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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-07T07:18:12+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la fête de saint Joseph,  époux de la Vierge Marie, patron du Canada  « Homme juste, époux et serviteur fidèle »</title>
   <updated>2021-03-19T01:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-saint-Joseph-epoux-de-la-Vierge-Marie-patron-du-Canada- Homme-juste-epoux-et-serviteur_a1009.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/54817680-41194761.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-19T00:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de saint Joseph le 19 mars 2021 par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec en l'année consacrée à saint Joseph. Textes de l'Écriture: 2 Samuel 7, 4-5a.2-14a.16, Romains 4,13.16-18.22 et Matthieu 1, 16.18-21.24a.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/54817680-41194761.jpg?v=1616113376" alt="Homélie pour la fête de saint Joseph,  époux de la Vierge Marie, patron du Canada  « Homme juste, époux et serviteur fidèle »" title="Homélie pour la fête de saint Joseph,  époux de la Vierge Marie, patron du Canada  « Homme juste, époux et serviteur fidèle »" />
     </div>
     <div>
      J’ai été baptisé à la paroisse saint Joseph en Beauce et j’ai toujours eu une grande dévotion à saint Joseph. Je me rappelle avec nostalgie les invocations chantées à saint Joseph, protecteur des maisons religieuses à la fin de la prière du soir durant mes études classiques comme pensionnaire. Et que dire de la fête de saint Joseph que nous célébrions ici avec éclat. Les mots de la préface particulière pour la fête de saint Joseph au début de la Prière eucharistique m’ont inspiré les réflexions qui suivent.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’homme juste que tu donnas comme époux à la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Joseph est reconnu ici comme un homme juste. La richesse de ce terme dépasse l’usage qui en est fait lorsqu’il est appliqué au domaine financier. Dans la Bible le juste est quelqu’un d’accompli, un être épanoui et ouvert. Le juste est loué parce qu’il ne se regarde pas d’abord lui-même. Il porte avant tout son regard sur Celui qui l’a fait et qu’il sert : Dieu son créateur et son protecteur.       <br />
              <br />
       Dire que Joseph fut un homme juste, c’est le situer dans un environnement où ce n’est pas d’abord ce que tu fais, ce que tu gagnes, ce que tu réalises qui compte, mais c’est ce que tu es. C’est mettre de l’avant non pas le faire mais l’être. C’est pourquoi, l’humble artisan, le charpentier, que fut Joseph peut servir de modèle à tous ceux et celles qui demandent avec raison dans notre monde d’être reconnus dans leur dignité de personne humaine.       <br />
              <br />
       Joseph, l’homme juste, ne s’est pas renfermé sur lui. Il a accueilli, comme le raconte saint Luc dans son évangile, Marie de Nazareth comme épouse. Il a épousé en elle non seulement la jeune fille qu’il aimait, mais le destin que Dieu lui préparait.  Ce qui l’amena à devenir comme le dit la préface à laquelle je me référais tout à l’heure « le serviteur fidèle et prudent à qui tu confias la sainte Famille ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Serviteur fidèle et prudent</span>       <br />
              <br />
       Ce rôle unique de Joseph auprès de Marie et de Jésus en fait une figure exceptionnelle. Tous les parents ici savent ce qu’il en coûte de temps et d’amour pour qu’une famille s’épanouisse et vive dans l’harmonie et le bonheur. Celle de Joseph, la Sainte Famille, a réalisé à la perfection sa mission en permettant à ses membres d’être ce qu’ils étaient appelés à être de toute éternité.        <br />
               <br />
       Sur les chemins de la vie quotidienne, la famille de Joseph a connu, c’est sûr, des hivers et des étés, des hauts et des bas, des questionnements même, mais Joseph ne mit jamais de côté cette foi et cette confiance en la Parole de Dieu qui se manifestaient dans son cœur et dans son intelligence.       <br />
              <br />
       Nous savons qu’il fut présent à Jésus et à Marie durant l’enfance de Jésus puisqu’on le retrouve avec eux au Temple lorsque Jésus avait 12 ans. On ne connaît pas ce qui s’est passé par la suite. Joseph disparaît du décor et au moment où Jésus commence à prêcher la Bonne nouvelle, il n’est plus question de lui dans les évangiles.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas le lot d’un bon serviteur de laisser la place au Maître et de rester dans l’ombre ? Joseph s’est réalisé pleinement en donnant à sa façon Jésus au monde. C’est pourquoi, vous remarquerez que les statues et les tableaux de saint Joseph le présente habituellement tenant Jésus dans ses bras.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un modèle pour aujourd’hui et un modèle de toujours</span>       <br />
              <br />
       Dans notre la vie de tous les jours, tous et toutes, qui que nous soyons, nous sommes disciples de Jésus et, comme Joseph,  nous le portons en nous, dans nos mains, dans nos gestes, dans nos actions. C’est à travers nous qu’il est encore présenté au monde aujourd’hui comme hier. Quelle belle mission que celle de présenter Jésus au monde.       <br />
              <br />
       Vous le savez les conditions où nous nous trouvons sont difficiles : décrochage et baisse de la pratique religieuse, sécularisation galopante, crise de confiance envers l’Église etc.        <br />
              <br />
       Le chrétien croyant baptisé chemine comme Joseph dans la foi et la confiance. Il n’attend pas de changements magiques. Il se tient là toujours prêt à recevoir ce que Dieu donne.       <br />
               <br />
       Nous sommes invités à être aujourd’hui, comme Joseph, de bons serviteur qui laissent  la place au Maître et acceptent de rester dans l’ombre. Remplis de foi nous gardons une confiance inébranlable dans l’action du Seigneur. Même si nous ne la voyons pas toujours, nous y croyons de tout notre cœur.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous nous retrouvons ensemble comme frères et sœurs réunis pas une même foi manifeste à travers les gestes de Jésus à la dernière Cène notre désir de le suivre toujours de mieux en mieux, car « le maître, c’est le Christ; vous êtes à son service » comme le rappelle saint Paul aux Colossiens. « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »  (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 3,17)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <!--18 mars 2011 homélie donnée à la Maison Déziel en leur fête patronale-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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              <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »</title>
   <updated>2019-11-09T15:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/39146916-33820798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-05T20:11:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Funérailles d'une défunte en l'église de St-Joseph-de-Beauce 9 novembre 2019. La défunte de 101 ans a souffert pendant plusieurs années de déficiences associées souvent à la maladie d'Alzheimer et elle a été admirablement accompagnée par ses proches pendant tout ce temps. Comme elle faisait partie de ma famille et que je la fréquentais régulièrement, j'ai vu de près son cheminement au fil des jours et des ans. Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/39146916-33820798.jpg?v=1572984769" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      La défunte est décédée à 101 ans. Elle a vécu les dernières années de sa vie dans des diminutions importantes et quasi totales de ses capacités physiques, intellectuelles et relationnelles. Elle était pourtant entourée avec amour de sa famille qui ne l’a pas abandonnée un seul instant. Comme elle le souhaitait, elle est morte dans son lit.       <br />
              <br />
       Cette situation vécue par la défunte dans les dernières années de sa vie où elle était là mais où on ne pouvait communiquer avec elle comme on le fait habituellement m’a inspiré le thème de cette homélie. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle.       <br />
       <!--Mais ceci étant dit, on peut se poser la question : est-elle vraiment morte ? Bien sûr Elle est arrivée au terme de sa vie sur la terre. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle. Pourquoi ? -->       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vie éternelle       <br />
       </span>       <br />
       Je vous explique mon point de vue. Nous ne pouvions plus communiquer comme avant avec elle et pourtant sa famille et ses proches ne l’ont pas mise de côté. Elle est restée présente tous les jours pour eux. Une présence vivante malgré les limites qui apparaissaient,  une présence perceptible par certains signes ou petits gestes.       <br />
              <br />
       Voilà le point que j’aimerais retenir et souligner avec vous. La défunte malgré ses diminutions est restée toujours bien vivante. La vie en elle était là, même lorsque nous ne la voyions pas.  La défunte n’était pas un simple objet, mais elle était toujours une personne. Elle vivait. Ses enfants et toute sa famille ont fait le choix d'avoir foi en cette vie qui était en elle. Ils l'ont entourée d’amour et de soins.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Une image de la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi je fais des dernières années de la défunte une image de la vie éternelle? La réponse est bien simple. La raison pour laquelle je vois là une image de la vie éternelle, c'est parce que pour la vie éternelle c'est un peu semblable : on y croit même si on ne la voit pas.       <br />
              <br />
       La vie éternelle à laquelle je crois et en laquelle plusieurs parmi vous croient aussi est, elle aussi, une réalité qui ne se voit pas comme la vie de la défunte qui ne se voyait presque plus et qui pourtant était bien là. La vie éternelle à laquelle nous sommes appelés ne se touche pas avec les moyens humains. Elle dépasse nos perceptions ordinaires. Elle repose sur la foi. C’est un choix d’y croire ou non. Je choisis d’y croire parce que des images comme celle de la vie de la défunte me disent que c’est possible de vivre autrement que de la façon dont se passe notre vie habituellement.       <br />
              <br />
       Cette image de la défunte demeurée pendant toutes ces années présente parmi nous malgré son handicap me dit que les défunts sont aussi présents parmi nous et que leur vie que je ne puis toucher n’est pas terminée. Ils ont atteint le terme de leur vie terrestre mais la vie reçue sur la terre s’est transformée en vie éternelle où il n’y a plus de larmes et de pleurs et où règnent la  joie et le bonheur pour toujours : « [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé », lisons-nous dans le livre de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> qui termine le Nouveau Testament.  (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21, 4)       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment cela se passera ?       <br />
              <br />
       Pour vous répondre je reviendrai à l’image de la défunte. La vie était en elle jusqu'à la fin. C’est cette vie qui s’est transformée en vie éternelle, une continuité dans la vie qui nous échappe mais qui est réelle pour les personnes qui y croient.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La source de la foi en la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       J’ai parlé plusieurs fois de ceux et celles qui croient à la vie éternelle. J’en suis. Mais pour moi, il ne s’agit pas d’une vague croyance. Elle repose sur ma foi en Jésus-Christ qui est ressuscité et qui a accédé à la vie éternelle. Il est ainsi devenu, comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Colossiens</span>, le Premier-Né d’entre les morts, « afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 18-19)       <br />
              <br />
       Dans le passage de l’évangile que j’ai retenu pour notre célébration, Jésus annonce la bonne nouvelle qu’il ne sera pas seul mais que dans la vie éternelle toute personne  a une place qui lui est réservée. La vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de la vie, c’est une rencontre dans une demeure habitée par ceux et celles qui nous ont quitté en compagnie de Jésus et des saints et des saintes que nous vénérons.        <br />
              <br />
       Je ne peux en dire plus car, personne n’est revenu à la vie, sauf Jésus ressuscité, qui nous invite à le suivre et à le reconnaître comme notre Seigneur et Sauveur.  Ainsi nous pourrons, le temps venu, entrer dans la demeure qui nous a été préparée de toute éternité et nous asseoir à la table de Dieu notre Père avec Lui. (cf.  <span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 3, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette messe est une occasion de le faire par des symboles comme celui de la communion au Pain et au Vin consacrées et par le partage de la Parole de Dieu qui nourrissent  notre vie ici-bas et notre vie à venir.       <br />
              <br />
       En terminant disons cette prière, si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Maître et Créateur de toutes choses,        <br />
       accepte la vie que j’ai reçue de toi.        <br />
       Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre        <br />
       pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle.        <br />
       Père, entre tes mains je remets ma vie. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/39146916-33821170.jpg?v=1572984842" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      <HR>       <br />
       Lecture du Livre de la Sagesse (Sg 2, 23 ; 3, 1-6.9)       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas, s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment mais, par leur espérance, ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (14, 1-6)       <br />
              <br />
       A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : « Je pars vous préparer une place ? ». Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? ». Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »</title>
   <updated>2022-09-14T20:09:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-A-l-adresse-de-certains-qui-etaient-convaincus-d-etre-justes_a917.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/37579781-33133099.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 27 octobre 2019. Textes: Siracide 35, 15b-17.20-22a, 2 Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14 le pharisien et le publicain     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/37579781-33133099.jpg?v=1570059240" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes »" />
     </div>
     <div>
      Le but de cette histoire ou parabole bien connue du pharisien et du publicain en prière racontée par Jésus nous est donné d’entrée de jeu par les premières phrases qui la situe bien : « À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres » Jésus r aconte la parabole que voici.        <br />
              <br />
       Je commencerai donc par essayer de voir avec vous ce que signifie pour Jésus être juste, puis je ferai ma lecture de la parabole dans cette lumière,        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Qui est  « juste »?</span>       <br />
              <br />
       Comme moi, vous vous demandez sûrement qui est une personne « juste »? Les Saintes Écritures utilisent ce terme très souvent. Les « justes » sont ceux et celles dont les pensées, les paroles, les actions sont entièrement conformes à la volonté de Dieu<!--, qui n'ont pas besoin de modifier leur cœur ou leur vie-->. Ce sont, en un mot, des personnes qui sont « ajustées » à Dieu.        <br />
              <br />
       Le  « Juste parfait » c’est Jésus. Dans sa vie et ses actions il montre  comment on peut devenir « juste » nous aussi. Et comment le devenir me demanderez-vous ? Saint Paul s’est posé la question bien avant nous. Sa réponse tient en un mot : la grâce de Dieu :  « Lui, gratuitement, les fait devenir justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus » (<span style="font-style:italic">Romains </span>3, 24) . C’est Dieu lui-même qui nous « ajuste » à Lui, qui change notre cœur de pierre en un cœur de chair. Il prend ainsi toute la place dans nos vies qui ne sont plus à nous-mêmes, mais à Lui en union avec le Christ ressuscité (cf. <span style="font-style:italic">Romains</span> 3, 21-26).        <br />
              <br />
       On pourrait dire que ce terme de « juste » est souvent mal compris. On l'entend plutôt dans son sens premier qui est de respecter la vertu de justice et ainsi de rendre à chacun ce qui lui revient. La justice règle les rapports sociaux et les rapports aux biens matériels. Dans l’Alliance avec Dieu, la justice va plus loin. La personne « juste » est celle qui observe la loi de Dieu, qui reçoit et garde les commandements de Dieu.        <br />
              <br />
       Vous le voyez, le terme « juste » est très riche. Il exprime un idéal de vie élevé, un idéal de proximité même avec Dieu. Dans nos mots d’aujourd’hui, on pourrait le remplacer souvent par le terme « saint » car la sainteté est l’idéal vers lequel chemine tout disciple de Jésus : « À l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, lit-on dans la première <span style="font-style:italic">Lettre </span> attribuée à saint Pierre, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,  puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint  ». ( 1 <span style="font-style:italic">Pierre</span> 1 15-16).       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’histoire ou parabole de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec cette perspective en tête, l’histoire de Jésus est des plus parlantes pour nous encore aujourd’hui. Elle met en scène deux personnes qui donnent des images opposées de ce qu’est être « juste ».        <br />
              <br />
       Le premier, le pharisien, rempli de lui-même se fait une gloire d’être « juste » selon ce qu'il pense. Il se voit au-dessus des autres, dans une classe à part. Il fait partie de ceux que Jésus présente comme « convaincus d’être justes et qui méprisent les autres ».  Il se drape dans sa fidélité à observer la Loi : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »       <br />
              <br />
       On ne peut faire mieux comme suffisance et orgueil. Pour ce pharisien, être « juste » n’est plus un chemin d’écoute de la Parole de Dieu, mais un privilège dont il se glorifie et qui lui fait mépriser les autres. S’agit-il bien de ce que Dieu désire des personnes « justes », qui s’ « ajustent à sa volonté » ?       <br />
              <br />
       La réponse nous est donnée dans la suite de l’histoire de Jésus où il décrit une autre attitude qui est celle d’un collecteur d’impôt, un publicain, qui était méprisé de ses contemporains.  Dans son histoire Jésus le présente comme quelqu’un d’humble, pas du tout rempli de lui-même, conscient de ses limites qu’il exprime ainsi dans sa prière en se frappant la poitrine et en disant : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! » Le sage, Siracide,  de l'Ancien Testament dans la première lecture, le constatait et l'exprimait ainsi : « La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice ».         <br />
              <br />
       Ce publicain conclut Jésus, quand il redescendit dans sa maison, « c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. »       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       En écoutant cette histoire, cette parabole, qui est facile à comprendre, on peut se demander de qui sommes-nous le plus près dans nos vies de disciples de Jésus? Du pharisien ou du publicain?        <br />
              <br />
       On peut se poser la question parce que le pharisien et le publicain sont des images qui nous invitent à nous interroger sur notre façon de nous ajuster à Dieu dans nos vies. Et nous sommes bien obligés de constater, quand nous nous regardons sérieusement, que le pharisien et le publicain coexistent dans nos vies. Il arrive que nous soyons parfois dans une attitude semblable à celle du pharisien remplis de nous-mêmes et regardant les autres avec condescendance. <!--Cette attitude a été très répandue dans l’histoire de l’Église à certains moments. Elle a été très présente au Québec du temps où l’Église était une institution qui comptait beaucoup et qui exerçait un pouvoir certain.-->        <br />
              <br />
       Nous sommes, je l’espère, le plus souvent comme le publicain, conscients de nos limites et de nos faiblesses, capables de dire comme lui « je suis pécheur, j’ai besoin de la grâce de Dieu » . Je ne puis pas être pleinement moi-même sans l’aide de Dieu.  C’est cela que nous fait dire la foi en la puissance créatrice de Dieu qui refait toutes choses nouvelles et qui rend « justes » ceux et celles qui s’en remettent à lui. « Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé » avons-nous entendu dans la première lecture.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme je le disais en commençant, J’ai été frappé par la première phrase de cet évangile qui m’a semblé donner une clé pour méditer cette année cette fameuse histoire du pharisien et du publicain. D'autres pistes peuvent se dégager d’une telle histoire, bien sûr, mais je vous ai partagé celle-ci pour nous aider dans notre célébration où nous sommes invités comme à chaque Eucharistie à nous laisser remplir de la vie de Dieu, de sa présence pour la faire  rayonner autour de nous en reconnaissant que nous sommes pécheurs nous aussi. <!--C’est cela pour nous aujourd’hui être « justes », être « ajustés  à la volonté de Dieu ».-->       <br />
              <br />
       En partageant le Corps du Christ, nous devenons de plus en plus « justes », « ajustés à la volonté de Dieu » comme Lui l’a été jusqu’à la fin. C’est pourquoi, Dieu l’a ressuscité et nous l’a donné comme Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22 octobre 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-A-l-adresse-de-certains-qui-etaient-convaincus-d-etre-justes_a917.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <updated>2012-09-17T21:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <published>2012-01-22T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
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     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle</title>
   <updated>2017-05-01T17:25:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-saint-Joseph-travailleur-Saint-Joseph-homme-juste-epoux-et-serviteur-fidele_a346.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2010-05-01T03:32:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie en la fête de saint Joseph, travailleur, lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Edmond Labrecque (décédé le 6 mai 2009) célébrée le 1 mai 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, Textes de l'Écriture: Colossiens 3,14-15.17.23-24 et Matthieu 13, 54-58.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/2067554-2868650.jpg?v=1289459883" alt="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" title="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" />
     </div>
     <div>
      J’ai été baptisé à la paroisse de saint Joseph en Beauce et j’ai toujours eu une grande dévotion à saint Joseph. Je me rappelle avec nostalgie les invocations chantées à saint Joseph, protecteur des maisons religieuses à la fin de la prière du soir durant mes études classiques comme pensionnaire. C’est pourquoi, je suis heureux de présider cette messe du premier anniversaire du décès de notre confrère l’abbé Edmond Labrecque en la fête de saint Joseph, travailleur. Cette fête, introduite dans l'année liturgique par le pape Pie XII en 1955, nous permet de nous laisser toucher par cet humble artisan et travailleur que fut saint Joseph. Les mots de la préface qui lui est consacrée au début de la Prière eucharistique m’ont inspiré les réflexions qui suivent.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’homme juste que tu donnas comme époux à la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Joseph est reconnu ici comme un homme juste. La richesse de ce terme dépasse l’usage qui en est fait lorsqu’il est appliqué au domaine financier. Dans la Bible le juste est quelqu’un d’accompli, un être épanoui et ouvert. Le juste est loué parce qu’il ne se regarde pas d’abord lui-même. Il porte avant tout son regard sur Celui qui l’a fait et qu’il sert : Dieu son créateur et son protecteur.       <br />
              <br />
       Dire que Joseph fut un homme juste, c’est le situer dans un environnement où ce n’est pas d’abord ce que tu fais, ce que tu gagnes, ce que tu réalises qui compte, mais c’est ce que tu es. C’est mettre de l’avant non pas le faire mais l’être. C’est pourquoi, l’humble artisan, le charpentier, que fut Joseph peut servir de modèle à tous les travailleurs et travailleuses qui demandent avec raison dans notre monde d’être reconnus dans leur dignité de personne humaine et de ne pas être traités seulement comme un ressource interchangeable des entreprises où ils deviennent hélas! parfois une simple monnaie d’échange.       <br />
              <br />
       Joseph, l’homme juste, ne s’est pas renfermé sur lui. Il a accueilli, comme le raconte saint Luc dans son évangile, Marie de Nazareth comme épouse. Il a épousé en elle non seulement la jeune fille qu’il aimait, mais le destin que Dieu lui préparait.  Ce qui l’amena à devenir comme le dit la préface à laquelle je me référais tout à l’heure « le serviteur fidèle et prudent à qui tu confias la sainte Famille ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Serviteur fidèle et prudent</span>       <br />
              <br />
       Ce rôle unique de Joseph auprès de Marie et de Jésus en fait une figure exceptionnelle. Tous les parents qui sont ici savent ce qu’il en coûte de temps et d’amour pour qu’une famille s’épanouisse et vive dans l’harmonie et le bonheur. Celle de Joseph, la Sainte Famille, a réalisé à la perfection sa mission en permettant à ses membres d’être ce qu’ils étaient appelés à être de toute éternité.        <br />
               <br />
       Sur les chemins de la vie quotidienne, la famille de Joseph a connu, c’est sûr, des hivers et des étés, des hauts et des bas, des questionnements même, mais Joseph ne mit jamais de côté cette foi et cette confiance en la Parole de Dieu qui se manifestaient dans son cœur et dans son intelligence.       <br />
              <br />
       Nous savons qu’il fut présent à Jésus et à Marie durant l’enfance de Jésus puisqu’on le retrouve avec eux au Temple lorsque Jésus avait 12 ans. On ne connaît pas ce qui s’est passé par la suite. Joseph disparaît du décor et au moment où Jésus commence à prêcher la Bonne nouvelle, il n’est plus question de lui dans les évangiles.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas le lot d’un bon serviteur de laisser la place au Maître et de rester dans l’ombre? Joseph s’est réalisé pleinement en donnant à sa façon Jésus au monde. C’est pourquoi, vous remarquerez que les statues et les tableaux de saint Joseph le présente habituellement tenant Jésus dans ses bras (comme celui de Murillo qui illustre ce texte).        <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un modèle pour aujourd’hui et un modèle de toujours</span>       <br />
              <br />
       Je me permets de relier notre confrère Edmond Labrecque à cette image de saint Joseph. Dans sa vie, il fut bien souvent effacé et dans l’ombre, mais il portait, par son ordination comme prêtre, Jésus dans ses mains et il le présentait au monde. Il l’a fait bien humblement, mais quelle belle mission que celle de présenter Jésus au monde.       <br />
              <br />
       C’est cette mission qui nous incombe encore aujourd’hui comme hier. Vous le savez les conditions où nous nous trouvons sont difficiles : décrochage et baisse de la pratique religieuse, apostasies même pour certaines personnes, sécularisation galopante, crise de confiance envers l’Église à cause des scandales liés à la pédophilie etc.        <br />
              <br />
       Le chrétien croyant baptisé chemine à la suite du Christ dans l’histoire humaine et il n’attend pas de changements magiques. Il se met à la suite de Jésus qui a invité les siens à la persévérance et à la confiance, car comme le disait le bienheureux François de Laval « la semence de la Parole de Dieu porte du fruit dans la patience ».       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à être aujourd’hui être des semeurs de l’Évangile, d’une Bonne nouvelle qui s’adresse à tous et qui apporte joie, paix, bonheur, compassion, respect qui culminent dans l’amour de nos frères et sœurs, dans le « Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entrer de plus en plus dans ce chemin de l’amour fraternel qui est le commandement nouveau que Jésus nous a laissé.        <br />
              <br />
       Et que cette Eucharistie où nous nous retrouvons ensemble comme frères et sœurs réunis pas une même foi manifeste à travers les gestes de Jésus à la dernière Cène notre désir de le suivre toujours de mieux en mieux, car « le maître, c’est le Christ; vous êtes à son service » comme le rappelle saint Paul aux Colossiens  dans la première lecture (Colossiens 3, 24).       <br />
              <br />
       Comme le dit si bien l’antienne de communion tirée de cette lecture : « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Colossiens 3,17).       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       1 mai 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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