certaines conjonctures historiques (comme ce fut le cas pour le Canada français entre 1840 et 1960), mais c’est alors toujours au risque d’un dévoiement de cette foi et de dangereuses compromissions de celle-ci avec les forces du statu quo. Au Québec, nous en savons quelque chose!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/12343911-19503764.jpg?v=1492560909" alt="Réactions sur l'article "Une Église en déroute" de Denise Bombardier" title="Réactions sur l'article "Une Église en déroute" de Denise Bombardier" />
     </div>
     <div>
      La foi (surtout la «foi pascale» qu’évoque le papier de Denise Bombardier), elle, «n’est pas en déroute». Elle poursuit sa route depuis 2000 ans, à travers des témoins vivants qui l’incarnent. Loin d’être une sorte de «formol identitaire» pour notre nationalisme (qui lui, par contre, semble véritablement en déroute), la foi est plutôt «révolutionnaire»: elle fait éclater les tombeaux de nos conceptions étriquées du monde et de l’histoire, de la vie et de la mort, de l’économie et du lien social, de l’identité et du vivre ensemble… bref, elle fait éclater nos conceptions étriquées de l’expérience humaine!       <br />
              <br />
       Certes la foi, au Québec, devient «humble et pauvre» sur le plan institutionnel. Mais c’est là une chance (ou en langage croyant «une grâce»)... «Laissons enfin les morts enterrer leur morts» (cf. Matthieu 8, 22) et assumons véritablement l’étonnante et paradoxale conclusion du texte de Madame Bombardier: «La résurrection du Christ, commémorée à Pâques, nous renvoie tous, croyants et non-croyants, à l’espérance, cet élan du cœur, de l’esprit et de l’âme qui illumine et transfigure toute vie.»       <br />
              <br />
       Eh bien voilà! Place à l’espérance!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Marco Veilleux , le mardi 18 avril 2017</span>       <br />
              <br />
       P.S. Dans sa chronique, Denise Bombardier rappelle qu’au Québec «la foi fut gardienne et protectrice de la langue» et, du        <br />
       même souffle, elle semble déplorer «l’effondrement de l’immigration judéo-chrétienne» (sic) et le fait que «le Québec religieux de l’avenir sera d’abord musulman». Ne voit-elle pas que c’est justement cette immigration francophone en provenance de pays majoritairement musulman (que le Québec, d’ailleurs, sélectionne lui-même à cet effet) qui contribue à «sauver» le caractère français du Québec? Une immigration maghrébine et proche-orientale hautement qualifiée, qui maîtrise souvent le français mieux que les «de souche», mais dont le taux de chômage (dû, entre autres, au «corporatisme professionnel» et au «racisme systémique» à l’œuvre dans notre société) est scandaleusement plus élevé que dans le reste de la population. Rappelons que selon Statistique Canada, alors que le taux de chômage de la population en général est à 7% au Québec, pour les Maghrébins, la situation est toute autre avec un chiffre frôlant les 28% (pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans).       <br />
              <br />
       _________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Marco Veilleux est diplomé en théologie de l'Université Laval. Il a été directeur adjoint d'un centre d'éducation des adultes à Québec, puis rédacteur de la revue Vie liturgique (Ottawa). Il a publié une étude sur la vie et l'oeuvre de Simone Monet dans le livre Les visages de la foi (Fides, 2003), il a été membre de l'équipe du Centre Justice et foi à Montréal et directeur adjoint de la revue Relations. Il est actuellement adjoint aux communications pour les Jésuites du Canada français. </span>       <br />
              <br />
       Marco Veilleux recommande cet article de Jacques Pelletier intitulé <span style="font-style:italic">Chroniques de la morosité</span> dans <span style="font-style:italic">Ricoche</span>t qui commente la dernière publication de Bernard Émond. <a class="link" href="https://ricochet.media/fr/1766/chroniques-de-la-morosite">Pour lire l'article, cliquez ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/12343911-19503537.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Reactions-sur-l-article-Une-Eglise-en-deroute-de-Denise-Bombardier_a210.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Charles de Foucauld revisité - Réflexions à l'occasion d'un colloque pour le centenaire de sa mort en 1916</title>
   <pubDate>Thu, 05 Jan 2017 14:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'ai pu participer au début de décembre à un colloque sur Charles de Foucauld qui n'était pas banal. Il avait lieu à l'Université Laval du 1er au 3 décembre 2016 pour commémorer le centenaire de la mort de Charles de Foucauld le 1 décembre 1916. Ayant fréquenté Charles de Foucauld que j'ai connu par le livre incontournable de René Bazin que j'ai lu à l'âge de 14 ans et ayant eu la chance par la suite d'entendre le Père Voillaume au Grand Séminaire de Québec en 1959, j'ai développé une proximité et un attrait toujours présents pour le frère Charles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/10718154-17674055.jpg?v=1483930442" alt="Charles de Foucauld revisité - Réflexions à l'occasion d'un colloque pour le centenaire de sa mort en 1916" title="Charles de Foucauld revisité - Réflexions à l'occasion d'un colloque pour le centenaire de sa mort en 1916" />
     </div>
     <div>
      Dans mon enseignement à l'Université Laval, je l'ai présenté comme un maître spirituel à de nombreuses générations d'étudiants et d'étudiantes dans mon cours<a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/msp/"> Lecture des maîtres spirituels</a>       <br />
              <br />
       Le livre de René Bazin, <span style="font-style:italic">Charles de Foucauld, explorateur du Maroc et ermite au Sahara</span>,  écrit cinq ans après la mort du frère Charles eut un grand succès et fut couronné par l'Académie française. On en a fait une nouvelle édition récemment (Nouvelle CIté, 2003). Le Père René Voillaume (1905-2003), fondateur des Petits frères de Jésus et des Petites Soeurs de Jésus, a été  l'auteur du volume devenu un classique de la spiritualité <span style="font-style:italic">Au coeur des masses</span> paru en 1952. J'ai aussi assez fréquenté  les écrits de Carlo Carreto (1910-1988), l'un des Petits frères de Jésus les plus connu notamment à cause du best seller que fut son livre <span style="font-style:italic">Lettres du désert</span> publié en français en 1983.       <br />
              <br />
       Ce colloque a voulu aller chercher ce que les gens vivent en lien avec Charles de Foucauld apportant ainsi des nouvelles visions de ce qu'a été son cheminement.  Il est normal que la richesse d'un expérience spirituelle comme celle du frère Charles ne puisse être contenue dans une seule ligne d'interprétation. Nous verrons les nouvelles voies qui se dégagent du colloque et comment elles se justifient dans le cadre d'une famille spirituelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!--Je me contenterai ici, après avoir présenté brièvement le colloque, de proposer  quelques observations sur la nouvelle vision de Charles de Foucauld dont ce colloque a été porteur à mon  avis.--> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Un colloque réussi</span>       <br />
              <br />
       À l’occasion du centenaire de sa mort et en collaboration avec  les membres de la famille spirituelle de Charles de Foucauld au Québec, la Chaire de leadership en enseignement en théologie spirituelle et spiritualités de la Faculté de théologie et de sciences religieuses (FTSR) de l’Université Laval dirigée par la professeure Élaine Champgagne a organisé un colloque intitulé UNE SPIRITUALITÉ EN MARCHE qui a commencé le jour même de l'anniversaire de la mort de frère Charles le 1 décembre. Ouvert à un large public, ce colloque a été alimenté par des réflexions issues de l’expérience spirituelle et pratique des disciples du frère Charles autant que par des contributions universitaires. En plus des contributions d'universitaire, il y a eu un jeu théatral produit par Gilbert Karanta et MIchaël Veilleux ainsi qu'une célébration liturgique présidée par Mgr Marc Pelchat, évêque auxiliaire élu de Québec.        <br />
              <br />
       Le colloque préparé de longue main se voulait une occasion de se plonger ou se replonger dans l'héritage du frère Charles. C'est ce qui explique qu'on a mis l'accent sur des ateliers d'intégration ayant les thèmes suivants : 1. Étranger et frère 2. Silence et parole 3. Ouverture et retrait 4. Abandon et audace 5. Enracinement et changement.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.chaire-spiritualites.ulaval.ca/colloque-charles-de-foucauld/">Les conférences sont accessibles sur internet</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Une nouvelle lecture de Charles de Foucauld</span>       <br />
              <br />
       Patrick Mahony est professeur émérite de l’Université de Montréal, anciennement professeur aussi à l’université de New York et à l’Université d’Aix-en-Provence. Il est membre à la retraite de la Société Royale du Canada; didacticien à la retraite de l’Institut Canadien de Psychanalyse; et auteur de livres et articles parus en français, anglais, allemand, italien, portugais, japonais,etc.  Monsieur Mahony a proposé de suivre Charles de Foucauld dans sa correspondance en particulier. Il nous a présenté un maître qui a vécu des « deuils-passages ».  Et il écrit en conclusion : "La  croissance  relationnelle  de  Charles  se       <br />
         voit  également  dans  sa  compréhension des deux grands commandements. En Terre Sainte, il pensait qu’on devrait se concentrer sur un seul Dieu, tout en oubliant le monde pour plusieurs années et ne voyant les autres   qu’en  'rêve'  Mais  le  dernier  Charles  a  attribué  la  priorité  de  son  procédé  dévotionnel  au deuxième commandement de sorte qu’on doive d’abord aimer ses voisins pour arriver à l’amour de Dieu. »       <br />
              <br />
       L'exposé de monsieur Mahony fut des plus stimulants et éclairants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Foucauld après Foucauld</span>       <br />
              <br />
       Le colloque a aussi permis à l'abbé Jean-François Six, auteur d'une biographie bien connue de Charles de Foucauld, de revenir sur la vie de frère Charles en l'éclairant d'une façon nouvelle. En effet, dans l'entrevue réalisée avec l'abbé Six, il ressort que, pour bien saisir  le cheminement et la mission de Charles de Foucauld il ne faut pas se limiter à ses méditations et à sa découverte du Mystère de Nazareth. On se doit de tenir compte aussi de sa correspondance abondante pendant ses années de désert où se dégage un esprit d'évangélisation qui ne se dément pas. L'ermite devient missionnaire. Pour l'abbé Six, Charles de Foucauld fut toujours préoccupé d'assurer l'accompagnement des personnes liées à lui par l'UNION, une association qu'il avait créée de son vivant pour le soutenir dans sa mission et destinée aussi à aider les personnes adhérentes à progresser dans leur cheminement de foi. L'UNION a été fondée par Charles de Foucauld en 1909. C'est une « confrérie » destinée à tout baptisé, prêtre ou laïc, qui désire être, là où il est, avec Jésus, un frère pour l'autre. Après son assassinat (1916), l'UNION a été continuée par Louis Massignon qui, à sa mort (1962), l'a remise entre les mains de Jean-François Six, prêtre de la Mission de France.       <br />
              <br />
       On peut écouter cette entrevue en cliquant sur le lien suivant : <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=UjQmnTazdnk&feature=youtu.be">Entrevue de l'abbé Jean-François Six pour le Colloque de l'Université Laval </a> qui se trouve sur YouTube.       <br />
              <br />
       L'abbé Six met de l'avant ce qu'il appelle " le testament ignoré de Charles de Foucauld". Il souligne qu' "alors que la dernière décennie de sa vie fut pleine d'intuitions révolutionnaires pour une évangélisation d'avant-garde, cet héritage a été oublié et submergé par la forte vague issue de la Règle de 1899. Une vague d'institutions ecclésiastiques, de grande valeur certes, mais dont on a pensé...qu'elles représentaient toute la pensée et toute la postérité de ce prophète".       <br />
              <br />
       <!--. Jean-François Six montre ici que la grande préoccupation du père de Foucauld à la fin de sa vie fut le développement d'une Confrérie, « l'Union », qu'il avait fondée avec son évêque en 1909, union des « défricheurs évangéliques », prêtres et laïcs, partant à la rencontre des « frères de Jésus qui L'ignorent ». Cette Union lui tenait si particulièrement à coeur qu'il comptait rentrer en France « le temps qu'il faudra », pour l'établir. Après son assassinat en 1916, l'Union a été continuée par Louis Massignon qui, à sa mort, l'a remise entre les mains de Jean-François Six, prêtre de la Mission de France. À l'occasion des cent ans de sa mort, Jean-François Six nous livre un autre Foucauld, rendu à sa sainteté missionnaire.       <br />
              <br />
       L'UNION a été fondée par Charles de Foucauld en 1909. C'est une « confrérie » destinée à tout baptisé, prêtre ou laïc, qui désire être, là où il est, avec Jésus de Nazareth, un frère pour l'autre.       <br />
       Après son assassinat (1916), l'UNION a été continuée par Louis Massignon qui, à sa mort (1962), l'a remise entre les mains de Jean-François Six, prêtre de la Mission de France.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Hermann Giguère       <br />
       professeur associé à la        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       Université Laval (Québec) </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Charles-de-Foucauld-revisite-Reflexions-a-l-occasion-d-un-colloque-pour-le-centenaire-de-sa-mort-en-1916_a207.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Pensées d'un fils de la Révolution tranquille inspirées par le décès de Jacques Grand’Maison</title>
   <pubDate>Wed, 09 Nov 2016 03:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Réflexions]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'abbé Jacques Grand’Maison (1931-2016), acteur incontournable et observateur averti des 50 dernières années dans le sillage de la Révolution tranquille au Québec qui s'est déroulée dans les années 60 et 70 est décédé à 5 novembre 2016 à l'âge de 84 ans des suites d'un cancer des os. Il était prêtre du diocèse de St-Jérôme (Québec). Il a oeuvré dans la pastorale ouvrière, comme professeur à l'Université de Montréal et comme auteur de nombreux ouvrages sur la société québécoise et sur l'Église catholique au Québec. Son rayonnement fut immense. Il a écrit plus de 50 volumes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/10548407-17335516.jpg?v=1480964151" alt="Pensées d'un fils de la Révolution tranquille inspirées par le décès de Jacques Grand’Maison" title="Pensées d'un fils de la Révolution tranquille inspirées par le décès de Jacques Grand’Maison" />
     </div>
     <div>
      Dans ses derniers écrits, il prenait ses distances avec certaines orientations de la société québécoise actuelle et manifestait un certain dépit de voir la chute des valeurs dans cette société qu'il a aimé au plus haut point. «Ce qui me scandalise le plus du monde d’ici au Québec, écrivait-il, c’est sa superficialité et son vide spirituel » dans  <span style="font-style:italic">Ces valeurs dont on parle si peu</span> (2015). Un "passeur" sans héritiers : tel fut le drame de Jacques Grand'Maison.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les suites de la Révolution tranquille (voir note à la fin)  des années 1960 au Québec</span>       <br />
              <br />
       Les deux chemins des acteurs de la Révolution tranquille du côté religieux pourraient se caractériser ainsi :        <br />
              <br />
       - Adaptation qui évacue non seulement les pratiques mais aussi le contenu de la foi et qui prône l'émancipation dure et totale qui aboutit pour certains à renier officiellement les racines catholiques.       <br />
              <br />
       - Adaptation et réforme conscientes, comme chez Grand’Maison et tant d'autres, avec comme effet secondaire non recherché, la disparition des racines  dans le processus d'émancipation. Ce mouvement se développe à  à l'intérieur et aussi à l'extérieur de l'Église qui perd non seulement son statut et sa crédibilité sociale mais aussi son pouvoir d'attraction pour les nouvelles générations. D'où le désert religieux où le Québec se retrouve et une certain vide spirituel du peuple québécois qui se console dans l'humour.  Voir mon article sur le <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Le-Code-Quebec-Les-sept-differences-qui-font-des-Quebecois-un-peuple-unique-au-monde-par-Jean-Marc-Leger-Jacques-Nantel_a202.html">Code Québec</a> de Jean-Marc Léger et autres..       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des icônes</span>        <br />
              <br />
       Une icône  qui a accompagné le passage sans laisser d'héritiers : Gilles Vigneault Voir <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Vigneault-un-pays-interieur-la-foi-chretienne-de-Gilles-Vigneault_a159.html">Gilles Vigneault : un pays intérieur</a>       <br />
              <br />
       Un autre icône qui marque la rupture et ouvre un temps nouveau : Robert Charlebois.       <br />
              <br />
       Le processus de couper avec les racines  religieuses se retrouve sur le plan de la nation et de sa culture française. La loi 101 a maintenu des francophones mais elle a été incapable de conserver la culture française. Montréal est passé à autre chose qui ressemble à un multiculturalisme à outrance où tout ce qui est étranger est chéri et valorisé alors que les traditions, les usages et l'histoire des « Canadiens français » est rejetée ou moquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/10548407-17335533.jpg?v=1480962588" alt="Pensées d'un fils de la Révolution tranquille inspirées par le décès de Jacques Grand’Maison" title="Pensées d'un fils de la Révolution tranquille inspirées par le décès de Jacques Grand’Maison" />
     </div>
     <div>
      Stéphane Baillargeon dans une article du journal <span style="font-style:italic">Le Devoir</span> qualifie Jacques Grand'Maison d' « homme-pont ». «Un homme-pont vient de s’effondrer, écrit-il. Chanoine et théologien, sociologue et universitaire, Jacques Grand’Maison se présentait lui-même comme un 'réformiste radical' ou encore comme un 'progressiste conservateur'. Janus à la québécoise, il avait une face tournée vers le passé, l’héritage, les traditions, les moeurs, les valeurs à protéger ; et une autre face regardant vers l’avenir, le progrès, les réformes à entreprendre pour assouvir un appétit de bonheur, une soif de consolation. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Hermann Giguère       <br />
       le 8 novembre 2016       <br />
       Rhéto 55-56 au Collège de Lévis       <br />
       Théo 62 Université Laval à Québec </span>        <br />
              <br />
       P.S. Le réputé théologien de la libération, Gustavo Gutiérrez, le 7 novembre 2016, disait dans son message de à l’assemblée mondiale de <span style="font-style:italic">Pax Romana</span> , tel que rapporté par <span style="font-style:italic">La Documentation Catholique</span> :  «  Nous vivons dans un monde à l’individualisme croissant, fasciné par les changements que la technique offre à de grands secteurs de l’humanité. Ce n’est pas le lieu d’insister sur le fait que c’est aussi une étape historique qui a rendu possibles des avancées significatives dans différents domaines. Mais le fait est que l’on parle d’un temps nouveau, et que parfois, on regarde avec un certain rejet un passé proche dont je pense qu’il est toujours là, présent, et qu’il a beaucoup à nous apprendre.  »       <br />
       <!--Beaucoup estiment que nous sommes entrés dans une période postmoderne, postindustrielle, postcapitaliste, postsocialiste, etc. (nos contemporains adorent être post !). Mais nous ne pouvons malheureusement toujours pas dire que nous vivons un moment de postpauvreté, au contraire, il y a des signes que la pauvreté en tant que phénomène complexe (c’est ainsi que l’entend la Bible) et non réduite à sa dimension monétaire, empire du fait de l’indifférence de beaucoup.       <br />
       -->       <br />
       NOTE SUR LA RÉVOLUTION TRANQUILLE AU QUÉBEC       <br />
              <br />
       Le terme « révolution tranquille » vient de la traduction du terme « quiet revolution » utilisé en anglais pour décrire ce qui se passait au Québec dans les années 1960. Il désigne une période de l'histoire contemporaine du Québec caractérisée par de nombreux changements sociaux et une intervention importante de l'État dans diverses sphères de la société. Cette période s'étend de 1959-1960 jusqu'aux années 1970. Elle voit une consolidation de  l'État québécois qui se lance sur le chemin de l'État-providence par la création de nombreux programmes sociaux, par une réforme totale du système d'éducation et par la mise en place d'une véritable séparation de l'Église catholique et de l'État.       <br />
              <br />
       <!--La Révolution tranquille constitue une rupture importante dans l'histoire du Québec, mais résulte d'une évolution entreprise à partir du XIXe siècle par le double processus d'industrialisation et d'urbanisation. La rupture avec la tradition est accélérée par les débats intenses qui ont cours durant les années 19502. La Révolution tranquille débute donc après la mort du premier ministre Maurice Duplessis de l'Union nationale et l'élection de 1960 qui porte au pouvoir le gouvernement Jean Lesage du Parti libéral du Québec. Elle s'étend sur toute la décennie 1960, voire jusqu'aux années 1970. Durant cette courte période, le Québec comble son retard face aux autres pays et devient le Québec d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       L'appellation « révolution tranquille » est la francisation de l'expression Quiet revolution, utilisée pour la première fois par un journaliste du Globe and Mail, un quotidien torontois, quelques semaines après l'élection de 1960 3.--><HR><!-- Un homme-pont       <br />
              <br />
       Une oeuvre pour réconcilier la tradition canadienne-française et la modernité québécoise       <br />
       8 novembre 2016        <br />
       |Stéphane Baillargeon	|        <br />
       Actualités en société       <br />
       Jacques Grand’Maison s’est éteint à l’âge de 84 ans.       <br />
              <br />
        Le Devoir Jacques Grand’Maison s’est éteint à l’âge de 84 ans.       <br />
              <br />
       Un homme-pont vient de s’effondrer. Chanoine et théologien, sociologue et universitaire, Jacques Grand’Maison se présentait lui-même comme un « réformiste radical « » ou encore comme un « progressiste conservateur ».       <br />
       .       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--Jacques Grand’Maison souffrait d’un très douloureux cancer des os depuis plusieurs années. Il est mort dimanche matin à l’âge de 84 ans.       <br />
              <br />
       Auteur prolifique, il laisse 54 livres sur divers sujets unis par une question fondamentale : comment réconcilier la société contemporaine québécoise en profonde mutation depuis la Révolution tranquille avec son héritage religieux ? Les titres de certains de ses essais les plus marquants concentrent ce dilemme : Crise de prophétisme (1965), Le monde et le sacré (1967-1968), Nationalisme et religion (1970), Symboliques d’hier et d’aujourd’hui (1973) La seconde évangélisation (1974)…       <br />
              <br />
       « C’est une des personnes qui ont tenté, dès le début, dès sa thèse de doctorat dans les années 1960, de lier le meilleur de la tradition au meilleur de la modernité », dit au Devoir E.-Martin Meunier, professeur titulaire de l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa. Le professeur connaît d’autant mieux l’oeuvre de Jacques Grand’Maison qu’il prépare sa biographie intellectuelle.       <br />
              <br />
       « Il espérait que la modernisation du Québec étatique ne se ferait pas sans oublier les racines, les solidarités propres au christianisme qui ont façonné le Canada français pendant des siècles. Je pourrais dire qu’il tenait désespérément les deux bouts de la chaîne. Ce projet de liaison, il l’a dit et redit jusqu’à sa mort. »       <br />
              <br />
       Le grand Grand’Maison       <br />
              <br />
       L’oeuvre de cet intellectuel engagé à l’intersection des mondes se veut aussi à la jonction des disciplines. Sociologue et théologien de formation, Jacques Grand’Maison croise les perspectives en puisant dans le droit, la pédagogie ou la psychologie. Il oscillait aussi sans cesse entre la réflexion théorique et la recherche-action. On lui doit notamment une grande enquête de terrain qui portait sur les profils socio-religieux dans la région des Basses-Laurentides.       <br />
              <br />
       « Pour moi, Jacques Grand’Maison est un des plus grands intellectuels, disons, du XXe siècle au Québec, avec Fernand Dumont et Pierre Vadeboncoeur, poursuit le professeur Meunier. Il a la particularité d’être à la fois un prêtre, un théologien, un sociologue, et il tente d’arrimer toutes ces facettes dans son rôle de pasteur et de pédagogue. Avant d’être un intellectuel, c’est un homme qui aime les gens, un homme solidaire, dans l’action et la réflexion. En fait, ses ouvrages sont souvent des retours sur ce qu’il a fait pour comprendre ce qui a marché ou pas. »       <br />
              <br />
       Son dernier essai « sur l’état des moeurs au Québec » intitulé Ces valeurs dont on parle si peu (2015) reprenait l’inépuisable problème. Déjà malade, « parvenu à la dernière étape, face à son ultime départ », il livrait là son testament intellectuel et spirituel en revenant une dernière fois sur les tensions de notre modernité avancée.       <br />
              <br />
       « Ce qui me scandalise le plus du monde d’ici au Québec, y écrit-il, c’est sa superficialité et son vide spirituel. » Il propose aussi cette métaphore sur un monde perdu, le nôtre, hyperbranché et pourtant si déconnecté : « À quoi bon la ville intelligente et le précieux GPS, s’il y manque une petite boussole intérieure pour bien orienter le sens de sa vie ? »       <br />
              <br />
       Une vie fidèle       <br />
              <br />
       Lui-même est au contraire demeuré fidèle toute sa vie durant à son propre héritage de sens et de valeurs : le legs de l’Église, enfin d’une part de l’institution au service des plus démunis, mais aussi le patrimoine de sa famille ouvrière.       <br />
              <br />
       Jacques Grand’Maison naît en 1931 à Saint-Jérôme. Son père ouvrier est confronté au chômage, aux salaires de misère, aux exploitations et vexations en tous genres. Il transmet sa colère contre les injustices sociales à son fils, qui s’implique de plus en plus dans la Jeunesse ouvrière catholique.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait de l'article de Stéphane Baillargeon dans le journal Le Devoir du 8 novembre 2016</span>       <br />
              <br />
       Pour lui, comme pour plusieurs jeunes militants réformateurs de cette époque, la critique féroce du régime duplessiste, de la « Grande Noirceur » et de l’institution religieuse n’implique pas le rejet de la religion.       <br />
              <br />
       Il va donc travailler à transformer le catholicisme de l’intérieur pour l’engager dans un nouveau dialogue avec le monde moderne, dans un esprit finalement assez près de l’aggiornamento de Vatican II. Il devient une sorte de pasteur social dont l’implication va culminer avec l’expérience d’autogestion de l’usine textile de Tricofil dans les années 1970 où il sera appelé à faire de la sociologie du groupe des ouvriers-patrons.       <br />
              <br />
       En même temps, l’intellectuel d’Église réfléchit à une théologie pour son temps tout en formant de nouveaux clercs et laïcs à une pensée chrétienne renouvelée. Brillant élève, il est diplômé du Grand Séminaire de Montréal, de l’Université grégorienne au Vatican et finalement de l’Université de Montréal, où il devient professeur dès 1967. Il y restera 30 ans. Son nom figure en ligne dans la liste des professeurs émérites de la faculté de théologie et de sciences des religions.       <br />
              <br />
       Sa réputation semble moins bien assurée auprès des autres départements et dans la société. Le professeur Meunier [E.-Martin Meunier, professeur titulaire de l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa] attribue cette mise à l’écart à la nature de l’oeuvre, moins théorique que celle de Fernand Dumont, par exemple, mais aussi à son côté plus grinçant et provocateur.       <br />
              <br />
       « Il aimait dire des choses que d’autres n’auraient pas osé dire, dit son fin connaisseur. À plusieurs moments de sa vie, il n’a pas hésité à décrier les évêques, les politiciens, les fonctionnaires et même ses collègues. Ça ne l’a pas aidé à se faire des amis. À mon avis, les groupes chrétiens auraient avantage à reconnaître encore plus la contribution de Jacques Grand’Maison. Et je crois que ça devrait être fait sous peu… » 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le professeur connaît d’autant mieux l’oeuvre de Jacques Grand’Maison qu’il prépare sa biographie intellectuelle.       <br />
              <br />
       « Il espérait que la modernisation du Québec étatique ne se ferait pas sans oublier les racines, les solidarités propres au christianisme qui ont façonné le Canada français pendant des siècles. Je pourrais dire qu’il tenait désespérément les deux bouts de la chaîne. Ce projet de liaison, il l’a dit et redit jusqu’à sa mort. »       <br />
              <br />
       Son dernier essai « sur l’état des moeurs au Québec » intitulé <span style="font-style:italic">Ces valeurs dont on parle si peu</span> (2015) reprenait l’inépuisable problème. Déjà malade, « parvenu à la dernière étape, face à son ultime départ », il livrait là son testament intellectuel et spirituel en revenant une dernière fois sur les tensions de notre modernité avancée.       <br />
              <br />
       « Ce qui me scandalise le plus du monde d’ici au Québec, y écrit-il, c’est sa superficialité et son vide spirituel. » Il propose aussi cette métaphore sur un monde perdu, le nôtre, hyperbranché et pourtant si déconnecté : « À quoi bon la ville intelligente et le précieux GPS, s’il y manque une petite boussole intérieure pour bien orienter le sens de sa vie ? »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <!--Yvon Bureau - Abonné       <br />
       8 novembre 2016 07 h 49       <br />
       Faisons héritage de ses valeurs et nous cesserons de bâtir des murs et nous continuerons de bâtir des ponts.  Chaleureuse gratitude, très grand Grand'Maison. Vous nous habiterez longtemps, très longtemps, le temps qu'il faudra pour bâtir et solidifier nos ponts.  Que vos ouvres viennent en aide aux USA ! Ils en auront si besoin après ce 8 novembre.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/10548407-17335516.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Pensees-d-un-fils-de-la-Revolution-tranquille-inspirees-par-le-deces-de-Jacques-Grand-Maison_a206.html</link>
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   <title>La conversion du pape François dans sa vision des groupes du Renouveau charismatique</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2016 20:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec simplicité le pape François, en soulignant le 50e anniversaire de l'apparition du Renouveau charismatique dans l'Église catholique aux États-Unis en 1967, a confié combien il s'est opposé fermement à son implantation en Argentine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/10516673-17271267.jpg?v=1478194874" alt="La conversion du pape François dans sa vision des groupes du Renouveau charismatique" title="La conversion du pape François dans sa vision des groupes du Renouveau charismatique" />
     </div>
     <div>
      Voici ses propres paroles prononcées lors de sa conférence de presse sur l'avion qui le ramenait de Suède le 1 novembre 2016 telles que rapportées par l'agence Zenit :       <br />
              <br />
       &quot;Le Pape a évoqué la célébration des 50 ans du Renouveau charismatique qui aura lieu à la Pentecôte 2017 à Rome : « Je prévois – si Dieu me prête vie – d’aller y parler » a-t-il précisé.       <br />
       Il s’est souvenu de ses propres réticences lors de la naissance de ce mouvement : « Un des premiers opposants en Argentine a été moi-même – parce que j’étais Provincial des jésuites à cette époque (…) et j’ai interdit aux jésuites d’avoir des liens avec eux. Et j’ai dit publiquement que quand on faisait une célébration liturgique il fallait faire une chose liturgique et non une ‘école de samba’ (escuela do samba). C’est ce que j’ai dit. Et aujourd’hui je pense le contraire, quand les choses sont bien faites ».       <br />
              <br />
       Quel chemin parcouru et par le pape et par les groupes du Renouveau charismatique qui sont une immense force dans plusieurs pays d'Amérique du Sud et d'Afrique de même qu'en Italie et en Inde, entre autres pays, et qui ont donné naissance à des communautés dont, en France, celle de l'Emmanuel (10 000 laïcs, prêtres, consacrés dans 64 pays) et celle du Chemin Neuf (près de 2 000 membres permanents dans vingt-six pays, et 12 000 personnes au service des missions de la communauté).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/10516673-17271776.jpg?v=1478195133" alt="La conversion du pape François dans sa vision des groupes du Renouveau charismatique" title="La conversion du pape François dans sa vision des groupes du Renouveau charismatique" />
     </div>
     <div>
      Le pape François a déjà reçu 50 000 charismatiques italiens à Rome en juin 2014 qui s'y rencontraient pour leur Congrès national. Il a accepté de recevoir les charismatiques du monde entier en 2017 pour la fête de la Pentecôte le 4 juin 2017. Le conseil international du Renouveau, ICCRS pour International Catholic Charismatique Renewal Services, établi à Rome a préparé un programme qu'on peut voir en <a class="link" href="http://www.ccrgoldenjubilee2017.org/">cliquant sur ce lien</a>. La pageweb est en anglais seulement pour l'instant. Elle sera disponible en français bientôt.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Notes sur les débuts du Renouveau charismatique aux États-Unis</b>       <br />
              <br />
       En janvier 1967, deux professeurs de l’Université de Duquesne aux États-Unis, participaient à une réunion de prière interconfessionnelle chez Flo Dodge, à Pittsburgh. À la fin de la réunion de prière, ils ont demandé à recevoir l’effusion de l’Esprit. Le mois suivant, soient les 17, 18 et 19 février 1967, ces deux professeurs préparaient une récollection avec des jeunes de l’université de Duquesne. En guise de préparation, il avait été demandé de lire et de méditer le texte des quatre premiers chapitres des Actes des Apôtres ainsi que de lire le livre<span style="font-style:italic"> La Croix et le poignard</span>, de David Wilkerson... Or, pendant cette fin de semaine, plusieurs ont reçu l’effusion de l’Esprit Saint et ont vécu ce que plusieurs ont appelé une nouvelle Pentecôte... Une participante, Patty Gallagher Mansfield, a écrit : « La plupart d’entre nous furent baptisés dans l’Esprit Saint agenouillés devant le Saint-Sacrement dans la prière. Certains se mirent à prier en langues, d’autres prophétisèrent ou reçurent les charismes de discernement des esprits et la parole de sagesse ». Ce furent les débuts du Renouveau charismatique dans l’Église catholique qui s'est répandu par la suite dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Les participants et les participantes de cet événement se retrouvèrent régulièrement. De la sont nés les groupes du Renouveau charismatique. Ils organisèrent des congrès à l'Université Notre-Dame à Ann Arbor au Michigan puis il y eut une explosion de groupes en Amérique, au Canada et en Europe. Le pape Pau VI nomma le cardinal Suenens, archevêque de Bruxelles, pour accompagner ces groupes, ce qu'il fit avec prudence et sagesse tout en les encourageant et les stimulant. Il obtint le pape Paul VI reçoivent en 1975 en la basilique St-Pierre à Rome les charismatiques du monde entier pour leur premier congrès international. Le cardinal Suenens avec le leaders du temps mis sur pied  un Bureau international qui, après quelques années passées à Bruxelles, déménagea dans un édifice du Vatican à Rome et prit le nom d'ICCRS  ( <a class="link" href="http://www.iccrs.org/fr/">International Catholic Charismatic Services</a>).       <br />
              <br />
       <b>Notes sur les débuts du Renouveau charismatique au Québec et sur son état actuel </b>  que j'ai rédigées pour le XIe Congrès francophone du Renouveau charismatique en 2014.       <br />
              <br />
       Le Renouveau charismatique a plus de 40 ans au Québec. Il est facile de prendre comme point de départ les premières rencontres charismatiques qui ont eu lieu à Granby en octobre 1970. Mais comme le rappelle le Rev. Peter Prosser qui été intimement mêlé aux débuts du Renouveau, les groupes ont surgi au Québec comme un buissonnement où l'action de quelques leaders charismatiques a joué un rôle important. Dans sa thèse de maîtrise présentée à la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, le Rev. Peter Prosser fait un historique des débuts du Renouveau au Québec que nous résumons pour le bénéfice des internautes qui fréquentent le site internet du Conseil canadien du Renouveau charismatique et celui de la revue officielle du Renouveau: Selon Sa Parole .       <br />
              <br />
       En 1967, Soeur Flore Crête, étudiante à l'Université Notre-Dame, fait l'expérience du Renouveau charismatique. Elle revient au Québec en 1969 et tient la première réunion charismatique chez les catholiques francophones au Québec, mais il faudra attendre le père Regimbal en 1970 pour que le Renouveau charismatique attire l'attention.       <br />
              <br />
       Un autre leader des débuts est le Père Joseph Kane o.m.i., un missionnaire du Pérou qui revient à Montréal dans le courant de 1970 en passant par Seattle (U.S.A.). Là, il vit l'expérience du Renouveau. Le Père Joseph Takach, et d'autres prêtres diocésains furent initiés par le Père Kane, notamment, Paul Sauvé, Bernard MacDonald, Joseph MacKenty et Michael McKenna. Ils commencent les premières réunions charismatiques de langue anglaise chez les Catholiques à Montréal.       <br />
              <br />
       Le père Jean-Paul Regimbal, quant à lui, reçoit l'effusion de l'Esprit à Phoenix en Arizona, où il est en traitement tout en faisant du ministère à la paroisse Ste-Thérèse de Phoenix. Sandy Winters, une épiscopalienne, au cours d'une rencontre, lui fait part de son expérience du &quot;baptême dans l'Esprit&quot;. Le Père RegimbaI qui n'avait jamais entendu parler de cette expérience reste sceptique. Il parcourt cependant les Actes des Apôtres, les épîtres de Paul et les textes du concile Vatican Il. Il revoit la dame en question, se met à genoux et lui demande de &quot;se faire imposer les mains&quot;. Il reçoit l'effusion de l'Esprit, puis par la suite est amené à prêcher on Californie, au Danemark, en Espagne, en France et en Italie. il revient au Canada en 1970 pour prendre charge de la Maison de retraite de Montplaisant à Granby où ont lieu les premières rencontres charismatiques en octobre 1970.       <br />
              <br />
       En mars, l'année suivante, le Père RegimbaI avec des anglicans charismatiques organise un &quot;Ralliement pour le Christ&quot; au Forum et à l'Oratoire Saint-Joseph à Montréal. David DuPlessis est l'invité principal. Le Renouveau est maintenant implanté dans six régions de Montréal chez les francophones et à Granby. La diffusion du Renouveau va bon train et en 1973, chaque lundi à Granby, la soirée de prière rassemble au-delà de 1000 personnes. On voit des gens venir par autobus d'aussi loin que Cornwall et Ottawa, du Vermont et de Trois-Rivières.       <br />
              <br />
       En 1972, Kevin Ranaghan durant le week-end de la Fête du Travail en septembre avait rencontré au Grand Séminaire de Montréal plusieurs leaders et un congrès charismatique eut lieu à l'été 1973 à Loyola University à Montréal.       <br />
              <br />
       À partir de ce moment, le développement du Renouveau prend beaucoup d'ampleur. Le père Jacques Custeau, s.j., organise un service central pour les groupes du Renouveau. Les leaders souhaitent la tenue d'un congrès francophone. Celui-ci a lieu en juin 1974 à l'Université Laval à Québec avec la présence du cardinal Suenens et de Jean Vanier. C'est un succès. Il réunit de 6 à 8,000 personnes.       <br />
              <br />
       En août 1975 est fondée l'Assemblée canadienne francophone du Renouveau charismatique catholique. Elle se charge d'organiser un deuxième congrès charismatique national francophone au Stade Olympique à l'été 1977 qui réunira 50,000 personnes. Celui-ci est précédé du premier congrè diocésain dans le diocèse de Québec en octobre 1976 qui révèle l'élan des groupes dans cette région. 5,000 personnes y participent.       <br />
              <br />
       Un troisième congrès national francophone a lieu au Stade Olympique en 1979, puis l'Assemblée canadienne francophone du Renouveau charismatique décide de favoriser les congrès diocésains et cesse les congrès nationaux.       <br />
              <br />
       Ceux-ci reprennent à l'initiative du Conseil canadien du Renouveau charismatique créé en 1985 sous l'impulsion de l'abbé Hermann Giguère, alors répondant diocésain du Renouveau charismatique dans le diocèse de Québec. Le IVe congrès national a lieu à l'Université Laval en 1990 avec la participation de Mgr Paul Cordès, délégué du pape Jean-Paul II pour le Renouveau charismatique ayant succédé au cardinal Suenens, et le Père Diego Jaramillo, eudiste de Bogotà en Colombie, président international. Plus de 7,000 personnes remplissent le Stade couvert du PEPS de l'Université Laval.       <br />
              <br />
       Les groupes et les communautés du Renouveau commencent à vivre une décroissance dans les années 90. Les congrès nationaux se suivent: Ve à Québec en 1994; VIe à Ottawa en 1998; VIIe à Ottawa en 2000.       <br />
              <br />
       Le VIIIe congrès national soulignant le 30e anniversaire du premier tenu en 1974, a eu lieu à l'Aréna de Verdun à Montréal, les 6, 7 et 8 août 2004 et a réuni 3,000 personnes environ. C'est le Père Joseph-Marie Verlinde, prédicateur du Carême à Notre-Dame de Paris en 2002, qui en était le conférencier principal. Un IXe congrès national s'est tenu en 2009. Il a eu lieu à Québec au Pavillon de la jeunesse d'Expo-Cité du 12 au 14 juin 2009 sous le thème « Ravive en toi le don de l'Esprit »(2 Tm 1,6). La célébration de clôture a été présidée par Mgr Luc Cyr, évêque répondant. Le Xe congrès national s'est tenu à Montréal à l'église Saint-Jean-Baptiste du 18 au 21 août 2111. Un XIe congrès national a eut lieu à Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières du 6 au 9 juin 2014 avec la participation de la présidente internationale (ICCRS), Mme Michelle Moran de l'Angleterre et de Jim Murphy un des pionniers du Renouveau charismatique aux États-Unis.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       Premier président du<a class="link" href="http://www.renouveaucharismatique.ca/"> Conseil Canadien du Renouveau charismatique</a> de 1986 à 1996       <br />
       Répondant et délégué des évêques auprès des groupes du Renouveau charismatique de 1974 à 1992 et conseiller auprès de l'ICCRS de 1977 à 1990       <br />
              <br />
       3 novembre 2016
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/10516673-17271267.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/La-conversion-du-pape-Francois-dans-sa-vision-des-groupes-du-Renouveau-charismatique_a203.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net/blogsme,2026:rss-6370805</guid>
   <title>Portrait de l'évêque selon le Pape François : celui qui sait avec l'Eglise témoigner du Ressucité</title>
   <pubDate>Fri, 28 Feb 2014 22:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cité du Vatican, 27 février 2014 (Vatican Information Service). Le Pape s'est adressé en ce 27 février 2014 aux membres de la Congrégation pour les évêques dont le préfet est le cardinal Marc Ouellet, ancien archevêque de Québec, devant lesquels il a tracé un portait de ce doit être le rôle de ce dicastère, chargé de l'aider à désigner les pasteurs de diocèses de par le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/6370805-9608981.jpg?v=1393600215" alt="Portrait de l'évêque selon le Pape François : celui qui sait avec l'Eglise témoigner du Ressucité" title="Portrait de l'évêque selon le Pape François : celui qui sait avec l'Eglise témoigner du Ressucité" />
     </div>
     <div>
      Voici les passages principaux de ce discours:       <br />
              <br />
       &quot;La mission essentielle de la Congrégation. Lors d'une consécration épiscopale, l'Eglise rassemblée invoque le Saint-Esprit et demande que le candidat soit ordonné. L'Evêque président demande alors s'il y a le mandat. Cette congrégation existe pour aider à rédiger un mandat qui sera ensuite diffusé dans de nombreuses églises pour la joie et l'espérance du peuple de Dieu. Cette congrégation existe pour s'assurer que le nom a avant tout été indiqué par le Seigneur&quot;.       <br />
              <br />
       Le peuple de Dieu a besoin et attend un pasteur, quelqu'un au grand cœur. Il veut un homme de Dieu, pas un gestionnaire ni un administrateur de société, quelqu'un capable de s'élever à la hauteur de la vue de Dieu pour nous conduire à lui... Nous ne devons jamais perdre de vue les besoins des Eglises locales, auxquelles nous devons répondre. Or il n'existe pas d'évêque standard... Pour nous, l'enjeu est d'entrer dans la perspective du Christ en tenant compte de la réalité des Eglises particulières&quot;.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L'horizon de Dieu détermine la mission de la congrégation       <br />
              <br />
       &quot;Pour choisir ces ministres nous devons nous élever... Nous devons nous élever au-dessus de nos éventuelles préférences, sympathies ou appartenances afin de saisir l'ampleur de l'horizon de Dieu... Nous ne devons pas être conditionnés par de petites considération, mais être des pasteurs dotés de la Parresia, c'est à dire capables d'assurer dans le monde un sacrement de l'unité et donc d'affirmer que l'humanité n'est pas destiné au chaos et à l'abandon...       <br />
              <br />
       Au moment de signer la nomination d'un évêque, je veux pouvoir ressentir l'autorité de votre discernement et la grandeur de l'horizon qui a mûri votre choix conseil&quot;. L'esprit qui préside à votre travail...doit être un processus humble, calme et laborieuse développé sous la lumière venant d'en haut. Professionnalisme, service et sainteté de vie: Se détourner de ce trinôme nous ferait perdre la grandeur à laquelle nous sommes appelés&quot;.       <br />
              <br />
       L'Eglise apostolique comme source       <br />
              <br />
       &quot;La grandeur de l'Eglise réside toujours dans les profondeurs de ses fondations... L'avenir de l'Eglise réside dans ses origines... Nous le savons, le Collège épiscopal, dans lequel le nouvel évêque est inséré, n'est que le prolongement du Collège apostolique. Le monde a besoin de savoir qu'il s'agit d'une succession interrompue&quot;. Les gens ont besoin de trouver dans l'Eglise la permanence indélébile de la grâce initiale&quot;.       <br />
              <br />
       L'évêque, témoin du Ressuscité.       <br />
              <br />
       Pensons à l'Eglise apostolique, &quot;lorsqu'elle dut recomposer le collège des Douze après la trahison de Judas. Sans les Douze la plénitude de l'Esprit ne peut se manifester. Son successeur doit être choisi parmi ceux qui ont suivi depuis le début le parcours de Jésus, et qui est maintenant en mesure de devenir, après les Douze, témoin de la résurrection. Nous devons choisir parmi les disciples de Jésus les nouveaux témoins du Ressuscité... Fondamentalement, l'évêque est celui qui peut actualiser tout ce que Jésus a vécu et, surtout, celui qui sait avec l'Eglise témoigner de sa résurrection...       <br />
              <br />
       Il ne peut être un témoin isolé, mais doit témoigner avec l'Eglise... L'épiscopat n'est pas pour soi-même mais pour l'Eglise... pour les autres , surtout pour ceux que le monde exclut. Par conséquent, pour trouver un évêque nul n'est besoin de compétences culturelles ou intellectuelles ni même pastorales...       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de quelqu'un qui rayonne par son intégrité, par une capacité à des relations saines..,qui ne projette pas ses lacunes sur les autres au point de devenir un facteur de déstabilisation... Ses capacités culturelles lui permettront de dialoguer avec les gens et leurs cultures, son orthodoxie et sa fidélité à la vérité complète telle que l'Eglise la conserve en feront un pilier et une référence... Sa transparence et son détachement dans la gestion des biens de la communauté lui accorderont de l'autorité ainsi que l'estime de tous. Toutes ces caractéristiques essentielles doivent cependant laisser le pas central au témoignage du Ressuscité&quot;.       <br />
              <br />
       La souveraineté de Dieu, auteur du choix       <br />
              <br />
       &quot;Revenons au texte apostolique. Après la difficulté du discernement, les apôtres prièrent... Nous ne pouvons donc pas nous écarter de la demande faite au Seigneur de nous montrer son élu... Les décisions ne peuvent pas être conditionnés par des revendications personnelles ou de quelque groupe dominant. Pour garantir la souveraineté du choix de Dieu, nous devons respecter ce que nous dit notre conscience ainsi que la collégialité... Aucun arbitraire mais un discernement en commun. Personne ne peut tout avoir à portée de main. Chacun, avec humilité et honnêteté, doit apporter sa tesselle à une mosaïque qui n'appartient qu'à Dieu&quot;.       <br />
              <br />
       Des évêques kérygmatiques       <br />
              <br />
       &quot;La foi venant de l'annonce...nous avons besoin d'évêques kérygmatiques, d'hommes de doctrine, non destiné à mesurer le manque de vérité du monde de vérité mais&quot; pour le remplir de beauté et d'amour, &quot;pour lui offrir la liberté que donne l'Evangile. L'Eglise n'a pas besoin de défenseurs de ses propres causes ou de croisés pour ses propres batailles, mais de semeurs humbles et confiants de la vérité...d'hommes patients qui savent que l'ivraie ne pourra jamais remplir tout le champ&quot;.       <br />
       Des évêques priants       <br />
              <br />
       &quot;Après avoir évoqué les évêques kérygmatiques, je veux maintenant insister sur l'autre point essentiel de l'identité épiscopale. L'évêque doit être un homme de prière, qui doit avoir la même Parresia que dans la proclamation de la Parole. Sa prière doit advenir devant Dieu, à qui il doit demander le bien de son peuple, le salut de son peuple... Un homme qui n'aurait pas le courage de parler à Dieu au nom de son peuple ne peut pas être un évêque, ni celui qui n'est pas en mesure de conduire le peuple à où de Dieu veut... Et cela vaut également pour la patience apostolique... L'évêque doit être patient devant Dieu&quot;, en se laissant chercher et trouver par lui.       <br />
              <br />
       Des évêques pasteurs       <br />
              <br />
       &quot;Soyez des bergers proches des gens, des pères et des frères patients et miséricordieux, remplis de pauvreté intérieure comme matérielle, avec la liberté, la simplicité et l'austérité de vie... Ne vous comportez pas en princes ambitieux. N'ayez pas d'ambitions dans l'épiscopat et soyez seulement l'époux de vote Eglise en évitant de lui être adultère en ambitionnant un autre siège. mais soyez capables de garder le troupeau qui vous est confié, de le tenir uni...       <br />
              <br />
       Je le redis, l'Eglise a besoin de pasteurs authentiques&quot; qui méditent ce que nous dit l'apôtre Paul lorsqu'il &quot;confie les pasteurs de l'Eglise à la Parole de la grâce qui a le pouvoir d'accorder le pouvoir de bâtir et de transmettre l'héritage. Par conséquent nous ne sommes pas propriétaires de la Parole mais ses serviteurs. Seulement ainsi livrés à elle il nous est possible de construire et d'obtenir l'héritage des saints. Quelques-uns sont tourmentés à propos de leur héritage. Quel est donc 'héritage d'un évêque, l'or ou l'argent? Paul nous répond la sainteté. L'Eglise respire lorsque la sainteté de Dieu se dilate dans ses membres... Le Concile Vatican II affirme que les évêques ont pleinement reçu la charge pastorale, c'est à dire la prise en charge quotidienne du troupeau...       <br />
              <br />
       Assiduité et quotidien sont souvent associés aujourd'hui à la routine et à l'ennui. Trop souvent, nous essayons d'y échapper pour un ailleurs. A une époque de congrès et autres réunions, le décret de résidence du Concile de Trente est des plus actuels. Il serait bon que la Congrégation pour les évêques rappelle à son respect. Malheureusement l'Eglise n'échappe pas à ce danger... Le troupeau a besoin de trouver place dans le cœur de son pasteur. Si cela n'est pas solidement ancré en lui, dans le Christ et dans son Eglise, l'évêque sera constamment à la recherche de compensations éphémères, sans offrir aucun refuge à le troupeau&quot;.       <br />
              <br />
       En conclusion       <br />
              <br />
       le Pape s'est demandé &quot;Où trouver de tels hommes?... Je pense au prophète Samuel à la recherche du successeur de Saül , sachant que le jeune David avait amené les moutons paître&quot;, il donna l'ordre d'aller le chercher. Nous aussi devons aller sur le terrain à la recherche des jeunes David. Je suis sûr, a conclu le Pape, &quot;que ces hommes existent parce que le Seigneur n'abandonne pas son Eglise. Peut-être nous n'allons pas assez dans les champs pour les chercher. Peut-être avons nous besoin de l'avertissement de Samuel: Nous ne nous mettrons pas à la table avant qu'il ne soit arrivé! Je voudrais que la Congrégation pour les évêques vive cette sainte inquiétude&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/Portrait-de-l-eveque-selon-le-Pape-Francois-celui-qui-sait-avec-l-Eglise-temoigner-du-Ressucite_a172.html</link>
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   <title>Le programme annoncé de celui qui est devenu le pape François</title>
   <pubDate>Thu, 28 Mar 2013 00:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le cardinal Jorge Mario Bergoglio comme la plupart de ses confrères s'est exprimé le 9 mars 2013 durant une des congrégations générales précédant le conclave sur le programme nécessaire et la figure de celui qui, parmi eux, deviendrait pape. Ce texte qu'il a ré-écrit de mémoire et qu'il a remis au cardinal Ortega, archevêque de La Havane, le lendemain est maintenant rendu public par ce dernier avec l'accord du pape François.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/5361213-7999135.jpg?v=1420000669" alt="Le programme annoncé de celui qui est devenu le pape François" title="Le programme annoncé de celui qui est devenu le pape François" />
     </div>
     <div>
      Le texte de l’intervention du futur pape François, est celui que ce dernier a lui-même transcrit durant la congrégation générale avant le conclave. Orlando Marquez  de Palabra Nueva, le magazine de l'Archevêché de La Havane a publié les notes que le cardinal Bergoglio a données au cardinal Ortega le 26 mars 2013 et il en a envoyé une copie à <a class="link" href="http://www.zenit.org/fr">ZENIT</a> pour être publié et diffusé.  Déjà publié en langue espagnole, voici la traduction française du texte.       <br />
              <br />
       <b>La douce et réconfortante joie d’évangéliser</b>       <br />
              <br />
       On a parlé d’évangélisation. C’est la raison de l’Eglise. « Gardons la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque qu’il faut [...] soit annoncé et l’Eglise implantée au cœur du monde » (Paul VI). C’est Jésus Christ qui, de l’intérieur, nous y pousse.       <br />
              <br />
       1) Evangéliser suppose un « zèle » apostolique. Evangéliser suppose dans l’Eglise une parésie (témoignage, ndr) d’elle-même. L’Eglise est appelée à sortir d’elle-même et à aller dans les périphéries, les périphéries géographiques mais également existentielles: là où réside le mystère du péché, la douleur, l’injustice, l’ignorance, là où le religieux, la pensée, sont méprisés, là où sont toutes les misères.       <br />
              <br />
       2) Quand l’Eglise ne sort pas pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et tombe malade (cf. La femme toute courbée repliée sur elle-même dont parle Luc dans l’Evangile (13,10-17). Les maux qui, au fil des temps, frappent les institutions ecclésiastiques sont l’auto-référentialité et une sorte de narcissisme théologique. Dans l’Apocalypse, Jésus dit qu’Il est à la porte, qu’il frappe à la porte. Bien entendu, le texte se réfère au fait qu’il frappe à la porte de l’extérieur pour entrer... Mais je pense aux moments où Jésus frappe de l’intérieur pour le laisser sortir. L’Eglise autoréférentielle prétend retenir le Christ à l’intérieur d’elle-même et ne le fait pas sortir.       <br />
              <br />
       3) Quand l’Eglise est une Eglise autoréférentielle, elle croit involontairement avoir la lumière, une lumière qui lui est propre. Ce n’est plus la certitude de viser le mysterium lunae, elle va au contraire vers un mal très grave dont on connaît le nom : «la  spiritualité mondaine » (Selon Lubac, c’est le pire mal qui puisse arriver à l’Eglise). L’Eglise vit pour donner la gloire des uns aux autres. Bref ! Il y a deux images de l’Eglise: l’Eglise évangélisatrice qui sème « Dei Verbum religiose audiens et fidenter proclamans »  et l’Eglise mondaine qui vit replie sur elle-même et pour elle-même. Cette analyse devrait apporter un éclairage sur les changements et réformes possibles qui doivent être faites pour le salut des âmes.       <br />
              <br />
       4) Pensant au prochain pape, il faut un homme qui, de la contemplation et de l’adoration de Jésus Christ, aide l’Eglise à sortir d’elle-même vers la périphérie existentielle de l’humanité, pour qu’elle devienne  mère féconde de la « douce et réconfortante joie d’évangéliser ».       <br />
              <br />
       Traduction d'Océane Le Gall       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>La nouvelle évangélisation, pour l’homme «sécularisé», explique Benoît XVI</title>
   <pubDate>Tue, 31 May 2011 03:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Benoît XVI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours à l’assemblée du nouveau dicastère sur la "Nouvelle évangélisation". La Nouvelle évangélisation, c’est trouver une façon nouvelle pour annoncer la Bonne Nouvelle à l’homme « sécularisé », explique Benoît XVI, et de nouveaux évangélisateurs. Un appel à la sainteté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/3018715-4299562.jpg?v=1306783643" alt="La nouvelle évangélisation, pour l’homme «sécularisé», explique Benoît XVI" title="La nouvelle évangélisation, pour l’homme «sécularisé», explique Benoît XVI" />
     </div>
     <div>
      Le pape a reçu ce matin en audience au Vatican, pour la première fois, les membres de l'assemblée plénière du nouveau dicastère – institué en octobre dernier - pour la Nouvelle évangélisation, présidé par Mgr Rino Fisichella.       <br />
              <br />
       L’homme d’aujourd’hui, sécularisé, « souvent distrait et insensible », a besoin d’évangélisateurs d’un nouveau type, capables d’annoncer la Parole de Dieu de façon à le toucher », avec une « vigueur nouvelle » dans l’annonce, fait observer le pape.       <br />
              <br />
       Benoît XVI fait observer que la sécularisation a laissé « de lourdes traces même dans des pays d’ancienne tradition chrétienne ». Elle se manifeste par une « crise de la vie chrétienne » et appelle comme réponse une « nouvelle évangélisation », une annonce selon des modalités nouvelles.       <br />
              <br />
       Benoît XVI souligne que cette exigence naît de l'Évangile même comme « annonce toujours nouvelle du salut opéré par le Christ pour faire participer l’humanité au mystère de Dieu et de sa vie d’amour, pour l’ouvrir à un avenir et à une espérance fiable et forte ».       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      « La mission, dit-il, n’a pas changé, et ne doivent pas non plus changer l’enthousiasme et le courage qui ont animé les Apôtres et les premiers disciples. L’Esprit Saint qui les a poussa à ouvrir les portes du Cénacle, les instituant évangélisateurs (cf. Ac 2,1-4), est le même Esprit qui anime aujourd’hui l'Église pour une annonce renouvelée, d’espérance, aux hommes de notre temps ».       <br />
              <br />
       « En ce moment de l’histoire, a précisé Benoît XVI, l'Église est appelée à accomplir une évangélisation nouvelle, c’est-à-dire à intensifier l’action missionnaire pour répondre pleinement au commandement du Seigneur ».       <br />
              <br />
       Cette annonce nouvelle est demandée par des changements culturels profonds et réclame une « attention particulière à l’annonce de l'Évangile » pour « rendre raison de notre foi, dans des situations différentes de celles du passé ».       <br />
              <br />
       Le pape précise le diagnostic : « La crise dont on fait l’expérience, porte en elle des traits de l’exclusion de Dieu de la vie des personnes, une indifférente générale face à la foi chrétienne, et même une tentative pour la marginaliser de la vie publique ».       <br />
              <br />
       Benoît XVI parle d’une « fragmentation » : « Des personnes qui désirent appartenir à l'Église sont fortement façonnées par une vision de la vie en opposition avec la foi ».       <br />
              <br />
       « Même à qui reste lié aux racines chrétiennes, mais vit le difficile rapport à la modernité, il est important de faire comprendre que le fait d’être chrétien n’est pas une sorte d’habit à revêtir en privé ou en des occasions particulières, mais constitue quelque chose de vivant et de totalisant, capable d’assumer tout ce qu’il y a de bon dans la modernité ».       <br />
              <br />
       Et cette urgence implique, ajoute le pape, une « formation » adéquate des nouvelles générations, et un « style de vie » des croyants qui leur assure une « authentique crédibilité », d’autant plus « convaincante » que la situation de ceux auxquels ils s’adressent est « dramatique ».       <br />
              <br />
       Enfin, Benoît XVI rappelle avec les paroles de Paul VI que l'Église ne peut évangéliser que si son témoignage reste fidèle au Christ, c’est-à-dire s’accompagne de « pauvreté, de détachement, de liberté face aux pouvoirs de ce monde » : c’est ce qu’on appelle la « sainteté ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Anita S. Bourdin</span>       <br />
              <br />
              <br />
       tiré de Zenit 30 mai 2011
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/imagette/3018715-4299562.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/blogsme/La-nouvelle-evangelisation-pour-l-homme-secularise--explique-Benoit-XVI_a154.html</link>
  </item>

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   <title>FRERES DOMINICAINS AUJOURD'HUI</title>
   <pubDate>Tue, 12 Oct 2010 06:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Cadoré</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dieu veut le bonheur de l'homme, rappelle le nouveau Maître des Dominicains rapelle le Fr. Bruno Cadoré, élu en septembre dernier Maître général de l'Ordre des dominicains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/2737659-3875128.jpg?v=1299143586" alt="FRERES DOMINICAINS AUJOURD'HUI" title="FRERES DOMINICAINS AUJOURD'HUI" />
     </div>
     <div>
      Ce qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la joie de l'homme », affirme le Fr. Bruno Cadoré, dans cet entretien accordé à ZENIT.<br />
<br />
Agé de 56 ans, le frère Bruno Cadoré était provincial des dominicains de la province de France. Docteur en médecine au moment de son entrée au noviciat, il a ensuite passé deux ans en Haïti avant de commencer ses études dominicaines. Docteur en théologie, il a enseigné l'éthique biomédicale à l'Université catholique de Lille dont il dirigé le centre d'éthique médicale jusqu'à son élection comme prieur provincial en 2002. Depuis janvier 2008, il est membre du Conseil national du Sida. Il a été élu Maître de l'Ordre au cours du chapitre général de septembre dernier à Rome, pour un mandat de neuf ans.<br />
<br />
ZENIT - Quels sont selon vous les défis que doit affronter l'Ordre des dominicains aujourd'hui ?<br />
<br />
Fr. Cadoré - Je donnerai une réponse banale mais importante : c'est d'être vraiment des prêcheurs, des frères prêcheurs. Vous savez, nos chapitres ne sont pas de grandes réunions où on doit décider des choses forcément nouvelles, mais plutôt des moments où les frères prennent conscience ensemble de ce qu'ils sont, ce qu'ils font, des joies de leur prédication et puis aussi des difficultés. A partir de là, ils essaient d'actualiser ce qu'ils ont à faire, ce qui est leur mission. Nous avons beaucoup réfléchi durant ces trois semaines à ce qu'était aujourd'hui la mission de prédication. Comment est-ce que aujourd'hui on peut faire entendre la parole de Dieu, faire entendre au maximum possible de gens que Dieu s'adresse aux hommes. C'est autour de ça qu'on a beaucoup travaillé.<br />
<br />
Il y a des enjeux plus importants, il y a des situations humaines, sociales, culturelles, qui sont plus difficiles, plus urgentes, mais dans tous les lieux, en occident, ou en orient, au nord ou au sud, l'enjeu principal c'est de construire nos communautés de frères comme des lieux de joie, de prière, d'étude de la Parole, et d'amitié avec le monde, d'amitié avec l'humanité, d'amitié avec les gens.<br />
<br />
Parlez-nous de la situation des vocations dans le monde. Où sont-elles les plus nombreuses ?<br />
<br />
Cela varie selon les lieux, car la vie de l'Église n'est pas la même selon les régions du monde, et donc la vie des religieux n'est pas la même non plus. Actuellement il y a des pays qui ont peu de vocations, comme certains pays d'Europe. Dans d'autres, il y a un nombre qui n'est pas très important mais qui est régulier. Dans certaines petites entités d'Asie il y a un mouvement de vocation, ainsi que dans certains pays d'Amérique Latine. Ce qui est important... J'aime bien une phrase d'un higoumène dans un monastère en Egypte à qui on demande : « Dans votre monastère, est-ce qu'il y a beaucoup de vocations ? » et qui répond : « il y a une place pour chacun ». <br />
<br />
La nouvelle évangélisation est une préoccupation pour l'Église. Le pape vient de créer un nouveau Conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Comment cette question est-elle affrontée par l'Ordre des dominicains ?<br />
<br />
Notre tâche dans l'Eglise est portée par l'Eglise, portée par l'ensemble de l'Eglise, et c'est ça la tâche qui nous est confiée. C'est de trouver les bonnes manières, les manières adaptées pour que l'humanité la plus large possible puisse entendre que Dieu s'intéresse à elle, que le Dieu de Jésus-Christ s'intéresse à elle et qu'à partir de cette conviction, le regard sur la vie, le regard sur le monde, le regard sur le temps, sur l'avenir, sur l'espérance, est renouvelé en quelque sorte. Notre question c'est donc de tenir ensemble les tâches qui sont les nôtres dans les lieux, les groupes qui sont établis par l'Église et de ne pas oublier que d'autres attendent encore, d'autres aspirent encore à entendre cette parole qui leur est adressée. Ça n'est pas la nôtre, ça n'est pas la parole des prêcheurs. Les prêcheurs doivent être un peu comme Jean Baptiste. Ils parlent pour se taire, pour que quelqu'un d'autre parle. <br />
<br />
Concrètement, qu'est-ce qu'un dominicain aurait envie de dire au monde d'aujourd'hui ?<br />
<br />
Que Dieu l'aime, qu'Il a confiance en lui, qu'Il veut faire alliance avec lui. Qu'Il vient vers lui. Et qu'Il se tient avec lui, que ce n'est pas une force anonyme, que c'est quelqu'un et qu'Il l'a manifesté par son Fils qui est Jésus dont on peut lire la présence dans l'Evangile. Que c'est quelqu'un et que c'est un Dieu qui veut la joie de l'homme, qui veut d'abord la joie de l'homme.<br />
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Tous les prêtres sont appelés à prêcher. Quel est le caractère spécifique de la prédication dominicaine ?<br />
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Plutôt que de parler de prêtres, je parlerais de frères parce que cela indique justement que nous voulons prêcher à partir de notre vie fraternelle et à cause de l'espérance que cela représente pour ce monde. Alors est-ce qu'il y a une spécificité ? Oui, parce que la prédication dans l'Ordre est en quelque sorte ce qui est établi, renforcé, par le choix de la vie religieuse que nous faisons et la vie commune, la vie de prière, que nous voulons mener. Elle n'est pas mieux que d'autres prédications, c'est une autre manière de faire. C'est une autre manière de prêcher qui englobe plus que la seule prise de parole, finalement.<br />
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Parlez-nous de l'organisation des structures de gouvernement de l'Ordre dominicain.<br />
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De fait, dans notre Ordre, nous avons une tradition qui est une tradition que nous vivons ici, que nous célébrons même ici pendant notre chapitre. C'est à dire que nous essayons de vivre non seulement ce que nous sommes, de nous donner les moyens de le devenir, mais aussi de structurer les conditions de cette mission et nous le faisons selon des règles qui nous ont été transmises au fil des presque 8 siècles, qui sont des règles où chaque frère a la parole, chaque frère a un vote, en quelque sorte. Ici, nous sommes quelque 128 et l'important c'est que chacun puisse exprimer sa position sur un sujet, qu'il puisse l'argumenter, entendre celle des autres. Et vous imaginez que quand on vient de tous les pays, les avis sont très très différents et par forcément concordants. Il est considéré que l'unité n'est pas d'avoir le même avis, que l'unité est d'avoir le même respect pour les avis de tous, et la même estime pour la voix de chacun. Ce serait ça notre unité. Ce sont les modalités selon lesquelles nous organisons nos structures de gouvernement. <br />
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Les dominicains connus pour leur travail théologique. Quelles sont les attentes de l'Eglise aujourd'hui ?<br />
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De fait, l'étude fait partie de notre vie. On dit même que c'est une des caractéristiques de l'Observance dans nos Règles qui cadrent notre vie. L'étude, dans le sens où nous aimons étudier et nous apprenons à étudier non pas seulement pour emmagasiner des connaissances mais parce que, en étudiant, l'intelligence finit par se laisser pétrir par ce qu'elle étudie et ce que nous voulons étudier, c'est la venue de Dieu parmi nous, c'est sa présence. En quelque sorte, l'étude est le chemin qui permet à la fois d'estimer notre raison, les capacités de la raison humaine, de l'intelligence humaine, et de la faire descendre dans le cur. Donc, de la mettre au service d'une recherche en commun de la vérité. Nous ne possèderons jamais la vérité. La vérité c'est ce que dit l'Evangile, c'est Jésus qui vient. <br />
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Propos recueillis par Carmen Elena Villa pour l'agence Zenit et paru le 12 octobre 2010<br />
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Tiré de SME-Infonet <A class="lien" HREF="http://www.webzinemaker.com/sme/" TARGET="_blank">http://www.webzinemaker.com/sme/</A>, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.<br />

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     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
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   <title>NOUVELLE EVANGELISATION...</title>
   <pubDate>Tue, 12 Oct 2010 06:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
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   Mardi 12 octobre 2010 : La Nouvelle évangélisation n'est pas un « projet expansionniste », affirme Benoît XVI, mais « l'Eglise a le devoir d'annoncer l'Evangile partout et toujours ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/blogsme/photo/art/default/2737658-3875127.jpg?v=1299143586" alt="NOUVELLE EVANGELISATION..." title="NOUVELLE EVANGELISATION..." />
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     <div>
      Le pape a publié, ce 12 octobre 2010, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé « Partout et toujours » par lequel il a institué le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. <br />
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Rappelons qu'un « motu proprio » est une lettre émise par le pape de sa propre initiative « de son propre chef ». Il expose, dans une première partie (une longue introduction) les motifs de sa décision, et ensuite, il énumère les mesures prises (4 articles). <br />
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Il est daté du 21 septembre 2010, de Castel Gandolfo, en la fête de l'Apôtre saint Matthieu, et il est rendu public ce 12 octobre, fête au Vatican de Marie, Mère de l'Eglise. Il est promulgué par sa publication dans l'Osservatore Romano et entre en vigueur dès cette publication, ce soir, dans l'édition du 13 octobre.<br />
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Le pape affirme qu'à la base de toute évangélisation, « il n'y a aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même ».<br />
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Benoît XVI fait notamment observer que l'Eglise doit aujourd'hui « faire face au phénomène de l'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique ».<br />
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Les changements de société ont des causes « complexes, enracinées dans le temps, qui ont profondément changé notre perception du monde », constate le pape.<br />
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Il constate aussi qu'en même temps « l'Eglise y a trouvé de nouvelles raisons d'espérance, même si elle doit enregistrer une perte préoccupante du sens du sacré allant jusqu'à la remise en question des principes fondamentaux qui semblaient acquis, comme la foi en un Dieu créateur et providentiel, la révélation de Jésus-Christ, unique sauveur » ou la « loi morale naturelle » pour ce qui concerne « la naissance, la mort et la vie familiale ».<br />
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Le pape inscrit sa démarche dans le sillage du concile oecuménique Vatican II qui a « abordé le rapport entre l'Eglise et le monde contemporain ».<br />
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Il met aussi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs qui ont diagnostiqué le besoin de « trouver des formes nouvelles permettant à nos contemporains d'entendre encore la Parole du Seigneur, vivante et éternelle ». <br />
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Surtout, il recueille l'héritage de Jean-Paul II qui a élaboré ce concept de Nouvelle évangélisation : il a « approfondi et synthétisé » par ce concept « la mission qui attend maintenant l'Eglise, principalement dans les régions anciennement christianisées ». <br />
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C'est donc dans cette continuité que le pape a « considéré opportun d'offrir une réponse adaptée ». Il souhaite que « l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde, forte d'un élan missionnaire capable de propager cette Nouvelle évangélisation ».<br />
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Mais le pape relève aussi des signes positifs : « Dans certaines régions, en dépit de la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne manifeste encore une belle vitalité et un bon enracinement populaire ». <br />
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Mais ailleurs le paysage est différent : « D'autres régions se trouvent hélas presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés ». <br />
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Or, justement « ces régions, qui ont besoin d'une ré-évangélisation de base sont, sous bien des aspects, particulièrement réfractaires au message chrétien ». <br />
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C'est donc dans ce cadre que s'inscrit le nouvel élan que Benoît XVI charge le nouveau dicastère de susciter.<br />
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Il assigne 5 principales tâches au nouveau dicastère : <br />
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1 - « approfondir la signification théologique et pastorale de la nouvelle évangélisation » ; <br />
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2 - promouvoir - « en étroite collaboration avec les conférences épiscopales qui pourront avoir un organisme ad hoc» - « l'étude, la diffusion et la mise en uvre du magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation » ;<br />
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3 - « faire connaître et soutenir les initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà mises en uvre dans différentes Eglises particulières et promouvoir la réalisation de nouvelles en impliquant activement les ressources » de la vie consacrée, des associations de fidèles laïcs, et les communautés nouvelles ;<br />
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4 - « étudier et favoriser l'utilisation des formes modernes de communication comme des instruments de la nouvelle évangélisation » ;<br />
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5 - « promouvoir l'usage du Catéchisme de l'Eglise catholique en tant que formulation essentielle et complète du contenu de la foi » pour notre temps.<br />
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Anita S. Bourdin dans Zenit reproduisant l'information du Vatican Information Service qui a publié le texte en italien ce mardi.<br />
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Tiré de SME-Infonet <A class="lien" HREF="http://www.webzinemaker.com/sme/" TARGET="_blank">http://www.webzinemaker.com/sme/</A>, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.<br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du blog du Séminaire de Québec</div>
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