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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T03:50:33+01:00</updated>
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   <title>La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2016-12-30T07:09:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
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   <published>2014-12-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent leur patronne principale le jour de la fête de la Sainte Famille qui a lieu le dimanche qui suit Noël. En 2016, comme il n'y a pas de dimanche entre Noël et le Jour de l'An, elle aura lieu le 30 décembre. C'est leur fondateur saint François de Laval qui leur a donné la Sainte Famille comme patronne. Celui-ci nourrissait une grande dévotion à la Sainte Famille et il s'en est fait le promoteur en Nouvelle-France.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/1144699-1471485.jpg?v=1386731495" alt="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" title="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <!--Les prêtres sont invités à concélébrer avec leurs confrères du Chapitre des chanoines à la messe de 9h30 à la Basilique-cathédrale Notre-Dame. La concélébration sera suivie d'une santé et d'un repas festif au réfectoire du Séminaire.-->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/index.php?action=article&numero=15">Homélie pour la fête de la Sainte Famille</a>  par le Supérieur général du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Autrefois, le rituel au Séminaire était le suivant : « Pendant l’octave [de la fête de la Sainte Famille], il y a salut tous les soirs à la Basilique… Le dimanche de l’octave, jour de solennité, il y a congé depuis le déjeuner jusqu’à cinq heure et demie, heure du salut à la chapelle du Petit Séminaire ou du Grand Séminaire. Il y a une indulgence plénière à gagner dans la chapelle du Petit Séminaire. Il y a leçon de chant comme à l’ordinaire, suivie de la récitation du chapelet à la chapelle. » Archives SME 8 / GS-38A, p. 80. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La Société des prêtres du Séminaire de Québec a été fondée en 1663 sous le nom de &quot;Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;. Quelques années plus tard, saint François de Laval approuvait  le 14 mars 1665, la confrérie de la Sainte Famille que le père Chaumonot avait mise sur pied à Montréal. Cette confrérie existe encore aujourd'hui dans certaines paroisses, notamment à la paroisse Notre-Dame de Québec, la plus vielle paroisse en Amérique du Nord excluant le Mexique..       <br />
              <br />
       <b>Voici le texte du décret de saint  François de Laval qui institue la Confrérie de la Sainte Famille.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Décret qui institue la Confrérie de la Sainte Famille, 14 mars 1665.</span>       <br />
              <br />
       Nous François, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège, évêque de Pétrée, Vicaire Apostolique en la Nouvelle-France, nommé par le Roi premier Évêque du dit pays, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut en Notre-Seigneur.       <br />
              <br />
       Ayant plu à la divine Providence Nous charger de la conduite de cette nouvelle Église, Nous sommes obligé de veiller sans cesse au salut des âmes qu'elle a confiées à nos soins; ce qui nous aurait fait chercher des moyens pour inspirer une véritable et solide piété à toutes les familles chrétiennes, à quoi Nous désirons travailler avec d'autant plus de fidélité que Nous savons qu'elles doivent, selon les desseins de Dieu, servir à la conversion des infidèles de ce pays par l'exemple d'une vie irréprochable. Dans cette vue, Nous n'avons pas estimé pouvoir faire choix d'un moyen plus efficace et plus solide pour le salut et la sanctification de toute sorte de personnes, que de leur imprimer vivement dans le cœur un amour véritable et une dévotion spéciale tant envers la très sainte et très sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph qu'à l'égard de tous les saints Anges.       <br />
              <br />
       Il semble que Dieu ait pris plaisir à rendre lui-même cette dévotion recommandable en plusieurs villes d'Europe, dans ces dernières années, par quelques événements qui tiennent quelque chose du miracle, pendant qu'il donnait en Canada de très fortes inspirations à beaucoup de bonnes âmes de se dévouer au culte de cette sainte Famille et de Nous prier instamment, pour rendre la chose plus stable et plus utile, d'établir dans Québec et autres lieux de notre juridiction quelques assemblées de femmes et de filles, où on les instruirait plus en détail des choses qu'elles sont obligées de savoir pour vivre saintement dans leur condition, à l'exemple de la sainte Famille qu'elles se proposent pour modèle avec les saints Anges.       <br />
              <br />
       Nous, à ces causes, pour procurer la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien des âmes, et spécialement pour le grand désir que nous avons de graver et accroître, autant qu'il est en notre pouvoir, dans les cœurs de tous les peuples que Dieu, par sa divine providence, a commis à notre conduite, l'amour et la dévotion envers cette sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph et les saints Anges, permettons, agréons et approuvons les dites assemblées être faites à Québec et tous autres lieux de notre juridiction, pour être les dites assemblées toutes unies à celles de notre principale résidence, sous la conduite des ecclésiastiques faisant les fonctions curiales ou autres à notre choix, lesquels Nous exhortons et tous ceux qui sont appliqués aux saints ministères, d'inspirer et augmenter, autant qu'il sera en eux, l'amour et la dévotion envers la dite sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph et des saints Anges, comme étant une source inépuisable de grâces et de bénédictions pour toutes les âmes qui y auront une sincère confiance, et de contribuer de tout leur pouvoir à l'établissement, progrès et perfection des dites assemblées.       <br />
              <br />
       Et afin de rendre cette association plus permanente et plus solide, nous avons bien voulu Nous-même dresser les règlements que Nous voulons y être observés, sans qu'il soit permis à qui que ce soit d'y rien ajouter, retrancher ou changer sans notre permission.       <br />
              <br />
       Donné à Québec en notre demeure ordinaire, sous notre sceau et seing de notre secrétaire, le quatorzième de mars mil six cent soixante et cinq.       <br />
              <br />
              <br />
       Altera nova positio pp. 224-225       <br />
              <br />
       ___________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la dévotion à la Saint-Famille chez nous</b>       <br />
       tiré du <span style="font-style:italic">Journal paroissial paroissial de Boucherville</span> , vol. 1, n. 4       <br />
              <br />
       par Jean-Pierre Camerlain, prêtre, décembre 1998       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre paroisse, fondée par Mgr François de Laval, porte le nom de Sainte-Famille qu'il a aussi attribué à une paroisse de l'Île d'Orléans, cela manifeste la grande dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph qu'avait le premier évêque de Québec, dévotion qui a son origine dans l'Europe du XV11é siècle.       <br />
              <br />
       La confrérie de la Sainte-Famille fut fondée à Montréal en 1663 par le Père Pierre Chaumonot, jésuite. Dans sa jeunesse, il a été converti par un pèlerinage à Lorette, en Italie, au sanctuaire où l'on vénérait une maison provenant, disait-on, de Nazareth et dans laquelle aurait vécu la Sainte Famille.       <br />
              <br />
       Le P. Chaumonot, que Mgr Laval avait envoyé aider la jeune colonie de Montréal, y avait rencontré Mme D'Ailleboust, veuve de l'ancien gouverneur de la Nouvelle-France. Tous deux avaient initié une confrérie où les hommes imitant saint Joseph, les femmes la Vierge Marie et les enfants l'Enfant Jésus pourraient contribuer à faire des familles du pays de saintes familles. Après une période d'essai, Mgr Laval approuva la confrérie et obtint pour ses membres des indulgences de la part du pape.       <br />
              <br />
       Par la suite, il institua pour son diocèse la fête liturgique de la Sainte Famille, il fit composer une messe en son honneur (la musique serait de l'abbé Charles Martin, fils d'Abraham Martin, le propriétaire initial des célèbres &quot; plaines d'Abraham &quot; et le deuxième prêtre originaire du Canada). Peu à peu, la célébration liturgique de la fête de la Sainte Famille s'étendit à tout le monde catholique et, jusqu'à la réforme du bréviaire au Concile Vatican ! l'office de la Sainte Famille mentionnait que son origine provenait du diocèse de Québec ! Mgr de Laval fit aussi placer son séminaire de Québec sous la protection de la Sainte -Famille et ordonna qu'on distribue partout dans les foyers des images de Jésus, Marie et Joseph, ce qui contribua à répandre cette dévotion.       <br />
              <br />
       La bienheureuse Marie de l'Incarnation, dans ses lettres à des correspondants en Europe, mentionne à plusieurs reprises combien les familles d'ici ont des pratiques de dévotion en l'honneur de la Sainte- Famille. Il y avait même un &quot; chapelet de la Sainte-Famille &quot;, avec trois dizaines (pour les trente ans de vie de Jésus au foyer de Nazareth) d'invocations &quot; Jésus, Marie, Joseph (on y joignait parfois Joachim et Anne), intercédez pour nous&quot; &quot; Sainte Marguerite Bourgeoys aussi avait beaucoup d'estime pour la Sainte Famille, elle qui travaillait à former celles qui deviendraient des mères de familles.       <br />
              <br />
       Il faut donc être fiers, à Sainte-Famille, d'un si bel héritage spirituel.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html" />
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  <entry>
   <title>L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier</title>
   <updated>2016-03-02T19:39:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html</id>
   <category term="350e du SME" />
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   <published>2013-02-21T01:23:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'abbé GIlles Routhier, prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à Québec, a inauguré les Conférences du Carême à la Cathédrale de Québec le 17 février 2013 par une conférence remarquable que les personnes présentes ont très appréciée.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5249663-7834339.jpg?v=1361410812" alt="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" title="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" />
     </div>
     <div>
      Elle s'intitulait : &quot;L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser&quot;.  L'abbé Routhier a proposé une relecture de l'<a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/patentes.htm">Acte de fondation du Séminaire de Québec</a>, où <a class="link" href="http://www.francoisdelaval.org">François de Laval</a>  invite ses prêtres à &quot;aller à toutes rencontres&quot;. Dans son exposé, l'abbé Routhier a reprìs à son compte le jugement du père Lucien Campeau, historien de la Nouvelle-France, qui présentait la fondation du Séminaire de Québec comme la &quot;<a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Pour-le-350e-quelques-documents-sur-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-le-26-mars-1663_a425.html#campeau">grande idée de Mgr de Laval</a>. L'abbé Rouhtier à partir de cette intuition de François de Laval a montré son actualité aujourd'hui dans un contexte missionnaire où les prêtres ont besoin de se soutenir et de vivre une fraternité de tous les jours pour faire face aux défis que rencontre notre Église diocésaine, l'Église de Dieu à Québec.       <br />
              <br />
       Vous pourrez écouter son intervention en visionnant la<a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/9f62b8625f914a002496335037e9ad97"> vidéo produite par ECDQ.tv qui suit</a>. Nous remercions notre webtélé diocésaine pour cette contribution très appréciée aux fêtes du <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blog350e/">350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec.</a>.       <br />
              <br />
       Veuillez ne pas rafraîchir l'écran, car la vidéo prend un peu de temps avant de s'afficher. Merci de votre visite.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/5249663-7834376.jpg?v=1361410988" alt="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" title="L'invention du Séminaire de Québec : un coup de génie de François de Laval, une histoire à réactualiser par l'abbé Gilles Routhier" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <object width="661" height="416"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/3213/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/3213/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="661" height="416"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le souffle missionnaire de François de Laval</title>
   <updated>2017-10-25T05:32:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Le-souffle-missionnaire-de-Francois-de-Laval_a148.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/784067-959780.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-12-05T04:16:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conférence aux sœurs de l’Immaculée-Conception et aux prêtres des Missions-Étrangères à Pont-Viau (Ville de Laval) pour la célébration de la fête de saint François Xavier. Conférencier : Mgr Hermann Giguère P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec et professeur titulaire retraité de l’Université Laval. Lundi le 3 décembre 2007.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/784067-959780.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <A HREF="http://www.carrefourkairos.net/sme_ca/MGRLAV_souffle_missionnaire_071203.pdf"><Font  style='font-family: Trebuchet, Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; font-weight: bold; color: #800000; text-decoration: none;'>Version PDF</font></A>
<br />
<BR>
Plan<BR>
Introduction<BR>
<BR>
1.0   Un enracinement profond<BR>
1.1   Le Père de Rhodes et le Vietnam<BR>
1.2   Témoignages pour l’enquête canonique de choix à l’épiscopat<BR>
<BR>
2.0  L’horizon ou l’inspiration de l’action missionnaire de François de Laval <BR>
2.2.1 L’ouverture aux cultures héritée des missionnaires jésuites<BR>
2.2.2 Un appui aux « nouveaux chrétiens »<BR>
<BR>
3.0  L’action ou les réalisations missionnaires de François de Laval<BR>
3.1   Une préoccupation toujours présente<BR>
3.2   La proximité avec les amérindiens<BR>
3.2.1 Hariaouagui<BR>
3.2.2 La visite pastorale à Tadoussac<BR>
3.2.3 La querelle de l’eau-de-vie<BR>
3.3   Les missions du Mississipi<BR>
<BR>
4.0  Un texte révélateur : les conseils aux missionnaires<BR>
4.1   Le contexte<BR>
4.2   Méditation<BR>
<BR>
Conclusion <BR>
<BR>
Le 3 décembre 2007<BR>
<BR>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>Introduction<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>Je
suis heureux et honoré de l’invitation que m’a faite votre Supérieur général,
l’abbé Roland Laneuville de venir vous parler du bienheureux François de Laval,
premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec, à l’occasion de
votre fête patronale en la saint François Xavier. Lorsqu’on m’a rejoint, on m’a
proposé de vous entretenir de François de Laval, missionnaire, ce qui est tout
à fait indiqué pour des membres de sociétés missionnaires comme les prêtres des
Missions-Étrangères et les sœurs de l’Immaculée-Conception, je me suis dit quel
immense sujet<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>à investiguer et à
parcourir. De quelle façon l’aborder ? J’ai passé une partie de l’été à y
réfléchir, puis à mesure qu’avançaient mes lectures,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>une chose devenait de plus en plus claire.
Poursuivant dans la ligne de mes recherches antérieures sur l’itinéraire
spirituel de François de Laval, j’ai été fasciné par l’âme missionnaire de
François. C’est pourquoi, j’ai choisi d’intituler mon exposé « Le souffle
missionnaire de François de Laval ». <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>En effet, il ressort de ma fréquentation du jeune
évêque de trente-six ans qui arrivait à Québec le 16 juin 1659 qu’il portait
déjà à cette époque non seulement un désir missionnaire, mais qu’il avait
intériorisé une approche particulière partagée avec ses jeunes confrères et
avec des missionnaires chevronnés. Tout au cours de sa vie, par la suite, il
est resté fidèle à cet esprit des débuts. Le pasteur d’une nouvelle Église n’a
jamais mis de côté la préoccupation missionnaire et l’évangélisation « ad
extra ». <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Nous verrons donc quatre points qui esquissent le
portrait du missionnaire François de Laval. En premier lieu son enracinement
dans le temps, en second lieu le ton de son action missionnaire, en troisième
lieu les réalisations sur le terrain puis en quatrième lieu un texte des plus
révélateurs : les conseils aux missionnaires.<o:p></o:p></span></font></p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/784067-959781.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un enracinement profond<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Au cours de son quatrième voyage en France, François de Laval célèbre en
février 1686 une messe de funérailles pour son ami François Pallu mort d’une
congestion qui l’avait<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>suffoqué le 29
octobre 1684 à Mo-Yang au Vietnam. Il l’a fait, écrit-il, avec émotion et piété
dans une lettre en date du 15 février 1686 adressée à l’abbé de Saint-Vallier,
alors vicaire général, en visite en Nouvelle-France. « Vous voyez par tous
ces changements, écrit-il,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>comme la
divine Providence dispose tout autrement des choses que nous proposons; elle
est néanmoins toujours aimable, et il fait bien bon de s'y laisser
conduire. »<span class=MsoFootnoteReference><sup> </sup></span><a
style='mso-endnote-id:edn1' href="#_edn1" name="_ednref1" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[1]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
Le lien personnel de François de Laval et de François Pallu remontait au tout
début de leur ministère sacerdotal. Les deux amis avaient été choisis
comme<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>évêques missionnaires, vicaires
apostoliques au Sud-Est asiatique en 1653. C’est une histoire qu’il vaut la
peine de raconter pour mettre en lumière l’enracinement existentiel du souffle
missionnaire qui animera François de Laval toute sa vie.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1.</span></font></b><b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;font-weight:bold'>1 </span></font></b><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'>Une rencontre inoubliable et fondatrice <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Paris en 1653 vit des heures palpitantes. Les
milieux du renouveau catholique bouillonnent de projets et de fondations. Les
milieux parisiens entraînent dans leur élan de nombreux jeunes hommes qui à
l’initiative des jésuites se regroupent dans des associations qu’on dénomme les
Bons Amis ou Assemblées des amis. François de Laval et François Pallu en font
partie. Le premier depuis ses études au Collège de Laflèche et à celui de
Clermont à Paris. Ordonné prêtre depuis 1647, il a dû s’occuper de la
seigneurie familiale à cause de la mort de son frère aîné. Son activité
pastorale toutefois ne s’est pas arrêtée. Dans le diocèse d’Évreux, il a
coordonné la pastorale de 155 paroisses comme « archidiacre »<span
class=MsoEndnoteReference><sup> <a style='mso-endnote-id:edn2' href="#_edn2"
name="_ednref2" title=""><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[2]</span></font></sup></span><![endif]></span></a></sup></span>. Il
continue de fréquenter ses amis. Un jour à Paris<a style='mso-endnote-id:edn3'
href="#_edn3" name="_ednref3" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[3]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>, il
entend un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre
de Rhodes. Il en est bouleversé comme tous ceux qui l’approchent.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Qui est ce Père de Rhodes?
Vous le connaissez sûrement, puisqu’il a marqué profondément<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>l’histoire des missions. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>En 1653, le père Alexandre
de Rhodes, infatigable missionnaire qui a obtenu d’estimables succès au Tonkin,
publie l’« Histoire du royaume de Tonkin et des grands progrès que la
prédication de l’Évangile y a faits depuis l’année 1627 jusques à l’année 1646.
» Cet ouvrage avance notamment l’idée que, pour éviter les fréquentes et
parfois sanglantes réactions de rejet et de xénophobie, l’évangélisation des
populations indigènes ne peut être menée à bien que grâce à la création de
clergés autochtones, l’ordination de prêtres du cru, en un mot, de l’intérieur.
Il préconise à cet effet l’envoi d’évêques chargés sur place d’ordonner ces
prêtres. Le retentissement du livre du père Alexandre de Rhodes est
considérable et suscite de nombreuses vocations, notamment chez les « Bons Amis
» de Paris.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans le groupe des Bons Amis
figurent, entre autres, François Pallu, Pierre Lambert de la Motte et son frère
Nicolas, Ignace Cotolendi, François de Laval, Michel Gazil, Armand Poitevin,
Henri Boudon, Ango des Maizerets et son frère, Jean Dudouyt et comme directeur
spirituel le père Bagot, confesseur de Louis XIV. Ce sont de jeunes prêtres à
la foi ardente qui brûlent de se lancer dans ces périlleuses missions avec le
soutien d’Anne d’Autriche et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Ils sont à
l’origine de la demande de création du Séminaire des Missions-Étrangères de
Paris (SME) en 1658<a style='mso-endnote-id:edn4' href="#_edn4" name="_ednref4"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
auquel François de Laval unira le Séminaire des Missions-Étrangères de Québec (devenu aujourd'hui le Séminaire de Québec) qu’il fonde en 1663. Le moment est venu pour Rome de reprendre en main les missions confiées jusque là au patronat des rois d’Espagne et du Portugal et,
concrétisant l’idée d’Alexandre de Rhodes, le pape décide de nommer des
évêques, vicaires<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>apostoliques, chargés
d’aller organiser un clergé local en Asie et sur les conseil du Père de Rhodes
il opte pour des candidats français<a style='mso-endnote-id:edn5' href="#_edn5"
name="_ednref5" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Toutefois, pour ménager au mieux les susceptibilités royales, il ne crée pas de
nouveaux diocèses pour ces évêques qui sont nommés « in partibus »
(c’est-à-dire qu’on leur attribue des diocèses tombés précédemment entre les
mains des musulmans). Sur proposition des Pères Bagot<a style='mso-endnote-id:
edn6' href="#_edn6" name="_ednref6" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> et de
Rhodes François de Laval, archidiacre d’Évreux, François Pallu, chanoine de
Saint Martin de Tours et de Pierre Picques, bachelier en théologie de la
Faculté de Paris<a style='mso-endnote-id:edn7' href="#_edn7" name="_ednref7"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,
sont choisis dans le groupe des jeunes prêtres prêts à aller dans les pays
lointains au Siam et au Tonkin qui couvrent en partie le Cambodge et le Vietnam
d’aujourd’hui. François de Laval renonce à l’Archidiaconat d'Évreux en 1653,
puis l’année suivante il renonce à la Seigneurie de Montigny et à ses droits et
il se prépare à sa mission en séjournant à l’Ermitage de M. Jean de Bernières à
Caen en Normandie. Il fait de fréquents séjours à Paris et ses anciens maîtres,
les jésuites, ont les yeux sur lui pour une affectation non plus au Tonkin,
mais en Nouvelle-France.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi cette confiance en
ce jeune prêtre issu d’une famille noble, mais peu fortunée. Pourquoi ce choix?
Nous trouvons heureusement une réponse partielle à cette question en parcourant
les lettres de recommandations à Rome pour la nomination épiscopale. Elles nous
sont parvenues intactes. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>1. 2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Des témoignages non équivoques<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>En 1653, comme nous l’avons dit, le père de Rhodes
est envoyé en France pour chercher et présenter aux autorités compétentes des
sujets suceptibles d’être ordonnés évêques pour les missions du Sud-Est
asiatique. Il présente à Rome trois noms dont celui de François de Laval qui
est proposé comme vicaire apostolique au Tonkin (Nord-Vietnam actuel). C’est à
cette occasion que sont rassemblées les informations canoniques qu’on a
longtemps crues perdues mais que Mgr Demers, un prêtre du Séminaire qui a
travaillé de nombreuses années à Rome pour la Cause de béatification de Mgr de
Laval a eu la chance de retrouver dans les archives de la Congrégation<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>pour l’Évangélisation des peuples (dite
autrefois de la Propagation de la foi ou simplement « De Propaganda
fide »).<a style='mso-endnote-id:edn8' href="#_edn8" name="_ednref8"
title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le précieux document daté du
5 novembre 1653 contient les témoignages de six personnes qui connaissent bien
François de Laval. La première personne interrogée répond à la dixième question
que François de Laval est « apte et capable de diriger une Église dans les
terres lointaines au milieu des infidèles à cause de son zèle des âmes et de la
gloire de Dieu ». La formule est reprise par d’autres personnes avec des
ajouts intéressants. Le second témoin note que François de Laval a abandonné
son héritage et qu’il s’est volontairement consacré à Dieu et à l’Église avec
ardeur pour apporter le salut aux autres. Le Père Bagot qui le connaît depuis
trente ans note qu’il sait parler aux gens simples et que les enseignements
qu’il donne à des scolastiques plaisent beaucoup. Son ami François Pallu, qui
dit le connaître depuis l’âge de vingt ans, le présente comme un prêtre pieux
faisant l’Eucharistie tous les jours. Les deux derniers témoins sont deux
laïcs. L’un qui le connaît depuis deux mois et qui le voit pour des rencontres
spirituelles. L’autre l’a vu en personne pour la première fois il y peu de
temps, mais, dit-il, dans les milieux catholiques qu’il fréquentait il avait
une réputation d’homme pieux et dévoué aux bonnes œuvres. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le projet de nomination au
Tonkin amène François de Laval à quitter son ministère dans le diocèse d’Évreux
pour se préparer à l’ordination. Celle-ci va tarder pour diverses raisons dont
la mort du pape. Ce qui permet au Roi Louis XIV, le 26 janvier 1657,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>de proposer, à la demande des jésuites,<a
style='mso-endnote-id:edn9' href="#_edn9" name="_ednref9" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> que
François de Laval aille en Nouvelle-France plutôt qu’au Tonkin. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>…comme la conduite en doit être commise à une
personne de piété, de savoir et d'un zèle particulier pour 1'Eglise de Dieu,
écrit le roi Louis XIV, Nous avons cru devoir supplier Votre Sainteté d'y
engager le Père François de Laval de Montigny, dont les vertus l'ont rendu si
recommandable qu’il a été sollicité de plusieurs endroits d'aller travailler à
la vigne du Seigneur; à quoi il a. paru toujours en sorte disposé, que sans que
Dieu l'ait voulu réserver pour la Nouvelle-France, il fut parti pour le
Tonquin, recherché par les pères qui y ont prêché l'Évangile de les y aller
aider. Et ses informations ayant été approuvées par le sieur Bagny, lors nonce
de Votre Sainteté vers nous, et ensuite envoyées en cour de Rome pour vous être
présentées, il en fut empêché sans y avoir contribué, après avoir demandé qu'il
fut fait des prières afin qu’il plût à la divine Majesté l’éclairer de ce qui
était de sa volonté, qu'il était prêt d'embrasser et de suivre, ne taisant pas
que par des mouvements secrets il se sentait porté d'aller plutôt en un pays
sauvage, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses nécessaires à la
vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la Nouvelle-France.<a
style='mso-endnote-id:edn10' href="#_edn10" name="_ednref10" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Et le roi termine sa lettre en écrivant :<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:0cm;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Nous eussions pu proposer à Votre Sainteté d'autres
personnes qui eussent pu avancer ce bon oeuvre, si nous n'avions jugée celle du
dit de Laval leur devoir être préférée par les témoignages qui nous ont été
rendus de son insigne piété par des personnes très éclairées, en sorte que
notre connaissance étant fortifiée de la leur, nous pouvons dire qu'il serait
difficile de commettre le soin d'un si vaste pays à quelqu'un qui s'en pût
mieux acquitter que lui.<a style='mso-endnote-id:edn11' href="#_edn11"
name="_ednref11" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Ce que le pape accepte.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les nouvelles informations
canoniques du 17 juillet 1657 en vue de la nouvelle nomination en
Nouvelle-France n’ajoutent rien à celles-ci si ce n’est que les témoins sont
différents.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>2.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>L’horizon ou l’inspiration de l’action
missionnaire de François de Laval<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Le jeune évêque vicaire apostolique sera consacré à
St Germain des Prés le 8 décembre 1658. Il se rend disponible pour un défi où
ses maîtres l’ont amené par leur action insistante réclamant en Nouvelle-France
un évêque qui partage le même esprit que le leur dans cette nouvelle contrée
sur les bords du St-Laurent. Comment caractériser cet<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>esprit qui sera l’inspiration constante de
François de Laval? Arrêtons-nous un peu sur ce point.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'>2.1 L’ouverture aux cultures<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Formé chez les jésuites,
François de Laval a été reçu en Nouvelle-France comme l’un des leurs. Sur le
terrain, il continuait, raconte-t-on, de participer lorsqu’il le pouvait à la
Congrégation mariale du Collège des jésuites à Québec le samedi. Le Père Jérôme
Lallemand était sur le même bateau que Mgr de Laval en 1659. Tout ceci, pour
dire que François de Laval a comme absorbé naturellement les méthodes des
missionnaires jésuites et leurs objectifs<a style='mso-endnote-id:edn12'
href="#_edn12" name="_ednref12" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[12]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les missionnaires jésuites
sont mus à la suite de saint François Xavier par un ardent désir d’annoncer
l’Évangile. Cet objectif ils en font leur unique but. Ils se distinguent ainsi
de plusieurs de leurs confrères des autres congrégations : capucins,
dominicains, augustins qui sont en général plus liés aux gouvernement et qui
oeuvrent sous le « patronage » des rois d’Espagne ou du Portugal. Les
jésuites, eux, ont résolument pris partie de se mettre au service de la
nouvelle congrégation « De Propaganda fide » et ainsi, ils se veulent
libres des attaches séculières pour ne s’afficher que comme des témoins et des
disciples de Jésus qu’ils veulent faire connaître aux nouvelles populations.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>C’est ainsi qu’ils développeront
en Chine avec le Père Matteo Ricci, aux Indes avec le Père Nobili et au Vietnam
avec le Père de Rhodes la connaissance des populations comme base de leur
évangélisation. Cette connaissance amènera une intégration de coutumes et
d’usages propres à ces nouvelles chrétientés, une ouverture aux cultures. Ainsi
ils obtiennent de Rome de pouvoir célébrer l’Eucharistie en Chine la tête
couverte du bonnet traditionnel des lettrés<a style='mso-endnote-id:edn13'
href="#_edn13" name="_ednref13" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[13]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. Cette
approche est suivie dans leurs missions d’Amérique au Paraguay et en Nouvelle-France
où ils s’imposent d’incroyables efforts pour maîtriser les langues
amérindiennes. Ils suivent les tribus nomades et hivernent avec elles dans
l’inconfort et les privations de toutes sortes sans compter la dérision et les
quolibets bien souvent. Les rapports du supérieur des jésuites de Québec édités
sous le nom de Relations des jésuites sont devenus pour les chercheurs
d’incroyables mines de renseignements sur la culture et la vie des amérindiens
du XVIIe siècle.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval partage
totalement leur vision et, à la fin de son épiscopat au moment où il remet sa
démission, il prend occasion de la publication d’un livre en France pour en
apporter une confirmation convaincue où il redit toute son admiration et son
soutien aux jésuites qui oeuvrent en Nouvelle-France.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>2.2 Un
appui aux « nouveaux chrétiens » <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>En 1687, lors de son quatrième séjour
en France, François de Laval, sollicité par ses amis du Séminaire des
Missions-Étrangères de Paris, écrit une</span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> recommandation du livre du
Père Le Tellier <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Défense des nouveaux Chrétiens de la Chine
et du Japon, contre deux livres intitulés « La Morale Pratique des
Jésuites » et « L’Esprit de M. Arnaud » </span></i>Comme on le
voit par le titre c’est un ouvrage polémique qui a comme but de combattre deux
livres d’origine janséniste. Ceux-ci décriaient les méthodes des missionnaires
jésuites en Chine dans le sillage de Matteo Ricci. Le Père Le Tellier demanda à
Mgr de Laval une lettre d’appui qu’il mit en tête du volume. L’ouvrage du Père
Le Tellier fut réédité en 1688 puis douze ans plus tard en 1700. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans cette lettre d’appui,
François de Laval prend la défense de l’œuvre des jésuites en décrivant leur
action en Nouvelle-France qu’il a suivie depuis presque trente ans et qu’il
louange sans retenue.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA'>Les
deux livres, dont le titre est marqué à la tête de celui-ci, produisaient [de]
méchants effets. C'est ce qui m'a fait prendre avec joie l'occasion que la
divine Provi­dence m'a offerte d'ajouter ici à toutes les preuves que l'auteur
de cette défense apporte pour mettre la vérité en évidence, le témoignage
particulier que je puis rendre de la pureté de la Foi qu'ont embrassée et que
conservent par la miséricorde de Dieu les nouveaux Chrétiens du Canada, et de
la vie vraiment aposto­lique qu'ont menée les missionnaires qui travaillent
parmi eux, ainsi que je l'ai reconnu certainement par une expérience de
vingt-huit années, durant lesquelles il a plu à Dieu de me char­ger, nonobstant
mon indignité, du soin de cette Église naissante, où je me suis appliqué à
connaître assez à fond toutes les choses qui se sont passées tant de la part
des peuples sauvages qui ont reçu l'Évangile, que de la part de ceux qui le
leur ont porté. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA'>Je
puis assurer en particulier à l'égard des Jésuites, qui y tra­vaillent avec
zèle et bénédiction depuis longtemps, que j’ai été témoin de la sagesse, de la
droiture, du désintéressement et de la sainteté de leur conduite dans ces
missions. Il y a lieu de croire qu'ils agissent partout ailleurs par le même
esprit; car c'est ce que prétendent (quoique avec malignité) leurs adversaires,
quand ils répètent si souvent que par la conduite des particuliers il faut
juger de l'esprit qui anime tout le corps. <a style='mso-endnote-id:edn14'
href="#_edn14" name="_ednref14" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[14]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mgr de Laval est entraîné
malgré lui dans le tourbillon de la querelle des rites chinois. Un<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>décret du pape, le 22 décembre 1700, met à
l’Index le livre du P. Le Tellier. François de Laval ne recule en rien dans son
appui aux méthodes des jésuites, mais il charge M. Glandelet, prêtre du
Séminaire et doyen du chapitre, de présenter une explicitation<a
style='mso-endnote-id:edn15' href="#_edn15" name="_ednref15" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[15]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> de son
texte où est écrit au nom de Mgr de Laval<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…il [François de
Laval] peut déclarer que sur les nouvelles qui lui sont venues de la fausseté
et de la condamnation du livre du P. Le Tellier, il est prêt de censurer et de
condamner tout ce<i><span style='font-style:italic'> </span></i>qui aura été
censuré et condamné par le St-Siège et qu'il veut s'en tenir aux termes de son
approbation qu'autant qu'elle se trouvera conforme a la vérité, reconnaissant
le sentiment des personnes a qui l'on doit déférer, et qu'il ne doute pas que
le P. Le Tellier et les autres Jésuites, a qui il a voulu faire plaisir en
cette occasion, ne lui sachent bon gré du parti qu'il a pris.<a
style='mso-endnote-id:edn16' href="#_edn16" name="_ednref16" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[16]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mgr de Laval adopte une
attitude de soumission respectueuse sans entrer dans le fond du débat et comme
un bon évêque il affirme sa solidarité avec les décisions romaines sans les
juger. M. Glandelet avait pris soin plus haut au nom de Mgr de laval de
réitérer son admiration pour le travail des jésuites en Nouvelle-France. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
0cm;margin-left:32.9pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…</span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA'>n'ayant prétendu à autre chose que de faire connaître
au public le juste sujet qu'il avait eu jusqu'alors de se louer de la conduite
de la plupart des jésuites missionnaires qui avaient travaillé dans son
diocèse, il a cru pouvoir se servir de cette expérience pour donner au livre de
la <i><span style='font-style:italic'>Défense des nouveaux Chrétiens </span></i>l'approbation
qu'on lui a demandée</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>.<a
style='mso-endnote-id:edn17' href="#_edn17" name="_ednref17" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[17]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le souffle missionnaire de
François de Laval est marqué comme on vient de le voir par celui des jésuites.
Qu’en est-il de son action directe sur le terrain concernant l’évangélisation.
Ce sera le troisième point de notre exposé.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.0<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Le terrain de l’action missionnaire de
François de Laval (les réalisations) <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Le terrain des réalisations missionnaires de François de Laval est complexe. C’est pourquoi, il est important, au point de départ, de bien situer, en premier lieu, le cadre d’intervention de François de Laval qui n'éteint aucunenent un souffle missionnaire toujours présent. Puis, en second lieu, nous verrons la tonalité de l'action missionnaire de François de Laval : celle de la proximité avec les amérindiens que nous illustrerons par trois exemples. Enfin en troisième lieu, nous ferons état de sa contribution directe à l'évangélisation de deux nations amérindiennes au Mississipi que François de Laval avait ardemment désirée.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.1<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Une préoccupation toujours présente<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Comme évêque, François de Laval est confronté à deux
registres d’action pastorale qui, dans le contexte du XVIIe siècle, relèvent
d’instances différentes. Du point de vue ecclésiastique, la congrégation
« De Propaganda Fide », créée en 1622, le considère comme un des
premiers vicaires apostoliques envoyés dans les contrées lointaines pour y
créer sur place un clergé et une structure d’Église qui assureront la continuité
de l’annonce de l’Évangile. Du point de vue civil, le Roi de France conserve
son autorité qui s’étend sur la nomination des évêques et l’érection des
diocèses. Ainsi, ce n’est qu’après de longues tractations qu’il accepte que la
congrégation procède à la nomination du vicaire apostolique en Nouvelle-France
en se réservant le droit de décider du moment où il deviendra évêque d’un
diocèse véritable. Dans la lettre d’acceptation de la nomination de Mgr de
Laval<a style='mso-endnote-id:edn18' href="#_edn18" name="_ednref18" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>, le Roi
prend ses précautions en inscrivant à la fin de celle-ci : <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:32.9pt;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:32.9pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><span class=indented201><font size=2 
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>…nous déclarons par ces présentes, signées de notre main, que nous
voulons et qu'il nous plaît que le sieur de Laval de Montigny, évêque de
Pétrée, soit reconnu par tous nos sujets, dans les dites provinces, pour faire
les fonctions épiscopales, sans préjudice des droits de la juridiction
ordinaire; et cela, en attendant l'érection d'un évêché, dont le titulaire sera
suffragant de l'archevêque de Rouen, du consentement irrévocable duquel nous
avons accepté la dite disposition de notre Saint-Père le Pape; car tel est
notre bon plaisir.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Cette
disposition explique les difficultés de Mgr de Laval avec Monsieur de Queylus
arrivé à Montréal en 1657 et que l’archevêque de Rouen avait nommé vicaire
général et avec le gouverneur à Québec. On comprend ainsi pourquoi il
travaillera si ardemment à l’érection de son vicariat apostolique en diocèse
qu’il obtiendra en 1674<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Sur le terrain,
l’élan missionnaire de François de Laval va s’épanouir dans ce cadre nouveau,
il ne sera pas seulement le missionnaire mais aussi le pasteur d’une Église
naissante comme il le dit lui-même si souvent. En pratique il laissera aux
jésuites toute latitude dans les choix missionnaires et les projets à
favoriser. De son côté, il se concentrera sur la fondation et l’approbation d’institutions
destinées à consolider cette Église. Il fonda, en 1663, Séminaire des
Missions-Étrangères de Québec auquel il confie la formation des futurs prêtres
et la charge des paroisses. Le 20 mai 1669, il approuva les Filles de la
Congrégation Notre-Dame de sainte Marguerite Bourgeois. Il laissa aux
sulpiciens le soin pastoral de la région de Montréal.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Mais dans le
fond de son âme, François de Laval demeure toujours missionnaire. Il préfère
appeler les paroisses des missions desservies par des missionnaires. « Et pour
mieux conserver le premier esprit, il ordonna que toutes les cures seraient
appeléees des missions et les curé des missionnaires», écrit son premier
biographe Bertrand de La Tout.</span></font></span><a style='mso-endnote-id:
edn19' href="#_edn19" name="_ednref19" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[19]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il souhaite la mobilité des prêtres et se
méfie des « cures inamovibles ». C’est pourquoi, il unit les
premières cures</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn20'
href="#_edn20" name="_ednref20" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[20]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'> qu’il crée,
comme celle de Ste-Anne de Beaupré, Château-Richer et l’Ange-Gardien, au
Séminaire de Québec, sauf celle de Notre-Dame à Montréal qu’il laisse aux
sulpiciens. Lors de ses visites pastorales il visite régulièrement les
« missions sédentaires » d’amérindiens établis à la Jeune Lorette à
Québec, à Sillery, à Tadoussac, à la Montagne à Montréal, à la
Prairie-de-la-Madeleine.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Son cœur ne
cesse de battre intensément dans ses rencontres personnelles avec les
amérindiens qui le lui rendent bien. L’abbé Auguste Gosselin raconte plusieurs
fait survenus au cours de ses rencontres comme le fameux baptême du chef
Garagonthié ou la mort d’un vielle amérindienne que François de Laval visitait
régulièrement à l’Hôtel-Dieu de Québec et pour qui il fait sonner les cloches
de la cathédrale</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn21'
href="#_edn21" name="_ednref21" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[21]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.2<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Proximité avec les amérindiens<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:31.7pt;text-align:justify;text-indent:-31.7pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Cette attention aux personnes peut définir
l’approche de François de Laval avec les amérindiens. Dans le cadre de son
ministère, il favorise toutes les occasions de rapprochements avec eux. Tout de
suite après avoir mis pied à terre en Nouvelle-France à Percé, le 16 mai 1659,
François de Laval confirme 140 personnes dont plusieurs amérindiens. Il en est
très remué. En arrivant à Québec, le 16 juin 1659, dans un village d’à peine
300 personnes (1500 pour le village et les environs : Beauport, Côte de
Beaupré, Île d’Orléans, Kamouraska), il n’a de plus pressé que de visiter les
malades de l’Hôtel-Dieu et de rencontrer les amérindiens de la Mission des
pères jésuites de Sillery.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cet intérêt et cette
attention ne se sont jamais démentis tout au cours de l’épiscopat de François
de Laval. Nous ne pouvons ici en faire le tour en quelques minutes. C’est
pourquoi j’ai choisi de retenir, parmi bien d’autres, trois<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>faits particuliers qui l’illustrent à
merveille.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.1<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Hariaouagui : le nom huron de François de Laval<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Le premier exemple que j’ai choisi vient d’un fait qui s’est se produit quelques jours après l’arrivée à Québec de François de Laval. En cette occasion,  François de Laval est appelé d’un nom huron qui lui est resté pour toute sa vie : HARIAOUAGUI. <BR><BR>
Les luttes tribales font rage entre les Hurons et les Iroquois. Un chef huron vient voir Mgr de Laval et lui dit : : « Ô Hariaouagui, nous ne sommes plus que l'ombre
d'un peuple jadis florissant. Faites quelque chose pour nous. (…) Si vous ne pouvez
obtenir de la France des soldats pour humilier et détruire trois ou quatre
villages de nos ennemis les Iroquois, du moins, donnez-nous du courage pour
leur résister. »<a style='mso-endnote-id:edn22' href="#_edn22"
name="_ednref22" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> Cette
prière un peu primitive, peut-être, me fait penser à certains psaumes où l'on
demande au Seigneur d'écraser la tête de ses ennemis. (Ps 68,22). Le message est clair cependant. On attend de
Mgr de Laval qu’il se fasse proche des hurons, qu’il les écoute et qu’il
partage leurs soucis et leurs aspirations. Il semble qu’il l’a bien  fait que le nom HARIAOUAGUI
est resté attaché à la personne de Mgr de Laval pendant toute sa vie. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mais quel est donc le sens
de ce nom? On peut le traduire littéralement par «Ô homme de la grande
affaire ».<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Quelle est cette
« grande affaire »? <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>L'abbé Auguste Gosselin<a
style='mso-endnote-id:edn23' href="#_edn23" name="_ednref23" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[23]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>le biographe le plus connu de François de
Laval, rapporte que les missionnaires jésuites se préoccupaient de parler aux
amérindiens de «la grande affaire de leur salut» comme étant plus importante
que toutes les autres affaires<a style='mso-endnote-id:edn24' href="#_edn24"
name="_ednref24" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[24]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. Ayant
déjà une certaine connaissance intuitive de Dieu; les amérindiens apprenaient
encore que le Dieu créateur du monde s'est lui-même fait connaître par des
prophètes et par son propre fils, Jésus de Nazareth, qui est venu faire une alliance
éternelle avec l’humanité à laquelle tous les peuples du monde sont appelés.
Pour une nation qui découvrait ce vaste horizon religieux du salut offert par
Dieu et dont la langue n'avait peut-être pas encore les mots plus spécifiques
nécessaires pour décrire une telle réalité, François de Laval devenait l'homme
de la « grande affaire », la « grande affaire du salut ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Si cette interprétation<a
style='mso-endnote-id:edn25' href="#_edn25" name="_ednref25" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[25]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> est
exacte, le nom de HARIAOUAGUI exprimait une perception élevée du message
religieux de François de Laval et une perception également élevée de la
fonction du porteur du message. On pourrait y voir une certaine affinité avec
le thème du BON PASTEUR utilisé par Jésus pour manifester la proximité avec les
personnes à l’exemple du berger qui s’occupe de toutes et chacune des ses
brebis.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>HARIAOUAGUI,
« l' homme de la grande affaire », le « bon pasteur ».
Voilà ce que fut François de Laval par sa compassion et son attention aux
hurons et à toutes les autres nations amérindiennes avec lesquelles il est
entré en contact au cours des ses nombreuses visites pastorales. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.2<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Visite pastorale à Tadoussac<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;text-indent:31.75pt;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;
mso-bidi-font-weight:bold'>Ces visites pastorales sont le deuxième volet de la
proximité de François de Laval avec les populations. Il en fit quatre et à
chaque fois il s’arrêtait dans les missions où des amérindiens s’était
installés près des postes français. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les Relations des jésuites
nous ont gardé le récit de la première de ces visites qu’il fit aux montagnais
de Tadoussac. Elle nous servira d’exemple car on peut s’imaginer qu’elle
ressemble aux autres dont nous n’avons pas de description précise. De plus,
François de Laval dans une lettre à un de ses amis, M. Poitevin, curé de
St-Josse</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'> à Paris, le 8 novembre
1668</span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>,
s’en dit encore tout émotionné et écrit </span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>:
« Si Notre-Seigneur me donne autant de santé l'an prochain que j'en ai ce
printemps, j'espère encore y retourner; car je vous avoue que s'ils ont
témoigné de la joie de nous y voir, nous n'en avons pas moins ressenti de notre
côté en cette visite. » <a style='mso-endnote-id:edn26' href="#_edn26"
name="_ednref26" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[26]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a></span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Il faut dire que cette
visite arrive au terme d’une tournée pastorale époustouflante que François de
Laval fait en 1668 L’évêque a 45 ans et ne ménage pas ses forces. Il va au
maximum de ses capac
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/784067-959783.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Il faut dire que cette
visite arrive au terme d’une tournée pastorale époustouflante que François de
Laval fait en 1668 L’évêque a 45 ans et ne ménage pas ses forces. Il va au
maximum de ses capacités. </span></font><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>La Relation des
jésuites de 1669 nous apprend qu’il a fait en 1668 la visite de tout son diocèse,
en canot. Après avoir parcouru toutes les agglomérations depuis Québec jusqu'à
Montréal, il descend le Richelieu jusqu'au Fort Sainte-Anne à l'entrée du lac
Champlain. Revenu à Québec, au début de juin, Mgr de Laval en repart pour aller
à trente lieues vers le Saguenay visiter les montagnais de Tadoussac dont
l’église avait brûlé en 1665. Il arrive Tadoussac le 24 juin, par une des plus
grandes chaleurs de l'été et est accueilli avec une joie indescriptible par
quatre cents amérindiens. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>Le
récit de cette visite est tellement beau que vous me permettrez de vous en lire
la description faite par le rédacteur de la Relation des jésuites de 1667-1668.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>M. l'Évêque le
sachant et ayant été informé dès le printemps de la satisfaction que les
sauvages de cette Église avaient donnée à leur pasteur, qui avait hiverné avec
eux dans les bois, fit savoir qu'il les visiterait. Cette nouvelle les consola
beaucoup. Mais son arrivée à Tadoussac, qui fut le 24 juin, les combla de joie,
qu'ils firent paraître en sa réception ; car s'etant trouvé en nombre de
quatre cents âmes à son débarquement, ils témoignèrent par la décharge de leurs
fusils et par leurs acclamations le contentement qu'ils avaient de voir une
persone qui leur était si chère et dont la plupart avait souvent experimenté
les bontés. Ils l'accompagnèrent ensuite en leur chapelle d'écorce, le feu
ayant réduit en cendre celle qu'on leur avait bâtie et la il leur fit dire le
motif de son arrivée en ce lieu, à savoir pour se conjouir avec eux de
l'affection qu’ils témoignent avoir envers leur Christianisme, pour administrer
le sacrement de confirmation à ceux qui ne l’ont pas reçu et pour les assurer
des bons sentiments que le Roi a pour eux, dont ils ont des marques bien
évidentes, par la paix a laquelle il a force les Iroquois. Cela fait, la
charité de ce digne évêque les ravit, lorsqu'au sortir de la chapelle ils le
virent entrer dans leurs cabanes les unes après les autres, pour y visiter les
malades et les capitaines, consolant ceux-la par sa présence, dont ils étaient
confus et par ses charités qu'il étendait sur eux, sur leurs pauvres veuves et
sur leurs orphelins et encourageant ceux-ci a appuyer la foi de leur autorité
et se maintenir toujours dans les devoirs de véritables Chrétiens; ce qu'il
renouvela en un célèbre festin…<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:36.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>…Les quatre jours
suivants furent employés à disposer à la confirmation ceux qui ne l'avaient pas
encore reçue. Ce sacrement fut administré à diverses reprises à cent
quarante-neuf personnes. La dévotion, avec laquelle ils ont récité et qu'ils
ont fait paraître partout ailleurs, a ravi Monseigneur et lui a fait avouer que
les peines qu'il a prises pour ce voyage lui donnent une satisfaction toute
particulière: de voir de ses propres yeux le Christianisme en vigueur et la
paix régner parmi ces pauvres sauvages.<a style='mso-endnote-id:edn27'
href="#_edn27" name="_ednref27" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[27]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
</span></font><i><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-family:Arial;
font-style:italic'><o:p></o:p></span></font></i></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow"'>Ce
témoignage si touchant ne manque pas de faire ressortir la bonté, l’attention
aux personnes et la proximité de François de Laval avec les amérindiens. Cette
proximité viendra le chercher au plus profond de lui-même devant l’abus de l’alcool
engendré par le commerce qui semait désordres et misères dans les tribus.
Devant ce fléau, le cœur de pasteur de François de Laval ne pouvait rester
insensible. Il décida avec tout son talent de juriste et avec son autorité
d’évêque de monter aux barricades.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>3.2.3<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>La querelle de l’eau-de-vie<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Au-delà des aspects légaux et politiques de cette
bataille, on y reconnaîtra le souci du respect des personnes et de leur dignité
humaine. C’est<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>pourquoi j’ai retenu ce
point comme troisième fait qui illustre le ton de l’action missionnaire de
François de Laval. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>On dirait volontiers aujourd’hui qu’il s’agissait
d’un combat pour les droits de la personne.</span></font><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> C'était un combat
des plus difficiles dans le contexte de l’époque. Et François de Laval y a mis
tout son talent, ses relations et sa notoriété pour mener un combat dont on
peut être fier. Il l’a perdu en pratique, mais sa détermination et son courage
font de lui un défenseur des amérindiens à l’égal de Barthélémy de las Casas
dans les Antilles avec les Indiens. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cette saga a de nombreux
rebondissements. Elle commence dès le début du ministère épiscopal de François
de Laval. Elle oppose les commerçants qui revendiquent la liberté de commerce
et les partisans d’une approche plus éthique et respectueuse des amérindiens.
François de Laval prend la tête de ceux-ci. Il menace d’excommunication ceux
qui donnent de l’alcool aux amérindiens "pour tirer d'eux des
castors", comme dit Marie de l'Incarnation dans une lettre à son fils Dom
Claude Martin en 1662.<sup> <a style='mso-endnote-id:edn28' href="#_edn28"
name="_ednref28" title=""><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[28]</span></font></sup><![endif]></span></a></sup><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les choses s’enveniment. Le
gouverneur s’en mêle. Les théologiens de la Sorbonne donnent un avis positif
sur les interventions de l’évêque. La Cour de Louis XIV entre en action. La
question se retrouve devant le Roi qui finit par décréter, en 1679,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>qu’il est interdit de faire le commerce de
l’eau-de-vie en dehors des habitations françaises. Pour François de Laval,
c’est une décision malheureuse qui ouvre la voie à la contrebande. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Retenons de cette querelle
la fermeté de Mgr de Laval pour défendre les brebis les plus faibles confiées à
ses soins. Sur ce terrain il ne reculera jamais, même s’il touche du doigt les
limites de son autorité, ce qui l’amènera sur le registre d’un abandon à la
volonté de Dieu de plus senti et vécu. À mesure qu’il avancera en âge, il
développera cette ouverture et cette disponibilité à un degré tel qu’on peut y
voir la caractéristique principale de son expérience spirituelle.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>3.3 Les
missions du Mississipi<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span class=indented201><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>			Venons-en maintenant au troisième point retenu pour tenter de cerner l’action missionnaire de François de Laval qui nous amène sur le terrain de l’évangélisation directe comme le faisaient les jésuites. Cette contribution arrive à la fin de la vie de Mgr de Laval à travers ses fils spirituels, les prêtres du Séminaire. Il s’agit des missions du Mississipi auprès des Tamarois et des Cahokias.  <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Mgr de Laval
avait toujours désiré envoyer des prêtres du Séminaire des Missions-Étrangères
de Québec (devenu le Séminaire de Québec)  auprès des amérindiens. </span></font></span><font size=2
face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>« Ceux qui y réussiront
avec plus de bénédiction et qu'il y faut consacrer, écrit-il en 1687, doivent
être des sujets de grâce et qui aient de l'intérieur ».<a
style='mso-endnote-id:edn29' href="#_edn29" name="_ednref29" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Malheureusement
quand il donne sa démission en 1685, il n’a pas pu encore réaliser ce désir. En
1697, François de Laval juge l’occasion favorable et demande à son successeur
Mgr de Saint-Valier de permettre aux prêtres du Séminaire de Québec d’aller
comme missionnaires au Mississipi. Mgr de Saint-Vallier qui venait de rentrer à
Québec après cinq ans d’absence et beaucoup de tensions entre lui et les prêtres
du Séminaire, accepte que ceux-ci aillent au Mississipi et il les autorise par
deux mandements en date des 30 avril et du 14 juillet d’établir des missions
« dans les lieux qu’ils jugeront les plus propres »<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>et en particulier chez « les Tamarois
qui sont entre les Illinois et les Acansas ». <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Quelques mots
sur cette incroyable aventure des prêtres du Séminaire de Québec qui dura
jusqu’à la Conquête anglaise et à laquelle le Séminaire de Québec mit fin par
une résolution de son Conseil en date du 8 mai 1768</span></font></span><a
style='mso-endnote-id:edn30' href="#_edn30" name="_ednref30" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>Les trois
prêtres choisis quittent Québec le 16 juillet 1697, puis après une brève halte
à Montréal, ils quittent Lachine le 24. Outre les trois prêtres l’équipe
comprend douze engagés. On voyage avec quatre canots d’écorce. Cette randonnée
de plus de treize cents milles se fait sans encombre majeur et le 27 décembre
le groupe atteint le pays des Arkansas</span></font></span><a style='mso-endnote-id:
edn31' href="#_edn31" name="_ednref31" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2  face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>. Les prêtres
finissent par s’installer chez les Tamarois et les Cahokias dans un village de
trois cents cabanes</span></font></span><a style='mso-endnote-id:edn32'
href="#_edn32" name="_ednref32" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;
font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";;mso-ansi-language:FR;
mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>. <o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>En 1699<a style='mso-endnote-id:edn33' href="#_edn33"
name="_ednref33" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>,
dans une longue lettre à M. Tremblay, procureur du Séminaire à Paris, Mgr de
Laval se réjouit de l’initiative du Séminaire et il écrit entre autres cette
phrase révélatrice de son cœur missionnaire : « </span></font><font
size=2 face="Arial Narrow"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Notre-Seigneur par sa bonté
et miséricorde et par la protec­tion particulière de sa sainte Mère a donné
beaucoup de béné­diction à l'envoi de ces missionnaires, qui ont été dans les
na­tions les plus éloignées et y ont établi deux missions considéra­bles, qui
se trouvent par la Providence toutes proches des lieux auxquels M. d'Iberville
s'est transporté dans le Mississipi ».<a style='mso-endnote-id:edn34'
href="#_edn34" name="_ednref34" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:
bold'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:36.0pt;
tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><span
class=indented201><font size=2  face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";'>En conclusion,
on constate par ces quelques exemples que l’action missionnaire de François de
Laval fut constamment au premier plan de ses préoccupations même s’il devait
tempérer ses désirs de missionnaire par les exigences de sa mission de pasteur
d’une Église encore jeune et connaissant ses problèmes de croissance. Son âme et son cœur missionnaires ont toujours gardé la place première dans son cheminement spirituel. Envoyé comme « vicaire apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « envoyé », un « missionnaire » de l’Évangile.<o:p></o:p></span></font></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>4.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un texte révélateur : Conseils aux
missionnaires<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
mso-bidi-font-weight:bold'>Les conseils aux missionnaires sont un des plus
beaux textes que nous ayons de François de Laval<a style='mso-endnote-id:edn35'
href="#_edn35" name="_ednref35" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[35]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
J’ai pensé terminer cet exposé sous forme de méditation à partir de quelques
phrases tirées de ces conseils aux missionnaires. Commençons par situer le
contexte de ce texte.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>4.1<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le contexte<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval s’adresse à deux
missionnaires qui ont décidé d’aller hiverner avec les amérindiens sur les
bords du Lac Ontario. Il s’agit de deux jeunes sulpiciens qui furent les
premiers prêtres séculiers à œuvrer auprès des amérindiens: Claude Trouvé et
François de Salagnac. Mgr de Laval les encourage dans leur
projet en leur concédant les juridictions nécessaires dans une très belle
lettre en date du 15 septembre 1668 à laquelle il joint ces conseils qui sont remarquables.<a style='mso-endnote-id:edn36'
href="#_edn36" name="_ednref36" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[36]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><b><span
style='font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:1'>    </span><o:p></o:p></span></b></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:1'>  </span><span style='mso-tab-count:2'>              </span>4.2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Méditation<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'><span
style='mso-tab-count:2'>               </span>Je vais maintenant tout simplement
vous lire des extraits de ce texte qui se passe de commentaires.
François de Laval intitule son texte : <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Instruction pour nos
bien-Aimés en Notre-Seigneur Claude Trouvé et François de Salagnac, prêtres,
allant en mission aux Iroquois en la Côte du nord du lac Ontario</span></i>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>1- Qu'ils se
persuadent bien qu'étant envoyés pour travailler à la conversion des infidèles,
ils ont l'emploi le plus important qui soit dans l'Église; ce qui les doit
obliger, pour se rendre dignes instruments de Dieu, à se perfectionner dans
toutes les vertus propres d’un missionnaire apostolique, méditant souvent à
l'imitation de saint François Xavier, le patron et l'idée [i.e. l'idéal] des
missionnaires, ces paroles de 1'Évangile: «Que sert à l’homme de gagner
l’univers, s’il perd son âme».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>2- Qu'ils tâchent
d'éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s'appliquent à la
conversion des âmes; de trop espérer ou de trop désespérer.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Ceux qui espèrent trop sont souvent les
premiers à désespérer de tout à la vue des grandes difficultés qui se trouvent
dans l'entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l'ouvrage de
Dieu que de l'industrie des hommes. Qu'ils se souviennent que la semence de la
parole de Dieu « porte du fruit dans la patience ». Ceux qui n'ont
pas cette patience sont en danger, après avoir jeté beaucoup de feu au
commencement, de perdre enfin courage et de quitter l'entreprise.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>3- La langue est
nécessaire pour agir avec les sauvages; c'est toutefois une des moindres
parties d'un bon missionnaire, de même que dans la France, de bien parler
français n'est pas ce qui fait prêcher avec fruit. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:3'>                </span>4- Les talents qui
font les bons missionnaires, sont:<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:1'> </span>1° Être rempli de l'esprit de Dieu.
Cet esprit doit animer nos paroles et nos coeurs.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>« La bouche parle de l’abondance du
cœur ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:1'> </span>2° Avoir une grande prudence pour
le choix et l'ordre des choses qu’il faut faire, soit pour éclairer
l'entendement, soit pour fléchir la volonté; tout ce qui ne porte point là sont
paroles perdues.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>3° Avoir une grande application pour ne perdre pas les moments de salut
des âmes et suppléer<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>à la négligence qui
souvent se glisse dans les catéchumènes; car comme le diable de son côté « vient
comme un lion rugissant, cherchant à dévorer », ainsi faut-il que nous
soyons vigilants contre ses efforts avec soin douceur et amour.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>4° N’avoir rien dans notre vie et dans nos mœurs qui paraisse démentir ce
que nous disons ou qui mette de l’indisposition dans les esprits et dans les
coeurs de ceux qu’on veut gagner à Dieu.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>5° Il faut se faire aimer par sa douceur, sa patience et sa charité et se
gagner les esprits et les coeurs pour les gagner à Dieu; souvent une parole
d'aigreur, une impatience, un visage rebutant, détruiront en un moment ce que
l’on avait fait en un long temps.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:0cm;
margin-left:33.0pt;margin-bottom:.0001pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>6° L'esprit de Dieu demande un cœur paisible, recueilli et non pas un
cœur inquiet et dissipé. Il faut un visage joyeux et modeste…<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0cm;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0cm;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR
style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";font-weight:bold'>Conclusion<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=2
face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";
font-weight:bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span></span></font></b><font
size=2 face="Arial Narrow"><span lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:
"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:bold'>Je dois vous avouer en terminant que
ce fut pour moi une tâche des plus intéressantes que cette incursion dans
l’esprit et le cœur de notre fondateur le bienheureux François de Laval. Avec
ce fil conducteur qui m’avait été donné, j’ai été attentif à reconnaître les
passages du souffle missionnaire dans la vocation de François de Laval. J’avoue
qu’il m’a beaucoup impressionné. Je comprends mieux qu’il ait mis dans le
décret d’érection de la communauté des prêtres du Séminaire l’invitation
pressante à « aller à toutes rencontres ». Tout en étant préoccupé
comme nous l’avons vu de bien établir l’Église, il gardait sans cesse le regard
en avant. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><span style='mso-tab-count:2'>               </span>N’est-ce pas ce que
nous sommes invités à faire encore aujourd’hui. Comme écrivait le grand
journaliste catholique français Georges Hourdin : « La fidélité à
l’Évangile n’est pas derrière nous, elle est devant nous » ? Soyons
prêts à « aller à toute rencontre ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Merci.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Hermann Giguère, ptre, p.h.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'>Le 3 décembre 2007<span style='mso-tab-count:1'>         </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;tab-stops:4.5pt 33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2 face="Arial Narrow"><span
lang=FR style='font-size:11.0pt;font-family:"Arial Narrow";mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p> </o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote-list'><![if !supportEndnotes]><br clear=all>

<hr align=left size=1 width="33%">

<![endif]>

<div style='mso-element:endnote' id=edn1>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn1' href="#_ednref1" name="_edn1" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[1]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>Lettre à l’abbé de Saint-Valier,
vicaire général, 1686, 15 février -15 mars dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document LI</span></i>
p. 384. <span style='mso-spacerun:yes'> </span>Le sigle ANP réfère à la
présentation pour le procès de béatification <i><span style='font-style:italic'>Quebecen.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Beatificationis et Canonizationis Ven.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Servi Dei Francisci de Montmorency-Laval
episcopi Quebecensis (+1708) Altera nova positio super virtutibus ex officio
critice disposita </span></i><span style='mso-spacerun:yes'> </span>(Sacra
Rituum Congregatio, Sectio historica, 93), Polyglottis Vaticanis, 1956. <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn2>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn2' href="#_ednref2"
name="_edn2" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[2]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>Vachon<b
style='mso-bidi-font-weight:normal'><span style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:
normal'>, </span></b>André,<b style='mso-bidi-font-weight:normal'><span
style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></b><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>François de
Laval, </span></i><span style='mso-spacerun:yes'> </span>Fides, Montréal /
P.U.L., Québec, 1980,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>p.11.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn3>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn3' href="#_ednref3" name="_edn3" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[3]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Arrivé à Paris le 27 janvier 1653, le P. de
Rhodes est reçu par les Pères de Lingendes, provincial de France, Charles
Lalemant, supérieur de la maison professe, Charles Paulin, confesseur du jeune
roi Louis XIV et Jean Bagot, directeur de la grande Congrégation du collège de
Clermont dont François de Laval est membre. </span>C’est probablement à la
résidence de la rue Copeau au faubourg Saint-Marcel où plusieurs des Bons Amis,
protégés du Père Bagot,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>faisaient vie
commune qu’eut lieu cette rencontre. « Au commencement de 1650, cinq des
Amis les plus zélés, François de Laval, François Pallu, Henri-Marie Boudon, Luc
Fermanel de Favery et Jean-Baptiste Gonthier, décidèrent d'habiter ensemble
afin de s'édifier mutuellement et de travailler avec plus d'efficacité au salut
du prochain. Après avoir logé en auberge, les associés emménagèrent dans une
maison de la rue Copeau (ou Coupeau, aujourd'hui rue Lacépède), au faubourg
Saint-Marcel. D'autres de leurs amis que ce projet de vie communautaire avait
séduits vinrent les rejoindre en octobre de la même année» écrit l’abbé Noël
Baillargeon dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de
Mgr de Laval, </span></i>(Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 18), Les
Presses de l'Université Laval, Québec, 1972, p. 11.<span style='mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p></o:p></span></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn4>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn4' href="#_ednref4"
name="_edn4" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>La demande en date
du 1 juillet 1658 est signée par François de Laval, Pierre Lambert de la Motte
et François Pallu.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn5>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:edn5'
href="#_ednref5" name="_edn5" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'> </span></font><font size=2><span
style='font-size:10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA'><span style='mso-tab-count:
1'>             </span></span></font><font size=2><span lang=FR
style='font-size:10.0pt'>Le P. de Rhodes, français de coeur, bien que citoyen
des États du Pape, ne partageait pas les craintes des milieux du Vatican qui
craignaient qu’à cause de la force du gallicanisme en France, des vicaires
apostoliques français seraient indociles vis-à-vis Rome.«J’ay cru que la France
estant le plus pieux Royaume du monde me fournirait plusieurs solodats qui
aillent à la conqueste de tout l’Orient, pour l’assujettir à Jésus-Christ, et
particulièrement que j’y trouverais moyen d’avoir des Evesques qui fussent nos
Pères et nos Maistres en ces Églises. Je suis sorti de Rome à ce dessein le
unziesme septembre de l’année mil six cens cinquante deux.». Moins de six mois
après, il était à Paris, ayant pris la route de Marseille et de Lyon, avec sans
doute un arrêt à Avignon; voyage relativement rapide pour un homme venu de si
loin et que devaient retenir ses confrères avides de l’entendre. Dès qu’il
s’approche de la capitale, il se réjouit à l’avance de l’accueil fraternel qui
l’attend à la maison professe, au noviciat, au collège de Clermont.</span></font><font
size=2><span lang=FR style='font-size:11.0pt'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn6>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn6' href="#_ednref6" name="_edn6" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>« La grande
Congrégation était alors dirigée par le P. Bourdin. Après un intérim du P.
Moreau, le P. Bagot lui succéda en octobre 1646. L’institution de l’Aa de Paris
n’est donc pas due à l’initiative du P. Bagot, mais à partir de 1646, il en
sera l’âme; guidés par ses sages conseils, les «Bons Amis» verront se préciser
leurs aspirations à l’apostolat des nations lointaines; c’est lui qui indiquera
au Père Alexandre de Rhodes cette élite de jeunes gens capables de comprendre
les appels enflammés de l’apôtre du Tonkin, lui qui établira la première liste
de candidats à l’épiscopat pour les Missions-Étrangères, et quand il mourra le
23 août 1664, il aura eu la consolation de penser que les meilleurs de ses
disciples, les de Laval-Montigny, Pallu, Lambert de la Motte avaient pris en
main la direction des jeunes Églises de la Nouvelle-France, du Tonkin et de la
Cochinchine, que d’autres : Vincent de Meur, Gazil, Poitevin, tous anciens
commis de la première Aa de Paris, avaient définitivement établi le Séminaire
des Missions-Étrangères. » dans Henri Sy, <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Les Missions
Etrangères 1653-1663,</span></i> Chapitre: 1 - Quartier Latin Article: 6 tiré de
<a
href="http://archivesmep.mepasie.org/annuaire/france/publications/1900-1999/1998-02.htm">http://archivesmep.mepasie.org/annuaire/france/publications/1900-1999/1998-02.htm</a><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn7>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn7' href="#_ednref7" name="_edn7" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>À cause des retards
suscités par l’opposition du Portugal, Pierre Picques entre-temps acceptera la
cure de St-Josse à Paris où François de Laval séjournera souvent lors de ses
voyages en France. Pierre Picques sera remplacé par M. Poitevin un des membres
du groupe des Bons Amis qui y fut curé<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>de
1664 à 1682 et premier procureur du Séminaire de Québec en France. C’est au
presbytère de la paroisse de Saint-Josse, qu’en 1680, François de Laval fit don
de tous ses biens au Séminaire de Québec.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn8>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><a style='mso-endnote-id:edn8' href="#_ednref8"
name="_edn8" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span style='mso-tab-count:1'>             </span>
ANP <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Document VI</span></i> pp. 5 et ss. </span></font><font
size=2><span style='font-size:10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:
bold'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn9>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn9' href="#_ednref9"
name="_edn9" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> </span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn10>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn10' href="#_ednref10"
name="_edn10" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP<i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'> Document IX</span></i> p. 17<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn11>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn11' href="#_ednref11"
name="_edn11" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Ibidem, p. 17<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn12>

<p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:
edn12' href="#_ednref12" name="_edn12" title=""><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[12]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>De plus, l’<i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Instruction
pour les vicaires apostoliques en partance vers l’Asie</span></i> que le </span>pape
Alexandre VII signait en 1659 énonçait parmi les règles à suivre en pays de
mission celle de s'adapter aux moeurs et coutumes du pays, en évitant de
s'ingérer dans les affaires politiques. François de Laval dont les vicaires
apostoliques étaient des amis connaissait a sûrement connu ce texte et s’en est
inspiré aussi. Voir des extraits dans Jean Comby, <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Deux mille
ans d’évangélisation</span></i>, (Bibliothèque d’Histoire du Christianisme, n.
29), Desclée, Paris, 1992, p. 168.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn13>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn13' href="#_ednref13"
name="_edn13" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[13]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Jean Comby, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Deux mille ans d’évangélisation</span></i>, (Bibliothèque d’Histoire du
Christianisme, n. 29), Desclée, Paris, 1992, p. 159.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn14>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn14' href="#_ednref14"
name="_edn14" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[14]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio</span></i> pp. 600-601<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn15>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn15' href="#_ednref15"
name="_edn15" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[15]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>« Remarques sur
l'approbation de Mgr Messire François de Laval, premier évêque de Québec, donnée
le 25 octobre 1687, et la modification qu'on <i><span style='font-style:italic'>y
</span></i>peut apporter » dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>LII</span></i> pp. 603-607.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn16>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn16' href="#_ednref16"
name="_edn16" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[16]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>I<i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>bidem</span></i>,
p. 606<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn17>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn17' href="#_ednref17"
name="_edn17" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[17]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Ibidem</span></i>,
p. 606<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn18>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn18' href="#_ednref18"
name="_edn18" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Lettres patentes émises le 29 mars 1659.</span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn19>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn19' href="#_ednref19"
name="_edn19" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[19]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document LXIX</span></i> p. 741.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn20>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn20' href="#_ednref20"
name="_edn20" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[20]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Sur l’union des cures
au Séminaire voir les réflexions de l’abbé Honorius Provost dans Vachon,
Louis-Albert, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Mémorial,</span></i> Presses de l’Université
Laval, Québec, 1963, pp.122 et ss.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn21>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn21' href="#_ednref21"
name="_edn21" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[21]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>L’abbé Gosselin en
rapporte plusieurs autres tirées des <span class=indented201><font ><span
style=''>Relations des jésuites. </span></font></span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn22>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><a style='mso-endnote-id:edn22' href="#_ednref22"
name="_edn22" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span lang=FR style='font-size:10.0pt'> <span style='mso-tab-count:1'>           </span><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>Père Jérôme Lallemant, Relations des Jésuites,
Kébec, le 12 septembre 1659.</span></font><font size=2><span style='font-size:
10.0pt;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn23>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn23' href="#_ednref23"
name="_edn23" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[23]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Gosselin, Auguste, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Vie de Mgr de Laval, </span></i>2 vol., Imprimerie de L.-J. Demers et
Frère, Québec, 1890, 672 p. et 704 p.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn24>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn24' href="#_ednref24"
name="_edn24" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[24]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Loc. cit. t.1, p.
526.<o:p></o:p></span></p>

</div>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/784067-959784.jpg?v=1289459900" alt="Le souffle missionnaire de François de Laval" title="Le souffle missionnaire de François de Laval" />
     </div>
     <div>
      <div style='mso-element:endnote' id=edn25>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn25' href="#_ednref25"
name="_edn25" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[25]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Je remercie monsieur
l’abbé Michel Fournier, curé de la paroisse Bienheureux François de Laval à
Québec, pour le développement de cette interprétation que je partage
totalement.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn26>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn26' href="#_ednref26"
name="_edn26" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[26]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP<i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'> Document<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>XLII</span></i> p. 249<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn27>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn27' href="#_ednref27"
name="_edn27" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[27]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i><span
style='font-style:italic'>Le terme « sauvages » n’a rien de péjoratif dans la bouche de Mgr de Laval. Il désigne de façon générale au XVIIe siècle les nations amérindiennes vivant dans la forêt qui se dit en latin : « selva » d’où le nom « sauvage ». Extrait de la<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Relation des jésuites des années 1667-1668 dans </span></i><span
style='mso-bidi-font-style:italic'>ANP<i><span style='font-style:italic'>
Document XXII pp. 67-68. C’est nous qui soulignons.</span></i></span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn28>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id:edn28'
href="#_ednref28" name="_edn28" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font
size=1 face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=1 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[28]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=1><span lang=FR style='font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt'><span
style='mso-tab-count:1'>             </span>Lettre de Marie de l'Incarnation à
son fils, 10 août 1662, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>ANP </span></i>p. 59.</span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn29>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn29' href="#_ednref29"
name="_edn29" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687 dans ANP <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Document LI
(7)</span></i> p. 479<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn30>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn30' href="#_ednref30"
name="_edn30" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Baillargeon dans
Vachon, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Mémorial</span></i> p.119 note 19<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn31>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn31' href="#_ednref31"
name="_edn31" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>BAILLARGEON, Noël, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Le Séminaire de Québec de 1685 à 1760 </span></i>(Les Cahiers de
l'Institut d'histoire, 21), Les Presses de l'Université Laval, Québec, 1977,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>p. 381.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn32>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn32' href="#_ednref32"
name="_edn32" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>L’histoire de ces
missions est assez douloureuse. Elles prirent fin en 1768 avec la conquête
anglaise. Le dernier missionnaire prit sur lui de vendre les biens en 1763. Il
s’enfuit à à la Nouvelle-Orléans et passa en France. Le Conseil du Séminaire
céda ce qui restait à la Fabrique de Cahokia par une résolution du Conseil du
Séminaire le 8 mai 1768. Deux missionnaires y<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>moururent assassinés : Nicolas Foucault tué par des Coroas ou
Coulois le 4 mai 1702 et l’un des trois fondateurs, Jean-François du Buisson de
Saint-Cosme qui tomba sous les flèches d’une bande de Chitimakas en se rendant
à Mobile en 1706. Pour plus de détails voir Baillargeon dans l’ouvrage cité à
la note précédente pp. 377-410. <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn33>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn33' href="#_ednref33"
name="_edn33" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document LV</span></i> pp. 609 et ss.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn34>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn34' href="#_ednref34"
name="_edn34" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Ibidem p. 611<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn35>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn35' href="#_ednref35"
name="_edn35" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[35]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>Instruction pour nos bien-aimés en
Notre-Seigneur Claude Trouvé et François de Salagnac, prêtres, allant en
mission aux Iroquois situés en la côte du nord du lac Ontario,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>1668.</span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:endnote' id=edn36>

<p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn36' href="#_ednref36"
name="_edn36" title=""><span class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoEndnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[36]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ANP <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Document XXXVIII (2)</span></i> pp. 212-214.<o:p></o:p></span></p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Le-souffle-missionnaire-de-Francois-de-Laval_a148.html" />
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