<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hgiguere.net" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hgiguere.net/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hgiguere.net/</id>
 <updated>2026-04-10T17:40:48+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>https://www.hgiguere.net/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.hgiguere.net/var/style/logo.jpg?v=1219314725</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <updated>2025-10-31T19:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a1269.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379887-63200314.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-28T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2025 ( Année C), par Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Sagesse 3, 1-6,9; 1 Corinthiens 1, 51-57 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379887-63200314.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Nous en profitons pour prier pour nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous ont été proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Ce « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère,        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 28 ocrobre 2025</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a1269.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »</title>
   <updated>2025-05-08T15:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1249.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/87600891-62122281.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-10T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C le 15 juin 2025. Textes : Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/87600891-62122281.jpg?v=1648742855" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" />
     </div>
     <div>
      Nos frères et soeurs d'origine grecque ont un beau mot pour parler de la Trinité. Ce mot, vous le reconnaîtrez, a des allures de chorégraphie qui est l'ensemble des mouvements d'une danse ou d'un ballet, ce mot, c'est le mot « périchorèse ». Il n'est pas nécessaire de le retenir, mais c'est sa signification qui va me guider dans cette homélie.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Trois en Un : une révélation progressive</span>       <br />
              <br />
       Commençons par mettre les choses en place pour cette divine chorégrahie qu'est la Trinité. Le terme « trinité » le dit. Il s'agit de trois personnes, ces personnes dans notre foi issue des grands conciles de l'Antiquité se nomment le Père, le Fils et l'Esprit. Elles se sont révélées chacune à leur façon au cours de l'histoire du Salut.        <br />
              <br />
       Dans l'Ancien Testament, on pourrait dire que c'est le Père qui a occupé toute la place, puis avec la naissance de Jésus a commencé ce qu'on pourrait appeler le temps de la manifestation du Fils, le Verbe de Dieu fait chair et enfin depuis la Pentecôte s'est établi le temps de l'Esprit. Une des  strophes de l'hymne traditionnelle <span style="font-style:italic">Veni Creator Spiritus</span> résume cela admirablement. En voici la traduction française :        <br />
                <br />
           <span style="font-style:italic">Fais que par toi nous connaissions le Père       <br />
           Et découvrions le Fils,       <br />
           Et qu'en toi, leur commun Esprit,       <br />
           Nous croyions en tout temps.</span>       <br />
              <br />
       Cette vision qui sépare les trois personnes ne doit pas cependant les isoler. Chacune porte en elle la manifestation des deux autres. Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils, dit Jésus, et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils : « Il redira tout ce qu'Il a entendu...Il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 13-14). Il est l'Esprit du Père et du Fils.       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin pour parler du mystère de la Trinité toujours présente dans nos prières liturgiques qui se font au nom du Père, du Fils et de l'Esprit?       <br />
              <br />
       C'est là que nos frères et soeurs grecques nous ouvrent une porte lumineuse avec la « périchorèse » dont je voudrais maintenant vous entretenir un peu.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Intercommunion et interpénétration</span>       <br />
              <br />
       Notre vision de la Trinité est celle d'une réalité complexe, bien sûr, mais que la doctrine chrétienne nous décrit avec des mots comme « Trinité une et indivise », « trois personnes mais une seule nature », « relation de filiation entre le Père et le Fils », « relation d'un amour commun entre les trois qui se nomme l'Esprit Saint » etc.         <br />
              <br />
       Ces quelques mots sont bien faibles pour nous faire entrer dans le mystère de la Trinité. C'est là que le mot de « périchorèse » vient à notre secours et nous place non plus sur le plan des idées, mais sur celui de la vie trinitaire dont nous sommes participants par notre Baptême fait « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Au IVe siècle les Pères de l'Église grecque ont inventé ce nouveau mot, intraduisible en français, pour rendre compte de cette réalité qui dépasse totalement nos capacités humaines. Et ce terme qu'ils inventèrent, ils ne l'ont pas emprunté au vocabulaire de la philosophie,  mais à celui de la musique et de la danse. Dans ce mot il y a la même racine qui donne le mot « chœur » lorsqu'on parle d'un « choeur de chant » d'une « chorale ». Vous voyez ce que les Pères de l'Église grecque voulaient qu'on retienne de la Trinité. Pour eux, la Trinité est comme un choeur de chant  ou une troupe qui danse en choeur où chaque chantre ou chaque danseur se fond dans l'ensemble tout en restant lui-même au maximum,  où chacun s'efface pour laisser la place à l'autre, tout en s'élançant pour occuper sa place, ce qui demande un mouvement incessant.       <br />
              <br />
       Ainsi, on pourrait dire que l'essentiel de la vie trinitaire est l' « intercommunion » et l' « interpénétration » réciproques des Personnes de la Trinité que les théologiens ont appelées la « cicumincession ». L'une des expressions évangéliques les plus claires de cela se lit en saint Jean: «Je suis dans le Père et le Père est en Moi» (Jean 15,16). Les Personnes sont l'une dans l'autre, l'une pour l'autre, sans rien garder pour elles. « Le Père est en Moi et Je suis dans le Père » (Jean 10, 30; 14, 10.)  Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils dit Jésus et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils. Il est l'Esprit du Père et du Fils (Jean  14, 26).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pour les explications sur la « périchorèse », mais ne nous arrêtons pas là. En cette fête de la Trinité prenons le temps de nous tourner vers le don qui nous est fait de la présence continuelle de la Trinité au fond de nous, de l' « inhabitation » de la Trinité en nous par la grâce. « Demeurez en moi comme moi en vous », dit Jésus. Cette belle réalité de la présence de la Trinité en nous  peut nous nourrir à chaque instant comme elle a nourri une sainte carmélite, contemporaine de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui s’appelle sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite de Dijon, qui a été canonisée par le pape Françöis en 2016. Soeur Élisabeth de la Trinité nous a laissé une prière extraordinaire à la Trinité qui a inspiré toute sa vie et sa spiritualité et qui a connu un diffusion mondiale. Nous terminerons en en lisant quelques passages :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">O MON DIEU, TRINITÉ QUE J'ADORE,       <br />
       Aidez-moi à m'oublier entièrement       <br />
       pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité.       <br />
       Que rien ne puisse troubler ma paix,       <br />
       ni me faire sortir de vous, ô mon immuable,       <br />
       mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.       <br />
       Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.       <br />
       Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice (…)       <br />
              <br />
       Ö mes trois, mon Tout, ma Béatitude…       <br />
       Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous,       <br />
       en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous voit ouverts et ouvertes à la présence de la Trinité en nous de telle sorte que nous laissions l'Esprit chanter les louanges du Père qui nous envoie son Fils par qui nous pouvons nous aussi rendre gloire à Dieu et entrer dans le mouvement d'amour sur le monde qui part du cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit dont nous serons ainsi des témoins humbles mais resplendissants.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du17 mai 2016 et de celle du7 juin 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1249.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »</title>
   <updated>2024-04-23T15:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1173.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601784-57034042.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 avril 2024. Textes: : Actes des Apôtres 9,26-31, I Jean 3, 18-24 et Jean 15, 1-8 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601784-57034042.jpg?v=1615227039" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile ce matin nous parle de vigneron, de vigne et de sarments. Ces images sont là pour nous éclairer sur ce que Dieu fait pour nous et pour le monde, comment il le fait et comment nous pouvons répondre. Jésus s’en sert dans ce sens-là.        <br />
              <br />
       Pour un québécois, ce sont des images qui ne sont pas familières. Il est plus habitué aux cultures nordiques :  patates, tomates, concombres etc. même si actuellement on a réussi à développer des vignes plus résistantes au froid et qui produisent d'excellents vins. Ceci étant dit, j’ai fait une petite recherche pour entrer plus à fond dans les méandres de la culture de la vigne et ainsi mieux comprendre les explications de Jésus qui nous sont proposées dans la Parole de Dieu aujourd'hui.       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic">Description du travail d’un vigneron aujourd’hui comme hier</span>       <br />
              <br />
       Un connaisseur m’a expliqué que la première chose dont se préoccupe le vigneron c’est la taille des vignes. En effet, les vignes comme les tomates qu’on connaît bien chez nous produisent des repousses des sarments qui ressemblent aux gourmands des tomates. Il est nécessaire d’élaguer ces pousses pour que les meilleurs puissent croître et se développer.       <br />
              <br />
       Une autre chose que le vigneron surveille ce sont les conditions dans lesquelles se développent des micro-organismes parfois bénéfiques comme ce qu’il est convenu d’appeler les « pourritures nobles » qui donneront au raisin sa qualité particulière, mais souvent plutôt dévastatrices.        <br />
              <br />
       Le vigneron s’intéresse aussi au sol qui entoure la vigne. Il le bêche par moments, il le draine, il l’enrichit au besoin. C’est de lui qui viendra dans le raisin ce petit quelque chose qui fait qu’on identifie les vins à tel clos, à tel domaine ou à telle région.       <br />
              <br />
       Voilà trois points que j’ai retrouvés avec plaisir dans les explications de Jésus que nous venons de lire       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les explications de Jésus sur le vigneron, la vigne et les sarments</span>       <br />
              <br />
       Revoyons-les ensemble : le premier, le besoin d’élaguer, d’aérer les vignes. Jésus en fait l’application en disant dit : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit,  mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. » On reconnaît là le soin particulier du vigneron pour sa vigne comme on l’a vu  et Jésus l’applique à son Père.       <br />
              <br />
       Le second point retenu de l’image du travail du vigneron c’est celui de favoriser les meilleurs conditions pour la croissance de sa vigne. Le comportement du vigneron nous éclaire sur la vocation chrétienne. La personne baptisée qui suit Jésus est branchée sur lui comme le sarment sur la vigne. Cette union avec lui a besoin d’être cultivée et nourrie. Elle ne peut pas être laissée sans aucun soin sinon elle se videra et se dessèchera. Quels sont ces soins : le premier est la prière et les sacrements qui nous rapprochent de Dieu, le second la rencontre de nos frères et sœurs et le troisième le partage de ce que nous vivons.  Prière, rencontre et partage sont la nourriture nécessaire pour que les sarments que nous sommes se développent et portent du fruit.       <br />
              <br />
       Le troisième point : le sol qui entoure la vigne. Quel est le sol à entretenir pour la personne baptisée disciples de Jésus ?  Le sol est constitué des paroles de Jésus. Il en a la diversité et la couleur. Ces paroles sont esprit et vie, ce sont les paroles de vie éternelle. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »  La vigne est bien entourée et elle s’épanouit en fruits précieux pour le vigneron. Jésus souligne fortement le lien des sarments avec la vigne et la vie qui est le fruit de cette union. La vigne qu’est Jésus est remplie de vie. Cette vie ne demande qu’à se transmettre. Heureux seront les disciples qui comme les sarments bien nourris se laisseront remplir de cette vie et de cette sève. Ils deviendront comme de beaux raisins. « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       On pourrait continuer encore ces réflexions, mais j’aimerais souligner, dans un dernier point, le fil conducteur des trois lectures de ce matin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des disciples sur la route</span>       <br />
              <br />
       Ce fil conducteur m’est donné par une phrase qui revient quelques fois dans l’évangile : « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       C’est ce que nous voyons dans la première lecture tirée des Actes des Apôtres qui décrit la prédication de Saul qui deviendra saint Paul accompagné de Barnabé . Ils sont deux des premiers disciples qui  racontaient leur rencontre de Jésus et qui le faisaient avec assurance, une assurance qui leur venait de cette expérience d’être branchés sur la vigne qu’est Jésus. Ils vivaient leur union avec lui comme celle des sarments sur la vigne. Et leur témoignage portait beaucoup du fruit.       <br />
              <br />
       On a quelque chose de semblable dans la description de la vie des premières communautés chrétiennes que nous fournit la deuxième lecture. Ces premiers chrétiens se faisaient un devoir de garder les commandements du Seigneur dont le plus grand est celui de l’amour du prochain comme le rappelle saint Jean dans cette lecture. « Or, voici son commandement, est-il écrit, mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce que saint Jean redit dans ses mots - garder ses commandements, demeurer en Dieu - recoupe ce que nous dit l’évangile où nous sommes invités à rester et demeurer branchés sur la Vigne qu’est Jésus. C’est dans cette union vécue simplement et dans la vie de tous les jours que se réalise la croissance d’une nouvelle vigne qui est l’Église dont nous sommes les membres.       <br />
              <br />
       En effet, on compare souvent l’Église à une vigne, car elle est le Corps du Christ. Membres de l’Église nous sommes invités à nous attacher à la vraie Vigne qu’est le Christ comme des sarments pour que sa présence soit manifestée au monde dans la vigne qu’est l’Église, signe et sacrement du salut comme le dit le Concile Vatican II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les lectures d’aujourd’hui nous ont permis un parcours des plus intéressants pour notre vie chrétienne. Dans l’<span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté </span> du pape François publiée <!--le 9 avril ----->en 2018, celui-ci nous souligne que malgré nos limites et nos faiblesses, la rencontre de Jésus se fait et nous pouvons toutes et tous devenir selon les expressions imagées qu’il utilise des saints et saintes « de la porte d'à côté » ou des saints et des saintes « de  la classe moyenne de la sainteté ».        <br />
              <br />
       Que notre célébration par le partage du Corps et du Sang du Christ nous garde toujours de plus en plus unis à Lui, la vraie Vigne, comme de sarments vigoureux des « saints » et  des « saintes » comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       23 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  24 avril 2018 et 27 avril 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 5e dimanche de Pâques  Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Barnabé leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur » (Ac 9, 26-31)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       arrivé à Jérusalem,       <br />
       Saul cherchait à se joindre aux disciples,       <br />
       mais tous avaient peur de lui,       <br />
       car ils ne croyaient pas       <br />
       que lui aussi était un disciple.       <br />
       Alors Barnabé le prit avec lui       <br />
       et le présenta aux Apôtres ;       <br />
       il leur raconta comment, sur le chemin,       <br />
       Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé,       <br />
       et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance       <br />
       au nom de Jésus.       <br />
       Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux,       <br />
       s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.       <br />
       Il parlait aux Juifs de langue grecque,       <br />
       et discutait avec eux.       <br />
       Mais ceux-ci       <br />
       cherchaient à le supprimer.       <br />
       Mis au courant,       <br />
       les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée       <br />
       et le firent partir pour Tarse.       <br />
              <br />
       L’Église était en paix       <br />
       dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;       <br />
       elle se construisait       <br />
       et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;       <br />
       réconfortée par l’Esprit Saint,       <br />
       elle se multipliait.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)       <br />
       R/ Tu seras ma louange, Seigneur,       <br />
       dans la grande assemblée.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 21, 26a)       <br />
              <br />
       Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.       <br />
       Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;       <br />
       ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :       <br />
       « À vous, toujours, la vie et la joie ! »       <br />
              <br />
       La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,       <br />
       chaque famille de nations se prosternera devant lui :       <br />
       « Oui, au Seigneur la royauté,       <br />
       le pouvoir sur les nations ! »       <br />
              <br />
       Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;       <br />
       on annoncera le Seigneur aux générations à venir.       <br />
       On proclamera sa justice au peuple qui va naître :       <br />
       Voilà son œuvre !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 18-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Petits enfants,       <br />
       n’aimons pas en paroles ni par des discours,       <br />
       mais par des actes et en vérité.       <br />
       Voilà comment nous reconnaîtrons       <br />
       que nous appartenons à la vérité,       <br />
       et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;       <br />
       car si notre cœur nous accuse,       <br />
       Dieu est plus grand que notre cœur,       <br />
       et il connaît toutes choses.       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
       Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
       Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
       Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Moi, je suis la vraie vigne,       <br />
       et mon Père est le vigneron.       <br />
       Tout sarment qui est en moi,       <br />
       mais qui ne porte pas de fruit,       <br />
       mon Père l’enlève ;       <br />
       tout sarment qui porte du fruit,       <br />
       il le purifie en le taillant,       <br />
       pour qu’il en porte davantage.       <br />
       Mais vous, déjà vous voici purifiés       <br />
       grâce à la parole que je vous ai dite.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous.       <br />
       De même que le sarment       <br />
       ne peut pas porter de fruit par lui-même       <br />
       s’il ne demeure pas sur la vigne,       <br />
       de même vous non plus,       <br />
       si vous ne demeurez pas en moi.       <br />
              <br />
       Moi, je suis la vigne,       <br />
       et vous, les sarments.       <br />
       Celui qui demeure en moi       <br />
       et en qui je demeure,       <br />
       celui-là porte beaucoup de fruit,       <br />
       car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.       <br />
       Si quelqu’un ne demeure pas en moi,       <br />
       il est, comme le sarment, jeté dehors,       <br />
       et il se dessèche.       <br />
       Les sarments secs, on les ramasse,       <br />
       on les jette au feu, et ils brûlent.       <br />
       Si vous demeurez en moi,       <br />
       et que mes paroles demeurent en vous,       <br />
       demandez tout ce que vous voulez,       <br />
       et cela se réalisera pour vous.       <br />
       Ce qui fait la gloire de mon Père,       <br />
       c’est que vous portiez beaucoup de fruit       <br />
       et que vous soyez pour moi des disciples. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1173.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »</title>
   <updated>2023-06-06T22:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/72201742-50248987.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-06T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année A le 11 juin 2023. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/72201742-50248987.jpg?v=1683635121" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. La nourriture spirituelle que Dieu donne et que la « manne » dans le désert annonce c'est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus.       <br />
              <br />
       « Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Je suis le Pain de vie. Celui qui me mange vivra éternellement ».        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent  la nourriture de nos vies.        <br />
              <br />
       « Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> , Et il explique : «  Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce. »       <br />
              <br />
       C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
               <br />
       III– <span style="font-style:italic">Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 juin 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 13 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »</title>
   <updated>2022-06-06T00:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1068.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/63449400-45739671.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-07T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C le 12 juin 2022. Textes : Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/63449400-45739671.jpg?v=1648742855" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C : « En intercommunion... »" />
     </div>
     <div>
      Nos frères et soeurs d'origine grecque ont un beau mot pour parler de la Trinité. Ce mot, vous le reconnaîtrez, a des allures de chorégraphie qui est l'ensemble des mouvements d'une danse ou d'un ballet, ce mot, c'est le mot « périchorèse ». Il n'est pas nécessaire de le retenir, mais c'est sa signification qui va me guider dans cette homélie.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Trois en Un : une révélation progressive</span>       <br />
              <br />
       Commençons par mettre les choses en place pour cette divine chorégrahie qu'est la Trinité. Le terme « trinité » le dit. Il s'agit de trois personnes, ces personnes dans notre foi issue des grands conciles de l'Antiquité se nomment le Père, le Fils et l'Esprit. Elles se sont révélées chacune à leur façon au cours de l'histoire du Salut.        <br />
              <br />
       Dans l'Ancien Testament, on pourrait dire que c'est le Père qui a occupé toute la place, puis avec la naissance de Jésus a commencé ce qu'on pourrait appeler le temps de la manifestation du Fils, le Verbe de Dieu fait chair et enfin depuis la Pentecôte s'est établi le temps de l'Esprit. Une des  strophes de l'hymne traditionnelle <span style="font-style:italic">Veni Creator Spiritus</span> résume cela admirablement. En voici la traduction française :        <br />
                <br />
           <span style="font-style:italic">Fais que par toi nous connaissions le Père       <br />
           Et découvrions le Fils,       <br />
           Et qu'en toi, leur commun Esprit,       <br />
           Nous croyions en tout temps.</span>       <br />
              <br />
       Cette vision qui sépare les trois personnes ne doit pas cependant les isoler. Chacune porte en elle la manifestation des deux autres. Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils, dit Jésus, et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils : « Il redira tout ce qu'Il a entendu...Il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 13-14). Il est l'Esprit du Père et du Fils.       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin pour parler du mystère de la Trinité toujours présente dans nos prières liturgiques qui se font au nom du Père, du Fils et de l'Esprit?       <br />
              <br />
       C'est là que nos frères et soeurs grecques nous ouvrent une porte lumineuse avec la « périchorèse » dont je voudrais maintenant vous entretenir un peu.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Intercommunion et interpénétration</span>       <br />
              <br />
       Notre vision de la Trinité est celle d'une réalité complexe, bien sûr, mais que la doctrine chrétienne nous décrit avec des mots comme « Trinité une et indivise », « trois personnes mais une seule nature », « relation de filiation entre le Père et le Fils », « relation d'un amour commun entre les trois qui se nomme l'Esprit Saint » etc.         <br />
              <br />
       Ces quelques mots sont bien faibles pour nous faire entrer dans le mystère de la Trinité. C'est là que le mot de « périchorèse » vient à notre secours et nous place non plus sur le plan des idées, mais sur celui de la vie trinitaire dont nous sommes participants par notre Baptême fait « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».       <br />
              <br />
       Au IVe siècle les Pères de l'Église grecque ont inventé ce nouveau mot, intraduisible en français, pour rendre compte de cette réalité qui dépasse totalement nos capacités humaines. Et ce terme qu'ils inventèrent, ils ne l'ont pas emprunté au vocabulaire de la philosophie,  mais à celui de la musique et de la danse. Dans ce mot il y a la même racine qui donne le mot « chœur » lorsqu'on parle d'un « choeur de chant » d'une « chorale ». Vous voyez ce que les Pères de l'Église grecque voulaient qu'on retienne de la Trinité. Pour eux, la Trinité est comme un choeur de chant  ou une troupe qui danse en choeur où chaque chantre ou chaque danseur se fond dans l'ensemble tout en restant lui-même au maximum,  où chacun s'efface pour laisser la place à l'autre, tout en s'élançant pour occuper sa place, ce qui demande un mouvement incessant.       <br />
              <br />
       Ainsi, on pourrait dire que l'essentiel de la vie trinitaire est l' « intercommunion » et l' « interpénétration » réciproques des Personnes de la Trinité que les théologiens ont appelées la « cicumincession ». L'une des expressions évangéliques les plus claires de cela se lit en saint Jean: «Je suis dans le Père et le Père est en Moi» (Jean 15,16). Les Personnes sont l'une dans l'autre, l'une pour l'autre, sans rien garder pour elles. « Le Père est en Moi et Je suis dans le Père » (Jean 10, 30; 14, 10.)  Nul ne peut connaître le Père s'il ne connaît le Fils dit Jésus et l'Esprit est envoyé par le Père qui le donne pour rappeler tout ce qu'il a révélé sur son Fils. Il est l'Esprit du Père et du Fils (Jean  14, 26).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Voilà pour les explications sur la « périchorèse », mais ne nous arrêtons pas là. En cette fête de la Trinité prenons le temps de nous tourner vers le don qui nous est fait de la présence continuelle de la Trinité au fond de nous, de l' « inhabitation » de la Trinité en nous par la grâce. « Demeurez en moi comme moi en vous », dit Jésus. Cette belle réalité de la présence de la Trinité en nous  peut nous nourrir à chaque instant comme elle a nourri une sainte carmélite, contemporaine de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui s’appelle sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite de Dijon, qui a été canonisée par le pape Françöis en 2016. Soeur Élisabeth de la Trinité nous a laissé une prière extraordinaire à la Trinité qui a inspiré toute sa vie et sa spiritualité et qui a connu un diffusion mondiale. Nous terminerons en en lisant quelques passages :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">O MON DIEU, TRINITÉ QUE J'ADORE,       <br />
       Aidez-moi à m'oublier entièrement       <br />
       pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité.       <br />
       Que rien ne puisse troubler ma paix,       <br />
       ni me faire sortir de vous, ô mon immuable,       <br />
       mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.       <br />
       Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.       <br />
       Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice (…)       <br />
              <br />
       Ö mes trois, mon Tout, ma Béatitude…       <br />
       Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous,       <br />
       en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie dominicale nous voit ouverts et ouvertes à la présence de la Trinité en nous de telle sorte que nous laissions l'Esprit chanter les louanges du Père qui nous envoie son Fils par qui nous pouvons nous aussi rendre gloire à Dieu et entrer dans le mouvement d'amour sur le monde qui part du cœur de Dieu, Père, Fils et Esprit dont nous serons ainsi des témoins humbles mais resplendissants.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du17 mai 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-En-intercommunion_a1068.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »</title>
   <updated>2022-02-24T13:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1004.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/54511682-41021968.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-04-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 2 mai 2021. Textes: : Actes des Apôtres 9,26-31, I Jean 3, 18-24 et Jean 15, 1-8 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/54511682-41021968.jpg?v=1615227039" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année B « Moi, je suis la vigne »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile ce matin nous parle de vigneron, de vigne et de sarments. Ces images sont là pour nous éclairer sur ce que Dieu fait pour nous et pour le monde, comment il le fait et comment nous pouvons répondre. Jésus s’en sert dans ce sens-là.        <br />
              <br />
       Pour un québécois, ce sont des images qui ne sont pas familières. Il est plus habitué aux cultures nordiques :  patates, tomates, concombres etc même si actuellement on a réussi à développer des vignes plus résistantes au froid et qui produisent d'excellents vins. Ceci étant dit, j’ai fait une petite recherche pour entrer plus à fond dans les méandres de la culture de la vigne et ainsi mieux comprendre les explications de Jésus qui nous sont proposées dans la Parole de Dieu aujourd'hui.       <br />
               <br />
       I –<span style="font-style:italic">Description du travail d’un vigneron aujourd’hui comme hier</span>       <br />
              <br />
       Un connaisseur m’a expliqué que la première chose dont se préoccupe le vigneron c’est la taille des vignes. En effet, les vignes comme les tomates qu’on connaît bien chez nous produisent des repousses des sarments qui ressemblent aux gourmands des tomates. Il est nécessaire d’élaguer ces pousses pour que les meilleurs puissent croître et se développer.       <br />
              <br />
       Une autre chose que le vigneron surveille ce sont les conditions dans lesquelles se développent des micro-organismes parfois bénéfiques comme ce qu’il est convenu d’appeler les « pourritures nobles » qui donneront au raisin sa qualité particulière, mais souvent plutôt dévastatrices.        <br />
              <br />
       Le vigneron s’intéresse aussi au sol qui entoure la vigne. Il le bêche par moments, il le draine, il l’enrichit au besoin. C’est de lui qui viendra dans le raisin ce petit quelque chose qui fait qu’on identifie les vins à tel clos, à tel domaine ou à telle région.       <br />
              <br />
       Voilà trois points que j’ai retrouvés avec plaisir dans les explications de Jésus que nous venons de lire       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les explications de Jésus sur le vigneron, la vigne et les sarments</span>       <br />
              <br />
       Revoyons-les ensemble : le premier, le besoin d’élaguer, d’aérer les vignes. Jésus en fait l’application en disant dit : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit,  mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. » On reconnaît là le soin particulier du vigneron pour sa vigne comme on l’a vu  et Jésus l’applique à son Père.       <br />
              <br />
       Le second point retenue de l’image du travail du vigneron c’est celle de favoriser les meilleurs conditions pour la croissance de sa vigne. Le comportement du vigneron nous éclaire sur la vocation chrétienne.        <br />
              <br />
       La personne baptisée qui suit Jésus est branchée sur lui comme le sarment sur la vigne. Cette union avec lui a besoin d’être cultivée et nourrie. Elle ne peut pas être laissée sans aucun soin sinon elle se videra et se dessèchera.        <br />
              <br />
       Quels sont ces soins : le premier est la prière qui nous rapproche de Dieu, le second la rencontre de nos frères et sœurs et le troisième le partage de ce que nous vivons.  Prière, rencontre et partage sont la nourriture nécessaire pour que les sarments que nous sommes se développent et portent du fruit.       <br />
              <br />
       Le troisième point : le sol qui entoure la vigne. Et quel est le sol à entretenir pour la personne baptisée disciples de Jésus ?  Le sol est constitué des paroles de Jésus. Il en a la diversité et la couleur. Ces paroles sont esprit et vie, ce sont les paroles de vie éternelle. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »       <br />
              <br />
       La vigne est bien entourée et elle s’épanouit en fruits précieux pour le vigneron. Jésus souligne fortement le lien des sarments avec la vigne et la vie qui est le fruit de cette union. La vigne qu’est Jésus est remplie de vie. Cette vie ne demande qu’à se transmettre. Heureux seront les disciples qui comme les sarments bien nourris se laisseront remplir de cette vie et de cette sève. Ils deviendront comme de beaux raisins. « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       On pourrait continuer encore ces réflexions, mais j’aimerais souligner, dans un dernier point, le fil conducteur des trois lectures ce matin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des disciples sur la route</span>       <br />
              <br />
       Ce fil conducteur m’est donné par une phrase qui revient quelques fois dans l’évangile : « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »       <br />
              <br />
       C’est ce que nous voyons dans la prédication de Saul qui deviendra saint Paul accompagné de Barnabé que nous rappelle la première lecture tirée des Actes des Apôtres. Ils sont deux des premiers disciples qui  racontaient leur rencontre de Jésus et qui le faisait avec assurance, une assurance qui leur venait de cette expérience d’être branchés sur la vigne qu’est Jésus. Ils vivaient leur union avec lui comme celle des sarments sur la vigne. Et leur témoignage portait beaucoup du fruit.       <br />
              <br />
       On a quelque chose de semblable dans la description de la vie des premières communautés chrétiennes que nous fournit la deuxième lecture. Ces premiers chrétiens se faisaient un devoir de garder les commandements du Seigneur dont le plus grand est celui de l’amour du prochain. « Or, voici son commandement, est-il écrit, mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce fil conducteur recoupe celui de l’évangile où nous sommes invités à rester et demeurer branchés sur la Vigne qu’est Jésus. C’est dans cette union vécue simplement et dans la vie de tous les jours que se réalise la croissance d’une nouvelle vigne qui sera l’Église dont nous sommes les membres.       <br />
              <br />
       En effet, on compare souvent l’Église à une vigne, car elle est le Corps du Christ. Membres de l’Église nous sommes invités à nous attacher à la vraie Vigne qu’est le Christ comme des sarments pour que sa présence soit manifestée au monde dans la vigne qu’est l’Église, signe et sacrement du salut comme le dit le Concile Vatican II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les lectures d’aujourd’hui nous ont permis un parcours des plus intéressants pour notre vie chrétienne. Dans l’<span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté </span>du pape François publiée <!--le 9 avril ----->en 2018, celui-ci nous souligne que malgré nos limites et nos faiblesses, la rencontre de Jésus se fait et nous pouvons toutes et tous devenir selon les expressions imagées qu’il utilise des saints et saintes « de la porte d'à côté » ou des saints et des saintes « de  la classe moyenne de la sainteté ».        <br />
              <br />
       Que notre célébration par le partage du Corps et du Sang du Christ nous garde toujours de plus en plus unis à lui la vraie Vigne comme de sarments vigoureux.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       27 avril 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  24 avril 2018-->       <br />
              <br />
       <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 5e dimanche de Pâques  Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Barnabé leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur » (Ac 9, 26-31)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       arrivé à Jérusalem,       <br />
       Saul cherchait à se joindre aux disciples,       <br />
       mais tous avaient peur de lui,       <br />
       car ils ne croyaient pas       <br />
       que lui aussi était un disciple.       <br />
       Alors Barnabé le prit avec lui       <br />
       et le présenta aux Apôtres ;       <br />
       il leur raconta comment, sur le chemin,       <br />
       Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé,       <br />
       et comment, à Damas, il s’était exprimé avec assurance       <br />
       au nom de Jésus.       <br />
       Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec eux,       <br />
       s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur.       <br />
       Il parlait aux Juifs de langue grecque,       <br />
       et discutait avec eux.       <br />
       Mais ceux-ci       <br />
       cherchaient à le supprimer.       <br />
       Mis au courant,       <br />
       les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée       <br />
       et le firent partir pour Tarse.       <br />
              <br />
       L’Église était en paix       <br />
       dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ;       <br />
       elle se construisait       <br />
       et elle marchait dans la crainte du Seigneur ;       <br />
       réconfortée par l’Esprit Saint,       <br />
       elle se multipliait.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 26b-27, 28-29, 31-32)       <br />
       R/ Tu seras ma louange, Seigneur,       <br />
       dans la grande assemblée.       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. 21, 26a)       <br />
              <br />
       Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.       <br />
       Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;       <br />
       ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :       <br />
       « À vous, toujours, la vie et la joie ! »       <br />
              <br />
       La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur,       <br />
       chaque famille de nations se prosternera devant lui :       <br />
       « Oui, au Seigneur la royauté,       <br />
       le pouvoir sur les nations ! »       <br />
              <br />
       Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;       <br />
       on annoncera le Seigneur aux générations à venir.       <br />
       On proclamera sa justice au peuple qui va naître :       <br />
       Voilà son œuvre !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de Jésus Christ et nous aimer les uns les autres » (1 Jn 3, 18-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Petits enfants,       <br />
       n’aimons pas en paroles ni par des discours,       <br />
       mais par des actes et en vérité.       <br />
       Voilà comment nous reconnaîtrons       <br />
       que nous appartenons à la vérité,       <br />
       et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ;       <br />
       car si notre cœur nous accuse,       <br />
       Dieu est plus grand que notre cœur,       <br />
       et il connaît toutes choses.       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
       Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
       Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
       Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.       <br />
       Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Moi, je suis la vraie vigne,       <br />
       et mon Père est le vigneron.       <br />
       Tout sarment qui est en moi,       <br />
       mais qui ne porte pas de fruit,       <br />
       mon Père l’enlève ;       <br />
       tout sarment qui porte du fruit,       <br />
       il le purifie en le taillant,       <br />
       pour qu’il en porte davantage.       <br />
       Mais vous, déjà vous voici purifiés       <br />
       grâce à la parole que je vous ai dite.       <br />
       Demeurez en moi, comme moi en vous.       <br />
       De même que le sarment       <br />
       ne peut pas porter de fruit par lui-même       <br />
       s’il ne demeure pas sur la vigne,       <br />
       de même vous non plus,       <br />
       si vous ne demeurez pas en moi.       <br />
              <br />
       Moi, je suis la vigne,       <br />
       et vous, les sarments.       <br />
       Celui qui demeure en moi       <br />
       et en qui je demeure,       <br />
       celui-là porte beaucoup de fruit,       <br />
       car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.       <br />
       Si quelqu’un ne demeure pas en moi,       <br />
       il est, comme le sarment, jeté dehors,       <br />
       et il se dessèche.       <br />
       Les sarments secs, on les ramasse,       <br />
       on les jette au feu, et ils brûlent.       <br />
       Si vous demeurez en moi,       <br />
       et que mes paroles demeurent en vous,       <br />
       demandez tout ce que vous voulez,       <br />
       et cela se réalisera pour vous.       <br />
       Ce qui fait la gloire de mon Père,       <br />
       c’est que vous portiez beaucoup de fruit       <br />
       et que vous soyez pour moi des disciples. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Moi-je-suis-la-vigne_a1004.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette</title>
   <updated>2015-05-26T01:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/7410345-11415688.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-18T03:02:00+02:00</published>
   <author><name>Pierre Gaudette</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur retraité d'éthique fondamentale à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval continue sa réflexion sur les divorcés remariés. Il nous transmet une deuxième texte inspiré par les discussions qui ont eu lieu au Synode extraordinaire sur la famille à l'automne 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/7410345-11415688.jpg?v=1422845863" alt="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" title="Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2 par Mgr Pierre Gaudette" />
     </div>
     <div>
      Voici son texte en format PDF <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_pierre_gaudette2_150417.pdf">Les divorcés-remariés et  l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie  Note 2</a> pour lire le premier texte <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       Pour donner un aperçu de la position de Mgr Gaudette, voici un extrait de sa conclusion : «Plutôt que de parler de scandale, je parlerais plutôt d’une exigence de réalisme. Le divorce est toujours un échec. Il est une atteinte à l’indissolubilité attachée à tout amour véritable, surtout lorsque les conjoints s’engagent officiellement face à la société et à l’Église. Mais il faut prendre en compte la faiblesse humaine qui ne résiste pas toujours aux sollicitations extérieures ou à la routine d’une vie commune sans échanges profonds. Oui, beaucoup de mariages indissolubles se sont dissous progressivement par manque d’attention des conjoints eux-mêmes ou ont éclaté en raison de crises soudaines. C’est que l’amour, condition et ciment de l’indissolubilité, n’a pas été suffisamment nourri et entretenu. L’Église doit pouvoir accompagner ceux et celles qui ont été brisés par cet échec de leur amour. Elle doit pouvoir éventuellement leur offrir le pardon du Seigneur, même s’ils se sont engagés dans une autre union, portés qu’ils sont maintenant par un amour qu’ils souhaitent authentique envers un autre partenaire.»       <br />
              <br />
              <br />
       Et il continue : « Mais, pour éviter toute ambiguïté - et pour le bien même des personnes en cause - il conviendrait cependant, comme on l’a déjà suggéré plus haut, que l’accès au sacrement de Pénitence et d’Eucharistie se fasse au terme d’un temps officiel de pénitence ou mieux de discernement au cours duquel les divorcés remariés feraient le point sur leur situation et sur les appels qu’ils perçoivent de la part du Seigneur.  Doivent-ils revenir à leur premier mariage? Se découvrent-ils appelés à vivre la continence totale dans la deuxième union, leur alliance conjugale devant alors être vécue comme alliance fraternelle? Doivent-ils vivre positivement leur vie de couple et construire ce nouvel amour qu’ils veulent indissoluble? Comme l’exprime très bien un théologien qui est en même temps père de famille,  «  n’y aurait-il pas dans l’effort de vivre la deuxième union dans la générosité, dans le respect et l’amour du conjoint, dans le souci des enfants tant de la première que de la deuxième union, n’y aurait-il pas là des signes de conversion susceptibles de conduire à la réception du sacrement ? »  Il y aurait tout intérêt à ce que ce temps de discernement se termine par une célébration d’accueil dont il faudrait préciser les éléments. Le scandale, aujourd’hui, ce serait de ne pas offrir le pardon sacramentel et le corps du Christ à des personnes brisées par la rupture de leur mariage, engagées dans un amour qui se veut définitif et soucieuses de reconstruire leur vie à la suite du Christ.»        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Gaudette       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       Université Laval, Québec       <br />
       Membre de la Commission internationale de théologie de 1997 à 2008       <br />
              <br />
       Le 15 avril 2015       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie</title>
   <updated>2015-04-18T04:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/6336468-9556606.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-02-18T03:27:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre Gaudette</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr Pierre Gaudette P.H., professeur associé de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et prêtre associé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec nous fait parvenir ce texte des plus intéressants que nous sommes heureux de vous partager.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/6336468-9556606.jpg?v=1392692613" alt="Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie" title="Note sur les divorcés-remariés et l’accès aux sacrements de Pénitence et d’Eucharistie" />
     </div>
     <div>
      Mgr PIerre Gaudette a été professeur d'Éthique fondamentale à l'Université Laval pendant de nombreuses années et titulaire d'un cours sur les divorcés-remariés. De 2002 à 2008 il a été secrétaire de l'<span style="font-style:italic">Assemblée des évêques catholiques du Québec</span>. Il a été membre de la <span style="font-style:italic">Commission théologique internationale</span>. Son expertise et sa compétence lui ont permis de regarder toute la question de l'accès aux sacrements des divorcés-remariés avec des points de vue qui ouvrent des perspectives nouvelles sur cette question qui est à l'ordre du jour du Consistoire extraordinaire des cardinaux avec le pape François à Rome les 20 et 21 février 2014.        <br />
              <br />
       La citation de saint Cyprien de Carthage sur les <span style="font-style:italic">lapsi</span> (chrétiens qui sous la crainte du martyre avaient renié leur foi devant les persécuteurs) que Mgr Gaudette nous propose en <span style="font-style:italic">Annexe</span> &quot;mérite réflexion, écrit-il,  et, me semble-t-il, ouvre une porte intéressante&quot;.        <br />
              <br />
       Bonne lecture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/divorces_remaries_eucharistie_gaudette_corr.pdf">Texte complet de Mgr Gaudette</a>       <br />
              <br />
       Deuxième texte le 17 avril 2015 qui précise les choses à la suite du Synode de l'automne 2014. À lire!       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie-Note-2-par-Mgr-Pierre-Gaudette_a632.html">Texte complet</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Note-sur-les-divorces-remaries-et-l-acces-aux-sacrements-de-Penitence-et-d-Eucharistie_a581.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"</title>
   <updated>2015-03-29T14:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Avec-tous-nos-freres-et-soeurs-autour-d-un-meme-Pere_a497.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/4881666-7282246.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-02T16:42:00+01:00</published>
   <author><name>Jacques Roberge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2012 ( Année B), par monsieur le chanoine Jacques Roberge, supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaîe 25,6a.7-9; Romains 8, 14-17 et Jean 12,24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/4881666-7282246.jpg?v=1351871340" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Avec tous nos frères et soeurs autour d'un même Père"" />
     </div>
     <div>
      Voici un condensé de l'homélie du Supérieur général lors de cette célébration.       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Roberge a commencé par souligner d'entrée de jeu que &quot;si l’Église a été bien inspirée en réunissant en une seule fête le souvenir et la célébration de tous les saints, elle l’a été également en instituant au lendemain de la Toussaint une mémoire ou commémoration de tous les défunts.  La liturgie de ce jour nous invite à porter en notre mémoire tous les défunts.  Ce n’est pas très difficile de faire mémoire de nos défunts.  Nous avons tous fait l’expérience de la mort d’un de nos proches ou d’un ami très cher, et leur départ a laissé certainement un grand vide.  Nous avons toujours beaucoup de mal à nous habituer à l’absence de ceux et celles qui nous ont quittés.Toutefois, la liturgie d’aujourd’hui, la commémoration des défunts, n’est pas simplement une cérémonie du souvenir.  Nous ne voulons pas nous contenter de rappeler à notre mémoire les êtres chers qui nous ont quittés.  Nous savons bien que ces souvenirs ne peuvent que conduire à une certaine mélancolie qui ne mène nulle part, sauf dans le passé.  Non, si nous n’étions rassemblés aujourd’hui que pour nous souvenir de nos chers disparus, nous nous ferions plus de mal que de bien en entretenant les douleurs de l’absence des êtres que nous avons aimés.&quot;       <br />
              <br />
       Après cette introdction, le Supérieur général a poursuivi en développant les raisons pour lesquelles nous sommes réunis aujourd'hui dans cette commémoration des fidèles défunts. Il en a présenté trois: la prière pour les défunts, la communion de tous dans un même Corps mystique et  la mémoire du Christ mort et ressuscité.       <br />
              <br />
       1) <span style="font-style:italic">la prière pour les défunts </span>       <br />
              <br />
       &quot;Nous devons prier pour nos défunts.  Nous les portons dans la prière parce que le Christ a ouvert pour tous les portes du tombeau et qu’il nous appelle tous à la vie en plénitude.  La prière pour les défunts est l’expression de notre solidarité avec ces membres de l’Église qui nous précèdent de quelques pas sur la route vers la maison du Père.  &quot;       <br />
              <br />
       2) <span style="font-style:italic">le caractère ecclésial de la commémoration des fidèles défunts</span>       <br />
              <br />
       &quot; La fête d’aujourd’hui nous permet également de faire mémoire en Église… a continué le Supérieur général.  Aujourd’hui, ce sont tous les membres de l’Église qui prient pour ses défunts.  Nous ne sommes pas seuls, enfermés chacun dans nos petites pensées ou dans nos petites communautés.  Nous croyons que nous formons un seul corps avec toutes les autres communautés chrétiennes à travers le monde.  Lorsque nous nous rassemblons en Église, nous célébrons avec l’Église d’hier et celle de demain.  Nous sommes unis avec les chrétiens de tous les temps et en tous lieux, ceux que nous ne voyons plus et ceux que nous ne voyons pas.  Et notre prière devient une.   C’est toute l’Église en route vers le Royaume en union avec l’Église des saints qui prient d’une voix unanime… implorant le Père d’accorder son héritage à tous ceux et celles qui ont mis toute leur confiance en lui. &quot;       <br />
              <br />
       3) <span style="font-style:italic">lien avec le Christ mort et ressuscité  </span>       <br />
              <br />
       &quot; Enfin, quand nous prions pour nos défunts, nous faisons mémoire de Jésus-Christ, mort et ressuscité.  Ici, encore une fois, faire mémoire du Seigneur,  ce n’est pas nous tourner vers le passé.  « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul.  S’il meurt, il porte beaucoup de fruit », disait Jésus quelques jours avant de donner sa vie. »  Notre foi nous invite à voir la mort comme quelque chose de dynamique, un passage qui nous amène en avant, qui nous amène dans un monde nouveau qui n’a rien de commun avec ce que nous connaissons maintenant. &quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Et le Supérieur général de conclure par ces mots &quot;en célébrant l’Eucharistie, en ce jour de la commémoration de tous les défunts, portons dans notre prière nos parents, amis et confrères défunts, et demandons au Seigneur de raffermir notre foi et notre espérance de la vie éternelle.&quot;       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">2 novembre 2012</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Avec-tous-nos-freres-et-soeurs-autour-d-un-meme-Pere_a497.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <updated>2012-01-22T20:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a439.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/3413644-4909885.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-07T15:50:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2011 ( Année A), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/3413644-4909885.jpg?v=1320677953" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Jean-Marie Thivierge, décédé le 24 janvier 2011, monsieur l’abbé Louis?Joseph Lépine décédé le 26 avril 2011 et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous sont proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Cet « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a439.html" />
  </entry>
</feed>
