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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-07T06:36:50+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"</title>
   <updated>2025-12-18T22:04:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-Noel-2025-Le-chemin-des-bergers_a1278.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-18T22:05:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la messe de la fête de Noël le 24 Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757298-64417714.jpg?v=1670641073" alt="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" title="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape. Trois mots pour les retenir : magie, nostalgie et mystère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : " Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie."  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystère si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le premier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissons nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Messe à 16 h au Lac Pouin Reprise de l'homélie du 24 décembre 2009 et 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DE LA NUIT       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »</title>
   <updated>2024-11-11T02:49:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1204.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-11-12T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B le 17 novembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-14.18 et Marc 13, 24-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602509-57034379.jpg?v=1633354042" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" />
     </div>
     <div>
      Les jeunes, et les moins jeunes aussi, de nos jours aiment bien regarder des vidéos ou des films qui racontent des histoires remplies de péripéties. Les effets techniques sont au rendez-vous.<!-- comme dans le dernier James Bond « Mourir peut attendre » qui vient de sortir sur nos écrans.--> Ce sont les voitures qui se poursuivent, des personnages qui changent d’aspect, des mondes inconnus qui apparaissent sur les écrans etc. Ce sont bien sûr des images et on aime les regarder.  Pourquoi?  Pour en ressentir une émotion, pour sortir de son quotidien, pour vivre des choses nouvelles ou inconnues, que sais-je?        <br />
              <br />
       Ce mot d’introduction vise à nous faire mieux entrer dans les lectures que la Parole de Dieu nous propose aujourd’hui. Ces lectures, celle du prophète Daniel et celle de l’évangile selon saint Marc, sont du même genre que les vidéos ou les films dont je parlais il y un instant. Ce sont des images qui sont là pour nous faire entrer dans des émotions et dans un monde nouveau qui est celui de la Révélation divine. <span style="font-style:italic">Voir la note à la fin sur le style apocalyptique</span>.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Le prophète Daniel</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le prophète Daniel. Ce qui est décrit vise la situation des juifs en ce temps-là. Ils ont persécutés par un roi qui veut les éliminer, Antiochus Épiphane vers 175 avant Jésus-Christ. Ils vivent dans la détresse. Ils sont écrasés. Certains remettent en cause leur foi. C’est une détresse qui apparaît insurmontable.        <br />
              <br />
       Et le message que le prophète apporte c’est qu’il y a une issue qui, même si elle n’est pas visible maintenant, sera un jour de joie et un jour de libération.        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le bien triomphera du mal. La victoire <!--des bons comme dans la plupart de films de cowboys ou dans les films de James Bond--> est assurée. Les péripéties engagent la vie maintenant, mais au final  elles ne n’empêcheront pas le bien de triompher. C’est un message que les juifs reçurent avec joie. Et leur foi fut récompensée plus tard lorsque  vint Celui qu’ils attendaient, Jésus le Sauveur du monde, le Messie.       <br />
              <br />
       L’action de Dieu dans le monde ne se laisse jamais arrêter quoiqu’il en soit des tourmentes de l’Histoire. Elles seront toujours passagères. C'est l’amour de Dieu qui triomphera.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’évangile</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement rejoint celui de l’évangile. Les images de Jésus sont fortes. « Après une grande détresse, dit Jésus, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées ». Le monde est transformé.  C’est la fin d’un monde.        <br />
              <br />
       Et apparaît Celui qui le renouvelle totalement :  Le Fils de l’Homme, Jésus, le Christ, qui viendra « dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ».        <br />
              <br />
       Pour nous faire mieux entrer dans cette nouveauté remplie d’espérance, Jésus nous donne l’image du figuier, un arbre de Palestine qui  lorsqu'il entre en dormance semble mort, alors qu’à la saison suivante les bourgeons éclatent et lui redonnent vigueur et beauté.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi de ce qui est vécu par la communauté de Rome à laquelle saint Marc s’adresse dans son évangile.  Au moment où il leur écrit ce récit, les chrétiens et les chrétiennes de Rome, comme les juifs du temps d’Antiochus Épiphane,  connaissent eux aussi les persécutions. C’est l’époque de l’empereur Néron. Les chrétiens sont hors-la-loi  et pourchassés.  Les paroles de Jésus seront pour eux un soutien inestimable dans leur résistance et dans leur résilience. Non! ils ne se laisseront pas abattre, car comme le figuier ils reverront la lumière.        <br />
              <br />
       Oui! Encore ici, le message donné par Jésus est un message d’espoir comme celui de Daniel.  Le mal a beau nous entourer, il ne triomphera pas. C’est le bien, l’amour qui aura le dernier mot. Se lèvera un monde nouveau où Dieu « essuiera toute larme de [nos] yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21,4).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes plus « en ce temps-là » bien sûr, au temps d'Antiochus Épiphane ou de Néron , nous vivons « en ce temps-ci ». Et comme « en ce temps-là » cependant,  les nuages sont importants dans le monde d’aujourd’hui. Les croyants et l’Église connaissent de durs moments : désaffectation des personnes, mise au rancart de la religion, séquelles des abus sexuels etc. pour n’en nommer que quelques-uns.        <br />
              <br />
       Mais l’horizon n’est pas rempli que de problèmes à résoudre avec sagesse, il nous montre aussi la place de tous ceux et celles qui témoignent dans leur vie de la présence du Fils de l’homme, le Christ, déjà là Ressuscité et vivant pour nous sauver. Même si on ne la voit pas extérieurement, l'action de Dieu habite ceux et celles qui se remettent à Lui avec foi comme nos devanciers des temps perturbés d'autrefois.       <br />
              <br />
       Les baptisés attendent le Retour du Christ dans l’espérance. Cette attente ne les sort pas des réalités présentes qu'ils vivent dans la foi. Malgré les détresses, les malheurs, les difficultés, ils ont la promesse que l’amour aura le dernier mot, que le monde nouveau viendra.        <br />
              <br />
       C’est vers ce monde que tous et toutes nous nous dirigeons. Il n’empêche pas de vivre dans celui-ci. Au contraire, c’est parce que nous sommes bien insérés dans celui-ci que nous pouvons, comme le figuier, voir des pousses nouvelles apparaître.       <br />
              <br />
       Le monde à  venir est déjà commencé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Quelle belle leçon et quel beau message nous sont livrés aujourd’hui à travers des images dignes des vidéos et films d’action. Oui! Nous en avons l’assurance, le bien est plus fort que le mal, la vie est plus forte que la mort.        <br />
              <br />
       Faisons cette prière :  « Seigneur Jésus, nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de ton Retour, mais nous t’attendons et nous sommes sûrs que tes paroles ne passeront pas. Que ton Esprit nous fasse comprendre à quel point elles donnent sens aux événements de notre vie, les plus marquants comme les plus simples. À travers ceux-ci, nous apprenons l’amour du Père qui fait de toi notre Sauveur et nous désirons demeurer unis à toi maintenant et pour l’éternité ».        <br />
              <br />
       Soulignons en terminant que ce dimanche, le 33e dimanche du temps ordinaire avant la fête du Christ-Roi, à la demande du pape François est devenu la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span>. La première édition de la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span> a eu lieu le 19 novembre 2017 et cette année la <span style="font-style:italic">8ème Journée Mondiale des Pauvres </span> a lieu  le dimanche 17 novembre 2024.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <a class="link" href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/20210613-messaggio-v-giornatamondiale-poveri-2021.html">Cliquez ici pour lire le texte du pape François</a> Ils sont 12, comme les apôtres… 12 évêques ou cardinaux issus des cinq continents, 12 successeurs des apôtres qui ont choisi d’organiser des <a class="link" href="http://wearefratello.org/">évènements emblématiques </a> dans leur diocèse à l’occasion de la 2e Journée mondiale des pauvres dont le cardinal Lacroix, à Québec.  Le thème en 2018 est « Un pauvre crie, Dieu entend ». <a class="link" href="https://www.ecdq.org/wp-content/uploads/2018/10/Messe_journee-mondiale-des-pauvres-2018.pdf--">Proposition d’une célébration eucharistique provenant du Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière au Québec </a>>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       12 novembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du13 novembre 2018 et 14 novembre 2021-->       <br />
              <br />
       _________________________        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur le style apocalyptique </span>       <br />
              <br />
       Le style apocalyptique utilise de nombreux symboles pour produire une émotion et un message. Chaque détail symbolique contribue à la recherche d'une signification d’ensemble sur le plan de la foi. L’apocalyptique aime accumuler les métaphores et les images. Le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) qui signifie « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation ». Ce genre littéraire est particulièrement approprié pour décrire les réalités divines transcendantes, en révéler la richesse et la profondeur. Le modèle du genre se trouve dans le livre de Daniel dans l'Ancien Testament et dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
           En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,       <br />
       celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.       <br />
       Car ce sera un temps de détresse       <br />
       comme il n’y en a jamais eu       <br />
       depuis que les nations existent,       <br />
       jusqu’à ce temps-ci.       <br />
       Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,       <br />
       tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.       <br />
           Beaucoup de gens qui dormaient       <br />
       dans la poussière de la terre       <br />
       s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,       <br />
       les autres pour la honte et la déchéance éternelles.       <br />
           Ceux qui ont l’intelligence resplendiront       <br />
       comme la splendeur du firmament,       <br />
       et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude       <br />
       brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Garde-moi, mon Dieu,       <br />
       j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)       <br />
              <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Dans l’ancienne Alliance,       <br />
           tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint       <br />
       pour le service liturgique,       <br />
       et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,       <br />
       qui ne peuvent jamais enlever les péchés.       <br />
              <br />
           Jésus Christ, au contraire,       <br />
       après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,       <br />
       s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.       <br />
           Il attend désormais       <br />
       que ses ennemis soient mis sous ses pieds.       <br />
           Par son unique offrande,       <br />
       il a mené pour toujours à leur perfection       <br />
       ceux qu’il sanctifie.       <br />
              <br />
           Or, quand le pardon est accordé,       <br />
       on n’offre plus le sacrifice pour le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 21, 36)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « En ces jours-là,       <br />
       après une grande détresse,       <br />
       le soleil s’obscurcira       <br />
       et la lune ne donnera plus sa clarté ;       <br />
           les étoiles tomberont du ciel,       <br />
       et les puissances célestes seront ébranlées.       <br />
           Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées       <br />
       avec grande puissance et avec gloire.       <br />
           Il enverra les anges       <br />
       pour rassembler les élus des quatre coins du monde,       <br />
       depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.       <br />
              <br />
           Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :       <br />
       dès que ses branches deviennent tendres       <br />
       et que sortent les feuilles,       <br />
       vous savez que l’été est proche.       <br />
           De même, vous aussi,       <br />
       lorsque vous verrez arriver cela,       <br />
       sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       cette génération ne passera pas       <br />
       avant que tout cela n’arrive.       <br />
           Le ciel et la terre passeront,       <br />
       mes paroles ne passeront pas.       <br />
           Quant à ce jour et à cette heure-là,       <br />
       nul ne les connaît,       <br />
       pas même les anges dans le ciel,       <br />
       pas même le Fils,       <br />
       mais seulement le Père. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1204.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »</title>
   <updated>2024-10-15T21:51:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1198.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602501-57034354.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-01T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B le 6 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Genèse 2, 18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602501-57034354.jpg?v=1626889484" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, comme aujourd'hui,  des questions concrètes se posaient. Jésus est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span>, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois à la conscience bien formée des personnes les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie, pour les personnes divorcées et remariées, en faisant un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adoptée d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus, mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le <span style="font-style:italic">Synode sur la famille </span>de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce <span style="font-style:italic">Synode</span> de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. <span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes couples  en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 octobre 2018 et 28 septembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1198.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2024-06-25T14:48:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602230-57034172.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-25T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 30 juin 2024 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602230-57034172.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Instagram ou Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais qu'aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier que j'ai signalé au début de mon homélie. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour répandre et donner la vie.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur le côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été soit l'occasion de rencontres, de promenades, de contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       25 juin 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018 et 22 juin 2021 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2024-06-16T02:08:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1181.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601919-57034095.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 16 juin 2024. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601919-57034095.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de ces paraboles que jésus utilisait. Comme vous le savez les paraboles sont des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles qui ont été conservées. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes.        <br />
              <br />
       Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, dans toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, il y a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise.        <br />
              <br />
       Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       <!--Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers.--> Ici, Jésus, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Ceci est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur, à chaque fois que l'on récite le <span style="font-style:italic">Notre Père</span>  « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       11 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018 et 13 juin 2021 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1181.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »</title>
   <updated>2024-06-03T12:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601918-57034093.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-04T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 9 juin 2024. Textes : Genèse 3, 9-15, 2 Co 4, 13 – 5,1 et Marc 3, 20-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601918-57034093.jpg?v=1711503406" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" />
     </div>
     <div>
      Vous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte synonyme d’espérance nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’au temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       Les dimanches se succéderont avec dans chaque cas des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'œuvre dans le monde et dans nos vies.  Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Belzébul et sur le péché contre l'Esprit Saint.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le combat perdu de notre père Adam</span>       <br />
              <br />
       La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Êve aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « d’où vient la mal » ? Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédées.        <br />
              <br />
       Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.       <br />
              <br />
       En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu, il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures  qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.        <br />
              <br />
       On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne  un changement  qui est comme une peine qu’ils doivent porter  et que, nous dit notre foi, ils transmettent à leurs descendants et descendantes. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.        <br />
              <br />
       Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19)  Le mal est entré dans le monde par un seul  et il est vaincu par un seul, le Christ.  Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine.       <br />
              <br />
       II - Les forces du mal à l'œuvre        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix, il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal a une origine extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.        <br />
              <br />
       Cette action est celle de Satan. Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan.        <br />
              <br />
       Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.       <br />
              <br />
       Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi, Satan travaillerait contre lui-même.  C'est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations dit Jésus.       <br />
              <br />
       III – Le refus du salut        <br />
              <br />
       Il y a une libération qui parait quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remord. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà le péché contre l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.       <br />
              <br />
       Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.         <br />
              <br />
       Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester.       <br />
              <br />
       C’est ce qui arrive trop souvent. Dans la nouvelle version du Notre Père, on dit à Dieu  « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».  Cette traduction moderne du « Ne nous induisez pas en tentation »    d'autrefois met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans tous les aspects de notre vie : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur que Jésus soit pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance en lui redisant la prière ancienne dite Prière de Jésus « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       4 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 5 juin 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3, 9-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,       <br />
         le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :       <br />
       « Où es-tu donc ? »       <br />
         Il répondit :       <br />
       « J’ai entendu ta voix dans le jardin,       <br />
       j’ai pris peur parce que je suis nu,       <br />
       et je me suis caché. »       <br />
         Le Seigneur reprit :       <br />
       « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?       <br />
       Aurais-tu mangé de l’arbre       <br />
       dont je t’avais interdit de manger ? »       <br />
         L’homme répondit :       <br />
       « La femme que tu m’as donnée,       <br />
       c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,       <br />
       et j’en ai mangé. »       <br />
         Le Seigneur Dieu dit à la femme :       <br />
       « Qu’as-tu fait là ? »       <br />
       La femme répondit :       <br />
       « Le serpent m’a trompée,       <br />
       et j’ai mangé. »       <br />
         Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :       <br />
       « Parce que tu as fait cela,       <br />
       tu seras maudit parmi tous les animaux       <br />
       et toutes les bêtes des champs.       <br />
       Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière       <br />
       tous les jours de ta vie.       <br />
         Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,       <br />
       entre ta descendance et sa descendance :       <br />
       celle-ci te meurtrira la tête,       <br />
       et toi, tu lui meurtriras le talon. »       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur, est l’amour ;                <br />
       près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4, 13 – 5, 1)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
         l’Écriture dit :       <br />
       J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.       <br />
       Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,       <br />
       nous croyons,       <br />
       et c’est pourquoi nous parlons.       <br />
         Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus       <br />
       nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,       <br />
       et il nous placera près de lui avec vous.       <br />
         Et tout cela, c’est pour vous,       <br />
       afin que la grâce, plus largement répandue       <br />
       dans un plus grand nombre,       <br />
       fasse abonder l’action de grâce       <br />
       pour la gloire de Dieu.       <br />
         C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,       <br />
       et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,       <br />
       l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.       <br />
         Car notre détresse du moment présent est légère       <br />
       par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle       <br />
       qu’elle produit pour nous.       <br />
         Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,       <br />
       mais à ce qui ne se voit pas ;       <br />
       ce qui se voit est provisoire,       <br />
       mais ce qui ne se voit pas est éternel.       <br />
         Nous le savons, en effet,       <br />
       même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,       <br />
       est détruit,       <br />
       nous avons un édifice construit par Dieu,       <br />
       une demeure éternelle dans les cieux       <br />
       qui n’est pas l’œuvre des hommes.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       je les attirerai tous à moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 12, 31b-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus revint à la maison,       <br />
       où de nouveau la foule se rassembla,       <br />
       si bien qu’il n’était même pas possible de manger.       <br />
         Les gens de chez lui, l’apprenant,       <br />
       vinrent pour se saisir de lui,       <br />
       car ils affirmaient :       <br />
       « Il a perdu la tête. »       <br />
              <br />
                 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :       <br />
       « Il est possédé par Béelzéboul ;       <br />
       c’est par le chef des démons       <br />
       qu’il expulse les démons. »       <br />
         Les appelant près de lui,       <br />
       Jésus leur dit en parabole :       <br />
       « Comment Satan peut-il expulser Satan ?       <br />
         Si un royaume est divisé contre lui-même,       <br />
       ce royaume ne peut pas tenir.       <br />
         Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,       <br />
       ces gens ne pourront pas tenir.       <br />
         Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,       <br />
       il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.       <br />
         Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort       <br />
       et piller ses biens,       <br />
       s’il ne l’a d’abord ligoté.       <br />
       Alors seulement il pillera sa maison.       <br />
         Amen, je vous le dis :       <br />
       Tout sera pardonné aux enfants des hommes :       <br />
       leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.       <br />
         Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,       <br />
       il n’aura jamais de pardon.       <br />
       Il est coupable d’un péché pour toujours. »       <br />
         Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :       <br />
       « Il est possédé par un esprit impur. »       <br />
              <br />
                 Alors arrivent sa mère et ses frères.       <br />
       Restant au-dehors, ils le font appeler.       <br />
         Une foule était assise autour de lui ;       <br />
       et on lui dit :       <br />
       « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :       <br />
       ils te cherchent. »       <br />
         Mais il leur répond :       <br />
       « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »       <br />
         Et parcourant du regard       <br />
       ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,       <br />
       il dit :       <br />
       « Voici ma mère et mes frères.       <br />
         Celui qui fait la volonté de Dieu,       <br />
       celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <updated>2024-04-16T03:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601782-57034038.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 avril 2024. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601782-57034038.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler, comme celle des changements climatiques et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018 et 20 avril 2021-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1172.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année A  « Qui perd sa vie à cause de moi la trouvera »</title>
   <updated>2023-08-29T13:46:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-perd-sa-vie-a-cause-de-moi-la-trouvera_a1135.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/73493823-51147572.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-08-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année A le 3 septembre 2023. Textes : Jérémie 20, 7-9,Romains 12, 1-2 et Mathieu 16, 21-27.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/73493823-51147572.jpg?v=1692241937" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année A  « Qui perd sa vie à cause de moi la trouvera »" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année A  « Qui perd sa vie à cause de moi la trouvera »" />
     </div>
     <div>
      Savez-vous d’où vient le nom que nous nous donnons lorsque nous disons que nous sommes « chrétiens » ? C’est facile de répondre… Vous l’avez deviné, bien entendu. Hé oui! Le mot chrétien vient de « Christ ». Il y ressemble d’ailleurs. Un chrétien c’est celui qui prend Jésus Christ comme modèle, c’est celui qui désire suivre Jésus Christ.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus Christ, un modèle à suivre</span>       <br />
              <br />
       Le chrétien, comme saint Pierre dans l’évangile de dimanche dernier, proclame et croit que Jésus n’est pas seulement un magicien, mais qu’il est le Fils de Dieu. Mais lorsqu’on reconnaît Jésus comme Fils de Dieu, c’est engageant. On ne sait pas jusqu’où cela va mener. Saint Pierre le vit aujourd’hui lorsque Jésus lui indique le chemin qui va le mener à la croix.        <br />
              <br />
       Saint Pierre ne peut imaginer un tel destin pour son Maître. « Dieu t’en garde, cela ne t’arrivera pas ». Pour Pierre, c’est impossible que le Fils du Dieu vivant soit mis à mort. C’est impensable, inconcevable. Il n’en est pas question. Et pourtant, Jésus lui explique qu’il doit passer par là pour accomplir la volonté de son Père pour le salut de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       On comprend saint Pierre. C’est le scandale, la folie de la croix comme dira saint Paul dans sa première Lettre aux Corinthiens (I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 1, 23).       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Cette folie de la croix, c’est le mystère de la vie de Jésus. Par sa mort sur la croix, le Fils de Dieu donne un sens à notre vie. La souffrance, la mort, les divisions, le mal dans le monde tout cela est incompréhensible et absurde. Mais cela prend un sens pour un chrétien parce que Jésus a porté nos souffrances, nos misères, parce que par sa mort, il a vaincu la mort. Tout est changé au point que celui qui avec ses moyens humains veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de Jésus la gardera parce qu’il entrera dans les pensées de Dieu qui ne sont pas celles des humains.         <br />
              <br />
       <!--Être chrétien, c’est entrer dans les pensées de Dieu, les façons de faire de Dieu comme Jésus l'a fait le premier. -->On n’y arrive pas sans effort. C’est cela que veut dire «  prendre sa croix » . Si nous marchons à la suite de Jésus, la croix nous rencontrera c’est sûr. Nos croix personnelles peuvent devenir des portes pour aller plus loin dans notre rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Être chrétien n’est pas facile aujourd’hui. On est souvent à contre-courant comme l’a été dans son temps le prophète Jérémie dont parle la première lecture. Il a été séduit par Dieu. « Tu as voulu me séduire, écrit-il, et je me suis laissé séduire ». En lui il y a comme feu dévorant que les moqueries et les railleries ne peuvent éteindre. Sa fidélité à Dieu peut nous servir de modèle dans des circonstances différentes, mais aussi difficiles parfois.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons être sûrs que nous avons choisi le chemin vers le vrai bonheur. « Ne prenez pas pour modèle le monde présent » dit saint Paul dans la deuxième lecture. Le pape François y revient souvent en invitant à fuir ce qu’il appelle la « mondanité » pour suivre Jésus et marcher à sa suite. La mondanité spirituelle, qui se cache derrière des apparences de religiosité et même d’amour de l’Église, consiste à rechercher, au lieu de la gloire du Seigneur, la gloire humaine et le bien-être personnel...Il s’agit d’une manière subtile de rechercher « ses propres intérêts, non ceux de Jésus-Christ » (<span style="font-style:italic">Philippiens</span> 2, 21) ». (cf. <span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span> n. 23)        <br />
              <br />
       On n’a pas à chercher à faire des sacrifices, à s’imposer toutes sortes de pénitences, la vie nous en donne en quantité. Il s'agit de cultiver notre union à Jésus dans la prière, dans la fréquentation des sacrements et dans notre vie de chaque jour. Il revient à chacun et à chacune selon sa vocation, son état de vie, ses obligations et ses choix personnels de trouver les moyens concrets pour vivre la « suite de Jésus » qui est au cœur de la vie chrétienne.       <br />
              <br />
       La personne employée dans un hôpital, le directeur ou la directrice d'une compagnie, la mère de famille, la personne retraitée, la personne en perte d'autonomie etc. auront chacun leur croix personnelle. S'ils la reçoivent comme une porte qui les mène à Dieu alors cette croix deviendra un instrument de résurrection et de vie pour eux ou pour elles. Ils la vivront même avec joie car la joie n'est pas la satisfaction béate de ses instincts ou de ses besoins, elle réside avant tout dans la suite du Christ. Cette joie le pape François l'appelle "la joie de l'Évangile". Voici comment il la décrit :  «  La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours... » <span style="font-style:italic">(Evangelii Gaudium </span> n. 1).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe aujourd’hui, demandons à Jésus qui nous invite à l'imiter et dont nous partagerons le Corps à la communion de nous faire toujours choisir par toute notre vie le vrai chemin, la voie étroite qui conduit à la vie éternelle. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 août 2023       <br />
              <br />
       <!---       <br />
       inspiré de l'homélie du 30 août 1981 reprise 28 août 1999,  29 août 2005 et       <br />
       29 août 2017  et 25 août 2030-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       texte d'une autre  version en 1993       <br />
              <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Prendre sa croix, porter sa croix : qu’est-ce que cela veut dire?       <br />
              <br />
       Commençons par parcourir les significations que prend le mot croix dans le langage courant, puis, par la suite, essayons de comprendre le sens de l’invitation de Jésus à prendre sa croix.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les sens du mot croix dans le langage courant</span>       <br />
              <br />
       Une croix, c’est un signe qu’on voit aujourd’hui partout ; des croix de chemin, des croix dans le cou, des croix sur les clochers des églises, dans les maisons...même à l’Assemblée nationale du Québec.        <br />
              <br />
       La croix est un signe d’appartenance. Tout de suite après la mort de Jésus sur la croix, ses disciples ont choisi ce symbole pour se reconnaître entre eux comme chrétiens, puis ensuite, plus tard au IVe siècle, la croix est devenue un symbole pour se faire reconnaître par leurs concitoyens comme disciples du Christ.        <br />
              <br />
       Mais c’est un symbole surprenant car la croix est quelque chose de pénible, de dur, même quelque chose qui fait mal parfois, qui fait souffrir. C’est aussi quelque chose qu’on voudrait bien éviter.        <br />
              <br />
       La croix c’est encore quelque chose qu’on ne choisit pas directement bien souvent. C’est une épreuve, une maladie, un décès, des difficultés financières ou avec les enfants par exemple qui nous arrivent. C’est là. Cela arrive sans crier gare parfois. C’est notre vie avec ses problèmes, ses limites, ses souffrances. Dans ce sens-là, chacun a sa croix personnelle reliée à on histoire de vie, à ses limites.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les raisons de prendre sa croix</span>       <br />
              <br />
       C'est ici que prend sens l'invitation de Jésus à prendre sa croix. Pourquoi ? Parce qu'il est conscient que ce n'est pas toujours facile de suivre son chemin dans les circonstances de la vie. Lui-même l'a expérimenté.  Au jardin des Oliviers à Gethsémani avant sa passion dans son agonie il a eu peur. Il disait : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe; » c’est-à-dire cette croix de la passion « cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne ». (Luc 22, 42)       <br />
              <br />
       Comment porter notre croix personnelle qui peut être ou moins légère ou plus ou moins pesante ? La réponse que nous donne l'évangile d'aujourd'hui est bien simple. Regardez Jésus et faites tout ce que vous pouvez pour le suivre, l'imiter. Il sera votre modèle et votre inspiration.       <br />
              <br />
       Le nom de  «  chrétien  » veut dire que tu es disciple du Christ, de Jésus. Cela veut dire que tu crois , comme saint Pierre dans l’évangile de dimanche dernier que Jésus n’est pas seulement un magicien, mais qu’il est le Fils de Dieu et que tu veux marcher à sa  suite, essayer de vivre comme lui.       <br />
              <br />
       C’est engageant. Ce n’est pas toujours facile. Saint Pierre qui est un peu à notre place aujourd’hui dit ce que nous aurions dit peut-être si nous avions été avec Jésus lorsqu’il était sur la terre : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas» s’écrit-t-il après que Jésus eut indiqué à ses disciples que sa vie passerait par les souffrances de la passion et qu’il mourrait avant de ressusciter le troisième jour. Imaginez le Fils du Dieu vivant mis à mort. C’est inconcevable pour saint Pierre. Il n’en est pas question. Soyons honnêtes. Ne serait-ce pas la réaction que nous aurions eu nous aussi ?        <br />
              <br />
       Et pourtant c’est le mystère de la vie de Jésus. Par sa mort sur la croix, il donne un sens à notre vie. Il porte nos misères nos souffrances et tout est changé. Par sa mort, il a vaincu la mort. Celui ou celle qui paraît perdre sa vie à cause de Jésus, la gagne. La croix de Jésus n'est plus un instrument de supplice, elle devient un porte qui fait entrer dans l'amour total de Dieu le Père.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nos croix personnelles peuvent jouer le même rôle et devenir des portes pour aller plus loin dans notre rencontre de Dieu. Être chrétien n’est pas facile aujourd’hui. On est souvent à contre-courant comme l’a été dans son temps le prophète Jérémie dont parle la première lecture. Il a été séduit par Dieu. « Tu as voulu me séduire, écrit-il, et je me suis laissé séduire ». En lui il y a comme feu dévorant que les moqueries et les railleries ne peuvent éteindre. Sa fidélité à Dieu peut nous servir de modèle dans des circonstances différentes, mais aussi difficiles parfois.       <br />
              <br />
       Nous pouvons être sûrs que nous avons choisi le chemin vers le vrai bonheur. « Ne prenez pas pour modèle le monde présent » dit saint Paul dans la deuxième lecture. Le pape François y revient souvent en invitant à fuir ce qu’il appelle la « mondanité » pour suivre Jésus et marcher à sa suite. On n’a pas à chercher à faire des sacrifices, à s’imposer toutes sortes de pénitences, la vie nous en donne en quantité. Il s'agit de cultiver notre union à Jésus dans la prière, par la fréquentation des sacrements et dans notre vie de chaque jour. Il revient à chacun et à chacune selon sa vocation, son état de vie, ses obligations et ses choix personnels de trouver les moyens concrets pour vivre la « suite de Jésus » qui est au cœur de la vie chrétienne.       <br />
              <br />
       L'employé dans un hôpital, le directeur de compagnie, l'ouvrier, la mère de famille, le retraité, la personne handicapée etc. découvrira dans telle ou telle occasion la croix que Dieu lui présente. Ils ou elles la recevront en imitant Jésus. Elle deviendra pour eux ou pour elles un chemin de résurrection et de vie. Elle ne les écrasera pas, elle leur procurera même de la joie. Cette joie       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe aujourd’hui, demandons à Jésus qui nous invite à l'imiter et dont nous partagerons le Corps à la communion de nous faire toujours choisir  par toute notre vie le vrai chemin, la voie étroite qui conduit à la vie éternelle. C’est ce que  je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
              <br />
       29 août 1993       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
              <br />
       reprised de l'homélie du 27!-       <br />
              <br />
       aoûtv2017       <br />
              <br />
       Jésus lui-même au jardin des Oliviers à Gethsémani avant sa passion dans son agonie eut peur. Il disait : «  Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe; » c’est-à-dire cette croix de la passion « cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » (Luc 22, 42)       <br />
       On n’a pas à chercher à faire des sacrifices, à s’imposer toutes sortes de pénitences, la vie nous en donne en quantité. Un chrétien accepte de porter sa croix avec courage..       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La parole du Seigneur attire sur moi l’insulte » (Jr 20, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ;       <br />
       tu m’as saisi, et tu as réussi.       <br />
       À longueur de journée je suis exposé à la raillerie,       <br />
       tout le monde se moque de moi.       <br />
           Chaque fois que j’ai à dire la parole,       <br />
       je dois crier, je dois proclamer :       <br />
       « Violence et dévastation ! »       <br />
       À longueur de journée, la parole du Seigneur       <br />
       attire sur moi l’insulte et la moquerie.       <br />
           Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,       <br />
       je ne parlerai plus en son nom. »       <br />
       Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur,       <br />
       elle était enfermée dans mes os.       <br />
       Je m’épuisais à la maîtriser,       <br />
       sans y réussir.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Mon âme a soif de toi,       <br />
       Seigneur, mon Dieu ! (cf. Ps 62, 2b)       <br />
              <br />
       Dieu, tu es mon Dieu,       <br />
            je te cherche dès l’aube :       <br />
       mon âme a soif de toi ;       <br />
       après toi languit ma chair,       <br />
       terre aride, altérée, sans eau.       <br />
              <br />
       Je t’ai contemplé au sanctuaire,       <br />
       j’ai vu ta force et ta gloire.       <br />
       Ton amour vaut mieux que la vie :       <br />
       tu seras la louange de mes lèvres !       <br />
              <br />
       Toute ma vie je vais te bénir,       <br />
       lever les mains en invoquant ton nom.       <br />
       Comme par un festin je serai rassasié ;       <br />
       la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.       <br />
              <br />
       Oui, tu es venu à mon secours :       <br />
       je crie de joie à l’ombre de tes ailes.       <br />
       Mon âme s’attache à toi,       <br />
       ta main droite me soutient.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Présentez votre corps en sacrifice vivant » (Rm 12, 1-2)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu,       <br />
       à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –,       <br />
       en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu :       <br />
       c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.       <br />
           Ne prenez pas pour modèle le monde présent,       <br />
       mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser       <br />
       pour discerner quelle est la volonté de Dieu :       <br />
       ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire,       <br />
       ce qui est parfait.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même »  (Jr 20, 7-9)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus commença à montrer à ses disciples       <br />
       qu’il lui fallait partir pour Jérusalem,       <br />
       souffrir beaucoup de la part des anciens,       <br />
       des grands prêtres et des scribes,       <br />
       être tué, et le troisième jour ressusciter.       <br />
           Pierre, le prenant à part,       <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches :       <br />
       « Dieu t’en garde, Seigneur !       <br />
       cela ne t’arrivera pas. »       <br />
           Mais lui, se retournant, dit à Pierre :       <br />
       « Passe derrière moi, Satan !       <br />
       Tu es pour moi une occasion de chute :       <br />
       tes pensées ne sont pas celles de Dieu,       <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
              <br />
           Alors Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,       <br />
       qu’il renonce à lui-même,       <br />
       qu’il prenne sa croix       <br />
       et qu’il me suive.       <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie       <br />
       la perdra,       <br />
       mais qui perd sa vie à cause de moi       <br />
       la trouvera.       <br />
           Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il       <br />
       à gagner le monde entier,       <br />
       si c’est au prix de sa vie ?       <br />
       Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?       <br />
           Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges       <br />
       dans la gloire de son Père ;       <br />
       alors il rendra à chacun selon sa conduite. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-perd-sa-vie-a-cause-de-moi-la-trouvera_a1135.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »</title>
   <updated>2023-04-20T15:18:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a1114.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/70854779-49375743.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A : Le dimanche de la miséricorde divine « Mon Seigneur et mon Dieu » 16 avril 2023 Textes: Actes des Apôtres 2, 42-47, I Pierre 1, 3-9 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/70854779-49375743.jpg?v=1489450798" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons en ce dimanche la lecture de la fin de l’évangile selon saint Jean que je vous relis : « Il y encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont  été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »       <br />
              <br />
       L’apparition à Thomas l’incrédule est le dernier des signes racontés par les évangélistes. Entrons avec les disciples  dans le lieu où ils se trouvaient depuis la mort de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une communauté tissée serrée autour de son Maitre</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe ici c’est que les disciples sont réunis en communauté, ce qu’ils continueront de faire comme le décrit la première lecture.  Ils sont remplis du souvenir de leur Maître. Ils sont craintifs de leurs concitoyens parce qu’ils demeurent convaincus que Jésus a été crucifié injustement. Pour eux, il est vraiment le Messie attendu. Ils savent que Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont vu le tombeau vide. Ils ne savent quoi penser.        <br />
              <br />
       Et voilà que Jésus est au milieu d’eux. Ce n’est pas une théophanie avec tonnerre et éclair.  C’est une présence douce et familière avec un bonjour usuel qui se disait ainsi : « la paix soit avec vous ». Pourquoi seraient-ils apeurés? Ils se retrouvent avec quelqu’un qu’ils connaissent bien.        <br />
              <br />
       Jésus leur donne une autorité nouvelle en soufflant sur eux et en leur disant « Recevez l’Esprit-Saint, les péchés seront remis à qui vous les remettrez ».  Il les envoie comme lui a été envoyé. Ils pourront compter sur la grâce de l’Esprit Saint. Ils devront toucher les cœurs, inviter au repentir et à la conversion. Toute une mission qui prendra forme après la Pentecôte.  Ils restent éblouis de cette visite et ils en parlent à Thomas.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La profession de foi de Thomas</span>       <br />
              <br />
       Thomas, surnommé le Jumeau (Didyme en grec), est un homme au caractère bouillant. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: « Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider ». Thomas dit alors aux autres disciples: « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jean 11, 16).        <br />
              <br />
       Ce qu’il n’a pas fait. Tous les apôtres, sauf Jean, ont abandonné Jésus durant sa Passion.       <br />
              <br />
       Thomas donc en entendant la nouvelle de la visite de Jésus ressuscité n’y croit pas. Pour y croire, il pose des conditions : « Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas ».       <br />
              <br />
       Ces conditions ressemblent à celles que toute personne sensée poserait devant un phénomène comme celui de la résurrection de Jésus. C’est normal car l’esprit scientifique est complètement dérouté. Thomas est sur le même registre. Il parle au nom de tous ceux et celles que la résurrection de Jésus désarçonne.       <br />
              <br />
       Et c’est heureux que l’évangile de Jean nous propose ce récit qui est le dernier des signes que Jésus a fait, un signe à recevoir et à comprendre.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le sens du signe à Thomas le Jumeau</span>       <br />
              <br />
       Essayons-nous en quelques mots. Si Thomas veut toucher Jésus, s’il veut mettre sa main dans son coté, c’est qu’il veut toucher le vrai Jésus qu’il a connu, parfaitement homme, avec un corps et une chair comme les nôtres. Il en va de la réalité même de Jésus. Le Jésus ressuscité n’est pas un héros de bande dessinée, un Superman ou un Homme-Araignée comme on les voit dans les vidéos clips. Non, le Jésus ressuscité est le même que celui avec qui Thomas a mangé, qu’il a touché, à qui il a parlé.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi Jésus lui dit : « Avance ton doigt, avance ta main… cesse d’être incrédule, sois croyant ». En d’autres mots, « Je suis le même que celui que tu as connu. Tu me vois différent mais je suis toujours le même. Désormais c’est dans la foi en moi que tu me rencontreras ».       <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu » répond Thomas reconnaissant ainsi que le Ressuscité est bien le Jésus qu'Il a connu, le grand prédicateur, originaire de Galilée, fils de Marie et de Joseph et crucifié sous Ponce Pilate.        <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu », C’est ce que nous sommes invités à dire et à redire tous les jours de notre vie. Nous sommes privés d’un contact physique avec Jésus, mais, avec Thomas et les disciples qui ont témoigné de la résurrection de Jésus et qui l’ont annoncée jusqu’aux extrémités de la terre,  nous pouvons dire « mon Seigneur et mon  Dieu ». Et ainsi, comme il est dit dans l'extrait de la lettre attribuée à saint Pierre que nous avons entendu  dans la seconde lecture, nous pouvons « renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure,  ni flétrissure. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Nous sommes, ce matin, réunis en communauté autour de la table eucharistique pour «la fraction du pain » comme les disciples et les premiers chrétiens dont nous parle la première lecture tirée des Actes des Apôtres. Demandons au Seigneur que, par ce sacrement de l’Eucharistie qu'ils appelaient « fraction du pain », nous soyons toujours, comme eux, assidus à la fraction du pain, à l’enseignement des Apôtres,  à la communion fraternelle et aux prières.        <br />
              <br />
       Demandons aussi qu’en ce  deuxième dimanche de Pâques qui a été appelé le « Dimanche de la miséricorde » par le pape Jean-Paul II, nous soyons de plus en plus remplis de la miséricorde même de Dieu pour la partager à tous  nos frères et sœurs par des gestes et des paroles d'amour et de compassion.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
       `       <br />
       11 avril 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 avril 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/70854779-49375744.jpg?v=1491332383" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2, 42-47)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres       <br />
       et à la communion fraternelle,       <br />
       à la fraction du pain       <br />
       et aux prières.       <br />
           La crainte de Dieu était dans tous les cœurs       <br />
       à la vue des nombreux prodiges et signes       <br />
       accomplis par les Apôtres.       <br />
              <br />
           Tous les croyants vivaient ensemble,       <br />
       et ils avaient tout en commun ;       <br />
           ils vendaient leurs biens et leurs possessions,       <br />
       et ils en partageaient le produit entre tous       <br />
       en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
           Chaque jour, d’un même cœur,       <br />
       ils fréquentaient assidûment le Temple,       <br />
       ils rompaient le pain dans les maisons,       <br />
       ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;       <br />
           ils louaient Dieu       <br />
       et avaient la faveur du peuple tout entier.       <br />
       Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait       <br />
       ceux qui allaient être sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ;       <br />
       mais le Seigneur m’a défendu.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Clameurs de joie et de victoire       <br />
       sous les tentes des justes.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle ;       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       dans sa grande miséricorde,       <br />
       il nous a fait renaître pour une vivante espérance       <br />
       grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,       <br />
           pour un héritage qui ne connaîtra       <br />
       ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.       <br />
       Cet héritage vous est réservé dans les cieux,       <br />
           à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,       <br />
       pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.       <br />
           Aussi vous exultez de joie,       <br />
       même s’il faut que vous soyez affligés,       <br />
       pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;       <br />
           elles vérifieront la valeur de votre foi       <br />
       qui a bien plus de prix que l’or       <br />
       – cet or voué à disparaître       <br />
       et pourtant vérifié par le feu –,       <br />
       afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur       <br />
       quand se révélera Jésus Christ.       <br />
           Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;       <br />
       en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,       <br />
       vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,       <br />
           car vous allez obtenir le salut des âmes       <br />
       qui est l’aboutissement de votre foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a1114.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <updated>2023-03-26T13:59:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-03-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"</title>
   <updated>2023-01-01T16:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-Noel-Le-chemin-des-bergers_a1097.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/69502207-48595071.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-20T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la messe de la fête de Noël à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin le 24 décembre 2022 à 16 heures par Mgr Hermann Giguère, "curé" du Lac Poulin. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/69502207-48595071.jpg?v=1670641073" alt="Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"" title="Homélie pour Noël : "Le chemin des bergers"" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape. Trois mots pour les retenir : magie, nostalgie et mystère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : " Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie."  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystère si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le premier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissons nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Messe à 16 h au Lac Pouin Reprise de l'homélie du 24 décembre 2009-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DE LA NUIT       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-Noel-Le-chemin-des-bergers_a1097.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »</title>
   <updated>2021-11-07T21:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1034.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/58887471-43368120.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-09T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B le 14 novembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-14.18 et Marc 13, 24-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/58887471-43368120.jpg?v=1633354042" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" />
     </div>
     <div>
      Les jeunes, et les moins jeunes aussi, de nos jours aiment bien regarder des vidéos ou des films qui racontent des histoires remplies de péripéties. Les effets techniques sont au rendez-vous comme dans le dernier James Bond « Mourir peut attendre » qui vient de sortir sur nos écrans. Ce sont les voitures qui se poursuivent, des personnages qui changent d’aspect, des mondes inconnus qui apparaissent sur les écrans etc. Ce sont bien sûr des images et on aime les regarder.  Pourquoi?  Pour en ressentir une émotion, pour sortir de son quotidien, pour vivre des choses nouvelles ou inconnues, que sais-je?        <br />
              <br />
       Ce mot d’introduction vise à nous faire mieux entrer dans les lectures que la Parole de Dieu nous propose aujourd’hui. Ces lectures, celle du prophète Daniel et celle de l’évangile selon saint Marc, sont du même genre que les vidéos ou les films dont je parlais il y un instant. Ce sont des images qui sont là pour nous faire entrer dans des émotions et dans un monde nouveau qui est celui de la Révélation divine. <span style="font-style:italic">Voir la note à la fin sur le style apocalyptique</span>.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Le prophète Daniel</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le prophète Daniel. Ce qui est décrit vise la situation des juifs en ce temps-là. Ils ont persécutés par un roi qui veut les éliminer, Antiochus Épiphane vers 175 avant Jésus-Christ. Ils vivent dans la détresse. Ils sont écrasés. Certains remettent en cause leur foi. C’est une détresse qui apparaît insurmontable.        <br />
              <br />
       Et le message que le prophète apporte c’est qu’il y a une issue qui, même si elle n’est pas visible maintenant, sera un jour de joie et un jour de libération.        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le bien triomphera du mal. La victoire <!--des bons comme dans la plupart de films de cowboys ou dans les films de James Bond--> est assurée. Les péripéties engagent la vie maintenant, mais au final  elles ne n’empêcheront pas le bien de triompher. C’est un message que les juifs reçurent avec joie. Et leur foi fut récompensée plus tard lorsque  vint Celui qu’ils attendaient, Jésus le Sauveur du monde, le Messie.       <br />
              <br />
       L’action de Dieu dans le monde ne se laisse jamais arrêter quoiqu’il en soit des tourmentes de l’Histoire. Elles seront toujours passagères. C'est l’amour de Dieu qui triomphera.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’évangile</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement rejoint celui de l’évangile. Les images de Jésus sont fortes. « Après une grande détresse, dit Jésus, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées ». Le monde est transformé.  C’est la fin d’un monde.        <br />
              <br />
       Et apparaît Celui qui le renouvelle totalement :  Le Fils de l’Homme, Jésus, le Christ, qui viendra « dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ».        <br />
              <br />
       Pour nous faire mieux entrer dans cette nouveauté remplie d’espérance, Jésus nous donne l’image du figuier, un arbre de Palestine qui  lorsqu'il entre en dormance semble mort, alors qu’à la saison suivante les bourgeons éclatent et lui redonnent vigueur et beauté.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi de ce qui est vécu par la communauté de Rome à laquelle saint Marc s’adresse dans son évangile.  Au moment où il leur écrit ce récit, les chrétiens et les chrétiennes de Rome, comme les juifs du temps d’Antiochus Épiphane,  connaissent eux aussi les persécutions. C’est l’époque de l’empereur Néron. Les chrétiens sont hors-la-loi  et pourchassés.  Les paroles de Jésus seront pour eux un soutien inestimable dans leur résistance et dans leur résilience. Non! ils ne se laisseront pas abattre, car comme le figuier ils reverront la lumière.        <br />
              <br />
       Oui! Encore ici, le message donné par Jésus est un message d’espoir comme celui de Daniel.  Le mal a beau nous entourer, il ne triomphera pas. C’est le bien, l’amour qui aura le dernier mot. Se lèvera un monde nouveau où Dieu « essuiera toute larme de [nos] yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21,4).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes plus « en ce temps-là » bien sûr, au temps d'Antiochus Épiphane ou de Néron , nous vivons « en ce temps-ci ». Et comme « en ce temps-là » cependant,  les nuages sont importants dans le monde d’aujourd’hui. Les croyants et l’Église connaissent de durs moments : désaffectation des personnes, mise au rancart de la religion, séquelles des abus sexuels etc. pour n’en nommer que quelques-uns.        <br />
              <br />
       Mais l’horizon n’est pas rempli que de problèmes à résoudre avec sagesse, il nous montre aussi la place de tous ceux et celles qui témoignent dans leur vie de la présence du Fils de l’homme, le Christ, déjà là Ressuscité et vivant pour nous sauver. Même si on ne la voit pas extérieurement, l'action de Dieu habite ceux et celles qui se remettent à Lui avec foi comme nos devanciers des temps perturbés d'autrefois.       <br />
              <br />
       Les baptisés attendent le Retour du Christ dans l’espérance. Cette attente ne les sort pas des réalités présentes qu'ils vivent dans la foi. Malgré les détresses, les malheurs, les difficultés, ils ont la promesse que l’amour aura le dernier mot, que le monde nouveau viendra.        <br />
              <br />
       C’est vers ce monde que tous et toutes nous nous dirigeons. Il n’empêche pas de vivre dans celui-ci. Au contraire, c’est parce que nous sommes bien insérés dans celui-ci que nous pouvons, comme le figuier, voir des pousses nouvelles apparaître.       <br />
              <br />
       Le monde à  venir est déjà commencé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Quelle belle leçon et quel beau message nous sont livrés aujourd’hui à travers des images dignes des vidéos et films d’action. Oui! Nous en avons l’assurance, le bien est plus fort que le mal, la vie est plus forte que la mort.        <br />
              <br />
       Faisons cette prière :  « Seigneur Jésus, nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de ton Retour, mais nous t’attendons et nous sommes sûrs que tes paroles ne passeront pas. Que ton Esprit nous fasse comprendre à quel point elles donnent sens aux événements de notre vie, les plus marquants comme les plus simples. À travers ceux-ci, nous apprenons l’amour du Père qui fait de toi notre Sauveur et nous désirons demeurer unis à toi maintenant et pour l’éternité ».        <br />
              <br />
       Soulignons en terminant que ce dimanche, le 33e dimanche du temps ordinaire avant la fête du Christ-Roi, à la demande du pape François est devenu la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span>. La première édition de la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span> a eu lieu le 19 novembre 2017 et cette année la <span style="font-style:italic">5ème Journée Mondiale des Pauvres </span>a lieu  le dimanche 14 novembre 2021. Le Pape François a publié le 13 juin 2021, message qui annonce le thème de cette journée : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 14,7).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/20210613-messaggio-v-giornatamondiale-poveri-2021.html">Cliquez ici pour lire le texte du pape François</a> <!--Ils sont 12, comme les apôtres… 12 évêques ou cardinaux issus des cinq continents, 12 successeurs des apôtres qui ont choisi d’organiser des <a class="link" href="http://wearefratello.org/">évènements emblématiques </a> dans leur diocèse à l’occasion de la 2e Journée mondiale des pauvres dont le cardinal Lacroix, à Québec.  Le thème en 2018 est « Un pauvre crie, Dieu entend ». <a class="link" href="https://www.ecdq.org/wp-content/uploads/2018/10/Messe_journee-mondiale-des-pauvres-2018.pdf--">Proposition d’une célébration eucharistique provenant du Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière au Québec </a>>       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       14 novembre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du13 novembre 2018-->       <br />
              <br />
       _________________________        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur le style apocalyptique </span>       <br />
              <br />
       Le style apocalyptique utilise de nombreux symboles pour produire une émotion et un message. Chaque détail symbolique contribue à la recherche d'une signification d’ensemble sur le plan de la foi. L’apocalyptique aime accumuler les métaphores et les images. Le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) qui signifie « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation ». Ce genre littéraire est particulièrement approprié pour décrire les réalités divines transcendantes, en révéler la richesse et la profondeur. Le modèle du genre se trouve dans le livre de Daniel dans l'Ancien Testament et dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
           En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,       <br />
       celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.       <br />
       Car ce sera un temps de détresse       <br />
       comme il n’y en a jamais eu       <br />
       depuis que les nations existent,       <br />
       jusqu’à ce temps-ci.       <br />
       Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,       <br />
       tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.       <br />
           Beaucoup de gens qui dormaient       <br />
       dans la poussière de la terre       <br />
       s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,       <br />
       les autres pour la honte et la déchéance éternelles.       <br />
           Ceux qui ont l’intelligence resplendiront       <br />
       comme la splendeur du firmament,       <br />
       et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude       <br />
       brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Garde-moi, mon Dieu,       <br />
       j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)       <br />
              <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Dans l’ancienne Alliance,       <br />
           tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint       <br />
       pour le service liturgique,       <br />
       et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,       <br />
       qui ne peuvent jamais enlever les péchés.       <br />
              <br />
           Jésus Christ, au contraire,       <br />
       après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,       <br />
       s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.       <br />
           Il attend désormais       <br />
       que ses ennemis soient mis sous ses pieds.       <br />
           Par son unique offrande,       <br />
       il a mené pour toujours à leur perfection       <br />
       ceux qu’il sanctifie.       <br />
              <br />
           Or, quand le pardon est accordé,       <br />
       on n’offre plus le sacrifice pour le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 21, 36)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « En ces jours-là,       <br />
       après une grande détresse,       <br />
       le soleil s’obscurcira       <br />
       et la lune ne donnera plus sa clarté ;       <br />
           les étoiles tomberont du ciel,       <br />
       et les puissances célestes seront ébranlées.       <br />
           Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées       <br />
       avec grande puissance et avec gloire.       <br />
           Il enverra les anges       <br />
       pour rassembler les élus des quatre coins du monde,       <br />
       depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.       <br />
              <br />
           Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :       <br />
       dès que ses branches deviennent tendres       <br />
       et que sortent les feuilles,       <br />
       vous savez que l’été est proche.       <br />
           De même, vous aussi,       <br />
       lorsque vous verrez arriver cela,       <br />
       sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       cette génération ne passera pas       <br />
       avant que tout cela n’arrive.       <br />
           Le ciel et la terre passeront,       <br />
       mes paroles ne passeront pas.       <br />
           Quant à ce jour et à cette heure-là,       <br />
       nul ne les connaît,       <br />
       pas même les anges dans le ciel,       <br />
       pas même le Fils,       <br />
       mais seulement le Père. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1034.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »</title>
   <updated>2021-09-27T18:24:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1028.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/57702658-42716111.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-09-28T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B le 3 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Genèse 2, 18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/57702658-42716111.jpg?v=1626889484" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B : « Ce que Dieu a uni... »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, comme aujourd'hui,  des questions concrètes se posaient. Jésus est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span>, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois à la conscience bien formée des personnes les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie, pour les personnes divorcées et remariées, en faisant un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adoptée d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus, mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le <span style="font-style:italic">Synode sur la famille </span>de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce <span style="font-style:italic">Synode</span> de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. <span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes couples  en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       28 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni_a1028.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2021-06-29T20:01:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/55448826-41504961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 juin 2021 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/55448826-41504961.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message plus important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe dans cette vidéo.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour donner la vie dans le monde.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur son côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été où la COVID nous laisse respirer un peu soit l'occasion de reprendre - avec précautions - nos rencontres, nos promenades, nos contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22 juin 2021       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2021-06-17T02:44:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/55353960-41461620.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 13 juin 2021. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/55353960-41461620.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de paraboles qui sont, comme vous le savez, des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes. Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise. Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers. Mais ici, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, Jésus insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Cela est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est encore comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       13 juin 2021       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »</title>
   <updated>2021-03-08T19:08:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1003.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/53942417-40705479.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-04-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 25 avril 2021. Textes: Actes 4, 8-12, 1 Jean 3, 1-2 et Jean 10, 11-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/53942417-40705479.jpg?v=1614630929" alt="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" title="Homélie pour le 4e dimanche de Pâques Année B  « Moi, je suis le bon pasteur »" />
     </div>
     <div>
      On est habitué à retrouver dans la bouche de Jésus des images de toutes sortes qui donnent lieu souvent à des histoires ou des paraboles comme celle de la semence ou celle du levain dans la pâte. Ici, l’image du bon pasteur qu’emploie Jésus dans cet évangile est plus qu’une image. Jésus le précise d’entrée de jeu en disant « Je suis le bon pasteur », il ne dit pas « je suis comme le bon pasteur », mais « je suis le bon pasteur ». Puis il se charge lui-même de décrire ce que cela signifie pour lui. Suivons-le.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Jésus, bon pasteur aime ses brebis</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, Jésus insiste sur l’amour des brebis qu’il y a dans son cœur de pasteur « « qui donne sa vie pour ses brebis ». C’est ce qu’il met en tout premier lieu. Comme bon  pasteur, Jésus aime ceux et celles vers qui il est envoyé. Il ne s’agit pas d’un amour de convenance. Cet amour reflète une familiarité de tous les instants. Le partage des joies et des peines, comme le berger qui est toujours auprès de ses brebis.       <br />
              <br />
       Le berger mercenaire, lui,  regarde avant tout son intérêt. Les brebis passent en second. Il les abandonne s’il voit venir le loup, lorsque des difficultés ou des dangers apparaissent.  Il n’en va pas ainsi dans le plan de Dieu sur l’humanité que Jésus vient accomplir.       <br />
              <br />
       Jésus n’agit pas comme le berger mercenaire, il entre dans ce plan de Dieu en donnant sa vie pour montrer à quel point Dieu aime l’humanité. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son propre Fils » dira saint Jean (Jean 3, 16).  Les brebis comptent pour lui. De la plus faible à la plus forte, de la plus jeune à la plus vieille, de la plus agile à la plus malhabile, toutes sont l’objet de son attention et de son soutien.       <br />
              <br />
       Une image moderne serait celle de la  bonne grand-maman, toujours alerte qui se penche sur ses petits enfants avec attention et empressement, qui les suit avec intérêt, qui les accueille sans questionnement, qui leur donne du temps etc. comme font plein de mes connaissances. C’est cela « aimer ses brebis ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur connaît ses brebis</span>       <br />
              <br />
       La seconde application de l’image du bon pasteur que fait Jésus à sa mission réside dans le mot connaître. « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».        <br />
              <br />
       Le terme « connaître » ici a une grande richesse. Il ne se réfère pas à une connaissance avec sa tête seulement ou une connaissance théorique. Il faut plutôt penser qu’il a le sens qu’on lui donne quand on dit dans le langage courant « lui, je le connais bien » ou « elle, je la connais bien » ou encore « si j’avais bien connu cette personne, je ne lui aurais pas fait autant confiance».          <br />
              <br />
       On indique dans ces usages que connaître une personne c’est aller plus loin que le côté superficiel qu’on voit d’elle à tous les jours. C'est aller vers ce qui la fait vivre, c'est entrer dans ses sentiments et ses attentes, c'est porter ses fardeaux et ses deuils parfois, c’est marcher à côté d’elle, c’est la relever lorsqu’elle est abattue et blessée.       <br />
              <br />
       Voilà comment se déploie la vraie connaissance des brebis. Tous ces gestes sont ceux que Jésus a faits pour nous et qu’il continue de faire : il porte nos fardeaux, il marche avec nous, il nous relève, il nous guérit. Car son rôle de bon pasteur n’est pas terminé.  Toujours vivant, le Christ Ressuscité est le pasteur de nos âmes. Il est secondé dans l’Église par des pasteurs, en second pourrait-on dire,   comme les évêques et les prêtres qui sont, par le sacrement de l'Ordre, des signes visibles du Christ Pasteur. Il est important de prier pour eux aujourd’hui  parce qu’ils ont à porter une mission qui rend le Christ Pasteur présent dans l’Église et dans le monde.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Jésus, bon pasteur va vers les brebis qui sont en dehors de l’enclos</span>       <br />
              <br />
       Le troisième volet de la mission du bon pasteur c’est d’aller vers les brebis qui ne sont pas encore dans l’enclos. Jésus est explicite « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi il faut que je les conduise ».        <br />
              <br />
       Le pape François reprend souvent cette idée en nous invitant aller vers les périphéries ou encore à voir l’Église comme un hôpital de campagne où les blessés de toutes sortes sont accueillis. En effet, Jésus, le Bon Pasteur, ne s’enferme pas dans un enclos.        <br />
              <br />
       C’est une leçon qui nous interpelle aujourd’hui. Devant les difficultés de l’annonce de l’Évangile, il est tentant de se refermer dans la chaleur de l’enclos au lieu d’aller vers l’extérieur comme disciples-missionnaires, pourtant les disciples qui suivent Jésus, leur Maître et leur Seigneur, sont en même temps envoyés pour dire et proclamer la Bonne Nouvelle qui les fait vivre.       <br />
              <br />
       Aller vers les brebis du dehors a toujours été l’une des préoccupations des communautés chrétiennes. Aujourd’hui, cette ouverture se manifestera de diverses façons. Elle subira le test des engagements politiques parfois. Elle s’inscrira dans les défis d’aujourd’hui comme la question des réfugiés et des migrants que le pape François soulève à chaque occasion qui se présente pour lui d’en parler et comme tant d’autres défis que nous côtoyons dans nos milieux de vie et dans nos contrées. Et ce faisant, «  il y aura un seul troupeau et un seul pasteur ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion de l’évangile, Jésus nous donne le secret où il puise l’énergie nécessaire à sa mission de bon pasteur: «  Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau ».       <br />
              <br />
       Par ce don, il est devenu pour nous comme le dit la première lecture tirée des Actes des Apôtres « la pierre d’angle ». « En nul autre que lui, il n’y a de salut car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » <!--C’est ce qui s’est produit dans la Résurrection le matin de Pâques. Désormais vivant, Jésus Ressuscité est devenu par son obéissance, pour tous et pour toutes, le bon pasteur, le vrai berger, celui par qui Dieu montre son amour pour l'humanité.-->        <br />
              <br />
       Recevons cet amour dans la présence de Jésus Ressuscité qui est là au milieu de nous, dans notre rassemblement comme le bon pasteur, le vrai berger. Dans la foi, nous le reconnaissons comme Seigneur et Sauveur sous les signes du Pain et du Vin consacrés et nous lui disons comme les premiers chrétiens « Maranatha! Viens Seigneur, viens! »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 avril 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 17 avril 2018-->       <br />
               <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche de Pâques Année B       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 8-12)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :       <br />
       « Chefs du peuple et anciens,       <br />
       nous sommes interrogés aujourd’hui       <br />
       pour avoir fait du bien à un infirme,       <br />
       et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.       <br />
       Sachez-le donc, vous tous,       <br />
       ainsi que tout le peuple d’Israël :       <br />
       c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,       <br />
       lui que vous avez crucifié       <br />
       mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       c’est par lui que cet homme       <br />
       se trouve là, devant vous, bien portant.       <br />
       Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,       <br />
       mais devenue la pierre d’angle.       <br />
       En nul autre que lui, il n’y a de salut,       <br />
       car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,       <br />
       qui puisse nous sauver. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.8-9, 21-23, 26.28-29)       <br />
       R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 22)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les hommes ;       <br />
       mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur       <br />
       que de compter sur les puissants !       <br />
              <br />
       Je te rends grâce car tu m’as exaucé :       <br />
       tu es pour moi le salut.       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !       <br />
       De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !       <br />
       Tu es mon Dieu, je te rends grâce,       <br />
       mon Dieu, je t’exalte !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
       Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;       <br />
       je connais mes brebis       <br />
       et mes brebis me connaissent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,       <br />
       qui donne sa vie pour ses brebis.       <br />
       Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,       <br />
       les brebis ne sont pas à lui :       <br />
       s’il voit venir le loup,       <br />
       il abandonne les brebis et s’enfuit ;       <br />
       le loup s’en empare et les disperse.       <br />
       Ce berger n’est qu’un mercenaire,       <br />
       et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.       <br />
       Moi, je suis le bon pasteur ;       <br />
       je connais mes brebis,       <br />
       et mes brebis me connaissent,       <br />
       comme le Père me connaît,       <br />
       et que je connais le Père ;       <br />
       et je donne ma vie pour mes brebis.       <br />
       J’ai encore d’autres brebis,       <br />
       qui ne sont pas de cet enclos :       <br />
       celles-là aussi, il faut que je les conduise.       <br />
       Elles écouteront ma voix :       <br />
       il y aura un seul troupeau       <br />
       et un seul pasteur.       <br />
       Voici pourquoi le Père m’aime :       <br />
       parce que je donne ma vie,       <br />
       pour la recevoir de nouveau.       <br />
       Nul ne peut me l’enlever :       <br />
       je la donne de moi-même.       <br />
       J’ai le pouvoir de la donner,       <br />
       j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :       <br />
       voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-le-bon-pasteur_a1003.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour la fête de saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) : Une vie de feu</title>
   <updated>2020-10-19T01:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Pour-la-fete-de-saint-Bernard-de-Clairvaux-1090-1153-Une-vie-de-feu_a979.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/49157827-38328502.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-08-20T14:45:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ce 20 août où l'Église célèbre la fête de saint Bernard, voici un extrait de mon cours sur la spiritualité chrétienne au Moyen Âge où je le présentais à mes étudiantes et étudiants.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/49157827-38328502.jpg?v=1597929754" alt="Pour la fête de saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) : Une vie de feu" title="Pour la fête de saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) : Une vie de feu" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le personnage et son influence       <br />
       </span>       <br />
       Saint Bernard est le dernier des Pères de l'Eglise. Il a eu beaucoup d'influence. Il fut abbé à partir de 1515 et le sera pendant trente-huit ans. Il fera soixante-huit fondations. Bernard est né près de Dijon, en 1090, à Fontaines, d'une famille de petite noblesse bourgignonne. Sa mère s'appelait Aleth de Mombard et son père, Teacelin, finira ses jours au monastère de son fils.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sa jeunesse</span>       <br />
              <br />
       Il est un enfant studieux, mais ardent. Il a un caractère assez vif. Dès sa jeunesse, il a une grande piété envers Marie. Il est un enfant assez timide, avec des détentes brusques d'humeur. Il a un tempérament un peu silencieux, renfermé, dans sa jeunesse et parfois il laissait sauter la vapeur. On retrouve cela plus tard, par exemple, dans la lettre sous la pluie, lettre qu'il écrivit à un de ses neveux qui voulait quitter Cîteaux pour Cluny: on y voit sa vigueur et sa fougue.       <br />
              <br />
       Il va faire des études sérieuses. Vers vingt-deux ans, en 1112, il entre au monastère avec trente personnes: tous ses frères, sauf le plus jeune, ses cousins et ses amis. Cela donne une idée de son attirance et de sa force de leadership naturel. Ses amis lui resteront fidèles et le soutiendront dans son oeuvre de fondation. Son plus jeune frère et son père le rejoindront plus tard.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Le moine</span>       <br />
              <br />
       Il entre à Cîteaux et fait un noviciat d'un an, puis fait ses voeux. Après quelques années, on lui demande de fonder à Clairvaux en 1115. Il n'est pas encore prêtre, mais le deviendra dans l'année. Ils vont aller à Clairvaux, dans la forêt. Il sera abbé en 1118, pendant trente-huit ans. <!--En trente-trois ans, il fondera trente-huit monastères.-->       <br />
              <br />
       Il y aura un très grand nombre de moines. Clairvaux, à son apogée, compte trois cents moines. Bernard sera souvent utilisé pour le discernement dans des questions litigieuses au plan politique. Il sera arbitre de la chrétienté. Mêmes les papes référeront à lui. En 1146, il prêchera la deuxième croisade. Il a écrit un ouvrage destiné à un de ses moines devenu pape, Eugène III, " De  Consideratione" (De la Considération). Ce sont des conseils au pape.       <br />
              <br />
       A partir de 1128, il a un rôle important au plan politique et dans les croisades. Il écrit une texte pour les moines-soldats  "De Laude novae militiae"  comme les Templiers dont il est proche et s'occupe des affaires de la papauté.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Le théologien</span>       <br />
              <br />
       Il a une activité théologique importante. Il écrit plusieurs traités dont les principaux sont: "La grâce et le libre arbitre"; "Les degrés de l'humilité et de l'orgueil"; "Le traité de l'amour de Dieu"; "Apologie à Guillaume".       <br />
              <br />
       En plus, on a de nombreux sermons sur les cycles liturgiques. Par exemple, le sermon sur le Cantique des Cantiques; un sur l'Evangile de l'Annonciation intitulé "Missus est"; un autre sur Marie: "De l'aqueduc", qui est très célèbre. On a attribué beaucoup de gestes de dévotion à Marie, à saint Bernard, mais ce n'est pas très juste, car il n'avait pas une dévotion sentimentale à Marie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sa doctrine spirituelle</span>       <br />
              <br />
       		Il a une doctrine très proche de nous.  Il propose des stades d'évolution spirituelle, d'un amour captatif à un amour oblatif.  Le but de l'itinéraire spirituel est de ressembler à Dieu, une sorte de transformation en Dieu, une déification, devenir de plus en plus semblable à Dieu.  Le cheminement spirituel est le passage de la région de la dissemblance avec Dieu à la région de la ressemblance avec Dieu.  Deux conditions au point de départ sont des plus  importantes :       <br />
              <br />
       		a)  Connais-toi toi-même.  C'est inspiré de la sagesse antique.  Il faut que tu saches ce que tu as en toi.  Ce n'est pas tout de se mettre en route.  Il faut une démarche de prise de conscience de ce que l'on est, de ses forces, de ses limites, de ses capacités.  C'est une honnêteté avec soi.  Les considérations psychologiques sont importantes.  Connaissance humaine de soi.  Qui suis-je?       <br />
              <br />
       		b)  La conversion vers Dieu.  Se tourner vers Dieu, le désir de Dieu.  Il ne suffit pas de se connaître soi-même. Comme chez saint Grégoire le Grand,  ce sont les conditions indispensables de tout cheminement spirituel.  On ne peut passer par-dessus l'étape de la connaissance de soi et celle de la conversion.  Le désir, de lui-même, est instable si on ne lui donne pas un sens. Puis sur cette base saint Bernard trace ainsi l'itinéraire spirituel autour de quatre pôles qu'il nomme les <span style="font-style:italic">degrés de l'amour</span>        <br />
              <br />
       		<span style="font-style:italic">Première étape ou premier degré.       <br />
       </span>       <br />
       		Au point de départ, c'est un amour charnel, un amour où on s'aime pour soi-même.  On est tourné, centré sur soi.  Caractère plus égoïste de l'amour.  Petit à petit, si on est sérieux, cet amour va se développer en un amour plus fraternel et social. Renoncement à son égoïsme.        <br />
              <br />
       		<span style="font-style:italic">Deuxième degré</span>       <br />
              <br />
       		A ce moment, on aime Dieu. On est capable d'arrêter de se regarder.  Mais on regarde l'autre pour ce que l'autre nous donne.  C'est un amour servile, d'esclave.  Comme le jeune enfant qui aime sa mère pour ce qu'elle lui donne.  On aime Dieu pour soi .       <br />
              <br />
       		<span style="font-style:italic">Troisième degré</span>       <br />
              <br />
       		Un amour filial.  On aime Dieu pour lui-même, non pour ce qu'il nous apporte et nous donne.  Mais simplement parce que Dieu est bon.  Dans la prière de louange et d'action de grâces, on retrouve souvent cela.       <br />
              <br />
       		<span style="font-style:italic">Quatrième degré</span>       <br />
              <br />
       		L'amour mystique.  L'homme ne s'aime plus lui-même que pour Dieu.  C'est le degré supérieur de l'amour.  C'est quelque chose qui se produit en de rares moments, ou comme à la dérobée, un seul instant: un amour extatique.  On se sent comme sorti de soi, enfoui en Dieu, uni à Dieu d'une façon très intime, sentie ou expérimentée.  Dans ce sens, saint Bernard propose une sorte d'orthopédie de l'amour, une rééducation de l'élan d'amour dans le coeur de l'homme.  Il va arriver à nous conduire à ce centre de l'amour.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Pour-la-fete-de-saint-Bernard-de-Clairvaux-1090-1153-Une-vie-de-feu_a979.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »</title>
   <updated>2019-11-09T15:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/39146916-33820798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-05T20:11:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Funérailles d'une défunte en l'église de St-Joseph-de-Beauce 9 novembre 2019. La défunte de 101 ans a souffert pendant plusieurs années de déficiences associées souvent à la maladie d'Alzheimer et elle a été admirablement accompagnée par ses proches pendant tout ce temps. Comme elle faisait partie de ma famille et que je la fréquentais régulièrement, j'ai vu de près son cheminement au fil des jours et des ans. Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/39146916-33820798.jpg?v=1572984769" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      La défunte est décédée à 101 ans. Elle a vécu les dernières années de sa vie dans des diminutions importantes et quasi totales de ses capacités physiques, intellectuelles et relationnelles. Elle était pourtant entourée avec amour de sa famille qui ne l’a pas abandonnée un seul instant. Comme elle le souhaitait, elle est morte dans son lit.       <br />
              <br />
       Cette situation vécue par la défunte dans les dernières années de sa vie où elle était là mais où on ne pouvait communiquer avec elle comme on le fait habituellement m’a inspiré le thème de cette homélie. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle.       <br />
       <!--Mais ceci étant dit, on peut se poser la question : est-elle vraiment morte ? Bien sûr Elle est arrivée au terme de sa vie sur la terre. Ses dernières années – vous serez peut-être surpris - sont pour moi une image de la vie éternelle. Pourquoi ? -->       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vie éternelle       <br />
       </span>       <br />
       Je vous explique mon point de vue. Nous ne pouvions plus communiquer comme avant avec elle et pourtant sa famille et ses proches ne l’ont pas mise de côté. Elle est restée présente tous les jours pour eux. Une présence vivante malgré les limites qui apparaissaient,  une présence perceptible par certains signes ou petits gestes.       <br />
              <br />
       Voilà le point que j’aimerais retenir et souligner avec vous. La défunte malgré ses diminutions est restée toujours bien vivante. La vie en elle était là, même lorsque nous ne la voyions pas.  La défunte n’était pas un simple objet, mais elle était toujours une personne. Elle vivait. Ses enfants et toute sa famille ont fait le choix d'avoir foi en cette vie qui était en elle. Ils l'ont entourée d’amour et de soins.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Une image de la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi je fais des dernières années de la défunte une image de la vie éternelle? La réponse est bien simple. La raison pour laquelle je vois là une image de la vie éternelle, c'est parce que pour la vie éternelle c'est un peu semblable : on y croit même si on ne la voit pas.       <br />
              <br />
       La vie éternelle à laquelle je crois et en laquelle plusieurs parmi vous croient aussi est, elle aussi, une réalité qui ne se voit pas comme la vie de la défunte qui ne se voyait presque plus et qui pourtant était bien là. La vie éternelle à laquelle nous sommes appelés ne se touche pas avec les moyens humains. Elle dépasse nos perceptions ordinaires. Elle repose sur la foi. C’est un choix d’y croire ou non. Je choisis d’y croire parce que des images comme celle de la vie de la défunte me disent que c’est possible de vivre autrement que de la façon dont se passe notre vie habituellement.       <br />
              <br />
       Cette image de la défunte demeurée pendant toutes ces années présente parmi nous malgré son handicap me dit que les défunts sont aussi présents parmi nous et que leur vie que je ne puis toucher n’est pas terminée. Ils ont atteint le terme de leur vie terrestre mais la vie reçue sur la terre s’est transformée en vie éternelle où il n’y a plus de larmes et de pleurs et où règnent la  joie et le bonheur pour toujours : « [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé », lisons-nous dans le livre de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> qui termine le Nouveau Testament.  (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21, 4)       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment cela se passera ?       <br />
              <br />
       Pour vous répondre je reviendrai à l’image de la défunte. La vie était en elle jusqu'à la fin. C’est cette vie qui s’est transformée en vie éternelle, une continuité dans la vie qui nous échappe mais qui est réelle pour les personnes qui y croient.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La source de la foi en la vie éternelle</span>       <br />
              <br />
       J’ai parlé plusieurs fois de ceux et celles qui croient à la vie éternelle. J’en suis. Mais pour moi, il ne s’agit pas d’une vague croyance. Elle repose sur ma foi en Jésus-Christ qui est ressuscité et qui a accédé à la vie éternelle. Il est ainsi devenu, comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Colossiens</span>, le Premier-Né d’entre les morts, « afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 18-19)       <br />
              <br />
       Dans le passage de l’évangile que j’ai retenu pour notre célébration, Jésus annonce la bonne nouvelle qu’il ne sera pas seul mais que dans la vie éternelle toute personne  a une place qui lui est réservée. La vie éternelle n’est pas simplement une prolongation de la vie, c’est une rencontre dans une demeure habitée par ceux et celles qui nous ont quitté en compagnie de Jésus et des saints et des saintes que nous vénérons.        <br />
              <br />
       Je ne peux en dire plus car, personne n’est revenu à la vie, sauf Jésus ressuscité, qui nous invite à le suivre et à le reconnaître comme notre Seigneur et Sauveur.  Ainsi nous pourrons, le temps venu, entrer dans la demeure qui nous a été préparée de toute éternité et nous asseoir à la table de Dieu notre Père avec Lui. (cf.  <span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 3, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette messe est une occasion de le faire par des symboles comme celui de la communion au Pain et au Vin consacrées et par le partage de la Parole de Dieu qui nourrissent  notre vie ici-bas et notre vie à venir.       <br />
              <br />
       En terminant disons cette prière, si vous le voulez bien :       <br />
              <br />
       « Maître et Créateur de toutes choses,        <br />
       accepte la vie que j’ai reçue de toi.        <br />
       Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre        <br />
       pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle.        <br />
       Père, entre tes mains je remets ma vie. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 novembre 2019       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/39146916-33821170.jpg?v=1572984842" alt="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" title="Homélie pour les funérailles d'une défunte : «  Les justes sont dans la main de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      <HR>       <br />
       Lecture du Livre de la Sagesse (Sg 2, 23 ; 3, 1-6.9)       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas, s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment mais, par leur espérance, ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (14, 1-6)       <br />
              <br />
       A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : « Je pars vous préparer une place ? ». Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? ». Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-funerailles-d-une-defunte-Les-justes-sont-dans-la-main-de-Dieu_a927.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois « Lumière des nations »</title>
   <updated>2023-01-03T19:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-Lumiere-des-nations_a873.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/28307528-28001533.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-02T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, pour la solennité de l'Épiphanie du Seigneur le 6 janvier 2019 Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12. Voir le texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/28307528-28001533.jpg?v=1544152102" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois « Lumière des nations »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois « Lumière des nations »" />
     </div>
     <div>
      La fête d’aujourd’hui prolonge celle de Noël. Elle nous parle encore de la manifestation de Dieu dans le monde par la venue parmi nous de son Fils bien-aimé sous les traits d’un enfant. Trois personnages partis  de loin sont venus l’adorer et lui offrir des présents. Ce sont les mages que la tradition a appelé les « Rois mages » dont saint Mathieu nous raconte la visite dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu.       <br />
              <br />
       Plusieurs éléments de ce récit peuvent retenir notre attention avec profit, J’ai choisi l’étoile, le but du voyage des mages et les présents. Nous sommes nous aussi comme ces mages. Ils nous représentent bien. Commençons par l’étoile.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’étoile</span>       <br />
              <br />
       J’ai lu que des scientifiques ont cherché à découvrir ce qui s’était passé avec cette étoile que les mages ont vue. Il se peut disent certains que c’était le passage d’une comète qui laissait une trace visible dans le ciel. Peut-être! Toutefois, saint Mathieu donne à cette étoile un rôle bien particulier qui n’est pas une explication astronomique.       <br />
              <br />
       Premièrement, l’étoile des mages apparaît de façon subite et elle sort ceux qui l’observent de leur vie ordinaire. Elle est un signal qui les appelle à quelque chose de nouveau. Deuxièmement cette étoile des mages pour saint Mathieu indique le chemin à suivre pour entrer dans cette nouveauté qui apparaît sans savoir exactement où cela conduira. Et enfin, l'étoile des mages échappe à leurs regards à certains moments et elle disparaît totalement une fois qu'il sont arrivés à leur but.        <br />
              <br />
       Ces trois fonctions de l’étoile des mages : signal, chemin et guide  s’appliquent très bien à nous aujourd’hui qui, comme les mages, cherchons à  reconnaître l’action et la présence de Dieu dans nos vies.        <br />
              <br />
       Comme l’étoile des mages, Dieu apparait souvent de façon impromptue et subite dans nos vies. Il nous donne un signal. Et il nous mène hors des sentiers battus. Il nous provoque à sortir de nos habitudes pour aller vers des nouveautés où il nous attend. Soyons  des personnes attentives aux signes de sa présence. En deuxième lieu, dans notre chemin de vie, comme les mages, nous avancerons avec confiance car notre route est remplie de la lumière de Dieu, de son amour et ainsi nous sommes conduits à la bonne destination. Troisièmement, pour nous aussi, comme il est arrivé aux mages, l’étoile de la présence de Dieu disparaîtra, se cachera parfois. Après avoir reçu des lumières, nous passerons à travers des moments de questionnement, de purification de notre foi. La présence de Dieu nous semblera disparue, puis tout à coup elle reviendra nous éclairer de nouveau. Comme les mages continuons notre chemin et soyons persévérants.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le but du voyage des mages</span>       <br />
              <br />
       Ce beau récit de la visite des mages, par ses détails nombreux et ses rebondissements, peut nous faire oublier que le personnage principal de ce récit ce ne sont pas les  mages, mais Jésus lui-même dans sa mission pour le monde.       <br />
              <br />
       En effet, c'est la découverte de l'Enfant-Jésus qui est le but de leur voyage.  Resplendit dans l’enfant qu'ils vénèrent le Sauveur du monde. <!--La mission de Jésus-Sauveur est manifestée, apparaît avec éclat.--> Cet enfant est la lumière des nations. Tout petit à Bethléem dans les bras de sa maman il porte le poids du monde qu’il vient sauver et ramener à Dieu. Son nom Jésus veut dire « Sauveur ».        <br />
              <br />
       Les trois mages venus de loin symbolisent les nations qui recevront le message de Jésus qui n’est pas venu seulement pour les brebis d’Israël mais pour toutes les nations. Le salut est offert à toute personne qui croit en Jésus car, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture tirée de sa <span style="font-style:italic">Lettre aux  Éphésiens</span><!-- Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité ». I Timothée 2, 4 Ce mystère, c’est que--> « toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile ».       <br />
              <br />
       Cette universalité du salut offert à toutes les nations est ce qui est célébré lorsque nous désignons cette fête d'aujourd'hui comme une « épiphanie ». Ce terme « épiphanie » vient du grec et il veut dire briller (phainein) sur (épi). La fête de l’Épiphanie est une apparition, une révélation, une manifestation de Dieu. La Jérusalem de la première lecture est l'image de cette manifestation de Dieu qui se continue :   « Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore » proclame le prophète.  On comprend que cette manifestation rende ceux et celles qui la vivent remplis de joie comme dans le cas des mages qui manifestent celle-ci par leurs présents.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les présents</span>       <br />
              <br />
       Les présents des mages que la tradition a retenu sont d'un symbolisme très riche pour nous.       <br />
              <br />
       L’or. C'est ce qui, en nous, a été reçu de Dieu, c’est notre vie, nos capacités personnelles,  nos talents et nos ressources.  C’est tout notre être, car comme Dieu le dit à chacun et chacune d'entre nous  : «  Tu as du prix à mes yeux et je t'aime ». (cf. Isaïe 43, 4) Nous sommes pour Dieu des personnes remplies de richesses de toutes sortes qu’il a déposées en nous de toute éternité. Voilà notre or.       <br />
              <br />
       L’encens. Cette image de l’encens qui parfume les lieux où il est employé et qui monte vers le ciel représente notre cœur, nos sentiments, notre amour, notre foi, notre espérance qui rayonnent autour de nous. Ceux et celles qui nous voient et nous rencontrent peuvent les percevoir et en rendre gloire à Dieu.        <br />
              <br />
       La myrrhe qui est une préparation qui sert à l’embaumement des corps nous rappelle que nos corps sont une demeure de Dieu, un temple de l’Esprit Saint et qu’après notre mort, ils revivront un jour dans la résurrection finale avec le Christ. <!--  qui est le Premier-Né, mort et ressuscité.--> Cette  préparation qu’est la myrrhe est aussi un symbole de la mort de Jésus par laquelle nous sommes sauvés. <!--Comme lui nous avons besoin de nous laisser habiter par la présence de Dieu pour lui offrir ce que nous sommes  corps et esprit pour devenir de vrais disciples.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment vivre cette épiphanie que les mages ont vécue si ce n’est en faisant comme eux et... en retournant chez nous ? En effet, nos eucharisties nous invitent, après la rencontre avec le Christ à la messe, à sortir et à reprendre notre vie de tous les jours en y cherchant la présence de Jésus. Il se manifestera comme c'est arrivé pour les mages, soyons-en sûrs.        <br />
              <br />
       Ses manifestations ne seront pas des manifestations de gloire. Elles seront désarçonnantes. Elles se feront dans la faiblesse comme celle de l’enfant que les mages adorent.  Je suis venu, dira Jésus plus tard, pour servir. Je ne suis pas un Sauveur qui affiche sa puissance, mais je suis un Sauveur humble venant vers vous tous et toutes et spécialement vers les pauvres et les petits qui m’accueillent  (cf. Mathieu 20, 28).       <br />
              <br />
       Que ces pensées mûrissent en nous en ce jour de l’Épiphanie, une fête merveilleuse qui nous permet de retourner vers nos occupations remplis de la joie d’avoir rencontré le Sauveur de nos vies dans l’Enfant que nous avons vénéré à Noël et que nous vénérons de nouveau avec les mages en ce jour.<!--« Allez dans la paix du Christ ».-->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       3 janvier 2019       <br />
              <br />
       <!--<a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2017-Regardez-l-etoile_a750.html">Homélie pour la fête en 2017</a>         <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-B-ou-Fete-des-Rois-Lumiere-de-toutes-les-nations_a808.html--">Homélie pour la fête en 2018</a>>       <br />
              <br />
       ______________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Texte des lectures pour la fête de l'Épiphanie</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
              <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »</title>
   <updated>2018-10-03T19:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ce-que-Dieu-a-uni-que-l-homme-ne-le-separe-pas-_a855.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/22786335-25333364.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-02T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 7 octobre 2018 Année B. Textes: Genèse 2,18-24, Hébreux 2, 9-11 et Marc 10, 2-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/22786335-25333364.jpg?v=1538514131" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année B « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant la première lecture et l’évangile, nous voici ce matin amenés dans un sujet discuté, controversé et palpitant cependant puisqu’il touche toute l’Église et toutes les communautés  chrétiennes. Il s’agit du rapport de l’homme et de la femme, de leur union dans le mariage et de leur témoignage dans la société.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des discussions vives autrefois et aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on s’arrête à l’évangile qui vient d’être lu, on voit que, du temps de Jésus, des questions concrètes se posaient. Il est confronté à  celles-ci. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit des réglementations concernant le divorce où un mari pouvait renvoyer sa femme. La loi juive donnait des précisions qui sont rapportées ici.       <br />
              <br />
       Le temps a passé et ce ne sont plus seulement les juifs qui ont établi des règles pour le divorce. Nos états modernes l’ont fait. Ils ont prévu aussi une protection pour les couples qui ne veulent pas s’engager dans un mariage même civil. D'un autre côté,  la question des divorcés remariés suscite de nombreuses interrogations dans l’Église. Le pape François a convoqué en 2015 les évêques pour une réunion, un Synode sur la famille, où la question a été discutée. On y a rappelé la doctrine traditionnelle en ouvrant toutefois les décisions de fréquenter ou non l’Eucharistie pour les personnes divorcées et remariées à la conscience bien formée des personnes dans cette situation au cours d’un cheminement de discernement.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans les paroles de Jésus, sans les précisions que les cas concrets demandent, le rappel de la doctrine traditionnelle de l’Église catholique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un héritage à conserver et à valoriser</span>       <br />
              <br />
       Dans une société comme la nôtre où les situations de couples sont si diversifiées, où existent même des reconnaissances juridiques de couples de même sexe, les paroles de Jésus paraissent à contre-courant. Pourtant, en reprenant ce qu’on trouve dans le récit du livre de la Genèse que nous a rappelé la première lecture, ces paroles de Jésus font état d'un héritage à conserver.        <br />
              <br />
       C’est dire la continuité qu’il y a dans la réponse de Jésus. Celui-ci ne se trouve pas autorisé à dire autre chose que ce qui est déjà et il rappelle, avec à-propos, la parole de Genèse : « Ce que Dieu a uni, que homme ne le sépare pas ». Il s’agit ici de ce qu’on a appelé, dans un terme technique,  l’indissolubilité du mariage que les premiers chrétiens ont adopté d’emblée. Saint Paul le dit clairement dans sa lettre aux Corinthiens.       <br />
              <br />
       Cet héritage est basé sur une vision de l'être humain dans sa nature d’être sexué, d’homme et de femme, et sur la complémentarité de ceux-ci. Toute cette vision conduit à favoriser le développement d’un amour stable dans le couple chrétien et amène en même temps une richesse très intimement liée à celui-ci dans la famille qui, par les enfants, crée une nouvelle église, pourrait-on dire. En effet les époux chrétiens deviennent comme le dit saint Paul une image des relations du Christ et de l’Église, avec leurs enfants ils forment le noyau d’une église domestique où tous sont accueillis et se soutiennent mutuellement.        <br />
              <br />
       Voilà l’héritage et le plan de Dieu pour les époux que les paroles de Jésus nous invitent à proposer.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme on l’a dit en commençant, les réalisations concrètes souffrent bien des variations et des divergences. Le document final du <span style="font-style:italic">Synode sur la famille</span> en 2015 le constate lorsqu'il écrit : « Dans la formation à la vie conjugale et familiale, l’approche pastorale devra tenir compte de la pluralité des situations concrètes »  (Numéro 34). Il n’est pas dans mon propos ici de juger ces situations, mais j'aimerais toutefois rappeler qu'il  y a un principe qui doit toujours être mis de l'avant, c’est celui de respecter les personnes sans les juger.         <br />
              <br />
       Ainsi, on peut voir les paroles de Jésus, non pas comme des paroles qui enferment les personnes dans des cadres étouffants, mais plutôt comme des paroles qui rappellent l’héritage et le sens profond de l’union de l’homme et de la femme. Dans les cheminements des couples qui ont la foi, il sera parfois difficile de réaliser pleinement les souhaits des paroles de Jésus,mais il faut toujours être attentif aux valeurs qui, elles, doivent être protégées et développées.        <br />
              <br />
       Dans le mariage chrétien comme le dit le Synode sur la famille de 2015 les époux cultivent l’amour et l’entraide mutuelle qui est leur premier but. Ils se donnent l’un à l’autre totalement dans une union corps et âmes et ils acceptent que leur amour se prolonge dans des  enfants qu’ils reçoivent comme un cadeau du Seigneur. Ils sont ouverts sur la société qui les entoure et sur les autres auxquels ils ne restent jamais étrangers.       <br />
              <br />
       Voici un extrait du document final de ce Synode de 2015  qui le dit bien : « L’homme et la femme accueillent ce don [de l'amour] et en prennent soin afin que leur amour puisse durer toujours. Face à la sensibilité de notre temps et aux difficultés effectives à maintenir des engagements définitifs, l’Église est appelée à proposer les exigences et le projet de vie de l’évangile de la famille et du mariage chrétien. » (Numéro 48) Et plus loin, les membres du <span style="font-style:italic">Synode</span> continuent en disant :  « Selon l’ordre de la création, l’amour conjugal entre un homme et une femme et la transmission de la vie sont ordonnés l’un à l’autre (cf. Genèse 1, 27-28). De cette façon, le Créateur a fait participer l’homme et la femme à l’œuvre de sa création et a en même temps fait d’eux des instruments de son amour, leur confiant la responsabilité de l’avenir de l’humanité à travers la transmission de la vie humaine. » (Numéro 63)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques réflexions choisies parmi plusieurs possibilités. Ce qui est le plus important ce ne sont pas mes réflexions, mais la vie des couples chrétiens. Ils sont sur un chemin où ils s’ouvrent aux appels de Dieu. Chaque couple et chaque famille sont appelés à être à leur façon une image de l’amour et de la fidélité de Dieu pour son Peuple.       <br />
              <br />
       N’ayons pas peur de les confier au Seigneur dans une prière fréquente. Les difficultés  d’aujourd’hui touchent les jeunes en particulier, ils ont besoin de notre soutien et de notre prière.       <br />
              <br />
       Que ce repas à la table de la famille de Dieu que forme la communauté chrétienne réunie autour de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang du Christ nourrisse tous nos repas familiaux et annonce le repas éternel dans la gloire du ciel auquel nous aspirons toutes et tous et auquel nous sommes toutes et tous appelés.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       2 octobre 2018       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       «L’indissolubilité correspond au désir profond d’amour réciproque et durable que le Créateur a mis dans le cœur de l’homme, il est un don qu’il fait lui- même à chaque couple : " Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas" » (Mt 19, 6 ; cf. Mc 10, 9).   n. 4 du Document final du Synode sur la Famille en 2015       <br />
              <br />
       Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu dit :       <br />
       « Il n’est pas bon que l’homme soit seul.       <br />
       Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »       <br />
           Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela       <br />
       toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,       <br />
       et il les amena vers l’homme       <br />
       pour voir quels noms il leur donnerait.       <br />
       C’étaient des êtres vivants,       <br />
       et l’homme donna un nom à chacun.       <br />
           L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,       <br />
       aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.       <br />
       Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.       <br />
           Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,       <br />
       et l’homme s’endormit.       <br />
       Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes,       <br />
       puis il referma la chair à sa place.       <br />
           Avec la côte qu’il avait prise à l’homme,       <br />
       il façonna une femme       <br />
       et il l’amena vers l’homme.       <br />
       L’homme dit alors :       <br />
       « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os       <br />
       et la chair de ma chair !       <br />
       On l’appellera femme – Ishsha –,       <br />
       elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
       il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-6)       <br />
              <br />
       R/ Que le Seigneur nous bénisse       <br />
       tous les jours de notre vie ! (cf. Ps 127, 5ac)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
            l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,       <br />
       et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés doivent tous avoir même origine » (He 2, 9-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges,       <br />
       nous le voyons couronné de gloire et d’honneur       <br />
       à cause de sa Passion et de sa mort.       <br />
       Si donc il a fait l’expérience de la mort,       <br />
       c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.       <br />
           Celui pour qui et par qui tout existe       <br />
       voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ;       <br />
       c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances,       <br />
       celui qui est à l’origine de leur salut.       <br />
           Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés       <br />
       doivent tous avoir même origine ;       <br />
       pour cette raison,       <br />
       Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous ;       <br />
       en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Alléluia. (1 Jn 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
           Des gens présentaient à Jésus des enfants       <br />
       pour qu’il pose la main sur eux ;       <br />
       mais les disciples les écartèrent vivement.       <br />
           Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :       <br />
       « Laissez les enfants venir à moi,       <br />
       ne les empêchez pas,       <br />
       car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu       <br />
       à la manière d’un enfant       <br />
       n’y entrera pas. »       <br />
           Il les embrassait       <br />
       et les bénissait en leur imposant les mains.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           des pharisiens abordèrent Jésus       <br />
       et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :       <br />
       « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Que vous a prescrit Moïse ? »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Moïse a permis de renvoyer sa femme       <br />
       à condition d’établir un acte de répudiation. »       <br />
           Jésus répliqua :       <br />
       « C’est en raison de la dureté de vos cœurs       <br />
       qu’il a formulé pour vous cette règle.       <br />
           Mais, au commencement de la création,       <br />
       Dieu les fit homme et femme.       <br />
           À cause de cela,       <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,       <br />
           il s’attachera à sa femme,       <br />
       et tous deux deviendront une seule chair.       <br />
       Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.       <br />
           Donc, ce que Dieu a uni,       <br />
       que l’homme ne le sépare pas ! »       <br />
           De retour à la maison,       <br />
       les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.       <br />
           Il leur déclara :       <br />
       « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre       <br />
       devient adultère envers elle.       <br />
           Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,       <br />
       elle devient adultère. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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