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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <dc:date>2026-06-10T17:01:38+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu,  la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année C «  Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2019 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 23 juin 2019 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Luc 9, 11b-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/31980586-29954937.jpg?v=1553547020" alt="Homélie pour la Fête-Dieu,  la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année C «  Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés »" title="Homélie pour la Fête-Dieu,  la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année C «  Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés »" />
     </div>
     <div>
      L’épisode de la multiplication des pains – il y en a deux dans les évangiles – a été retenu et conservé par les premiers chrétiens comme une image du mystère de l’Eucharistie. Le choix de l’évangile est donc en relation directe avec la Fête-Dieu qui se nomme officiellement la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Il y aurait tant à dire sur sujet. Je me contenterai ce matin d’un commentaire qui fait ressortir quatre verbes qu’on retrouve non seulement dans le récit de la multiplication des pains, mais aussi dans les autres lectures ainsi que dans nos célébrations eucharistiques : « apporter», « bénir », « rompre », et « distribuer ».       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Apporter et bénir</span>       <br />
              <br />
       Le premier verbe « apporter » est l’indication d’une démarche à faire. Regardez la scène dans l’évangile. Jésus provoque ses disciples en leur disant : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Ceux-ci sont dépourvus. Ils lui apportent cinq pains et deux poissons en disant « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. ». C’est à partir de cet apport modeste que la puissance de Dieu va se manifester.  Melkisédek  fit ainsi,  lit-on dans la première lecture :  « Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut ».        <br />
              <br />
       C'est une figure de ce que Dieu attend de nous. En effet, dans la célébration de l’Eucharistie à chaque dimanche nous sommes invités à apporter non seulement le pain et le vin, mais nos intentions, nos peurs, nos besoins, tout ce qui fait notre vie. Cet apport modeste comme celui des disciples est d’ailleurs bien symbolisé par la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice à la présentation des dons.        <br />
              <br />
       Le deuxième verbe est « bénir ». Dans la suite du récit de la multiplication des pains, on lit  « Jésus dit à ses disciples :  "Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ".  Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux ». Saint Paul dans le deuxième lecture rappelle aux fidèles de la ville de Corinthe que Jésus a fait de même le soir du Jeudi-Saint «  Le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce... »       <br />
              <br />
       Bénir c’est rendre grâces à Dieu, lui exprimer une confiance absolue et s’en remettre à sa puissance bienveillante. Pour Jésus ce moment est crucial, car il lui permet de mettre en œuvre sa relation particulière avec son Père. Jésus le prie de la manifester de façon visible en multipliant ce modeste apport des disciples. Cette multiplication de ce qui est apporté est le signe de la prévenance de Dieu pour ses enfants qu'Il nourrit abondamment.          <br />
              <br />
       La suite de cette démarche échappe à nos limites humaines, ce qu’indiquent les deux autres verbes « rompre » et « distribuer ».        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Rompre et distribuer</span>       <br />
              <br />
       Dans le récit de la multiplication des pains qui est comme une image de l’Eucharistie, avons-nous dit, Jésus fait un geste très signifiant celui de rompre ce qui est devant lui et il demande à ses disciples de distribuer ce qui est rompu.        <br />
              <br />
       « Rompre » ici est un geste physique, mais ce n'est pas seulement cela. C'est un geste qui exprime symboliquement  la Passion où Jésus verra son corps et son sang rompus, séparés et donnés. À travers ces souffrances Jésus donne sa vie pour le salut de la multitude. Écrasé aux yeux  humains, Jésus sera relevé par son Père qui le ressuscite pour en faire le Seigneur de nos vies et le Roi de gloire. Cet évènement de la Passion qu'indique le verbe « rompre » n’est pas fermé sur lui-même. Il nous mène dans l’intimité de Dieu dans laquelle Jésus est entré pour toujours entraînant avec lui ses frères et ses sœurs. Avec lui, nous devenons cohéritiers du royaume de Dieu que Jésus a annoncé et qui est parmi nous. Le corps rompu et le sang versé sont représentés par le pain et le vin.        <br />
              <br />
       Tel est le mystère que saint Thomas d’Aquin chante dans ce bel hymne que le pape lui avait demandé d’écrire et que nous avons lu avant la lecture de l’évangile. En voici un extrait que je vous relit : « C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son corps,  que le vin devient son sang. Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer, hors des lois de la nature. »       <br />
              <br />
       Revenons à la multiplication des pains. Toute la démarche racontée par saint Luc : les cinq pains et les trois poissons apportés, Jésus qui prie et rompt ce qui est devant lui, toute cette démarche, dis-je,  ne sert à rien si le pain et les poissons ne sont pas distribués.  Jésus «  les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule  ». Ceux-ci le font sans parcimonie, mais avec générosité. Il y en a pour tout le monde. Et les gens sont rassasiés. « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ». Ce qui est une indication des plus intéressantes pour ce qui se passe dans chaque Eucharistie où le Pain et le Vin consacrés sont distribués.        <br />
              <br />
       La grâce de Dieu n’est jamais épuisée. Elle dépasse toujours nos attentes et nous pouvons compter sur une abondance qui n’a pas de limites. Que nous soyons quelques personnes ou que nous soyons des milliers, la même nourriture est là en abondance.  « Qu’un seul ou mille communient, dit saint Thomas d'Aquin,  il se donne à l’un comme aux autres,  il nourrit sans disparaître».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La Fête-Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques mots sur le sacrement de l'Eucharistie en montre la beauté et la grandeur. On comprend facilement que les chrétiens au cours des âges ont développé une grande dévotion au Sacrement de l’Eucharistie qu’on appelle aussi le Très Saint-Sacrement le mettant ainsi au-dessus de tous les autres et en faisant comme le pilier des sept sacrements.        <br />
              <br />
       C’est ce que la dévotion populaire veut exprimer dans la procession de la Fête-Dieu qui est associée à la fête du Très Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Au Québec, elle connut de belles heures. Elle a lieu encore en quelques endroits. Dans d’autres parties du monde c’est un témoignage de foi qui perdure avec éclat comme à Rome où, guidée par le pape, elle va de la basilique Saint- Jean-de-Latran à la basilique Sainte-Marie-Majeure.       <br />
              <br />
       En effet, l’essentiel de la dévotion à l’Eucharistie c’est la foi en la présence de Jésus dans le Sacrement de l’Eucharistie.  C'est la reconnaissance que dans les gestes qui sont posés dans nos assemblées qui célèbrent l'Eucharistie, comme dans les assemblées du temps de saint Paul, le Christ ressuscité est présent et bien vivant.        <br />
              <br />
       Nous le proclamons publiquement lorsque nous vénérons,  exposée dans l’ostensoir ou conservée dans le tabernacle, l’hostie consacrée au cours d'un rassemblement eucharistique. Ainsi la procession de la Fête-Dieu et l’adoration eucharistique ne nous éloignent pas de la Cène du Jeudi-Saint que rappelle saint Paul, mais elles nous gardent dans son sillage et nous font entrer dans le partage des sentiments qui furent ceux de Jésus dans son don total au Père.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Fête-Dieu - aujourd'hui sans procession au Lac Poulin - soit une fête remplie d’amour et de chaleur par la foi que nous mettons dans la présence de Jésus parmi nous de façon spéciale dans son Corps et dans son Sang.        <br />
              <br />
       C'est le cas à chaque semaine lors de nos célébrations dominicales, mais aujourd’hui c’est une occasion particulière de vivre cette foi et de la proclamer ensemble en lisant, si vous le voulez bien, les deux dernières strophes du poème de saint Thomas d'Aquin :        <br />
              <br />
       <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.&nbsp;<span class="dq_close">»</span>       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 juin 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ____________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe du Saint-Sacrement</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       Melkisédek offre le pain et le vin (Gn 14, 18-20)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Melkisédek, roi de Salem,       <br />
       fit apporter du pain et du vin :       <br />
       il était prêtre du Dieu très-haut.       <br />
           Il bénit Abram en disant :       <br />
       « Béni soit Abram par le Dieu très-haut,       <br />
       qui a fait le ciel et la terre ;       <br />
           et béni soit le Dieu très-haut,       <br />
       qui a livré tes ennemis entre tes mains. »       <br />
              <br />
       Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)       <br />
              <br />
       R/ Tu es prêtre à jamais,       <br />
       selon l’ordre de Melkisédek. (cf. Ps 109, 4)       <br />
              <br />
       Oracle du Seigneur à mon seigneur :       <br />
       « Siège à ma droite,       <br />
       et je ferai de tes ennemis       <br />
       le marchepied de ton trône. »       <br />
              <br />
       De Sion, le Seigneur te présente       <br />
       le sceptre de ta force :       <br />
       « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »       <br />
              <br />
       Le jour où paraît ta puissance,       <br />
       tu es prince, éblouissant de sainteté :       <br />
       « Comme la rosée qui naît de l’aurore,       <br />
       je t’ai engendré. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur l’a juré       <br />
       dans un serment irrévocable :       <br />
       « Tu es prêtre à jamais       <br />
       selon l’ordre du roi Melkisédek. »       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
              <br />
       « Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères       <br />
           j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,       <br />
       et je vous l’ai transmis :       <br />
       la nuit où il était livré,       <br />
       le Seigneur Jésus prit du pain,       <br />
           puis, ayant rendu grâce,       <br />
       il le rompit, et dit :       <br />
       « Ceci est mon corps, qui est pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Après le repas, il fit de même avec la coupe,       <br />
       en disant :       <br />
       « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.       <br />
       Chaque fois que vous en boirez,       <br />
       faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain       <br />
       et que vous buvez cette coupe,       <br />
       vous proclamez la mort du Seigneur,       <br />
       jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,       <br />
       et guérissait ceux qui en avaient besoin.       <br />
           Le jour commençait à baisser.       <br />
       Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :       <br />
       « Renvoie cette foule :       <br />
       qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs       <br />
       afin d’y loger et de trouver des vivres ;       <br />
       ici nous sommes dans un endroit désert. »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.       <br />
       À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture       <br />
       pour tout ce peuple. »       <br />
           Il y avait environ cinq mille hommes.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »       <br />
           Ils exécutèrent cette demande       <br />
       et firent asseoir tout le monde.       <br />
           Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,       <br />
       et, levant les yeux au ciel,       <br />
       il prononça la bénédiction sur eux,       <br />
       les rompit       <br />
       et les donna à ses disciples       <br />
       pour qu’ils les distribuent à la foule.       <br />
           Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;       <br />
       puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :       <br />
       cela faisait douze paniers.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
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   <link>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-C-Ils-mangerent-et-ils-furent_a898.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ : "La multitude que nous sommes est un seuI corps" (I Corinthiens 10, 17)</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jun 2014 02:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année A) à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., desservant de la desserte Notre-Dame du Lac Poulin le 22 juin 2014. Textes: Deutéronome 8, 2-3.14b-16a; I Corinthiens 10, 16-17 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/6738191-10299017.jpg?v=1403146208" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ : "La multitude que nous sommes est un seuI corps" (I Corinthiens 10, 17)" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ : "La multitude que nous sommes est un seuI corps" (I Corinthiens 10, 17)" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle (voir à la fin). Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">I –  Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II – La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. C’est Jésus lui-même qui le propose à ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. Voici en résumé ce qu’il propose.        <br />
              <br />
       Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Comme Moïse l’a fait comprendre au peuple, le Dieu de l’Alliance est généreux et il s’occupe de donner à son peuple la nourriture dont il a besoin pour vivre spirituellement et avancer dans la connaissance et l’amour de Dieu.  Mais ce n’est pas tout, cette nourriture n’est plus la « manne » mais elle est désormais mon Corps et mon Sang.        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       C’’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure ne lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
              <br />
       &quot;Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang, écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence<span style="font-style:italic"> Lauda Sion Salvatorem</span>. Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce.&quot;       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">III– Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus ici, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       21 juin 2014       <br />
               <br />
       _______________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes tirées de Wikipedia       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto Cathédrale d'Orvieto. Un prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement2. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle &quot;Transiturus de hoc mundo&quot; le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où il renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
       </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/6738191-10299040.jpg?v=1403146098" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ : "La multitude que nous sommes est un seuI corps" (I Corinthiens 10, 17)" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ : "La multitude que nous sommes est un seuI corps" (I Corinthiens 10, 17)" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/6738191-10299040.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-La-multitude-que-nous-sommes-est-un_a599.html</link>
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