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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T18:18:24+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2025-10-21T03:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1268.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-10-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »</title>
   <updated>2024-09-17T01:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1196.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602478-57034348.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-17T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B le 22 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16 – 4, 3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602478-57034348.jpg?v=1626291018" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" />
     </div>
     <div>
      Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31). La seconde partie de l'évangile qu'on vient de lire concerne la dispute des disciples pour la première place.         <br />
              <br />
       Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus à l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta sur le champ en disant « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au coeur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église. Un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, à questionner, à vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : "Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé ».       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments de soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes : « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres? »  Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants nous le disent clairement: Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici  l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  Lorsqu'on sert les autres, c'est Jésus lui-même qu'on sert.       <br />
              <br />
       C'est en effet, ce que disent ces paroles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 31 à 46.« Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré alors ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».        <br />
              <br />
       Comme répète  souvent le pape François :  « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au coeur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma soeur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma soeur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors!. Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu le Père  dans leur vie  : « Celui qui m'a envoyé », dit Jésus. Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous et  à toutes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos communautés, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ?  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être, à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi. Et demandons à  l'Esprit Saint de nous donner la force de l'être, selon notre vocation.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       17 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 septembre 2015 et14 septembre 2021        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1196.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2022-11-01T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/67348691-47650346.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-18T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/67348691-47650346.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »</title>
   <updated>2021-09-13T19:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1026.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/57702653-42716100.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-09-14T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B le 19 septembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 2, 12.17-20, Jacques 3, 16 – 4, 3 et Marc 9, 30-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/57702653-42716100.jpg?v=1626291018" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une dispute éclairante sur le service »" />
     </div>
     <div>
      Il y a deux sections dans l'évangile d'aujourd'hui. La première contient une deuxième annonce de la Passion (la première est en Marc 8, 31). La seconde partie de l'évangile qu'on vient de lire concerne la dispute des disciples pour la première place.  Je vais m'arrêter à cette seconde partie seulement. Dimanche passé on a pu méditer sur la  première annonce de la Passion qui surprenait Pierre au point où il se permettait de prendre Jésus à l'écart et de lui faire des reproches que Jésus rejeta sur le champ en disant « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le service au coeur de la communauté chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde partie de l'évangile d'aujourd'hui,  la dispute qui prend place entre les disciples est l'occasion pour l'évangéliste saint Marc de revenir sur l'idée de service dans la communauté chrétienne. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».        <br />
              <br />
       Encore le service, me disaient certains confrères. Un ami prêtre me confiait  l'autre jour qu'il trouvait que l'on abusait de ce mot dans l'Église. Un mot, disait-il, qui couvre tant de mesquineries, tant de relations de pouvoir, de « manigances » de toutes sortes même. Qu'est-ce qu'on ne mettrait pas sous le couvert du service ? Et pourtant, saint Marc ici nous invite à purifier, à questionner, à vérifier l'authenticité de notre service dans la communauté chrétienne.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La scène avec les enfants</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus ici? Après avoir parlé, il prend un enfant, il l'embrasse et il dit : "Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé ».       <br />
              <br />
       Cette scène nous dit d'abord ce qui vient spontanément à l'esprit lorsqu'on parle du service : des gestes, des sentiments de soutien, de bienveillance, même des gestes d'affection pour les personnes : « il plaça l'enfant au milieu d'eux, il l'embrassa ».       <br />
              <br />
       Elle nous dit aussi que le service c'est de regarder l'autre, de se tourner vers les autres, non vers soi, d'aider, de se donner pour les autres allant jusqu'à leur laver les pieds comme le fera Jésus le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Vous me direz « Mais pourquoi se donner aux autres? »  Les paroles qui accompagnent la scène avec les enfants nous le disent clairement: Jésus nous présente l'enfant comme si c'était lui-même. L'enfant est ici  l'image de Jésus, le parfait Serviteur.  Lorsqu'on sert les autres, c'est Jésus lui-même qu'on sert.       <br />
              <br />
       C'est en effet, ce que disent ces paroles du jugement dernier rapportées par Mathieu au chapitre 25 de son évangile, versets 31 à 46.« Quand j'ai eu soif, que j'étais étranger, que j'étais nu, malade, prisonnier, vous m'avez  assisté, aidé ». « Mais, Seigneur, on ne se rappelle pas de t'avoir rencontré alors ». Et Jésus répondra (verset 40) : « chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».        <br />
              <br />
       Comme répète  souvent le pape François :  « Jésus est dans le pauvre, dans les petits, dans l'enfant, dans l'autre, dans tous ceux et celles qui sont sans aide et protection ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">La présence de Jésus dans l'autre</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement de Jésus est au coeur de l'Évangile. En effet, si Jésus est dans l'Eucharistie, dans la Parole proclamée, dans les Sacrements avec efficacité, il l'est tout autant, et il l'est réellement, dans mon frère, dans ma soeur.        <br />
              <br />
       Voilà où les attitudes du serviteur doivent s'enraciner. Si j'ai une mentalité de serviteur, mes attitudes ne sont pas dictées d'abord par le souci de plaire, de réussir des projets, d'avoir un bon climat de travail, en somme, par des considérations que tout bon spécialiste en relations humaines développe, non elles sont dictés  par cette réalité que dans mon frère, dans ma soeur, c'est Jésus lui-même que je sers.        <br />
              <br />
       Ah! Quelle différence! Quelles purifications, quelles remises en question prennent place alors!. Si les disciples comprennent cela, ils ont déjà accueilli Dieu le Père  dans leur vie  : « Celui qui m'a envoyé », dit Jésus. Ils accueillent de ce fait même l'amour sauveur du Père qui s'adresse à tous et  à toutes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       En conclusion, très concrètement pourquoi ne pas faire un effort dans les groupes de pastorale, dans les familles, dans nos communautés, dans nos milieux de travail, dans nos relations humaines pour nous questionner nous-mêmes en nous demandant: est-ce que je vois le Seigneur dans un tel ou une telle ? dans tel ou tel groupe ? dans telle ou telle situation ?  Demandons-nous, en somme, jusqu'où vont nos désirs d'être, à l'exemple de Jésus, serviteurs nous aussi. Et demandons à  l'Esprit Saint de nous donner la force de l'être, selon notre vocation.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       14 septembre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 septembre 2015        <br />
              <br />
       L’Ancien Testament l’annonçait. Les paroles du Livre de la Sagesse qu’on peut appliquer à Jésus en témoignent : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments, nous saurons ce que vaut sa douceur ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 12.17-20)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes :       <br />
           « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie,       <br />
       il s’oppose à nos entreprises,       <br />
       il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu,       <br />
       et nous accuse d’infidélités à notre éducation.       <br />
           Voyons si ses paroles sont vraies,       <br />
       regardons comment il en sortira.       <br />
           Si le juste est fils de Dieu,       <br />
       Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.       <br />
           Soumettons-le à des outrages et à des tourments ;       <br />
       nous saurons ce que vaut sa douceur,       <br />
       nous éprouverons sa patience.       <br />
           Condamnons-le à une mort infâme,       <br />
       puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 53 (54), 3-4, 5, 6.8)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon appui entre tous. (Ps 53, 6b)       <br />
              <br />
       Par ton nom, Dieu, sauve-moi,       <br />
       par ta puissance rends-moi justice ;       <br />
       Dieu, entends ma prière,       <br />
       écoute les paroles de ma bouche.       <br />
              <br />
       Des étrangers se sont levés contre moi,       <br />
       des puissants cherchent ma perte :       <br />
       ils n’ont pas souci de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais voici que Dieu vient à mon aide,       <br />
       le Seigneur est mon appui entre tous.       <br />
       De grand cœur, je t’offrirai le sacrifice,       <br />
       je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de paix » (Jc 3, 16 – 4, 3)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           la jalousie et les rivalités mènent au désordre       <br />
       et à toutes sortes d’actions malfaisantes.       <br />
           Au contraire, la sagesse qui vient d’en haut       <br />
       est d’abord pure,       <br />
       puis pacifique, bienveillante, conciliante,       <br />
       pleine de miséricorde et féconde en bons fruits,       <br />
       sans parti pris, sans hypocrisie.       <br />
           C’est dans la paix qu’est semée la justice,       <br />
       qui donne son fruit aux artisans de la paix.       <br />
            D’où viennent les guerres,       <br />
       d’où viennent les conflits entre vous ?       <br />
       N’est-ce pas justement de tous ces désirs       <br />
       qui mènent leur combat en vous-mêmes ?       <br />
           Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien,       <br />
       alors vous tuez ;       <br />
       vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins,       <br />
       alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.       <br />
       Vous n’obtenez rien       <br />
       parce que vous ne demandez pas ;       <br />
           vous demandez, mais vous ne recevez rien ;       <br />
       en effet, vos demandes sont mauvaises,       <br />
       puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Par l’annonce de l’Évangile,       <br />
       Dieu nous appelle à partager       <br />
       la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,       <br />
       et il ne voulait pas qu’on le sache,       <br />
           car il enseignait ses disciples en leur disant :       <br />
       « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;       <br />
       ils le tueront       <br />
       et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »       <br />
           Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles       <br />
       et ils avaient peur de l’interroger.       <br />
           Ils arrivèrent à Capharnaüm,       <br />
       et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :       <br />
       « De quoi discutiez-vous en chemin ? »       <br />
           Ils se taisaient,       <br />
       car, en chemin, ils avaient discuté entre eux       <br />
       pour savoir qui était le plus grand.       <br />
           S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :       <br />
       « Si quelqu’un veut être le premier,       <br />
       qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »       <br />
           Prenant alors un enfant,       <br />
       il le plaça au milieu d’eux,       <br />
       l’embrassa, et leur dit :       <br />
           « Quiconque accueille en mon nom       <br />
       un enfant comme celui-ci,       <br />
       c’est moi qu’il accueille.       <br />
       Et celui qui m’accueille,       <br />
       ce n’est pas moi qu’il accueille,       <br />
       mais Celui qui m’a envoyé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-dispute-eclairante-sur-le-service_a1026.html" />
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