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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:16:45+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »</title>
   <updated>2025-12-22T16:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-A-30-decembre-2026-Respecter-soutenir-aimer_a1291.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-23T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 décembre 2022 pour la fête de la Sainte Famille. Textes de l'Écriture: Siracide 3, 2-6.12-14, Colossiens 3, 12-21 et Mathieu 2, 13-15.19-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/93252547-65222029.jpg?v=1573692060" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" />
     </div>
     <div>
      Quel défi de parler de la famille aujourd’hui à l’occasion de la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. En effet, au Québec – et c’est probablement assez semblable en Occident (statistiques qui datent de quelques années) <!--en  2016 -->plus de 1 million d’enfants  au Canada  (1 114 055), ou 19,2 % de tous les enfants âgés de 0 à 14 ans, vivaient dans une famille monoparentale et 81,3 % des enfants âgés de 0 à 14 ans dans les familles monoparentales vivaient avec leur mère, tandis que 18,7 % vivaient avec leur père.  Ces statistiques additionnées à celles des familles recomposées font que le modèle de la cellule unifamiliale traditionnelle avec père, mère et enfants est de moins en moins la norme.       <br />
              <br />
       La famille de Jésus, Marie et Joseph entre dans cette dernière catégorie et pourtant, je pense que, quelque que soit le modèle de la famille dont nous faisons partie, la Sainte Famille a quelque chose pour nous inspirer. Cette inspiration pourrait se traduire par trois verbes que je vais commenter en les appliquant d’abord à la Sainte Famille, mais en sachant qu’ils peuvent s’appliquer à toute famille quel que soit son modèle.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Respecter </span>       <br />
              <br />
       J’ai mis en premier lieu le verbe « respecter » parce que je pense qu’il est le plus essentiel. Les parents se doivent de manifester à leur progéniture une certaine forme de respect qui est nécessaire pour que leur enfant arrive à être lui-même et à se développer selon ses capacités  propres et selon aussi parfois ses limites comme dans le cas des enfants autistes.       <br />
              <br />
       Les parents se doivent d’être toujours à l’écoute. Bien sûr leur rôle est d’éduquer leur enfant. Et cela ne se fait pas sans des tensions parfois et même des conflits, Mais il est important que les parents fassent sentir à leur enfant qu’il n’est pas un simple numéro et qu’il a tout leur respect pour ce qu’il est et ce qu’il fait.       <br />
              <br />
       C’est l’exemple que nous donnent Marie et Joseph dans un des rares épisodes de l’adolescence de Jésus qui nous a été conservé. Il s’agit de la « fugue » de Jésus lors d’un pèlerinage à Jérusalem. Ses parents le  pensent avec des amis, alors qu’il est resté au Temple de Jérusalem avec ceux qui s’appellent les docteurs (cf. <span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-52).  Marie et Joseph le retrouvent après deux ou trois jours.        <br />
              <br />
       La scène des retrouvailles est très éclairante pour notre propos. Marie, en bonne mère, dit à Jésus que ses parents sont  inquiets de sa disparition. Jésus lui répond qu’il se devait de rester plus longtemps pour, dit-il d'une façon mystérieuse,  s’occuper des affaires de son père.  Il est sûr que Marie et Joseph n’ont pas trop compris ce à quoi il référait, mais  aucun reproche, n’est sorti de leur bouche.       <br />
              <br />
       Quel accueil et quel respect  pour cet adolescent qui commence à s’émanciper et à suivre sa propre voie dans la vie.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Soutenir</span>       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, j’ai retenu le verbe « soutenir » pour l’appliquer à la famille de Jésus, Marie et Joseph et à toutes les familles parce que sans un soutien de tous les instants surtout dans les premières années de la vie d’un enfant, tout tombe à l'eau. Les petits des humains, à la différence des petits des animaux, ne naissent pas autonomes. Pour se développer, ils ont besoin  d’accompagnement, de soins, de conseils et d’exemples. C'est toute une entreprise que de mettre un enfant au monde. Les parents nous le répètent souvent et avec raison. C’est, comme disait un de mes amis, un contrat à vie.        <br />
              <br />
       Ce soutien aujourd’hui prend diverses formes en raison de la vie que nous menons en Occident. Les lieux de ces appuis passent par les garderies, les crèches, les organismes de toutes sortes comme les CPE au Québec etc. Dans certains pays plus traditionnels ce sont les grands parents et la famille élargie qui sont mis à contribution. Quoiqu'il en soit, l’enfant ne peut devenir lui-même sans ce soutien que représentent  ceux et celles qui sont sa famille immédiate ou élargie.       <br />
              <br />
       Jésus l’a senti dans une circonstance bien particulière et très agréable. Alors qu’avec ses premiers disciples il participait  à des noces à Cana, sa Mère vient lui donner l’occasion de se manifester dans la mission qu’il commence à vivre après avoir quitté la maison familiale de Nazareth. Elle est là et elle lui donne l’occasion de manifester pour tout le monde la grandeur de ce qui va venir, elle dit simplement : « Ils n’ont plus de vin » invitant ainsi  maternellement Jésus à afficher ses dons et  à manifester la puissance de Dieu en changeant l’eau en vin (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 2, 1-12).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Aimer</span>       <br />
              <br />
       Le troisième verbe que j’ai retenu c’est « aimer ».  Cela va de soi me direz-vous ? En effet, la famille qui est un lieu de rencontre et de relations ne peut se réaliser pleinement pour le bonheur de tous les membres sans qu’entre eux ne se développe un lien affectif qui est plus fort que le respect et le soutien. Ce lien c’est celui d’un amour qui se porte vers l’autre, un amour qu’on appelle l’amour filial,  celui des parents vers leurs enfants et celui des enfants vers leurs parents.       <br />
              <br />
       Comment décrire cet amour ? Une maman me l’a décrit un jour en me disant que c‘est un amour qui n'attend pas de retour qui est gratuit, qui cherche le bien de l’autre. Elle le comparaît  à l’eau d’un ruisseau qui coule et qui ne remonte pas en arrière ni ne s'arrête dans sa course.        <br />
              <br />
       Que c’est beau cet amour filial et cet amour parental ! Il nous fait penser à l’amour de Dieu qui descend vers nous qui que nous soyons et qui ne retourne jamais en arrière. Toute la vie de la Sainte Famille a sûrement  été vécue dans ce climat d'amour et d'affection. L’évangile d’aujourd’hui en présentant la fuite en Égypte nous met devant les yeux des parents qui sont prêts à tout pour la vie de leur enfant. On peut le penser en voyant aussi à la fin de la vie de Jésus, supplicié sur la croix, sa Mère qui est là au pied de la croix. Quelle douleur mais en même temps quel amour sont ici représentés !       <br />
              <br />
       Comme on n’a pas beaucoup de détails dans les évangiles sur la vie de la Sainte Famille à  Nazareth, on est obligé de laisser notre imagination aller et de nous représenter la Sainte Famille comme une famille toujours très attentive à chacun de ses membres, une famille où l’affection et l’amour étaient la norme. C’est ce qui a guidé mes réflexions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Laissons aller nos pensées ce matin. Que le souvenir de la famille de Jésus, Marie et Joseph soit un stimulant pour toutes les familles d’aujourd’hui quel que soit leur modèle, car le respect,  le soutien et l’amour seront toujours des piliers de la vie familiale       <br />
              <br />
       L’éclatement des familles aujourd’hui n’est pas une raison de laisser de côté l’image et le modèle de la Sainte Famille. On peut y trouver ce qu’il faut pour aller plus loin dans notre vie familiale.        <br />
               <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous comme une rencontre familiale où nous partageons le repas ensemble et où chacune et chacun a sa place.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <!--24 décembre 2019-->       <br />
              <br />
       23 décembre 2025       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille Année A       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Celui qui craint le Seigneur honore ses parents (Si 3, 2-6.12-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,       <br />
       il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.       <br />
           Celui qui honore son père       <br />
       obtient le pardon de ses péchés,       <br />
           celui qui glorifie sa mère       <br />
       est comme celui qui amasse un trésor.       <br />
           Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,       <br />
       au jour de sa prière il sera exaucé.       <br />
           Celui qui glorifie son père verra de longs jours,       <br />
       celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.       <br />
              <br />
           Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,       <br />
       ne le chagrine pas pendant sa vie.       <br />
           Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,       <br />
       ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.       <br />
           Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,       <br />
       et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vivre ensemble dans le Seigneur (Col 3, 12-21)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           puisque vous avez été choisis par Dieu,       <br />
       que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,       <br />
       revêtez-vous de tendresse et de compassion,       <br />
       de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.       <br />
           Supportez-vous les uns les autres,       <br />
       et pardonnez-vous mutuellement       <br />
       si vous avez des reproches à vous faire.       <br />
       Le Seigneur vous a pardonné :       <br />
       faites de même.       <br />
           Par-dessus tout cela, ayez l’amour,       <br />
       qui est le lien le plus parfait.       <br />
           Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ       <br />
       à laquelle vous avez été appelés,       <br />
       vous qui formez un seul corps.       <br />
       Vivez dans l’action de grâce.       <br />
           Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;       <br />
       instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres       <br />
       en toute sagesse ;       <br />
       par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,       <br />
       chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.       <br />
           Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,       <br />
       que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,       <br />
       en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.       <br />
           Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;       <br />
       dans le Seigneur, c’est ce qui convient.       <br />
           Et vous les hommes, aimez votre femme,       <br />
       ne soyez pas désagréables avec elle.       <br />
           Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;       <br />
       cela est beau dans le Seigneur.       <br />
           Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;       <br />
       vous risqueriez de les décourager.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse !       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Après le départ des mages,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et fuis en Égypte.       <br />
       Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,       <br />
       car Hérode va rechercher l’enfant       <br />
       pour le faire périr. »       <br />
           Joseph se leva ;       <br />
       dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et se retira en Égypte,       <br />
           où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
       D’Égypte, j’ai appelé mon fils.       <br />
              <br />
           Après la mort d’Hérode,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et pars pour le pays d’Israël,       <br />
       car ils sont morts,       <br />
       ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »       <br />
           Joseph se leva,       <br />
       prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et il entra dans le pays d’Israël.       <br />
           Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée       <br />
       à la place de son père Hérode,       <br />
       il eut peur de s’y rendre.       <br />
       Averti en songe,       <br />
       il se retira dans la région de Galilée       <br />
           et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,       <br />
       pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :       <br />
       Il sera appelé Nazaréen.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-A-30-decembre-2026-Respecter-soutenir-aimer_a1291.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »</title>
   <updated>2025-06-13T15:16:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1253.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/87601179-62122463.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C le 13 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/87601179-62122463.jpg?v=1652359175" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par  chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.       <br />
              <br />
       S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.        <br />
              <br />
       Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.        <br />
              <br />
       Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La leçon à retenir</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?       <br />
              <br />
       S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Jésus le bon Samaritain</span>        <br />
              <br />
       Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous faisons partie de l'humanité blessée par le péché.. Comme le blessé de la route de Jéricho nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés.  C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1253.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » </title>
   <updated>2025-04-24T14:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1246.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85953140-61196732.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 7e dimanche de Pâques (Année B) 1 juin 2025 (sauf au Canada où ce dimanche-là on célèbre la Solennité de l'Ascension qui n'a pas été célébrée le jeudi 29 mai 2025) par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes 7, 55-60, Apocalypse 22, 12-14.16-17.20 et Jean 17, 20-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/85953140-61196732.jpg?v=1552524605" alt="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » " title="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » " />
     </div>
     <div>
      Les textes des lectures d’aujourd’hui en ce dimanche entre l’Ascension et celui de la Pentecôte illustrent ce qu’est la vie du disciple qui partage celle de Jésus ressuscité. Reprenons chacune des lectures dans cette perspective.       <br />
              <br />
       I  -<span style="font-style:italic"> Saint Étienne premier martyr</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le martyre de saint Étienne auquel participe saint Paul, ardent adversaire alors des premières communautés chrétiennes, nous fait entrer dans l’intimité de ce disciple de Jésus hors pair que fut Étienne qui servait les plus pauvres avec générosité et affection.  Le récit des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres </span> nous livre quelque chose de ce que fut  la relation personnelle d’Étienne avec Jésus. Étienne représente tous ceux et celles  qui ont cru à la résurrection de Jésus sur le témoignage des premiers disciples Pierre et Jean, Marie- Madeleine, les disciples d'Emmaüs, Thomas ou encore les 500 frères dont parle Saint Paul dans une de ses lettres ( 1 <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>15, 6).        <br />
              <br />
       Étienne est ainsi un peu comme nous et il peut nous servir de modèle. Il n'a pas connu Jésus directement. Nous aussi. Il l'a connu par les premiers témoins de la résurrection. Nous aussi. Il s’appuie sur leur parole et leur témoignage. Nous aussi. On voit, d'autre part, que cette foi qui est en lui est une foi à transporter les montagnes comme le souhaite Jésus dans les évangiles. Il est tellement uni à Jésus qu’il l’aperçoit déjà avant de mourir. Il s’identifie à lui en pardonnant à ses meurtriers. Il laisse un message de paix et d’amour en donnant sa vie comme Jésus l’a fait pour ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       C’est tout un témoignage qu’il donne. Il sera à l’instar des Apôtres un témoin, ce que veut dire le mot martyr en grec. Il inspirera nombre de personnes dans l’histoire, notamment ceux et celles qui, comme lui, auront à donner leur vie pour le Christ lors des persécutions dans l’empire romain. Il inspire encore aujourd’hui nombre de chrétiens et chrétiennes, témoins du Christ et martyrs à leur tour, qui vivent dans des pays où ils sont persécutés pour leur foi et dont certains donneront  leur vie pour le Christ comme ce laïc catholique pakistanais, Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités religieuses,  qui a été assassiné le 2 mars 2011 et dont la cause de béatification et de canonisation a été ouverte en 2016. Voir le lien à la fin.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Une inspiration</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture nous fait entrer,  sous forme poétique, dans la vie des disciples des premières communautés chrétiennes. On sait que l'écrit de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> date de la fin du premier siècle après Jésus-Christ. Les persécutions contre les chrétiens sont déjà commencées comme celle de Néron en 64.  L’auteur du livre de l’<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> désire soutenir et encourager les chrétiens à persévérer malgré les embûches et les obstacles qu'ils rencontrent.        <br />
              <br />
       En s’adressant aux premiers disciples des églises naissantes autour de la mer Méditerranée l’auteur met dans la bouche de Jésus ces paroles que nous avons entendues : « Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.   Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. » L'image des « vêtements » renvoie au « vêtement blanc » du Baptême. La persécution est une purification. Elle ouvre les portes de la ville c'est-à-dire du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est là un message d’encouragement à la persévérance dans la foi reçue des Apôtres. Cette persévérance s’appuie sur une conviction ferme, celle de la présence toujours vivante de Jésus ressuscité. C’est pourquoi la prière de ces communautés se concentre dans l’invocation : « Viens, Saigneur, Viens ».         <br />
              <br />
       Cette invocation a franchi les siècles. Nous aussi nous sommes dans une Église  écrasée de toutes parts, nous sommes à contre-courant et ce dont nous avons besoin c’est de nous tourner vers Celui qui  est, comme le cite le début de cette deuxième lecture,  l’Alpha et l'Oméga - le début et la fin de tout – et de lui dire avec insistance  « Viens ». Nous le faisons à chaque Eucharistie de façon spéciale après la consécration lorsque nous reprenons une des invocations proposées par la liturgie qui est la suivante  « Proclamons le mystère de la Foi » à laquelle l’assemblée répond : « Gloire à toi qui était mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus! »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un héritage</span>       <br />
              <br />
       La lecture de l’évangile nous renvoie à notre vie à nous de disciple de Jésus en présentant un extrait des paroles de Jésus lors de la dernière Cène. On constate par celles-ci que Jésus est conscient qu’il a un héritage à transmettre, un héritage qu'il désire partager avec ses disciples.       <br />
              <br />
       Le moment est solennel. En levant les yeux au ciel, Jésus laisse son coeur parler. Et, en même temps, il insiste pour montrer qu’il le fait dans une  union totale avec son Père. Jésus ne se sépare jamais de Celui qui l’a envoyé. Il entre totalement dans le message d’amour du Père. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. ».        <br />
              <br />
       Jésus sait déjà le soir de la Cène qu’il  ira jusqu’à donner sa vie dans cette fidélité incrustée en lui depuis toujours comme lui fait dire l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span> en utilisant un psaume : « Père tu m’as donné un corps et me voici pour faire ta volonté » (cf.  <span style="font-style:italic">Hébreux</span> 10, 5-7). Faire la volonté de Dieu, c'est entrer dans le mouvement d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint au sein de la Trinité qui se répand sur les disciples que nous sommes. C'est le souhait que Jésus fait aux Apôtres autour de lui le soir de la Cène et à tous ceux et celles qui les suivront.  Que « l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux ». Tel est l’héritage de Jésus pour ceux et celles qui le suivent.       <br />
              <br />
       Cet héritage nous est confié et nous sommes invités nous aussi à être des hommes et des femmes témoins de l'amour de Dieu autour de nous, dans nos sociétés et dans nos pays. <!--« Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé». -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Que les fruits de la rencontre de Jésus ressuscité continuent de s’exprimer dans nos vies et dans notre Église. « Oui! Seigneur, viens! » nous t’attendons. Que le Pain et le Vin consacrés que nous recevons ce matin nous soutiennent dans notre route de disciples du Seigneur Ressuscité  à  l'école des personnes qui nous ont précédés comme saint Étienne et les fidèles des premières générations chrétiennes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 mai 2019       <br />
              <br />
       ------------------------------------       <br />
              <br />
       Pour <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shahbaz_Bhatti">mieux connaître Shabbaz Bhatti</a> on peut se référer à Wikipedia qui cite son testament spirituel dont voici un extrait :  « <span style="font-style:italic"> Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerais comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.</span> »       <br />
              <br />
       <!--Idées       <br />
              <br />
       Pas ce qu'est Dieu ou l'Esprit mais ce que Dieu ou l'Esprit fait chez les croyants : il suscite une espérance tétue, ferme       <br />
              <br />
       Étienne       <br />
       La communauté -- ceux qui on lavé ou l'Épouse       <br />
       La communauté unie   Voir Évangile       <br />
              <br />
       « Voici que je contemple les cieux ouverts       <br />
       et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »       <br />
              <br />
              <br />
       « Voici que je viens sans tarder,       <br />
       et j’apporte avec moi le salaire       <br />
       que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait. »       <br />
              <br />
           L’Esprit et l’Épouse disent :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui entend, qu’il dise :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui a soif,       <br />
       qu’il vienne.       <br />
       Celui qui le désire,       <br />
       qu’il reçoive l’eau de la vie,       <br />
       gratuitement.       <br />
              <br />
        je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,       <br />
       mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.       <br />
              <br />
       ceux que tu m’as donnés,       <br />
       je veux que là où je suis,       <br />
       ils soient eux aussi avec moi,       <br />
       et qu’ils contemplent ma gloire       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 7e dimanche de Pâques Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je contemple le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 55-60)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       Étienne était en face de ses accusateurs.       <br />
           Rempli de l’Esprit Saint,       <br />
       il fixait le ciel du regard :       <br />
       il vit la gloire de Dieu,       <br />
       et Jésus debout à la droite de Dieu.       <br />
           Il déclara :       <br />
       « Voici que je contemple les cieux ouverts       <br />
       et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »       <br />
           Alors ils poussèrent de grands cris       <br />
       et se bouchèrent les oreilles.       <br />
       Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,       <br />
           l’entraînèrent hors de la ville       <br />
       et se mirent à le lapider.       <br />
       Les témoins avaient déposé leurs vêtements       <br />
       aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.       <br />
           Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi :       <br />
       « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »       <br />
           Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »       <br />
       Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est roi,       <br />
       le Très-Haut sur toute la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 96, 1a.9a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !       <br />
       Joie pour les îles sans nombre !       <br />
       justice et droit sont l’appui de son trône.       <br />
              <br />
       Les cieux ont proclamé sa justice,       <br />
       et tous les peuples ont vu sa gloire.       <br />
       À genoux devant lui, tous les dieux !       <br />
              <br />
       Tu es, Seigneur, le Très-Haut       <br />
       sur toute la terre :       <br />
       tu domines de haut tous les dieux.       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 12-14.16-17.20)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
       j’ai entendu une voix qui me disait :       <br />
           « Voici que je viens sans tarder,       <br />
       et j’apporte avec moi le salaire       <br />
       que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.       <br />
           Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier,       <br />
       le commencement et la fin.       <br />
           Heureux ceux qui lavent leurs vêtements :       <br />
       ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie       <br />
       et, par les portes, ils entreront dans la ville.       <br />
           Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange       <br />
       vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.       <br />
       Moi, je suis le rejeton, le descendant de David,       <br />
       l’étoile resplendissante du matin. »       <br />
           L’Esprit et l’Épouse disent :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui entend, qu’il dise :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui a soif,       <br />
       qu’il vienne.       <br />
       Celui qui le désire,       <br />
       qu’il reçoive l’eau de la vie,       <br />
       gratuitement.       <br />
              <br />
           Et celui qui donne ce témoignage déclare :       <br />
       « Oui, je viens sans tarder. »       <br />
       – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur,       <br />
       je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 14, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :       <br />
       « Père saint,       <br />
           je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,       <br />
       mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.       <br />
           Que tous soient un,       <br />
       comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.       <br />
       Qu’ils soient un en nous, eux aussi,       <br />
       pour que le monde croie que tu m’as envoyé.       <br />
           Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,       <br />
       pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :       <br />
           moi en eux, et toi en moi.       <br />
       Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,       <br />
       afin que le monde sache que tu m’as envoyé,       <br />
       et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.       <br />
           Père,       <br />
       ceux que tu m’as donnés,       <br />
       je veux que là où je suis,       <br />
       ils soient eux aussi avec moi,       <br />
       et qu’ils contemplent ma gloire,       <br />
       celle que tu m’as donnée       <br />
       parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.       <br />
           Père juste,       <br />
       le monde ne t’a pas connu,       <br />
       mais moi je t’ai connu,       <br />
       et ceux-ci ont reconnu       <br />
       que tu m’as envoyé.       <br />
           Je leur ai fait connaître ton nom,       <br />
       et je le ferai connaître,       <br />
       pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,       <br />
       et que moi aussi, je sois en eux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1246.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)</title>
   <updated>2025-05-13T21:08:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur-Jean-10-27-30_a1241.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85952679-61196540.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-06T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 11 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/85952679-61196540.jpg?v=1459993294" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au Dimanche du Bon Pasteur qui est dans plusieurs endroits consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen à la fin de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire de Québec : celle du Bon Pasteur des catacombes, disait-on, au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes que cette sculpture reproduisait celle des Catacombes de Domitille [voir la reproduction au début de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon pasteur que Jésus revendique : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger) ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un peu maintenant aux commentaires très éclairants de ces paroles que saint Jean fait suivre.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ, au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 mai 2025       <br />
       en la fête de saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec       <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 12 avril 2016 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/85952679-61196541.jpg?v=1746560442" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C - «  Les images du Bon Pasteur  »  (Jean 10, 27-30)" />
     </div>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
              <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur-Jean-10-27-30_a1241.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C - « Une présence dans la vie de tous les jours »  (Jean 21, 1-19)</title>
   <updated>2025-05-13T21:09:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Une-presence-dans-la-vie-de-tous-les-jours-Jean-21-1-19_a1239.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85952434-61196402.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C le 4 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 5, 27b-32.40b-41, Apocalypse 5,11-14 et Jean, 21, 1-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/85952434-61196402.jpg?v=1459738059" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C - « Une présence dans la vie de tous les jours »  (Jean 21, 1-19)" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C - « Une présence dans la vie de tous les jours »  (Jean 21, 1-19)" />
     </div>
     <div>
      Dans l’épisode de l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre, on retrouve les disciples non plus à Jérusalem, mais en Galilée. Ils ont quitté les lieux des derniers moments de Jésus et des premières apparitions du Ressuscité. Ils ont repris leurs occupations habituelles. Ils se sont remis à la pêche. La rencontre avec Jésus sur le bord du lac tant pour Pierre que pour les autres ne se présente pas comme une occasion de témoignage, mais plutôt comme un moment de familiarité émouvante et de proximité. C’est le message à retenir ce matin.  Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un dialogue surprenant </span>       <br />
              <br />
       La scène racontée nous montre Jésus qui s’adresse aux disciples sur un ton très familier : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson? ». Puis quand ils débarquent sur la rive, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Et Jésus les invite à déjeuner avec lui.        <br />
              <br />
       Cette scène est touchante. Il ne s’agit pas d’une apparition où scintille la lumière, où brille le visage de Jésus, où ses vêtements sont plus blancs que la neige. Non, il s’agit de gestes et de paroles de la vie quotidienne. Le Ressuscité se montre aux disciples et s’approche d’eux comme il le faisait autrefois aux jours de sa vie terrestre. Leurs liens avec lui ne sont pas disparus, ils sont transformés       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, l’auteur de l’évangile écrit que « c’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples ». Les apparitions de Jésus Ressuscité sont toutes des manifestations d’une présence nouvelle que les disciples expérimentent.         <br />
              <br />
       Les détails du récit sont là pour nous faire comprendre que cette présence du Ressuscité, même si elle est différente de sa présence terrestre, est une présence tout aussi réelle, une présence qu’on sent dans la vie de tous les jours.        <br />
              <br />
       Pas besoin de quitter ses occupations pour rencontrer Jésus. Comme les disciples, tu peux le rencontrer dans tes occupations habituelles : au travail, dans les conversations au téléphone ou pourquoi pas sur Facebook, dans les personnes que tu croises, dans tes amis, dans tes enfants, dans les jeunes, dans les personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">M’aimes-tu?</span>       <br />
              <br />
       Si nous continuons la lecture de ce beau texte, nous avons la fameuse scène avec saint Pierre où Jésus lui demande par trois fois « M’aimes-tu? ». Cette question touche l’intime de l’être. Elle fait écho au triple reniement de saint Pierre lors de la Passion. Elle lui donne l’occasion non seulement de regretter ce geste dans la cour du Grand Prêtre, mais elle lui permet de redire tout son amour pour celui qui l’a choisi comme Berger de ses brebis et dont il sera un témoin flamboyant comme nous le voyons dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Dans cette rencontre touchante avec Jésus Ressuscité, le lien de Pierre avec le Ressuscité se présente comme un lien intime qui se développe dans un climat de partage personnel et d’amour confiant.        <br />
              <br />
       Cette rencontre qui touche l’intime de l’être n’est pas réservée à saint Pierre. C’est à chacun et à chacune de nous que Jésus dit ce matin « M’aimes-tu? ». En effet, Jésus continue de se manifester dans notre monde et dans nos vies comme il l’a fait pour les disciples sur le bord du lac. Il attend aussi des réponses d’amour et de foi. Il redit à chacun et à chacune : « Apportez de ce poisson que vous venez de prendre » « Venez déjeuner ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est un repas où Jésus Ressuscité se manifeste à chaque fois dans le Pain et le Vin consacrés.  Le sacrement de l’Eucharistie nous rassemble dans l’attente du Retour du Christ que nous annonçons « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit Saint Paul (I Corinthiens 11, 26). La nourriture qu’il nous propose pour notre pain quotidien, ce n’est plus du poisson grillé, mais son Corps et son Sang.        <br />
              <br />
       Le temps pascal nous permet de nous laisser imbiber profondément de la présence de Jésus Ressuscité, Celui qui est vivant hier, aujourd’hui et demain. Même lorsque sa présence semble disparaître, il ne faut pas se décourager. Il est toujours là. Comme les disciples ouvrons les yeux de la foi et nous pourrons dire « C’est le Seigneur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>        <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de l’évangile de ce matin est rempli de richesse et de leçons qui peuvent nous aider à vivre mieux notre engagement de chrétien-croyant dans un monde où la foi en la Résurrection de Jésus disparaît souvent des écrans de radar. C’est à nous, à l’exemple de Pierre et des Apôtres dont parle la première lecture, d’être les témoins de tout cela et de crier à pleine voix comme il est dit dans la lecture de l’Apocalypse : « Lui, l’Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       30 avril 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'Homélie du 6 avril 2016-->       <br />
              <br />
               <br />
       _________________       <br />
              <br />
              <br />
       Prière       <br />
              <br />
       Seigneur, fais-moi découvrir mieux ce que tu attends de moi, comme serviteur de l’Évangile.       <br />
       Fais-moi saisir avec le cœur où tu me conduis.       <br />
       Et donne-moi la force d’y aller directement sûr de ton amour pour moi!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint » (Ac 5, 27b-32.40b-41)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.       <br />
           Le grand prêtre les interrogea :       <br />
           « Nous vous avions formellement interdit       <br />
       d’enseigner au nom de celui-là,       <br />
       et voilà que vous remplissez Jérusalem       <br />
       de votre enseignement.       <br />
       Vous voulez donc faire retomber sur nous       <br />
       le sang de cet homme ! »       <br />
           En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :       <br />
       « Il faut obéir à Dieu       <br />
       plutôt qu’aux hommes.       <br />
           Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,       <br />
       que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.       <br />
           C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,       <br />
       en faisant de lui le Prince et le Sauveur,       <br />
       pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.       <br />
           Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,       <br />
       avec l’Esprit Saint,       <br />
       que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »       <br />
              <br />
           Après avoir fait fouetter les Apôtres,       <br />
       ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,       <br />
       puis ils les relâchèrent.       <br />
           Quant à eux, quittant le Conseil suprême,       <br />
       ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes       <br />
       de subir des humiliations pour le nom de Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
              <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur,       <br />
       tu m’as relevé.       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 29, 2a)       <br />
              <br />
       Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,       <br />
       mon Dieu, tu m’as guéri ;       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie !       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie !       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi ;       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse » (Ap 5, 11-14)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et j’entendis la voix d’une multitude d’anges       <br />
       qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;       <br />
       ils étaient des myriades de myriades,       <br />
       par milliers de milliers.       <br />
           Ils disaient d’une voix forte :       <br />
       « Il est digne, l’Agneau immolé,       <br />
       de recevoir puissance et richesse,       <br />
           sagesse et force,       <br />
       honneur, gloire et louange. »       <br />
              <br />
           Toute créature dans le ciel et sur la terre,       <br />
       sous la terre et sur la mer,       <br />
       et tous les êtres qui s’y trouvent,       <br />
       je les entendis proclamer :       <br />
       « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,       <br />
       la louange et l’honneur,       <br />
       la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles. »       <br />
           Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;       <br />
       et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-19)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Christ est ressuscité,       <br />
       le Créateur de l’univers,       <br />
       le Sauveur des hommes.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se manifesta encore aux disciples       <br />
       sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.       <br />
           Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,       <br />
       avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       Nathanaël, de Cana de Galilée,       <br />
       les fils de Zébédée,       <br />
       et deux autres de ses disciples.       <br />
           Simon-Pierre leur dit :       <br />
       « Je m’en vais à la pêche. »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Nous aussi, nous allons avec toi. »       <br />
       Ils partirent et montèrent dans la barque ;       <br />
       or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.       <br />
              <br />
           Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,       <br />
       mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Les enfants,       <br />
       auriez-vous quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Non. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Jetez le filet à droite de la barque,       <br />
       et vous trouverez. »       <br />
       Ils jetèrent donc le filet,       <br />
       et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,       <br />
       tellement il y avait de poissons.       <br />
           Alors, le disciple que Jésus aimait       <br />
       dit à Pierre :       <br />
       « C’est le Seigneur ! »       <br />
       Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,       <br />
       il passa un vêtement,       <br />
       car il n’avait rien sur lui,       <br />
       et il se jeta à l’eau.       <br />
           Les autres disciples arrivèrent en barque,       <br />
       traînant le filet plein de poissons ;       <br />
       la terre n’était qu’à une centaine de mètres.       <br />
           Une fois descendus à terre,       <br />
       ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise       <br />
       avec du poisson posé dessus,       <br />
       et du pain.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »       <br />
           Simon-Pierre remonta       <br />
       et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :       <br />
       il y en avait cent cinquante-trois.       <br />
       Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Venez manger. »       <br />
       Aucun des disciples n’osait lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Ils savaient que c’était le Seigneur.       <br />
           Jésus s’approche ;       <br />
       il prend le pain       <br />
       et le leur donne ;       <br />
       et de même pour le poisson.       <br />
           C’était la troisième fois       <br />
       que Jésus ressuscité d’entre les morts       <br />
       se manifestait à ses disciples.       <br />
              <br />
           Quand ils eurent mangé,       <br />
       Jésus dit à Simon-Pierre :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,       <br />
       plus que ceux-ci ? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le berger de mes agneaux. »       <br />
           Il lui dit une deuxième fois :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le pasteur de mes brebis. »       <br />
           Il lui dit, pour la troisième fois :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »       <br />
       Pierre fut peiné       <br />
       parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :       <br />
       « M’aimes-tu ? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Seigneur, toi, tu sais tout :       <br />
       tu sais bien que je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le berger de mes brebis.       <br />
           Amen, amen, je te le dis :       <br />
       quand tu étais jeune,       <br />
       tu mettais ta ceinture toi-même       <br />
       pour aller là où tu voulais ;       <br />
       quand tu seras vieux,       <br />
       tu étendras les mains,       <br />
       et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,       <br />
       pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »       <br />
           Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort       <br />
       Pierre rendrait gloire à Dieu.       <br />
       Sur ces mots, il lui dit :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se manifesta encore aux disciples       <br />
       sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.       <br />
           Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,       <br />
       avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       Nathanaël, de Cana de Galilée,       <br />
       les fils de Zébédée,       <br />
       et deux autres de ses disciples.       <br />
           Simon-Pierre leur dit :       <br />
       « Je m’en vais à la pêche. »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Nous aussi, nous allons avec toi. »       <br />
       Ils partirent et montèrent dans la barque ;       <br />
       or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.       <br />
              <br />
           Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,       <br />
       mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Les enfants,       <br />
       auriez-vous quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Non. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Jetez le filet à droite de la barque,       <br />
       et vous trouverez. »       <br />
       Ils jetèrent donc le filet,       <br />
       et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,       <br />
       tellement il y avait de poissons.       <br />
           Alors, le disciple que Jésus aimait       <br />
       dit à Pierre :       <br />
       « C’est le Seigneur ! »       <br />
       Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,       <br />
       il passa un vêtement,       <br />
       car il n’avait rien sur lui,       <br />
       et il se jeta à l’eau.       <br />
           Les autres disciples arrivèrent en barque,       <br />
       traînant le filet plein de poissons ;       <br />
       la terre n’était qu’à une centaine de mètres.       <br />
              <br />
           Une fois descendus à terre,       <br />
       ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise       <br />
       avec du poisson posé dessus,       <br />
       et du pain.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »       <br />
           Simon-Pierre remonta       <br />
       et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :       <br />
       il y en avait cent cinquante-trois.       <br />
       Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Venez manger. »       <br />
       Aucun des disciples n’osait lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Ils savaient que c’était le Seigneur.       <br />
           Jésus s’approche ;       <br />
       il prend le pain       <br />
       et le leur donne ;       <br />
       et de même pour le poisson.       <br />
           C’était la troisième fois       <br />
       que Jésus ressuscité d’entre les morts       <br />
       se manifestait à ses disciples.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024</title>
   <updated>2024-12-27T04:10:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-29-decembre-2024_a1212.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/82989909-59469553.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-24T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/82989909-59469553.jpg?v=1635964573" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" />
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      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 décembre 2021 et 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <updated>2024-08-19T04:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1191.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-08-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 25 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602288-57034210.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous allons simplement retenir deux points qui me semblent importants pour notre cheminement dans la rencontre de Jésus.       <br />
              <br />
       1-<span style="font-style:italic">Foi et confiance</span>       <br />
              <br />
       Premièrement : avoir la foi en Jésus ce n’est pas tout comprendre       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       2- <span style="font-style:italic">Cheminer avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Deuxièmement : croire c’est aussi rester, demeurer avec Jésus       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       3-<span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes comme chrétiens en cheminement. Notre foi nous  invite à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Nous y avons accès par la foi. Nous sommes comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile.        <br />
              <br />
       Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à faire de même et à dire «  Tu as les paroles de la vie éternelle »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
        20  août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 201 et 22  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »</title>
   <updated>2024-08-13T19:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-L-Eucharistie-une-vraie-nourriture_a1190.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602287-57034208.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-13T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 18 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Proverbes 9, 1-6, Éphésiens 5, 15-20 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602287-57034208.jpg?v=1714843810" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" />
     </div>
     <div>
      La semaine dernière un de mes amis a fait une indigestion. Manifestement, il avait pris une nourriture que ne lui allait pas, une mauvaise nourriture pour lui.       <br />
              <br />
       Et je me suis demandé en pensant à l’évangile d’aujourd’hui où Jésus dit que sa chair est une vraie nourriture  qu’est-ce qui fait une bonne, une vraie nourriture?        <br />
              <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les effets de la nourriture matérielle</span>       <br />
              <br />
       Je regardais autour de moi.       <br />
              <br />
       a) Je voyais des jeunes à qui on disait « Viens manger, si tu veux grandir ». Je voyais des adolescents engouffrer tranche de pain sur tranche de pain et j’entendais les parents dire « À cet âge, on ce sont de vrais goinfres. Ils n’ont pas de fond. ». Et je me disais : «  Bien sûr, une vraie nourriture, cela fait croître, cela développe l’organisme, cela donne des forces, de l’énergie »       <br />
              <br />
       b) Je voyais aussi des gens plus vieux et je constatais que même si rendu à un certain âge, si on n’est plus en période de croissance, la nourriture est bien nécessaire pour conserver ses forces et les refaire. Si on perd l’appétit, si on ne mange plus, on se détériore, on perd son énergie, on commence à dépérir.       <br />
              <br />
       c) Et je voyais aussi autre chose. Je constatais que la plupart du temps la nourriture nous rassemble dans la joie. Je voyais les réunions de famille ou d’amis autour d’une table, les cafés et les gâteaux de fin de soirée etc. et je me disais : « Bien sûr, une vraie nourriture cela favorise les contacts, le partage, l’amitié, ça rassemble. »        <br />
              <br />
       En un mot une nourriture matérielle cela développe le corps, cela conserve les forces et cela rassemble.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Application à la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie</span>       <br />
              <br />
       Eh bien! Lorsque Jésus nous dit que sa chair est une vraie nourriture et son sang un vrai breuvage (boisson), je me dis que cela doit être un peu comme dans le cas de la nourriture terrestre, matérielle.  Ainsi on peut faire les applications suivantes.       <br />
              <br />
       a) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe augmentent nos forces, nous font nous développer spirituellement comme les repas généreux de l’adolescent qui sont nécessaires à sa croissance. Le pain et le vin eucharistiques, corps et sang du Christ, soutiennent notre croissance comme disciple de Jésus et comme enfant de Dieu. Ils nourrissent notre vie de baptisé dans le monde où nous vivons.       <br />
              <br />
       b) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe conservent aussi nos forces et nous refont spirituellement. Ils entretiennent une vie spirituelle vivante et agissante.       <br />
              <br />
       c) Enfin, le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe nous rassemblent pour former le Corps du Christ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui transforme</span>       <br />
              <br />
       Voilà une analogie intéressante qui nous fait mieux comprendre les paroles de Jésus aujourd’hui, mais il faut souligner une grosse différence entre la nourriture matérielle et la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous nourrissons à chaque jour, ce que nous mangeons est transformé par notre organisme, mais lorsque nous communions et mangeons le Corps du Christ à la messe, c’est le Christ qui nous transforme en lui, nous devenons ce que nous mangeons : « Celui qui mange ma chair, dit-il, et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui... Celui qui me mangera vivra par moi».       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, lorsque nous communions nous faisons un geste qui ouvre la porte de notre cœur à Jésus. Ainsi nous lui permettons de nous rendre de plus en plus semblables à lui dans tous les aspects de notre vie : ouverts, miséricordieux, patients, sensibles à la souffrance autour de nous, heureux de partager, d’accueillir etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, retenons que la chair et le sang du Christ <b>nous développent, nous conservent et nous rassemblent</b>. Et, petit à petit, nous font devenir de plus en plus comme Jésus.       <br />
              <br />
       La chair et le sang du Christ ouvrent nos cœurs, nos  yeux, élargissent nos horizons. Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont une nourriture  sans laquelle toutes les autres nourritures perdent leur sens. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
              <br />
       <!! reprise de l'homélie du 13 août 2015-->       <br />
              <br />
       <!--Nous continuons ce dimanche-ci à recevoir dans la Parole de Dieu des images ou des paraboles tirées de l'Ancien Testament qui nous permettent d'écouter avec des oreilles encore plus attentives la suite du Discours de Jésus sur le Pain de vie qui suit comme vous le savez la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       Ce matin le thème avancé par la lecture du Livre de la Sagesse est très concret. On pourrait le résumer en eux mots : Manger et buvez       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'invitation du livre de la Sagesse</span>       <br />
              <br />
       Manger et boire, n'y-a-t-il rien de plus terre à terre? On est renvoyé non seulement à l'action de manger ou de boire, mais à tout ce qui prépare les repas où on se sustente, à l'alimentation  saine et suffisante, aux suites et aux conséquences du boire et du manger etc.       <br />
              <br />
       Vous voyez que l'invitation du live de la Sagesse va couvrir un large éventail de possibilités.       <br />
              <br />
       Il en va ainsi dans la vie des êtres humains. Leur vie s'appuie sur le boire et le manger. On passe des heures à préparer les repas, à cultiver la terre pour se nourrir, à déguster ensemble les produits de la terre, à servir le vin qui réjouit le cœur etc...       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce thème est très riche. Il est appliqué dans notre lecture à la Sagesse car la Sagesse est Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Le même thème est repris dans l’évangile. Dans l’évangile Jésus invite à manger et à boire lui aussi.  On n’est sur le même registre car la nourriture dont il parle vient de Dieu, elle est descendue du ciel. Mais, ce n’est plus de la Sagesse dont il parle c’est de sa chair et de son sang donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
       Il est important de faire ce lien entre le don que Jésus fait de sa vie et la nourriture qu’il devient pour nous. En effet, Dieu nous a montré son amour en nous donnant son Fils. Il veut que nous le recevions comme son Fils, mais il veut aussi que nous marchions sur ses traces. Pour ce faire, il partage avec nous ce qu’il a mis en lui, son amour et sa tendresse.        <br />
              <br />
       Ainsi manger la chair de Jésus et boire son sang ne constituent pas seulement un geste quelconque quand nous allons à la messe le dimanche ou en  d’autre temps.  Manger la chair du Christ et boire son sang signifie entrer en communion avec lui dans ce don qu’il fait de lui-même pour notre vie à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie ainsi est le sacrement de l’amour de Dieu répandu en nous et dans le monde. Car il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux et celles qu’on aime.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les effets</span>       <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie, comme tout ce que nous mangeons et buvons, a des conséquences. Elle nous fait vivre spirituellement. Elle nous ouvre aux autres. Elle crée la communauté des croyants. Elle annonce les merveilles de Dieu et promet un futur ensoleillé.        <br />
              <br />
       Mais comme dans le cas de la nourriture humaine, physique, pour  que ces bonnes conséquences se manifestent, il faut apporter notre contribution. Une nourriture mal préparée ou viciée, comme vous le savez, fait plus de mal que de bien. Il peut en arriver ainsi si nous nous approchons du corps et du sang du Christ sans apporter les bonnes intentions. Il nous revient de nous disposer à les recevoir avec un cœur attentif et un esprit ouvert.       <br />
              <br />
       Si vous le faites, vous verrez que votre vie sera transformée car c’est le propre d’une bonne nourriture que d’opérer d’incroyables bienfaits. Le corps et le sang de Jésus ouvrent nos cœurs. Ils élargissent les horizons. Ils rassemblent. Ils sont la nourriture par excellence sans laquelle toutes les autres nourritures deviennent fades Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous sommes rassemblés par la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang, par sa présence aussi dans sa Parole fasse de nous des disciples toujours plus proches de Lui et prêts à aller le dire autour d’eux.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
       -->       <br />
        <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 14 août 2018-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       La Sagesse a bâti sa maison,       <br />
       elle a taillé sept colonnes.       <br />
           Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin,        <br />
       puis a dressé la table.       <br />
           Elle a envoyé ses servantes, elle appelle       <br />
       sur les hauteurs de la cité :       <br />
       « Vous, étourdis, passez par ici ! »       <br />
       À qui manque de bon sens, elle dit :       <br />
           « Venez, mangez de mon pain,        <br />
       buvez le vin que j’ai préparé.       <br />
           Quittez l’étourderie et vous vivrez,       <br />
       prenez le chemin de l’intelligence. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Saints du Seigneur, adorez-le :       <br />
       rien ne manque à ceux qui le craignent.       <br />
       Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;       <br />
       qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.       <br />
              <br />
       Venez, mes fils, écoutez-moi,       <br />
       que je vous enseigne la crainte du Seigneur.       <br />
       Qui donc aime la vie       <br />
       et désire les jours où il verra le bonheur ?       <br />
              <br />
       Garde ta langue du mal       <br />
       et tes lèvres des paroles perfides.       <br />
       Évite le mal, fais ce qui est bien,       <br />
       poursuis la paix, recherche-la.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           prenez bien garde à votre conduite :        <br />
       ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.        <br />
           Tirez parti du temps présent,        <br />
       car nous traversons des jours mauvais.        <br />
           Ne soyez donc pas insensés,        <br />
       mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.        <br />
           Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ;        <br />
       soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.        <br />
           Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,        <br />
       chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.        <br />
           À tout moment et pour toutes choses,        <br />
       au nom de notre Seigneur Jésus Christ,        <br />
       rendez grâce à Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 56)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à la foule :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :        <br />
       « Comment celui-là        <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »        <br />
           Jésus leur dit alors :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,        <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,        <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       a la vie éternelle ;        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,        <br />
       et mon sang est la vraie boisson.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       demeure en moi,        <br />
       et moi, je demeure en lui.        <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,        <br />
       et que moi je vis par le Père,        <br />
       de même celui qui me mange,        <br />
       lui aussi vivra par moi.        <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :        <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.        <br />
       Eux, ils sont morts ;        <br />
       celui qui mange ce pain vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-L-Eucharistie-une-vraie-nourriture_a1190.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <updated>2024-04-16T03:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601782-57034038.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 avril 2024. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601782-57034038.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler, comme celle des changements climatiques et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018 et 20 avril 2021-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <updated>2024-03-19T18:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/77063531-55904525.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 mars 2024. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/77063531-55904525.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification.        <br />
              <br />
       L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions . Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication.        <br />
              <br />
       Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ... ». L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018 et 23 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année A : « Le grand commandement »</title>
   <updated>2023-11-01T21:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Le-grand-commandement_a1143.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/75165642-52590978.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire année A le 29 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Exode 22, 20-26, 1 Thessaloniciens 1, 5c-10 et Mathieu 22, 34-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/75165642-52590978.jpg?v=1694548278" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année A : « Le grand commandement »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année A : « Le grand commandement »" />
     </div>
     <div>
      Dans le système parlementaire britannique qui est le nôtre au Québec et au Canada, on appelle les partis d’opposition la « <span style="font-style:italic">Loyale Opposition de Sa Majesté</span> » et à Ottawa, la capitale du Canada, le chef de l’opposition officielle jouit même d’une demeure et d’un budget de fonction.        <br />
              <br />
       S’il en est ainsi c’est qu’on considère dans notre système démocratique que l’opposition par ses questions et ses interventions permet d’en connaître plus sur les véritables intentions du gouvernement.       <br />
              <br />
       Toutes proportions gardées, dans les passages des derniers dimanches que l’évangile selon saint Mathieu nous a racontés,  les opposants à Jésus par leurs questions  - souvent dans le but de l’embêter comme celle sur le paiement de l’impôt à l’empereur romain– jouent un rôle similaire. C’est grâce à ces interventions que Jésus livre l’originalité de son message,       <br />
              <br />
       Nous en avons un autre exemple ce matin avec la question d'un opposant à Jésus sur le grand commandement.       <br />
               <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une nouveauté?</span>       <br />
              <br />
       Commençons par noter que la réponse de Jésus faisant état de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain à placer au cœur de son message reprend des invitations que déjà l’Ancien Testament proposait au peuple d’Israël.       <br />
              <br />
       Ainsi dans la fameuse prière du <span style="font-style:italic">Schema Israël</span> [en français : Écoute Israël] que les Juifs récitent encore deux fois par jour aujourd’hui, on dit : «  Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 6, 4-5). Et dans le livre des Lévites, parmi de nombreuses recommandations pratiques, on trouve celle-ci : « Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. » (<span style="font-style:italic">Lévitique</span> 19, 18).       <br />
              <br />
       Vous voyez que la réponse de Jésus a un côté qui ne surprend sûrement pas ses auditeurs. Ils connaissent déjà ces commandements. Leur question « Quel est le grand commandement ? » vise à ce que Jésus leur indique dans les 613 commandements qu’ils recensaient dans lesi [Écritures]i lesquels viennent en premier. Voilà la question.        <br />
              <br />
       La réponse de Jésus sans les surprendre va apporter un éclairage à cet ensemble de prescriptions qu’on appelait des commandements et qui étaient répartis dans les divers livres des <span style="font-style:italic">Écritures</span> qu’on nommait la<span style="font-style:italic"> Loi et les Prophètes</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le pivot de toute la Loi et les Prophètes</span>       <br />
              <br />
       En référant à ces enseignements de la <span style="font-style:italic">Loi et des Prophètes</span>, Jésus leur donne une orientation nouvelle. Cette nouveauté réside dans la jonction essentielle entre les deux commandements qu’il rappelle. Réécoutons la réponse de Jésus : «  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ».       <br />
              <br />
       Dans cette réponse deux mots expriment la nouveauté apportée par Jésus « semblable » et « dépend ».        <br />
              <br />
       « Semblable » : Jésus met un lien insécable et indéfaisable entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Il refuse de répondre aux pharisiens en mettant une priorité. L’un et  l’autre commandement sont unis de telle sorte que l’un ne va pas sans l’autre.        <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens l’ont compris dès les débuts de l’Église et la première lettre attribuée à l’apôtre saint Jean le proclame dans un texte percutant que vous avez sûrement entendu et retenu et que je vous cite. « Si quelqu’un dit : ‘ J’aime Dieu’, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. » (I <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 20-21).       <br />
              <br />
       L’enseignement de Jésus ne peut être mieux résumé.       <br />
              <br />
       L’autre terme que j’ai noté pour nous dans la réponse de Jésus c’est le mot « dépend » : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes ».        <br />
              <br />
       Le mot « dépend » traduit un mot grec qui implique que tout se tient ensemble et que l’une ou l’autre des parties ne peut être isolée. Tout se résume dans ces deux commandements, non pas que les autres disparaissent, mais parce qu’ils les inspirent tous et leur donnent sens.        <br />
              <br />
       Toutes les <span style="font-style:italic">Écritures</span> qui sont la Parole de Dieu ne peuvent se lire, se comprendre, se vivre en dehors de cette perspective. Le mouvement vertical – l’amour de Dieu – et le mouvement horizontal – l’amour du prochain – se croisent et se confondent comme les deux bras de la Croix.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le chemin de l’amour vrai</span>       <br />
              <br />
       Le chemin de l’amour de Dieu et du prochain prend sa source en Dieu lui-même qui est Amour. Ce chemin est constitué d’étapes que nous découvrons et vivons dans les situations concrètes de notre vie de couple, de célibataire, de consacré. Pour toutes et pour tous, ce chemin les amène à quitter le registre d’un amour égoïste où l’on aime l’autre (Dieu ou le prochain) pour ce que cela nous rapporte, pour notre bénéfice personnel, pour les dons qu’on reçoit.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Pour-la-fete-de-saint-Bernard-de-Clairvaux-1090-1153-Une-vie-de-feu_a979.html">Saint Bernard</a>, un grand docteur de l’Église, qualifie cet amour d’amour servile ou intéressé. Il incite à marcher petit à petit vers un amour désintéressé où c’est l’autre en lui-même qui est l’objet de notre amour. Cet amour saint Bernard l’appelle amour filial et fraternel qui peut s’épanouir jusqu’au sommet de l’amour mystique.       <br />
              <br />
       Ce chemin de l’amour nous y sommes engagés depuis notre baptême. Le chrétien est un être que Dieu a rempli de son amour (que le Nouveau Testament  appelle <span style="font-style:italic">agapè</span>) pour qu’il en vive et témoigne ainsi que notre Dieu est Amour.       <br />
              <br />
       C’est donc une Bonne nouvelle qui retentit pour nous aujourd’hui. Suivre Jésus n’est pas une affaire compliquée, remplie de prescriptions, de commandements de toutes sortes. Suivre Jésus c’est aimer comme Lui : aimer comme Dieu notre Père aime ses enfants les regardant avec des yeux toujours remplis de bonté, de compassion et de miséricorde.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Prenons conscience ce matin que nous sommes tous aimés de Dieu et que cet amour nous grandit et nous permet d’aimer nous aussi comme lui.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie vienne par la communion au Corps et au Sang du Christ enraciner en nous l’amour éternel du Père pour chacun et chacune de nous et rendons lui grâces de ce don merveilleux.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 octobre 2023       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 24 octobre 2017 et du  20 octobre 2020-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Si tu accables la veuve et l’orphelin, ma colère s’enflammera » (Ex 22, 20-26)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           « Tu n’exploiteras pas l’immigré,       <br />
       tu ne l’opprimeras pas,       <br />
       car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.       <br />
           Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.       <br />
           Si tu les accables et qu’ils crient vers moi,       <br />
       j’écouterai leur cri.       <br />
           Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée :       <br />
       vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.       <br />
              <br />
           Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple,       <br />
       à un pauvre parmi tes frères,       <br />
       tu n’agiras pas envers lui comme un usurier :       <br />
       tu ne lui imposeras pas d’intérêts.       <br />
           Si tu prends en gage le manteau de ton prochain,       <br />
       tu le lui rendras avant le coucher du soleil.       <br />
           C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ;       <br />
       c’est le manteau dont il s’enveloppe,       <br />
       la seule couverture qu’il ait pour dormir.       <br />
       S’il crie vers moi, je l’écouterai,       <br />
       car moi, je suis compatissant ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 17 (18), 2-3, 4.20, 47.51ab)       <br />
       R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’aime, Seigneur, ma force :       <br />
       Seigneur, mon roc, ma forteresse,       <br />
       Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,       <br />
       mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !       <br />
              <br />
       Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur,       <br />
       je suis sauvé de tous mes ennemis.       <br />
       Lui m’a dégagé, mis au large,       <br />
       il m’a libéré, car il m’aime.       <br />
              <br />
       Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !       <br />
       Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire !       <br />
       Il donne à son roi de grandes victoires,       <br />
       il se montre fidèle à son messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles afin de servir Dieu et d’attendre son Fils » (1 Th 1, 5c-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous       <br />
       pour votre bien.       <br />
           Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur,       <br />
       en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves,       <br />
       avec la joie de l’Esprit Saint.       <br />
           Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants       <br />
       de Macédoine et de Grèce.       <br />
           Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce       <br />
       qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti,       <br />
       mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout       <br />
       que nous n’avons pas besoin d’en parler.       <br />
           En effet, les gens racontent, à notre sujet,       <br />
       l’accueil que nous avons reçu chez vous ;       <br />
       ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu       <br />
       en vous détournant des idoles,       <br />
       afin de servir le Dieu vivant et véritable,       <br />
           et afin d’attendre des cieux son Fils       <br />
       qu’il a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les pharisiens,       <br />
       apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,       <br />
       se réunirent,       <br />
           et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus       <br />
       pour le mettre à l’épreuve :       <br />
           « Maître, dans la Loi,       <br />
       quel est le grand commandement ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur,       <br />
       de toute ton âme et de tout ton esprit.       <br />
           Voilà le grand, le premier commandement.       <br />
           Et le second lui est semblable :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           De ces deux commandements       <br />
       dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Le-grand-commandement_a1143.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »</title>
   <updated>2023-09-12T21:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/74876188-52097582.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec le 17 septembre 2023. Textes : Si 27, 30 – 28, 7, Rm 14, 7-9 et Mt 18, 21-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/74876188-52097568.jpg?v=1693837086" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      Je me suis senti mal à l'aise un moment pour commenter l'épisode de l'évangile de ce dimanche. Pourquoi? Je me le suis demandé.       <br />
              <br />
       Est-ce parce qu'il s'agissait de parler de pardon? Je ne le crois pas. À la réflexion, je pense que ce qui m'a dérangé dans le texte c'est la démesure, le caractère invraisemblable de plusieurs détails à commencer par la réponse de Jésus à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le récit de saint Mathieu</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit que nous avons entendu. Dans la parabole, la somme demandée au serviteur est exorbitante : dix milles talents  (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent précise la nouvelle traduction de l’évangile).  Cette somme correspond à quelques millions de dollars aujourd'hui. On ne voit pas comment le serviteur a pu contracter une telle dette. Même s'il se met en faillite, on est loin du compte.       <br />
              <br />
       Puis, plus loin, les cent deniers eux représentent une très, très petite somme, quelques dollars d'aujourd'hui. Une si petite somme ne justifie pas la prison.       <br />
              <br />
       Enfin, en conclusion, le maître devant l'attitude du serviteur à l'égard de son collègue n'a aucune pitié. Il le condamne  sans appel.       <br />
              <br />
       A la réflexion, j'ai compris que ces détails invraisemblables ne sont pas là pour qu'on s'y arrête pour eux-mêmes. Ils sont des images grossissantes qui nous renvoient à une leçon. Ils n'ont d'autre but que de faire ressortir le message de cette parabole. Tout devient clair si on se rappelle que Jésus nous parle ici de la manière d'agir de Dieu avec son peuple, avec nous.  Qu'est-ce que Jésus veut qu'on retienne de ce récit? Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Un. S'il est demandé au disciple de pardonner soixante-dix fois sept fois, c’est qu’il ne doit pas attendre la réciprocité de son pardon, la réconciliation effective ou encore la disparition des conflits. Il pardonnera sans attendre de retour. Comme le Père qui pardonne sans cesse, le disciple dans son cœur ne doit jamais laisser la  haine, la dureté prendre racine. C’est un regard de compassion, de bonté qu’il doit toujours porter sur ses frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Deux. Le serviteur de la parabole est en dette de façon si démesurée avec son maître qu’il ne peut s’en tirer que grâce à la bonté, à la miséricorde de celui-ci. Le disciple de Jésus lui aussi, parce qu’il est pécheur, ne peut prétendre se sauver par lui-même. Il a besoin de l’amour, de la compassion, de la miséricorde de son Père du ciel. Dans nos relations avec Dieu on ne peut jouer au donnant-donnant. Tes réalisations humaines, ta bonté d’homme ou de femme, comparée  à l’amour de Dieu ne sont rien, dirait saint Jean de la Croix. Il n’y a pas de commune mesure entre Dieu et l’Homme.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi le disciple doit apprendre à se libérer de ses mesures humaines, calculées avec ses manières de voir et d’agir, pour s’introduire, s’initier, s’adapter aux mesures de Dieu, aux manières d’agir de Dieu. Dans cette histoire, notre attention doit se porter sur le roi miséricordieux, mais non pas sur le comportement du serviteur ingrat et impitoyable. C’est le message d’aujourd’hui bien mis en évidence dans la conclusion du récit que je vous relis : « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? » (verset 33)       <br />
              <br />
       « Comme moi-même… »  Cette invitation à s’adapter de plus en plus aux manières d’agir de Dieu nous donne l’occasion de nous remettre en question. Notre attitude envers les autres restera toujours le meilleur critère de discernement. Agissons-nous à la manière de Dieu ? C’est pour avoir oublié de suivre cette voie que le serviteur est condamné. C’est pour l’avoir oublié qu’au jugement final les uns s’entendront dire « J’ai eu faim et tu ne m'as pas nourri, J’ai eu soif et tu ne m’as pas donné à boire, J’étais malade et tu ne m’as pas visité… »  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 34-36)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie renouvelle en nous le goût de marcher à la suite de Jésus qui, dans sa vie, n’a eu d’autre attitude que de suivre la manière d’agir de Dieu et qui nous donne par la communion à son Corps et à son Sang la grâce d’y arriver nous aussi.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise de celle du 13?septemnbre 2020        <br />
       12 septembre 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/74876188-52097582.jpg?v=1693836875" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A  : « Pardonner soixante-dix fois sept fois... »" />
     </div>
     <div>
      b[LECTURES DE LA MESSE pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année A]b

PREMIÈRE LECTURE
« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis » (Si 27, 30 – 28, 7)
Lecture du livre de Ben Sira le Sage

Rancune et colère, voilà des choses abominables
où le pécheur est passé maître.
    Celui qui se venge
éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
    Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ;
alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
    Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme,
comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
    S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable,
comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
    Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ;
qui donc lui pardonnera ses péchés ?
    Pense à ton sort final et renonce à toute haine,
pense à ton déclin et à ta mort,
et demeure fidèle aux commandements.
    Pense aux commandements
et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut
et sois indulgent pour qui ne sait pas.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour. (Ps 102, 8)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.

DEUXIÈME LECTURE
« Si nous vivons, si nous mourons, c’est pour le Seigneur » (Rm 14, 7-9)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
    si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
    Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je ne te dis pas de pardonner jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois » (Mt 18, 21-35)
Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.’
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
‘Rembourse ta dette !’
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
‘Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.’
    Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
‘Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Pardonner-soixante-dix-fois-sept-fois_a1137.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » </title>
   <updated>2023-06-03T02:43:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-A-Les-noms-de-Dieu_a1122.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/72201515-50248738.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Sainte Trinité (Année A) le 4 juin 2023 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Exode 34, 4...9, II Corinthiens 13, 11-13 et Jean 3, 16-18     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/72201515-50248738.jpg?v=1681737651" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » " title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A : « Les noms de Dieu… » " />
     </div>
     <div>
      « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous » nous a dit saint Paul dans la deuxième lecture. C’est le souhait qu’il faisait en terminant sa seconde lettre aux chrétiens de Corinthe.       <br />
              <br />
       Cette petite phrase résume toute la foi de l’Église que nous partageons et que nous redisons chaque dimanche dans le « Je crois en Dieu ». Le Dieu des chrétiens est un Dieu unique en trois personnes, ce qui lui donne une couleur particulière que je vais essayer de mieux découvrir avec vous.       <br />
               <br />
       Essayer de mieux le découvrir? Est-ce possible? La Sainte Trinité est un mystère avons-nous appris. Et un mystère, on ne peut pas le comprendre.       <br />
              <br />
       Vous avez raison. Mais quand vous dites « un mystère on ne peut pas le comprendre », vous vous placez sur le registre de la raison humaine. Et  sur ce plan, toutes nos explications, toutes nos recherches, ne pourront jamais nous faire entrer dans le mystère. Elles nous en montreront les contours. Elles en décriront l’essentiel, mais elles ne l’expliqueront pas. Alors, on s'arrête là ?  Non, car il y a une autre voie pour mieux découvrir le mystère de la Sainte Trinité, c’est d’y entrer avec son cœur et non avec sa raison. Je vous invite à le faire avec moi en suivant le chemin des noms de Dieu dans la Bible.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le nom de Dieu dans l'Ancien Testament</span>        <br />
               <br />
       Dans l’Ancien Testament, Dieu se présente, non pas divisé, éparpillé dans diverses créatures ou leurs représentations. Il est  le Créateur. Il se présente Un et unique (Deutéronome  6,4), toujours le même, à Abraham, Isaac et Jacob, et à leur descendance croyante (Exode 3, 6). Le nom du Dieu unique est «JE SUIS». Le juifs ne le prononcent pas et disent plutôt « LE SEIGNEUR » ou « ADONAÏ ».  On dit parfois Yahweh ou Yahvé. (Exode 3, 6 cf. aussi 34, 5-6)       <br />
              <br />
       Le Nom divin ne peut être attribué à quoi que ce soit et à qui que ce soit d’autre que l’unique Dieu. C’est le sens du premier commandement de la Loi que Moïse a transmise de la part de Dieu (Exode 20, 3-4; Deutéronome 5,7). Le deuxième, c'est  de ne pas invoquer le nom divin à tout propos, de façon insignifiante, ou même pour faire le mal (Exode 20, 7; Deutéronome 5, 11).        <br />
              <br />
       Tout cela exprime à la fois une proximité exclusive que Dieu veut créer avec son peuple et un respect  pour la sainteté du Dieu unique. Dans l’Ancien Testament, les actes et les paroles des croyants sont toujours guidés par l’amour du Nom divin (Deutéronome 6,5).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La nouveauté apportée par Jésus</span>       <br />
              <br />
       C’est dans cette foi au Dieu unique, révélé à Abraham et à Moïse dans le Nom divin, que  Jésus a été élevé car il était juif et membre du peuple de l’Alliance. Sa mission fut d’accomplir et de porter à sa plénitude l’Alliance de Dieu avec Abraham et Moïse.        <br />
              <br />
       Mais Jésus apportera une nouvelle image de Dieu. Il donne à Dieu le beau nom de PÈRE (« Abba » en Araméen qui se traduit littéralement par PAPA). Déjà à 12 ans au Temple devant les docteurs de la Loi lorsque ses parents le retrouvent il leur dit « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ». (Luc 2, 49)  La prière à Dieu qu'il donne à ses disciples commence par « Notre Père »  (Mathieu 6, 9)         <br />
              <br />
       Dans sa prédication, il parle souvent de ses relations particulières avec Dieu. Il se dit même « FILS DE DIEU». Ce qui suscitera des incompréhensions. On l’accusera de blasphème «  Tu as dit : ‘Je suis Fils de Dieu’ » lui reproche le Grand Prêtre lors de son procès durant la Passion. (Mathieu  26, 62-65)       <br />
              <br />
       Et pour compléter la révélation du Dieu Un et Trine, Dieu unique en trois personnes, Jésus décrit le lien qu’il a avec son Père en le comparant au souffle qui nous fait vivre. Ce lien  c’est celui de  l’amour mutuel à nul autre pareil. Ce souffle de vie prend le nom d'ESPRIT SAINT, amour du Père pour le Fils et du Fils pour le Père.        <br />
              <br />
       Telle est la nouveauté apportée par Jésus. Le nom de Dieu n’est pas seulement « JE SUIS ».  Il est « JE SUIS PÈRE, FILS ET ESPRIT SAINT »,  un seul Dieu en trois personnes, ce qui veut dire qu’il est comme une famille. En lui nous pouvons nous reconnaitre par les sentiments d’amour, de partage, de don qu’il met dans nos cœurs. Même plus, Jésus nous dit qu’il habite en nous, qu’il n’est pas extérieur à nous, mais au fond de notre être même. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. (Jean 14, 23)       <br />
              <br />
       Voilà, en quelques mots, des pistes de méditation pour la fête de la Sainte Trinité où nous vénérons le Dieu Un et Trine au coeur de notre foi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont depuis les tout débuts inscrit cette foi au Dieu Un et Trine dans leur vie et dans leurs célébrations de toutes sortes. Nous le faisons encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Chaque messe commence par le signe de Croix accompagné des paroles « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Nous  faisons spontanément la même chose lorsque nous nous mettons en prière à la chapelle, sur le bord de notre lit le soir, avant un repas ou avant le travail.       <br />
              <br />
       C’est encore « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » que le prêtre ou le diacre donne la bénédiction soit à la messe soit dans d’autres occasions.       <br />
              <br />
       Notre histoire de croyant est commencée à notre baptême où nous avons étés plongés dans la mort et la résurrection du Christ « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » lorsque la personne qui nous a baptisé a dit en versant l’eau sur notre tête  « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe qui nous a réunis « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » nous aide à entrer dans ce grand mouvement d’amour qui est au cœur de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).  Ouvrons-lui la porte de notre coeur.        <br />
              <br />
       « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous »        <br />
       <!--Cet amour nous a donné le Fils de Dieu lui-même qui s’est incarné et s’est fait l’un de nous.  « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous  ». À chaque fois que nous célébrons la messe, nous rappelons que Dieu par Jésus nous amène à entrer de plus en plus en communion avec lui dans le mouvement d’amour de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       30 mai 2023       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï       <br />
       comme le Seigneur le lui avait ordonné.       <br />
       Il emportait les deux tables de pierre.       <br />
           Le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       et vint se placer là, auprès de Moïse.       <br />
       Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.       <br />
           Il passa devant Moïse et proclama :       <br />
       « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,       <br />
       Dieu tendre et miséricordieux,       <br />
       lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »       <br />
           Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.       <br />
           Il dit :       <br />
       « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,       <br />
       daigne marcher au milieu de nous.       <br />
       Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;       <br />
       mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,       <br />
       et tu feras de nous ton héritage. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)       <br />
       R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/       <br />
              <br />
       Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/       <br />
              <br />
       Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez dans la joie,       <br />
       cherchez la perfection,       <br />
       encouragez-vous,       <br />
       soyez d’accord entre vous,       <br />
       vivez en paix,       <br />
       et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.       <br />
           Saluez-vous les uns les autres       <br />
       par un baiser de paix.       <br />
       Tous les fidèles vous saluent.       <br />
              <br />
           Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,       <br />
       l’amour de Dieu       <br />
       et la communion du Saint-Esprit       <br />
       soient avec vous tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
           Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-A-Les-noms-de-Dieu_a1122.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »</title>
   <updated>2023-05-20T13:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Je-ne-vous-laisserai-pas-orphelins_a1118.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/71071507-49521879.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DE RETOUR. LES PROBLÊMES D'EXPÉDITION SONT RÉSOLUS. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques (Année A) 14 mai 2023 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes des Apôtres 8, 5-8.14-17, I Pierre 3, 15-17 et Jean 14, 15-21     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/71071507-49521879.jpg?v=1489454551" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »" />
     </div>
     <div>
      <!--       <br />
              <br />
       <b>FIN DE L'ENVOI PAR COURRIEL DE MES HOMÉLIES DOMINICALES À MA LISTE DE DISTRIBUTION. MES EXCUSES POUR CE CHANGEMENT</b>       <br />
              <br />
       COMME D'HABITUDE L'HOMÉLIE EST PUBLIÉE LE MARDI À 15 HEURES.  VOUS DEVEZ DÉSORMAIS CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT POUR  LA LIRE        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Homelies_r13.html">DERNIÈRES HOMÉLIES</a> ET DE LE METTRE DANS VOS FAVORIS.       <br />
              <br />
       VOUS RECEVEZ POUR LA DERNIÈRE FOIS MON HOMÉLIE DOMINICALE DANS VOTRE BOÎTE DE COURRIEL. IL VOUS REVIENT MAINTENANT  D'ALLER PAR VOUS-MÊME LA LIRE  SUR <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Homelies_r13.html">MON SITE INTERNET</a>.       <br />
              <br />
       BON DIMANCHE ET CORDIALE BIENVENUE,        <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 9 mai 2023-->       <br />
       « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur» venons-nous d'entendre. Ce « Défenseur » est appelé couramment dans l'évangile de saint Jean le « Paraclet ». Ce mot « Paraclet » vient d'un mot grec qui veut dire « celui qui aide ».        <br />
              <br />
       Dans la méditation de l'évangile de saint Jean qui nous est présentée ici, Jésus, avant de passer de ce monde au Père en mourant sur la croix, rassure ses disciples. Lorsqu'il ne sera plus visible pour eux, ils auront son aide continuellement, celle du Paraclet, que la tradition a identifié à l'Esprit Saint, l'Esprit du Père et du Fils. « Il demeurera en vous et il sera en vous…Je ne vous laisserai pas orphelins »  promet Jésus à ses disciples.        <br />
              <br />
       Dans les quelques versets que nous avons lu ce matin Jésus précise trois fonctions du Paraclet, de l'Esprit Saint, auprès de ses disciples que nous sommes et auprès de l'Église : enseigner, témoigner de lui et habiter le cœur des disciples.       <br />
               <br />
       I - <span style="font-style:italic">Enseigner</span>       <br />
              <br />
       Le Paraclet, dit Jésus, est l'Esprit de vérité. Il enseigne à suivre Jésus, à garder ses commandements. Il rappelle ce qu'a dit Jésus. Il est une mémoire vivante des paroles reçues de Jésus. Il est lui-même inspiré par le Père et par le Fils et il redit à notre cœur tout ce qu'a dit Jésus. Il rend notre intelligence attentive aux enseignements de Jésus. Il nous les fait aimer et chérir.        <br />
              <br />
       Ces enseignements ne sont pas seulement des préceptes à mettre en pratique. Ils sont un chemin de vie, le chemin de la vraie vie, un chemin d'éternité ( Psaume 138, 24).        <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint, ne parle pas de lui-même. Il fait approfondir la foi en Jésus, Seigneur de nos vies.       <br />
              <br />
       « Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous, dit Jésus un peu plus loin dans ce chapitre 14 de l’évangile de saint Jean, mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean 14, 25-26)       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Témoigner</span>       <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint, joue le rôle aussi d’un avocat et d’un défenseur envoyé par Jésus. Il témoigne ainsi de la vérité des enseignements de Jésus. Il les confirme. Il demeure auprès des disciples et il est en eux.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas de mémoriser des enseignements, mais de les vivre. Le Paraclet fait entrer dans le mouvement de l’amour de Dieu qui se donne gratuitement et en abondance. Il témoigne que le combat de Jésus contre le mal a été gagné, que Jésus est vainqueur du Malin, que les ténèbres ont fait place à la lumière, que toute personne peut désormais devenir le fils ou la fille du Père en union avec le Fils bien-aimé, Jésus mort et ressuscité, toujours vivant.        <br />
              <br />
       Alors que le monde ne le voit pas, les disciples de Jésus, eux, le verront vivant et ainsi ils vivront comme Lui de la vie même de Dieu. «  Le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi » dit Jésus dans l'évangile qui vient d'être proclamé.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Habiter</span>       <br />
              <br />
       Cette merveilleuse présence du Paraclet, de l’Esprit Saint,  nous dirige tout droit vers le Père dont Jésus a fait la volonté et qu’il nous a révélé comme un « Papa » proche de ses enfants (c'est le sens du mot Abba qu'employait Jésus pour désigner son Père et notre Père cf. Marc 14, 36) . C’est pourquoi Jésus déclare ici : « En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ».        <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi amenés à entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour de Dieu le Père qui a donné son Fils pour nous sauver. Malgré  notre pauvreté et nos péchés qui nous éloignent de Dieu, nous ouvrons la porte à la rencontre personnelle de Jésus en gardant ses commandements qui se résument dans le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 13, 34).       <br />
              <br />
       Ce faisant, Jésus lui-même viendra habiter en nous. « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père : moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui » dit Jésus. Quelle belle promesse!  Quelle merveille! Quelle grâce à nulle autre pareille!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes encore dans la fête de Pâques qui se prolonge dans la joie de la présence vivante de Jésus ressuscité que nous fêtons pendant 40 jours. Cela est bien indiqué par la liturgie qui ne parle pas de 2e, 3e , 4e, 5e dimanches après Pâques mais de 2e, 3e, 4e, 5e dimanches de Pâques. C’est toujours le temps de chanter ou de dire : « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie alléluia! alléluia! alléluia!  »        <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint,  qui se manifestera de façon éclatante à la Pentecôte que nous célébrerons dans quelques semaines est toujours à l’œuvre dans nos vies et dans l’Église. C’est lui cet autre Défenseur dont parle Jésus qui sera pour toujours avec nous.  « Je ne vous laisserai pas orphelins ».       <br />
              <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 mai 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 16  mai 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint » (Ac 8, 5-8.14-17)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,       <br />
       et là il proclamait le Christ.       <br />
           Les foules, d’un même cœur,       <br />
       s’attachaient à ce que disait Philippe,       <br />
       car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,       <br />
       ou même les voyaient.       <br />
           Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,       <br />
       qui sortaient en poussant de grands cris.       <br />
       Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.       <br />
           Et il y eut dans cette ville une grande joie.       <br />
              <br />
           Les Apôtres, restés à Jérusalem,       <br />
       apprirent que la Samarie       <br />
       avait accueilli la parole de Dieu.       <br />
       Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.       <br />
           À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains       <br />
       afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;       <br />
           en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux :       <br />
       ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.       <br />
           Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains,       <br />
       et ils reçurent l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       « Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a reçu la vie » (1 P 3, 15-18)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           honorez dans vos cœurs       <br />
       la sainteté du Seigneur, le Christ.       <br />
       Soyez prêts à tout moment à présenter une défense       <br />
       devant quiconque vous demande de rendre raison       <br />
       de l’espérance qui est en vous ;       <br />
           mais faites-le avec douceur et respect.       <br />
       Ayez une conscience droite,       <br />
       afin que vos adversaires soient pris de honte       <br />
       sur le point même où ils disent du mal de vous       <br />
       pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.       <br />
           Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien,       <br />
       si c’était la volonté de Dieu,       <br />
       plutôt qu’en faisant le mal.       <br />
           Car le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair ;       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si vous m’aimez,       <br />
       vous garderez mes commandements.       <br />
           Moi, je prierai le Père,       <br />
       et il vous donnera un autre Défenseur       <br />
       qui sera pour toujours avec vous :       <br />
           l’Esprit de vérité,       <br />
       lui que le monde ne peut recevoir,       <br />
       car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;       <br />
       vous, vous le connaissez,       <br />
       car il demeure auprès de vous,       <br />
       et il sera en vous.       <br />
           Je ne vous laisserai pas orphelins,       <br />
       je reviens vers vous.       <br />
           D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,       <br />
       mais vous, vous me verrez vivant,       <br />
       et vous vivrez aussi.       <br />
           En ce jour-là, vous reconnaîtrez       <br />
       que je suis en mon Père,       <br />
       que vous êtes en moi,       <br />
       et moi en vous.       <br />
           Celui qui reçoit mes commandements et les garde,       <br />
       c’est celui-là qui m’aime ;       <br />
       et celui qui m’aime       <br />
       sera aimé de mon Père ;       <br />
       moi aussi, je l’aimerai,       <br />
       et je me manifesterai à lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Je-ne-vous-laisserai-pas-orphelins_a1118.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »</title>
   <updated>2023-02-16T13:59:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Comme-votre-Pere-celeste_a1106.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/69910159-48825349.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A 19 février 2023. Textes: Lévitique 19, 1-2.17-18, 1 Corinthiens 3, 16-23 et Mathieu 5, 38-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/69910159-48825349.jpg?v=1674065658" alt="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" title="Homélie pour le 7e dimanche du temps ordinaire Année A : « Comme votre Père céleste... »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes encore ramenés, ce matin, par les paroles de l’Évangile, dans une époque et une culture qui nous sont bien étrangères. On ne peut lire et écouter les remarques de Jésus sur la vengeance et l’amour des ennemis sans prendre la peine de les replacer dans leur contexte, mais, sans pour autant, oublier le message qui leur est attaché et qui se résume dans ces mots « Comme votre Père céleste... ». Un fils, une fille imite son père d'autant plus lorsqu'il est celui que Jésus appellera familièrement « Abba » c’est-à-dire « Papa » (cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>16,36).       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vengeance</span>       <br />
              <br />
       La première série d’exemples de comportements recommandés par Jésus a trait à la vengeance. Jésus cite le dicton qui avait cours de son temps « Œil pour œil, dent pour dent ». Ce dicton référait à la Loi de Moïse soucieuse de justice. Lorsqu’on avait été lésé, il était normal de répondre à cette injustice par des représailles qui visaient à rétablir l’équilibre rompu. Ces représailles ne devaient pas toutefois dépasser le mal qui avait été fait. «  Œil pour œil » c’est une invitation à garder l’équilibre dans les représailles.        <br />
              <br />
       Jésus ici va plus loin que cette voie de justice et d'égalité. Il témoigne d’une autre mentalité, celle qui lui vient du Père du ciel où la justice ne représente pas tout l’univers du disciple.  La justice se complète avec l’amour et le partage gratuit.  Jésus donne quelque exemples pour illustrer cette mentalité du Royaume, des exemples très parlants : tendre l’autre joue, laisser aller les poursuites en justice, marcher plus qu’il n'est demandé par le compagnon de route.        <br />
              <br />
       Ces gestes vont plus loin que la norme de justice. Ils manifestent que le monde de Jésus ne se construit pas uniquement sur des rapports de justice, mais sur des rapports qui la dépassent où l'amour inspire les gestes de tous les jours et donne aux disciples un élan qui va au-delà de ce qui est vécu habituellement.       <br />
               <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’amour des ennemis</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l’évangile, Jésus utilise la même méthode d’enseignement pour parler de l’amour des ennemis. Il commence par rappeler un autre dicton répandu de son temps « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ». Ce dicton ne se trouve pas comme tel dans les Écritures qui ne disent nulle part de haïr son ennemi, mais le dicton reflète bien le ton général de celles-ci, car pour les juifs le prochain c’était les gens de leur peuple.        <br />
              <br />
       La  première lecture tirée du <span style="font-style:italic">Livre des Lévites</span> le dit très bien lorsque qu'on écrit « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur… Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple, Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Les autres qui n’étaient pas juifs étaient vus comme des ennemis. Ils s’attaquaient souvent au peuple de Dieu et pour les Juifs, ils s’attaquaient à Dieu lui-même. Il fallait les combattre avec vigueur. L’Ancien Testament est rempli de batailles avec les voisins d’Israël au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Après ce rappel, Jésus proclame ses recommandations : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ». Pour bien comprendre ces invitations, il faut les situer dans  un éclairage nouveau. Le contexte où se situe Jésus est totalement différent de celui de l'Ancien Testament. Il repose sur la révélation faite par Jésus à ses disciples à l'effet qu’ils sont les fils et les filles du Père du ciel, un Père qui se penche avec amour et miséricorde sur chacun et chacune, les méchants comme les bons.        <br />
              <br />
       Ainsi les comportements du disciple de Jésus ne peuvent se limiter à ce que font les païens et les juifs pieux. Ils se doivent de témoigner que tous ceux et celles qu’ils rencontrent, qui qu’ils soient, seront toujours vus comme une frère ou une sœur peu importe leur race, leur culture ou la couleur de leur peau. Il n’y a pas de limites au Royaume de Dieu qui englobe maintenant tous les peuples et non seulement le peuple d’Israël. Comme le dit si bien saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens dont on a lu un extrait dans la deuxième lecture : « Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous ».       <br />
              <br />
       III  – <span style="font-style:italic">Parfait, comme votre Père… </span>       <br />
              <br />
       Résumons. Dans ce passage de l'évangile de  Mathieu qui fait partie de ce qu'on a appelé le <span style="font-style:italic">DIscours sur la montagne</span> Jésus donne sept exemples concrets de comportements  pour ses disciples :  1) ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre, 2)  si quelqu'un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau, 3)  si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui, 4)  à qui te demande, donne, 5) à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos 6) aimez vos ennemis 7) priez pour ceux qui vous persécutent !         <br />
              <br />
       Ces exemples que Jésus donne ne se comprennent que si l’on se rappelle que le disciple imite Dieu, son Père, dans ses comportements et que ceux-ci se doivent d'être imprégnés de sa mentalité. Jésus le note dans une phrase-choc en concluant lorsqu'il dit « Vous, donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».       <br />
              <br />
       Dans cette phrase c’est le mot « comme » qui est important. Jésus ne dit pas « parce que ». La perfection qu’il propose n’est pas un défi à se donner, une conquête à réussir, une récompense de ses efforts, une médaille. Cette perfection est l’entrée dans un mode de vie qui est celui de Dieu, du Père céleste, où l’amour a la première place, car comme dit saint Jean « Dieu est Amour » (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 8) et «  puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres ». (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 11)        <br />
              <br />
       Jésus nous incite à nous mettre en chemin, à rechercher avec tout notre être la ressemblance avec Dieu, à manifester autour de nous l’amour du Père céleste et aussi  à prendre conscience de nos limites et de notre péché.  En effet, nous savons que cette invitation d’être « comme » le Père céleste ne se réalisera pas d’un seul coup. Nous sommes passés de la mort à la vie, du monde des ténèbres à celui de la lumière,  mais nous avons, au fil des jours, à incarner ce passage dans la vie quotidienne.        <br />
              <br />
       Les sept exemples que Jésus nous donne aujourd'hui ne sont qu’un commencement. Nous avons à trouver concrètement dans nos vies de gens du XXIe siècle le ton juste dans nos comportements et dans les attitudes évangéliques à développer dans nos rapports avec les autres.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe  nous unissant au Christ toujours vivant, nous aide à vivre à sa suite de plus en plus et  de mieux en mieux en fils et filles du Père du ciel comme nous le sommes vraiment. C’est la grâce que je vous souhaite de tout cœur !       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 14 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 février 2020 qui reprenait celle du 17 février 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 1-2.17-18)       <br />
       Lecture du livre des Lévites       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse et dit :       <br />
           « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.       <br />
       Tu leur diras :       <br />
       Soyez saints,       <br />
       car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.       <br />
              <br />
           Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.       <br />
       Mais tu devras réprimander ton compatriote,       <br />
       et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.       <br />
           Tu ne te vengeras pas.       <br />
       Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
       Je suis le Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)       <br />
       R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Car il pardonne toutes tes offenses       <br />
       et te guérit de toute maladie ;       <br />
       il réclame ta vie à la tombe       <br />
       et te couronne d’amour et de tendresse.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       il n’agit pas envers nous selon nos fautes,       <br />
       ne nous rend pas selon nos offenses.       <br />
              <br />
       Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés ;       <br />
       comme la tendresse du père pour ses fils,       <br />
       la tendresse du Seigneur pour qui le craint !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 16-23)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,       <br />
       et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?       <br />
           Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,       <br />
       cet homme, Dieu le détruira,       <br />
       car le sanctuaire de Dieu est saint,       <br />
       et ce sanctuaire, c’est vous.       <br />
           Que personne ne s’y trompe :       <br />
       si quelqu’un parmi vous       <br />
       pense être un sage à la manière d’ici-bas,       <br />
       qu’il devienne fou pour devenir sage.       <br />
           Car la sagesse de ce monde       <br />
       est folie devant Dieu.       <br />
       Il est écrit en effet :       <br />
       C’est lui qui prend les sages       <br />
       au piège de leur propre habileté.       <br />
           Il est écrit encore :       <br />
       Le Seigneur le sait :       <br />
       les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !       <br />
           Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté       <br />
       en tel ou tel homme.       <br />
       Car tout vous appartient,       <br />
           que ce soit Paul, Apollos, Pierre,       <br />
       le monde, la vie, la mort,       <br />
       le présent, l’avenir :       <br />
       tout est à vous,       <br />
           mais vous, vous êtes au Christ,       <br />
       et le Christ est à Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       En celui qui garde la parole du Christ       <br />
       l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 2, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Œil pour œil, et dent pour dent.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;       <br />
       mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,       <br />
       tends-lui encore l’autre.       <br />
           Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice       <br />
       et prendre ta tunique,       <br />
       laisse-lui encore ton manteau.       <br />
           Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,       <br />
       fais-en deux mille avec lui.       <br />
           À qui te demande, donne ;       <br />
       à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Tu aimeras ton prochain       <br />
       et tu haïras ton ennemi.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Aimez vos ennemis,       <br />
       et priez pour ceux qui vous persécutent,       <br />
           afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;       <br />
       car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,       <br />
       il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.       <br />
           En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,       <br />
       quelle récompense méritez-vous ?       <br />
       Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Et si vous ne saluez que vos frères,       <br />
       que faites-vous d’extraordinaire ?       <br />
       Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?       <br />
           Vous donc, vous serez parfaits       <br />
       comme votre Père céleste est parfait. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Comme-votre-Pere-celeste_a1106.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C : « Zachée : amour et tendresse de Dieu »</title>
   <updated>2022-11-01T13:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Zachee-amour-et-tendresse-de-Dieu_a1088.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/67518359-47726793.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-25T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C le 30 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Sagesse 11, 22 – 12, 2 ; 2 Thessaloniciens 1, 11 – 2, 2 et Luc 19, 1-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/67518359-47726793.jpg?v=1663852850" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C : « Zachée : amour et tendresse de Dieu »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année C : « Zachée : amour et tendresse de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Zachée sur son arbre est une des images de l’évangile qui est la plus connue. Elle fait appel à l’imagination des enfants aux cours de catéchèse. Elle surprend leurs parents. Elle est digne d’une vidéo bien faite. Elle ne passe pas inaperçue. Qu’en retenir pour nous ici ce matin?        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le mouvement de la tendresse de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Pour répondre à cette question, il faut prendra la peine de mettre ce récit de saint Luc en lien avec les deux premières lectures qui nous permettent d’aller au-delà de l’image traditionnelle de Zachée sur son arbre.       <br />
              <br />
       La première lecture situe le cadre universel de l’action de Dieu dans le monde : une tendresse et un amour à nuls autres pareils. Elle en fait une description magnifique. En résumé, cette action de Dieu auprès de ses créatures, ne se limite pas à leur donner la vie et à les maintenir dans l’existence. C’est aussi et surtout une tendresse et un amour qui les touchent dans leur vie de tous les jours, dans leurs relations, dans leurs espoirs, dans leurs aspirations les plus profondes.        <br />
              <br />
       Écoutez ce que dit le rédacteur de la belle prière du livre de la Sagesse que nous avons lue : « Seigneur, le monde entier est devant toi comme un rien sur la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre, tu as pitié de tous, parce que tu peux tout, tu fermes les yeux sur leur péchés, pour qu'ils se convertissent tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres…Maître,, tu aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous ».       <br />
              <br />
       Ce rappel de la beauté de l’amour de Dieu et de sa tendresse nous donne le cadre aussi de l’action de Jésus venu dans le monde pour manifester cette tendresse et cet amour de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Jésus à la recherche des brebis perdues</span>       <br />
              <br />
       Tout le ministère de Jésus dans sa vie publique va consister à aller sur les routes de Palestine à la recherche de ceux et celles que Dieu aime pour leur annoncer cette bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       Jésus va chez le pharisien, il s’arrête au puits avec la Samaritaine, il guérit l’aveugle-né, il appelle Mathieu, Pierre, André et Jean etc.         <br />
              <br />
       Et ici, il dans le récit de saint Luc que nous venons de lire, il apostrophe Zachée en lui disant « Descends vite, aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ».       <br />
              <br />
       C’est un appel sans conditions. Jésus sait bien que cet homme est rejeté à cause de son travail de collecteur d’impôt qui saigne littéralement les gens pour leur soutirer le plus d’argent possible pour les autorités romaines et pour se constituer un pécule personnel important. C’est un homme sans principes autres que son bénéfice personnel. Il ne voit pas autre chose.       <br />
              <br />
       Et voici qu’interpellé par Jésus, son cœur change du tout au tout : « Je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. »       <br />
              <br />
       Dieu est passé, le souffle de l’Esprit s’est manifesté, la tendresse de Dieu s’est installée chez Zachée. C’est le mystère de la rencontre de Jésus, le Fils bien-aimé du Père.        <br />
              <br />
       Jésus va par les chemins à la recherche des brebis perdues. Zachée est l’un de celles-là. Le salut est arrivé dans sa maison. La grâce et l’amour de Dieu ont rejoint ce collecteur d’impôt méprisé par les siens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un appel pour nous</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, Dieu continue de visiter par Jésus, par l’Église, par nos frères et sœurs ses bien-Aimés que nous sommes. Comme à Zachée, il nous dit « Aujourd’hui il faut que J’aille demeurer dans ta maison ». Il nous appelle à vivre notre vocation de fils et de filles du Père miséricordieux et plein de tendresse.       <br />
              <br />
       Demandons comme le souhaite saint Paul dans la deuxième lecture que Dieu nous « trouve dignes de l’appel qu’il nous a adressé, qu’il nous donne d’accomplir tout le bien que nous désirons et qu’il rende active notre foi ».       <br />
              <br />
       L’exemple de Zachée, retourné et converti par la présence de Jésus, est un stimulant car il nous indique que, qui que nous soyons, tout est possible pour Dieu si nous acceptons de descendre de notre arbre, un arbre qui nous éloigne des autres parfois, un arbre qui cache l’horizon et nous empêche de voir plus loin, un arbre qui est un refuge pour nous éviter de rencontrer la vie dans toutes ses dimensions, un arbre qui, hélas! nous renferme sur nous-mêmes.       <br />
              <br />
       Ouvrons, si vous le voulez nos yeux et nos oreilles. Jésus est là au pied de notre arbre, il nous dit comme à Zachée « Descends, aujourd’hui je viens chez toi ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est la plus belle invitation qu’il peut nous faire, une invitation qui annonce le grand repas où il s’assoira avec nous dans l’éternité bienheureuse. « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20). C’est déjà ce grand repas qui est commencé dans cette Eucharistie que nous célébrons ce matin.        <br />
              <br />
       Ouvrons nos portes, descendons de nos arbres et partageons ce que nous avons comme le Christ nous partage son Corps et son Sang. Et les gens autour de nous se sentirons des invités bienvenus autour de cette table.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 octobre 2022       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 25 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe » (Sg 11, 22 – 12, 2)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Seigneur, le monde entier est devant toi       <br />
       comme un rien sur la balance,       <br />
       comme la goutte de rosée matinale       <br />
       qui descend sur la terre.       <br />
           Pourtant, tu as pitié de tous les hommes,       <br />
       parce que tu peux tout.       <br />
       Tu fermes les yeux sur leurs péchés,       <br />
       pour qu’ils se convertissent.       <br />
           Tu aimes en effet tout ce qui existe,       <br />
       tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ;       <br />
       si tu avais haï quoi que ce soit,       <br />
       tu ne l’aurais pas créé.       <br />
           Comment aurait-il subsisté,       <br />
       si tu ne l’avais pas voulu ?       <br />
       Comment serait-il resté vivant,       <br />
       si tu ne l’avais pas appelé ?       <br />
           En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi,       <br />
       Maître qui aimes les vivants,       <br />
            toi dont le souffle impérissable les anime tous.       <br />
              <br />
           Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu,       <br />
       tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent,       <br />
       pour qu’ils se détournent du mal       <br />
       et croient en toi, Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais ! (Ps 144, 1)       <br />
              <br />
       Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !       <br />
       Chaque jour je te bénirai,       <br />
       je louerai ton nom toujours et à jamais.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,       <br />
       il redresse tous les accablés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui » (2 Th 1, 11 – 2, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
            nous prions pour vous à tout moment       <br />
       afin que notre Dieu vous trouve dignes       <br />
       de l’appel qu’il vous a adressé ;       <br />
       par sa puissance,       <br />
       qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez,       <br />
       et qu’il rende active votre foi.       <br />
           Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous,       <br />
       et vous en lui,       <br />
       selon la grâce de notre Dieu       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
            Frères, nous avons une demande à vous faire       <br />
       à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       et de notre rassemblement auprès de lui :       <br />
           si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre       <br />
       prétendant que le jour du Seigneur est arrivé,       <br />
       n'allez pas aussitôt perdre la tête,       <br />
       ne vous laissez pas effrayer. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 1-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.       <br />
           Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;       <br />
       il était le chef des collecteurs d’impôts,       <br />
       et c’était quelqu’un de riche.       <br />
           Il cherchait à voir qui était Jésus,       <br />
       mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,       <br />
       car il était de petite taille.       <br />
           Il courut donc en avant       <br />
       et grimpa sur un sycomore       <br />
       pour voir Jésus qui allait passer par là.       <br />
           Arrivé à cet endroit,       <br />
       Jésus leva les yeux et lui dit :       <br />
       « Zachée, descends vite :       <br />
       aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »       <br />
           Vite, il descendit       <br />
       et reçut Jésus avec joie.       <br />
           Voyant cela, tous récriminaient :       <br />
       « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »       <br />
           Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :       <br />
       « Voici, Seigneur :       <br />
       je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,       <br />
       et si j’ai fait du tort à quelqu’un,       <br />
       je vais lui rendre quatre fois plus. »       <br />
           Alors Jésus dit à son sujet :       <br />
       « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,       <br />
       car lui aussi est un fils d’Abraham.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver       <br />
       ce qui était perdu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Zachee-amour-et-tendresse-de-Dieu_a1088.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »</title>
   <updated>2022-07-09T04:53:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1072.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/64228922-46109411.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C le 10 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/64228922-46109411.jpg?v=1652359175" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par  chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.       <br />
              <br />
       S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.        <br />
              <br />
       Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.        <br />
              <br />
       Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La leçon à retenir</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?       <br />
              <br />
       S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Jésus le bon Samaritain</span>        <br />
              <br />
       Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous faisons partie de l'humanité blessée par le péché.. Comme le blessé de la route de Jéricho nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés.  C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1072.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C : « Viens, Seigneur Jésus ! »</title>
   <updated>2022-05-26T04:23:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1064.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/62256408-45177991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C le 29 mai 2022 (sauf au Canada où ce dimanche-là on célèbre la Solennité de l'Ascension qui n'a pas été célébrée le jeudi 26 mai 2022) Textes : Actes 7, 55-60, Apocalypse 22, 12-14.16-17.20 et Jean 17, 20-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/62256408-45177991.jpg?v=1645757226" alt="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C : « Viens, Seigneur Jésus ! »" title="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C : « Viens, Seigneur Jésus ! »" />
     </div>
     <div>
      Les textes des lectures d’aujourd’hui en ce dimanche entre l’Ascension et celui de la Pentecôte illustrent ce qu’est la vie du disciple qui partage celle de Jésus ressuscité. Reprenons chacune des lectures dans cette perspective.       <br />
              <br />
       I  -<span style="font-style:italic">Un modèle pour nous</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le martyre de saint Étienne auquel participe saint Paul, ardent adversaire alors des premières communautés chrétiennes, nous fait entrer dans l’intimité de ce disciple de Jésus hors pair que fut Étienne qui servait les plus pauvres avec générosité et affection.  Le récit des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres </span> nous livre quelque chose de ce que fut  la relation personnelle d’Étienne avec Jésus. Étienne représente tous ceux et celles  qui ont cru à la résurrection de Jésus sur le témoignage des premiers disciples Pierre et Jean, Marie- Madeleine, les disciples d'Emmaüs, Thomas ou encore les 500 frères dont parle Saint Paul dans une de ses lettres ( 1 <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>15, 6).        <br />
              <br />
       Étienne est ainsi un peu comme nous et il peut nous servir de modèle. Il n'a pas connu Jésus directement. Nous aussi. Il l'a connu par les premiers témoins de la résurrection. Nous aussi. Il s’appuie sur leur parole et leur témoignage. Nous aussi. On voit, d'autre part, que cette foi qui est en lui est une foi à transporter les montagnes comme le souhaite Jésus dans les évangiles. Il est tellement uni à Jésus qu’il l’aperçoit déjà avant de mourir. Il s’identifie à lui en pardonnant à ses meurtriers. Il laisse un message de paix et d’amour en donnant sa vie comme Jésus l’a fait pour ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       C’est tout un témoignage qu’il donne. Il sera à l’instar des Apôtres un témoin, ce que veut dire le mot martyr en grec. Il inspirera nombre de personnes dans l’histoire, notamment ceux et celles qui, comme lui, auront à donner leur vie pour le Christ lors des persécutions dans l’empire romain. Il inspire encore aujourd’hui nombre de chrétiens et chrétiennes, témoins du Christ et martyrs à leur tour, qui vivent dans des pays où ils sont persécutés pour leur foi et dont certains donneront  leur vie pour le Christ comme ce laïc catholique pakistanais, Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités religieuses,  qui a été assassiné le 2 mars 2011 et dont la cause de béatification et de canonisation a été ouverte en 2016. Voir le lien à la fin.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Une inspiration</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture nous fait entrer,  sous forme poétique, dans la vie des disciples des premières communautés chrétiennes. On sait que l'écrit de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> date de la fin du premier siècle après Jésus-Christ. Les persécutions contre les chrétiens sont déjà commencées comme celle de Néron en 64.  L’auteur du livre de l’<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> désire soutenir et encourager les chrétiens à persévérer malgré les embûches et les obstacles qu'ils rencontrent.        <br />
              <br />
       En s’adressant aux premiers disciples des églises naissantes autour de la mer Méditerranée l’auteur met dans la bouche de Jésus ces paroles que nous avons entendues : « Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.   Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. » L'image des « vêtements » renvoie au « vêtement blanc » du Baptême. La persécution est une purification. Elle ouvre les portes de la ville c'est-à-dire du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est là un message d’encouragement à la persévérance dans la foi reçue des Apôtres. Cette persévérance s’appuie sur une conviction ferme, celle de la présence toujours vivante de Jésus ressuscité. C’est pourquoi la prière de ces communautés se concentre dans l’invocation : « Viens, Saigneur, Viens ».         <br />
              <br />
       Cette invocation a franchi les siècles. Nous aussi nous sommes dans une Église  écrasée de toutes parts, nous sommes à contre-courant et ce dont nous avons besoin c’est de nous tourner vers Celui qui  est, comme le cite le début de cette deuxième lecture,  l’Alpha et l'Oméga - le début et la fin de tout – et de lui dire avec insistance  « Viens ». Nous le faisons à chaque Eucharistie de façon spéciale après la consécration lorsque nous reprenons une des invocations proposées par la liturgie qui est la suivante  « Proclamons le mystère de la Foi » à laquelle l’assemblée répond : « Gloire à toi qui était mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus! »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un héritage</span>       <br />
              <br />
       La lecture de l’évangile nous renvoie à notre vie à nous de disciple de Jésus en présentant un extrait des paroles de Jésus lors de la dernière Cène. On constate par celles-ci que Jésus est conscient qu’il a un héritage à transmettre, un héritage qu'il désire partager avec ses disciples.       <br />
              <br />
       Le moment est solennel. En levant les yeux au ciel, Jésus laisse son coeur parler. Et, en même temps, il insiste pour montrer qu’il le fait dans une  union totale avec son Père. Jésus ne se sépare jamais de Celui qui l’a envoyé. Il entre totalement dans le message d’amour du Père. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. ».        <br />
              <br />
       Jésus sait déjà le soir de la Cène qu’il  ira jusqu’à donner sa vie dans cette fidélité incrustée en lui depuis toujours comme lui fait dire l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span> en utilisant un psaume : « Père tu m’as donné un corps et me voici pour faire ta volonté » (cf.  <span style="font-style:italic">Hébreux</span> 10, 5-7). Faire la volonté de Dieu, c'est entrer dans le mouvement d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint au sein de la Trinité qui se répand sur les disciples que nous sommes. C'est le souhait que Jésus fait aux Apôtres autour de lui le soir de la Cène et à tous ceux et celles qui les suivront.  Que « l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux ». Tel est l’héritage de Jésus pour ceux et celles qui le suivent.       <br />
              <br />
       Cet héritage nous est confié et nous sommes invités nous aussi à être des hommes et des femmes témoins de l'amour de Dieu autour de nous, dans nos sociétés et dans nos pays. <!--« Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé». -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Que les fruits de la rencontre de Jésus ressuscité continuent de s’exprimer dans nos vies et dans notre Église. « Oui! Seigneur, viens! » nous t’attendons. Que le Pain et le Vin consacrés que nous recevons ce matin nous soutiennent dans notre route de disciples du Seigneur Ressuscité  à  l'école des personnes qui nous ont précédés comme saint Étienne et les fidèles des premières générations chrétiennes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 mai 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 27 mai 2019-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------       <br />
              <br />
       Pour <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shahbaz_Bhatti">mieux connaître Shabbaz Bhatti</a> on peut se référer à Wikipedia qui cite son testament spirituel dont voici un extrait :  « <span style="font-style:italic"> Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerais comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.</span> »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique, Canada       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je contemple le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 55-60)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       Étienne était en face de ses accusateurs.       <br />
           Rempli de l’Esprit Saint,       <br />
       il fixait le ciel du regard :       <br />
       il vit la gloire de Dieu,       <br />
       et Jésus debout à la droite de Dieu.       <br />
           Il déclara :       <br />
       « Voici que je contemple les cieux ouverts       <br />
       et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »       <br />
           Alors ils poussèrent de grands cris       <br />
       et se bouchèrent les oreilles.       <br />
       Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,       <br />
           l’entraînèrent hors de la ville       <br />
       et se mirent à le lapider.       <br />
       Les témoins avaient déposé leurs vêtements       <br />
       aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.       <br />
           Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi :       <br />
       « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »       <br />
           Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »       <br />
       Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)       <br />
       R/ Le Seigneur est roi,       <br />
       le Très-Haut sur toute la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 96, 1a.9a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !       <br />
       Joie pour les îles sans nombre !       <br />
       justice et droit sont l’appui de son trône.       <br />
              <br />
       Les cieux ont proclamé sa justice,       <br />
       et tous les peuples ont vu sa gloire.       <br />
       À genoux devant lui, tous les dieux !       <br />
              <br />
       Tu es, Seigneur, le Très-Haut       <br />
       sur toute la terre :       <br />
       tu domines de haut tous les dieux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 12-14.16-17.20)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
       j’ai entendu une voix qui me disait :       <br />
           « Voici que je viens sans tarder,       <br />
       et j’apporte avec moi le salaire       <br />
       que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.       <br />
           Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier,       <br />
       le commencement et la fin.       <br />
           Heureux ceux qui lavent leurs vêtements :       <br />
       ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie       <br />
       et, par les portes, ils entreront dans la ville.       <br />
           Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange       <br />
       vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.       <br />
       Moi, je suis le rejeton, le descendant de David,       <br />
       l’étoile resplendissante du matin. »       <br />
           L’Esprit et l’Épouse disent :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui entend, qu’il dise :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui a soif,       <br />
       qu’il vienne.       <br />
       Celui qui le désire,       <br />
       qu’il reçoive l’eau de la vie,       <br />
       gratuitement.       <br />
              <br />
           Et celui qui donne ce témoignage déclare :       <br />
       « Oui, je viens sans tarder. »       <br />
       – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur,       <br />
       je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 14, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :       <br />
       « Père saint,       <br />
           je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,       <br />
       mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.       <br />
           Que tous soient un,       <br />
       comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.       <br />
       Qu’ils soient un en nous, eux aussi,       <br />
       pour que le monde croie que tu m’as envoyé.       <br />
           Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,       <br />
       pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :       <br />
           moi en eux, et toi en moi.       <br />
       Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,       <br />
       afin que le monde sache que tu m’as envoyé,       <br />
       et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.       <br />
           Père,       <br />
       ceux que tu m’as donnés,       <br />
       je veux que là où je suis,       <br />
       ils soient eux aussi avec moi,       <br />
       et qu’ils contemplent ma gloire,       <br />
       celle que tu m’as donnée       <br />
       parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.       <br />
           Père juste,       <br />
       le monde ne t’a pas connu,       <br />
       mais moi je t’ai connu,       <br />
       et ceux-ci ont reconnu       <br />
       que tu m’as envoyé.       <br />
           Je leur ai fait connaître ton nom,       <br />
       et je le ferai connaître,       <br />
       pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,       <br />
       et que moi aussi, je sois en eux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1064.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » </title>
   <updated>2022-05-02T13:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur_a1061.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/62256373-45177987.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-03T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C le 8 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 13, 14.43-52, Apocalypse 9.14b-17 et Jean 10, 27-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/62256373-45177987.jpg?v=1645536117" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes rendus au <span style="font-style:italic">Dimanche du Bon Pasteur</span> qui est, dans plusieurs endroits, consacré à la prière pour les vocations sacerdotales dans l’Église. Je ne m’attarderai pas sur cette invitation qui va de soi, il me semble, mais je me contenterai de partager avec vous des images du Bon Pasteur qui ont frappé mon imaginaire au cours de ma vie de prêtre puis de relire avec un regard neuf les quelques lignes de saint Jean que la liturgie de ce dimanche a retenues.        <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Des images de jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Les premières images du Bon Pasteur qui me viennent en mémoire sont celles de tableaux le représentant debout au milieu de nombreuses brebis avec un bâton recourbé à la main et une brebis dans les bras [regarder un spécimen au début de ce texte]. Cette représentation avec des dizaines de variations se retrouvait dans les images que nous remettaient les enseignants à l’école. Elles habitaient l’imagination des jeunes que nous étions alors dans les années 1950.        <br />
              <br />
       Ces images avaient pour moi une puissance d’émotion formidable comme celles de la Madone telle que nous la présentait des peintres comme Raphaël ou Léonard de Vinci que nous voyions dans les églises.       <br />
              <br />
       Vous me direz que ces images sont loin de ce qu’était un berger en Palestine. Vous avez raison, mais comme toutes les représentations elles sont porteuses de signification et de sens. Et ces images, malgré leur côté fleur bleu dans bien des cas, irradiaient la compassion, la proximité, la bonté, l’amour du berger pour les brebis qui l’entourent ainsi que son souci de les guider ce que rappelle le bâton.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une inspiration nouvelle</span>       <br />
              <br />
       Une fois accroché par ces images, mon cheminement vers le presbytérat a été marqué par une autre image associée à une statue qu’on avait mise en évidence dans la chapelle du Grand Séminaire : celle du Bon Pasteur des catacombes au visage jeune sans barbe et portant sur son dos une brebis. J’ai appris plus tard en visitant les catacombes à Rome que cette sculpture reproduisait celle des catacombes de Domitille [voir la reproduction a la fin de ce texte].       <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit, cette image d’un jeune homme portant la brebis sur son dos me permettait de m’identifier au berger. Elle a nourri tout mon cheminent vers l’ordination presbytérale et elle n’est jamais disparue de mon horizon. Le prêtre sera toujours à l’image du Bon Pasteur celui qui porte sur ses épaules les brebis qui lui sont confiées. Il n’hésitera pas à les accueillir qui qu’elles soient, il sera toujours là comme en ont donné le témoignage de saints prêtres comme saint François de Sales, le Curé d’Ars ou Padre Pio et comme le font encore  aujourd'hui de nombreux confrères sur le terrain répondant ainsi aux appels et aux cris de celles-ci.       <br />
              <br />
       Ces images nous révèlent, sans les épuiser, les richesses de la figure Bon Pasteur que Jésus revendique : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.» (Jean 10, 11)       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Aller à la source</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile que nous venons de lire nous fournit des commentaires très éclairants de cette parole.       <br />
               <br />
       Un : « Mes brebis écoutent ma voix, moi le les connais, et elles me suivent ». Il y a un lien de cœur, une intimité entre le pasteur et les brebis. Ils partagent une écoute, un chemin, une connaissance réciproque. Intimité et proximité sont des caractéristiques essentielles de la relation du pasteur et des membres du peuple Dieu.       <br />
              <br />
       Deux : « Je leur donne la vie éternelle ; jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main ». Les brebis participent à ce qui fait vivre le pasteur qui les garde avec lui pour les faire grandir  Le pasteur porte avec lui les personnes vers qui il est envoyé pour leur permettre d’être elles-mêmes de plus en plus, non pour les écraser ou les emprisonner. Au contraire, il se fait leur défenseur pour les rendre libres.       <br />
              <br />
       Trois : « Mon Père qui me les a données est plus grand que tout ». Le vrai berger ne s’approprie aucun mérite, il reçoit sa mission auprès des brebis comme un cadeau du Père des Cieux, c’est lui qui les a données au Christ Pasteur. Ce don se situe dans le sillage et la continuité de l’amour prévenant de Dieu pour l’humanité qui n’hésite pas à donner son propre Fils pour le salut du monde. « Le Père et moi nous sommes UN », dit Jésus à la fin du texte de l'évangile qui vient d'être lu.        <br />
              <br />
       Ainsi, se continue l’histoire d’un salut qui rejoint non plus seulement le peuple hébreu, mais toutes les nations, même les nations païennes comme l’illustre si bien le récit de la première lecture. Le pasteur aujourd'hui est envoyé vers toutes les catégories de personnes sans discrimination pour témoigner qu'elles sont aimées de Dieu malgré leurs manques et leurs limites et que son amour se fait miséricorde pour tous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce dimanche du Bon Pasteur ne tourne pas nos regards vers les pasteurs eux-mêmes, mais vers Celui qui est le Pasteur des pasteurs, Jésus Ressuscité toujours vivant dans  nos communautés chrétiennes à travers les signes du Pain et du Vin partagés à chaque dimanche et à travers sa Parole reçue en Église.        <br />
              <br />
       Certains dans la communauté reçoivent la mission de rappeler ce mystère en étant des signes, des sacrements, de cette présence du Christ Tête et Pasteur. Ce sont les  prêtres et les évêques qui sont donnés à l’Église pour être eux aussi des pasteurs qui ne font qu’un avec le seul et unique Pasteur : Jésus-Christ au service de leurs frères et soeurs. Prions pour qu'ils accomplissent leur ministère avec un esprit renouvelé et les regards toujours fixés sur le Christ Pasteur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
              <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       3 mai 2022       <br />
              <br />
       <!Reprise de l'homélie  du 12 avril 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/62256373-45177996.jpg?v=1645537061" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année C : « Les images du Bon Pasteur » " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous nous tournons vers les nations païennes » (Ac 13, 14.43-52)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé       <br />
           poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé       <br />
       et arrivèrent à Antioche de Pisidie.       <br />
       Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.       <br />
           Une fois l’assemblée dispersée,       <br />
       beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique       <br />
       les suivirent.       <br />
       Paul et Barnabé, parlant avec eux,       <br />
       les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu.       <br />
           Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla       <br />
       pour entendre la parole du Seigneur.       <br />
           Quand les Juifs virent les foules,       <br />
       ils s’enflammèrent de jalousie ;       <br />
       ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.       <br />
           Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :       <br />
       « C’est à vous d’abord       <br />
       qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu.       <br />
       Puisque vous la rejetez       <br />
       et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle,       <br />
       eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.       <br />
           C’est le commandement que le Seigneur nous a donné :       <br />
       J’ai fait de toi la lumière des nations       <br />
       pour que, grâce à toi,       <br />
       le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
           En entendant cela, les païens étaient dans la joie       <br />
       et rendaient gloire à la parole du Seigneur ;       <br />
       tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle       <br />
       devinrent croyants.       <br />
           Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.       <br />
              <br />
           Mais les Juifs provoquèrent l’agitation       <br />
       parmi les femmes de qualité adorant Dieu,       <br />
       et parmi les notables de la cité ;       <br />
       ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé,       <br />
       et les expulsèrent de leur territoire.       <br />
           Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds       <br />
       et se rendirent à Iconium,       <br />
           tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)       <br />
       R/ Nous sommes son peuple, son troupeau.       <br />
       ou : Alléluia. (cf. Ps 99, 3c)       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       servez le Seigneur dans l’allégresse,       <br />
       venez à lui avec des chants de joie !       <br />
              <br />
       Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :       <br />
       il nous a faits, et nous sommes à lui,       <br />
       nous, son peuple, son troupeau.       <br />
              <br />
       Oui, le Seigneur est bon,       <br />
       éternel est son amour,       <br />
       sa fidélité demeure d’âge en âge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie » (Ap 7, 9.14b-17)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et voici une foule immense,       <br />
       que nul ne pouvait dénombrer,       <br />
       une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues.       <br />
       Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau,       <br />
       vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.       <br />
           L’un des Anciens me dit :       <br />
       « Ceux-là viennent de la grande épreuve ;       <br />
       ils ont lavé leurs robes,       <br />
       ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.       <br />
           C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu,       <br />
       et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire.       <br />
       Celui qui siège sur le Trône       <br />
       établira sa demeure chez eux.       <br />
           Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif,       <br />
       ni le soleil ni la chaleur ne les accablera,       <br />
           puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône       <br />
       sera leur pasteur       <br />
       pour les conduire aux sources des eaux de la vie.       <br />
       Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
           « Mes brebis écoutent ma voix ;       <br />
       moi, je les connais,       <br />
       et elles me suivent.       <br />
           Je leur donne la vie éternelle :       <br />
       jamais elles ne périront,       <br />
       et personne ne les arrachera de ma main.       <br />
           Mon Père, qui me les a données,       <br />
       est plus grand que tout,       <br />
       et personne ne peut les arracher de la main du Père.       <br />
           Le Père et moi,       <br />
       nous sommes UN. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Les-images-du-Bon-Pasteur_a1061.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C : « Une présence dans la vie de tous les jours » </title>
   <updated>2022-04-27T04:00:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Une-presence-dans-la-vie-de-tous-les-jours_a1060.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/62256228-45177966.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C le 1 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 5, 27b-32.40b-41, Apocalypse 5,11-14 et Jean, 21, 1-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/62256228-45177966.jpg?v=1645534643" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C : « Une présence dans la vie de tous les jours » " title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année C : « Une présence dans la vie de tous les jours » " />
     </div>
     <div>
      Dans l’épisode de l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre, on retrouve les disciples non plus à Jérusalem, mais en Galilée. Ils ont quitté les lieux des derniers moments de Jésus et des premières apparitions du Ressuscité. Ils ont repris leurs occupations habituelles. Ils se sont remis à la pêche. La rencontre avec Jésus sur le bord du lac tant pour Pierre que pour les autres ne se présente pas comme une occasion de témoignage, mais plutôt comme un moment de familiarité émouvante et de proximité. C’est le message à retenir ce matin.  Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un dialogue surprenant </span>       <br />
              <br />
       La scène racontée nous montre Jésus qui s’adresse aux disciples sur un ton très familier : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson? ». Puis quand ils débarquent sur la rive, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Et Jésus les invite à déjeuner avec lui.        <br />
              <br />
       Cette scène est touchante. Il ne s’agit pas d’une apparition où scintille la lumière, où brille le visage de Jésus, où ses vêtements sont plus blancs que la neige. Non, il s’agit de gestes et de paroles de la vie quotidienne. Le Ressuscité se montre aux disciples et s’approche d’eux comme il le faisait autrefois aux jours de sa vie terrestre. Leurs liens avec lui ne sont pas disparus, ils sont transformés       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, l’auteur de l’évangile écrit que « c’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples ». Les apparitions de Jésus Ressuscité sont toutes des manifestations d’une présence nouvelle que les disciples expérimentent.         <br />
              <br />
       Les détails du récit sont là pour nous faire comprendre que cette présence du Ressuscité, même si elle est différente de sa présence terrestre, est une présence tout aussi réelle, une présence qu’on sent dans la vie de tous les jours.        <br />
              <br />
       Pas besoin de quitter ses occupations pour rencontrer Jésus. Comme les disciples, tu peux le rencontrer dans tes occupations habituelles : au travail, dans les conversations au téléphone ou pourquoi pas sur Twitter ou Facebook, dans les personnes que tu croises, dans tes amis, dans tes enfants, dans les jeunes, dans les personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">M’aimes-tu?</span>       <br />
              <br />
       Si nous continuons la lecture de ce beau texte, nous avons la fameuse scène avec saint Pierre où Jésus lui demande par trois fois « M’aimes-tu? ». Cette question touche l’intime de l’être. Elle fait écho au triple reniement de saint Pierre lors de la Passion. Elle lui donne l’occasion non seulement de regretter ce geste dans la cour du Grand Prêtre, mais elle lui permet de redire tout son amour pour celui qui l’a choisi comme Berger de ses brebis et dont il sera un témoin flamboyant comme nous le voyons dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Dans cette rencontre touchante avec Jésus Ressuscité, le lien de Pierre avec le Ressuscité se présente comme un lien intime qui se développe dans un climat de partage personnel et d’amour confiant.        <br />
              <br />
       Cette rencontre qui touche l’intime de l’être n’est pas réservée à saint Pierre. C’est à chacun et à chacune de nous que Jésus dit ce matin « M’aimes-tu? ». En effet, Jésus continue de se manifester dans notre monde et dans nos vies comme il l’a fait pour les disciples sur le bord du lac. Il attend aussi des réponses d’amour et de foi. Il redit à chacun et à chacune : « Apportez de ce poisson que vous venez de prendre » « Venez déjeuner ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Notre Eucharistie dominicale est un repas où Jésus Ressuscité se manifeste à chaque fois dans le Pain et le Vin consacrés.  Le sacrement de l’Eucharistie nous rassemble dans l’attente du Retour du Christ que nous annonçons « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit Saint Paul (I Corinthiens 11, 26). La nourriture qu’il nous propose pour notre pain quotidien, ce n’est plus du poisson grillé, mais son Corps et son Sang.        <br />
              <br />
       Le temps pascal nous permet de nous laisser imbiber profondément de la présence de Jésus Ressuscité, Celui qui est vivant hier, aujourd’hui et demain. Même lorsque sa présence semble disparaître, il ne faut pas se décourager. Il est toujours là. Comme les disciples ouvrons les yeux de la foi et nous pourrons dire « C’est le Seigneur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>        <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de l’évangile de ce matin est rempli de richesse et de leçons qui peuvent nous aider à vivre mieux notre engagement de chrétien-croyant dans un monde où la foi en la Résurrection de Jésus disparaît souvent des écrans de radar. C’est à nous, à l’exemple de Pierre et des Apôtres dont parle la première lecture, d’être les témoins de tout cela et de crier à pleine voix comme il est dit dans la lecture de l’Apocalypse : « Lui, l’Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       26 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 avril 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint » (Ac 5, 27b-32.40b-41)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.       <br />
           Le grand prêtre les interrogea :       <br />
           « Nous vous avions formellement interdit       <br />
       d’enseigner au nom de celui-là,       <br />
       et voilà que vous remplissez Jérusalem       <br />
       de votre enseignement.       <br />
       Vous voulez donc faire retomber sur nous       <br />
       le sang de cet homme ! »       <br />
           En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :       <br />
       « Il faut obéir à Dieu       <br />
       plutôt qu’aux hommes.       <br />
           Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,       <br />
       que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.       <br />
           C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,       <br />
       en faisant de lui le Prince et le Sauveur,       <br />
       pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.       <br />
           Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,       <br />
       avec l’Esprit Saint,       <br />
       que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »       <br />
              <br />
           Après avoir fait fouetter les Apôtres,       <br />
       ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,       <br />
       puis ils les relâchèrent.       <br />
           Quant à eux, quittant le Conseil suprême,       <br />
       ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes       <br />
       de subir des humiliations pour le nom de Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur,       <br />
       tu m’as relevé.       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 29, 2a)       <br />
              <br />
       Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,       <br />
       mon Dieu, tu m’as guéri ;       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie !       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie !       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi ;       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse » (Ap 5, 11-14)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
           j’ai vu :       <br />
       et j’entendis la voix d’une multitude d’anges       <br />
       qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;       <br />
       ils étaient des myriades de myriades,       <br />
       par milliers de milliers.       <br />
           Ils disaient d’une voix forte :       <br />
       « Il est digne, l’Agneau immolé,       <br />
       de recevoir puissance et richesse,       <br />
           sagesse et force,       <br />
       honneur, gloire et louange. »       <br />
              <br />
           Toute créature dans le ciel et sur la terre,       <br />
       sous la terre et sur la mer,       <br />
       et tous les êtres qui s’y trouvent,       <br />
       je les entendis proclamer :       <br />
       « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,       <br />
       la louange et l’honneur,       <br />
       la gloire et la souveraineté       <br />
       pour les siècles des siècles. »       <br />
           Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;       <br />
       et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Christ est ressuscité,       <br />
       le Créateur de l’univers,       <br />
       le Sauveur des hommes.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se manifesta encore aux disciples       <br />
       sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.       <br />
           Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,       <br />
       avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       Nathanaël, de Cana de Galilée,       <br />
       les fils de Zébédée,       <br />
       et deux autres de ses disciples.       <br />
           Simon-Pierre leur dit :       <br />
       « Je m’en vais à la pêche. »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Nous aussi, nous allons avec toi. »       <br />
       Ils partirent et montèrent dans la barque ;       <br />
       or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.       <br />
              <br />
           Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,       <br />
       mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Les enfants,       <br />
       auriez-vous quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Non. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Jetez le filet à droite de la barque,       <br />
       et vous trouverez. »       <br />
       Ils jetèrent donc le filet,       <br />
       et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,       <br />
       tellement il y avait de poissons.       <br />
           Alors, le disciple que Jésus aimait       <br />
       dit à Pierre :       <br />
       « C’est le Seigneur ! »       <br />
       Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,       <br />
       il passa un vêtement,       <br />
       car il n’avait rien sur lui,       <br />
       et il se jeta à l’eau.       <br />
           Les autres disciples arrivèrent en barque,       <br />
       traînant le filet plein de poissons ;       <br />
       la terre n’était qu’à une centaine de mètres.       <br />
           Une fois descendus à terre,       <br />
       ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise       <br />
       avec du poisson posé dessus,       <br />
       et du pain.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »       <br />
           Simon-Pierre remonta       <br />
       et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :       <br />
       il y en avait cent cinquante-trois.       <br />
       Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Venez manger. »       <br />
       Aucun des disciples n’osait lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Ils savaient que c’était le Seigneur.       <br />
           Jésus s’approche ;       <br />
       il prend le pain       <br />
       et le leur donne ;       <br />
       et de même pour le poisson.       <br />
           C’était la troisième fois       <br />
       que Jésus ressuscité d’entre les morts       <br />
       se manifestait à ses disciples.       <br />
              <br />
           Quand ils eurent mangé,       <br />
       Jésus dit à Simon-Pierre :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,       <br />
       plus que ceux-ci ? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le berger de mes agneaux. »       <br />
           Il lui dit une deuxième fois :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le pasteur de mes brebis. »       <br />
           Il lui dit, pour la troisième fois :       <br />
       « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »       <br />
       Pierre fut peiné       <br />
       parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :       <br />
       « M’aimes-tu ? »       <br />
       Il lui répond :       <br />
       « Seigneur, toi, tu sais tout :       <br />
       tu sais bien que je t’aime. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Sois le berger de mes brebis.       <br />
           Amen, amen, je te le dis :       <br />
       quand tu étais jeune,       <br />
       tu mettais ta ceinture toi-même       <br />
       pour aller là où tu voulais ;       <br />
       quand tu seras vieux,       <br />
       tu étendras les mains,       <br />
       et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,       <br />
       pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »       <br />
           Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort       <br />
       Pierre rendrait gloire à Dieu.       <br />
       Sur ces mots, il lui dit :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se manifesta encore aux disciples       <br />
       sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.       <br />
           Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,       <br />
       avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       Nathanaël, de Cana de Galilée,       <br />
       les fils de Zébédée,       <br />
       et deux autres de ses disciples.       <br />
           Simon-Pierre leur dit :       <br />
       « Je m’en vais à la pêche. »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Nous aussi, nous allons avec toi. »       <br />
       Ils partirent et montèrent dans la barque ;       <br />
       or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.       <br />
              <br />
           Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,       <br />
       mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Les enfants,       <br />
       auriez-vous quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Non. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Jetez le filet à droite de la barque,       <br />
       et vous trouverez. »       <br />
       Ils jetèrent donc le filet,       <br />
       et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,       <br />
       tellement il y avait de poissons.       <br />
           Alors, le disciple que Jésus aimait       <br />
       dit à Pierre :       <br />
       « C’est le Seigneur ! »       <br />
       Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,       <br />
       il passa un vêtement,       <br />
       car il n’avait rien sur lui,       <br />
       et il se jeta à l’eau.       <br />
           Les autres disciples arrivèrent en barque,       <br />
       traînant le filet plein de poissons ;       <br />
       la terre n’était qu’à une centaine de mètres.       <br />
              <br />
           Une fois descendus à terre,       <br />
       ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise       <br />
       avec du poisson posé dessus,       <br />
       et du pain.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »       <br />
           Simon-Pierre remonta       <br />
       et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :       <br />
       il y en avait cent cinquante-trois.       <br />
       Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Venez manger. »       <br />
       Aucun des disciples n’osait lui demander :       <br />
       « Qui es-tu ? »       <br />
       Ils savaient que c’était le Seigneur.       <br />
           Jésus s’approche ;       <br />
       il prend le pain       <br />
       et le leur donne ;       <br />
       et de même pour le poisson.       <br />
           C’était la troisième fois       <br />
       que Jésus ressuscité d’entre les morts       <br />
       se manifestait à ses disciples.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Une-presence-dans-la-vie-de-tous-les-jours_a1060.html" />
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