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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-15T07:33:34+02:00</updated>
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   <title>«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2013-04-18T16:05:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Foi-et-ardeur-Allocutions-du-Superieur-general-du-Seminaire-de-Quebec-et-de-Mgr-l-Archeveque-de-Quebec-pour-la_a532.html</id>
   <category term="350e du SME" />
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   <published>2013-04-14T03:48:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Roberge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec étant le 26 mars, ce jour tombait le mardi de la Semaine Sainte en 2013. Mgr Gérald C. Lacroix désirant marquer cet anniversaire par une messe d'action de grâces à la Basilique-cathédrale de Québec, le comité organisateur des fêtes lui a proposé de le faire selon ses disponibilités. Il a choisi le dimanche 14 avril 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5415007-8078017.jpg?v=1366047878" alt="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      C'est ainsi que les prêtres du Sémianire de Québec, agrégés, auxiliaires et associés, accompagnés de leurs invités spéciaux, représentant les trois communautés qui étaient en Nouvelle-France au moment de la fondation en 1663, à savoir les Augustines, les Ursulines et les Pères jésuites, se sont retrouvés autour de Mgr l'Archevêque pour une célébration eucharistique solennelle à la Basilique-cathédrale à 9h30. Mgr Maurice Couture, évêque émérite de Québec, Mgr Laurent Noël, évêque émérite de Trois-Rivières, Mgr Eugène Tremblay, évêque .émérite d'Amos et prêtre agrégé du Séminaire de Québec, Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire à Québec ainsi que 35 prêtres étaient présents.       <br />
              <br />
       Cette célébration a été suivie d'une santé dans la Salle des prêtres au Pavillon Jean-Olivier-Briand. Puis le Séminaire de Québec a offert un banquet dans le Réfectoire du Séminaire. C'est au cours de ce banquet que le Supérieur général du Séminaire de Québec, monsieur l'abbé Jacques Roberge, a prononcé l'allocution qui suit après celle de Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et premier supérieur de la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/communaute.htm">communauté des prêtres du Séminaire de Québec</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5415007-8078018.jpg?v=1366050256" alt="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/photos/Messe-et-banquet-pour-le-350e-anniversaire-de-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-14-avril-2013_ga104440.html">Cliquez ici pour voir un album de photos</a> sur la messe et le banquet pour le 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec le 14 avril 2013.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.flickr.com/photos/abelda/sets/72157633261592360/">Album du photographe Daniel Abel sur Flickr</a>       <br />
              <br />
        Belle visite à toutes et à tous!        <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5415007-8086472.jpg?v=1366049260" alt="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <b>Allocution du Supérieur général du Séminaire de Québec</b>       <br />
              <br />
       Mgr l’Archevêque,       <br />
       Mgr Proulx,       <br />
       Révérendes sœurs de la communauté des Augustines de la Miséricorde, de la communauté des Ursulines,       <br />
       Représentants de la communauté des Pères Jésuites,       <br />
               <br />
       Nous avons retenu notre souffle jusqu’aujourd’hui pour célébrer le 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec qui est passé presqu’inaperçu le 26 mars dernier, en plein cœur de la semaine sainte.  Nous avons attendu jusqu’à ce dimanche car nous voulions célébrer cet anniversaire important en votre compagnie et avec notre Archevêque.       <br />
               <br />
       Quand François de Laval débarque à Québec en 1659, le chemin de l’évangélisation était déjà ouvert depuis un bon moment en ce pays.  Les Récollets étaient présents en Nouvelle-France depuis plus de 40 ans, et les Jésuites étaient arrivés dans la vallée du St-Laurent depuis 1625.  Les Hospitalières et les Ursulines étaient déjà installées depuis 1639. Le jeune vicaire apostolique débarquait donc à Québec presqu’en pays de connaissance et il a pu récolter immédiatement le fruit du labeur des premiers missionnaires.       <br />
               <br />
       C’est extraordinaire de pouvoir se retrouver ensemble aujourd’hui en ce Séminaire pour fêter ce 350e anniversaire.  Nous avons parcouru un grand bout de chemin ensemble.  Ce fut une histoire merveilleuse, remplie de joies, mais aussi d’épreuves, notamment celles des guerres et des incendies qui nous ont tous amenés à des remises en question profondes et nous ont invités à raviver la flamme du départ et à nous relever pour continuer notre marche ensemble au service de l’Église de la Nouvelle-France.       <br />
               <br />
       Et quelle était cette flamme qui animait nos premiers missionnaires et ceux qui les ont suivis?  C’était l’amour de Dieu qui brûlait le cœur de ces hommes et de ces femmes extraordinaires, et le souci d’annoncer l’évangile spécialement aux premiers habitants de ce pays, aux autochtones.  L’Église de la Nouvelle-France et née de ce grand courant missionnaire qui animait la France au XVIIe siècle.  François de Laval s’est nourri de ce grand courant missionnaire en fréquentant les Jésuites au collège de La Flèche et par la suite au collège de Clermont à Paris.  Il s’est laissé toucher, tout comme Marie de l’Incarnation et les premières hospitalières, par les récits des missionnaires en Nouvelle-France, tels que rapportés par le Père Le Jeune dans les Relations des Jésuites.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5415007-8086527.jpg?v=1366049102" alt="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Le Duchesse d’Aiguillon a puisé dans les Relations des Jésuites son inspiration pour fonder un hôpital à Québec et s’associer aux Augustines Hospitalières de Dieppe afin de réaliser son projet.  L’hôpital devait servir non seulement à soigner les malades, mais il devait servir aussi la cause de l’évangélisation des autochtones. C’est dans cet esprit de service auprès des malades et ce profond désir de faire connaitre l’évangile que Mère Catherine de St-Augustin est venue se joindre quelques années plus tard à l’équipe des premières Augustines.  Elle n’avait que 16 ans. Quelle foi, quelle détermination et quelle audace!       <br />
               <br />
       Du côté des Ursulines, c’est aussi la même foi et le même amour qui a conduit Marie de l’Incarnation et ses soeurs, accompagnées de Mme de la Peltrie, jusqu’en Nouvelle-France.  Animées d’un même esprit missionnaire, elles mirent sur pied la première école pour jeunes filles en Amérique du nord.  Et les premières élèves furent des amérindiennes avec lesquelles elles eurent plus de succès que les Jésuites et le Séminaire avec les garçons amérindiens.  Le décrochage scolaire n’est donc pas un problème récent et il touchait surtout les garçons, même à cette époque...       <br />
               <br />
       Une foi inébranlable et un désir profond de faire connaitre la Bonne Nouvelle animaient et soutenaient ces hommes et ces femmes qui ont posé les premières pierres de notre Église.  Et, c’est ici, sur le Cap-Diamant, que cela se passait il y a 350 ans.  Rendons grâce à Dieu pour le témoignage de nos prédécesseurs dans la foi, et demandons au Seigneur de nous accorder la même ardeur pour continuer à proposer son évangile au cœur de notre cité.  Foi et ardeur sont probablement les clés du succès attendu de la nouvelle évangélisation.       <br />
               <br />
       Merci d’être avec nous pour célébrer ce 350e anniversaire de fondation du Séminaire, et en témoignage d’amitié et de reconnaissance pour toutes ces années de travail ensemble au service de la mission, j’invite le Président des Fêtes, M. l’abbé Louis Bouchard, à venir présenter un souvenir de cet événement à chacune des grandes communautés fondatrices.  J’invite maintenant Sr Thérèse Duchesne, représentante de la Supérieure générale des Ursulines de l’Union canadienne, le Père André Brouillette, représentant du supérieur provincial de la province Québec-Haïti de la Société de Jésus, et Sr Hélène Marquis, supérieure générale des Augustines de la Miséricorde à s’avancer pour cette remise officielle.       <br />
               <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5415007-8086535.jpg?v=1366049049" alt="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="«  Foi  et ardeur » - Allocutions du Supérieur général du Séminaire de Québec et de Mgr l'Archevêque de Québec pour la célébration officielle du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <b>Allocution de Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix Archevêque de Québec et  Primat du Canada</b>       <br />
              <br />
       à l’occasion du 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec, Québec, 14 avril 2013       <br />
              <br />
       « Fondées sur le Christ ressuscité, le meilleur est à venir ! »       <br />
              <br />
       Les deux minutes qui me sont allouées ne me permettent pas d’entreprendre un parcours très développé sur l’apport magistral et impressionnant des communautés fondatrices qui ont joué un rôle exceptionnel dans l’établissement et le développement de notre Séminaire, de notre Église, de notre pays. Permettez-moi toutefois de rendre grâce à Dieu avec vous du fait que ces com- munautés fondatrices étaient solidement enracinées, fondées dans la foi au Christ ressuscité. Sans cette foi, impossible de persévérer au milieu de tant de difficultés et de défis. Comme nous le rappelle saint Paul dans sa lettre aux Colossiens : « Poursuivez donc votre route dans le Christ Jésus le Seigneur, tel que vous l’avez reçu ; soyez enracinés et fondés en lui, affermis dans la foi » (Col 2, 6-7).       <br />
              <br />
              <br />
       Peu de peuples au monde peuvent être aussi fiers que nous d’avoir bénéficié de la présence et de l’engagement de communautés religieuses, tels les Récollets, les Jésuites, les Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus et les Ursulines pour éduquer les premières générations de colons ainsi que les peuples autochtones qui vivaient déjà sur ce territoire, pour prendre soin des malades et des pauvres, pour évangéliser en Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Je  me réjouis de l’initiative du Séminaire de Québec qui, en célébrant son 350e anniversaire de fondation, prend le temps aujourd’hui de reconnaître l’apport incommensurable et fidèle des communautés fondatrices présentes à Québec avant même sa fondation, et avec lesquelles se sont tissées l’histoire de notre Église et de notre nation. La fête d’aujourd’hui célèbre et témoigne haut et fort que l’Église est une famille riche en charismes et en vocations, au service d’une belle et grande mission. S’il est vrai que parfois cela va plus vite lorsqu’on est seul, les preuves sont fai- tes que nous allons beaucoup plus loin lorsque nous travaillons ensemble.       <br />
              <br />
       Dieu soit loué pour ces générations de personnes consacrées qui ont grandement enrichi la mission du Séminaire de Québec et ont permis à notre société d’être ce qu’elle est.       <br />
              <br />
       Un 350e anniversaire n’indique pas le bout de la route, mais offre l’opportunité de com- mencer un nouveau chapitre de notre histoire. Fiers de notre passé, comme il se doit, enracinés dans la foi au Christ ressuscité, nous pouvons affirmer que le meilleur est à venir !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Foi-et-ardeur-Allocutions-du-Superieur-general-du-Seminaire-de-Quebec-et-de-Mgr-l-Archeveque-de-Quebec-pour-la_a532.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2013-04-11T18:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Motion-de-l-Assemblee-nationale-du-Quebec-pour-souligner-le-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec_a524.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/5358064-7994225.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-26T22:24:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Journal des débats de l'Assemblée nationale Version préliminaire 40e législature, 1re session (début : 30 octobre 2012) Le mardi 26 mars 2013 - Vol. 43 N° 33     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5358064-7994225.jpg?v=1364339946" alt="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Texte des interventions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mme Maltais</span>: Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député de Louis-Hébert, le député de Chauveau et le député de Mercier, la motion suivante:        <br />
              <br />
       <b>«Que l'Assemblée nationale souligne le 350e anniversaire du Séminaire de Québec.»</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5358064-7994426.jpg?v=1364340491" alt="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <b>Agnès Maltais</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau):</span> Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?        <br />
       <span style="font-style:italic">M. Traversy:</span> M. le Président, il y a consentement pour débattre de cette motion en commençant tout d'abord par la ministre responsable de la Capitale-Nationale, suivi du député de Louis-Hébert, du député de Chauveau.        <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau): </span>Donc, je comprends qu'il y a trois intervenants. Le temps?       <br />
       <span style="font-style:italic">M. Traversy</span>: D'environ deux minutes.        <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau): </span>Environ deux minutes. Alors, Mme la députée de Taschereau, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mme Maltais</span>: Merci. Alors, fondé le 26 mars 1663 par Mgr François de Laval, premier évêque de Québec, cette société de prêtres s'est démarquée par son engagement dans le développement de la société québécoise. Depuis trois siècles et demi, elle poursuit son oeuvre première et principale en assurant la préparation et la formation de la relève presbytérale. Le legs des prêtres du séminaire, c'est une présence engagée dans divers champs d'activités liés aux développement de la ville de Québec et du Québec moderne       <br />
       .        <br />
       Leur contribution dans le domaine de l'éducation est immense. Certes, par la création du collège François-de-Laval, connu aussi sous le nom de Petit Séminaire de Québec, mais aussi par la fondation, en 1852, de la première université francophone en Amérique du Nord, l'Université Laval. Fort de son expertise, l'ouverture d'une succursale dans la métropole, en 1878, est à l'origine de ce qui deviendra plus tard l'Université de Montréal. Elle a donc su essaimer et faire grandir l'université francophone d'Amérique.        <br />
              <br />
       L'héritage du Séminaire de Québec s'inscrit également dans la préservation et la diffusion de la culture française. Protectrice de notre patrimoine, l'institution est gardienne d'une importante collection d'oeuvres d'art, d'archives reconnues par l'UNESCO et d'édifices plusieurs fois centenaires de Québec s'inscrit également dans la préservation et la diffusion de la culture française. Protectrice de notre patrimoine, l'institution est gardienne d'une importante collection d'oeuvres d'art, d'archives reconnues par l'UNESCO et d'édifices plusieurs fois centenaires et uniques en Amérique du Nord qui embellissent la ville de Québec, où les activités quotidiennes qui s'y déroulent contribuent à la vitalité du quartier historique. Qui, parmi nous, au juste, n'a pas assisté, dans les gens de... vivant à Québec, au spectacle dans la cour du Petit Séminaire et n'en a pas ressenti une vive émotion?       <br />
              <br />
       Alors, 350 ans plus tard, fidèles à la vision du fondateur, nourris d'audace, marqués d'un engagement indéfectible, malgré l'avènement de nouveaux contextes sociaux et culturels, la contribution des prêtres du Séminaire de Québec est riche d'une tradition dont tout le Québec est fier. Je veux saluer, M. le Président, les représentants du collège François-De-Laval ou du Séminaire de Québec qui sont présents dans nos tribunes, et, au nom du peuple québécois, les remercier pour cette riche tradition dont nous nous nourrissons encore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5358064-7994430.jpg?v=1364340491" alt="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <b>Sam Hamad</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau):</span> Merci, Mme la députée de Taschereau, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Monsieur le député de Louis-Hébert.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">M. Hamad</span>: Merci, M. le Président. C'est à mon tour de dire aussi que je suis heureux de souligner aujourd'hui le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, une institution intimement liée au développement du Québec et de l'Amérique française, notamment par son importante contribution à la culture, à l'éducation et à la vie religieuse.       <br />
              <br />
       C'est le 26 mars 1663 que le premier évêque de Québec, Mgr François de Laval signait en France l'acte de fondation du Séminaire de Québec. C'était le début d'une longue implication, d'un engagement qui a été sans faille pendant plus de trois siècles et demi et qui a contribué à forger le Québec d'aujourd'hui. À peine cinq ans plus tard, soit en 1668, un établissement réputé, portant aujourd'hui le nom du collège François-De-Laval, fut fondé. Il s'agissait du Petit Séminaire, qui a joué un rôle essentiel dans la formation et l'éducation de milliers de jeunes. D'ailleurs, l'institution d'enseignement du Séminaire de Québec se développa à tel point qu'il a donné naissance à la toute première université francophone en Amérique, l'Université Laval, en 1852. Le Séminaire a donc joué un rôle excessivement important dans la formation intellectuelle et la diffusion de la connaissance auprès de plusieurs dizaines de générations de jeunes.       <br />
              <br />
       Ainsi, pendant 350 ans, les prêtres du Séminaire de Québec ont poursuivi, dans une démarche audacieuse, leur mission dans le respect de la vision du fondateur. C'est donc avec fierté que je tiens à saluer aujourd'hui l'héritage de François de Laval en soulignant le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, dont les célébrations se dérouleront sous le thème Vision, audace et engagement . Merci, M. le Président.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5358064-7994432.jpg?v=1364340491" alt="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" title="Motion de l’Assemblée nationale du Québec pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <b>Gérard Deltell</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau): </span>Merci, M. le député de Louis-Hébert. Je cède maintenant la parole au député de Chauveau. M. le député       <br />
       .       <br />
       <span style="font-style:italic">M. Deltell:</span> Merci, M. le Président. Il y a exactement 350 ans que s'ouvrait le premier établissement que l'on pourrait qualifier de scolaire ici, au Québec, que l'on appelait à l'époque, évidemment, la Nouvelle-France. Le but était très simple et très court, c'était, et je cite, «de former les futurs prêtres». Alors, on peut dire qu'au cours des siècles la vocation a changé, mais la vocation fondamentale est quand même toujours restée.       <br />
       Un peu plus tard, en 1668, le collège... le Petit Séminaire, pardon, a ouvert une école d'arts et métiers - donc on évoluait, l'acte fondateur concernant les vocations de prêtres - où on accueillait sept jeunes Français et six jeunes Hurons-Wendat, et je ne suis pas peu fier de vous rappeler ça, M. le Président. Et donc c'est à cet endroit même qu'est située la cour du Petit Séminaire où a été établie l'école des arts et métiers. Il faudra attendre quand même, M. le Président, longtemps, très longtemps, trop longtemps, plus de 200 ans avant que le Petit Séminaire puisse accueillir l'Université Laval en 1852 par un édit de la reine Victoria. Donc, c'est bien, mais évidemment ça a pris beaucoup de temps; on aurait souhaité que l'on ait une université bien avant. Et de l'Université Laval est née, en 1868, l'Université de Montréal.       <br />
              <br />
       M. le Président, évidemment, le Séminaire de Québec a été... des milliers de Québécois et de Canadiens sont allés là et parmi lesquels les plus brillants, entre autres, cinq anciens premiers ministres du Québec: Jean Lesage, Louis-Alexandre Taschereau, Edmund Flynn, John Ross et le premier premier ministre du Québec, Pierre-Olivier Chauveau. Il n'y a aucun lien avec la liste que je viens de faire et avec ce que je vais dire, mais je tiens quand même à vous souligner, M. le Président, que mon collègue le député de Lévis est allé au Petit Séminaire, alors donc je tiens à le... Il salue d'ailleurs très bien les gens qui sont là. <span style="font-style:italic">(Le Supérieur général, monsieur le chanoine Jacques Roberge, le président des fêtes du 350e, monsieur l'abbé Louis Bouchard et Mgr Hermann Giguère P.H. ex-supérieur général qui étaient présents dans les galeries.)</span>       <br />
              <br />
       Deux autres dates à marquer, M. le Président: le 5 septembre 1989, le séminaire accueillait, pour la première fois, des filles, et, en mars 2011, on changeait de nom pour le collège François-De-Laval. M. le Président, bravo et longue vie au Séminaire de Québec, au collège François-De-Laval.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau): </span>Merci, M. le député de Chauveau. Alors, cette motion est-elle adoptée?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des voix:</span> Adopté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Vice-Président (M. Cousineau): </span>Adopté.       <br />
              <br />
              <br />
       Autorisation <a class="link" href="http://www.assnat.qc.ca/fr/propos-site/droits-propriete-intellectuelle.html">© Assemblée nationale du Québec</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Motion-de-l-Assemblee-nationale-du-Quebec-pour-souligner-le-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec_a524.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Aujourd'hui, 26 mars 2013, 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec qui a eu lieu le 26 mars 1663</title>
   <updated>2013-03-27T02:46:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Aujourd-hui-26-mars-2013-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-qui-a-eu-lieu-le-26-mars-1663_a523.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/5355984-7991430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-26T15:31:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Acte de fondation du Séminaire de Québec a été signé à Paris par le Bienheureux François de Laval le 26 mars 1663 lors de son premier voyage en France. Nous soulignons ce jour habituellement par une célébration spéciale. Cette année dans le cadre des fêtes du 350e , cette célébration a été reportée au dimanche 14 avril 2013. Elle aura une solennité particulière. Elle commencera par une messe célébrée par Mgr Grérald Lacroix, archevêque de Québec, à la Basilique-Cathédrale où sont invités tous les amis etamies du Séminaire et de façon spéciale les trois communautés qui étaient en Nouvelle-France lors de la fondation du Séminaire : les jésuites, les ursulines et les hospitalières. La fête se poursuivra par un banquet au réfectoire du Séminaire.de Québec au Pavillon Jean-Olivier Briand.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5355984-7991430.jpg?v=1364305091" alt="Aujourd'hui, 26 mars 2013, 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec qui a eu lieu le 26 mars 1663" title="Aujourd'hui, 26 mars 2013, 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec qui a eu lieu le 26 mars 1663" />
     </div>
     <div>
      En ce jour du 26 mars 2013, célébrant le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec. Madame Agnès Maltais, Ministre du Travail et députée de Taschereau, déposera cet après-midi à l'Assemblée nationale une motion soulignant les 350 ans du Séminaire.        <br />
              <br />
       Cette motion veut souligner l'implication et la contibution du Séminaire de Québec à la culture, à la société et à la vie religieuse par ses oeuvres magjeures : le Grand Séminaire de Québec fondé en 1663,  le Peitit Sémianire de Québec fondé en 1668, et l'Université Laval fondée en 1852.        <br />
              <br />
       Les années passent, le Séminaire demeure au service d'un Église toujours &quot;naissante&quot; comme au temps de son fondateur, le bienheureux François de Laval       <br />
              <br />
       Pour une vue d'ensemble de l'histoire du SME <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/historique.htm"> cliquez ici.</a>  et pour une vision de <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html">la vision du fondateur par l'abbé Gilles Routhier</a>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous transcrivons ici les voeux reçus de notre ami, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Noel-loin-de-ma-famille_a384.html">l'abbé D. Cyriaque Somé</a> du diocèse de Diebougou que le Séminaire de Québec reçoit depuis deux ans à la demande de son évêque pour pourusivre des études en communications:        <br />
              <br />
       &quot;C'est aujourd'hui l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec par Mgr François de Laval. Joyeux anniversaire à cette vigoureuse institution qui continue de laisser des traces indélébiles de son engagement pour un mieux-être des hommes et des femmes ici et ailleurs. 350 ans équivalent à 7 fois un jubilé d'or !!! Que de beaux chandeliers à offrir au Seigneur en action de grâce pour sa présence, sa bienveillance et soutien. Joyeux anniversaire AD MULTOS ANNOS.&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Motion-de-l-Assemblee-nationale-du-Quebec-pour-souligner-le-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec_a524.html">Voir la motion de l'Assemblée nationale du Québec</a> en ce 26 mars 2013 pour souligner le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Aujourd-hui-26-mars-2013-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-qui-a-eu-lieu-le-26-mars-1663_a523.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier</title>
   <updated>2016-03-02T19:39:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/5249663-7834376.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-21T01:23:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'abbé GIlles Routhier, prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à Québec, a inauguré les Conférences du Carême à la Cathédrale de Québec le 17 février 2013 par une conférence remarquable que les personnes présentes ont très appréciée.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5249663-7834339.jpg?v=1361410812" alt="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" title="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" />
     </div>
     <div>
      Elle s'intitulait : &quot;L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser&quot;.  L'abbé Routhier a proposé une relecture de l'<a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/patentes.htm">Acte de fondation du Séminaire de Québec</a>, où <a class="link" href="http://www.francoisdelaval.org">François de Laval</a>  invite ses prêtres à &quot;aller à toutes rencontres&quot;. Dans son exposé, l'abbé Routhier a reprìs à son compte le jugement du père Lucien Campeau, historien de la Nouvelle-France, qui présentait la fondation du Séminaire de Québec comme la &quot;<a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html#campeau">grande idée de Mgr de Laval</a>. L'abbé Rouhtier à partir de cette intuition de François de Laval a montré son actualité aujourd'hui dans un contexte missionnaire où les prêtres ont besoin de se soutenir et de vivre une fraternité de tous les jours pour faire face aux défis que rencontre notre Église diocésaine, l'Église de Dieu à Québec.       <br />
              <br />
       Vous pourrez écouter son intervention en visionnant la<a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/9f62b8625f914a002496335037e9ad97"> vidéo produite par ECDQ.tv qui suit</a>. Nous remercions notre webtélé diocésaine pour cette contribution très appréciée aux fêtes du <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blog350e/">350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec.</a>.       <br />
              <br />
       Veuillez ne pas rafraîchir l'écran, car la vidéo prend un peu de temps avant de s'afficher. Merci de votre visite.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5249663-7834376.jpg?v=1361410988" alt="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" title="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <object width="661" height="416"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/3213/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/3213/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="661" height="416"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Document d'information sur le rayonnement du Séminaire de Québec pour les Fêtes du 350e anniversaire de sa fondation en 2013</title>
   <updated>2014-02-20T22:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Document-d-information-sur-le-rayonnement-du-Seminaire-de-Quebec-pour-les-Fetes-du-350e-anniversaire-de-sa-fondation-en_a426.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/3102292-4430497.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-07-02T16:57:00+02:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Comité des Fêtes du 350e de la fondation du Séminaire de Québec désigné par le sigle SME (26 mars 1663) a birèvement résumé les divers axes du rayonnement du Séminaire de Québec dans un texte qui sans être complet permet de saisir l'esprit les fêtes qui se préparent.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/3102292-4430497.jpg?v=1309619289" alt="Document d'information sur le rayonnement du Séminaire de Québec pour les Fêtes du 350e anniversaire de sa fondation en 2013" title="Document d'information sur le rayonnement du Séminaire de Québec pour les Fêtes du 350e anniversaire de sa fondation en 2013" />
     </div>
     <div>
      Voici, brièvement résumé, les principaux axes du rayonnement passé et actuel du Séminaire de Québec <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/explications.htm">(SME)</a> à travers les oeuvres et les services de la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/communaute.htm">communauté des prêtres du Séminaire de Québec </a> fondée le 26 mars 1663 par le bienheureux François de Laval, premier évëque de Québec.       <br />
              <br />
       a) <b>Rayonnement du Séminaire dans le domaine religieux</b>       <br />
              <br />
       Selon le mandement de son fondateur, «le Séminaire de Québec constitue une communauté de prêtres séculiers destinés à servir de clergé diocésain…. Les directeurs et les membres se voient assigner trois tâches déterminées : l’éducation des jeunes gens en vue du sacerdoce, la formation du chapitre de la cathédrale, la desserte des paroisses.». De ces trois tâches, la première est celle que le Séminaire a le plus longtemps assumée. Au cours des siècles, des milliers de prêtres, formés au Grand Séminaire de Québec, ont servi leurs concitoyens dans le ministère paroissial et dans le domaine de l’éducation dans tous les diocèses de l’est du Québec. Bien que la situation ait évolué depuis, il existe toujours une relation indissociable entre le Séminaire et le Grand Séminaire.       <br />
              <br />
       b) <b>Rayonnement du Séminaire dans le domaine de l’éducation</b>       <br />
              <br />
       De 1668 à 1765, le Petit Séminaire était, selon les coutumes de l’époque, un lieu de formation spirituelle destiné aux jeunes qui se destinaient plus tard au sacerdoce. Ces jeunes recevaient leur formation scolaire au collège de Québec, fondé en 1635, dirigé par les Jésuites et logé dans un édifice situé sur l’emplacement occupé par l’Hôtel de ville de Québec. «Au départ obligé de ces derniers, le Séminaire prend la succession et ouvre les portes du Petit Séminaire aux jeunes gens désireux et capables de faire des études.» «Dès 1770, le cours est complet au Petit Séminaire.» « Petit à petit, grâce à d’éminents éducateurs tels Antoine-Bernardin Robert à la fin du XVIIe et, surtout au siècle suivant, avec Jérôme Demers et Jean Holmes, le Séminaire de Québec met au point un cours d’études comparable à celui des meilleurs collèges d’Europe et des États-Unis qui lui vaut une grande réputation.» Ce fut le modèle qui inspira la création, dans l’ensemble du Québec, d’un véritable réseau de collèges que l’on a appelé classiques et qui ont longtemps constitué la voie privilégiée pour accéder aux études universitaires.       <br />
              <br />
       «Les directeurs du Séminaire et leur fondateur se préoccupent en outre de l’éducation des enfants de la campagne. Ils ont établi deux écoles élémentaires de garçons en 1674, l’une à Château-Richer et l’autre à Saint-Joachim où l’on enseigne également les rudiments de l’agriculture et divers métiers… Plus tard, en 1695, Monseigneur de Laval et le Séminaire font construire un couvent pour les filles à Château-Richer et en confient la direction aux religieuses de la Congrégation Notre-Dame.»       <br />
              <br />
       «En 1852, …le supérieur Louis-Jacques Casault et ses collègues consentent à fonder une université, la première de langue française en Amérique, à laquelle ils donnent le nom de Laval.» Le Séminaire soutiendra cette entreprise jusqu’en 1966 alors que l’université obtient du Séminaire son autonomie qu’une loi de l’Assemblée nationale a sanctionnée en 1970.  Devant la croissance de la demande pour l’enseignement supérieur et en raison de l’exigüité des locaux de l’université dans le quartier latin, le Séminaire fait l’acquisition de terrains à l’Ouest de Québec afin que l’université puisse s’y installer à l’aise. « En 1987, le Séminaire a conclu qu’il devait également se retirer totalement de l’enseignement secondaire et collégial » et une autre loi de l’Assemblée nationale a fait du Petit Séminaire une corporation indépendante dont l’établissement scolaire porte désormais le nom de Collège François-de-Laval.       <br />
              <br />
       c)  <b>Rayonnement du Séminaire dans le domaine social</b>       <br />
              <br />
       Lorsque les activités de l’Université Laval étaient concentrées dans ce quartier que l’on nomme maintenant le Vieux-Québec, elles lui valaient alors plutôt le nom de Quartier Latin. La présence d’étudiants venant de l’extérieur de la ville et logeant dans de nombreuses maisons de pension faisait de ce quartier l’âme de la ville, un endroit grouillant de vie et un lieu de rencontres qui ont donné naissance à de nombreux couples. Bien que ce soit maintenant sous une forme différente, l’apport d’une grande université dans une ville demeure une richesse et sa présence constitue une importance source de rayonnement.       <br />
              <br />
       Parce que le fondateur avait fait l’acquisition d’une seigneurie et en avait doté son Séminaire afin qu’il en tire les revenus nécessaires à la survie et au développement de ses œuvres, le Séminaire a permis, au cours des siècles, à de nombreuses personnes de trouver de l’emploi dans les fermes du Séminaire ou comme forestiers. On installera sous peu dans la forêt des éoliennes qui contribueront à fournir une énergie propre et renouvelable.        <br />
              <br />
       Le Séminaire a aussi transformé une de ses fermes, la ferme Maizerets, en une colonie de vacances qu’il a maintenue en activité pendant cinquante ans, au profit des jeunes des quartiers environnants.       <br />
              <br />
       d) <b>Rayonnement du Séminaire dans le domaine culturel</b>       <br />
              <br />
       Les prêtres que le Séminaire envoyait en Europe pour se former en vue de l’enseignement universitaire rapportaient de leurs séjours des gravures, des peintures, des livres rares et anciens, des instruments de démonstration en physique et beaucoup d’autres choses dont la valeur s’est accrue avec les années et que le Séminaire a de tout temps souhaité rendre accessibles à la population.  C’est maintenant le Musée de l’Amérique française qui a la garde de ces richesses et la mission de les rendre disponibles.       <br />
              <br />
       Les arts, en particulier la musique avec les premiers pas de la symphonie de Québec, ont aussi profité de ce milieu favorable à leur développement. De nombreux artistes ont vu éclore leurs talents au Petit Séminaire et les ont développés par la suite dans les écoles spécialisées ou à l’université.       <br />
              <br />
       e) <b>Rayonnement du Séminaire dans le domaine patrimonial</b>       <br />
              <br />
       Les édifices du Séminaire dans le Vieux-Québec constituent en eux-mêmes une richesse pour cet environnement unique en Amérique et chargé d’histoire. Plusieurs édifices du complexe ont été construits à des époques différentes; ils témoignent de l’art et de la maîtrise de grands architectes, illustrent des techniques de construction propres à certaines époques et constituent en eux-mêmes une véritable leçon d’architecture.  Le soin que le Séminaire apporte à leur entretien et à leur mise en valeur est un actif collectif pour la région, cela est généralement reconnu par les autorités en cette matière.        <br />
              <br />
       Les collections du Séminaire et en particulier le dépôt d’archives sont uniques. Des documents remontant aux premières années de la vie en Nouvelle-France et d’autres plus récents  permettent de suivre l’évolution de la vie dans la colonie à maints égards et sont, pour les chercheurs, une source incontournable de renseignements.       <br />
              <br />
       Voilà les principaux éléments qui ont été relevés par les membres du comité à l’égard des différents axes de rayonnement identifiés. Ils devront être complétés et validés et pourront constituer la base du document à remettre aux personnes à sensibiliser à l’anniversaire de fondation du Séminaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Texte du Comité des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec pour la préparation du logo officiel  des fêtes        <br />
       5 juin 2011</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Document-d-information-sur-le-rayonnement-du-Seminaire-de-Quebec-pour-les-Fetes-du-350e-anniversaire-de-sa-fondation-en_a426.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour le 350e : quelques documents sur la fondation du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 </title>
   <updated>2017-10-21T02:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/3070231-4379022.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-06-21T04:02:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/3070231-4379022.jpg?v=1308622855" alt="Pour le 350e : quelques documents sur la fondation du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 " title="Pour le 350e : quelques documents sur la fondation du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 " />
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     <div>
      Voici quelques textes intéressants sur la fondation du Séminaire de Québec par le bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec le 26 mars 1663:       <br />
              <br />
       - une <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Une-annonciation-La-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-Audace-tenacite-et-nouveaute-de-Mgr-Francois-de-Laval_a261.html">homélie de Mgr Maurice Couture</a> lors de la célébration eucharistique à l'occasion de l'Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec célébré le 25 mars 2009        <br />
              <br />
       - un <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme_ca/francais/institution/discours.htm">discours du chanoine Louis-Joseph Lépine</a> lors du 325e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec en 1988       <br />
              <br />
       - un <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html#baillargeon">article de Noël Baillargeon</a>, historien du Séminaire de Québec (voir plus loin)       <br />
              <br />
       - un <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html#campeau">texte du Père Campeau S.J.</a>, historien de la Nouvelle-France (voir plus loin)       <br />
              <br />
       - un <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html#giguere">texte de Mgr Hermann Giguère P.H.</a>, supérieur général du Séminaire de Québec  (voir plus loin)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       <a name="baillargeon">       <br />
       <b>Article de l'abbé Noël Baillargeon, historien du Séminaire de Québec</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">«325 ans d’histoire : le Séminaire de Québec (1663-1988)» Noël Baillargeon       <br />
       Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec, vol. 4, n° 1, 1988, p. 13-16.</span>       <br />
              <br />
       Pour citer la version numérique de cet article, utiliser l'adresse suivante <a class="link" href="http://id.erudit.org/iderudit/7158ac">http://id.erudit.org/iderudit/7158ac</a>       <br />
              <br />
       Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir.       <br />
              <br />
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              <br />
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              <br />
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              <br />
       Texte de l’article       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, François de Laval, débarqua à Québec en qualité de vicaire apostolique sous le titre de Pétrée, le 15 juin 1659. À cette époque, la majorité de la population de la colonie, soit environ 1 800 sur quelque 2 500 habitants, se concentrait dans la région de Québec. La ville elle-même comptait près de 500 personnes. Le premier évêque de la Nouvelle-France comprit vite qu'à moins d'être assurés d'y passer leur vie, bien peu de prêtres de France consentiraient à venir au Canada. S'il voulait recruter des pasteurs pour son Église, c'est sur place qu'il lui faudrait les trouver.       <br />
              <br />
       L’oeuvre de François de Laval       <br />
              <br />
       Mgr de Laval rédige l'acte de fondation du Séminaire de Québec à Paris le 26 mars 1663. Le mois suivant, des lettres patentes émises par Louis XIV confirment l'existence de l'institution. D'après le mandement de son fondateur, il ressort que le Séminaire de Québec constitue une communauté de prêtres séculiers destinés à lui servir de clergé diocésain. Cette communauté est gouvernée par un conseil composé d'au moins quatre officiers ou directeurs: un supérieur, deux assistants et un procureur. Les directeurs et les membres se voient assigner trois tâches déterminées: l'éducation des jeunes gens en vue du sacerdoce; la formation du chapitre de la cathédrale; la desserte des paroisses. Toutes les paroisses et les dîmes sont unies au Séminaire qui se charge en retour de pourvoir à la subsistance des desservants, tant en santé qu'en maladie, et de contribuer à la construction des églises.        <br />
              <br />
       De retour au Canada, François de Laval entreprend la réalisation de son projet. Il commence, en 1664, par ériger canoniquement la paroisse Notre-Dame de Québec, il l'associe au Séminaire et lui donne pour curé le supérieur Henri de Bemières. Afin de ménager à son oeuvre naissante de puissants appuis en France et d'en tirer au besoin des sujets de valeur, il l'unit en 1665 au Séminaire des Missions-Étrangères de Paris, fondé aussi en 1663 et dont les directeurs étaient des amis de longue date. Le Séminaire de Québec adopte dès lors le monogramme S.M.E. de la maison parisienne et l'on prend l'habitude de le désigner sous le nom de Séminaire des Missions Étrangères établi à Québec.        <br />
              <br />
       Mgr de Laval se soucie aussi de doter son séminaire en achetant la vaste seigneurie de Beaupré et, à Québec même, en 1666, le fief Sault-au-Matelot de Guillemette Hébert, fille du premier colon canadien Louis Hébert et veuve de Guillaume Couillard.       <br />
              <br />
       C'est sur le sommet de ce domaine, face au fleuve, que le fondateur fera construire de 1675 à 1681 les deux grands corps de logis qui abriteront non seulement la communauté des prêtres et les grands séminaristes, mais aussi les élèves du Petit Séminaire. Ce second séminaire, Mgr de Laval a accepté de l'ouvrir, le 9 octobre 1668, afin de répondre au désir de Louis XIV et de son ministre Colbert de franciser de jeunes autochtones en les éduquant à la manière des Français. Les treize premiers écoliers, dont six Hurons, sont logés dans une vieille maison située sur la propriété acquise de Guillemette Hébert. Quatre des Français deviennent prêtres, mais aucun des Hurons ne persévère. Dix ans après l'érection du diocèse de Québec par le pape Clément X, le 6 novembre 1684, Mgr de Laval fonde le chapitre complétant ainsi le dernier article de son programme. L'Église canadienne comprend alors vingt-cinq paroisses ou districts paroissiaux. À l'exception de l'île de Montréal, domaine des Sulpiciens, toutes les régions sont desservies par les prêtres du Séminaire de Québec. On compte vingt missionnaires: onze Français et neuf Canadiens. En dehors de Québec et de Trois-Rivières, sept paroisses, Beauport, l'Ange-Gardien, Château-Richer, Sainte-Anne-de-Beaupré, Saint-Joachim, Sainte-Famille dans l'Ile d'Orléans et Lauzon, possèdent une église de pierre. Les autres n'ont que des chapelles de bois couvertes de chaume. Aucun presbytère n'existe encore de sorte que les desservants logent chez l'habitant; le Séminaire constitue leur unique refuge et soutien.        <br />
              <br />
       À Québec même, le Petit Séminaire compte une trentaine d'élèves sous la direction de l'abbé Louis Ango des Maizerets que François de Laval a ramené avec lui en 1663- Le taux de persévérance est faible et les grands séminaristes ne dépassent guère 5 ou 6. Grands et petits fréquentent le Collège des Jésuites situé tout près, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par l'Hôtel de ville. Les petits séminaristes se distinguent des autres écoliers par le port d'un capot de drap bleu orné de nervures blanches. Les directeurs du Séminaire et leur fondateur se préoccupent en outre de l'éducation des enfants de la campagne. Ils ont établi deux écoles élémentaires de garçons en 1674, l'une à Château-Richer et l'autre à Saint-Joachim où l'on enseigne également les rudiments de l'agriculture et divers métiers. Cette dernière école dite «des Arts et Métiers» est en plein essor en 1684. Plus tard, en 1695, Mgr de Laval et le Séminaire font construire un couvent pour les filles à Château-Richer et en confient la direction aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sous la gouverne du nouvel évêque</span>       <br />
              <br />
       Depuis plusieurs années, les travaux et les voyages incessants minent la santé du premier évêque de Québec. En 1685, croyant sa fin pro¬chaine, Mgr de Laval se rend en France remettre sa démission au roi. Louis XIV lui désigne l'abbé Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier comme successeur. Après avoir reconnu les mérites de son prédécesseur, le nouvel évêque décide néanmoins de gouverner son Église sur le même pied que les diocèses de France. Le règlement qu'il obtint du roi en 1692 stipule que tous les membres du clergé diocésain relèvent uniquement de l'évêque qui les emploiera de la manière qu'il jugera à propos. L'union des paroisses au Séminaire de Québec est supprimée. Une seule, la cure de Notre-Dame de Québec, échappe à la règle et demeure au Séminaire. Pour le reste, le rôle de ce dernier se réduit à la formation des candidats au sacerdoce. L'union au Séminaire des Missions-Étrangères est cependant maintenue et, à l'avenir, c'est de Paris que les directeurs de Québec seront informés de leur nomination. Ils peuvent s'associer des sujets avec le consentement du prélat qui se réserve le droit de les reprendre à son service le cas échéant. Une ordonnance royale de 1713 interdit à tous les prêtres du Séminaire de Québec de faire partie du chapitre de la cathédrale.       <br />
              <br />
       Dans un document daté de 1713, les directeurs indiquent les fins poursuivies par leu r institut conformément aux voeux de son fondateur. «Ce Séminaire, déclarent-ils, a été institué principalement pour avancer le royaume de Dieu dans l'établissement et le progrès de la religion, soit parmi les Français de la colonie, soit parmi les Sauvages et infidèles du Canada». En raison de son association avec le Séminaire de Paris, celui de Québec se considérait tenu de participer aux entreprises missionnaires. En 1698, Mgr de Laval et ses collaborateurs reçoivent de Mgr de Saint-Vallier l'autorisation de fonder des missions en Acadie et même dans la Vallée du Mississippi. Jusqu'en 1735, le Séminaire entretient à ses frais plusieurs missionnaires français et canadiens en Nouvelle-Ecosse et à l'Ile Royale. En Louisiane, après des tentatives infructueuses auprès de peuplades diverses, le Séminaire conserve la seule mission de la Sainte-Famille des Tamarois située en face de l'actuelle ville de Saint-Louis, Missouri. Au prix de lourds sacrifices, il maintient jusqu'à la Conquête cet établissement auquel s'est ajouté un petit village appelé Cahokia, fondé par des voyageurs et des trafiquants de fourrure canadiens.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Une mission en évolution</span>       <br />
              <br />
       La cession du Canada à l'Angleterre oblige le Séminaire de Québec à s'adapter aux circonstances. Son premier geste a été en 1764 d'offrir l'hospitalité à l'évêque alors dépourvu de logis et sans moyens de subsister. À deux exceptions près, Mgr Jean-Olivier Briand et ses successeurs profitent de la générosité du Séminaire jusqu'à la construction du palais episcopal en 1847.       <br />
              <br />
       Les relations avec la France n'étant plus possibles, les directeurs .se sont résignés à rompre des liens avec le Séminaire des Missions-Étrangères de Pa ris. En 1765, pour suppléer à la fermeture du Collège des Jésuites et à la demande de Mgr Briand le Petit Séminaire ouvre ses portes à tous les jeunes gens désireux et capables de faire des études. Enfin, le 20 août 1768, l'évêque donne son approbation à de nouvelles constitutions. Le Séminaire est désormais une corporation soumise à l'autorité diocésaine. Le supérieur est désigné par ses confrères du conseil et son élection doit être confirmée par l'évêque. Les 31 mars et 1er avril précédents, le Séminaire renonçait à la cure de Notre-Dame et il n'était plus question pour lui de se charger à l'avenir de quelque paroisse ou mission que ce soit. Former des jeunes gens à l'état ecclésiastique ou, du moins, «les élever à lapiété chrétienne et dans l'étude des humanités», voilà quels sont «les emploispropres et uniques du Séminaire de Québec», déclarent les statuts de 1768.       <br />
              <br />
       Petit à petit, grâce à d’éminents éducateurs tels Antoine-Bernardin Robert à la fin du dix-huitième siècle et, surtout, au siècle suivant, avec Jérôme Demers et Jean Holmes, le Séminaire de Québec met au point un cours d'études comparable à celui des meilleurs collèges d'Europe et des États-Unis qui lui vaut une grande renommée. En 1850, il compte 14 prêtres, 22 ecclésiastiques et 378 élèves répartis en dix classes. Le corps professoral, en plus des prêtres et des grands séminaristes, comprend 5 laïcs qui se partagent l'enseignement de l'anglais, du dessin et de la musique vocale et instrumentale. Le Séminaire possède en outre trois bibliothèques, dont l'une de 12 000 volumes à l'usage des professeurs, un laboratoire de physique et de chimie pourvu d'instruments modernes et la plus belle collection de minéraux au Canada. En 1852, cédant aux instances de l'épiscopat, le supérieur Louis-Jacques Casault et ses collègues du conseil consentent à fonder une université, la première de langue française en Amérique, à laquelle ils donnent le nom de Laval. Le Sémina ire de Québec soutient cette entreprise pendant plus d'un siècle, au détriment de son oeuvre principale, l'éducation classique des garçons et la formation théologique des aspirants au sacerdoce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le Séminaire aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       Le Séminaire de Québec n'a pas été sans subir les contrecoups des changements qui ont transformé la société québécoise depuis un quart de siècle. Dès 1966, ses dirigeants ont eu la sagesse de comprendre qu'ils ne pouvaient plus répondre adéquatement aux besoins de l'Université Laval. Ils lui ont accordé son autonomie qu'une loi de l'Assemblée nationale a sanctionnée en 1970. Par la suite, devant la diminution constante du nombre de ses membres et l'insuffisance de ses ressources financières, le Séminaire en a conclu qu'il devait aussi se retirer totalement de l'enseignement secondaire et collégial. En conséquence, une autre loi du Parlement du Québec a fait du Petit Séminaire une corporation autonome le 30 juin 1987. Comme dans le cas de l'abandon de l'Université Laval, la séparation s'est opérée dans un climat de bonne entente, de compréhension et d'estime mutuelles. Du reste, une vingtaine de prêtres continuent de collaborer avec leurs collègues laïcs en qualité d'administrateurs, d'animateurs de pastorale et de professeurs. En outre, pour lui faciliter la tâche, la corporation créée par la loi de 1987 a été autorisée à retenir pour les dix prochaines années l'appellation de Petit Séminaire de Québec. •       <br />
              <br />
              <br />
       Document téléchargé le 8 Novembre 2010 1:39       <br />
              <br />
       CAP-AUX-DIAMANTS, Vol 4, no 1. Printemps 1988       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a name="campeau">       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Texte du Père Lucien Campeau S.J., historien de la Nouvelle-France</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extraits d'une interview de la revue Caps-aux-Diamants par Yves Beauregard avec le Père Lucien Campeau S.J. spécialiste de l'histoire de la Nouvelle-France </span>       <br />
              <br />
       Yves Beauregard, "François de Laval, un bâtisseur. Entrevue avec Lucien Campeau s.j." dans <span style="font-style:italic">François de Laval, premier évêque de Québec</span>, Revue Cap-aux-Diamants, numéro hors série printemps 1993 pp. 10-15       <br />
              <br />
              <br />
       C.A.D.: Quand M"' de Laval instaure son Église en Nouvelle-France, il adapte ou adopte un modèle?        <br />
              <br />
       L.C.: Il n'a pas l'intention de créer des institutions ou une Église différentes de celles d'un diocèse de France. Mais il évitera, autant que possible, les défauts qu'il reconnaît dans l'Église française et dont celle-ci est en train de se débarrasser ou aimerait corriger à ce moment-là. La plus grande idée de M"' de Laval, c'est la création du Séminaire. Le Séminaire, on voit cela aujourd'hui comme une école, mais dans l'esprit de son créateur, c'est une communauté du clergé, c'est-à-dire des prêtres diocésains. Évidemment, les jésuites restent en dehors de cela; ils resteront toutefois en étroite union avec le clergé de M"' de Laval. Il est très important pour lui d'avoir une communauté du clergé dans un pays qui n'est pas encore en état de soutenir ses pasteurs.        <br />
              <br />
       C.A.D.: M"' de Laval va-t-il jouer un rôle important dans la formation académique de ses futurs prêtres?        <br />
              <br />
       L.C.: La façon dont M"' de Laval va influer sur le collège des jésuites de Québec est très marquée. Quand il arrive, le cours du collège de Québec ne dépasse pas la rhétorique, c'est-à-dire qu'on n'y fait pas encore de philosophie, encore moins de théologie. Et alors, tout de suite, il prend un des rhétoriciens et il en fait son premier clerc, c'est Germain Morin.        <br />
              <br />
       C.A.D.: Qui va devenir le premier prêtre de naissance canadienne, je pense...        <br />
       L.C.: C'était un saint homme.        <br />
              <br />
       C.A.D.: Donc le Séminaire qu'il crée va devenir le pivot central de sa nouvelle Église.        <br />
       L.C.: S'il l'a créé si puissant, c'est que le Séminaire devait prendre la responsabilité du clergé. Le vrai curé des paroisses canadiennes devait être le Séminaire; ainsi les revenus des dîmes, revenus propres du clergé, devaient revenir au Séminaire. Il se chargeait de la subsistance des curés, et c'était avantageux à l'époque, parce que la population ne pouvait pas soutenir les curés. C'était une période de défrichement et de pauvreté. Alors le Séminaire, bénéficiant des aumônes qu'il pouvait obtenir en France, suppléait ce que la colonie ne pouvait pas faire.        <br />
              <br />
       C.A.D.: L'État a-t-elle apporté son aide?       <br />
              <br />
       L.C.: Non, parce que justement l'Église avait sa responsabilité propre et elle l'a conservée en différents domaines, dont l'hospitalisation et l'enseignement, ainsi que la charité et le domaine social, tout le domaine social. L'Église recevait des dotations particulières. Ainsi, la duchesse d’Aiguillon, avec sa fortune personnelle, avait doté l'Hôtel- Dieu. Madame de la Peltrie a fondé les ursulines. Mais ces fondations étaient insuffisantes.        <br />
              <br />
       C.A.D.: Et les seigneuries données aux communautés?        <br />
              <br />
       L.C.: C'était la Compagnie des Cent Associés à l'époque qui donnait les seigneuries et non pas le roi, parce qu'il avait tout donné à la Compagnie. Remarquez qu'une seigneurie, à l'origine, c'est une dépense. Il fallait investir et le revenu ne pouvait être touché qu'au bout d'un nombre d'années assez considérable, trente ou quarante ans.        <br />
              <br />
       C.A.D.: Mg, de Laval a utilisé ses revenus personnels provenant de France pour acheter des seigneuries. Il assurait ainsi à son Séminaire une véritable pérennité. Est-ce qu'on peut parler de talents d'administrateur, de clairvoyance?        <br />
              <br />
       L.C.: Oui, sûrement. Il a très bien organisé son Eglise et son centre, le cœur: le Séminaire. Il a acheté Beaupré; il n'en n'avait pas tellement les moyens, mais il l'a acheté, ainsi que l'Île d'Orléans. C'est pour ça qu'il a su si fortement doter son Séminaire. Il voulait qu'un jour celui-ci possède les revenus suffisants pour assumer ses responsabilités. Il voulait même l'institutionnaliser de telle sorte que les évêques eux-mêmes ne pourraient pas le défaire.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       <a name="giguere">       <br />
       <b>Texte de Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait de « Un évêque missionnaire du XVIIe siècle : François de Laval, premier évêque de Québec » conférence de  Mgr Hermann Giguère, P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec et professeur à l’Université Laval,  le 16 mars 2010. </span>       <br />
              <br />
       SALA CONFERENZE DEI MUSEI VATICANI pour le colloque “Omaggio a due figure chiave della presenza missionaria cristiana a Québec : Marie de l’Incarnation e François de Laval » à l’occasion du 40e anniversaire des relations diplomatiques entre le Canada et le Saint-Siège organisé par le Délégation du Québec à Rome et l’Ambassade du Canada près le Saint-Siège       <br />
              <br />
       Voici une façon de présenter la fondation du Séminaire (qui rejoint celle de Campeau) :       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2.3 Les conseils de la congrégation « De Propaganda fide » aux vicaires apostoliques</span>       <br />
              <br />
       Une autre influence me semble devoir aussi être prise en compte : c’est celle de la vision liée à l’envoi d’évêques « in partibus infidelium » par la Congrégation « De Propaganda fide ». Cette vision a pris une forme précise dans la fameuse Instruction pour les vicaires apostoliques en partance vers l’Asie que le pape Alexandre VII signait en 1659.       <br />
               <br />
       Arrêtons-nous un moment sur ce texte. François de Laval, avec ses amis du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris, l’a sûrement lu et relu plusieurs fois. Même si l’Instruction vise expressément l’Asie, elle peut s’appliquer aussi en Nouvelle-France où le contexte est similaire : assurer à une Église naissante les structures et les moyens de durer. En Asie, le défi est celui de l’adaptation à des cultures anciennes et millénaires ; en Nouvelle-France c’est celui de la rencontre avec l’autre à travers les nations autochtones et celui du projet d’une nouvelle Église inspirée des Actes des apôtres.       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l’Instruction, la Congrégation énonce trois règles importantes à suivre en pays de mission.   Nous allons voir comment François de Laval s’en est inspiré et les a mises en pratique en Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       La première règle est celle de s'adapter aux mœurs et coutumes du pays. En effet l’Instruction invite au respect des cultures, comme le dit si bien l’extrait suivant que j’ai lu avec joie sur le site internet du Musée missionnaire-ethnologique dans la présentation du secteur « Synthèse missionnaire » : « N'est-il pas en effet absurde de vouloir transplanter en Chine la France, l'Espagne, l'Italie ou tout autre pays d'Europe ? Ce n'est pas ceci que vous devez introduire, mais la foi, qui ne repousse ni lèse les rites et les habitudes d'aucun peuple, à condition que ces rites et habitudes ne soient pas mauvais».        <br />
              <br />
       François de Laval retrouve dans cette Instruction ce dont il a fait l’expérience dans ses contacts avec les missionnaires jésuites de la Nouvelle-France. Il poursuivra dans cette voie, tant dans les missions comme telles que dans les paroisses,  la mise sur pied d’une Église adaptée aux conditions où vivait la population de Nouvelle-France: climat, distances, insécurité etc.        <br />
              <br />
       La deuxième règle proposée par l’Instruction était de créer un clergé autochtone aussi nombreux et aussi bien formé que possible. C’est une tâche que la Congrégation juge prioritaire pour les vicaires apostoliques parce que la formation d’un clergé sur place aboutira à terme et avec prudence à la constitution d’un Église locale distincte de celles de l’Europe. C’est peut-être cette partie de l’Instruction qui a le plus inspiré la créativité de François de Laval. Comme le souhaitait la Congrégation, François de Laval ne ménagera pas ses énergies et ses ressources financières pour donner à l’Église de Nouvelle-France les moyens de naître et de s’établir fermement sur un modèle différent de celui de la France.         <br />
              <br />
       Pour concrétiser cet objectif,  il réunit en 1663 ses prêtres dans une société apostolique sur le modèle du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris ( le Séminaire de Québec ) qui devient en 1665 le Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec par son union à celui de Paris.        <br />
                <br />
       Le Séminaire de François de Laval apparaît comme la structure de base nécessaire à la constitution d’une Église locale où le Séminaire servira de clergé à cette nouvelle Église comme il est écrit dans l<a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/patentes.htm">’Acte de fondation</a>.  Celui-ci sera aussi un lieu d’où on puisse tirer des sujets pour répondre aux besoins du vicariat apostolique qui sera élevé au rang de diocèse en 1674. En 1665, François de Laval ordonnera le premier prêtre canadien : Germain Morin. Tous les prêtres devront, selon le souhait de François de Laval, se considérer comme des missionnaires  dans les agglomérations où ils vont rendre service. Leur point d’attache sera le Séminaire où ils pourront toujours revenir pour se ressourcer et repartir où les attendent de nouvelles tâches pastorales.       <br />
              <br />
       Enfin, la troisième règle proposée par l’Instruction enjoignant les vicaires apostoliques de toujours garder un lien avec Rome et de ne prendre aucune décision importante sans en référer avec les autorités romaines a été scrupuleusement respectée par François de Laval. Le nombre de lettres envoyées au pape et à la congrégation « De Propaganda fide » est impressionnant : cinquante-deux lettres de 1659 à 1685.          <br />
              <br />
       Est-il possible d’aller plus loin dans l’exploration des sources qui ont inspiré l’action missionnaire de François de Laval ? Sans doute, mais je préfère consacrer le temps qu’il nous reste à regarder les réalisations sur le terrain de cet évêque missionnaire du XVIIe siècle que fut François de Laval.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A </title>
   <updated>2011-05-09T19:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Voici-que-nous-montons-a-Jerusalem-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-23-mars-2011_a399.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/2794773-3958986.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-03-23T20:45:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 23 mars 2010. Textes de l'Écriture: Jérémie 18, 18-20 et Mathieu, 20, 17-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/2794773-3958986.jpg?v=1300829214" alt="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " title="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " />
     </div>
     <div>
      Les premières lignes du récit évangélique qui vient d’être lu présente une réunion au sommet, pourrait-on dire, de Jésus avec ses proches, les Douze, qu’il prend à part avant de monter à Jérusalem. « Voici que nous montons à Jérusalem » leur dit-il. Et de leur expliquer, d’un part, le sens de sa mission et, d’autre part, l’environnement dans lequel il souhaite que se transmette son héritage.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un instant sur ces deux points pour en dégager des applications pour notre communauté invitée, elle aussi, à « monter à Jérusalem » dans les années à venir.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une mission qui  sort de l’ordinaire et qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Le mouvement de la mission du Fils de l’Homme passe par un chemin inattendu pour ses proches et pour ses disciples. Jésus ne leur cache pas le sens du parcours qui sera le sien. Descendu parmi les siens, le Verbe de Dieu s’anéantit lui-même en prenant la nature humaine, il s’offre totalement à l’amour miséricordieux du Père qui le relève et le ressuscite le troisième jour (cf. saint Paul Philippiens 2, 6-11). « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera.» (Mathieu, 20, 18)        <br />
              <br />
       Voilà le cœur de la mission de Jésus : s’offrir totalement à la volonté du Père pour le salut du plus grand nombre, « donner sa vie en rançon pour la multitude » comme le dit la dernière phrase de l'évangile qui vient d'être lu.(Mathieu 20, 28)       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, consacrés par le Baptême les disciples de Jésus ne suivront pas un chemin différent. Les années qui viennent au Québec peuvent faire peur et inquiéter à certains moments. Nous montons, nous aussi, à Jérusalem. Point n’est besoin de se surprendre des difficultés du chemin. Sur les pas de Jésus, nous rencontrons la même humanité avec ses peurs, ses défis, ses attentes. Nos frères et sœurs humains ne sont pas à côté du chemin vers Jérusalem, ils sont avec nous en marche à leur façon, mystérieuse parfois, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Comment les accompagner? Comment vivre entre nous le chemin de Jérusalem aujourd’hui?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’environnement du chemin et des marcheurs</span>       <br />
              <br />
       La clé nous est donnée par Jésus dans sa réponse à la mère de Jacques et Jean. Sa demande reflète bien une dynamique toujours présente même après 2000 ans. Les rapports entre humains suscitent volontiers une mauvaise compétition, des abus de pouvoirs, une domination écrasante. Jésus renverse la situation et propose un environnement renouvelé où la liberté et l’entraide seront désormais le soutien des marcheurs. Pour y arriver, il faut, explique-t-il, que le marcheur se tourne vers l’autre et cesse de se recroqueviller sur lui-même dans un enfermement néfaste. Comment? En se situant dans un environnement de service à 100 pour 100.         <br />
              <br />
       Écoutez cette consigne : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave ».       <br />
              <br />
       Sur la route de Jérusalem, en ce temps de Carême, en cette relance de la vie de notre Église par l’arrivée d’un nouveau pasteur, nous avons de belles occasions de laisser naître en nous et dans l’Église des gestes concrets et porteurs de renouveau. À chacun et à chacune de les identifier et de se mettre en route.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un fondateur toujours en marche</span>       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, peut nous servir d’exemple et de modèle. Il fut en marche durant toute sa vie donnée pour son « Église naissante » comme il aimait à qualifier l’Église de Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Il fut un marcheur infatigable dans tous les sens du mot. On le voyait racontent les <span style="font-style:italic">Relations de Jésuites</span> en raquette sur la neige en hiver ou en canot faisant le tour de son immense diocèse. À son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il n’eut rien de plus pressé que de visiter toutes les maisons du petit village de 300 personnes qu’était Québec à l’époque ainsi que les cabanes des Amérindiens précise les <span style="font-style:italic">Relations</span>. Et cet élan ne se démentît jamais jusqu’à la fin de sa vie.       <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire il voulait qu’ils soient disposés à être envoyés « à toutes rencontres, et au besoin dans les paroisses, et tous autres lieux du dit Pays, » où les pousseraient les besoins d’évangélisation et le souci pastoral des populations. En 1698, il envoya même un groupe de prêtres du Séminaire sur les bords du Mississipi comme missionnaires.        <br />
              <br />
       Il voulait que les séminaristes soient solidement formés pour maintenir l’élan missionnaire qu’il avait su infuser dans son Église.  Ainsi écrit-il le 26 mars 1659 dans l’<span style="font-style:italic">Acte de fondation du Séminaire</span> qui en même temps met sur pied le Grand Séminaire : « Considérant qu'il a plu à la Divine Providence nous charger de l'Église naissante du Canada dit la Nouvelle-France; et qu'il est d'une extrême importance dans ses commencements de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité, un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église…dans lequel on élèvera et formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la Théologie morale, les cérémonies, le plain-chant grégorien, et autres choses appartenant au devoir d'un bon Ecclésiastique ».       <br />
              <br />
       Ces rappels de circonstance sont pour nous aujourd’hui un stimulant à prendre nous aussi la « route de Jérusalem » où remplis de confiance et d’élan, appuyés sur ces devanciers qui n’ont eu peur d’aucuns défis nous répondrons aux appels du Seigneur pour une « nouvelle évangélisation », « nouvelle »  dans ses moyens et dans son ardeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce défi est le nôtre aujourd’hui. Nous pouvons compter que l’Esprit de Dieu souffle toujours et qu’il guidera nos pas sur cette route. Pour nous accompagner nous avons une nourriture à nulle autre pareille. Assidus à la Parole et à la fraction du pain comme les premiers chrétiens (cf. Actes 2, 42), nous pourrons rendre dans notre société le témoignage que Jésus est toujours vivant et qu’il est venu pour servir et donner sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       C’est donc dans une attente vigoureuse et une espérance ferme que nous refaisons les gestes de l’Eucharistie en ce jour d’anniversaire et que nous demandons au Seigneur de devenir de plus en plus serviteurs de nos frères et sœurs. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Une "annonciation" : La fondation du Séminaire de Québec - Audace, ténacité et nouveauté de Mgr François de Laval</title>
   <updated>2015-03-26T01:55:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Une-annonciation-La-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-Audace-tenacite-et-nouveaute-de-Mgr-Francois-de-Laval_a261.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <published>2009-03-26T02:20:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Maurice Couture</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, à l'occasion de l'Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec célébré le 25 mars 2009: Textes de l'Écriture : Isaïe 7,10-14.8,10; Hébreux 10,4-10 et Lc 1,26-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/1291920-1695738.jpg?v=1289459850" alt="Une "annonciation" : La fondation du Séminaire de Québec - Audace, ténacité et nouveauté de Mgr François de Laval" title="Une "annonciation" : La fondation du Séminaire de Québec - Audace, ténacité et nouveauté de Mgr François de Laval" />
     </div>
     <div>
      Je m'interrogeais, il y un instant, sur le lien possible entre la fête liturgique de l'Annonciation et la date anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec. Ceux d'entre vous qui auraient oublié ce que l'abbé Noël Baillargeon, de vénérée mémoire, nous apprend dans son ouvrage Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de Mgr de Laval, ont pu prendre plus ou moins au sérieux mes propos. Mais j'étais bien assuré que les confrères mieux informés - les réactions non verbales de quelques uns me l'ont fait sentir - j'étais sûr que pour la plupart du moins, vous saviez fort bien que la recherche proposée dans mon mot d'introduction ne se voulait ni opportune, ni pertinente.        <br />
              <br />
       Car il faut bien le reconnaître, le 26 mars 1663, la fondation du Séminaire s'est faite sur papier, si je puis dire. Mais sur papier hautement officiel, rédigé à Paris, sous seing privé, et dans la forme d'un mandement épiscopal. Pour attester de son importance, le vicaire apostolique, évêque de Pétrée, s'identifiera dans la suscription placée en tête de l'acte comme «nommé» par le Roy premier Evesque du dit pais».        <br />
              <br />
       Ce geste de «reconnaissance» envers Louis XIV, alors âgé de 15 ans, et cette anticipation de son rôle ne suffisent pas à faire de Mgr de Laval un évêque gallican. Je n'ai pas suffisamment étudié l'altera nova positio de la cause du bienheureux pour savoir si l'entête de votre acte de naissance comme institution d'Eglise a pu soulever des soupçons sur la fidélité romaine de votre Fondateur. Chose certaine, l'appui des Jésuites et la concurrence de l'évêque de Rouen aurait sûrement contrebalancé l'emprise de la Cour sur l'église de France à cette époque.        <br />
              <br />
       N'empêche que la solennité et la teneur du document qui a créé le Séminaire de Québec témoignent de l'importance qu'avait aux yeux de Mgr de Laval l'institution qu'il portait dans son esprit et dans son cœur avant même qu'il n'arrive à Québec.        <br />
       Ai-je besoin de rappeler devant vous, les héritiers de ce projet audacieux et visionnaire, quels étaient les objectifs ambitieux du fondateur de notre Eglise et de notre Séminaire? Je les énonce en raccourci:        <br />
              <br />
       1. Préparer les candidats au sacerdoce à leur futur état de vie. Comme Mgr de Laval se réclamait d'un décret du Concile de Trente intitulé Cum Adolescentium Aetas, il n'excluait pas d'inclure dans ces candidats des adolescents de 12 ans et plus, ce qu'il réalisera en 1668  en créant le Petit Séminaire dont les candidats fréquentaient le Collège des Jésuites, une réplique, pour ainsi dire, des Collèges qu'il avait fréquentés lui-même à La Flèche et à Paris. Je me permets de signaler ici, encore une fois, avec un grand sentiment de gratitude, que j'ai connu personnellement ce statut à l'inverse, comme petit séminariste du Patronage Saint-Vincent-de-Paul fréquentant le Petit Séminaire de Québec et comme étudiant scolastique des Religieux de Saint- Vincent- de-Paul fréquentant le Grand Séminaire de Québec. À ce titre, je me sens doublement rattaché à Mgr de Laval, comme petit et grand séminariste tout autant que comme son 22e successeur.        <br />
              <br />
       2e objectif: Assurer la conduite et l'évangélisation du diocèse de Québec, le Séminaire devant «servir de clergé à cette nouvelle Église».        <br />
              <br />
       Il découle de ces deux objectifs que le Séminaire de Québec se voyait assigner trois tâches : '       <br />
       a) l'éducation des jeunes gens en vue du sacerdoce;        <br />
       b) la formation du chapitre de la cathédrale;        <br />
       c) la desserte des paroisses.        <br />
              <br />
       Autant dire le soutien entier d'une Eglise aux dimensions d'un continent. Pour assurer le fonctionnement de cette mission, le mandement de Mgr de Laval, appuyé par les lettres patentes qui suivront (avril 1663) de Louis XIV confirmant l'établissement du Séminaire de Québec, établissait que les dîmes perçues auprès des fidèles seraient entièrement affectées aux besoins du Séminaire. On sait que cette disposition sera contestée par les autorités civiles, et même, je l'avoue à l'instar d'une faute originelle, par mon illustre ancêtre Guillaume Couture, ex-frère donné des Jésuites et premier colon de la Rive-sud de Québec! Je me devais de réparer ce péché par quelque amende honorable. C'est fait!        <br />
              <br />
       Je m'aperçois - et vous en avez déjà fait la réflexion en vous-mêmes, sans nul doute - que mon discours n'a guère adopté jusqu'ici le ton de l'homélie et que dans les limites du temps raisonnablement alloué à mes propos, il est déjà un peu tard pour corriger le tir.       <br />
               <br />
       Je m'y emploie cependant, non sans avoir ajouté au préalable une autre mention historique.        <br />
              <br />
       Dans sa vision de l'Eglise du Québec, Mgr de Laval faisait explicitement référence à saint Charles Borromée, le précurseur par excellence da la réforme proposée par le Concile de Trente en matière de formation des prêtres notamment. Mgr de Laval a donc le mérite d'avoir suivi ses traces, bien avant que les diocèses de France aient emboité le pas d'une façon significative. Je dirais même qu'il a dépassé l'action du glorieux évêque de Milan, n'ayant pas à composer avec la lourdeur d'une Eglise ancienne, bien ancrée dans des structures traditionnelles.        <br />
              <br />
       Ce qui me permet d'avancer que la fondation du Séminaire de Québec a été une véritable «annonciation» pour notre Eglise. Ce n'est pas un hasard, on peut le penser, que la paroisse Notre-Dame de l'Annonciation ait été créée sous le mandat de Mgr de Laval (1673) et la paroisse Saint-Charles-Borromée au temps de sa retraite active (1693).         <br />
              <br />
       L'Eglise de Québec s'est bâtie autour de son Séminaire, et au milieu des adversités de toutes sortes et des aléas de l'évolution socioreligieuse, elle a continué et continue encore à bénéficier de son précieux apport en ressources de toutes espèces.        <br />
              <br />
       Comment ne pas en faire le motif de notre rassemblement eucharistique, par l'intercession de la Vierge de l'Annonciation!         <br />
       Le Seigneur, nous faisait dire la prière d'ouverture, a voulu que le Verbe prit chair en ce jour dans le sein de la Vierge Marie. Aujourd'hui aussi, le Seigneur a voulu que le Séminaire de Québec prît naissance dans l'église de la Nouvelle-France.        <br />
              <br />
       La même prière demande que nous soyons participants de la nature divine, ce qui est symbolisé à chaque eucharistie par la goutte d'eau qui se perd dans le vin, pour montrer que nous sommes divinisés du fait que le Verbe a voulu prendre notre chair.        <br />
       Le Séminaire de Québec est peut-être devenu une goutte d'eau dans l'océan de l'Eglise qui s'est implantée sur le territoire immense du diocèse confié à Mgr de Laval. Mais que serait cette Eglise sans la venue à Québec de celui qui a déposé dans la coupe de bénédiction le vin de son audace et de sa sainteté?         <br />
              <br />
       Rendons grâce à notre Rédempteur et Sauveur qui s'est servi d'instruments si merveilleux pour établir son règne parmi nous, comme il s'est servi de sa Mère pour devenir l'un de nous. Amen.        <br />
              <br />
       + Maurice Couture, archevêque émérite de Québec       <br />
       le 25 mars 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Célébration de l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (25 mars 2009)</title>
   <updated>2009-04-07T02:59:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Celebration-de-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-25-mars-2009_a260.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/1291572-1695221.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-25T19:08:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chaque année les prêtres de la communauté du Séminaire de Québec et les séminaristes soulignent l'Anniversaire de la fondation du Séminaire par une concélébration et un repas fraternel. Cette année c'est Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, qui a présidée cette fête qui avait lieu le 25 mars 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/1291572-1695221.jpg?v=1289459850" alt="Célébration de l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (25 mars 2009)" title="Célébration de l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (25 mars 2009)" />
     </div>
     <div>
      Dans son mot de bienvenue à la concélébration eucharistique à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand, le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère, a redit le plaisir qu'avait le Séminaire d'accueillir Mgr Couture, pour présider cette célébration  qui souligne cette année le 346e anniversaire de la fondation par le bienheureux François de Laval, le 26 mars 1663, de la communauté des prêtres du Séminaire et du Grand Séminaire, puisque Mgr de Laval par cette fondation réunissaient ses prêtres pour « servir de Clergé à cette nouvelle Église » et « dans lequel on formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu ».        <br />
              <br />
       &quot;Monseigneur, a dit le Supérieur général, nous sommes heureux  que vous ayez accepté de vous associer à la grand famille du Séminaire à qui vous manifesté tant de sollicitude pendant vos années comme pasteur de l’Église de Québec, cette Église que nous voulons servir le mieux possible dans les circonstances actuelles qui ne sont pas toujours faciles, vous en savez quelque chose.&quot;       <br />
              <br />
       Et de continuer &quot;Vous me permettrez, Monseigneur, de souhaiter aussi un bienvenue particulière à Mgr Noël, membre émérite de la communauté des prêtres du Séminaire, aux confrères résidants à l’Évêché, au presbytère de la cathédrale, aux personnes associées à l’œuvre du Séminaire soit comme membre de l’équipe de formation du Grand Séminaire, soit comme membre de l’équipe d’animation du Centre Québec IXTHUS, soit comme membre de la direction et de l’administration du Séminaire de Québec ainsi qu’à leurs conjointes ou conjoints.&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Une-annonciation-La-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-Audace,-tenacite-et-nouveaute-de-Mgr-Francois-de-Laval_a261.html">Homélie de Mgr Couture à la concélébration</a>.       <br />
              <br />
       Après la célébration eucharistique, les prêtres, les séminaristes et leurs invités se sont retrouvés à la Salle des prêtres pour une santé. Le Supérieur général au nom du Conseil du Séminaire a remis à ce moment un cadeau au coordonnateur des Fêtes de l'ANNÉE JUBILAIRE FRANÇOIS DE LAVAL 2008, l'abbé Jacques Gourde et à son adjointe, soeur Lucienne Boisvert avant de descendre au Réfectoire de la communauté pour un repas fraternel et festif.       <br />
              <br />
       Voici des extraits de son allocution:       <br />
              <br />
       &quot;Comme vous le savez, l’année 2008 a vu un grand nombre d’événement et d’activités commémorer les 350 ans de l’ordination de François de Laval et les 300 ans de son décès. Un comité organisateur que je présidais a été chargé d’établir le programme de cette Année jubilaire consacrée à François de Laval. Mais un comité c’est un peu comme un groupe d’instrumentistes ou de choristes, sans chef d’orchestre les sons se perdent dans toutes les directions. Nous avions besoin pour le succès des fêtes de François de Laval d’un chef d’orchestre que nous avons heureusement trouvé en la personne de l’abbé Jacques Gourde, responsable du Centre la Paix-Dieu, ancien du Séminaire et grand admirateur de François de Laval. L’abbé Gourde en acceptant cette tâche s’est associé sœur Lucienne Boisvert comme adjointe et secrétaire qui n’a pas ménagé son temps et ses pas.&quot;       <br />
              <br />
       &quot;Cher Jacques et chère Lucienne, je vous transmets en mon nom personnel et au nom du Conseil du Séminaire notre plus sincère reconnaissance pour votre contribution exceptionnelle. L’Année jubilaire a été grâce à vous un franc succès sur toute la ligne. Je me prends à rêver que lors du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire en 2013 vous puissiez encore diriger les festivités qui devraient prendre place cette année-là. Enfin, cessons de rêver. En terminant, je vous remets un livre de dessins sur Québec qui se veut un signe de notre reconnaissance et de notre attachement. Merci…et à 2013!&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ______________________________________________________________________       <br />
              <br />
       «Il est d'une extrême importance        <br />
       dans ses commencements       <br />
        de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra        <br />
       pour perfectionner des ouvriers,        <br />
       et les rendre capables de cultiver        <br />
       cette nouvelle vigne du Seigneur.        <br />
       En vertu de l'autorité qui nous a été commise,        <br />
       nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité,        <br />
       un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église.        <br />
              <br />
       Nous désirons que ce soit une continuelle École de vertu       <br />
        et un lieu de réserve d'où nous puissions tirer        <br />
       des sujets pieux et capables        <br />
       pour les envoyer à toutes rencontres. »        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait de l’Acte de fondation du Séminaire de Québec        <br />
       par le bienheureux François de Laval le 26 mars 1663</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Celebration-de-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-25-mars-2009_a260.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007</title>
   <updated>2010-06-29T03:01:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-26-mars-1663-Homelie-du-Superieur-general-le-21-mars-2007_a106.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/593189-724088.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-03-23T01:24:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/593189-724088.jpg?v=1289459899" alt="Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007" title="Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007" />
     </div>
     <div>
      Thème: &quot;Moi aussi, je suis à l’oeuvre&quot;. Textes de l'Écriture:  Isaïe 49, 8-15; Jn, 5, 17-30.       <br />
              <br />
       Le carême de cette année nous présente dans les lectures d’Isaïe l’image du Serviteur. Ce Serviteur a été décrit par les prophètes en de multiples occasions. Dans le texte d’aujourd’hui le prophète Isaïe met dans la bouche de Dieu ces paroles qui s’adressent à lui : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon Alliance avec le peuple… pour dire à ceux qui sont dans les ténèbres ‘Venez à la lumière’ ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">I -  Jésus, Icône et Messager de la tendresse de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ces paroles introduisent bien la méditation de l’évangile de Jean qui suit. Cette méditation se situe après la guérison du paralysé à la piscine de Bethzatha et après la discussion avec le Juifs sur le sabbat.        <br />
              <br />
       Le prolongement de la méditation de Jean nous amène au coeur de la mission du Serviteur. Et Jésus, avec assurance, l’assume totalement au point où les Juifs lui reprochent non seulement de violer le repos du sabbat, mais de se faire l’égal de Dieu en disant que Dieu est son Père.       <br />
              <br />
       Et pourtant, nous sommes bien au coeur de la mission de Jésus qui est ce Serviteur annoncé par les prophètes et par Isaïe, Icône et Messager de la tendresse de Dieu qui prend pitié, qui, comme une mère, ne peut oublier son petit enfant, ne pas le chérir plus que tout.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, on comprend mieux le sens de la méditation de Jean dont le point central est le jugement? Qu’est-ce à dire?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II - L’oeuvre du salut toujours en action</span>       <br />
              <br />
       Ce terme « jugement » n’a pas beaucoup de résonance spirituelle pour nous, Il nous renvoie spontanément sur la scène judiciaire où les juges prononcent leur sentence ou encore ce mot nous amène sur le terrain du discernement où le jugement fait partie d’une évaluation mesurée et bien pesée des situations vécues.       <br />
              <br />
       Ici, le « jugement » nous fait entrer dans un horizon beaucoup plus vaste et beaucoup plus exigeant. Il nous renvoie à cette activité salvifique de Dieu qui provoque la liberté de la personne, à l’irruption de la Parole de Dieu qui attend des auditeurs et des auditrices qui la mettent en pratique.        <br />
              <br />
       Cette Parole de salut est toujours à l’oeuvre; « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’oeuvre et moi aussi, je suis à l’oeuvre. » Selon la tradition rabbinique, il ne faut pas prendre à la lettre ce que dit le livre de la Genèse du repos de Dieu au septième jour après la Création. Si l’activité créatrice de Dieu prend fin alors, son activité de Juge, son oeuvre pour le salut de l’humanité qui est permanente se continue jusqu’à la fin des temps. Ainsi en est-il pour Jésus qui, devant l’aveugle-né juste avant de le guérir, dira : « Tant qu’il fait jour, il me faut travailler aux oeuvres de Celui qui m’a envoyé »(Jn 9, 4). L’oeuvre du salut donné par la tendresse d’un Dieu qui aime l’humanité comme la mère aime son enfant se poursuit toujours.        <br />
              <br />
       Jésus ici dans ce passage de l’évangile de Jean nous fait voir qu’il ne le fait pas de Lui-même. C’est le Père qui est la source et le maître de la vie. Le Fils agit avec autorité parce qu’Il est en Dieu, qu’Il est de Dieu. Son intimité et son union à Dieu sont telles qu’Il n’a d’autre volonté que celle du Père.        <br />
              <br />
       Comme le Père, Il relève les morts et leur donne vie. Les défunts l’entendront au dernier jour. Mais déjà aujourd’hui, toute personne qui est « morte », qui est emmurée comme dans un tombeau dans sa propre vie limitée, fermée sur elle-même, peut entendre la voix du Fils de Dieu et trouver dans la foi, l’accueil de la parole, la vie véritable qui est ouverture à soi, aux autres et à Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III -  Un « jugement » dérangeant</span>       <br />
              <br />
       Voilà le « jugement » dont nous parle l’évangile. Ce « jugement » provient de l’envoi du Fils qui amène les personnes à prendre décision, à se situer vis-à-vis la proposition d’amour et de tendresse de Dieu qui désire faire Alliance non seulement avec la création, la nature et tous les êtres vivants, mais de façon  particulière, avec les êtres pensants et aimants que nous sommes dans une échange amoureux où les coeurs de pierre se transforment en coeurs de chair, où la tendresse et l’amour sont au rendez-vous.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, Jésus ici nous avertit : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même; je rends mon jugement d’après ce que j’entends ». Nous sommes renvoyés à notre décision de croire ou de ne pas croire, de recevoir ou de ne pas recevoir la Parole de salut.       <br />
              <br />
       Le temps du Carême est propice à ce « jugement ». Nous sommes amenés par la liturgie à refaire le chemin à la suite du Christ vers l’heure où tout est consommé, à entrer nous aussi dans un abandon confiant à la volonté du Père et à pouvoir dire de plus en plus avec Jésus : « Non pas ma volonté, Père, mais la tienne ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Qu’en cette fête de l’anniversaire du Séminaire, notre fondateur, le bienheureux François de Laval soit notre guide, lui qui a vécu de façon héroïque cet abandon à la volonté de Dieu qui fut au coeur de son expérience spirituelle et que cette célébration nous fasse expérimenter sacramentellement l’œuvre de Dieu à travers ces gestes et ces signes que nous posons pour la gloire de Dieu       <br />
       et le salut du monde.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Le 21 mars 2007.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-26-mars-1663-Homelie-du-Superieur-general-le-21-mars-2007_a106.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Toujours à l'oeuvre</title>
   <updated>2009-12-11T03:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Toujours-a-l-oeuvre_a262.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/1291932-1695756.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2004-03-26T03:41:00+01:00</published>
   <author><name>Cardinal Marc Ouellet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Mon Père est toujours à l'œuvre, et moi aussi, je suis à l'œuvre ». Homélie du Cardinal Marc Ouellet pour l’anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (autrefois Séminaire des Missions-Étrangères - SME) le 24 mars 2004.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/1291932-1695756.jpg?v=1289459850" alt="Toujours à l'oeuvre" title="Toujours à l'oeuvre" />
     </div>
     <div>
      Chers amis du Séminaire,        <br />
              <br />
       Nous sommes rassemblés pour célébrer l'anniversaire de fondation de la société des prêtres du Séminaire par le bienheureux François de Laval le 26 mars 1663. Par cette fondation, le premier évêque de Québec réunissait ses prêtres autour d'un idéal de soutien mutuel et de service et il leur donnait des Lettres patentes les constituant en société apostolique, pour se consacrer ensemble au service de la formation des futurs prêtres et des paroisses. Que la grâce de cet anniversaire nous ressource à l'esprit de notre fondateur rempli d'audace et de zèle pour l'évangélisation.        <br />
       L'idée de ressourcement me rappelle une publicité de l'Abitibi qui vante l'eau des eskers d'Amos comme la plus pure et la meilleure du monde. L'étiquette publicitaire récite poétiquement les charmes de cette eau en disant « L'eau à la source de l'eau ». À quelle source nous ressourcer comme prêtres du Séminaire et futurs prêtres sinon à celle qui étanchait la soif spirituelle du bienheureux François de Laval : la Parole de Dieu, l'Eucharistie, la mission ? L'évangile du jour, extrait du chapitre 5 de saint Jean, met en scène Jésus aux prises avec les juifs qui contestent ses gestes et ses paroles comme blasphématoires.  À leurs yeux, il violait le repos du sabbat et il se faisait l'égal de Dieu en disant que Dieu était son propre Père.        <br />
       Le Jésus johannique répond en développant les divers aspects de son égalité avec le Père. Il fait les mêmes œuvres que lui, il reçoit même du Père de faire des œuvres encore plus grandes, comme relever les morts et leur donner la vie éternelle. « Celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement car il est déjà passé de la mort à la vie ». Jésus va même jusqu'à déclarer qu'en vertu de sa mission, le jugement réservé à Dieu est remis entre ses mains.         <br />
       Sa plaidoirie culmine quand il affirme sans ambages cette prérogative divine: « Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même et il lui a donné le pouvoir de prononcer le jugement ». Chers amis, nous voilà sans aucun doute à la source de l'eau, la Parole de Dieu qui révèle le Père, source du Fils et de la vie éternelle. Cette eau vive coule en nous, dès cette vie, depuis notre baptême. C'est la grâce de la filiation divine adoptive, la plus grande merveille de la vie chrétienne. Celui qui croit au Père qui m'a envoyé est déjà passé de la mort à la vie.        <br />
       Quoi de plus ressourçant et de plus renouvelant que ces paroles de vie éternelle qui tombent de la bouche du Fils et nous donnent le salut prophétisé par Isaïe : « Sortez de votre prison ! » « Venez à la lumière ! » « Car le Seigneur console son peuple et de ses pauvres il prend pitié ». « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi je ne t'oublierai pas ». Que ces paroles divines nous touchent au plus intime, qu'elles réveillent la joie de notre filiation divine, qu'elles ravivent notre espérance et nous fassent passer, aujourd'hui, de la médiocrité à la ferveur, de l'indolence à la passion, du fonctionnarisme au zèle apostolique qui caractérisait François de Laval        <br />
              <br />
              <br />
       On raconte que notre fondateur était un homme humble, mortifié, profondément pieux, très charitable, mais qu'il devenait intraitable quand la mission de l'Église était menacée par les empiètements du gouverneur et l'immoralité qu'engendrait le        <br />
       commerce de l'eau de vie. Il combattit vaillamment ce fléau et il fit même des voyages en  France pour plaider sa cause à la Cour du Roi, hélas sans beaucoup de succès. Son exemple nous reste toutefois comme celui du bon berger qui savait manier le bâton pastoral à temps et à contretemps jusqu'à s'exposer aux morsures des loups pour protéger ses brebis. François de Laval demeura sur la brèche pratiquement 50 ans, en charge, substitut, auxiliaire ou émérite, et il demeure pour nous comme un phare qui ne s'éteint pas, érigé à jamais sur le Cap Diamant.        <br />
       « Mon Père est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre », nous dit Jésus pour nous mettre au défi de la mission. Où en sommes-nous, en fait, quant au zèle missionnaire ?  Quelle œuvre nous mobilise et nous motive à porter plus loin le flambeau de l'évangélisation, si cher à Mgr de Laval ?  Je tiens à vous féliciter en toute sincérité, prêtres du Séminaire, pour la relance de la mission du Séminaire qui s'ébranle lentement mais sûrement, comme un train au long cours prêt à bien d'autres aventures. Je me réjouis profondément de la collaboration étroite et effective qui se précise entre le Séminaire, le Grand Séminaire et les instances diocésaines autour d'une nouvelle œuvre d'envergure de nouvelle évangélisation de notre peuple .       <br />
              <br />
       Comme toutes les grandes œuvres, elle commencera modestement, à la source de la prière et de la vie cachée de Marie, mais j'ai de bonnes raisons de croire que le défi est en bonne voie d'être relevé avec foi et décision, avec une nouvelle ardeur et de nouveaux moyens, dans l'esprit de Jean-Paul Il. Quelle consolation de constater qu'on ne laissera pas notre jeunesse en désarroi, privée de la joie de la filiation divine, sans tenter par tous les moyens de jeter des passerelles d'amour et de foi entre les générations. J'entrevois une nouvelle œuvre qui aura une valeur symbolique d'entraînement, aux répercussions majeures sur la relève des vocations religieuses et sacerdotales ainsi que sur la qualité de la formation des séminaristes.        <br />
       Est-ce trop rêver ?  Doit-on plutôt faire son deuil du clergé et laisser la place à d'autres forces vives de l'Église ? Cette        <br />
       vieille institution du Séminaire serait-elle vouée à se pétrifier en musée ? Dieu nous en garde, chers amis. Tant que nous aurons sa grâce et quelque force, tant que notre foi puisera à la source eucharistique toujours jaillissante de vie éternelle, l'avenir restera ouvert et prometteur, car rien n'est impossible à Dieu.  La Vierge de l'Immaculée Conception veille depuis les origines sur le Séminaire et elle accompagne encore aujourd'hui, comme toujours, les grands tournants de sa mission.  Ayons confiance !        <br />
       Puisque que le Séminaire symbolise à sa manière toute l'Église diocésaine en sa source historique et spirituelle, demandons à l'Esprit saint, par l'intercession de Marie, de nous ressourcer assez profondément pour que toutes les paroisses du diocèse, actuellement en recherche d'un nouveau souffle, soient ré-engendrées à la source du baptême et de l'Eucharistie. Que la fécondation mutuelle des ministères et des services et une nouvelle harmonie entre les ouvriers de l'Évangile donnent de nouvelles vocations apostoliques et des fruits de vie et d'espérance à notre peuple aux prises avec un fléau bien plus redoutable que l'eau de vie.        <br />
       L'Esprit de Dieu est assez puissant et créateur pour remettre le feu aux poudres de nos vertus évangéliques. Puisque le Séminaire fut la première école de formation à la vie chrétienne et pastorale, qu'il continue à guider tout le troupeau par l'élan de sa ferveur, de son audace et de son espérance !  Il n'y a pas de meilleur hommage de gratitude à rendre au Fils du Père et de Marie, en ce joyeux anniversaire de notre fondation, qu'un nouvel engagement à œuvrer avec le Père et avec lui, dans l'unité du Saint-Esprit, pour la nouvelle évangélisation de notre peuple.  Amen.        <br />
              <br />
       + Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Anniversaire de la Fondation du Séminaire de Québec ( 26 mars 1663).        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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