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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T08:57:17+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/70238252-49012632.jpg?v=1675366125" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »" />
     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/70238252-49012632.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-91757304</guid>
   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»</title>
   <pubDate>Sat, 27 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix, le 1 janvier 2023 Année A Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757304-64417728.jpg?v=1670849196" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" />
     </div>
     <div>
       Dans un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=CL5Fqr36Oi0"> cantique traditionnel</a> au Québec nous chantons « Mon Dieu bénissez la Nouvelle Année. Rendez heureux nos parents nos amis. Elle est toute à vous et nous est donnée pour mériter le paradis. » Ces mots reprennent dans un langage populaire et folklorique la belle bénédiction que nous livre la première lecture : « Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce….Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Une nouvelle année</span>       <br />
              <br />
       Le début d’une nouvelle année est là. C’est toujours un moment particulier. De quoi l’année sera-t-elle faite? Quels événements se produiront dans nos vies personnelles : maladies, joies, départs, deuils etc. ou dans le monde affrontements, cataclysmes, guerres, remontées économiques peut-être, prospérité etc. ? Que sais-je? Ce n’est pas le temps, ce matin, de jouer aux devins et de se lancer dans les pronostics. Essayons plutôt de voir dans quel esprit nous allons vivre cette nouvelle année. Ici, les textes de la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous serons des plus utiles parce qu’il nous donnent une direction. Ils nous orientent vers nos racines.       <br />
               <br />
       Vivre une année nouvelle de façon aisée et comblante, c'est laisser tomber ce qui nous appesantit, ce qui peut nous emprisonner et nous limiter pour laisser entrer un air frais et nouveau. C’est ce qu'on voit dans des traditions où le 31 décembre on jette par les fenêtres tout ce qui est vieux ou usagé : meubles, vêtements, etc. Concédons que ces gens n’ont pas tort de marquer ainsi un changement bienvenu.        <br />
              <br />
       Et c’est de bon aloi et utile de regarder en avant avec des yeux neufs quand commence une nouvelle année.  Mais comme nous le proposent les textes des lectures de ce matin, ce regard tourné vers de nouveaux horizons ne doit pas nous couper de ce qui fait ce que nous sommes. Couper avec ses racines, c’est se condamner à une errance sans fin, à une vie fade et sans consistance.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence maternelle irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Comment alors garder le lien avec ses racines? Laissons de côté les enjeux politiques réels et  regardons plutôt la question du point de vue d’une personne disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       Pour un chrétien ou une chrétienne,  un des nombreux moyens des rester en lien avec ses racines, c’est se laisser animer et habiter par la présence maternelle de Marie. Et c’est ce que la fête de Marie, Mère de Dieu nous permet d’intérioriser.       <br />
              <br />
       On peut remercier le pape Pie XI qui a institué la fête de Marie Mère de Dieu qui a été transférée du 11 octobre au  1 janvier après le Concile Vatican II remplaçant la fête de la circoncision de Jésus devenue désuète. Ce faisant,  huit jours après la naissance de Jésus, on mettait au premier plan sa mère. Une présence maternelle ne peut que nous rappeler une filiation.        <br />
              <br />
       Jésus est bien le fils d'une femme comme le dit saint Paul. Et comme il le proclame dans le reste de la deuxième lecture, nous sommes nous aussi des fils et des filles de Dieu. Et comme Jésus nous avons Marie pour Mère. Vous vous souvenez de ce que Jésus dit sur la Croix à saint Jean  qui nous représentent tous et toutes : « Voici ta mère » (Jean 19, 26).         <br />
              <br />
       Pour le manifester avec plus d’éclat, le concile Vatican II a proclamé Marie Mère de l’Église. Elle est notre mère à chacun et à chacune. Elle est aussi la mère de l’Église parce qu’elle a donné au monde celui qui vivifie l’Église et qui remplit nos vies.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Vénérer la  Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Marie est toujours aux côtés de son fils Jésus. Nous pouvons comme le pape François la vénérer de façon simple par des gestes comme la prière devant son image (ce que le pape fait à la fin de chacune de ses célébrations eucharistique ou avant de partir pour un voyage pastoral en dehors de Rome), par la récitation du chapelet,  par la récitation de prières comme le <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/prieres_usuelles.htm#souvenez">« Souvenez-vous »</a>, par des invocations comme « Marie,  j'ai confiance en vous », « Marie priez pour nous qui avons recours à vous » etc.       <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion à Marie viendront raviver notre dévotion et nous garder proches de nos racines en vivant cette filiation que nous avons avec Dieu mais aussi avec la Mère de Dieu.  Nous devenons ainsi à l’exemple des bergers des annonciateurs de la bonté et de l'amour paternel de Dieu et de la bonté et de l’amour maternel de Marie pour chacun et chacune d’entre nous.        <br />
              <br />
       « Ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers…. les bergers repartirent, ils glorifiaient et louaient  Dieu pour ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé »       <br />
              <br />
        Nous pouvons à l’exemple de Marie nous rappeler les grâces reçues,  les méditer dans nos cœurs. « Marie, cependant, retenait tous  ces événements et les méditait dans son cœur »  écrit saint Luc dans l’évangile que nous venons de lire.        <br />
              <br />
       Les souvenirs des visites de Dieu dans nos vies nous entraînent sur un chemin d’engagement. Nous les conservons avec amour, pour les relire et en tirer les enseignements pertinents pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette nouvelle années soit remplie pour chacun et chacune de joie, de bonheur et de paix, Et ensemble redisons « Mon Dieu, bénissez la Nouvelle Année ».  Que l’Eucharistie où nous partageons le Corps et le Sang du Christ  nous serve, tout au long de l’année, de nourriture sur notre route de fils et de filles de Dieu, héritiers de la promesse de vie éternelle avec le Christ ressuscité toujours vivant pour nous sauver (Romains 1, 1).       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 décembre 2025       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 27 décembre 2016 et 27 décembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/91757304-64417728.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-2023-le-Jour-de-l-An-et-Journee-mondiale-pour-la_a1279.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 décembre 2022 pour la fête de la Sainte Famille. Textes de l'Écriture: Siracide 3, 2-6.12-14, Colossiens 3, 12-21 et Mathieu 2, 13-15.19-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/93252547-65222029.jpg?v=1573692060" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année A 30 décembre 2026  « Respecter, soutenir, aimer »" />
     </div>
     <div>
      Quel défi de parler de la famille aujourd’hui à l’occasion de la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. En effet, au Québec – et c’est probablement assez semblable en Occident (statistiques qui datent de quelques années) <!--en  2016 -->plus de 1 million d’enfants  au Canada  (1 114 055), ou 19,2 % de tous les enfants âgés de 0 à 14 ans, vivaient dans une famille monoparentale et 81,3 % des enfants âgés de 0 à 14 ans dans les familles monoparentales vivaient avec leur mère, tandis que 18,7 % vivaient avec leur père.  Ces statistiques additionnées à celles des familles recomposées font que le modèle de la cellule unifamiliale traditionnelle avec père, mère et enfants est de moins en moins la norme.       <br />
              <br />
       La famille de Jésus, Marie et Joseph entre dans cette dernière catégorie et pourtant, je pense que, quelque que soit le modèle de la famille dont nous faisons partie, la Sainte Famille a quelque chose pour nous inspirer. Cette inspiration pourrait se traduire par trois verbes que je vais commenter en les appliquant d’abord à la Sainte Famille, mais en sachant qu’ils peuvent s’appliquer à toute famille quel que soit son modèle.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Respecter </span>       <br />
              <br />
       J’ai mis en premier lieu le verbe « respecter » parce que je pense qu’il est le plus essentiel. Les parents se doivent de manifester à leur progéniture une certaine forme de respect qui est nécessaire pour que leur enfant arrive à être lui-même et à se développer selon ses capacités  propres et selon aussi parfois ses limites comme dans le cas des enfants autistes.       <br />
              <br />
       Les parents se doivent d’être toujours à l’écoute. Bien sûr leur rôle est d’éduquer leur enfant. Et cela ne se fait pas sans des tensions parfois et même des conflits, Mais il est important que les parents fassent sentir à leur enfant qu’il n’est pas un simple numéro et qu’il a tout leur respect pour ce qu’il est et ce qu’il fait.       <br />
              <br />
       C’est l’exemple que nous donnent Marie et Joseph dans un des rares épisodes de l’adolescence de Jésus qui nous a été conservé. Il s’agit de la « fugue » de Jésus lors d’un pèlerinage à Jérusalem. Ses parents le  pensent avec des amis, alors qu’il est resté au Temple de Jérusalem avec ceux qui s’appellent les docteurs (cf. <span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-52).  Marie et Joseph le retrouvent après deux ou trois jours.        <br />
              <br />
       La scène des retrouvailles est très éclairante pour notre propos. Marie, en bonne mère, dit à Jésus que ses parents sont  inquiets de sa disparition. Jésus lui répond qu’il se devait de rester plus longtemps pour, dit-il d'une façon mystérieuse,  s’occuper des affaires de son père.  Il est sûr que Marie et Joseph n’ont pas trop compris ce à quoi il référait, mais  aucun reproche, n’est sorti de leur bouche.       <br />
              <br />
       Quel accueil et quel respect  pour cet adolescent qui commence à s’émanciper et à suivre sa propre voie dans la vie.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Soutenir</span>       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, j’ai retenu le verbe « soutenir » pour l’appliquer à la famille de Jésus, Marie et Joseph et à toutes les familles parce que sans un soutien de tous les instants surtout dans les premières années de la vie d’un enfant, tout tombe à l'eau. Les petits des humains, à la différence des petits des animaux, ne naissent pas autonomes. Pour se développer, ils ont besoin  d’accompagnement, de soins, de conseils et d’exemples. C'est toute une entreprise que de mettre un enfant au monde. Les parents nous le répètent souvent et avec raison. C’est, comme disait un de mes amis, un contrat à vie.        <br />
              <br />
       Ce soutien aujourd’hui prend diverses formes en raison de la vie que nous menons en Occident. Les lieux de ces appuis passent par les garderies, les crèches, les organismes de toutes sortes comme les CPE au Québec etc. Dans certains pays plus traditionnels ce sont les grands parents et la famille élargie qui sont mis à contribution. Quoiqu'il en soit, l’enfant ne peut devenir lui-même sans ce soutien que représentent  ceux et celles qui sont sa famille immédiate ou élargie.       <br />
              <br />
       Jésus l’a senti dans une circonstance bien particulière et très agréable. Alors qu’avec ses premiers disciples il participait  à des noces à Cana, sa Mère vient lui donner l’occasion de se manifester dans la mission qu’il commence à vivre après avoir quitté la maison familiale de Nazareth. Elle est là et elle lui donne l’occasion de manifester pour tout le monde la grandeur de ce qui va venir, elle dit simplement : « Ils n’ont plus de vin » invitant ainsi  maternellement Jésus à afficher ses dons et  à manifester la puissance de Dieu en changeant l’eau en vin (cf. <span style="font-style:italic">Jean</span> 2, 1-12).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Aimer</span>       <br />
              <br />
       Le troisième verbe que j’ai retenu c’est « aimer ».  Cela va de soi me direz-vous ? En effet, la famille qui est un lieu de rencontre et de relations ne peut se réaliser pleinement pour le bonheur de tous les membres sans qu’entre eux ne se développe un lien affectif qui est plus fort que le respect et le soutien. Ce lien c’est celui d’un amour qui se porte vers l’autre, un amour qu’on appelle l’amour filial,  celui des parents vers leurs enfants et celui des enfants vers leurs parents.       <br />
              <br />
       Comment décrire cet amour ? Une maman me l’a décrit un jour en me disant que c‘est un amour qui n'attend pas de retour qui est gratuit, qui cherche le bien de l’autre. Elle le comparaît  à l’eau d’un ruisseau qui coule et qui ne remonte pas en arrière ni ne s'arrête dans sa course.        <br />
              <br />
       Que c’est beau cet amour filial et cet amour parental ! Il nous fait penser à l’amour de Dieu qui descend vers nous qui que nous soyons et qui ne retourne jamais en arrière. Toute la vie de la Sainte Famille a sûrement  été vécue dans ce climat d'amour et d'affection. L’évangile d’aujourd’hui en présentant la fuite en Égypte nous met devant les yeux des parents qui sont prêts à tout pour la vie de leur enfant. On peut le penser en voyant aussi à la fin de la vie de Jésus, supplicié sur la croix, sa Mère qui est là au pied de la croix. Quelle douleur mais en même temps quel amour sont ici représentés !       <br />
              <br />
       Comme on n’a pas beaucoup de détails dans les évangiles sur la vie de la Sainte Famille à  Nazareth, on est obligé de laisser notre imagination aller et de nous représenter la Sainte Famille comme une famille toujours très attentive à chacun de ses membres, une famille où l’affection et l’amour étaient la norme. C’est ce qui a guidé mes réflexions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Laissons aller nos pensées ce matin. Que le souvenir de la famille de Jésus, Marie et Joseph soit un stimulant pour toutes les familles d’aujourd’hui quel que soit leur modèle, car le respect,  le soutien et l’amour seront toujours des piliers de la vie familiale       <br />
              <br />
       L’éclatement des familles aujourd’hui n’est pas une raison de laisser de côté l’image et le modèle de la Sainte Famille. On peut y trouver ce qu’il faut pour aller plus loin dans notre vie familiale.        <br />
               <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous comme une rencontre familiale où nous partageons le repas ensemble et où chacune et chacun a sa place.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <!--24 décembre 2019-->       <br />
              <br />
       23 décembre 2025       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille Année A       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Celui qui craint le Seigneur honore ses parents (Si 3, 2-6.12-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants,       <br />
       il renforce l’autorité de la mère sur ses fils.       <br />
           Celui qui honore son père       <br />
       obtient le pardon de ses péchés,       <br />
           celui qui glorifie sa mère       <br />
       est comme celui qui amasse un trésor.       <br />
           Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants,       <br />
       au jour de sa prière il sera exaucé.       <br />
           Celui qui glorifie son père verra de longs jours,       <br />
       celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.       <br />
              <br />
           Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,       <br />
       ne le chagrine pas pendant sa vie.       <br />
           Même si son esprit l’abandonne, sois indulgent,       <br />
       ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.       <br />
           Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,       <br />
       et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 127 (128), 1-2, 3, 4-5)       <br />
       R/ Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies ! (Ps 127, 1)       <br />
              <br />
       Heureux qui craint le Seigneur       <br />
       et marche selon ses voies !       <br />
       Tu te nourriras du travail de tes mains :       <br />
       Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !       <br />
              <br />
       Ta femme sera dans ta maison       <br />
       comme une vigne généreuse,       <br />
       et tes fils, autour de la table,       <br />
       comme des plants d’olivier.       <br />
              <br />
       Voilà comment sera béni       <br />
       l’homme qui craint le Seigneur.       <br />
       De Sion, que le Seigneur te bénisse !       <br />
       Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vivre ensemble dans le Seigneur (Col 3, 12-21)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           puisque vous avez été choisis par Dieu,       <br />
       que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,       <br />
       revêtez-vous de tendresse et de compassion,       <br />
       de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.       <br />
           Supportez-vous les uns les autres,       <br />
       et pardonnez-vous mutuellement       <br />
       si vous avez des reproches à vous faire.       <br />
       Le Seigneur vous a pardonné :       <br />
       faites de même.       <br />
           Par-dessus tout cela, ayez l’amour,       <br />
       qui est le lien le plus parfait.       <br />
           Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ       <br />
       à laquelle vous avez été appelés,       <br />
       vous qui formez un seul corps.       <br />
       Vivez dans l’action de grâce.       <br />
           Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ;       <br />
       instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres       <br />
       en toute sagesse ;       <br />
       par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,       <br />
       chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.       <br />
           Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,       <br />
       que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,       <br />
       en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.       <br />
           Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ;       <br />
       dans le Seigneur, c’est ce qui convient.       <br />
           Et vous les hommes, aimez votre femme,       <br />
       ne soyez pas désagréables avec elle.       <br />
           Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ;       <br />
       cela est beau dans le Seigneur.       <br />
           Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ;       <br />
       vous risqueriez de les décourager.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13-15.19-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse !       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Après le départ des mages,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et fuis en Égypte.       <br />
       Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,       <br />
       car Hérode va rechercher l’enfant       <br />
       pour le faire périr. »       <br />
           Joseph se leva ;       <br />
       dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et se retira en Égypte,       <br />
           où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
       D’Égypte, j’ai appelé mon fils.       <br />
              <br />
           Après la mort d’Hérode,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,       <br />
       et pars pour le pays d’Israël,       <br />
       car ils sont morts,       <br />
       ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »       <br />
           Joseph se leva,       <br />
       prit l’enfant et sa mère,       <br />
       et il entra dans le pays d’Israël.       <br />
           Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée       <br />
       à la place de son père Hérode,       <br />
       il eut peur de s’y rendre.       <br />
       Averti en songe,       <br />
       il se retira dans la région de Galilée       <br />
           et vint habiter dans une ville appelée Nazareth,       <br />
       pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes :       <br />
       Il sera appelé Nazaréen.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/93252547-65222029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-A-30-decembre-2026-Respecter-soutenir-aimer_a1291.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"</title>
   <pubDate>Thu, 18 Dec 2025 22:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la messe de la fête de Noël le 24 Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757298-64417714.jpg?v=1670641073" alt="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" title="Homélie pour Noël 2025 : "Le chemin des bergers"" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape. Trois mots pour les retenir : magie, nostalgie et mystère.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers sont enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : " Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie."  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystère si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le premier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissons nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Messe à 16 h au Lac Pouin Reprise de l'homélie du 24 décembre 2009 et 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DE LA NUIT       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-Noel-2025-Le-chemin-des-bergers_a1278.html</link>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 21 décembre 2025. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757294-64417706.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016 et 13 décembre 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/91757294-64417706.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1277.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-91757202</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Dec 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent le 14 décembre 2025 Année A. Textes: Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757202-64417694.jpg?v=1667222413" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean, le Baptiste, qui nous a interpellé la semaine dernière dans l’évangile du 2e dimanche de l’Avent par une prédication inspirante et dérangeante. Nous le retrouvons aujourd'hui alors qu’il est en prison, enfermé parce que son franc-parler lui a mis à dos les autorités politiques représentées par le roi Hérode.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un questionnement légitime</span>       <br />
              <br />
       Dans ces moments à l’écart, ses pensées flottent et les doutes l’assaillent : « Jésus qu’il a baptisé dans le Jourdain, est-il bien le Messie qui doit venir? » Il va s’en ouvrir à ses disciples qui le visitent et ceux-ci vont se charger d’aller poser la question à Jésus lui-même. Au nom de Jean, le Baptiste, ils demandent à Jésus « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » Une question qui nous rejoint tous et toutes car nous sommes souvent « emprisonnés » dans nos habitudes, nos péchés, nos limites et notre foi en souffre. Les doutes nous assaillent comme dans le cas de Jean, le Baptiste. Comment les  surmonter?        <br />
              <br />
       Revenons à la réponse de Jésus qui nous éclairera. Jésus ne répond pas directement à la question des disciples de Jean. Il les renvoie à eux-mêmes. « Prenez la peine de regarder autour de vous. Examinez les signes qui accompagnent mon ministère » leur dit-il. Et en toute humilité il les énumère : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »        <br />
              <br />
       Les envoyés de Jean ont leur réponse. Ils s’en vont le retrouver dans sa prison.        <br />
              <br />
        II- <span style="font-style:italic">Reconnaître les signes de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui se passe alors? L’évangile ne le dit pas explicitement. Mais on peut penser que Jean, le Baptiste, est plus que rassuré, il voit se confirmer ce qu’il avait entrevu au baptême de Jésus : « Celui-ci est bien l’Envoyé du Père ». Pourquoi? Parce que les signes donnés par Jésus sont ceux que les prophètes donnaient. Il se rappelle les paroles du prophète Isaïe qu’il connait bien et que la première lecture nous a présentées : Quand la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu se manifestera, dit Isaïe,  « alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ».       <br />
              <br />
       Tels sont les signes de la Venue du Sauveur, de la Manifestation de Dieu, qu’Isaïe donne et ce sont les mêmes signes que Jésus manifeste aux disciples de Jean. Car il est le Sauveur annoncé qui est là maintenant, il n’est plus seulement entrevu et attendu, il est venu. En Lui, Dieu s’est manifesté définitivement comme le Dieu bon et miséricordieux qui veut que toutes les personnes soient sauvées et se retrouvent dans son Royaume, dans sa maison.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’inclusion dans le Royaume</span>       <br />
              <br />
       Un temps nouveau est commencé avec la Venue du Sauveur annoncé. Le Royaume de Dieu est arrivé. Il inclut tout le monde à commencer par les plus petits, les pauvres, les exclus. « Bienheureux les pauvres, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix ceux qui sont persécutés pour la justice» dira Jésus dans sa prédication, dans ces béatitudes que vous connaissez bien qui sont comme la charte du Royaume de Dieu (Mathieu 5, 3-12).       <br />
              <br />
       Dans ce Royaume, il a un renversement total de nos perceptions. Même un grand prophète comme Jean, le Baptiste, cède le pas devant le pauvre et le petit parce, lui, il a été le Précurseur, annonçant le Royaume, sans hélas! y entrer directement,  tandis que, comme le dit Jésus,  maintenant tous peuvent y entrer et « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, [Jean, le Baptiste] » parce que ce « plus petit » est devenu enfant de Dieu, héritier de Dieu, héritier du Royaume avec Jésus (Romains 8, 16-17). Ce qui est une belle nouvelle pour chacun et chacune d’entre nous. En effet, la mesure de l’amour de Dieu est d’aimer sans mesure toutes les personnes avec leurs limites, qui qu’elles soient, de les aimer pour elles-mêmes pour les faire grandir.       <br />
              <br />
       Pour chacun et chacun d’entre nous, ce qui est important c’est la réponse à cet amour sans mesure. L’apôtre saint Jacques dans la deuxième lecture, en fin connaisseur de l’âme humaine, nous recommande la patience et l’endurance. Il nous donne l’image du cultivateur qui attend les fruits de la terre avec patience jusqu’à la récolte précoce ou tardive. C’est ce qui est important : tenir ferme dans la foi en l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ à travers les événements et les situations de toutes sortes dans nos vies, dans l’Église et dans notre monde.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis autour de la table du Seigneur, en ce 3e dimanche de l’Avent qui est appelé le « Dimanche de la joie » (en latin "Gaudete"), n’ayons pas peur de laisser éclater notre joie d’être appelés à vivre de nouveau la Venue du Seigneur. Préparons-nous-y le mieux possible pendant le temps de l’Avent par une fidélité plus grande à la prière et à l’entraide fraternelle.        <br />
              <br />
       Comme le dit le chant d’entrée liturgique dont les premiers mots ont servi pour qualifier le 3e dimanche de l’Avent de « Dimanche "gaudete" ou dimanche de la joie » : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 décembre 2025        <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 décembre 2016 et du 6 décembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/91757202-64417694.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1276.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-92990509</guid>
   <title>Homélie pour la fête de saint François Xavier le 3 décembre   « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident...»</title>
   <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 20:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête de saint François Xavier par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, Société de prêtres diocésains fondée en 1663 par le Bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec, aux Prêtres des Missions-Étrangères et aux Sœurs de l’Immaculée-Conception le 3 décembre 2007.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/92990509-65070208.jpg?v=1764790982" alt="Homélie pour la fête de saint François Xavier le 3 décembre   « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident...»" title="Homélie pour la fête de saint François Xavier le 3 décembre   « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident...»" />
     </div>
     <div>
          Textes de l'Écriture: Isaïe, 4, 2-6,  Mathieu 8,5-11.       <br />
              <br />
           Chers frères et sœurs,       <br />
              <br />
           I- Une mémoire opportune       <br />
              <br />
           Paris. Butte Montmartre. Le 15 août 1534. Sept hommes. La plupart encore jeunes. Ils se lient ensemble pour toujours par serment comme compagnons pour répondre aux appels du Seigneur et se mettre au service de l’Église. Ils ne savent pas qu’ils seront des marqueurs des temps nouveaux. Ils ont nom : Íñigo de Loyola dit Ignace, le plus vieux, Pierre Favre, un Savoyard, Françisco Xavier, un Navarrais, Diego Lainez (successeur d'lgnace à la tête de la Compagnie de Jésus), Alonso Salmeron, Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais, et Nicolás Badavilla. "Ce serment est l'acte fondateur de la Compagnie" de Jésus (Autobiographie).       <br />
              <br />
           Rome. Église du Gésù. Tombeau du guide que fut Ignace pour ses compagnons. En face de ce tombeau, une relique insigne. Un bras. Celui de son colocataire lors de ses études à Paris : François Xavier qu’il a envoyé aux Indes et qui meurt en 1552 aux portes de la Chine sans avoir reçu une dernière lettre d’Ignace lui demandant de quitter les Indes pour l'Amérique.       <br />
              <br />
           La fête d’aujourd’hui nous permet d’exercer notre mémoire et de nous enraciner dans un mouvement dont François Xavier est un des représentants les plus aimés et le plus connus puisque sa sainteté a même été reconnue par nos frères anglicans, mais il s’agit d’un mouvement que ni François Xavier, ni Ignace n’ont commencé.       <br />
              <br />
           Portez l’Évangile jusqu’au extrémités de la terre retentit au sein des premières communauté chrétiennes comme un impératif incontournable de Jésus lui-même. L’antienne de communion de la messe d’aujourd’hui qui reprend les paroles de l’évangile de Marc et celles de l’évangile de Mathieu, est limpide et sans échappatoire : « Allez dans le monder entier, proclamer la Bonne Nouvelle, et, moi dit le Seigneur, je suis avec vous tous le jours jusqu’à la fin des temps » (Antienne de communion tirée de Mc16, 15; Mt 28,20).       <br />
              <br />
           C’est pourquoi, Paul et les apôtres ont parcouru le tour de la méditerranée annonçant la Bonne nouvelle : Si je n’évangélise pas, je suis mort dit saint Paul.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi, au temps des barbares saint Boniface, saint Augustin de Cantorbéry pour n’en citer que quelques-uns ont travaillé à rejoindre ces nouvelles populations avec des moyens nouveaux mieux adaptés.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi dans une troisième vaque missionnaire François-Xavier et tant d’apôtres qui l’on suivi comme le Père Matteo Ricci en Chine ont cherché à entrer dans le cœur des populations nouvellement accessibles en leur présentant la richesse de l’Évangélise et en respectant en même temps la richesse de leurs civilisation.       <br />
              <br />
           Il serait trop long de continuer sur cette lancée car, vous le savez, les hauts et les bas de l’histoire des missions sont nombreux. Si j’ai rappelé ces quelques moments importants, c’est que le mouvement de l’évangélisation n’est pas mort. Loin de là. Il habite encore les communautés chrétiennes qui ne peuvent se contenter de vivre fermées sur elle-même.       <br />
              <br />
           L’Évangile d’aujourd’hui nous le rappelle opportunément ainsi que la première lecture choisie pour la fête de saint François Xavier.       <br />
              <br />
           II- L’universalité du message évangélique       <br />
              <br />
           « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux ». Jésus est-il tombé sur la tête se demandent les Juifs qui l’entourent ? Ignace avait-il dispersé ses compagnons trop précipitamment en envoyant François Xavier aux Indes ?       <br />
              <br />
           Et pourtant, dans ce texte de la rencontre avec un centurion romain que nous avons entendu il y a un instant, Jésus fait un pas extraordinaire pour le Juif pieux qu’il est, éduqué dans la tradition de ses pères, membre du peuple choisi.       <br />
              <br />
           Il brise le « tabou » de la révélation réservée aux seuls Juifs, Celle-ci s’étend à tous ceux et celles qui l’acceptent par un acte de foi personnel et par une adhésion à Celui qui en est le porteur ultime, Jésus de Nazareth. « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ».       <br />
              <br />
           Cette universalité de la révélation s’est imposée graduellement dans les communautés chrétiennes. Saint Pierre a de la difficulté à en rendre compte. Paul arrive à la rescousse et il en proclame la nécessité absolue sinon le risque est grand de pervertir le cœur même de la prédication de Jésus. Ce n’est pas pour rien que la tradition l’a présenté comme l’ « Apôtre des gentils » c’est-à-dire de toutes les nations.       <br />
              <br />
           III- Actualisation       <br />
              <br />
           Comment ce message nous rejoint-il en encore aujourd’hui ?       <br />
              <br />
           Oh je sais bien que mot évangélisation habite le langage ecclésial à un point tel qu’on ne l’entend plus ou qu’on y met ce que l’on veut bien y mettre. Il se conjugue en « nouvelle » évangélisation, « seconde » évangélisation et que sais-je encore ?       <br />
              <br />
           L’annonce de l’évangile est confrontée aujourd’hui à des défis aussi importants que ceux que rencontrait François Xavier et ses successeurs.       <br />
              <br />
           Qu’il s’agisse de notre Église du Québec ou des Églises en émergence, la rapidité des communications, les transfert de savoir et de technologies, le décalage entre les riches et les pauvres, les questions liées à l’environnement sont le milieu où le nom de Jésus doit être proclamé comme Sauveur et Seigneur, car Il peut être ce « Germe », ce « Fruit » dont tout l’univers sera fier accomplissant la prophétie d’Isaïe non seulement pour les « survivants de Jérusalem » mai pour « beaucoup qui viendront de l’orient et de l’occident »       <br />
              <br />
           « Malheur à moi si je n’évangélise pas », écrivait saint Paul. Ma vie est une évangélisation continuelle. À quelqu’un qui lui demandait comment il rejoindrait les Touaregs, Charles de Foucauld répondait. "Mon apostolat, doit être l'apostolat de la bonté... Si l'on me demande pourquoi, je suis doux et bon, je dois dire: 'Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi. Si vous saviez combien est bon mon Maître Jésus'." Avec le temps, sa mission se précise. Il sera le sillon qu'on creuse et où d'autres viennent jeter la semence. Frère Charles ne cherche à convertir personne. Il lui suffit d'être comme Jésus au milieu des plus pauvres.       <br />
              <br />
           Conclusion       <br />
              <br />
           Ainsi nous pouvons au fil de jours et des défis que rencontre notre Église, vivre au ras du quotidien une présence remplie de lumière et d’espérance, ancrée sur la base inaltérable de la présence de Jésus toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain, de Jésus que le Père a relevé d’entre les morts et rendu puissant pour nous sauver « de l’orient à l’occident ».       <br />
              <br />
           Que cette Eucharistie, en la fête de saint François Xavier, votre patron, nous remplissent de force et d’élan pour annoncer cette Bonne Nouvelle car chaque fois que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint et que nous refaisons ses gestes, nous annonçons le Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
           Amen !       <br />
              <br />
           Mgr Hermann Giguère, prêtre, P.H.       <br />
           Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
           l       <br />
       le 3 décembre 2007 publiée pour la première fois sur le site Carrefour Kairos        <br />
                <br />
        reprise le 3 décembre 2025       <br />
              <br />
              <br />
       Notes sur saint François Xavier       <br />
              <br />
           Saint François Xavier, en espagnol Francisco Javier, en basque Frantzisko Xabier, l'Apôtre des Indes (né le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre – mort le 3 décembre 1552 dans l' île de Sancian, au large de Canton, Chine), était un missionnaire jésuite espagnol, reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans. Il est fêté le 3 décembre.       <br />
              <br />
           François naquit d'une grande famille d'Espagne en 1506 ; étudiant à Paris, il s'attacha à saint Ignace. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s'adonna aux oeuvres de charité en diverses villes d'Italie. Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l'Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552. Grégoire XV le canonisa en 1622.       <br />
              <br />
              <br />
           Dernière mise à jour 4 décembre 2007 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-saint-Francois-Xavier-le-3-decembre-Beaucoup-viendront-de-l-orient-et-de-l-occident_a1290.html</link>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 2e dimanche de l'Avent 7 décembre 2025 Année A Textes: Isaïe 11, 1-10, Romains 15, 4-9 et Mathieu 3, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757162-64417686.jpg?v=1667482195" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année A « Jean, le Baptiste ouvre un chemin difficile, mais exaltant »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu est si riche et rempli de réminiscences de l’Ancien Testament qu’il nous laisse un peu abasourdis. Je me contenterai de regarder avec vous ce matin les trois personnages qui sont mis à l’œuvre : Jean, le Baptiste, le groupe des auditeurs et « Celui qui doit venir ». C’est en les regardant qu’on entrera dans ce chemin de l’Avent qui nous conduit à Noël, un chemin difficile, mais exaltant .       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Jean, le Baptiste ou le Baptiseur</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le premier personnage qui est introduit tout au début de la lecture : « En ces jours-là, parait Jean, le Baptiste ».       <br />
              <br />
       Jean se manifeste dans le désert. Il paraît à la face des contemporains. Et comment est-il caractérisé? Comme un baptiseur. Il est le Baptiste ou le Baptiseur. En plongeant les gens qui se rassemblent autour de lui dans l'eau du Jourdain, il les invite par ce geste du baptême à une démarche de conversion où il leur faut se laisser « purifier et refaire » par Dieu. Ce faisant, il leur signifie que les temps sont accomplis : « le Royaume de Dieu est proche. »       <br />
              <br />
       Envoyé par Dieu, comme le furent les prophètes dont il rappelle le message, il est « celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : ' Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers' ».       <br />
              <br />
       Le personnage de Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, qui est mis en scène ici annonce des temps nouveaux, un accomplissement, un salut  qui était attendu depuis longtemps. Ce salut demande un accueil vrai et inconditionnel. Cet accueil ne va pas se faire sans se laisser dépouiller, purifier de ses vues propres pour les ajuster à celles de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est en regardant les auditeurs qui se pressent autour de Jean, le Baptiste, qu’on apprend comment le faire.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La cohorte des auditeurs</span>       <br />
              <br />
       Ceux qui se pressent autour de Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, sont pour la plupart des gens simples venus de Jérusalem, de toute  la Judée et de toute la région du Jourdain. Y a-t-il des femmes parmi eux? C’est une bonne question à laquelle je ne puis répondre, hélas.  Mais souhaitons qu’il y en ait eu.       <br />
              <br />
       À ces auditeurs, Jean, le Baptiste ou le Baptiseur, rappelle l’enseignement des prophètes, mais il le fait non plus en vue d’un Jour du Seigneur  lointain, mais dans un ton où c’est la proximité de sa Venue qui ressort, une Venue qui demande qu’on ouvre son cœur et son esprit, qu’on change ses priorités. Il y a maintenant une urgence et, parmi ses auditeurs, il y a aussi des pharisiens et des saducéens, deux groupes particuliers de fidèles, qui se font tabasser : « engeance de vipères... produisez donc un fruit digne de conversion », car, ce sont ceux qui sont les plus susceptibles de rester attachés à leurs pratiques, à leurs sécurités, à leurs rites, à leurs habitudes et ainsi de s’enfermer dans un nombrilisme délétère qui les empêchera de voir Celui qui vient. Ne sommes-nous pas pharisiens ou sadducéens...parfois nous aussi?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Celui qui vient</span>       <br />
              <br />
       « Celui qui vient », c’est le troisième personnage dont je voulais vous parler. Remarquez que Jean, le Baptiseur ou le Baptiste, ne met pas de nom encore sur ce personnage, il laisse chaque personne s’en approcher à sa façon en relisant les Écritures qui le présente comme « un rameau qui sortira de la souche de Jessé, père de David , un rejeton qui jaillira de ses racines ». Et ce sera alors le commencement d’un monde nouveau de paix, de joie, de bonheur, de justice . « Les petits seront jugés avec droiture, le loup habitera avec l’agneau, il n’y aura plus de corruption, la connaissance de Dieu remplira tout le pays » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Quelles belles images, n’est-ce pas? Elles expriment un idéal vers lequel nous continuons de marcher à la suite de « Celui qui vient » dont le nom est Jésus, le Verbe de Dieu fait homme, le Christ qui sauve toute l’humanité, non seulement les juifs, le peuple élu, mais aussi toutes les nations comme le dit saint Paul aux Romains dans la deuxième lecture : « Il s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères; quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde qu’elles rendent gloire à Dieu »       <br />
              <br />
       Nos vies de chrétiens et de chrétiennes du XXIe siècle restent marquées par cette prédication de Jean, le Baptiste. C’est pourquoi  à chaque année durant le temps de l’Avent nous l’écoutons. Ses interpellations retentissent dans nos coeurs et nous invitent à préparer nous aussi les voies du Seigneur humblement selon nos pauvres moyens.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette méditation que m’a inspirée ce texte si riche  vous rejoigne dans vos vies et qu’elle prépare pour vous le chemin de la Nativité du Seigneur que nous fêterons à Noël en reconnaissant l'Enfant de la crèche, emmailloté et couché dans une mangeoire, comme le don merveilleux de Dieu le Père pour notre salut et pour le salut du monde.  «Debout! Veillons».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 décembre  2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 29 novembre 2016- et        <br />
       29 novembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il jugera les petits avec justice » (Is 11, 1-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ce jour-là,       <br />
           un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David,       <br />
       un rejeton jaillira de ses racines.       <br />
           Sur lui reposera l’esprit du Seigneur :       <br />
       esprit de sagesse et de discernement,       <br />
       esprit de conseil et de force,       <br />
       esprit de connaissance et de crainte du Seigneur       <br />
           – qui lui inspirera la crainte du Seigneur.       <br />
       Il ne jugera pas sur l’apparence ;       <br />
       il ne se prononcera pas sur des rumeurs.       <br />
           Il jugera les petits avec justice ;       <br />
       avec droiture, il se prononcera       <br />
       en faveur des humbles du pays.       <br />
       Du bâton de sa parole, il frappera le pays ;       <br />
       du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant.       <br />
           La justice est la ceinture de ses hanches ;       <br />
       la fidélité est la ceinture de ses reins.       <br />
              <br />
           Le loup habitera avec l’agneau,       <br />
       le léopard se couchera près du chevreau,       <br />
       le veau et le lionceau seront nourris ensemble,       <br />
       un petit garçon les conduira.       <br />
           La vache et l’ourse auront même pâture,       <br />
       leurs petits auront même gîte.       <br />
       Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage.       <br />
           Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ;       <br />
       sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main.       <br />
           Il n’y aura plus de mal ni de corruption       <br />
       sur toute ma montagne sainte ;       <br />
       car la connaissance du Seigneur remplira le pays       <br />
       comme les eaux recouvrent le fond de la mer.       <br />
              <br />
           Ce jour-là, la racine de Jessé       <br />
       sera dressée comme un étendard pour les peuples,       <br />
       les nations la chercheront,       <br />
       et la gloire sera sa demeure.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 12-13, 17)       <br />
       R/ En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des temps. (cf. Ps 71, 7)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       Que son nom dure toujours ;       <br />
       sous le soleil, que subsiste son nom !       <br />
       En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;       <br />
       que tous les pays le disent bienheureux !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le Christ sauve tous les hommes (Rm 15, 4-9)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints       <br />
       l’a été pour nous instruire,       <br />
       afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures,       <br />
       nous ayons l’espérance.       <br />
           Que le Dieu de la persévérance et du réconfort       <br />
       vous donne d’être d’accord les uns avec les autres       <br />
       selon le Christ Jésus.       <br />
           Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix,       <br />
       vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Accueillez-vous donc les uns les autres,       <br />
       comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.       <br />
           Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs,       <br />
       en raison de la fidélité de Dieu,       <br />
       pour réaliser les promesses faites à nos pères ;       <br />
           quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde       <br />
       qu'elles rendent gloire à Dieu,       <br />
       comme le dit l’Écriture :       <br />
       C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations,       <br />
       je chanterai ton nom.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       paraît Jean le Baptiste,       <br />
       qui proclame dans le désert de Judée :       <br />
           « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
           Jean est celui que désignait la parole       <br />
       prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
              <br />
           Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,       <br />
       et une ceinture de cuir autour des reins ;       <br />
       il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.       <br />
           Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain       <br />
       se rendaient auprès de lui,       <br />
           et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain       <br />
       en reconnaissant leurs péchés.       <br />
           Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens       <br />
       se présenter à son baptême,       <br />
       il leur dit :       <br />
       « Engeance de vipères !       <br />
       Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?       <br />
           Produisez donc un fruit digne de la conversion.       <br />
           N’allez pas dire en vous-mêmes :       <br />
       ‘Nous avons Abraham pour père’ ;       <br />
       car, je vous le dis :       <br />
       des pierres que voici,       <br />
       Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.       <br />
           Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :       <br />
       tout arbre qui ne produit pas de bons fruits       <br />
       va être coupé et jeté au feu.       <br />
              <br />
           Moi, je vous baptise dans l’eau,       <br />
       en vue de la conversion.       <br />
       Mais celui qui vient derrière moi       <br />
       est plus fort que moi,       <br />
       et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Il tient dans sa main la pelle à vanner,       <br />
       il va nettoyer son aire à battre le blé,       <br />
       et il amassera son grain dans le grenier ;       <br />
       quant à la paille,       <br />
       il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 30 novembre 2025 Année A Textes: Isaïe 2, 1-5, Romains 13, 11-14a et Mathieu 24, 37-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757157-64417674.jpg?v=1666878320" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" />
     </div>
     <div>
      Les magasins proposent depuis quelques temps, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Noël s’approche. Cela veut dire quelque chose pour vous dans cette célébration à l’église? Oui! vous y avez pensé. C’est le premier dimanche de l’Avent (Non pas AVANT avec un « A », mais AVENT  avec un « E ». qui vient du mot latin ADVENTUS qui veut dire VENUE). Il y a quatre dimanches de l'Avent d'ici Noël, la fête de la Venue, de la Nativité de Jésus. Une nouvelle année liturgique commence. Et nos regards de  personnes baptisées se tournent vers Noël.        <br />
              <br />
       La couleur liturgique des vêtements du  président est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au cœur de notre monde.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un avenir joyeux et ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les textes des lectures nous présentent un avenir où Dieu a sa place et nous invitent à l’espérance. C’est ce qui est dit dans l’extrait du prophète Isaïe que nous avons comme première lecture. Nous y entendons le prophète proclamer cette bonne nouvelle qui pourrait se résumer ainsi : « Oui, il y a un avenir. Marchons à la lumière du Seigneur».  Il n’est pas interdit de regarder en avant, au contraire c’est en regardant en avant qu’on trouve l’élan et la force de vivre le présent. Même lorsque les situations sont difficiles, le pessimisme n’est pas la solution.        <br />
              <br />
       Le pape François, de regrettée mémoire, en est une illustration remarquable. Il a écrit une <span style="font-style:italic">Exhortation apostoliqu</span>e en 2013 au début de son pontificat. Elle commence ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>  n. 1)       <br />
              <br />
       Les paroles du prophète Isaïe que nous venons d'entendre disent  la même chose avec l'image de la montagne du Seigneur : «  Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle. »       <br />
              <br />
       Voilà le ton qui est donné pour le temps de l’Avent cette année. « La nuit est bientôt finie, écrit saint Paul aux Romains, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. » (Deuxième lecture).        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les écueils</span>       <br />
              <br />
       Ce beau message qui nous séduit ne peut nous empêcher de jeter autour de nous un regard inquiet parfois.        <br />
              <br />
       Les situations de violence, les affrontements, les petitesses, l’exploitation des uns par les autres etc. nous sautent aux yeux. On n’a qu’à lire les journaux et à écouter la télévision pour constater que notre monde a du chemin à faire pour aller vers la justice et la paix, vers la compassion et la miséricorde, vers l’ouverture et vers le don.        <br />
              <br />
       Reve nons à cette <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> dont je vous parlais  : « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, écrivait le pape François, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudiumn</span>. 1).       <br />
              <br />
       On pourrait se décourager devant une telle situation. Puisque Dieu est venu, pourquoi les temps nouveaux tardent-ils? Pourquoi les temps anciens ne sont-ils pas disparus? C’est le mystère de la venue de Dieu parmi nous. Le Verbe s’est fait chair, dit l’évangile de saint Jean au chapitre premier, mais les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1, 11).       <br />
              <br />
       Et pourtant, l’évangile de ce jour est clair. Il nous dit qu’un monde nouveau apparaîtra un jour. L’avenir du monde c’est Dieu lui-même, car le Seigneur Jésus que nous recevons dans nos cœurs est déjà là, il est venu et il continue de venir en nous et dans le monde.        <br />
              <br />
       Il faut donc veiller. Veiller, en aimant, en pardonnant, en étant attentifs aux autres, en compatissant aux malheurs et aux peines de nos frères et soeurs humains surtout les plus pauvres. En somme veiller c’est vivre l’évangile de Jésus Christ de la façon la plus intense possible, sans se lasser.        <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile par ses images comme celle du déluge ou celle des deux femmes insiste pour nous montrer qu'il est urgent de se mettre en marche derrière Jésus. On risque de réaliser en arrivant au bout de notre chemin  qu’on a perdu notre temps pour des préoccupations inutiles et passagères. Pourquoi ne pas vivre dès maintenant  l’Évangile le mieux possible, selon nos possibilités et selon notre état de vie, pour goûter à la vie qui nous est donnée par Dieu?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’Eucharistie réalise cette venue du Christ</span>       <br />
              <br />
       Après la consécration le prêtre dit « Il est grand le mystère de la foi » et l'assemblée répond « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous proclamons ta résurrection ; nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Eh oui! nous vivons déjà, avec le Christ qui est là, en cette vie qui nous a été donnée par Dieu. Demeurons unis au Christ, présence du Seigneur qui est venu dans notre monde pour l’illuminer et le rendre beau, qui a habité parmi nous, qui y a fait sa place Oui! Il y a un avenir pour l’humanité et Dieu en fait partie. Jésus ressuscité est cet avenir.       <br />
               <br />
       Dans cette célébration de l’Eucharistie dominicale avec nos frères et sœurs du monde entier nous adhérons à ce mystère de la présence vivante du Christ toujours. Nous pouvons dire avec les mots du psaume 121(122) qui suivaient la première lecture : « Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du Seigneur! '…A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : " Paix sur toi !". A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien. » Le Christ mort et ressuscité inspire notre avenir, c'est pourquoi nous avançons avec confiance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous aide à entrer dans une vraie préparation à Noël pendant le temps de l’Avent qui commence aujourd’hui. Bien sûr que cette préparation inclut l’achat de cadeaux, les décorations, les arbres de Noël, les repas avec la famille, les collègues de travail, les amis etc. Permettez-moi cependant de souhaiter que cette préparation à Noël aille au-delà des préparatifs matériels et qu'elle vous fasse entrer aussi dans un véritable moment de conversion et d’accueil renouvelé de la présence de Jésus dans votre vie et dans notre monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        25 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 22 novembre 2016 et du 23 novembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Parole d’Isaïe,       <br />
       – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.       <br />
              <br />
           Il arrivera dans les derniers jours       <br />
       que la montagne de la maison du Seigneur       <br />
       se tiendra plus haut que les monts,       <br />
       s’élèvera au-dessus des collines.       <br />
       Vers elle afflueront toutes les nations       <br />
           et viendront des peuples nombreux.       <br />
       Ils diront : « Venez !       <br />
       montons à la montagne du Seigneur,       <br />
       à la maison du Dieu de Jacob !       <br />
       Qu’il nous enseigne ses chemins,       <br />
       et nous irons par ses sentiers. »       <br />
       Oui, la loi sortira de Sion,       <br />
       et de Jérusalem, la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           Il sera juge entre les nations       <br />
       et l’arbitre de peuples nombreux.       <br />
       De leurs épées, ils forgeront des socs,       <br />
       et de leurs lances, des faucilles.       <br />
       Jamais nation contre nation       <br />
       ne lèvera l’épée ;       <br />
       ils n’apprendront plus la guerre.       <br />
              <br />
           Venez, maison de Jacob !       <br />
       Marchons à la lumière du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus,       <br />
       les tribus du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là qu’Israël doit rendre grâce       <br />
       au nom du Seigneur.       <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
              <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment !       <br />
       Que la paix règne dans tes murs,       <br />
       le bonheur dans tes palais ! »       <br />
              <br />
       À cause de mes frères et de mes proches,       <br />
       je dirai : « Paix sur toi ! »       <br />
       À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,       <br />
       je désire ton bien.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le salut est plus près de nous » (Rm 13, 11-14a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous le savez : c’est le moment,       <br />
       l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil.       <br />
       Car le salut est plus près de nous maintenant       <br />
       qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.       <br />
           La nuit est bientôt finie,       <br />
       le jour est tout proche.       <br />
       Rejetons les œuvres des ténèbres,       <br />
       revêtons-nous des armes de la lumière.       <br />
           Conduisons-nous honnêtement,       <br />
       comme on le fait en plein jour,       <br />
       sans orgies ni beuveries,       <br />
       sans luxure ni débauches,       <br />
       sans rivalité ni jalousie,       <br />
           mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Comme il en fut aux jours de Noé,       <br />
       ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.       <br />
           En ces jours-là, avant le déluge,       <br />
       on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,       <br />
       jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;       <br />
           les gens ne se sont doutés de rien,       <br />
       jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :       <br />
       telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.       <br />
           Alors deux hommes seront aux champs :       <br />
       l’un sera pris, l’autre laissé.       <br />
           Deux femmes seront au moulin en train de moudre :       <br />
       l’une sera prise, l’autre laissée.       <br />
           Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas quel jour       <br />
       votre Seigneur vient.       <br />
           Comprenez-le bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,       <br />
       il aurait veillé       <br />
       et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Tenez-vous donc prêts, vous aussi :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/91757157-64417674.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Un-avenir-joyeux-et-ouvert_a1274.html</link>
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   <title>Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la solennité du Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers Année C le 23 novembre 2025. Textes : 2 Samuel 5, 1-3, Colossiens 1, 1-20 et Luc 23, 25-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91758255-64418373.jpg?v=1571509218" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
     </div>
     <div>
      La scène de l’évangile qui rapporte les paroles du bon larron et la réponse de Jésus a été choisie pour la fête du Christ Roi en cette année C. Elle m’a interpellé profondément. De quel Royaume parle le bon larron ? Quel paradis lui promet Jésus?       <br />
              <br />
       Essayons de réponde à mes questions. Vous en avez peut-être d’autres. Elles trouveront des réponses, je vous le souhaite, Mais revenons à mes questions.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les lectures</span>       <br />
              <br />
       Pour y répondre les deux premières lectures ouvrent des portes suggestives. La lecture du deuxième livre de Samuel nous montre une figure du Christ Roi dans l’Ancien Testament, le roi David.        <br />
              <br />
       Il fut choisi pour instaurer la monarchie en Israël et il fut un grand roi avec hélas! des ratés comme son adultère avec la femme d’un de ses généraux, Bethsabée la femme d’Urie le Hittite. Le prophète Samuel sera envoyé par Dieu pour l’inviter à reconnaître son péché et à faire pénitence. David le fera avec humilité (Cf. 2 <span style="font-style:italic">Samuel</span> 12,7 ) .        <br />
              <br />
       Malgré ses limites, le personnage du roi David tel que décrit par le premier livre de Samuel dans la première lecture nous livre un élément essentiel qui est au cœur du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est pas une récompense ni la propriété du roi.  C’est Dieu qui choisit et consacre.  «  Le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.  »  Le royaume de David n'est pas son royaume à lui. Il est le terrain où Dieu se manifeste et où il étend son règne d’amour.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi aussi du paradis que promet Jésus au bon larron. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu où il se révèle présent dans son amour pour tous ceux et celles qui s’y retrouvent après leur mort.       <br />
              <br />
       Vous voyez que cette première lecture nous indique des pistes intéressantes pour bien comprendre ce que signifie la fête du Christ Roi dont le royaume est celui de Dieu dans les cœurs et dans l’univers entier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Quel Royaume?</span>       <br />
              <br />
       Pour décrire ce Royaume de Dieu <!--où se manifeste son amour pour l’humanité et -->que le Christ<!-- Roi--> instaure, le texte de l’évangile nous donne trois pistes qui se dégagent de la scène du bon larron.  Le Christ<!-- Roi--> annonce, ici sur la croix, un royaume où règnent le pardon, la compassion et la miséricorde.        <br />
              <br />
       Le pardon. La réponse directe de Jésus au bon larron est l'expression claire du pardon qui lui est accordé. «  Aujourd’hui tu seras avec moi ». Le pardon a ceci de particulier qu’il peut changer la situation du tout au tout en un instant. Le pécheur est sauvé par le sang du Christ. <!--Par la foi, le pécheur est justifié comme le dit saint Paul (Cf. Romains 4, 13-18).--> C’est ici l’action de Dieu qui est mise de l’avant, celle d'un Dieu qui pardonne et efface les fautes.       <br />
              <br />
       La compassion.  Le Christ Roi par sa mort sur la croix manifeste de façon paradoxale et spectaculaire la compassion de Dieu pour l’humanité pécheresse. C'est ce qu'il fait pour le bon larron qui le reconnaît lorsqu’il dit à son compagnon de supplice « Lui il n’a rien fait ». « Nous c’est juste d’être punis ». Jésus assume en lui la vie du bon larron. C'est le sens premier du mot compassion qui signifie à l'origine « souffrir avec ». Il offre la vie du bon larron avec la sienne au Père.       <br />
              <br />
       La miséricorde. Tout ce mouvement de compassion provient du regard miséricordieux que partage Jésus avec son Père. La miséricorde vient du dedans du cœur. Elle va vers la personne telle qu’elle est. Elle s’émeut même de la voir parfois se perdre. Elle l’attend comme le fait le père de l’enfant prodigue (Cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 15, 34). Le Christ Roi ressemble à ce père. Il n’exclut personne. Il attend. Son royaume n'est pas de ce monde comme il l'a dit a Pilate (<span style="font-style:italic">Jean </span>18, 36).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Pilate avait fait mettre une inscription : « Celui-ci est les roi des Juifs ». Cette inscription se voulait dérisoire. Mais Jésus peut porter ce titre de roi car son Royaume existe même s’il n’a rien de commun avec celui des rois de la terre. Son Royaume en est un de pardon, de compassion et de miséricorde. En un mot un Royaume d’amour.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture, rendons grâce à Dieu de ce Roi et de ce Royaume qu'il nous donne en Jésus Christ.  « Rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé ».        <br />
              <br />
       Merci Seigneur de nous avoir « placé dans le Royaume de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       La fête du Christ Roi lors de sa création en 1925 voulait affirmer la suprématie du Christ dont le Royaume ne se définit pas par des projets politiques. Elle a pris parfois hélas! des couleurs politiques, mais depuis le concile Vatican II, on en a fait une fête universelle qui est le sommet du parcours liturgique de l’année pour montrer que sur la terre, dans le cieux, dans les cœurs tout est orienté vers le Christ, Alpha et Omega, chef du Corps de l’Église, image du Dieu invisible, premier-né de toutes créatures et Roi de l’univers (cf. deuxième lecture).       <br />
               <br />
       Cette image d’un Christ Roi universel est très riche et peut encore aujourd’hui nous inspirer en la relisant avec les textes des Écritures comme le fait la fête d’aujourd’hui avec la conversation de Jésus avec le bon larron. Nous pouvons ainsi redire avec foi et confiance cette demande de la prière du Notre Père « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, dans notre messe d’aujourd’hui laissons notre prière monter vers le Père en union avec le Christ Roi qui le devient par son obéissance dans la mort sur la croix et que le Père exalte dans la résurrection.        <br />
              <br />
       Oui Père! «  Que ton Règne vienne! »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       18 novembre 2025</span>       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 24 novembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour la fête de Jésus Christ Roi de l'Univers </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël » (2 S 5, 1-3)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron       <br />
       et lui dirent :       <br />
       « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair.       <br />
           Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi,       <br />
       c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais,       <br />
       et le Seigneur t’a dit :       <br />
       ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple,       <br />
       tu seras le chef d’Israël.’ »       <br />
           Ainsi, tous les anciens d’Israël       <br />
       vinrent trouver le roi à Hébron.       <br />
       Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron,       <br />
       devant le Seigneur.       <br />
       Ils donnèrent l’onction à David       <br />
       pour le faire roi sur Israël.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4, 5-6)       <br />
              <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,       <br />
       là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment ! »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1, 12-20)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           rendez grâce à Dieu le Père,       <br />
       qui vous a rendus capables       <br />
       d’avoir part à l’héritage des saints,       <br />
       dans la lumière.       <br />
           Nous arrachant au pouvoir des ténèbres,       <br />
       il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :       <br />
           en lui nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon des péchés.       <br />
              <br />
           Il est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :ns le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.       <br />
       Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.       <br />
       Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       on venait de crucifier Jésus,       <br />
                   et le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix       <br />
       l’injuriait :       <br />
       « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           Et il disait :       <br />
       « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91758255-64418374.jpg?v=1569549862" alt="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" title="Homélie pour la fête du Christ, Roi de l'Univers Année C :  « Quand tu viendras dans ton Royaume »" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/91758255-64418373.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-du-Christ-Roi-de-l-Univers-Annee-C-Quand-tu-viendras-dans-ton-Royaume_a1289.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » </title>
   <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 novembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Malachie 3, 19-20, Thessaloniciens 3, 7-12 et Luc 21, 5-19     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379967-63200400.jpg?v=1666662231" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " />
     </div>
     <div>
      Les disciples me font penser aux touristes du Vieux-Québec et… à nous aussi regardant cette belle ville, la parcourant et admirant les édifices et les monuments. On dit que le temple de Jérusalem au temps de Jésus était considéré comme la 7e merveille du monde. C'était le second temple construit par Hérode le Grand et détruit par les Romains en 66 après Jésus-Christ lors de la chute de Jérusalem.        <br />
              <br />
       Se souvenant de leurs visites au temple, les disciples, après la mort de Jésus, se sont rappelés un certain nombre de paroles que Jésus leur a dites en ces occasions.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Un fait inéluctable</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc nous en livre une aujourd'hui dans l'évangile qui vient d'être lu. C'est une parole qui constate un fait inévitable, inéluctable : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».  Voilà une phrase qui met l'accent sur la fragilité des monuments, des institutions, du monde, des vies humaines etc.  En d'autres mots : « À vrai dire, tout ce que vous trouvez solide, c’est fragile ».       <br />
              <br />
       Comme les disciples émerveillés par la beauté du Temple de Jérusalem, nous sommes fiers et rassurés de nos plans d’épargne-retraite, du filet de sécurité sociale, de notre taux d’espérance de vie etc. Et pourtant que de fragilité dans tout cela. Les disparités entre les riches et les pauvres sont un danger pour l’équilibre du monde et pour la paix. Nous sommes plus vulnérables qu’il n’y paraît : un tremblement de terre, un ouragan, un verglas, le terrorisme international, une maladie, une séparation, un échec etc. tout peut basculer en un instant. Jésus nous conjure de chercher à bâtir sur du solide.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le roc solide</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce roc solide pour passer à travers la fragilité de ce qui ne demeurera pas comme le temple de Jérusalem qui sera détruit par les envahisseurs romains?       <br />
              <br />
       C’est là que la première lecture tirée du prophète Malachie nous éclaire : « Voici, dit celui-ci, que vient le jour du Seigneur...pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement ».  C'est la confiance dans la puissance du Seigneur - « vous qui craignez mon nom » - qui est le roc dont nous avons besoin. Le Seigneur vient. Il est avec nous aujourd'hui et maintenant.       <br />
              <br />
       Pour nous qui croyons en Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Jour du Seigneur n’est plus seulement un « ad-venir », un « a-venir », mais il est ici et maintenant. Il nous touche, corps et âme, de son rayonnement. À chaque messe, après la consécration, le président dit : « Il est grand le mystère de la foi ». Et l’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Jésus hier, aujourd’hui et demain, c’est tout un. L’avenir est dans le présent comme le passé y est aussi. Ce qui compte alors c’est maintenant. C’est maintenant le Jour du Seigneur. « Le Royaume de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21).  En effet, la Bonne Nouvelle, le message de Jésus, est pour aujourd’hui : c’est dans ce monde qui est le nôtre que nous avons à le recevoir et à témoigner du Dieu de la vie en paroles et en actes.       <br />
              <br />
       Voilà ! À partir d’une visite touristique, je dirais, Jésus amène ses disciples à aller plus en profondeur. En constatant la fragilité des édifices, il les dirige vers un fond solide qui passe par la foi et la certitude de la présence vivante de Dieu qui est déjà là dans nos vies ici et maintenant.        <br />
              <br />
       En somme, dit jésus, ne regardez pas l’avenir, mais vivez le présent. C’est maintenant que le Seigneur vient. Bien des malheurs arriveront, des guerres, des tremblements de terre, des persécutions, mais le Seigneur sera toujours présent et « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (verset 18).        <br />
              <br />
       Quelle belle promesse ! Quelle proximité de notre Dieu ! Quelle présence réconfortante !       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le témoignage</span>       <br />
              <br />
       Comment témoigner de cette Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous dans un monde qui change, dans nos vies qui passent, dans notre Église blessée souvent persécutée et méprisée ? Ce n’est pas toujours facile. Confrontés à l’indifférence et aux préjugés de notre époque, nous pouvons être tentés de lâcher et de baisser les bras. Mais, sachons que Jésus qui fait de nous ses témoins, ne nous laisse pas seuls dans cette mission : « Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, dit-il aux disciples. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer » (versets 14-15).       <br />
              <br />
       L’évangile se termine sur ce beau mot d’encouragement : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale nous aide à nous retrouver ensemble aux sources de la vie en célébrant Celui qui nous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit et qui à travers son Corps et son Sang versé fait de notre vie d’ici une vie éternelle déjà commencée où le Seigneur vient à chaque instant.        <br />
              <br />
       « Maranatha : oui, Seigneur viens! » (I Corinthiens 16, 22)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 8 novembre 2022, du 8 novembre 2016 et de celle du 8 novembre 2022       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera » (Ml 3, 19-20a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Voici que vient le jour du Seigneur,       <br />
       brûlant comme la fournaise.       <br />
       Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,       <br />
       seront de la paille.       <br />
       Le jour qui vient les consumera,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       il ne leur laissera ni racine ni branche.       <br />
       Mais pour vous qui craignez mon nom,       <br />
       le Soleil de justice se lèvera :       <br />
       il apportera la guérison dans son rayonnement.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)       <br />
       R/ Il vient, le Seigneur,       <br />
       gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur sur la cithare,       <br />
       sur la cithare et tous les instruments ;       <br />
       au son de la trompette et du cor,       <br />
       acclamez votre roi, le Seigneur !       <br />
              <br />
       Que résonnent la mer et sa richesse,       <br />
       le monde et tous ses habitants ;       <br />
       que les fleuves battent des mains,       <br />
       que les montagnes chantent leur joie.       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, car il vient       <br />
       pour gouverner la terre,       <br />
       pour gouverner le monde avec justice       <br />
       et les peuples avec droiture !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 7-12)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez bien, vous,       <br />
       ce qu’il faut faire pour nous imiter.       <br />
       Nous n’avons pas vécu parmi vous       <br />
       de façon désordonnée ;       <br />
           et le pain que nous avons mangé,       <br />
       nous ne l’avons pas reçu gratuitement.       <br />
       Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour,       <br />
       nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.       <br />
           Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge,       <br />
       mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.       <br />
           Et quand nous étions chez vous,       <br />
       nous vous donnions cet ordre :       <br />
       si quelqu’un ne veut pas travailler,       <br />
       qu’il ne mange pas non plus.       <br />
           Or, nous apprenons que certains d’entre vous       <br />
       mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.       <br />
           À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ       <br />
       cet ordre et cet appel :       <br />
       qu’ils travaillent dans le calme       <br />
       pour manger le pain qu’ils auront gagné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
       Alléluia. (Lc 21, 28)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,       <br />
       des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,       <br />
       Jésus leur déclara :       <br />
           « Ce que vous contemplez,       <br />
       des jours viendront       <br />
       où il n’en restera pas pierre sur pierre :       <br />
       tout sera détruit. »       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Maître, quand cela arrivera-t-il ?       <br />
       Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,       <br />
       car beaucoup viendront sous mon nom,       <br />
       et diront : ‘C’est moi’,       <br />
       ou encore : ‘Le moment est tout proche.’       <br />
       Ne marchez pas derrière eux !       <br />
           Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,       <br />
       ne soyez pas terrifiés :       <br />
       il faut que cela arrive d’abord,       <br />
       mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »       <br />
           Alors Jésus ajouta :       <br />
       « On se dressera nation contre nation,       <br />
       royaume contre royaume.       <br />
           Il y aura de grands tremblements de terre       <br />
       et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;       <br />
       des phénomènes effrayants surviendront,       <br />
       et de grands signes venus du ciel.       <br />
              <br />
           Mais avant tout cela,       <br />
       on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;       <br />
       on vous livrera aux synagogues et aux prisons,       <br />
       on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,       <br />
       à cause de mon nom.       <br />
           Cela vous amènera à rendre témoignage.       <br />
           Mettez-vous donc dans l’esprit       <br />
       que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.       <br />
           C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse       <br />
       à laquelle tous vos adversaires ne pourront       <br />
       ni résister ni s’opposer.       <br />
           Vous serez livrés même par vos parents,       <br />
       vos frères, votre famille et vos amis,       <br />
       et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.       <br />
           Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.       <br />
           Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.       <br />
           C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1272.html</link>
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   <title>Homélie pour la dédicace de la basilique du Latran à Rome (Jean 2, 13-22): « Vous êtes le temple de l'Esprit Saint » </title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour la Dédicace de la basilique de saint Jean de Latran à Rome 9 novembre 2025 Textes: Ézéchiel 47, 1-2.8-9.12, 1Corinthiens 3, 9c-11. 16-17 et Jean 2, 13-22.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379924-63200349.jpg?v=1447084619" alt="Homélie pour la dédicace de la basilique du Latran à Rome (Jean 2, 13-22): « Vous êtes le temple de l'Esprit Saint » " title="Homélie pour la dédicace de la basilique du Latran à Rome (Jean 2, 13-22): « Vous êtes le temple de l'Esprit Saint » " />
     </div>
     <div>
      Combien parmi nous penseraient à fêter et à célébrer ensemble pour se rappeler la consécration, la dédicace d'une église... et qui, plus est, d'une église de Rome érigée au IVe siècle par l'Empereur Constantin sur les terrains qu'une riche famille a donnés. Et pourtant le calendrier liturgique nous y invite.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les motifs de cette commémoration</span>       <br />
              <br />
       Quelles sont les raisons de cette fête depuis longtemps au calendrier liturgique? On peut avancer que la principale, sans doute, est que cette église est le siège, la cathédrale, de l'Évêque de Rome, le pape Léon XIV. C'est le coeur de la communauté des croyants et croyantes qui vivent à Rome autour de leur pasteur, successeur de saint Pierre.       <br />
              <br />
       Je note déjà dans ce que je viens de dire comme un mélange, un amalgame, une superposition de réalités. L'une qui me renvoie à l'édifice matériel, à la tradition palpable, je dirais, aux racines visibles, inscrites dans le sol, dans l'espace et dans le temps. L'autre, une réalité  elle qui me renvoie à autre chose, à la communauté de foi, à ses risques, à ses solidarités avec le pasteur des brebis...et surtout avec le pasteur des pasteurs : le Seigneur Jésus.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le choix des textes de ce jour</span>       <br />
              <br />
       Ainsi, je comprends mieux le choix des textes, la première lecture et l'évangile, qui à première vue est paradoxal.       <br />
              <br />
       Le temple d'Ézéchiel ne s'élève plus comme un monument de pierre, mais il s'anime, se transforme en source vive. Ce n'est plus un lieu figé, c'est la source d'une vie qui se répand partout.       <br />
              <br />
       Dans l'Évangile, la justification de l'action de Jésus envers les vendeurs du Temple  nous rappelle que c'est Jésus dans son obéissance totale au Père, dans son humanité abaissée puis exaltée par le Père qui le ressuscite, qui est la source vraie de la vie des croyants et de l'Église. "Vous êtes le Corps du Christ" rappellera saint Paul avec force et avec vigueur aux premières communautés chrétiennes. Et c'est tellement vrai.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme application dans notre vie concrète de ces réflexions, relisons ce que saint Césaire d'Arles dit dans son homélie que nous lisons à l'Office des lectures de ce jour:       <br />
               <br />
       "Chaque fois que nous venons à l'Église, nous devons préparer nos âmes pour qu'elles soient telles que nous voulons trouver cette église. Si tu veux trouver une basilique brillante ne souille pas ton âme par la saleté des péchés. Si tu veux que la basilique soit éclairée, et Dieu aussi le veut, que la lumière des bonnes oeuvres brille en toi et celui qui est aux cieux sera glorifié. De même que tu entres dans cette église c'est ainsi que Dieu veut entrer dans ton âme, lui-même l'a dit : 'J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux' ".       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans un société de communication rapide (réseaux sociaux, avion, internet etc.) la mobilité est un atout. Mais n'y a-t-l pas un danger de perdre son enracinement, ses racines?       <br />
              <br />
       Célébrer la dédicace d'une église, celle du Latran aujourd'hui, ne pourrait-il pas être la célébration de ceux et celles qui ont transmis l'héritage, mais aussi et surtout l'occasion de revenir à la source vivante de nos assemblées : la présence du Christ mort et ressuscité.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       9 novembre 2025</span>       <br />
              <br />
       _______       <br />
       <!--homélie reprise avec corrections  et adaptations de celle du  9 novembre 2015-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379924-63200349.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-dedicace-de-la-basilique-du-Latran-a-Rome-Jean-2-13-22-Vous-etes-le-temple-de-l-Esprit-Saint_a1270.html</link>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Tue, 28 Oct 2025 21:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2025 ( Année C), par Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Sagesse 3, 1-6,9; 1 Corinthiens 1, 51-57 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379887-63200314.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Nous en profitons pour prier pour nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous ont été proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Ce « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère,        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 28 ocrobre 2025</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379887-63200314.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a1269.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379401-63200211.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1268.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »</title>
   <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 17, 8-13, II Timothée 3,14 - 4,2 et Luc 18, 1- 8 : « La prière persévérante »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379398-63200206.jpg?v=1663177376" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode connu de la veuve et du juge inique met de l’avant la persévérance dans la prière. Toutefois les autres textes de la Parole de Dieu que nous avons aujourd’hui : celui de la prière de Moïse dans l’Exode, ainsi que le psaume et la deuxième lecture tirée de la Lettre de saint Paul à Timothée présentent avec bonheur l’arrière-fond de cette persévérance dans la prière si essentielle à la vie chrétienne. Ils illustrent  le pourquoi de la ténacité et de la persévérance dans la prière des disciples de Jésus qui ne cesse de leur recommander de prier sans cesse.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Moïse et Josué</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a un fil conducteur entre tous ces textes. Ce fil conducteur est celui du projet de Dieu pour l’humanité, l’Alliance qu’il fait avec elle, pour la faire entrer dans son intimité et partager sa vie.       <br />
              <br />
       Ce projet de Dieu que Jésus a mené à terme est commencé dans l’Ancien Testament dont nous avons dans la première lecture une figure incontournable, celle de Moïse.       <br />
              <br />
       On le voit ici les bras étendus comme Jésus sur la croix suppliant Dieu pour son peuple. Cette prière racontée de façon imagée avec les bras qui tombent et les deux assistants qui soutiennent Moïse ne se présente pas comme une simple supplication, elle se joint à l’action de  Josué qui sur le terrain est à l’œuvre pour que se réalise le retour d’Israël dans la Terre promise.        <br />
              <br />
       On le voit  la prière persévérante ici se joint à des gestes concrets. Elle n’est pas un refuge dans le laisser faire et l’inertie. Au contraire elle se continue sans cesse parce qu’elle sait qu’elle est entendue et que les choses peuvent changer sur le terrain. C’est une belle leçon pour nous aujourd’hui dans le contexte d’une sécularisation envahissante où l’Église se retrouve sur un terrain de combat pour l’annonce de l’Évangile       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La veuve de l’Évangile       <br />
       </span>       <br />
       La  veuve dont nous parle Jésus nous conduit sur le même chemin de la prière persévérante. Celle-ci ne se cabre pas dans un effort volontariste, mais elle est habitée par son besoin et son désir profond. Sa prière les transforme et lui donne l’élan pour persévérer malgré l’attitude négative du juge.       <br />
              <br />
       Jésus se sert de cet épisode (qui lui rappelle peut-être un fait vécu)  pour inciter les disciples à crier vers Dieu,  jour et nuit, à cultiver une foi inébranlable en Lui. C’est, en effet, dans une telle foi que tout devient possible.        <br />
              <br />
       Et « c’est dans les Écritures, dans la Parole de Dieu, qu’on trouvera le soutien continuel de notre foi en Jésus. Il faut compter avec le temps, ne pas perdre patience, proclamer la Parole à temps et à contretemps » écrit saint Paul à son disciple Timothée dans l’extrait de sa lettre que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Voilà toute une mission, mais nous pouvons nous y consacrer parce que nous avons la certitude que la  «Manifestation du Christ Jésus» n’est pas une chose du passé, mais qu’elle est toujours présente, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les bienfaits de la prière persévérante       <br />
       </span>       <br />
       Au cœur du projet de Dieu sur l’humanité, la prière persévérante s’incarnera dans des hommes et des femmes de prière.       <br />
              <br />
       Les priants et les priantes d’aujourd’hui, comme ceux et celles d’autrefois, expérimenteront petit à petit les nombreux bienfaits de la persévérance et de la ténacité dans la prière.       <br />
              <br />
       En voici trois qui me viennent à l’esprit parmi d’autres :       <br />
              <br />
       a) La prière persévérante nous sort de nous-mêmes, de notre petit monde et nous ouvre aux désirs de Dieu sur le monde. Elle nous fait  entrer dans le projet de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       b) La prière persévérante crée un chaîne d’amour entre les priants et les priantes qui expérimentent ainsi une véritable communion de frères et sœurs tournés ensemble vers le même Père.       <br />
              <br />
       c) La prière persévérance développe une attitude fondamentale de pauvreté et d’humilié. Elle oblige à « remettre cent fois sur le métier » ses aspirations et ses désirs. Ils s’en trouvent alors purifiés et élargis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour conclure, disons ensemble cette prière (tirée de la revue Signes) :        <br />
              <br />
       « Esprit de Dieu, ‘prier sans se décourager’ qui peut le faire sans toi, fais résonner en notre cœur le nom du Père!        <br />
              <br />
       Ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers lui. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à la vie!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       En chaque croyant et croyante, déploie cette certitude où s’appuie la confiance : ‘Jésus Christ est Seigneur’. De chacun d’eux et de chacune d’elle fait un témoin de Pâques. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       14 octobre 2025</span>       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 octobre 2016 et du11 octobre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379398-63200206.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1267.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-89379395</guid>
   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C le 12 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : 2 Rois 5, 14-17, 2 Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379395-63200200.jpg?v=1662726080" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce récit de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison de dix lépreux, on a l’habitude de porter son attention spontanément sur le samaritain qui revient vers Jésus. On oublie les neuf autres. Je me suis demandé « Et eux, qu'est-ce qu’ils ont vécu? »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les neuf autres</span>       <br />
              <br />
       Au point de départ, ils sont là en groupe suppliant Jésus. Ils sont, dans la société du temps, mis à part, ils sont intouchables, ils sont impurs. Leur maladie est comme une blessure, une plaie que leurs frères et sœurs ne peuvent supporter.        <br />
              <br />
       Ils posent question finalement. Pourquoi sont-ils ainsi touchés? Le Dieu de bonté leur a-t-il tourné le dos pour qu’ils soient ainsi frappés? Ils sont sûrement en faute. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux. Leur présence (comme celle des handicapés de notre société d’aujourd’hui, peut-être) suscitent des questions sans réponse. On les cache ou les exclut.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une rencontre qui change tout </span>       <br />
              <br />
       Ces gens exclus et rejetés, vont faire une rencontre qui va changer leur vie. Ils font la rencontre de Jésus qui, lui, ne les rejette pas, mais qui en les envoyant aux prêtres où ils seront guéris indique qu’ils sont du peuple de Dieu à part entière, qu’ils sont aimés de Dieu, non pas exclus de sa miséricorde, mais purs et beaux aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       Leur changement physique, leur guérison restaure l’image extérieure de cette beauté intérieure qu’ils ont. C’est la grâce de la rencontre avec Jésus qui opère cette transformation. Quand Jésus passe, le regard change. Quelque chose du véritable amour du vrai Dieu éclate et se manifeste toujours.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le lépreux samaritain</span>       <br />
              <br />
       Et, le samaritain?       <br />
              <br />
       Faut-il l’oublier? Certainement pas. Grâce à lui qui revient vers Jésus, nous comprenons que l’important ici ce n’est pas le cadeau reçu mais bien, au-delà du cadeau, la personne de l’auteur du don.       <br />
              <br />
       Pourquoi les parents sont-ils si heureux lorsque leur enfant leur présente un cadeau mal fagoté parfois comme un  bouquet de fleurs écrasées ou un dessin malhabile?       <br />
              <br />
       Ce qui les rend heureux, ce n’est pas la valeur du cadeau, c’est que ça vient de leur enfant Ainsi de nous avec Dieu. « Ta foi t’a sauvé ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous centre sur l’Auteur de tous les dons, du don par excellence de l’Eucharistie, le Père de lumière qui nous donne son Fils.       <br />
              <br />
       Au moment de partager le Corps du Christ lorsque nous dirons « Seigneur je ne suis pas digne », que notre cœur et nos voix laissent jaillir une action de grâces fervente à celui de qui nous tenons la vie, mouvement et l’être pour le don de son Fils dans le pain et vin consacrés que nous partageons et qui nous permet de communier intimement avec Lui.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le général syrien Naaman, qui était lépreux,       <br />
           descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,       <br />
       pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;       <br />
       alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :       <br />
       il était purifié !       <br />
           Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;       <br />
       il entra, se présenta devant lui et déclara :       <br />
       « Désormais, je le sais :       <br />
       il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !       <br />
       Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »       <br />
           Mais Élisée répondit :       <br />
       « Par la vie du Seigneur que je sers,       <br />
       je n’accepterai rien. »       <br />
       Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.       <br />
           Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           souviens-toi de Jésus Christ,       <br />
       ressuscité d’entre les morts,       <br />
       le descendant de David :       <br />
       voilà mon évangile.       <br />
           C’est pour lui que j’endure la souffrance,       <br />
       jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.       <br />
       Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !       <br />
           C’est pourquoi je supporte tout       <br />
       pour ceux que Dieu a choisis,       <br />
       afin qu’ils obtiennent, eux aussi,       <br />
       le salut qui est dans le Christ Jésus,       <br />
       avec la gloire éternelle.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi :       <br />
       Si nous sommes morts avec lui,       <br />
       avec lui nous vivrons.       <br />
           Si nous supportons l’épreuve,       <br />
       avec lui nous régnerons.       <br />
       Si nous le rejetons,       <br />
       lui aussi nous rejettera.       <br />
           Si nous manquons de foi,       <br />
       lui reste fidèle à sa parole,       <br />
       car il ne peut se rejeter lui-même.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Alléluia. (1 Th 5, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, marchant vers Jérusalem,       <br />
       traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.       <br />
           Comme il entrait dans un village,       <br />
       dix lépreux vinrent à sa rencontre.       <br />
       Ils s’arrêtèrent à distance       <br />
           et lui crièrent :       <br />
       « Jésus, maître,       <br />
       prends pitié de nous. »       <br />
           À cette vue, Jésus leur dit :       <br />
       « Allez vous montrer aux prêtres. »       <br />
       En cours de route, ils furent purifiés.       <br />
              <br />
           L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,       <br />
       revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.       <br />
           Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus       <br />
       en lui rendant grâce.       <br />
       Or, c’était un Samaritain.       <br />
           Alors Jésus prit la parole en disant :       <br />
       « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?       <br />
       Les neuf autres, où sont-ils ?       <br />
           Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-lepreux-reconnaissant_a1266.html</link>
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   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »</title>
   <pubDate>Tue, 30 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4. 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379375-63200194.jpg?v=1655307901" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle était au centre de tout, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       30 septembre 2025       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 juillet 2016 et 27 septembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379375-63200195.jpg?v=1655308256" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379375-63200194.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-89379373</guid>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » </title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2025 00:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 6, 1a. 4-7, 1 Timothée 6, 11-16 et Luc 16, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379373-63200190.jpg?v=1655213512" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Le riche et le pauvre Lazare » " />
     </div>
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      Une dame de ma région natale me disait il y a quelque temps, après la messe, comme elle souffrait de voir ses enfants loin de l’Église. « Ma sœur, continuait-elle, elle,  a mieux réussi : ses enfants sont ici à la messe » et de continuer ses réflexions pour terminer en me disant : « Je pense que les miens ont trop bien réussi dans la vie. Ils ont tous un bon métier, ils font de l’argent, ils n’ont pas besoin du bon Dieu ».       <br />
              <br />
       Cela m’a frappé. Sur le coup, je me suis dit « C’est une explication comme une autre ». Et pourtant en lisant l’évangile aujourd’hui cette réflexion me revient à l’esprit. La parabole que Jésus raconte, celle du riche et du pauvre Lazare ne dit-elle pas la même chose.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du riche et du pauvre Lazare</span>       <br />
              <br />
       Écoutons Jésus. L’homme riche porte des vêtements de luxe, il fait bonne chair. Il vit sans se préoccuper des autres. Il ne voit pas le pauvre Lazare qui est à sa porte. Les deux meurent et qu’est-ce qui se passe? Le riche est en proie aux souffrances et il voit le pauvre Lazare heureux avec Abraham leur père dans la foi. Il supplie cet ancêtre à tous deux de le soulager. Et la réponse d’Abraham est sans concession « Mon enfant, rappelle-toi  tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir. »       <br />
              <br />
       Et l’histoire que raconte Jésus continue en soulignant qu’il y a désormais un mur infranchissable entre les deux. Le riche alors, continue la parabole, demande que ses frères soient prévenus qu’’ils sont sur une voie qui les mènera vers la souffrance éternelle et non vers le bonheur éternel.       <br />
              <br />
       Il imagine un stratagème : que l’une des personnes décédées vienne leur parler en personne. Mais Jésus de conclure ça ne servirait à rien, Dieu leur parle déjà par les Écriture, Moïse et les prophètes. C’est eux qu’il doivent écouter.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Un choix personnel à faire </span>       <br />
              <br />
       Vous voyez par ce bref résumé que la pointe de cette histoire de Jésus c’est, non pas ce qui se passe après la mort, ni la demande du riche, c’est la réponse d’Abraham « Ils ont Moïse et les prophètes, c’est-à-dire, les Écritures Saintes, la Parole de Dieu, qu’ils les écoutent! »       <br />
              <br />
       Cette réponse est cinglante et percutante. Elle ne fait pas de détour. Elle met devant nos yeux un choix clair ou vous écoutez la Parole de Dieu reçue dans la foi ou vous suivez votre chemin sans vous en occuper ni sans vous occuper des autres.       <br />
              <br />
       Voilà  une invitation claire. Mais il y a plus,       <br />
              <br />
       En plus de cette invitation à choisir Dieu et sa Parole en premier lieu, il y a une mise en garde contre la richesse qui risque de nous aveugler comme le pensait la dame dont j’ai parlé en commençant, une richesse qui risque de nos enfermer sur nous-même et de ne plus laisser de place à Dieu. Richesse de  toutes sortes : richesse d’argent bien sûr, mais aussi richesse de la culture, de l'éducation, richesse du bien-être,  richesse de nos relations avec les amis et la famille etc. Tout cela comporte le risque de fermer notre cœur.        <br />
              <br />
       Le prophète Amos dans la première lecture décrit avec force détails comment les cœurs se ferment pour ceux qu’il appelle « la bande des vautrés » qui mangent les meilleurs agneaux, qui se frottent avec des parfums de luxe et le reste. Il leur prédit le malheur de la déportation.         <br />
              <br />
       Le riche d l’Évangile est comme cette "bande de vautrés". Il constate son erreur dans l'au-delà mais trop tard. Il ne peut plus changer rien. Le pauvre, lui dans sa pauvreté, a vécu autre chose. Il s’est ouvert, il a accueilli, il ne s’est pas fié uniquement sur ses ressources et ses moyens.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette histoire célèbre de Jésus sur le riche et le pauvre Lazare?       <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas en faire une lecture qui ramène le tout à une simple question de richesse. Elle peut certes empêcher de voir ce qui nous dérange, de voir les manifestations actuelles d’une pauvreté qui n’est plus la même que dans le temps de Jésus, mais qui est toujours là  sous diverses formes comme chez les itinérants, les jeunes drogués, les personnes délaissées, les personnes âgées, dans les conflits interminables, dans les couples et dans les familles etc.         <br />
              <br />
       Mais, le message central est que devenir disciples de Jésus n'est pas quelque chose d’automatique, c’est à chacun de faire son choix. Quand il était sur la terre le riche aurait pu agir autrement. Le choix était possible. Il a fait celui de jouir de la vie sous toutes ses formes sans se préoccuper de son âme et de son salut.         <br />
              <br />
       Dieu met devant nous,  devant chacun et chacune un choix aujourd'hui.  Comme il est dit dans le livre du Deutéronome : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ».  (Deutéronome 30, 19) . Et Jésus dans l’évangile nous dit «  Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». (Mathieu 6, 24)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce choix que nous faisons d’être disciples de Jésus, d’être avec lui, n’est pas un choix de tout repos, Nous aurons parfois et même souvent des retours en arrière et des manquements. C’est inscrit dans le chemin de la sainteté qui n’est pas une grâce qui est donnée sans effort de notre part et sans erreurs même.       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de soutien et d’encouragement. C’est ce qui se produit à chaque dimanche dans nos célébrations eucharistiques. Nous nous retrouvons ensemble pour nous stimuler les uns les autres, pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps et du Sang de Jésus. Nous trouvons dans ces moments de célébration non seulement une nourriture spirituelle mais aussi une force pour continuer malgré les difficultés et les erreurs, car nous savons que Jésus a passé à travers un chemin autrement plus difficile et qu’il est maintenant auprès du Père où il nous attend.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 septembre 2016 et du 20 septembre 2022-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La bande des vautrés n’existera plus » (Am 6, 1a.4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur de l’univers :       <br />
           Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion,       <br />
       et à ceux qui se croient en sécurité       <br />
       sur la montagne de Samarie.       <br />
           Couchés sur des lits d’ivoire,       <br />
       vautrés sur leurs divans,       <br />
       ils mangent les agneaux du troupeau,       <br />
       les veaux les plus tendres de l’étable ;       <br />
           ils improvisent au son de la harpe,       <br />
       ils inventent, comme David, des instruments de musique ;       <br />
           ils boivent le vin à même les amphores,       <br />
       ils se frottent avec des parfums de luxe,       <br />
       mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !       <br />
           C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés,       <br />
       ils seront les premiers des déportés ;       <br />
       et la bande des vautrés n’existera plus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)       <br />
       R/ Chante, ô mon âme,       <br />
       la louange du Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 145, 1b)       <br />
              <br />
       Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,       <br />
       il fait justice aux opprimés ;       <br />
       aux affamés, il donne le pain ;       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes,       <br />
       le Seigneur protège l’étranger.       <br />
              <br />
       Il soutient la veuve et l’orphelin,       <br />
       il égare les pas du méchant.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera :       <br />
       ton Dieu, ô Sion, pour toujours !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur » (1 Tm 6, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Toi, homme de Dieu,       <br />
       recherche la justice, la piété, la foi, la charité,       <br />
       la persévérance et la douceur.       <br />
           Mène le bon combat, celui de la foi,       <br />
       empare-toi de la vie éternelle !       <br />
       C’est à elle que tu as été appelé,       <br />
       c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi       <br />
       devant de nombreux témoins.       <br />
              <br />
           Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,       <br />
       et en présence du Christ Jésus       <br />
       qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,       <br />
       voici ce que je t’ordonne :       <br />
           garde le commandement du Seigneur,       <br />
       en demeurant sans tache, irréprochable       <br />
       jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,       <br />
       Souverain unique et bienheureux,       <br />
       Roi des rois et Seigneur des seigneurs,       <br />
           lui seul possède l’immortalité,       <br />
       habite une lumière inaccessible ;       <br />
       aucun homme ne l’a jamais vu,       <br />
       et nul ne peut le voir.       <br />
       À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux pharisiens :       <br />
           « Il y avait un homme riche,       <br />
       vêtu de pourpre et de lin fin,       <br />
       qui faisait chaque jour des festins somptueux.       <br />
           Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,       <br />
       qui était couvert d’ulcères.       <br />
           Il aurait bien voulu se rassasier       <br />
       de ce qui tombait de la table du riche ;       <br />
       mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.       <br />
           Or le pauvre mourut,       <br />
       et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.       <br />
       Le riche mourut aussi,       <br />
       et on l’enterra.       <br />
           Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;       <br />
       levant les yeux, il vit Abraham de loin       <br />
       et Lazare tout près de lui.       <br />
           Alors il cria :       <br />
       ‘Père Abraham, prends pitié de moi       <br />
       et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau       <br />
       pour me rafraîchir la langue,       <br />
       car je souffre terriblement dans cette fournaise.       <br />
           – Mon enfant, répondit Abraham,       <br />
       rappelle-toi :       <br />
       tu as reçu le bonheur pendant ta vie,       <br />
       et Lazare, le malheur pendant la sienne.       <br />
       Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,       <br />
       et toi, la souffrance.       <br />
           Et en plus de tout cela, un grand abîme       <br />
       a été établi entre vous et nous,       <br />
       pour que ceux qui voudraient passer vers vous       <br />
       ne le puissent pas,       <br />
       et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’       <br />
           Le riche répliqua :       <br />
       ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare       <br />
       dans la maison de mon père.       <br />
           En effet, j’ai cinq frères :       <br />
       qu’il leur porte son témoignage,       <br />
       de peur qu’eux aussi ne viennent       <br />
       dans ce lieu de torture !’       <br />
           Abraham lui dit :       <br />
       ‘Ils ont Moïse et les Prophètes :       <br />
       qu’ils les écoutent !       <br />
           – Non, père Abraham, dit-il,       <br />
       mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,       <br />
       ils se convertiront.’       <br />
           Abraham répondit :       <br />
       ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,       <br />
       quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :       <br />
       ils ne seront pas convaincus.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379373-63200190.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-riche-et-le-pauvre-Lazare_a1264.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-89379367</guid>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379367-63200178.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019 et du 18 septembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379367-63200178.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1263.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-89379347</guid>
   <title>Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» </title>
   <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Nombres 21, 4b-9, Philippiens 2, 6-11 et Jean 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379347-63200174.jpg?v=1754336938" alt="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " title="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de la messe d'aujourd'hui il est question d'un épisode vécu par les hébreux dans le désert,une fois soritis d'Égypte puis le texte de saint Paul reproduit une hymne qui était redite souvent par les premiers chrétiens et que nous chantons parfois en anglais aujourd'hui : ¨He is lord, he is risen from the dead, and he is Lord, every knee shall. bow, every tongue confess that Jesus Christ is Lord". Ces paroles reproduisent celles de saint Paul qu'on trouve dans la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Essayons de nous laisser entrer dans ce mystère de la Croix glorieuse, un mystère difficile à saisir : le mystère de la croix. Dans cette fête de la Croix glorieuse aujourd’hui faisons un effort particulier pour entrer dans ce mystère de la Croix de Jésus si déroutant et si profond pourtant.       <br />
              <br />
       I - Les préparatifs       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament donnait un ton de victoire  à l'action de Dieu pour son peuple. C'est Lui qui l'avait fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise, mais il utilise des  instruments pour la libération de son peuple. Celui-ci trouvera une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, comme ici dans la première lecture le peuple récrimine contre son Dieu. C'est pourquoi Moïse érigera au sommet d'un mat un serpent d'airain qu'on a vu comme un image du Christ car les gens qui le regardaient restaient en vie malgré les morsures quils avaient reçues.       <br />
              <br />
       C'est une image du don de Dieu, qui se fait dans un  Sauveur. Les disciples de Jésus, décontenancés par la croix où le Christ est pendu reconnaîtront plus tard, après la Pentecôte, que ce Jésus qui a été crucifié est Seigneur et Sauveur, qu’il accomplit les promesses et les annonces des Écritures.        <br />
              <br />
       Saint Pierre en fera le thème de son fameux discours le matin de la Pentecôte aux milliers de personnes qui se trouvent autour de lui et des autres apôtres: «  Nous vous l'annonçons ce Jésus crucifié est le Messie annoncé. Il est ressuscité et nous en témoignons. Il est vivant et nous ne pouvons ne pas vous le dire ».       <br />
              <br />
       II - Un abaissement, une kénose irremplaçable       <br />
              <br />
       Le Dieu de Jésus-Christ qui se présente comme le Père miséricordieux et le Dieu d'Amour, en laissant son Fils mourir sur la croix,  questionne ses disciples et nous questionne nous aussi baptisés.        <br />
              <br />
       Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous sauf saint Jean,  sa mère Marie et quelques femmes qui seront tous sur le Calvaire.   Que penser de cela? Si on se met à leur place on peut comprendre que tout l'enseignement de Jésus leur avait passé par-dessus la tête. Son annonce d'un messie crucifié, folie pour les hommes, comme dira saint Paul ne correspond pas à leur lecture des Écritures. Encore lors du repas de la Cène, le Jeudi-Saint. Philippe demande « quand vas-tu restaurer le Royaume d'Israël ? »       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation, toutes proportions gardées. Nous connaissons l'enseignement de l'Église sur le Mystère pascal Mort-Résurrection qui est au cœur de notre foi. Nous avons hélas! tendance bien souvent à gommer le Vendredi-Saint au profit de Pâques. Autrefois on faisait l'inverse et cela a donné une religion de sacrifices,  de privations et de pénitences. Nous avons raison de nous éloigner de cette vision doloriste de la foi, mais ce n'est pas une raison pour mettre de côté le mystère de la Croix de Jésus.       <br />
              <br />
       Saint Jean ici nous résume en une phrase l'essentiel du mystère de la Croix. On peut retenir ces mots et en faire comme son "mantra" : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Jean 3, 16).       <br />
              <br />
       La croix sera la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître, elle sera le critère sensible et concret de l’imitation de Jésus. Vivre dans sa vie une certain abaissement (kénose) ne détruit pas le disciple de Jésus, elle l'unit à lui dans ce qui est au cœur de sa vie et de son œuvre salvifique.       <br />
              <br />
       III - Le sens de la Croix       <br />
              <br />
       L'œuvre salvifique de Jésus sur la croix est l'expression ultime de l'amour Dieu de Dieu le Père pour le monde. Elle n'est pas étrangère au plan salvifique de Dieu, au contraire, elle en est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Sur la croix, Jésus meurt pour le salut non d'une minorité mais pour celui de toute l'humanité. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Les ténèbres disparaissent et désormais comme le dit l'évangile, les personnes rejointes par ce mystère auront à choisir de l'accepter et de suivre Jésus ou de se réfugier dans la région des ténèbres et de la dissemblance dira saint Augustin. En somme sa mort ouvre à quiconque croit en Lui la possibilité d'un salut éternel.       <br />
              <br />
       Dieu est venu parmi les ténèbres, le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite car comme le dit saint Paul « Si le Christ est ressuscité, nous les baptisés nous sommes ressuscités avec lui ». "Baptisés disait saint Hilaire nous sommes plongés dans l'amour de Dieu et nous en vivons ».  Cette vie nouvelle est vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de la Croix glorieuse occupe nos pensées ce matin et c'est très heureux. Ce mystère nous plonge avec Jésus dans le mystère du salut que notre Dieu misécordieux nous offre.       <br />
              <br />
       Gardons-nous, cette semaine, quelques moments de recueillement où nous laisserons la grâce de Dieu et l'Esprit nous aider à vivre le lien réel entre la Passion du Christ et ma vie concrète. C’est Pascal qui faisait dire au Christ : « Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » .       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Projet d’homélie en brouillon du 6 mars 2018       <br />
       reprise avec corrections le 9 mars 2021 et inspiratrice de celle de la Croix Glorieuse dimanche le 14 septembre 2025-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.       <br />
           Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :       <br />
       « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,       <br />
       où il n’y a ni pain ni eau ?       <br />
       Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »       <br />
           Alors le Seigneur envoya contre le peuple       <br />
       des serpents à la morsure brûlante,       <br />
       et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.       <br />
           Le peuple vint vers Moïse et dit :       <br />
       « Nous avons péché,       <br />
       en récriminant contre le Seigneur et contre toi.       <br />
       Intercède auprès du Seigneur       <br />
       pour qu’il éloigne de nous les serpents. »       <br />
       Moïse intercéda pour le peuple,       <br />
           et le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Fais-toi un serpent brûlant,       <br />
       et dresse-le au sommet d’un mât :       <br />
       tous ceux qui auront été mordus,       <br />
       qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »       <br />
           Moïse fit un serpent de bronze       <br />
       et le dressa au sommet du mât.       <br />
       Quand un homme était mordu par un serpent,       <br />
       et qu’il regardait vers le serpent de bronze,       <br />
       il restait en vie !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)       <br />
              <br />
       R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté ;       <br />
       nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,       <br />
       ils revenaient et se tournaient vers lui :       <br />
       ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,       <br />
       et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.       <br />
              <br />
       Mais de leur bouche ils le trompaient,       <br />
       de leur langue ils lui mentaient.       <br />
       Leur cœur n’était pas constant envers lui ;       <br />
       ils n’étaient pas fidèles à son alliance.       <br />
              <br />
       Et lui, miséricordieux,       <br />
       au lieu de détruire, il pardonnait.       <br />
       Il se rappelait : ils ne sont que chair,       <br />
       un souffle qui s’en va sans retour.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :       <br />
       par ta Croix, tu as racheté le monde.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à Nicodème :       <br />
           « Nul n’est monté au ciel       <br />
       sinon celui qui est descendu du ciel,       <br />
       le Fils de l’homme.       <br />
           De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
           afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379347-63200174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Croix-glorieuse-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1262.html</link>
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