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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:25:29+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <updated>2025-12-16T21:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1277.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-16T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 21 décembre 2025. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757294-64417706.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016 et 13 décembre 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »</title>
   <updated>2025-04-15T21:13:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-04-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 20 avril 2025. Textes de la messe du jour de Pâques : Actes10, 34a.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/86284835-61402491.jpg?v=1553254991" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion de Jésus ni de son Retour glorieux à la fin des temps. <!--La résurrection n’est pas un prodige fantastique.--> La résurrection est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture à « rechercher les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide. Ils ont vu et il ont cru.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre un dernier hommage. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.       <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais est-ce bien le cas?       <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.       <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique, Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I Corinthiens 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu,  nous mourons à ce qui nous écrase. Nous nous relevons avec Lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.       <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (Romains 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec les nouveaux baptisés d’hier soir à la <span style="font-style:italic">Vigile pascale</span>, avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">La joie de l'Évangile</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens de tradition orientale, saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <span style="font-style:italic">Christos anesti. Alithos anesti!</span> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       15 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise der l'homélie du 16 avril 2019-->       <br />
       __________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Joyeuses Pâques !</span>       <br />
              <br />
       Regarde !       <br />
       La pierre du tombeau a basculé       <br />
       Elle laisse passer le Vivant.       <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,       <br />
       Déchirure de lumière       <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.       <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde       <br />
       Comme levain, semence et feu.       <br />
              <br />
       Dieu-passant       <br />
       Dieu-passage       <br />
       Dieu-Pâque !       <br />
              <br />
       Dieu pour toujours       <br />
       Au milieu de nous!       <br />
       Alleluia !       <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)       <br />
       4 avril 2010       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/86284835-61402492.jpg?v=1554341325" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
       ____________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe du jour de Pâques</b>       <br />
              <br />
       MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
              <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Au lieu de cet Évangile, on peut lire celui qui a été lu à la Veillée pascale.       <br />
       Pour la messe du soir de Pâques, on peut aussi lire l’évangile  ci-dessous :       <br />
       Évangile       <br />
       « Reste avec nous car le soir approche » (Lc 24, 13-35)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),       <br />
       deux disciples faisaient route       <br />
       vers un village appelé Emmaüs,       <br />
       à deux heures de marche de Jérusalem,       <br />
           et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.       <br />
              <br />
           Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,       <br />
       Jésus lui-même s’approcha,       <br />
       et il marchait avec eux.       <br />
           Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « De quoi discutez-vous en marchant ? »       <br />
       Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.       <br />
           L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :       <br />
       « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem       <br />
       qui ignore les événements de ces jours-ci. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Quels événements ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,       <br />
       cet homme qui était un prophète       <br />
       puissant par ses actes et ses paroles       <br />
       devant Dieu et devant tout le peuple :       <br />
           comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,       <br />
       ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.       <br />
           Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.       <br />
       Mais avec tout cela,       <br />
       voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.       <br />
           À vrai dire, des femmes de notre groupe       <br />
       nous ont remplis de stupeur.       <br />
       Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,       <br />
           elles n’ont pas trouvé son corps ;       <br />
       elles sont venues nous dire       <br />
       qu’elles avaient même eu une vision :       <br />
       des anges, qui disaient qu’il est vivant.       <br />
           Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,       <br />
       et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;       <br />
       mais lui, ils ne l’ont pas vu. »       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire       <br />
       tout ce que les prophètes ont dit !       <br />
           Ne fallait-il pas que le Christ       <br />
       souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »       <br />
           Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,       <br />
       il leur interpréta, dans toute l’Écriture,       <br />
       ce qui le concernait.       <br />
              <br />
           Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,       <br />
       Jésus fit semblant d’aller plus loin.       <br />
           Mais ils s’efforcèrent de le retenir :       <br />
       « Reste avec nous,       <br />
       car le soir approche et déjà le jour baisse. »       <br />
       Il entra donc pour rester avec eux.       <br />
       javascript:void(0)       <br />
           Quand il fut à table avec eux,       <br />
       ayant pris le pain,       <br />
       il prononça la bénédiction       <br />
       et, l’ayant rompu,       <br />
       il le leur donna.       <br />
           Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,       <br />
       mais il disparut à leurs regards.       <br />
           Ils se dirent l’un à l’autre :       <br />
       « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,       <br />
       tandis qu’il nous parlait sur la route       <br />
       et nous ouvrait les Écritures ? »       <br />
           À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.       <br />
       Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
           « Le Seigneur est réellement ressuscité :       <br />
       il est apparu à Simon-Pierre. »       <br />
           À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-de-Paques-2025-Resurrection-du-Seigneur-Il-vit-et-il-cru_a1247.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <updated>2025-04-08T21:16:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85952155-61196273.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 avril 2025. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/85952155-61196273.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut<!--« au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)-->. Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2025 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       8 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <updated>2022-12-13T23:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1095.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/68335939-48099194.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-13T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 18 décembre 2022. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/68335939-48099194.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1095.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »</title>
   <updated>2022-04-17T13:44:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-de-Paques-2022-Il-vit-et-il-cru_a1058.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/61813558-44966950.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le Dimanche de Pâques Année C le 17 avril 2022 . Textes: Actes 10, 34a.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/61813558-44966950.jpg?v=1643466616" alt="Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion de Jésus ni de son Retour glorieux à la fin des temps. <!--La résurrection n’est pas un prodige fantastique.--> La résurrection est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture à « rechercher les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide. Ils ont vu et il ont cru.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre un dernier hommage. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.       <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais est-ce bien le cas?       <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.       <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique, Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I Corinthiens 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu,  nous mourons à ce qui nous écrase. Nous nous relevons avec Lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.       <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (Romains 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec les nouveaux baptisés d’hier soir à la <span style="font-style:italic">Vigile pascale</span>, avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">La joie de l'Évangile</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens de tradition orientale, saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <span style="font-style:italic">Christos anesti. Alithos anesti!</span> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       12 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 16 avril 2019-->       <br />
       __________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Joyeuses Pâques !</span>       <br />
              <br />
       Regarde !       <br />
       La pierre du tombeau a basculé       <br />
       Elle laisse passer le Vivant.       <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,       <br />
       Déchirure de lumière       <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.       <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde       <br />
       Comme levain, semence et feu.       <br />
              <br />
       Dieu-passant       <br />
       Dieu-passage       <br />
       Dieu-Pâque !       <br />
              <br />
       Dieu pour toujours       <br />
       Au milieu de nous!       <br />
       Alleluia !       <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)       <br />
       4 avril 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-de-Paques-2022-Il-vit-et-il-cru_a1058.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » </title>
   <updated>2022-04-10T22:23:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/61813555-44966941.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du pour le Dimanche des Rameaux Année C le 10 avril 2022 Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Lecture de la Passion selon saint Luc 22, 14-23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/61813555-44966941.jpg?v=1643318477" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin Pâques qui dans la Vigile pascale rappellera sa résurrection que nous célébrerons pendant tout le temps de Pâques.       <br />
              <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passés, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles,  - au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtres -  mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France). <!-- dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)--> Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2022 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 9 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »</title>
   <updated>2021-10-14T15:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-Noel-2020-Noel-c-est-toi_a984.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/51048258-39273530.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-21T19:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de Noël Année B Messe de minuit à la Chapelle du Séminaire de Québec 24 décembre 2020 à 20h. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/51048258-39273530.jpg?v=1604159290" alt="Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »" title="Homélie pour Noël 2020 : «  Noël c'est toi! »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons devant nous une belle crèche qui comme toute les crèches se veut une représentation de la Nativité de Jésus. On dit que c’est François d’Assise qui a inventé cette façon de faire à Greccio (Italie) en 1223 où on mimait la scène et où il faisait, dit-on, un mouton. Et on a continué.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Représentations actuelles de la Nativité       <br />
       </span>       <br />
       Cette année sur la place St-Pierre à Rome on a érigé une crèche meublée de santons très modernes qui ont suscité des critiques parce qu’on s’éloignait trop de l’image traditionnelle. Et pourtant celle-ci a connu et connaît encore d’innombrables variations. Pensez aux crèches italiennes où toute la vie d’un village est représentée par les divers métiers, par les lieux favoris  autour de Jésus, de sa Mère et de Joseph sans oublier la bœuf et l’âne, les bergers, les moutons, les anges et les rois mages.        <br />
              <br />
       Il y a une représentation numérique que  j’ai vue sur internet où tout ce beau monde est  en costumes d’aujourd’hui et représenté de la façon suivante : le berger est en train de regarder ses messages sur son téléphone intelligent (smart phone) avec à ses côtés un mouton bien emmitouflé comme le sont les caniches en hiver au Québec, un roi mage apparaît sur son gyropode (Segway), Joseph a un genou à terre près de la mangeoire où repose Jésus et il prend un selfie de la scène alors que Marie pose en faisant avec ses doigts de la main droite le signe V pour victoire et dans la main gauche elle tient un verre de café.       <br />
              <br />
       Quelle mise en scène moderne et actuelle me direz-vous ? Il n'est pas si farfelu que ça paraît de présenter la naissance de Jésus de la façon que je viens de vous décrire parce que la naissance de Jésus elle a lieu aujourd'hui encore. Elle a lieu ici ce soir. Elle est un événement qui transcende le temps.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La naissance de Jésus à Bethléem</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui s’est réellement passé historiquement ? Dans l'évangile qu'on vient de lire saint Luc le rappelle avec de nombreux détails. L'événement de la naissance de Jésus a lieu, dira-t-il, au moment où Auguste était empereur et Quirinus gouverneur de Palestine c’est-à-dire en un temps très précis. Et il ajoute que Marie et Joseph ont fait un long voyage pour venir s’inscrire pour un recensement demandé par l’empereur. C’est à ce moment que la jeune Marie enceinte met au monde son fils Jésus comme le lui avait prédit l’ange Gabriel lors de l’Annonciation. Joseph est là car il a décidé de garder Marie comme épouse même si sa grossesse est le fruit de l’action de l’Esprit Saint et non de lui. Saint Luc raconte en détail comment le jeune couple s’est retrouvé dans une grotte qui servait au bétail comme étable parce qu’il n’y avait plus de place à l’auberge, comment des bergers des alentours ont été alertés par le chant des anges et comment ils sont venus se prosterner devant ce nouveau-né. Voilà les faits.       <br />
              <br />
       À partir de ce récit nous pouvons et nous nous devons aujourd’hui d’actualiser cette naissance bien située dans le temps, mais toujours présente comme événement spirituel dans notre mémoire et notre foi. C’est ce que font de façons différentes les représentations de la scène dans les crèches de toutes sortes que nous pouvons voir, notamment dans la  Nativité numérique que je vous ai racontée en commençant mon homélie.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une naissance pour nous aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Ces représentations ne disent pas autre chose que ce que saint Luc nous raconte, mais elles actualisent l'événement de la Nativité de Jésus et le rendent présent dans des images et des représentations tangibles. Il faut ajouter cependant que Noël est plus qu’une représentation, c'est un événement spirituel qui nous rejoint encore aujourd'hui réellement. C’est une invitation qui nous est faite, à tous et à toutes.        <br />
              <br />
       En un mot Noël c’est nous, c’est ce que nous en faisons aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Le pape François l’a exprimé de façon percutante dans un texte de souhaits de Noël que je vous lis sans commentaires en vous invitant à l’écouter attentivement :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Noël, c'est toi quand tu décides de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer ton âme.       <br />
              <br />
       Le sapin de Noël, c'est toi quand tu résistes vigoureusement aux vents et aux obstacles de la vie.       <br />
              <br />
       Les décorations de Noël, c'est toi quand tes vertus sont les couleurs qui ornent ta vie.       <br />
              <br />
       La cloche qui sonne Noël, c'est toi quand tu invites à se rassembler, et tentes de réunir.       <br />
              <br />
       Tu es aussi la lumière de Noël quand tu éclaires de ta présence le chemin des autres par ta bonté, ta patience, ta joie et ta générosité.       <br />
              <br />
       Les anges de Noël, c'est toi quand tu chantes au monde un message de paix, de justice et d'amour.       <br />
              <br />
       L'étoile de Noël, c'est toi quand tu conduis quelqu'un à la rencontre du Seigneur.       <br />
              <br />
       Tu es aussi les Rois mages, quand tu offres ce que tu possèdes de mieux sans tenir compte de celui ou celle à qui tu donnes.       <br />
              <br />
       La musique de Noël, c'est toi quand tu conquiers l'harmonie qui est en toi.       <br />
              <br />
       Le cadeau de Noël, c'est toi quand tu te comportes en véritable ami(e), en frère ou sœur, avec tous les êtres humains.       <br />
              <br />
       Les vœux de Noël, c'est toi quand tu pardonnes et rétablis la paix, même si tu souffres.       <br />
              <br />
       Le réveillon de Noël, c'est toi quand tu rassasies de pain et d'espérance le pauvre qui est auprès de toi.       <br />
              <br />
       Tu es la nuit de Noël quand, humble et éveillé(e), tu reçois dans le silence de la nuit le Sauveur du monde sans bruit ni grande célébration; tu es le sourire confiant et tendre de la paix intérieure d'un Noël éternel qui instaure son royaume en toi.       <br />
              <br />
       Joyeux Noël à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans l'esprit de Noël.       <br />
              <br />
       </span>Tiré du livre <span style="font-style:italic">L'esprit de Noël : fraternité, tendresse, générosité</span> par le pape François, Michel Lafon, Paris, 2016.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses, qui que nous soyons, malgré les circonstances de la pandémie que nous vivons actuellement, de pouvoir prendre du temps à Noël pour un moment d’ouverture à plus que nous-mêmes. Les rassemblements ne sont pas permis dans plusieurs pays, mais cela n'empêche pas de laisser sortir le meilleur qui est en nous et le faire transparaître autour de nous.       <br />
              <br />
       Noël c’est comme l’annonçait le prophète Isaïe « le peuple qui a vu se lever une grande lumière ». C’est ce qui est arrivé aux bergers et c’est ce qui nous arrive encore aujourd’hui, si nous acceptons de dire comme nous le suggère le pape François « Noël c’est moi », car comme on l'a écrit avec Justesse : « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ».       <br />
       <!--       <br />
       En ce temps de COVID-19 vous avez sûrement utilisé internet plus souvent  : pour le travail, pour l'épicerie, pour des contacts de famille etc. Vous êtes probablement  sur Facebook? Si oui, vous avez peut-être vu passer une représentation numérique de la Nativité de Jésus qui reconstruit l’image traditionnelle de la crèche. Je vous la décris.       <br />
              <br />
       I – Représentation numérique de la Nativité       <br />
              <br />
       Comme dans toute crèche on retrouve les personnages suivants : Marie et Joseph, le bœuf et l’âne, les bergers, les rois mages et Jésus bien entendu. Dans la représentation numérique ils sont tous en costumes d’aujourd’hui et représentés de la façon suivante : le berger est en train de regarder ses messages sur son téléphone intelligent (smart phone) avec à ses côtés un mouton bien emmitouflé comme le sont les caniches en hiver au Québec, un roi mage apparaît sur son gyropode (Segway), Joseph a un genou à terre près de la mangeoire où repose Jésus et il prend un selfie de la scène alors que Marie pose en faisant avec ses doigts de la main droite le signe V pour victoire et dans la main gauche elle tient un verre de café.       <br />
              <br />
       Quelle mise en scène moderne et actuelle me direz-vous ?       <br />
        La naissance de Jésus est un événement spirituel toujours actuel. Et c'est pour cela qu'il n'est pas si farfelu que ça paraît de présenter la naissance de Jésus de la façon que je viens de vous décrire parce que la naissance de Jésus elle a lieu aujourd'hui encore. Elle a lieu ici ce soir.       <br />
              <br />
       Mais commençons par la naissance historique décrite par saint Luc.       <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La naissance de Jésus à Bethléem</span>       <br />
              <br />
       Dans l'évangile qu'on vient de lire saint Luc rappelle l’événement passé en le situant précisément dans le temps. Il se passe, dira-t-il, au moment où Auguste était empereur et Quirinus gouverneur de Palestine c’est-à-dire en un temps très précis. Et il ajoute que Marie et Joseph ont fait un long voyage pour venir s’inscrire pour un recensement demandé par l’empereur. C’est à ce moment que la jeune Marie enceinte met au monde son fils Jésus comme le lui avait prédit l’ange Gabriel lors de l’Annonciation. Joseph est là car il a décidé de garder Marie comme épouse même si sa grossesse est le fruit de l’action de l’Esprit Saint et non de lui. Saint Luc raconte en détail comment le jeune couple s’est retrouvé dans une grotte qui servait au bétail comme étable parce qu’il n’y avait plus de place à l’auberge, comment des bergers des alentours ont été alertés par le chant des anges et comment ils sont venus se prosterner devant ce nouveau-né.       <br />
              <br />
       À partir de ce récit nous pouvons aujourd’hui actualiser cette naissance historique bien située dans le temps, mais toujours présente comme événement spirituel dans notre mémoire et notre foi. C’est ce que fait de façon actuelle la représentation de la scène de la Nativité numérique que je vous ai racontée en commençant mon homélie.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une naissance pour nous aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Cette représentation ne dit pas autre chose que ce que saint Luc nous raconte, mais elle actualise l'événement et le rend présent dans des images modernes. Ces images peuvent nous aider ce soir à entrer dans le mystère de Noël, car Noël est plus qu’une représentation, c'est un événement spirituel qui nous rejoint encore aujourd'hui. C’est une invitation qui nous est faite, à tous et à toutes.        <br />
              <br />
       Dans les moments de retrait  que nous imposent la pandémie que nous vivons, nous avons plus de temps pour laisser nos coeurs entrer dans le mystère de Noël. Nous pouvons ainsi mieux comprendre qu'en un mot Noël c’est nous, c’est ce que nous en faisons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Le pape François l’a exprimé de façon percutante dans un texte de souhaits de Noël que je vous lis sans commentaires en vous invitant à l’écouter attentivement :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Noël, c'est toi quand tu décides de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer ton âme.        <br />
              <br />
       Le sapin  de   Noël, c'est   toi  quand  tu   résistes   vigoureusement  aux vents  et aux obstacles de la vie.        <br />
              <br />
       Les décorations de Noël, c'est toi quand tes vertus sont les couleurs qui ornent ta vie.        <br />
              <br />
       La cloche qui sonne Noël, c'est toi quand tu invites à se rassembler, et tentes de réunir.        <br />
              <br />
              <br />
       Tu es aussi la lumière de Noël quand tu éclaires de ta présence le chemin des autres par ta bonté, ta patience, ta joie et ta générosité.        <br />
              <br />
       Les anges de Noël, c'est toi quand tu chantes au monde un message de paix, de justice et d'amour.        <br />
              <br />
       L'étoile de Noël, c'est toi quand tu conduis quelqu'un à la rencontre du Seigneur.        <br />
              <br />
       Tu es aussi les Rois mages, quand tu offres ce que tu possèdes de mieux sans tenir compte de celui ou celle à qui tu donnes.        <br />
              <br />
       La musique de Noël, c'est toi quand tu conquiers l'harmonie qui est en toi.        <br />
              <br />
       Le cadeau de Noël, c'est toi quand tu te comportes en véritable ami(e), en frère ou sœur, avec tous les êtres humains.        <br />
              <br />
       Les vœux de Noël, c'est toi quand tu pardonnes et rétablis la paix, même si tu souffres.        <br />
              <br />
       Le réveillon de Noël, c'est toi quand tu rassasies de pain et d'espérance le pauvre qui est auprès de toi.        <br />
              <br />
       Tu es la nuit de Noël quand, humble et éveillé(e), tu reçois dans le silence de la nuit le Sauveur du monde sans bruit ni grande célébration; tu es le sourire confiant et tendre de la paix intérieure d'un Noël éternel qui instaure son royaume en toi.        <br />
              <br />
       Joyeux Noël à tous ceux et celles qui se reconnaissent dans l'esprit de Noël.        <br />
       </span>       <br />
       Tiré du livre  L'esprit de Noël : fraternité, tendresse, générosité par le pape François, Michel Lafon, Paris, 2016.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux et chanceuses, qui que nous soyons,  malgré les circonstances de la pandémie que nous vivons, de prendre le temps à Noël pour un moment d’ouverture à plus que nous-mêmes. Les rassemblements ne sont pas permis dans plusieurs pays, mais cela n'empêche pas de laisser sortir le meilleur qui est en nous et le le faire transparaître autour de nous.       <br />
              <br />
       Noël c’est comme l’annonçait le prophète Isaïe « le peuple qui a vu se lever une grande lumière ». C’est ce qui est arrivé aux bergers et c’est ce qui nous arrive encore aujourd’hui, si nous acceptons de dire comme nous le suggère le pape François « Noël c’est moi », car comme on l'a écrit : « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ».       <br />
              <br />
       -->       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       21 décembre 2020       <br />
              <br />
              <br />
       « Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre »       <br />
       <span style="font-style:italic">Roy Lemon Smith (1887-1963) Historien et pasteur américain</span>       <br />
              <br />
       « A quoi me sert-il que le Christ soit né une fois de Marie à Bethléem, s’il ne naît pas aussi par la foi dans mon âme ? »  i[Cf. Origène, Commentaire de l’évangile de Luc 22,3 (SCH 87, p. 302).        <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Textes de la liturgie de Noël</b>       <br />
              <br />
       MESSE DE LA NUIT       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
       Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
       Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
       Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
       Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
       Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur.       <br />
         (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice,       <br />
       et les peuples selon sa vérité !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
       la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
       Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
       attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
       Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
       – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
       Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
       Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
       Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
       Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
       Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
       Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
       L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
       Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
       Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
       Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
       Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
       « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu</title>
   <updated>2020-06-06T17:03:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-A-Les-noms-de-Dieu_a954.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/44922382-36505738.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-02T19:10:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité 7 juin 2020. Textes : Exode 34, 4b-6.8-9, 2 Corinthiens 13, 11-13 et Jean 3, 16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/44922382-36505738.jpg?v=1587065589" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu" />
     </div>
     <div>
      «  Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous » nous a dit saint Paul dans la deuxième lecture. C’est le souhait qu’il faisait en terminant sa seconde lettre aux chrétiens de Corinthe.       <br />
              <br />
       Cette petite phrase résume toute la foi de l’Église que nous partageons et que nous redisons chaque dimanche dans le « Je crois en Dieu ». Le Dieu des chrétiens est un Dieu unique en trois personnes, ce qui lui donne une couleur particulière que je vais essayer de mieux découvrir avec vous.       <br />
               <br />
       Essayer de mieux le découvrir? Est-ce possible? La Sainte Trinité est un mystère avons-nous appris. Et un mystère, on ne peut pas le comprendre.        <br />
              <br />
       Vous avez raison. Mais quand vous dites « un mystère on ne peut pas le comprendre », vous vous placez sur le registre de la raison humaine. Et  sur ce plan, toutes nos explications, toutes nos recherches, ne pourront jamais nous faire entrer dans le mystère. Elles nous en montreront les contours. Elles en décriront l’essentiel, mais elles ne l’expliqueront pas.        <br />
              <br />
       Alors, on s'arrête là ?  Non, car il y a une autre voie pour mieux découvrir le mystère de la Sainte Trinité, c’est d’y entrer avec son cœur et non avec sa raison. Je vous invite à le faire avec moi en suivant le chemin des noms de Dieu dans la Bible.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le nom de Dieu dans l'Ancien Testament</span>        <br />
               <br />
       Dans l’Ancien Testament, Dieu se présente, non pas divisé, éparpillé dans diverses créatures ou leurs représentations. Il est  le Créateur. Il se présente Un et unique (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span>  6,4), toujours le même, à Abraham, Isaac et Jacob, et à leur descendance croyante (<span style="font-style:italic">Exode</span> 3, 6). Le nom du Dieu unique est «JE SUIS». Le juifs ne le prononcent pas et disent plutôt « LE SEIGNEUR » ou « ADONAÏ ».  On dit parfois Yahweh ou Yahvé. (<span style="font-style:italic">Exode</span> 3, 6 cf. aussi 34, 5-6)       <br />
              <br />
       Le Nom divin ne peut être attribué à quoi que ce soit et à qui que ce soit d’autre que l’unique Dieu. C’est le sens du premier commandement de la Loi que Moïse a transmise de la part de Dieu (<span style="font-style:italic">Exode</span> 20, 3-4; <span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 5,7). Le deuxième, c'est  de ne pas invoquer le nom divin à tout propos, de façon insignifiante, ou même pour faire le mal (<span style="font-style:italic">Exode </span>20, 7; <span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 5, 11).        <br />
              <br />
       Tout cela exprime à la fois une proximité exclusive que Dieu veut créer avec son peuple et un respect  pour la sainteté du Dieu unique. Dans l’Ancien Testament, les actes et les paroles des croyants sont toujours guidés par l’amour du Nom divin. (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 6,5)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La nouveauté apportée par Jésus</span>       <br />
              <br />
       C’est dans cette foi au Dieu unique, révélé à Abraham et à Moïse dans le Nom divin, que  Jésus a été élevé car il était juif et membre du peuple de l’Alliance. Sa mission fut d’accomplir et de porter à sa plénitude l’Alliance de Dieu avec Abraham et Moïse.        <br />
              <br />
       Jésus met de l'avant une nouvelle image de Dieu. Il donne à Dieu le beau nom de PÈRE (« Abba » en araméen qui se traduit littéralement par PAPA). Déjà à 12 ans au Temple devant les docteurs de la Loi lorsque ses parents le retrouvent il leur dit « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 49)  La prière à Dieu qu'il donne à ses disciples et que nous répétons si souvent commence par « Notre Père ».  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 6, 9)         <br />
              <br />
       Dans sa prédication, Jésus parle souvent de ses relations particulières avec Dieu. Il se dit même « FILS DE DIEU»., ce qui suscitera bien des incompréhensions. On l’accusera de blasphème  « Tu as dit : ‘Je suis Fils de Dieu’ » lui reproche le grand prêtre lors de son procès durant la Passion. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span>  26, 62-65)       <br />
              <br />
       Pour compléter la révélation du Dieu Un et Trine, faite à Abraham et à Moïse, Jésus décrit le lien qu’il a avec son Père en le comparant au souffle qui nous fait vivre. Ce lien  c’est celui de  l’amour mutuel à nul autre pareil. Ce souffle de vie prend le nom d'ESPRIT SAINT, amour du Père pour le Fils et du Fils pour le Père.  Le Dieu unique est un Dieu en trois personnes,       <br />
              <br />
       Telle est la nouveauté apportée par Jésus. Le nom de Dieu n’est pas seulement « JE SUIS ».  Il est « JE SUIS PÈRE, FILS ET ESPRIT SAINT »,  un seul Dieu en trois personnes, ce qui veut dire qu’il est comme une famille. En lui nous pouvons nous reconnaître par les sentiments d’amour, de partage, de don qu’il met dans nos cœurs.        <br />
              <br />
       Même plus, Jésus nous dit qu’il habite en nous, qu’il n’est pas extérieur à nous, mais au fond de notre être même. « Si quelqu'un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 23)       <br />
              <br />
       Voilà, en quelques mots, des pistes de méditation pour la fête de la Sainte Trinité où nous vénérons le Dieu Un et Trine au coeur de notre foi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont depuis les tout débuts inscrit cette foi au Dieu Un et Trine dans leur vie et dans leurs célébrations de toutes sortes. Nous le faisons encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Chaque messe commence par le signe de Croix accompagné des paroles « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Nous  faisons spontanément la même chose lorsque nous nous mettons en prière à la chapelle, sur le bord de notre lit le soir, avant un repas ou avant le travail.       <br />
              <br />
       C’est encore « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » que le prêtre ou le diacre donne la bénédiction soit à la messe soit dans d’autres occasions.       <br />
              <br />
       Notre histoire de croyant est commencée à notre baptême où nous avons été plongés dans la mort et la résurrection du Christ « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », lorsque la personne qui nous a baptisé a dit en versant l’eau sur notre tête  « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe qui nous réunit « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » nous aide à entrer dans ce grand mouvement d’amour qui est au cœur de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  <span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 23).  Ouvrons-lui la porte de notre coeur, car « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3,16)        <br />
              <br />
       Je vous refais en terminant le souhait de saint Paul : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous ».        <br />
              <br />
       <!--Cet amour nous a donné le Fils de Dieu lui-même qui s’est incarné et s’est fait l’un de nous.  « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous  ». À chaque fois que nous célébrons la messe, nous rappelons que Dieu par Jésus nous amène à entrer de plus en plus en communion avec lui dans le mouvement d’amour de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       7 juin 2020       <br />
       <!--       <br />
       Texte du        <br />
       6 juin 2017       <br />
       retouché       <br />
       -->       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures pour le dimanche de la Sainte Trinité</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï       <br />
       comme le Seigneur le lui avait ordonné.       <br />
       Il emportait les deux tables de pierre.       <br />
           Le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       et vint se placer là, auprès de Moïse.       <br />
       Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.       <br />
           Il passa devant Moïse et proclama :       <br />
       « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,       <br />
       Dieu tendre et miséricordieux,       <br />
       lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »       <br />
           Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.       <br />
           Il dit :       <br />
       « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,       <br />
       daigne marcher au milieu de nous.       <br />
       Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;       <br />
       mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,       <br />
       et tu feras de nous ton héritage. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)       <br />
              <br />
       R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/       <br />
              <br />
       Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/       <br />
              <br />
       Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez dans la joie,       <br />
       cherchez la perfection,       <br />
       encouragez-vous,       <br />
       soyez d’accord entre vous,       <br />
       vivez en paix,       <br />
       et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.       <br />
           Saluez-vous les uns les autres       <br />
       par un baiser de paix.       <br />
       Tous les fidèles vous saluent.       <br />
              <br />
           Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,       <br />
       l’amour de Dieu       <br />
       et la communion du Saint-Esprit       <br />
       soient avec vous tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
           Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche de Pâques 2020 Année A « Ressuscités avec le Christ » </title>
   <updated>2020-04-11T04:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-de-Paques-2020-Annee-A-Ressuscites-avec-le-Christ_a945.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/42875040-35580307.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-04-07T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le dimanche de Pâques 12 avril 2020. Textes : Lectures du jour : Actes des Apôtres 10, 34c.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9 Marie Madeleine au tombeau     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/42875040-35580307.jpg?v=1581992448" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2020 Année A « Ressuscités avec le Christ » " title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2020 Année A « Ressuscités avec le Christ » " />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : «  Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».         <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion et du Retour du Christ en gloire. La résurrection n’est pas un prodige fantastique. Elle est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la première lecture à « recherchez les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre les derniers hommages qui sont de nettoyer son corps, de le purifier et de le remettre en place. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.        <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».         <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais n'est pas le cas.        <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous proclamons ta mort, nous célébrons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
               <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons  le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.        <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique. Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu, et avec lui, nous mourons à ce qui nous  écrase. Nous nous relevons avec lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.        <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (<span style="font-style:italic">Romains</span> 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture car nous sommes ressuscités avec le Christ.        <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens d’Orient saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=NY-RLryio_8">Christos anesti. Alithos anesti!</a> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Que  cette salutation, en cette période de pandémie du coronavirus, mette en nous et chez nos dirigeants un espoir fondé d'en sortir victorieux et nous donne l'énergie pour suivre les directives qui éloigneront de nous ce virus invisible mais bien présent et qui a déjà fauché des milliers de vies humaines. Ayons une pensée pour ces personnes décédées et confions les à la miséricorde du Seigneur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 avril 2020       <br />
       __________________________________        <br />
              <br />
              <br />
       Joyeuses Pâques !        <br />
              <br />
       Regarde !        <br />
       La pierre du tombeau a basculé        <br />
       Elle laisse passer le Vivant.        <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,        <br />
       Déchirure de lumière        <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.        <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde        <br />
       Comme levain, semence et feu.        <br />
              <br />
       Dieu-passant        <br />
       Dieu-passage        <br />
       Dieu-Pâque !        <br />
              <br />
       Dieu pour toujours        <br />
       Au milieu de nous!        <br />
       Alleluia !        <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)        <br />
       4 avril 2010        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 avril 2020       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Au lieu de cet Évangile, on peut lire celui qui a été lu à la Veillée pascale.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-de-Paques-2020-Annee-A-Ressuscites-avec-le-Christ_a945.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <updated>2022-01-27T21:54:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a887.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-04-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 14 avril 2019. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/30072580-28849663.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019). Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2019 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       9 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »</title>
   <updated>2018-12-19T13:38:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Tu-m-as-forme-un-corps_a868.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2018-12-18T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 décembre 2018. Textes de l'Écriture : Michée 5, 1-4a, Hébreux 10, 5-10 et Luc 1, 39-45. Voir texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/26917277-27400428.jpg?v=1540499718" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C  « Tu m’as formé un corps »" />
     </div>
     <div>
      Le calendrier fait que cette année le 4e dimanche de l’Avent se retrouve très près de la fête de Noël. Dans la soirée de mardi nous aurons la messe de minuit. Les sentiments se bousculent dans nos cœurs à mesure que Noël approche. Laissons-les grandir à l’école de deux mamans que nous présente l’évangile de ce matin.        <br />
              <br />
       Commençons par cette rencontre décrite par le texte de l’évangile qu’on appelle la Visitation, puis nous nous arrêterons un moment ensuite à la deuxième lecture qui nous donne la clé du Mystère de Noël que nous nous apprêtons à célébrer.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La Visitation : une rencontre inspirante</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous montre Marie qui se hâte vers sa cousine Élisabeth qui, à un âge avancé, est elle aussi enceinte. Cette hâte qui est soulignée mérite de retenir notre attention. Elle donne une image des plus intéressantes de Marie. On y voit son attention qui se porte vers sa cousine dans une geste d’amour et de tendresse. Elle se met en route.        <br />
              <br />
       Une sainte de la Nouvelle-France, sainte Marguerite Bourgeois, née à Troyes en France, en 1620, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, première communauté religieuse féminine non cloîtrée en Amérique du Nord, a mis cette scène de la Visitation au cœur de sa spiritualité et de celle de ses filles. Elle la traduit par l’expression  « la Vie voyagère » de la Vierge Marie.        <br />
              <br />
       Inspirée par cette lecture originale du déplacement de Marie vers sa cousine Élisabeth, elle en fait le socle de la mission de ses filles. Cela peut s’appliquer aussi  à tous les disciples de Jésus qui qu’ils ou qu'elles soient. « Pour Marguerite Bourgeoys la Visitation parle d’apostolat. C’est une démarche ‘ vers le prochain’; une marche ‘ en hâte’, selon l’évangile de Luc. C’est une inspiration pour le service prompt et désintéressé. » (cf. Louise Côte CND sur le site internet de la congrégation à la rubrique Spiritualité).        <br />
              <br />
       « La Vie voyagère » c’est aussi la louange et l’action de grâces. « Tour à tour, Élisabeth et Marie chantent la gloire du Seigneur et la gratitude qui les habite. Le Mystère de la Visitation invite donc à la prière de louange et d’action de grâce devant les merveilles de Dieu et les grâces accordées aux humains qu’Il aime ». (Ibidem)       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce mystère de la Visitation qui nous est raconté simplement ce matin est d’une grande richesse. Il nous incite à notre tour à aller vers les autres et à savoir louer Dieu pour ce qu’il réalise pour nous et pour notre Église aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le fruit de tes entrailles est béni</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant au passage de la<span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> que nous présente la deuxième lecture. Ce passage que j’aime beaucoup et qui m’a inspiré dans ma vie de prêtre vient donner une profondeur encore plus grande à cette rencontre de Marie et d’Élisabeth, à cette Visitation, parce que le texte y présente en quelque mots l’essentiel du mystère de l’Incarnation qui s’accomplit dans le sein de Marie.        <br />
              <br />
       « En entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. » écrit l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span>. C’est ça le mystère de l’Incarnation.  Dieu qui se fait humain, l’un de nous, qui se laisse former un corps par une jeune femme qui lui donnera son amour, son sang, son cœur.        <br />
              <br />
       Dans cette mission, cette jeune femme, Marie, comme jeune mère enceinte, sent le besoin d'être accompagnée. Elle rejoint sa cousine qui elle aussi vit quelque chose de semblable. En la voyant Élisabeth s’écrie : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »        <br />
              <br />
       L’enfant qu’Élisabeth porte dans sein tressaille car elle porte un enfant qui sera, selon les paroles  de l’ange à son mari, Zacharie, le Précurseur du Sauveur. « Car, écrit saint Luc, il sera grand  devant le Seigneur...<!--. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; --> il marchera devant, en présence du Seigneur ». (Luc 1, 15-17) Il indiquera à ses disciples  que Jésus est celui qu'annonçait le prophète Michée dans le passage qui a été lui à la deuxième lecture : « Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël ».  Nous sommes l'Israël nouveau, le Peuple de Dieu à qui Dieu donne son Fils.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Un des messages à retenir aujourd’hui des textes des lectures proposées, je pense, c’est de ne pas avoir peur de vivre la réalité charnelle de notre foi qui n’est pas seulement une croyance à des idées, des dogmes ou à des écritures. Notre foi est la reconnaissance de Dieu dans la chair de Jésus, son Fils donné au monde . «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jean 3, 16).        <br />
              <br />
       Préparons-nous à célébrer ce don de son Fils que nous fait Dieu le Père et écoutons les signes de sa présence. Il nous en fait, comme lorsque encore dans le sein de Marie il se présente devant Élisabeth et que l’enfant que celle-ci porte, Jean-Baptiste, tressaille de joie. <!--Comme Jean-Baptiste, laissons la joie nous envahir nous aussi car nous sommes visités par celui qui est le Sauveur du Monde Marie porte dans son sein. --> Soyons assurés que le mystère de la Visitation, de « la Vie voyagère », de Marie continue de se vivre aujourd’hui. Nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour rencontrer des gens qui attendent une présence, un mot, une aide, un encouragement. C’est le regard tourné vers ces deux mamans présentées par saint Luc aujourd’hui que nous trouverons l’élan et l’inspiration nécessaires pour aller sur nos chemins.        <br />
              <br />
       Ces chemins sont bien différents de ceux de Marie et Élisabeth. Ils le sont pour chaque personne. Mais ils ont en commun qu’ils sont toujours des chemins de rencontre où celui que Marie a porté se fait pour nous Parole vivante et concrète dès aujourd’hui<!-- et pour toujours-->.  Ainsi nous sommes invités à  « obéir » à la Parole de Dieu comme le propose le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span> pour  ce 4e dimanche de l'Avent dans la thématique générale du temps de l'Avent 2018 « Que devons-nous faire ? »         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe préparatoire à celle de Noël dans quelques jours seulement nous fasse déjà entrer dans le mystère de Noël et que Marie et Élisabeth nous accompagnent pour accueillir Celui qui vient, qui est venu et qui viendra.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
               <br />
       18  décembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
              <br />
              <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
              <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
              <br />
        Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu se fait chair       <br />
       -->       <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 4e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
              <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre</title>
   <updated>2023-12-09T16:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Je-suis-l-Immaculee-Conception-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a443.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/3471603-4996909.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-24T17:58:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bonne fête de l'Immaculée et bonne méditation! Homélie à l’occasion du renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 en la fête de l’Immaculée Conception en 2011 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H., au Séminaire de Québec le 8 décembre 2011. Textes de l'Écriture: Genèse 3, 9-15,20, Ephésiens 3,-6, 11-12 et Luc 1, 26-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/3471603-4996909.jpg?v=1322154175" alt="« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" title="« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" />
     </div>
     <div>
      Je me suis demandé dans quelles circonstances exactes François de Laval et les prêtres du Séminaire avaient fait le <a class="link" href="http://www.wmaker.net/carrefourkairos/Texte-du-Voeu-de-l-Immaculee_a71.html">Vœu de l’Immaculée</a> pour la première fois en 1665.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Histoire du Vœu de l’Immaculée</span>       <br />
              <br />
       On sait que c’est le Père Poncet qui, à Paris, avec quelques confrères avait commencé à faire ce vœu pour soutenir ses confrères jésuites missionnaires en Nouvelle-France. Ceux-ci à partir de 1636 adoptèrent cette pratique et en 1665 Mgr de Laval avec les cinq premiers prêtres du Séminaire décida de faire ce vœu. Ils demeuraient encore à ce moment-là dans la maison près de l’église que Mgr de Laval avait achetée en 1661 après avoir dû loger depuis son arrivée chez les Augustines, puis chez les Ursulines et chez les jésuites. Pour mémoire, il est bon de souligner que ce n’est qu’en 1666 que se fit la première construction pour loger les prêtres du Séminaire et les ecclésiastiques comme on désignait à cette époque les grands séminaristes.        <br />
              <br />
       Ce vœu de jeuner la veille de l’Immaculée Conception raconte Mgr Gosselin dans sa biographie de Mgr de Laval fut fait  le 7 décembre 1665 « pour honorer ce glorieux privilège de Marie, et pour obtenir, par l’intercession de cette bonne mère, la conversion des sauvages ». Cette dernière partie du vœu est devenue aujourd’hui « pour la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent ».       <br />
              <br />
       Nous apprêtant à refaire ce Vœu de l’Immaculée notre célébration oriente, bien sûr, notre regard vers Marie honorée dans ce mystère de l’Immaculée Conception mais,t en même temps, nous sommes heureusement orientés vers l’évangélisation qui est d’une actualité certaine aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La vraie dévotion à Marie</span>       <br />
              <br />
       La vraie dévotion à Marie est une dévotion qui n’enferme pas le chrétien dans une attitude sentimentale et enfantine. Au contraire, cette dévotion, comme la voyait déjà François de Laval, nous fait entrer dans le mystère de la Rédemption, dans le mystère du Salut offert à toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Dieu veut, en effet, que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 <span style="font-style:italic">Timothée</span> 2, 4). Marie, comme nous l’enseigne le Concile Vatican II, est au cœur du Mystère du Salut car elle a porté, et continue de le faire Celui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6), Celui par qui toute personne peut accéder à Dieu par la foi (<span style="font-style:italic">Hébreux</span> 11, 6), Celui qui nous révèle Dieu le Père qui nous a d'avance prédestinés à devenir pour lui des fils et des filles de Dieu (<span style="font-style:italic">Ephésiens</span> 1.6), qui fait de nous des « enfants de Dieu, héritiers de Dieu  et cohéritiers du Christ »  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 8, 17), .        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">Le mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Voilà la beauté de la dévotion à Marie en particulier dans le mystère de son Immaculée Conception.        <br />
              <br />
       Comme vous le savez, il a fallu un cheminement assez  long pour que ce privilège de Marie, née sans tache, soit intégré dans la foi chrétienne. Ce n’est qu’en 1854 que le pape Pie IX a reconnu officiellement que ce mystère faisait partie de la foi de l’Église.        <br />
              <br />
       On peut parler ici, comme le fait le pape Benoît XVI à plusieurs occasions, d’une « herméneutique de la continuité », car saint Bernard, un grand dévot de Marie, et saint Thomas d’Aquin ne pouvaient se résoudre à reconnaître ce qu’il voyait comme une atteinte à l’universalité du Salut en Jésus-Christ.        <br />
              <br />
       Ce n’est qu’en développant la théologie d’une application anticipée à Marie des retombées du Salut en Jésus-Christ que la foi de l’Église qui s’exprimait depuis des siècles a pu être proclamée solennellement en 1854. Les mots de la Vierge à Lourdes « Je suis l’Immaculée Conception » ont retenti par la suite en 1858 et, depuis, ce lieu est devenu une terre de pèlerinage qui attire des millions de personnes à chaque année et où la foi se raffermit au contact de Marie Immaculée.       <br />
              <br />
       Fasciné par le mystère de l’Immaculée Conception Mgr de Laval a nourri une tendre dévotion à l’Immaculée. Il a consacré sa première église cathédrale à l’Immaculée. Il avait été ordonné évêque le 8 décembre et on trouve plusieurs manifestations de cette dévotion dans son ministère.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour nous aujourd’hui, prêtres du Séminaire, agrégés, auxiliaires et associés, nous nous laissons habiter par cette mémoire et nous entrons à travers cette célébration et par le vœu que les agrégés prononceront (auquel peuvent se joindre tous les autres prêtres et  les séminaristes présents) dans un mouvement qui ouvre sur un horizon d’annonce de l’Évangile renouvelé, sur un horizon de nouvelle évangélisation, comme le souhaite, notre archevêque, Mgr Gérald C. Lacroix.       <br />
              <br />
       La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme nous y invitait l’abbé Bertrand Roy lors de la <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html">rencontre des prêtres de la Rive Nord </a> le 17 novembre 2011.       <br />
              <br />
       C’est ce que je nous souhaite à tous       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 8 décembre 2011       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Formule du voeu fait en 1665 par le Bienheureux François de Laval avec les prêtres du Séminaire en l'honneur de l’Immaculée Conception et qui s'est depuis renouvelé tous les ans par dévotion, sans obligation de le renouveler. Cette formule était déjà utilisée par les pères jésuites depuis 1636 environ.</span>       <br />
              <br />
       Adorable Jésus, Sauveur du monde,       <br />
       quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne,       <br />
       si est-ce qu'étant épris de vous honorer et votre sainte Mère,       <br />
       et poussés de nous voir dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos fidèles serviteurs,       <br />
       pour vous faire reconnaître et adorer des habitants de cette contrée,       <br />
       vous nous voyez prosternés à vos pieds où nous vous promettons et faisons voeu, comme aussi à la Sainte Vierge votre Mère,       <br />
       de faire célébrer douze fois (une fois par mois) ces douze mois suivants, le sacrifice de la sainte Messe,       <br />
       et ce à l'honneur et en action de grâce de l'Immaculée Conception de cette sainte Vierge votre Mère,       <br />
       comme aussi de jeûner tous la veille de cette sienne fête à la même intention;       <br />
       le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde       <br />
       par son intercession et par ses mérites,       <br />
       la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent.       <br />
              <br />
       Recevez donc, o sainte et sacrée Reine des Anges et des hommes, sous votre sainte protection       <br />
       cette population que nous vous présentons par les mains de votre glorieux Époux et de vos fidèles serviteurs,       <br />
       Saint Ignace et Saint François-Xavier, et de tous les Anges gardiens et protecteurs de ces lieux,       <br />
       pour les offrir à votre bien-aimé Fils       <br />
       à ce qu'il lui plaise les maintenir et protéger,       <br />
       donner la connaissance de son saint Nom à ceux qui ne l'ont pas encore, et à tous, la persévérance en sa sainte grâce et en son saint amour.       <br />
              <br />
       Ainsi soit-il.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Je-suis-l-Immaculee-Conception-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a443.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 4 décembre 2010: "Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ..."</title>
   <updated>2011-11-22T20:17:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-4-decembre-2010-Qu-il-est-bon-qu-il-est-doux-pour-des-freres-de-vivre-ensemble_a380.html</id>
   <category term="SME-Info Archives" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/2530238-3565366.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-12-06T22:40:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Maison diocésaine pour les prêtres, témoignages pour les vocations, la Seigneurie de Beaupré "dans le vent", le ministère du prêtres par Lucien Robitaille, calendrier, dates à retenir, mot du supérieur général, etc. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/2530238-3565366.jpg?v=1291921488" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 4 décembre 2010: "Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 4 décembre 2010: "Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU  SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce numéro du SME-Info nous plonge dans le cœur de la mission du Séminaire de Québec que son fondateur, le bienheureux François de Laval, voyait comme le noyau solide de son presbyterium. L’histoire lui a donné raison même si quelques tensions virent jour parfois avec ses successeurs notamment son premier successeur Mgr de St‑Vallier.       <br />
              <br />
       Mais dans la situation actuelle de notre Église locale, de l’Église de Dieu qui est à Québec, on sent un besoin et même une urgence de vivre et redécouvrir si nécessaire la richesse de la solidarité et de la fraternité presbytérales. L’avenir de notre Église et de l’annonce de l’Évangile chez nous passe par des personnes motivées, libres et créatrices. Le temps n’est pas à la réclusion et à la défaillance. C’est au grand air, sur les places, dans les familles, dans les communautés que le travail se fait. Et comment ? En se soutenant les uns les autres, en recréant le tissu des liens fraternels.        <br />
              <br />
       Le développement des réseaux sociaux rend plus facile l’interaction et les liens, mais il reste que la résidence commune où se vit le quotidien se révèle une occasion unique de partage et de soutien mutuel. Les prêtres du Séminaire, riches de leur longue tradition, y croient profondément, c'est pourquoi ils répondent présents en ouvrant largement leur maison à leurs confrères prêtres.       <br />
       « Oui, qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ». (Traduction liturgique du psaume 133). Bienvenue chez nous!        <br />
              <br />
       Joyeux Noël et Bonne Année!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</span>       <br />
              <br />
       <b>MAISON FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP </b>       <br />
              <br />
       - 21 et 22 janvier 2011 : Rencontre Pastorale universitaire.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       SAVIEZ-VOUS … </b>       <br />
              <br />
       - … quand le Moulin du Petit Pré à Château‑Richer a été construit ? 		       <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - … qu’on ne badinait pas avec le bulletin chiffré des élèves du Petit Séminaire en 1934? 	       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 8 décembre 2010: À 16 h, renouvel-lement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand au cours d’une concélébration eucharistique présidée par le Supérieur général suivi d’un repas festif. À 19 h 30, célébration eucharistique à la Basilique-Cathédrale pour la fête patronale de l’archidiocèse présidée par l’administrateur diocésain, Mgr Gérald C. Lacroix;       <br />
       - 18 décembre 2010: Messe anniver-saire du décès de l’abbé Georges Marceau au Séminaire à 10 h 30.       <br />
       - 23 décembre 2010: Échange de vœux avec les employées et employés du Séminaire à 15 h;       <br />
       - 28 décembre 2010: Fête de la Sainte Famille, patronne principale du Séminaire;       <br />
       - 10 janvier 2011: Début des cours à l’Université Laval;       <br />
       - 24 janvier 2011 : Fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire et ouverture officielle de la Maison diocésaine pour les prêtres (voir plus haut). Concélé-bration eucharistique à 16 h 30 de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et des séminaristes avec comme invités cette année les prêtres de la région pastorale Orléans-Charlevoix et de la région pastorale Chaudière. Président : Mgr Gilles Lemay, évêque auxiliaire et repas fraternel au Séminaire.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOUVELLE EN BREF : PARC ÉOLIEN DE LA SEIGNEURIE DE BEAUPRÉ</b>       <br />
              <br />
       Le 19 novembre 2010, Boralex et Gaz Métro Éole ont acquis, avec le consentement d'Hydro‑Québec, le contrat de la compagnie Kruger Énergie Bas-St-Laurent pour l’approvisionnement en électricité conclu avec Hydro-Québec en 2008. En achetant, ils entendent développer un troisième parc éolien sur les terres privées de la Seigneurie de Beaupré appartenant au Séminaire de Québec dans la MRC de La Côte‑de-Beaupré. Une fois ce troisième projet mis en service, le site éolien de la Seigneurie de Beaupré deviendra l'un des plus importants au Québec avec une puissance installée de 340 mégawatts.       <br />
              <br />
       Les étapes de construction se déroulent selon l'échéancier prévu. Les deux premiers parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré totalisent une puissance installée de 272 MW. Le site est éloigné de toutes zones urbaines ou résidentielles rendant ainsi les impacts visuels et sonores des deux parcs éoliens quasi inexistants pour les communautés avoisinantes. La mise en service de ces deux premiers projets est prévue pour décembre 2013.        <br />
              <br />
       <b>LE  SACERDOCE  EN QUESTIONS :  « OUI, JE LE VEUX AVEC LA GRÂCE  DE DIEU ! »</b>       <br />
              <br />
       Comment parler de l’engagement du prêtre, dire en quelques mots la beauté du ministère du prêtre, démystifier le sens de l’ordination, susciter le désir de s’y engager pour la vie?       <br />
       Voilà les questions auxquelles veut répondre, modestement, la vidéo de 8 minutes, qu’a réalisée la Maison François-de-Laval en collaboration avec l’équipe d’ECDQ.TV.       <br />
              <br />
       À partir de la liturgie de l’ordination du 7 février 2010, en se concentrant particulièrement sur les engagements du candidat (Alexandre Julien), la vidéo est présentée sous forme de dialogue entre les questions du rituel célébré en Église et l’actualisation de ces engagements par trois prêtres diocésains exerçant un ministère différent : les abbés Jimmy Rodrigue, Jean Abud et Alain Pouliot.       <br />
       Jimmy Rodrigue est  membre de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, animateur au Petit Séminaire diocésain, ordonné prêtre depuis 5 ans; Jean Abud est membre de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, responsable de la pastorale catholique à l’Université Laval et de Mission Urbaine et  Alain Pouliot est  membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, directeur des Ressources humaines en pastorale au Diocèse de Québec et administrateur de la paroisse Notre-Dame-de-Vanier.        <br />
              <br />
       Cet outil a d’abord été créé pour aider à présenter le sens du ministère presbytéral à des jeunes adultes qui se questionnent sur cette vocation ou qui la méconnaissent. La vidéo peut évidemment servir dans le contexte d’une animation vocationnelle et, dans ce contexte, elle profitera bien d’être accompagné de la présence d’un témoin qui pourra rendre compte de sa propre expérience comme prêtre. Par ailleurs, il est pensable d’utiliser la présentation de cette vidéo à d’autres groupes d’adultes qui s’intéressent à la pastorale des vocations en général et du ministère presbytéral en particulier.       <br />
       Comme responsable de la Maison François-de-Laval, Centre de vocation, j’apprécierai de votre part, tous les commentaires suite au visionnement de cet outil pastoral, ou encore mieux après l’avoir utilisé comme outil d’animation. Pour le visionnement de la vidéo, voir www.ecdq.tv/pretre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’abbé Julien Guillot       <br />
       Responsable de la Maison François-de-Laval, Centre de vocation </span>       <br />
              <br />
       <b>UNE MAISON DIOCÉSAINE POUR LES PRÊTRES</b>       <br />
              <br />
       Voici un aperçu de ce nouveau projet que le Séminaire de Québec a décidé de mettre sur pied et qui sera inauguré officiellement le 24 janvier 2011. Des informations supplémentaires et détaillées concernant le fonctionnement de cette Maison vous parviendront plus tard par l’entremise du responsable, monsieur l’abbé Michel Stein.       <br />
              <br />
       La communauté des prêtres du Séminaire de Québec ne peut vivre refermer sur elle-même si elle veut rester fidèle à l’esprit de son fondateur, le bienheureux François de Laval qui voulait que tous ses prêtres ne fassent qu’un et qui avait tellement à cœur leur bien-être physique et spirituel. Pour lui, le Séminaire se devait d’accueillir tous les prêtres qui voulaient se reposer de leurs labeurs apostoliques. Au Séminaire, ils trouvaient un port d’attache où une réelle fraternité sacerdotale régnait.        <br />
              <br />
       C’est dans la fidélité à cet héritage que les prêtres du Séminaire ont décidé de réserver une partie de leur résidence, le Pavillon Jean-Olivier-Briand, pour les prêtres qui veulent y venir prendre quelques jours de congé ou encore qui auraient besoin d’un séjour plus prolongé de quelques semaines et même de quelques mois pour une raison ou l’autre.       <br />
              <br />
       Il va sans dire que cette Maison diocésaine pour les prêtres se veut respectueuse des besoins des confrères que nous accueillerons. Elle ne se substitue pas aux autres services que le Diocèse offre par l’entremise du Service des Ressources humaines ou encore aux autres résidences pour les prêtres comme la Résidence Cardinal‑Vachon ou la Maison Déziel.  Au Séminaire, on a pensé que, si les prêtres actifs dans le ministère pastoral avaient besoin d’un peu de recul parfois et de moments de repos, le Séminaire pouvait offrir un lieu d’hospitalité sacerdotale ouvert et accueillant. Les travaux sont en marche et l’ouverture de la Maison diocésaine pour les prêtres se fera le 24 janvier 2011 en la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       <b>LE MINISTÈRE DU PRÊTRE DANS LA LUMIÈRE DU MYSTÈRE PASCAL  PAR L’ABBÉ LUCIEN ROBITAILLE LE MINISTÈRE DU PRÊTRE DANS LA LUMIÈRE DU MYSTÈRE PASCAL PAR  L’ABBÉ LUCIEN ROBITAILLE </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 18 novembre 2010, cent trente prêtres du presbyterium de la Région pastorale de la Rive-Nord se sont rencontrés à la Maison généralice des Soeurs de la Charité sous le thème « Leadership pastoral et défis actuels ». Mgr Gérald C. Lacroix, administrateur diocésain, les a accueillis en leur rappelant que l'Église de Québec, même si elle était pour l'instant sans archevêque, était remplie de vie et d'élan. </span>       <br />
              <br />
       Vous trouverez ici un résumé de la conférence de l’abbé Lucien Robitaille sur Le ministère du prêtre dans la lumière du Mystère Pascal. Le texte complet de la conférence de l’abbé Robitaille paraîtra dans un numéro à venir de la Revue Pastorale-Québec.        <br />
              <br />
       L’abbé Robitaille invite les prêtres à entrer dans cette « cascade d’amour » qui ruisselle sur le monde par le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Il y voit la source de cette sollicitude pastorale qui doit caractériser tous les pasteurs : attention soutenue, soucieuse et affectueuse qui se manifeste dans des paroles de pardon, d’abandon à l’extrême de l’amour comme Jésus sur la Croix.       <br />
       Rejoignant l’apôtre Paul, qui a vu plusieurs fois des disciples s’éloigner, il constate que pour les prêtres d’aujourd’hui alors qu’ils se renouvelaient sérieusement après le Concile Vatican II au Québec, c’est à ce moment que nos frères et sœurs qui avaient tant reçus eux aussi, comme les disciples de Paul, s’éloignaient.        <br />
              <br />
       La leçon de l’Aréopage à Athènes dira l’abbé Robitaille c’est que Paul après cet échec a décidé « de ne rien savoir sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié » et d’en témoigner (I Cor.2.2)       <br />
              <br />
       À la suite de cet exposé, le conférencier invite les prêtres présents à regarder ce qui les interpelle le plus actuellement. L’échange qui suit fait monter des paroles d’espérance et le conférencier souligne, en terminant, que c’est l’Évangile qui demeure toujours premier, sinon les structures prennent le dessus et l’Évangile n’apparaît plus comme une Bonne nouvelle. C’est le règne de l’idéologie qui prend alors toute la place et devient un obstacle qui ne laisse pas de place à cette « cascade d’amour » qui est au cœur du Mystère Pascal.       <br />
              <br />
       <b>NOMINATIONS</b>       <br />
              <br />
       -  Une nomination vaticane pour monsieur l’abbé Louis-André Naud. Benoît XVI a reconduit pour cinq ans le mandat de notre confrère comme consulteur de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements. Toutes nos félicitations!       <br />
       - Mgr Gérald C. Lacroix, évêque auxiliaire et administrateur diocésain, a nommé monsieur l’abbé Alain Pouliot administrateur de la paroisse Notre Dame-de-Vanier à raison de deux jours par semaine.  Nos félicitations fraternelles avec l’assurance de nos prières.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOUVEAUX RÉSIDANTS AU PAVILLON JEAN-OLIVIER-BRIAND DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC :        <br />
       CHANOINE MARC BOUCHARD ET ABBÉ MICHEL MONTMINY</b>       <br />
              <br />
       La communauté des prêtres du Séminaire accueille dans sa résidence du Pavillon Jean-Olivier-Briand au 1, rue des Remparts à Québec deux confrères. L'un, le chanoine Marc Bouchard, plusieurs fois supérieur du Grand Séminaire, résidait depuis 1997 à la Résidence épiscopale à côté de celle du Séminaire. Membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le chanoine Bouchard a décidé de venir s'installer avec ses confrères au 1, rue des Remparts. Il partage son temps maintenant entre le Séminaire et la Résidence Cardinal-Vachon où il est supérieur des prêtres qui y résident.       <br />
              <br />
       L'abbé Michel Montminy, prêtre du presbyterium diocésain, a été longtemps à la Chancellerie de l'Archidiocèse. Depuis sa retraite, il cherchait une communauté où il pourrait se retrouver avec des confrères. Il a choisi celle du Séminaire qui l'accueille avec grande joie. Mgr de Laval a mis sa communauté de prêtres sous le signe de la fraternité sacerdotale et les portes du Séminaire seront toujours ouvertes aux confrères qui désirent briser une solitude écrasante parfois.        <br />
       Bienvenue à ces deux confrères et que votre séjour parmi nous vous remplisse d'élan et de satisfaction.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Le Supérieur général,       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS...</b>       <br />
              <br />
       1)  Mgr de Laval fait construire en 1695 le Moulin du Petit Pré qui deviendra le premier et le plus ancien moulin à farine commercial en Amérique du Nord. Cinq ans à peine après son arrivée à Québec, François de Laval commence l'achat de la Seigneurie de Beaupré en 1664. Déjà à ce moment, il existait un moulin à vent et un moulin à eau pour suffire aux besoins de la population de Château‑Richer. Pour les habitants de la Seigneurie, Mgr de Laval achètera en 1668 la terre de Jean Jolliet, le père de Louis Jolliet, découvreur du Mississippi. Il y construit en 1695 un moulin à farine qui utilise une grande roue à godets pour entraîner les meules de pierre. Aujourd’hui restauré, le moulin continue à moudre le grain comme nos ancêtres le faisaient en plus de vous offrir plusieurs autres services dans un décor champêtre.        <br />
              <br />
       2)  En effet, la résolution numéro 13 de la séance du Conseil du Séminaire du 18 septembre 1934 demande « de ne plus donner le chiffre zéro à un élève qui n'aura pas conservé six points en composition de mémoires ». Cette résolution marque la fin d'un règlement dur et très impopulaire qui exigeait des professeurs qu’ils mettent zéro à tous ceux dont la note était en bas de six.       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031">Séminaire de Québec sur Facebook</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Francois-de-Laval/121750057852149">François de Laval sur Facebook</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVII – No 4,  décembre 2010       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-4-decembre-2010-Qu-il-est-bon-qu-il-est-doux-pour-des-freres-de-vivre-ensemble_a380.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec</title>
   <updated>2011-02-23T02:45:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Leadeship-pastoral-et-defis-actuels-dans-l-Eglise-de-Quebec_a372.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <published>2010-12-03T18:46:00+01:00</published>
   <author><name>Lucien Robitaille</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 18 novembre 2010, cent trente prêtres du presbyterium de la Région pastorale de la Rive-Nord se sont rencontrés à la Maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport (Québec) sous le thème «Leadership pastoral et défis actuels». Mgr Gérald C. Lacroix, administrateur diocésain, les a accueillis en leur rappelant que l'Église de Québec, même si elle était pour l'instant sans archevêque, était remplie de vie et d'élan.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/2490700-3502974.jpg?v=1292332377" alt="Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec" title="Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec" />
     </div>
     <div>
      Vous trouverez ici un bref résumé de la conférence de l’abbé Lucien Robitaille sur le ministère du prêtre dans la lumière du Mystère pascal. Le texte complet de la conférence de l’abbé Robitaille paraîtra dans un numéro à venir de la revue Pastorale-Québec.        <br />
              <br />
       L’abbé Robitaille invite les prêtres à entrer dans cette « cscade d’amour »qui ruisselle sur le monde par le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Il y voit la source de cette sollicitude pastorale qui doit caractériser tous les pasteurs : attention soutenue, soucieuse et affectueuse qui se manifeste dans des paroles de pardon, d’abandon à l’extrême de l’amour comme Jésus sur la Croix.       <br />
              <br />
              <br />
       Rejoignant l’apôtre Paul, qui a vu plusieurs fois des disciples s’éloigner, il constate que pour les prêtres d’aujourd’hui alors qu’ils se renouvelaient sérieusement après le Concile Vatican II au Québec, c’est à ce moment que nos frères et sœurs qui avaient tant reçus eux aussi, comme les disciples de Paul, s’éloignaient.        <br />
              <br />
       La leçon de l’Aréopage à Athènes (I Cor.), dira l’abbé Robitaille c’est que Paul après cet échec a décidé de ne rien savoir que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié et d’en témoigner.       <br />
              <br />
       À la suite de cet exposé, le conférencier invite les prêtres présents à regarder ce qui les interpelle le plus actuellement. L’échange qui suit fait monter des paroles d’espérance et le conférencier souligne, en terminant, que c’est l’Évangile qui demeure toujours premier, sinon les structures prennent le dessus et l’Évangile n’apparaît plus comme une Bonne nouvelle. C’est le règne de l’idéologie qui prend alors toute la place et devient un obstacle qui ne laisse pas de place à cette « cascade d’amour » qui est au cœur du mystère pascal.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ________________________       <br />
              <br />
       <b>Note biographique</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">LUCIEN ROBITAILLE       <br />
       Professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
              <br />
       Professeur à l'Université Laval de 1960 à 1998, l'abbé Lucien Robitaille est considéré à juste titre comme le principal artisan du développement des études pastorales et de la théologie pratique, deux disciplines qui se situent aujourd'hui parmi les champs d'excellence de la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Spécialiste dans les domaines de l'ecclésiologie, de la sacramentaire, des études pastorales et de la théologie pratique, l'abbé Lucien Robitaille rédige de nombreux articles sur ces questions, sans compter les livres qu'il publie et sa collaboration à de nombreux ouvrages collectifs. Il produit aussi divers guides d'apprentissage ainsi qu'un cours vidéo, La foi des chrétiens, toujours utilisé en enseignement à distance. Encore aujourd'hui, il n'hésite pas, malgré la retraite, à collaborer à des revues professionnelles comme Prêtre et Pasteur et Pastorale-Québec. L'abbé Lucien Robitaille connaît une carrière professorale et un rayonnement remarquables, consacrés à l'intelligence de la foi des chrétiens. Son rôle clé dans la formation des intervenants en pastorale et dans l'élaboration des programmes en théologie pastorale de la Faculté de théologie et de sciences religieuses est à la hauteur de cette réputation. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Leadeship-pastoral-et-defis-actuels-dans-l-Eglise-de-Quebec_a372.html" />
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