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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T19:00:52+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus à Nazareth : un accueil plutôt froid »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Jan 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année C le 30 janvier 2022 donnée a la chapelle du Séminaire. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 1, 4-5.17-19, I Corinthiens 12, 31-13,13 et Luc 4, 21-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/60107188-44032950.jpg?v=1636553460" alt="Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus à Nazareth : un accueil plutôt froid »" title="Homélie pour le 4e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus à Nazareth : un accueil plutôt froid »" />
     </div>
     <div>
      C’est l’évangile de saint Luc qui nous accompagnera tout au cours de cette année pour les dimanches du temps ordinaire car, comme vous le savez, le choix des lectures des évangiles dominicaux en cette année liturgique qu’on désigne comme l’« Année C » nous réfère à l’évangile de Luc. Pour l’« Année A » on utilise celui de Mathieu et pour l’« Année B » celui de Marc.       <br />
               <br />
       Saint Luc développe son exposé en empruntant le thème de la route, des déplacements de Jésus. Il  structure son évangile en suivant Jésus sur les chemins de la Palestine. Il présente trois grands périples de Jésus avec ses apôtres. Ce matin commence le premier de ces périples qui se passe dans sa Galilée natale (4, 14 - 9, 51), les autres seront sa montée vers Jérusalem en trois étapes (9, 51 - 13, 21) puis son entrée et son enseignement dans la Ville Sainte avant la Passion  (13, 22 – 21, 38).        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le message et le messager</span>       <br />
              <br />
       Le passage de l’évangile de saint Luc que je viens de lire prend place au tout début du parcours de la vie publique de Jésus. Intentionnellement, saint Luc le situe à Nazareth où Jésus a grandi, alors que saint Marc le situe plus tard dans le ministère de Jésus (cf. Marc 6,1-6a).        <br />
              <br />
       Les deux visites diffèrent beaucoup. Celle de saint Luc, placée dès le début de la prédication et du ministère de Jésus, est tragique et se termine presque par une tentative d'assassinat. Celle de saint Marc, après la tempête apaisée, sera plus anodine.        <br />
              <br />
       De quoi est-il question ici ? Pour saint Luc, la mise en scène qu’il utilise lui permet de situer les réactions non seulement au message que Jésus apporte, mais au messager qu’il est. Et on voit que ses concitoyens entendant son message sont prêts à tirer sur le messager, comme on dit.        <br />
              <br />
       Et pourtant Jésus se situe dans la foulée des prophètes qui l’ont précédé. On peut lui appliquer ce qui est dit de Jérémie dans la première lecture : « Je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations ».  Jésus est conscient qu’il avance lui aussi comme les autres prophètes sur un chemin rempli d’embûches. Sa visite à Nazareth est comme un test.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Les destinataires du message</span>       <br />
              <br />
       Comment vont réagir les destinataires du message de Jésus, de la Bonne Nouvelle de Dieu pour son peuple ?         <br />
              <br />
       Dans un premier temps, on voit que les gens sont touchés par les paroles de Jésus qui se situe au coeur de l’Alliance de Dieu avec son peuple, une Alliance qui offre un salut qui  n’est la propriété de personne, mais qui est pour tous ceux et celles qui veulent bien le recevoir.       <br />
              <br />
       Saint Luc qui a peut-être des informations particulières sur les réactions des concitoyens de Jésus à Nazareth - car il dit au début de son évangile qu’il a fait des recherches personnelles avant de l’écrire (cf. Luc 1, 3 « après avoir recueilli avec précision des informations ») – note que « tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche ».       <br />
              <br />
       Mais à mesure que Jésus parle, un mouvement de refus se dessine. Il ne peut être comme les prophètes. Il est un simple ouvrier, un artisan que les gens de son village connaissent bien. Ils manifestent alors leur opposition à son discours, à sa prédication : «  À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. »       <br />
              <br />
       Ils seraient peut-être prêts à accepter le message mais ils ne veulent rien savoir du messager. Or dans le plan de Dieu, le message c’est aussi le messager, pas moyen de séparer l’un de l’autre. Jésus annonce la Bonne nouvelle et il est la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Nos lenteurs et nos fermetures</span>       <br />
              <br />
       Ces réactions des gens de Nazareth sont très éclairantes pour nous aujourd’hui. Ce qui est en cause ici c’est la foi. Les gens de Nazareth ne veulent pas faire le pas nécessaire pour accueillir le message, la Bonne Nouvelle ou l’Évangile qui est le terme grec pour dire Bonne Nouvelle (note: le mot« évangile » est emprunté au grec ancien εὐαγγέλιον / euaggélion qui se traduit  littéralement par « bonne nouvelle »).         <br />
              <br />
       Pourquoi? Parce qu’ils réduisent la Bonne Nouvelle, l'Évangile à des enseignements seulement, à des lois et des préceptes comme ils sont habitués de le faire avec leurs Écritures. Or la Loi Nouvelle qu’annonce Jésus est au-delà des normes et des obligations auxquels ils sont habitués, elle est la Loi de l’Amour. Les disciples de saint Jean le comprendront très bien lorsqu’ils écriront dans une lettre qui nous  a été conservée : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui… ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (I Jean 4, 8-10).       <br />
              <br />
       Voilà l’essentiel du message de Jésus. Pour le recevoir, il faut accepter de se laisser dépouiller de ses fermetures et de ses sécurités. Il faut prendre le risque de  la foi. Il faut sortir de ses certitudes pour faire confiance à quelqu’un qui nous aime, un Dieu bon et miséricordieux qui ne saurait nous écraser car il nous regarde tous et toutes comme ses enfants.       <br />
              <br />
       L'amour-charité si bellement décrit par saint Paul dans la deuxième lecture prend ses racines dans cet amour infini de Dieu qui nous aime.  « S’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. etc. »       <br />
              <br />
       Devant la contestation violente des gens de Nazareth, Jésus, rempli de l’Esprit de Dieu, s’élève au-dessus de leurs réactions mesquines. Il les met de côté ostensiblement en fendant la foule d’un pas assuré et il va son chemin. « Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin ».       <br />
              <br />
       C’est sur d’autres routes qu’il continuera sa prédication jusqu’à celle du Calvaire où la Croix l’attend.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le Dieu Amour prêché par Jésus attend de nous une réponse de foi et de confiance malgré les incertitudes et les questionnements. Même lorsque nous sommes déroutés, nous pouvons regarder Jésus qui sera notre modèle, notre frère, notre ami tout en demeurant notre Seigneur et notre Maître.       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous renouvelle dans notre adhésion de foi à Jésus, messager de la Bonne Nouvelle qui est lui-même. Ressuscité et bien vivant, il est présent dans tous les rassemblements dominicaux comme le nôtre qui se tiennent dans le monde entier.        <br />
              <br />
       Unissons-nous à nos frères et sœurs qui, en ce moment, comme nous, font mémoire de la présence vivifiante du Seigneur Ressuscité en partageant son Corps et son Sang sous les espèces du Pain et du Vin.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       25 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 29 janvier 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi un prophète pour les nations » (Jr 1, 4-5.17-19)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Au temps de Josias,       <br />
           la parole du Seigneur me fut adressée :       <br />
           « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,       <br />
       je te connaissais ;       <br />
       avant que tu viennes au jour,       <br />
       je t’ai consacré ;       <br />
       je fais de toi un prophète pour les nations.       <br />
           Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi,       <br />
       tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai.       <br />
       Ne tremble pas devant eux,       <br />
       sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux.       <br />
           Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée,       <br />
       une colonne de fer, un rempart de bronze,       <br />
       pour faire face à tout le pays,       <br />
       aux rois de Juda et à ses princes,       <br />
       à ses prêtres et à tout le peuple du pays.       <br />
           Ils te combattront,       <br />
       mais ils ne pourront rien contre toi,       <br />
       car je suis avec toi pour te délivrer       <br />
       – oracle du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 70 (71), 1-2, 3, 5-6ab,  15ab.17)       <br />
       R/ Sans fin, je proclamerai       <br />
       ta justice et ton salut. (cf. Ps 70, 15)       <br />
              <br />
       En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :       <br />
       garde-moi d’être humilié pour toujours.       <br />
       Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,       <br />
       tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.       <br />
              <br />
       Sois le rocher qui m’accueille,       <br />
       toujours accessible ;       <br />
       tu as résolu de me sauver :       <br />
       ma forteresse et mon roc, c’est toi !       <br />
              <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,       <br />
       mon appui dès ma jeunesse.       <br />
       Toi, mon soutien dès avant ma naissance,       <br />
       tu m’as choisi dès le ventre de ma mère.       <br />
              <br />
       Ma bouche annonce tout le jour       <br />
       tes actes de justice et de salut.       <br />
       Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,       <br />
       jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » (1 Co 12, 31 – 13, 13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           recherchez avec ardeur les dons les plus grands.       <br />
       Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.       <br />
              <br />
           J’aurais beau parler toutes les langues       <br />
       des hommes et des anges,       <br />
       si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,       <br />
       je ne suis qu’un cuivre qui résonne,       <br />
       une cymbale retentissante.       <br />
           J’aurais beau être prophète,       <br />
       avoir toute la science des mystères       <br />
       et toute la connaissance de Dieu,       <br />
       j’aurais beau avoir toute la foi       <br />
       jusqu’à transporter les montagnes,       <br />
       s’il me manque l’amour,       <br />
       je ne suis rien.       <br />
           J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,       <br />
       j’aurais beau me faire brûler vif,       <br />
       s’il me manque l’amour,       <br />
       cela ne me sert à rien.       <br />
              <br />
           L’amour prend patience ;       <br />
       l’amour rend service ;       <br />
       l’amour ne jalouse pas ;       <br />
       il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;       <br />
           il ne fait rien d’inconvenant ;       <br />
       il ne cherche pas son intérêt ;       <br />
       il ne s’emporte pas ;       <br />
       il n’entretient pas de rancune ;       <br />
           il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,       <br />
       mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;       <br />
           il supporte tout, il fait confiance en tout,       <br />
       il espère tout, il endure tout.       <br />
           L’amour ne passera jamais.       <br />
              <br />
       Les prophéties seront dépassées,       <br />
       le don des langues cessera,       <br />
       la connaissance actuelle sera dépassée.       <br />
           En effet, notre connaissance est partielle,       <br />
       nos prophéties sont partielles.       <br />
           Quand viendra l’achèvement,       <br />
       ce qui est partiel sera dépassé.       <br />
           Quand j’étais petit enfant,       <br />
       je parlais comme un enfant,       <br />
       je pensais comme un enfant,       <br />
       je raisonnais comme un enfant.       <br />
       Maintenant que je suis un homme,       <br />
       j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.       <br />
              <br />
           Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ;       <br />
       ce jour-là, nous verrons face à face.       <br />
       Actuellement, ma connaissance est partielle ;       <br />
       ce jour-là, je connaîtrai parfaitement,       <br />
       comme j’ai été connu.       <br />
           Ce qui demeure aujourd’hui,       <br />
       c’est la foi, l’espérance et la charité ;       <br />
       mais la plus grande des trois,       <br />
       c’est la charité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité » (1 Co 13, 4-13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       L’amour prend patience ;       <br />
       l’amour rend service ;       <br />
       l’amour ne jalouse pas ;       <br />
       il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;       <br />
           il ne fait rien d’inconvenant ;       <br />
       il ne cherche pas son intérêt ;       <br />
       il ne s’emporte pas ;       <br />
       il n’entretient pas de rancune ;       <br />
           il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,       <br />
       mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;       <br />
           il supporte tout, il fait confiance en tout,       <br />
       il espère tout, il endure tout.       <br />
           L’amour ne passera jamais.       <br />
              <br />
       Les prophéties seront dépassées,       <br />
       le don des langues cessera,       <br />
       la connaissance actuelle sera dépassée.       <br />
           En effet, notre connaissance est partielle,       <br />
       nos prophéties sont partielles.       <br />
           Quand viendra l’achèvement,       <br />
       ce qui est partiel sera dépassé.       <br />
           Quand j’étais petit enfant,       <br />
       je parlais comme un enfant,       <br />
       je pensais comme un enfant,       <br />
       je raisonnais comme un enfant.       <br />
       Maintenant que je suis un homme,       <br />
       j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.       <br />
           Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ;       <br />
       ce jour-là, nous verrons face à face.       <br />
       Actuellement, ma connaissance est partielle ;       <br />
       ce jour-là, je connaîtrai parfaitement,       <br />
       comme j’ai été connu.       <br />
           Ce qui demeure aujourd’hui,       <br />
       c’est la foi, l’espérance et la charité ;       <br />
       mais la plus grande des trois,       <br />
       c’est la charité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs (Lc 4, 21-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Seigneur m’a envoyé,       <br />
       porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération.       <br />
       Alléluia. (Lc 4, 18cd)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       dans la synagogue de Nazareth,       <br />
       après la lecture du livre d’Isaïe,       <br />
           Jésus déclara :       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture       <br />
       que vous venez d’entendre »       <br />
           Tous lui rendaient témoignage       <br />
       et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.       <br />
       Ils se disaient :       <br />
       « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       « Sûrement vous allez me citer le dicton :       <br />
       ‘Médecin, guéris-toi toi-même’,       <br />
       et me dire :         <br />
       ‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm :       <br />
       fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ »       <br />
           Puis il ajouta :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays..       <br />
           En vérité, je vous le dis :       <br />
       Au temps du prophète Élie,       <br />
       lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,       <br />
       et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,       <br />
       il y avait beaucoup de veuves en Israël ;       <br />
           pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,       <br />
       mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,       <br />
       chez une veuve étrangère.       <br />
           Au temps du prophète Élisée,       <br />
       il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;       <br />
       et aucun d’eux n’a été purifié,       <br />
       mais bien Naaman le Syrien. »       <br />
              <br />
           À ces mots, dans la synagogue,       <br />
       tous devinrent furieux.       <br />
           Ils se levèrent,       <br />
       poussèrent Jésus hors de la ville,       <br />
       et le menèrent jusqu’à un escarpement       <br />
       de la colline où leur ville est construite,       <br />
       pour le précipiter en bas.       <br />
           Mais lui, passant au milieu d’eux,       <br />
       allait son chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/60107188-44032950.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-a-Nazareth-un-accueil-plutot-froid_a1047.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.hgiguere.net,2026:rss-38701313</guid>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A « Voici comment fut engendré Jésus Christ »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Dec 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 22 décembre 2019. Textes de l'Écriture : Isaïe 11, 1-10, Romains 15, 4-9 et Mathieu 3, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/38701313-33651688.jpg?v=1571949069" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A « Voici comment fut engendré Jésus Christ »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A « Voici comment fut engendré Jésus Christ »" />
     </div>
     <div>
      Il arrivait souvent dans ma région natale ou encore au collège que l’on donne à quelqu’un un surnom qui exprimait un trait de sa personnalité ou sa situation dans le groupe. Plusieurs de ces surnoms sont devenus au Québec des noms de famille comme, par exemple, <span style="font-style:italic">Lafortune, Lafontaine, Lebeau, Lebon</span> etc. C’est le cas dans plusieurs régions du monde aussi. J’ai un ami africain dont le prénom <span style="font-style:italic">Ametepe</span> signifie « <span style="font-style:italic">la place de l’homme»</span> en référence à son grand père dont il est le remplaçant dans la famille avec tous les honneurs et titres lié à son rang. <!--<Ametepe> Littéralement signifie dans ma langue la place de l’homme . De façon spécifique dans mon contexte  je remplace mon grand père qui était décédé dans l’année d’avant ma naissance. Étant un grand, la croyance populaire croit que je suis son remplaçant. Je suis donc à sa place dans la famille. Ainsi je pouvais recevoir les honneurs et titres liés à son rang.  Voilà un cours 101 tradition ewe du Sud Togo-->       <br />
              <br />
       Nous avons dans les textes des lectures de ce matin deux noms qui nous sont présentés avec leur signification précise  dans la culture hébraïque. Pour nous ces deux noms sont une richesse qui dépasse les simples surnoms.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Emmanuel(c’est-à-dire : Dieu-avec-nous)</span>       <br />
              <br />
       Le premier de ces noms se retrouve dans le texte de la première lecture tirée du livre du prophète Isaïe. L’auteur en donne l’explication. Emmanuel veut dire « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
       Ce nom est tout entier enraciné dans la culture biblique qui raconte la découverte d’Abraham suivi d’Isaac et de Jacob qui font alliance avec leur Dieu.        <br />
              <br />
       En effet, l’originalité de l'Ancienne Alliance réside dans le fait que le Dieu de l’Alliance n’est pas un Dieu séparé des siens, tout-puissant et lointain. Il est, au contraire, proche de son peuple, de ceux et celles qu’il a choisis. Il les accompagne. Il est avec eux. Sa présence se voit dans ses œuvres à commencer par l’univers lui-même qui est l’œuvre de ses mains et dans les personnes qui se confient à lui pour entretenir avec lui une relation d’amitié et de confiance à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Nous sommes loin des dieux des religions de toutes sortes qui ont pullulé en Orient notamment. Nous sommes loin de dieux comme celui que chante Gilbert Bécaud dans son chant « <span style="font-style:italic">Je t’appartiens</span> » où il lui disait « Souvent je pense que dans ton immense palais de silence tu dois être bien ».       <br />
              <br />
        Non! le Dieu révélé dans la Bible est un Dieu avec nous. Il est vraiment l’Emmanuel. Ce nom est appliqué à celui qui le représente le mieux et qui est né à Bethléem de la Vierge Marie, Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve)</span>       <br />
              <br />
        Dans le message de l’ange à Joseph dans l’Évangile qui vient d’être lu, au  nom Emmanuel qui convient parfaitement à Jésus s'ajoute un autre nom, celui que nous connaissons bien : « Jésus ».       <br />
              <br />
       Relisons ce qu’écrit saint Mathieu. L'ange  du Seigneur qui apparaît en songe à Joseph lui dit : « [Marie, ton épouse] enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés <!--Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :    Voici qupe la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : ‘’ Dieu-avec-nous’’--> ».       <br />
               <br />
       Cet enfant donné par Dieu au monde à travers cette jeune fille qui est Marie annonce une bonne nouvelle dont il est porteur  et son nom l’exprime bien. Jésus veut dire « Le-Seigneur-sauve ». Cette bonne nouvelle c’est que Dieu n’est pas seulement proche des siens  mais il les guérit de leurs blessures morales de toutes sortes. Il redresse les torts. Il instaure un royaume de paix et d’amour. Le nom de Jésus que Joseph reçoit et qu’il donnera au fils de Marie exprime sa mission.       <br />
              <br />
       À juste titre d'ailleurs, car la réalité qui est mise ainsi devant nos yeux est celle du salut. Dieu qui est avec nous - l'Emmanuel -  est aussi celui qui nous élève jusqu'à lui, qui nous sauve des limites dans lesquelles nous nous engluons trop souvent par nos fautes et nos péchés, il est celui qui nous sauve. Il est celui qui fait sortir le meilleur qui est dans l’humanité <!--Comment? -->en devenant l'un de nous par l'incarnation de son Fils comme nous le fêterons à Noël.        <br />
              <br />
       Joseph en acceptant de garder Marie près de lui devient un acteur majeur du plan de Dieu dans lequel il entre malgré ses hésitations premières. Il agit avec son coeur et son amour pour Marie mais aussi avec sa foi dans les paroles de Dieu reçues  dans ce songe dont nous parle l'évangile. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces remarques sur les deux noms que les lectures nous présentent ce matin me permettent de nous inciter à entrer, pendant l’Avent, dans le mouvement de l'Alliance de Dieu avec l'humanité qui est un mouvement qui va de Dieu vers nous, mais aussi qui  va de nous vers Dieu.       <br />
              <br />
       Dieu est avec nous, il se fait l’Emmanuel.  Il vient habiter parmi nous en Jésus que Marie porte comme un don de l’Esprit comme lui dit l’ange à l’Annonciation : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu ». (Luc 1,35)        <br />
              <br />
       Il est aussi celui qui permet à l’humanité de s’élever et de regarder sans cesse plus haut. C’est le mouvement du bas vers le haut.  « Mon âme exalte le Seigneur... Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! » chantera Marie devant Élisabeth lors de la Visitation (Luc 2, 46-49).       <br />
              <br />
       Ces deux mouvements du haut vers le bas et du bas vers le haut sont essentiels à notre démarche de disciples de Jésus. Celui-ci a été tout entier au service de son Père et nous a montré le chemin pour aller vers Lui à sa suite en nous mettant au service de nos frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons dans les quelques jours qui restent avant la fête de Noël entrer encore plus profondément dans le mouvement d’accueil du don de Dieu qui nous est fait afin que nous soyons capables d’aller vers Lui avec confiance.        <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent nous a permis de vivre une étape préparatoire aux fêtes de Noël en nous ressourçant dans la Parole de Dieu et dans les promesses qu’il a faites. Nous avons vécu de nouveau une attente qui a ouvert nos cœurs à ce que le Seigneur veut faire pour chacune et chacun de nous dans les fêtes que nous nous apprêtons à vivre. Je vous souhaite un Joyeux Noël.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       17 décembre 2019       <br />
              <br />
        <!--C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
              <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <CENTER><A HREF="http://WahooArt.com/Art.nsf/OPRA/8Y3AGN" TARGET='_blank' >       <br />
        <IMG SRC="http://WahooArt.com/Art.nsf/O/8Y3AGN/$File/Gaetano-Gandolfi-Joseph_s-Dream-2-.JPG" vspace=2 hspace=5 border=0 width="395"  Height="500" style="box-shadow: 1px 1px 10px #555;; border-radius: 5px;"><BR><Small>Le rêve de Joseph</Small><BR></A>       <br />
       <A HREF="http://WahooArt.com/@/GaetanoGandolfi" TARGET='_blank' ><Small>Gaetano Gandolfi</Small></A><BR>       <br />
       </CENTER>       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 4e  dimanche de l'Avent Année A</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/38701313-33651688.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Voici-comment-fut-engendre-Jesus-Christ_a925.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »</title>
   <pubDate>Tue, 05 Feb 2019 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 10 février 2019. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11 et Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.hgiguere.net/photo/art/default/29468716-28507285.jpg?v=1546695129" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" />
     </div>
     <div>
      Les ados d’aujourd’hui comme ceux d’hier se demandent tous un jour ou l’autre ce qu’ils feront dans la vie. C’est une question qu’ils porteront pendant de nombreuses années pour certains et certaines. Pour d’autres la voie est toute tracée.  Leur choix ne les préoccupe pas. Ils suivront les traces d’un père ou d’une mère. Ils se lanceront dans un domaine qui les passionne déjà. Pour plusieurs, le chemin sera plus long. Il se fera à travers des hauts et des bas. Des essais et des échecs. C’est la vie dira-t-on… Nous sommes ici sur le terrain du choix d’un travail ou d’une profession.        <br />
              <br />
       Il en va ainsi pour la personne croyante qui désire découvrir son chemin, sa vocation car, comme le dit le Concile Vatican II, chacun et chacune a un appel personnel de Dieu à vivre, une vocation personnelle (<span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>  nos 40 et 41), ce que le pape François décrit ainsi : « Ce qui importe, écrit-il, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. » (Exhortation <span style="font-style:italic">Gaudete et Exsultate</span> sur la sainteté n. 11)        <br />
              <br />
       Nous avons dans les trois textes des lectures d’aujourd’hui trois récits de vocations qui ont été vécues par des personnes comme nous qui ont été l’objet d’un choix particulier de Dieu. À cause de circonstances particulières, le chemin déjà poursuivi a pris pour elles une direction nouvelle et inattendue. C’est ce qui est arrivé à Isaïe, à saint Paul et aux apôtres Pierre, Jacques et Jean.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vocation du prophète Isaïe</span>       <br />
              <br />
       Commençons par Isaïe. Quelle description flamboyante que celle de la vocation du prophète Isaïe! On sait qu’il a vécu au temps du roi Ozias (ou Aazrias) vers 760 avant Jésus-Christ. Il était un juif pieux, dévoué pour les autres et sa vie se déroulait paisiblement. C'est alors qu’est survenu ce moment de rencontre avec Dieu où il entend un appel qu’il ne peut refuser.       <br />
              <br />
       Le cadre de cet appel le situe au service de son peuple que Dieu veut stimuler pour qu’il vive mieux l’Alliance conclue avec Abraham. Il sera comme le tisonnier qui ranime la flamme. Il devra parler haut et fort au nom de Dieu, une mission qu’il n’avait jamais entrevue, une mission pour laquelle il se sent démuni.       <br />
              <br />
       Et pourtant le Seigneur l’a choisi. Comme plusieurs autres avant lui , notamment le prophète Samuel (cf. <span style="font-style:italic">Samuel</span> 3, 9-10) sa réponse sera « Me voici : envoie-moi ! »       <br />
              <br />
       Sa vie aura basculé pour toujours. Il sera un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament qui sont, en plus de lui,  Jérémie, Ézéchiel et Daniel.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le cas de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       La deuxième vocation particulière qui nous est présentée aujourd'hui est celle de saint Paul comme prédicateur de l'Évangile, un ministère qu'il a rempli pendant de nombreuses années autour de la Méditerranée avant d’être amené à Rome comme prisonnier et d’y être mis à mort.       <br />
              <br />
       Son histoire que vous connaissez commence avec une implication comme jeune juif pharisien consacré à l’étude de la Loi et des Écritures Saintes. Il semble y avoir pris beaucoup de plaisir. Et c'est pour défendre cette Loi qu’il devient persécuteur des juifs convertis au message de Jésus, les chrétiens,  qui apportent le message d’une Loi Nouvelle reçue d’un certain Jésus de Nazareth. Puis c’est la rencontre de ce Jésus sur le chemin de Damas. Il en sera transformé pour le restant de sa vie. Il deviendra l’apôtre des païens et il passera son temps désormais à annoncer la Bonne Nouvelle reçue en Jésus, son Évangile qui devient sa seule raison de vivre cf. I <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>9, 16, <span style="font-style:italic">Philippien</span>s 3, 3-8.         <br />
              <br />
       Il sera le plus grand des évangélisateurs, des missionnaires de la religion chrétienne qui nous inspire encore aujourd’hui par ses lettres que nous lisons à chaque dimanche.  Humblement mais fièrement, il revendique le nom d'Apôtre au même titre que les Douze choisis par Jésus. La deuxième lecture que nous venons d'entendre  en témoigne : « Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi ».       <br />
              <br />
       III  - <span style="font-style:italic">Les apôtres Pierre, Jacques et Jean</span>       <br />
              <br />
       Venons maintenant à l'évangile qui nous raconte un appel particulier pour les  trois apôtres dont il est question dans ce récit de la pêche miraculeuse que nous venons d'entendre. Ce sont Pierre qui s’appelait Simon avant que Jésus le nomme Pierre pour signifier qu’il est le roc sur lequel les autres pourront s’appuyer et les deux frères,  Jacques et Jean, remplis d’énergie dont le surnom était « Boanergès » (Marc 3, 17)  qui veut dire « fils du tonnerre ».       <br />
              <br />
        Ces trois pêcheurs se connaissent depuis longtemps. Ils œuvrent ensemble et se donnent la main pour leur métier. Ils ont déjà rencontré Jésus auparavant en fréquentant Jean-Baptiste. Ils ont décidé de suivre Jésus tout en continuant leur métier. La belle-mère de Pierre a été guérie par Jésus qui fréquentait la maison de Pierre à Capharnaüm. Ce ne sont donc pas des étrangers pour Jésus. Ils sont déjà des gens qui ont choisi de le suivre. Ils ont une totale confiance en lui et sur sa parole ils relancent leurs filets : « Maître, dit Pierre, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »        <br />
              <br />
       Tout surpris, Ils ramènent plein de poissons. Pour Jésus cette pêche miraculeuse est le signe de ce qu'il attend d'eux.  Il dit alors à Pierre « « Sois sans crainte,  désormais ce sont des hommes que tu prendras. »  »,  Jésus renvoie ainsi Pierre, Jacques et Jean à l’image de leur métier, mais il en change la teneur. Ils parcourrons la mer du monde pour y rencontrer les gens de toutes nations, de toutes cultures et de tous pays et leur annoncer la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
       Ce qui se passe dans cet épisode de la pêche miraculeuse est un virage majeur que prend leur vie qui ne sera plus jamais la même : leur vocation désormais sera celle d’être apôtres, protagonistes et diffuseurs du message de Jésus.  « Et, laissant tout, ils le suivirent ».        <br />
              <br />
       Ce qu’ils ont fait avec cœur puisqu’après la Pentecôte ils sont partis chacun de son côté et ils ont jeté les bases de l’Église que nous connaissons aujourd’hui. Ils sont vénérés par tous les chrétiens comme les piliers de l’Église. C’est leur témoignage de la Résurrection de Jésus qu’ils avaient suivi sur les routes de Galilée qui  allumera la foi de leurs compatriotes puis des générations subséquentes. L’Évangile grâce à eux et à leurs successeurs se répandra dans le monde entier selon le souhait de leur Maître « « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ». (Marc 16, 15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces trois récits présentent des vocations spéciales, qui peuvent nous inspirer nous aussi dans la découverte de notre vocation personnelle. Comme Isaïe, Paul, Pierre, Jacques et Jean nous pouvons être ou devenir des personnes qui répondent avec empressement à des appels clairs de Dieu dans nos vies. Ces appels ne sont peut-être pas  aussi éclatants que ceux d’Isaïe, de Paul ou de Pierre, Jacques et Jean, mais ils sont bien là. Si on prend le temps d’écouter la voix de l’Esprit en nous, nous découvrirons comment vivre aujourd’hui dans l’amour de Dieu avec confiance et avec conviction. Point n'est besoin de quitter son emploi ou de laisser son foyer. Il suffit de vivre l’instant présent sous le regard de Dieu.         <br />
              <br />
       Pour ce faire, je vous conseille, une pratique qui consiste à répéter une ou des phrases qui nous inspirent comme « À toi Seigneur, la gloire, l’honneur et la louange » ou encore la prière dite la prière de Jésus « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » ou encore « Je te rends grâce, Seigneur, pour telle personne que je viens de rencontrer, pour le soleil qui brille aujourd’hui, pour…  etc. »       <br />
              <br />
       Que notre messe soit pour nous une action de grâces pour ce que Dieu fait en nous et un moment où nous lui redisons notre disponibilité pour le servir de la façon qu’il a prévue pour nous.  « Seigneur me voici! »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       5 février 2019       <br />
       ______________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>http://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/29468716-28507285.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Laissant-tout-ils-le-suivirent_a878.html</link>
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