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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:19:43+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »</title>
   <updated>2025-11-19T20:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1276.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-09T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent le 14 décembre 2025 Année A. Textes: Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757202-64417694.jpg?v=1667222413" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean, le Baptiste, qui nous a interpellé la semaine dernière dans l’évangile du 2e dimanche de l’Avent par une prédication inspirante et dérangeante. Nous le retrouvons aujourd'hui alors qu’il est en prison, enfermé parce que son franc-parler lui a mis à dos les autorités politiques représentées par le roi Hérode.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un questionnement légitime</span>       <br />
              <br />
       Dans ces moments à l’écart, ses pensées flottent et les doutes l’assaillent : « Jésus qu’il a baptisé dans le Jourdain, est-il bien le Messie qui doit venir? » Il va s’en ouvrir à ses disciples qui le visitent et ceux-ci vont se charger d’aller poser la question à Jésus lui-même. Au nom de Jean, le Baptiste, ils demandent à Jésus « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » Une question qui nous rejoint tous et toutes car nous sommes souvent « emprisonnés » dans nos habitudes, nos péchés, nos limites et notre foi en souffre. Les doutes nous assaillent comme dans le cas de Jean, le Baptiste. Comment les  surmonter?        <br />
              <br />
       Revenons à la réponse de Jésus qui nous éclairera. Jésus ne répond pas directement à la question des disciples de Jean. Il les renvoie à eux-mêmes. « Prenez la peine de regarder autour de vous. Examinez les signes qui accompagnent mon ministère » leur dit-il. Et en toute humilité il les énumère : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »        <br />
              <br />
       Les envoyés de Jean ont leur réponse. Ils s’en vont le retrouver dans sa prison.        <br />
              <br />
        II- <span style="font-style:italic">Reconnaître les signes de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui se passe alors? L’évangile ne le dit pas explicitement. Mais on peut penser que Jean, le Baptiste, est plus que rassuré, il voit se confirmer ce qu’il avait entrevu au baptême de Jésus : « Celui-ci est bien l’Envoyé du Père ». Pourquoi? Parce que les signes donnés par Jésus sont ceux que les prophètes donnaient. Il se rappelle les paroles du prophète Isaïe qu’il connait bien et que la première lecture nous a présentées : Quand la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu se manifestera, dit Isaïe,  « alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ».       <br />
              <br />
       Tels sont les signes de la Venue du Sauveur, de la Manifestation de Dieu, qu’Isaïe donne et ce sont les mêmes signes que Jésus manifeste aux disciples de Jean. Car il est le Sauveur annoncé qui est là maintenant, il n’est plus seulement entrevu et attendu, il est venu. En Lui, Dieu s’est manifesté définitivement comme le Dieu bon et miséricordieux qui veut que toutes les personnes soient sauvées et se retrouvent dans son Royaume, dans sa maison.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’inclusion dans le Royaume</span>       <br />
              <br />
       Un temps nouveau est commencé avec la Venue du Sauveur annoncé. Le Royaume de Dieu est arrivé. Il inclut tout le monde à commencer par les plus petits, les pauvres, les exclus. « Bienheureux les pauvres, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix ceux qui sont persécutés pour la justice» dira Jésus dans sa prédication, dans ces béatitudes que vous connaissez bien qui sont comme la charte du Royaume de Dieu (Mathieu 5, 3-12).       <br />
              <br />
       Dans ce Royaume, il a un renversement total de nos perceptions. Même un grand prophète comme Jean, le Baptiste, cède le pas devant le pauvre et le petit parce, lui, il a été le Précurseur, annonçant le Royaume, sans hélas! y entrer directement,  tandis que, comme le dit Jésus,  maintenant tous peuvent y entrer et « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, [Jean, le Baptiste] » parce que ce « plus petit » est devenu enfant de Dieu, héritier de Dieu, héritier du Royaume avec Jésus (Romains 8, 16-17). Ce qui est une belle nouvelle pour chacun et chacune d’entre nous. En effet, la mesure de l’amour de Dieu est d’aimer sans mesure toutes les personnes avec leurs limites, qui qu’elles soient, de les aimer pour elles-mêmes pour les faire grandir.       <br />
              <br />
       Pour chacun et chacun d’entre nous, ce qui est important c’est la réponse à cet amour sans mesure. L’apôtre saint Jacques dans la deuxième lecture, en fin connaisseur de l’âme humaine, nous recommande la patience et l’endurance. Il nous donne l’image du cultivateur qui attend les fruits de la terre avec patience jusqu’à la récolte précoce ou tardive. C’est ce qui est important : tenir ferme dans la foi en l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ à travers les événements et les situations de toutes sortes dans nos vies, dans l’Église et dans notre monde.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis autour de la table du Seigneur, en ce 3e dimanche de l’Avent qui est appelé le « Dimanche de la joie » (en latin "Gaudete"), n’ayons pas peur de laisser éclater notre joie d’être appelés à vivre de nouveau la Venue du Seigneur. Préparons-nous-y le mieux possible pendant le temps de l’Avent par une fidélité plus grande à la prière et à l’entraide fraternelle.        <br />
              <br />
       Comme le dit le chant d’entrée liturgique dont les premiers mots ont servi pour qualifier le 3e dimanche de l’Avent de « Dimanche "gaudete" ou dimanche de la joie » : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 décembre 2025        <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 décembre 2016 et du 6 décembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <updated>2025-08-04T19:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1260.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-08-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379342-63200164.jpg?v=1754330164" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François de regrettée mémoire  nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » <!--Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité.--> Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 31 août 2025</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013 et du  23 août 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1260.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »</title>
   <updated>2025-07-01T04:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Les-72-disciples-et-nous_a1252.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/87601175-62122454.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-01T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C le 6 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/87601175-62122454.jpg?v=1651577895" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, l’évangile nous parle de 72 personnes, des disciples de Jésus, dont ne savons aucun nom et que Jésus charge de répandre son message. Ce sont des témoins de Jésus. Ils ont un nom bien sûr, mais on ne l’a pas retenu comme celui des douze apôtres, par exemple : Pierre, Jean, Jacques, Mathieu etc.        <br />
              <br />
       On pourrait dire qu'ils étaient des gens de la base, des gens ordinaires. À qui cela vous-fait-il penser?...à nous, tous et toutes n’est-ce pas? On n’est pas des saint Pierre ou des saint Jean, ni un pape Léon ou un cardinal Lacroix. Mais c'est nous les 72 disciples d’aujourd’hui auxquels Jésus s’adresse en envoyant les premiers 72 disciples qui seront les précurseurs de milliers et de milliers d’autres dont nous sommes.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission c’est pour tous</span>       <br />
              <br />
       Un premier constat ressort de cette observation. Cela veut dire que dans l’Église ce ne sont pas seulement des témoins et des personnages extraordinaires qui sont nécessaires, ce sont tous les chrétiens et chrétiennes qui ont la mission de répandre le message de Jésus.        <br />
              <br />
       En d’autres mots, on ne peut pas dire : annoncer, répandre le message de Jésus c’est l’affaire du pape, des évêques, des prêtres,  de ceux et celles qui travaillent dans la pastorale, non on doit se dire, c’est mon affaire, moi aussi.  Voyez-vous Jésus veut répandre son message par la base comme on dit. Il veut que ce soit un beau-frère, une belle-sœur, des parents, des grands-parents, des amis, des compagnons ou compagnes de travail qui parlent de lui, de diverses façons : par le sérieux de leur foi qu’ils ne cachent pas, par des conseils, par des gestes d’entraide, par leur présence, par leur compassion et leur accueil etc.       <br />
              <br />
       Dans l'annonce de l'évangile, tous et toutes doivent mettre la main à la pâte. C’est une responsabilité liée à notre baptême et à notre confirmation. C’est tout le peuple de Dieu, comme le dit le Concile Vatican II, qui a la mission de répandre la Bonne Nouvelle du Salut.       <br />
              <br />
       Voilà ce qui est préfiguré par l’envoi des 72 disciples par Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Conseils de Jésus pour la mission </span>       <br />
              <br />
       Vous me direz : « Oui, c’est bien beau…mais comment faire? » C’est une très bonne question à laquelle Jésus répond clairement dans les conseils qu’il donne aux 72. Regardons-les de plus près maintenant.       <br />
              <br />
       Jésus commence par demander de prier pour que Dieu envoie des ouvriers à sa moisson. Pourquoi? Parce que ce ne sont pas les personnes envoyées qui ont l’initiative. C’est Dieu. C’est lui qui convertit, qui rejoint les cœurs. Les 72 sont des instruments de la grâce de Dieu. Saint Paul le constatait à tout moment et cela lui faisait écrire aux Corinthiens « Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu ». (I Corinthiens 3, 7) Prier pour que Dieu envoie des ouvriers et ouvrières à sa moisson, ce dont nous avons tant besoin chez nous, au Québec, alors que les communautés religieuses et les grands séminaires se vident.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, Jésus prévient que la tâche de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne sera pas toujours facile : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » dit-il. C’est quelque chose qu’on ressent fortement de nos jours au Québec où la religion et l’Évangile sont devenus dans les médias des sujets de moqueries et de rejets percutants parfois. Je vous fais grâce des propos malhonnêtes qu'on lit à certains moments et qui nous font mal. Un chromiqueur averti constate : " Le Québec contemporain est un désert spirituel, hostile à la religion de ses pères, mais prêt à s'ouvrir à toutes les religions exotiques" (Mathieu Bock-Côté dans Le Journal de Québec samedi 2 juillet 2016).       <br />
              <br />
       En troisième lieu, Jésus nous dit de ne pas nous embarrasser de trop de choses, d’y aller simplement avec notre être, avec ce que nous sommes, avec ce que nous avons reçu dans notre rencontre personnelle avec Dieu. Il l’exprime de façon imagée lorsqu’il dit : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales ». Saint François d’Assise a pris ces paroles à la lettre.        <br />
              <br />
       En quatrième lieu, Jésus nous invite à  semer la paix autour de nous - « Dites paix à cette maison » - et à prendre le temps pour le faire. Paris, dit-on, ne s’est pas construite en un jour. Prenez le temps, dit Jésus « Ne passez pas de maison en maison ». Faites-vous proches des gens. « Mangez avec eux, guérissez les malades ».        <br />
              <br />
       Et, en cinquième et dernier lieu, Jésus donne la clé de toutes ces initiatives sur le chemin de l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Dites aux habitants  ‘ le règne de Dieu est tout proche de vous’ ». Voilà toute la beauté de la Bonne Nouvelle. Jésus vient pour nous montrer que Dieu n’est pas étranger à notre vie, perdu dans un firmament étoilé. Au contraire, il se fait proche. Il est présent à tout ce que nous faisons et désirons. Il se penche vers nous comme un Père plein d’attention et de tendresse.        <br />
       <!--En effet que sert de se dépenser sans jamais livrer ce qui est au cœur de notre foi : une Bonne Nouvelle qui ne vieillit pas, celle de l’amour de Dieu pour tous et toutes que Jésus nous révèle.-->       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Pour répondre à l’invitation de Jésus aux 72 disciples qui s’adresse à nous tous et toutes, prenons la peine, dans nos moments de répit au cours des vacances, de regarder sérieusement comment nous pouvons être de meilleurs disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       C’est à chacun et à chacune de se rendre disponible. Les moyens sont extrêmement variés. Je connais des gens qui le font avec beaucoup d’imagination comme cette grand-maman qui explique à ses petits enfants la célébration de la messe avant de les amener avec elle ou ce professeur qui surprend ses élèves en leur disant qu’il est un chrétien pratiquant ou ce sportif qui entre sur la glace en faisant le signe de croix.       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer encore. Ce ne sont que des exemples qui nous invitent à nous laisser aller à la créativité. Les anciennes façons de faire disparaissent, mais la Bonne nouvelle ne disparaît pas pour autant, elle ne vieillit pas. Elle a besoin de témoins pour manifester que l'amour de Dieu n’est pas mort. C’est notre mission première aujourd’hui de faire comme les 72 disciples et de le proclamer selon nos dons et charismes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs. Nous proposons, sans forcer, sans imposer, comme dans l’évangile. Nous pouvons être sûrs que les fruits viendront. Nous ne les verrons peut-être pas, mais nous pouvons semer dans la confiance et dans la paix parce que l’action de Dieu n’a pas de limites ni de murs qu’elle ne peut franchir.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous permette de nous renouveler dans notre foi et notre espérance parce que nous avons toujours avec nous le Pain de la vie : Jésus qui accompagne et soutient nos efforts. Ce n’est pas sur nous-mêmes, mais c’est sur sa puissance et sur sa grâce que nous comptons.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        1 juillet 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise de  l'homélie du 28 juin 2016 et de celle du 28 juin 2022-->       <br />
              <br />
       <!--On ne connait pas les noms de ces 72  disciples choisis par Jésus pour aller porter son message à leur contemporains comme on ne connait pas les noms des disciples d’aujourd’hui qui annoncent chacun et chacune à leur façon la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu parmi nous. --><!--Les 72 ce sont aujourd’hui André, Chantal, Mario, Nathalie, Olivier, Guillaume, Nicole, Catherine etc.-->       <br />
       <!--       <br />
       L’envoi de 72 disciples en mission ne met pas de frontières à leur mission. Ce sont toutes les nations qui sont visées. Leur mission est universelle. -->        <br />
       <!--  I - <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
        Pour ces  ces 72 personnes que Jésus choisit, le message à proclamer est simple. Jésus le résume dans une  phrase : « le Règne de Dieu s’est approché ». Si on l'applique à nous qui so)mmes les 72 aujourd'hui, on se demande, avec raison, ce que cela veut dire.        <br />
              <br />
       En dehors de mes homélies, quand je rencontre des gens et qu’on parle de religion, s’ils le désirent, je ne leur ai jamais dit « Le Règne de Dieu s’est approché » et, pourtant, bien des fois j'en ai parlé.         <br />
              <br />
       Car qu'est-ce que c’est  que le Règne de Dieu si ce n’est pas le message que Dieu aime ses créatures que nous sommes, qu’il nous a donné Fils pour que par lui nous soyons sauvés (cf.  Jean 3, 16) et que cette Bonne Nouvelle du salut nous la répétions jusqu’aux extrémités du monde en proclamant l’essentiel de son message qui est le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (Cf. Jean 15, 12).        <br />
              <br />
       Chacun et chacune cherchera à trouver les mots et les gestes incarner ce message. La moisson est abondante mais les ouvriers comme le dit Jésus sont hélas peu nombreux.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Réjouissez-vous avec Jérusalem !       <br />
       Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !       <br />
       Avec elle, soyez pleins d’allégresse,       <br />
       vous tous qui la pleuriez !       <br />
              <br />
           Alors, vous serez nourris de son lait,       <br />
       rassasiés de ses consolations ;       <br />
       alors, vous goûterez avec délices       <br />
       à l’abondance de sa gloire.       <br />
           Car le Seigneur le déclare :       <br />
       « Voici que je dirige vers elle       <br />
       la paix comme un fleuve       <br />
       et, comme un torrent qui déborde,       <br />
       la gloire des nations. »       <br />
       Vous serez nourris, portés sur la hanche ;       <br />
       vous serez choyés sur ses genoux.       <br />
           Comme un enfant que sa mère console,       <br />
       ainsi, je vous consolerai.       <br />
       Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.       <br />
           Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;       <br />
       et vos os revivront comme l’herbe reverdit.       <br />
       Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur ! (cf. Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       reste ma seule fierté.       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
           Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,       <br />
       c’est d’être une création nouvelle.       <br />
           Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie       <br />
       et pour l’Israël de Dieu,       <br />
       paix et miséricorde.       <br />
           Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,       <br />
       car je porte dans mon corps       <br />
       les marques des souffrances de Jésus.       <br />
           Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       soit avec votre esprit. Amen.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse.       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
           Mais dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous ne serez pas accueillis,       <br />
       allez sur les places et dites :       <br />
           ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,       <br />
       nous l’enlevons pour vous la laisser.       <br />
       Toutefois, sachez-le :       <br />
       le règne de Dieu s’est approché.’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       au dernier jour,       <br />
       Sodome sera mieux traitée que cette ville. »       <br />
              <br />
           Les 72 disciples revinrent tout joyeux,       <br />
       en disant :       <br />
       « Seigneur, même les démons       <br />
       nous sont soumis en ton nom. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.       <br />
           Voici que je vous ai donné le pouvoir       <br />
       d’écraser serpents et scorpions,       <br />
       et sur toute la puissance de l’Ennemi :       <br />
       absolument rien ne pourra vous nuire.       <br />
           Toutefois, ne vous réjouissez pas       <br />
       parce que les esprits vous sont soumis ;       <br />
       mais réjouissez-vous       <br />
       parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »       <br />
              <br />
          – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Les-72-disciples-et-nous_a1252.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » </title>
   <updated>2025-04-24T14:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1246.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85953140-61196732.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 7e dimanche de Pâques (Année B) 1 juin 2025 (sauf au Canada où ce dimanche-là on célèbre la Solennité de l'Ascension qui n'a pas été célébrée le jeudi 29 mai 2025) par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes 7, 55-60, Apocalypse 22, 12-14.16-17.20 et Jean 17, 20-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/85953140-61196732.jpg?v=1552524605" alt="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » " title="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année C « Viens, Seigneur Jésus ! » " />
     </div>
     <div>
      Les textes des lectures d’aujourd’hui en ce dimanche entre l’Ascension et celui de la Pentecôte illustrent ce qu’est la vie du disciple qui partage celle de Jésus ressuscité. Reprenons chacune des lectures dans cette perspective.       <br />
              <br />
       I  -<span style="font-style:italic"> Saint Étienne premier martyr</span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture, le martyre de saint Étienne auquel participe saint Paul, ardent adversaire alors des premières communautés chrétiennes, nous fait entrer dans l’intimité de ce disciple de Jésus hors pair que fut Étienne qui servait les plus pauvres avec générosité et affection.  Le récit des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres </span> nous livre quelque chose de ce que fut  la relation personnelle d’Étienne avec Jésus. Étienne représente tous ceux et celles  qui ont cru à la résurrection de Jésus sur le témoignage des premiers disciples Pierre et Jean, Marie- Madeleine, les disciples d'Emmaüs, Thomas ou encore les 500 frères dont parle Saint Paul dans une de ses lettres ( 1 <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>15, 6).        <br />
              <br />
       Étienne est ainsi un peu comme nous et il peut nous servir de modèle. Il n'a pas connu Jésus directement. Nous aussi. Il l'a connu par les premiers témoins de la résurrection. Nous aussi. Il s’appuie sur leur parole et leur témoignage. Nous aussi. On voit, d'autre part, que cette foi qui est en lui est une foi à transporter les montagnes comme le souhaite Jésus dans les évangiles. Il est tellement uni à Jésus qu’il l’aperçoit déjà avant de mourir. Il s’identifie à lui en pardonnant à ses meurtriers. Il laisse un message de paix et d’amour en donnant sa vie comme Jésus l’a fait pour ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       C’est tout un témoignage qu’il donne. Il sera à l’instar des Apôtres un témoin, ce que veut dire le mot martyr en grec. Il inspirera nombre de personnes dans l’histoire, notamment ceux et celles qui, comme lui, auront à donner leur vie pour le Christ lors des persécutions dans l’empire romain. Il inspire encore aujourd’hui nombre de chrétiens et chrétiennes, témoins du Christ et martyrs à leur tour, qui vivent dans des pays où ils sont persécutés pour leur foi et dont certains donneront  leur vie pour le Christ comme ce laïc catholique pakistanais, Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités religieuses,  qui a été assassiné le 2 mars 2011 et dont la cause de béatification et de canonisation a été ouverte en 2016. Voir le lien à la fin.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Une inspiration</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture nous fait entrer,  sous forme poétique, dans la vie des disciples des premières communautés chrétiennes. On sait que l'écrit de l'<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> date de la fin du premier siècle après Jésus-Christ. Les persécutions contre les chrétiens sont déjà commencées comme celle de Néron en 64.  L’auteur du livre de l’<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> désire soutenir et encourager les chrétiens à persévérer malgré les embûches et les obstacles qu'ils rencontrent.        <br />
              <br />
       En s’adressant aux premiers disciples des églises naissantes autour de la mer Méditerranée l’auteur met dans la bouche de Jésus ces paroles que nous avons entendues : « Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.   Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. » L'image des « vêtements » renvoie au « vêtement blanc » du Baptême. La persécution est une purification. Elle ouvre les portes de la ville c'est-à-dire du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       C’est là un message d’encouragement à la persévérance dans la foi reçue des Apôtres. Cette persévérance s’appuie sur une conviction ferme, celle de la présence toujours vivante de Jésus ressuscité. C’est pourquoi la prière de ces communautés se concentre dans l’invocation : « Viens, Saigneur, Viens ».         <br />
              <br />
       Cette invocation a franchi les siècles. Nous aussi nous sommes dans une Église  écrasée de toutes parts, nous sommes à contre-courant et ce dont nous avons besoin c’est de nous tourner vers Celui qui  est, comme le cite le début de cette deuxième lecture,  l’Alpha et l'Oméga - le début et la fin de tout – et de lui dire avec insistance  « Viens ». Nous le faisons à chaque Eucharistie de façon spéciale après la consécration lorsque nous reprenons une des invocations proposées par la liturgie qui est la suivante  « Proclamons le mystère de la Foi » à laquelle l’assemblée répond : « Gloire à toi qui était mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus! »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un héritage</span>       <br />
              <br />
       La lecture de l’évangile nous renvoie à notre vie à nous de disciple de Jésus en présentant un extrait des paroles de Jésus lors de la dernière Cène. On constate par celles-ci que Jésus est conscient qu’il a un héritage à transmettre, un héritage qu'il désire partager avec ses disciples.       <br />
              <br />
       Le moment est solennel. En levant les yeux au ciel, Jésus laisse son coeur parler. Et, en même temps, il insiste pour montrer qu’il le fait dans une  union totale avec son Père. Jésus ne se sépare jamais de Celui qui l’a envoyé. Il entre totalement dans le message d’amour du Père. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. ».        <br />
              <br />
       Jésus sait déjà le soir de la Cène qu’il  ira jusqu’à donner sa vie dans cette fidélité incrustée en lui depuis toujours comme lui fait dire l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span> en utilisant un psaume : « Père tu m’as donné un corps et me voici pour faire ta volonté » (cf.  <span style="font-style:italic">Hébreux</span> 10, 5-7). Faire la volonté de Dieu, c'est entrer dans le mouvement d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint au sein de la Trinité qui se répand sur les disciples que nous sommes. C'est le souhait que Jésus fait aux Apôtres autour de lui le soir de la Cène et à tous ceux et celles qui les suivront.  Que « l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux ». Tel est l’héritage de Jésus pour ceux et celles qui le suivent.       <br />
              <br />
       Cet héritage nous est confié et nous sommes invités nous aussi à être des hommes et des femmes témoins de l'amour de Dieu autour de nous, dans nos sociétés et dans nos pays. <!--« Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé». -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Que les fruits de la rencontre de Jésus ressuscité continuent de s’exprimer dans nos vies et dans notre Église. « Oui! Seigneur, viens! » nous t’attendons. Que le Pain et le Vin consacrés que nous recevons ce matin nous soutiennent dans notre route de disciples du Seigneur Ressuscité  à  l'école des personnes qui nous ont précédés comme saint Étienne et les fidèles des premières générations chrétiennes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 mai 2019       <br />
              <br />
       ------------------------------------       <br />
              <br />
       Pour <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shahbaz_Bhatti">mieux connaître Shabbaz Bhatti</a> on peut se référer à Wikipedia qui cite son testament spirituel dont voici un extrait :  « <span style="font-style:italic"> Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerais comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.</span> »       <br />
              <br />
       <!--Idées       <br />
              <br />
       Pas ce qu'est Dieu ou l'Esprit mais ce que Dieu ou l'Esprit fait chez les croyants : il suscite une espérance tétue, ferme       <br />
              <br />
       Étienne       <br />
       La communauté -- ceux qui on lavé ou l'Épouse       <br />
       La communauté unie   Voir Évangile       <br />
              <br />
       « Voici que je contemple les cieux ouverts       <br />
       et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »       <br />
              <br />
              <br />
       « Voici que je viens sans tarder,       <br />
       et j’apporte avec moi le salaire       <br />
       que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait. »       <br />
              <br />
           L’Esprit et l’Épouse disent :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui entend, qu’il dise :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui a soif,       <br />
       qu’il vienne.       <br />
       Celui qui le désire,       <br />
       qu’il reçoive l’eau de la vie,       <br />
       gratuitement.       <br />
              <br />
        je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,       <br />
       mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.       <br />
              <br />
       ceux que tu m’as donnés,       <br />
       je veux que là où je suis,       <br />
       ils soient eux aussi avec moi,       <br />
       et qu’ils contemplent ma gloire       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 7e dimanche de Pâques Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je contemple le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 55-60)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       Étienne était en face de ses accusateurs.       <br />
           Rempli de l’Esprit Saint,       <br />
       il fixait le ciel du regard :       <br />
       il vit la gloire de Dieu,       <br />
       et Jésus debout à la droite de Dieu.       <br />
           Il déclara :       <br />
       « Voici que je contemple les cieux ouverts       <br />
       et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »       <br />
           Alors ils poussèrent de grands cris       <br />
       et se bouchèrent les oreilles.       <br />
       Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,       <br />
           l’entraînèrent hors de la ville       <br />
       et se mirent à le lapider.       <br />
       Les témoins avaient déposé leurs vêtements       <br />
       aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.       <br />
           Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi :       <br />
       « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »       <br />
           Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »       <br />
       Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est roi,       <br />
       le Très-Haut sur toute la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 96, 1a.9a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !       <br />
       Joie pour les îles sans nombre !       <br />
       justice et droit sont l’appui de son trône.       <br />
              <br />
       Les cieux ont proclamé sa justice,       <br />
       et tous les peuples ont vu sa gloire.       <br />
       À genoux devant lui, tous les dieux !       <br />
              <br />
       Tu es, Seigneur, le Très-Haut       <br />
       sur toute la terre :       <br />
       tu domines de haut tous les dieux.       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 12-14.16-17.20)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
       j’ai entendu une voix qui me disait :       <br />
           « Voici que je viens sans tarder,       <br />
       et j’apporte avec moi le salaire       <br />
       que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.       <br />
           Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier,       <br />
       le commencement et la fin.       <br />
           Heureux ceux qui lavent leurs vêtements :       <br />
       ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie       <br />
       et, par les portes, ils entreront dans la ville.       <br />
           Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange       <br />
       vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.       <br />
       Moi, je suis le rejeton, le descendant de David,       <br />
       l’étoile resplendissante du matin. »       <br />
           L’Esprit et l’Épouse disent :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui entend, qu’il dise :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Celui qui a soif,       <br />
       qu’il vienne.       <br />
       Celui qui le désire,       <br />
       qu’il reçoive l’eau de la vie,       <br />
       gratuitement.       <br />
              <br />
           Et celui qui donne ce témoignage déclare :       <br />
       « Oui, je viens sans tarder. »       <br />
       – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur,       <br />
       je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 14, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :       <br />
       « Père saint,       <br />
           je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,       <br />
       mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.       <br />
           Que tous soient un,       <br />
       comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.       <br />
       Qu’ils soient un en nous, eux aussi,       <br />
       pour que le monde croie que tu m’as envoyé.       <br />
           Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,       <br />
       pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :       <br />
           moi en eux, et toi en moi.       <br />
       Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,       <br />
       afin que le monde sache que tu m’as envoyé,       <br />
       et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.       <br />
           Père,       <br />
       ceux que tu m’as donnés,       <br />
       je veux que là où je suis,       <br />
       ils soient eux aussi avec moi,       <br />
       et qu’ils contemplent ma gloire,       <br />
       celle que tu m’as donnée       <br />
       parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.       <br />
           Père juste,       <br />
       le monde ne t’a pas connu,       <br />
       mais moi je t’ai connu,       <br />
       et ceux-ci ont reconnu       <br />
       que tu m’as envoyé.       <br />
           Je leur ai fait connaître ton nom,       <br />
       et je le ferai connaître,       <br />
       pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,       <br />
       et que moi aussi, je sois en eux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Viens-Seigneur-Jesus-_a1246.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2025-01-15T02:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/84961910-60626064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-21T13:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».</title>
   <updated>2024-09-08T03:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1195.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602475-57034343.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-10T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B le 15 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 50, 5-9a, Jacques 2, 14-18 et Marc 8, 27-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602475-57034343.jpg?v=1625689653" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année B : « Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera »." />
     </div>
     <div>
      Dans  notre évangile de ce matin Jésus se lance dans une manière de sondage pour voir ce qu’on dit et pense de lui, puis par la suite il apporte ses commentaires sur ce qu’il a entendu.       <br />
               <br />
       Commençons par le sondage.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sondage</span>       <br />
              <br />
       Jésus va de villages en villages depuis quelque temps. Il est maintenant aux alentours de Césarée-de-Philippe, une ville située aux sources du fleuve le Jourdain. C’était une ville romaine florissante dont on peut visiter les ruines aujourd’hui, ce que j’ai pu faire il y a quelques années.         <br />
              <br />
       Au cours de ces longs déplacements à pied, les conversations occupent le temps agréablement. Elles se font sérieuses par moments. On a ici un de ces moments où Jésus procède à un sondage le concernant avec deux questions à ses disciples : «  Au dire des gens, qui suis-je ? » et «  Pour vous, qui suis-je? »        <br />
              <br />
       Les réponses sont des plus intéressantes. Elles nous donnent comme une photographie de Jésus, le prédicateur recherché et le guérisseur couru. Les gens reconnaissent en lui une dimension qui n’est pas le lot commun. Jésus, disent-ils, leur fait penser à Jean-Baptiste, à Élie ou à l’un des prophètes. Ce disant, les gens voient et mettent entre Jésus et Dieu une relation particulière. Ils ne savent pas exactement de quoi il s’agit, mais ils soupçonnent chez cet homme un destin unique, une mission extraordinaire.       <br />
              <br />
       Les disciples, eux, pour répondre à la question « Pour vous, qui suis-je? » vont plus loin que les gens questionnés auparavant. Ils ont fréquenté Jésus de près. Ils l’ont écouté. Il leur a expliqué en particulier certains de ses propos, de ses paraboles. Ils ont donc une longueur d’avance sur les autres gens. C’est Pierre qui se fera le porte-parole du groupe des disciples et il affirmera sans hésitation que pour eux Jésus est l’Envoyé de Dieu pour apporter le salut au monde. Il est le Christ c’est-à-dire celui qui a été choisi et qui a reçu l’onction de Dieu qui le fait  Sauveur de tous ceux et celles qui croient en lui et qui le reçoivent comme leur Sauveur personnel.       <br />
              <br />
       Voilà les réponses au sondage rapide que fait Jésus en marchant dans la belle nature de cette région des sources du Jourdain.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les commentaires de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas fini. Jésus décide de profiter de ces réponses pour aller plus loin. La suite du texte de saint Marc rapporte les commentaires de Jésus lui-même qui nous révèlent les contours de l’identité même de Jésus comme Envoyé de Dieu et Sauveur.       <br />
               <br />
       Les propos de Jésus ne récusent pas ce qui a été dit par les gens et par les disciples, loin  de là. Jésus reconnaît sa relation particulière avec Dieu et sa mission de Sauveur, mais il entre dans les détails de celle-ci. Et c’est là que les disciples sont sidérés.       <br />
              <br />
       « Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. » C'est une première annonce de sa Passion dont le prophète Isaïe donne un aperçu dans la première lecture lorsqu'il met ces paroles dans la bouche du Messie :  « Je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.  »       <br />
              <br />
       On comprend la surprise des disciples qui attendent un Messie qui redonnera la royauté à Israël, qui libérera les juifs du joug des Romains et qui sera comme un nouveau David. Rien à voir avec un Messie qui souffre, qui est rejeté, qui meurt et qui ressuscite.        <br />
              <br />
       Et là encore, Pierre se lance et intervient au nom du groupe. « Cela ne se passera pas ainsi. Nous y verrons ». Et Jésus, tout entier consacré à sa mission, rejette de façon brutale l’intervention de Pierre : «  Retire-toi, tu es comme Satan qui essaie de me faire dévier de ma mission. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».        <br />
              <br />
       On le voit ici, Jésus est déjà tout imprégné des attentes de Dieu sur lui. Il a cheminé et il sait que le plan de Dieu pour le salut de l’humanité passe par un amour fou, un amour qui donne son propre Fils pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Et Jésus plutôt que de s’attarder sur  les étapes où il passera, sa mort et sa résurrection, se tourne vers ses disciples et leur indique comment, eux, ils peuvent se joindre à lui dans sa réponse à la mission reçue de son Père.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Écoutons les mots mêmes que les premiers chrétiens ont retenus de cette intervention de Jésus. Ils tiennent en deux phrases très connues depuis des siècles       <br />
              <br />
       La première : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même,  qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».       <br />
              <br />
       Ici, Jésus insiste pour que ses disciples regardent vers lui et qu’ils marchent à sa suite. Prendre sa croix n’est autre chose que d’imiter Jésus, que de le suivre. L’important est la relation avec lui qui entraîne le disciple dans celle que lui-même vit avec Dieu son Père.        <br />
              <br />
       On voit qu’on est loin d’un ascétisme et d’une recherche de  sacrifices, de mortifications. Les croix sont plutôt la marque qu’on suit Jésus. Elles font que notre vie de tous les jours est unie à celle de Jésus.       <br />
              <br />
       Deuxième phrase à retenir : «  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera ».       <br />
               <br />
       C’est la phrase qui est la plus connue et qui a inspiré de nombreux saints et saintes au cours de leur vie. Saint François de Laval  (1623-1708), apôtre de l’Amérique et premier évêque de Québec, l’avait gravée dans son cœur et il la répétait très souvent.       <br />
              <br />
       Perdre sa vie ou la sauver ? Mais de quelle vie s’agit-il ? On n'en a qu’une seule. Il est donc important de la diriger dans le bon sens `. Ce sens c'est de la vivre (la perdre) ``à cause de moi et de l'Évangile``. Jésus ici invite à faire des choix et de à mettre à la base de ceux-ci l'Évangile dont les Béatitudes sont la « carte d'identité»   du véritable disciple de Jésus comme le dit si bien le pape François. En effet, pour présenter la sainteté aujourd’hui dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique Gaudete et Exultate</span>, le pape François retient les Béatitudes comme cadre de la sainteté chrétienne. Il en fait un commentaire stimulant. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot "heureux" ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (GE 63 et 64)        <br />
              <br />
       On n’aura jamais fini d’en tirer toutes les conséquences pour notre vie avec Dieu. L'extrait de la lettre de saint Jacques lu dans le deuxième lecture nous y invite par ces mots : « Si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » constate cette lettre remarquable attribuée à saint Jacques.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons fait un parcours à l’écoute de Jésus sur les chemins des villages aux sources du Jourdain, et Jésus continue de cheminer avec nous sur les chemins des «  villages d’aujourd’hui » que sont nos occupations diverses, nos loisirs, nos problèmes personnels ou communautaires comme celui des migrants et des réfugiés, nos relations familiales, nos défis environnementaux,  nos choix pour la vie etc., ce sont des «  villages » très animés dans notre société, mais qui attendent que l’on passe y révéler la Bonne Nouvelle qu’est Jésus lui-même, notre Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit encore une fois une occasion de cheminer tout à côté de Jésus qui y est présent réellement par sa Parole et par son Pain. À la table de la Parole et à la table du Pain nous l’écoutons et nous nous nourrissons de sa vie pour être, selon ce qu’il nous demande, des témoins, nous aussi, de l’amour de Dieu pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 septembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 septembre 2018 et 7 septembre 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient » (Is 50, 5-9a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.        <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
           Il est proche, Celui qui me justifie.       <br />
       Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?       <br />
       Comparaissons ensemble !       <br />
       Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?       <br />
       Qu’il s’avance vers moi !       <br />
           Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;       <br />
       qui donc me condamnera ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 114, 9)       <br />
              <br />
       J’aime le Seigneur :       <br />
       il entend le cri de ma prière ;       <br />
       il incline vers moi son oreille :       <br />
       toute ma vie, je l’invoquerai.       <br />
              <br />
       J’étais pris dans les filets de la mort,       <br />
            retenu dans les liens de l’abîme,       <br />
       j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;       <br />
       j’ai invoqué le nom du Seigneur :       <br />
       « Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »       <br />
              <br />
       Le Seigneur est justice et pitié,       <br />
       notre Dieu est tendresse.       <br />
       Le Seigneur défend les petits :       <br />
       j’étais faible, il m’a sauvé.       <br />
              <br />
       Il a sauvé mon âme de la mort,        <br />
       gardé mes yeux des larmes       <br />
             et mes pieds du faux pas.       <br />
       Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte » (Jc 2, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères,        <br />
       si quelqu’un prétend avoir la foi,        <br />
       sans la mettre en œuvre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
       Sa foi peut-elle le sauver ?        <br />
           Supposons qu’un frère ou une sœur        <br />
       n’ait pas de quoi s’habiller,        <br />
       ni de quoi manger tous les jours ;        <br />
           si l’un de vous leur dit :        <br />
       « Allez en paix !        <br />
       Mettez-vous au chaud,        <br />
       et mangez à votre faim ! »        <br />
       sans leur donner le nécessaire pour vivre,        <br />
       à quoi cela sert-il ?        <br />
           Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,        <br />
       est bel et bien morte.        <br />
           En revanche, on va dire :       <br />
       « Toi, tu as la foi ;        <br />
       moi, j’ai les œuvres.        <br />
       Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;        <br />
       moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
       Alléluia. (Ga 6, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,        <br />
       vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.        <br />
       Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :        <br />
       « Au dire des gens, qui suis-je ? »        <br />
           Ils lui répondirent :        <br />
       « Jean le Baptiste ;        <br />
       pour d’autres, Élie ;        <br />
       pour d’autres, un des prophètes. »           <br />
              <br />
       Et lui les interrogeait :        <br />
       « Et vous, que dites-vous ?        <br />
       Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
       Pierre, prenant la parole, lui dit :        <br />
       « Tu es le Christ. »        <br />
           Alors, il leur défendit vivement        <br />
       de parler de lui à personne.       <br />
              <br />
           Il commença à leur enseigner        <br />
       qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,        <br />
       qu’il soit rejeté par les anciens,       <br />
       les grands prêtres et les scribes,        <br />
       qu’il soit tué,        <br />
       et que, trois jours après, il ressuscite.        <br />
           Jésus disait cette parole ouvertement.       <br />
       Pierre, le prenant à part,        <br />
       se mit à lui faire de vifs reproches.        <br />
           Mais Jésus se retourna        <br />
       et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :        <br />
       « Passe derrière moi, Satan !        <br />
       Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,        <br />
       mais celles des hommes. »       <br />
           Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit :        <br />
       « Si quelqu’un veut marcher à ma suite,        <br />
       qu’il renonce à lui-même,        <br />
       qu’il prenne sa croix        <br />
       et qu’il me suive.        <br />
           Car celui qui veut sauver sa vie        <br />
       la perdra ;        <br />
       mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile        <br />
       la sauvera. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Celui-qui-perdra-sa-vie-a-cause-de-moi-et-de-l-Evangile-la_a1195.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <updated>2024-07-25T21:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602278-57034189.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 28 juillet 2024 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602278-57034188.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous a rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui sont des signes.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes-signes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé comme signes indiquent un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle. Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus comme signes nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les cinq pains d’orge et les deux poissons        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont là comme une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont le signe de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Cette multiplication des pains et des poissons indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage, ce n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en  a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste qui est un signe à retenir  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.        <br />
              <br />
       Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
       Le troisième et dernier geste retenu comme signe est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers.        <br />
              <br />
       Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains et des poissons est en elle-même toujours active encore pour nous aujourd’hui. Nous croyons que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de personne baptisée avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015 et 25 juillet 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte : la mission de Jésus est de nous nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.  Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont, dit saint Jean, des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec Les miracles de l’évangile sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
       --><!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018 et du 20 juillet 2021. -->        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602278-57034189.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » </title>
   <updated>2024-07-09T15:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a1185.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602276-57034182.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 14 juillet 2024. Textes : Amos 7, 12-15, Éphésiens 1,3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602276-57034182.jpg?v=1620914245" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B : « Envoi en mission » " />
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      Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus avec ses apôtres? Aujourd’hui, il les envoie en mission en leur donnant ses conseils, des conseils qui s’adressent aussi à chaque chrétien qui est, lui aussi, elle aussi, envoyé pour annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle autour de lui.  Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Carlos Londoño . Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous. Les apôtres d'aujourd'hui c'est nous. Dieu compte sur nous pour l’évangélisation du monde, pas seulement sur le pape (qui le fait très bien) pas seulement sur les évêques et les prêtres, mais sur chacune et chacun d’entre nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi Dieu compte-t-il ainsi sur nous? Eh bien! La réponse se trouve dans la deuxième lecture où saint Paul nous dit que Dieu nous a comblés de sa bénédiction. Il a fait de nous ses enfants. Il nous a choisis. Il nous a prédestinés à être des fils et des filles de Dieu. Nous sommes son peuple. Nous avons en héritage la vie éternelle.       <br />
              <br />
       Alors si Dieu nous a beaucoup donné, nous devons donner à notre tour. S'il nous a fait connaître son amour pour nous, nous, nous devons en retour le faire connaitre autour de nous. Dans l’évangile de saint Mathieu Jésus dit dans le <span style="font-style:italic">Discours sur la montagne</span> « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas une lampe sous le lit, mais sur un chandelier pour qu’elle éclaire toute la maison ». Il ne dit pas seulement « Moi, je suis la lumière du monde » mais « vous, vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 14-67).       <br />
              <br />
       Hé oui! D’une certaine façon, Dieu a besoin de nous, il compte sur nous pour répandre la Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comment faire pour évangéliser : les conseils de Jésus       <br />
       </span>       <br />
       Évidemment, la question qui nous vient à l’esprit, tous et toutes, est la suivante : comment faire pour évangéliser, annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle ?       <br />
              <br />
       C’est à cette question que l’évangile d’aujourd’hui répond. Regardons-y de plus près. Qu'est-ce que Jésus donne comme conseils aux Douze (et à nous aussi)? Il dit de ne rien emporter, sinon un bâton, d’aller deux par deux, pas de pièces de monnaie, pas de sandales, pas de vêtement de rechange, et si on refuse de les accueillir, d’aller ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces conseils sont bien adaptés à la vie en Palestine au temps de Jésus il y deux mille ans, mais ils ne sont pas à prendre à la lettre. Au Canada, par exemple, en hiver, il est sûr qu’on ne peut se promener nu-pieds lorsqu'il fait moins 20 °C. Même s’il faut savoir adapter nos manières de faire pour parler de Dieu, il faut se rappeler qu’il y a des choses qui, elles, ne changeront jamais.       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Pour aujourd'hui, il y a deux pistes qu’on peut retenir des conseils de Jésus et qui s'appliquent encore à nous. Au-delà des détails des moyens mis en œuvre, ces deux pistent gardent toujours une actualité certaine.       <br />
              <br />
       Premièrement : pour annoncer l’Évangile, il faut se débarrasser de l’accessoire, de ce qui n’est pas important. C’est la simplicité qui compte, car ce qu’on propose ce n’est pas une produit destiné à plaire, c’est Jésus lui-même. Le pape François l’a bien compris lorsqu’il a choisi d’habiter en dehors des appartements des autres papes se contentant d’une petite chambre et d’un bureau à la <span style="font-style:italic">Maison Sainte-Marthe</span> au Vatican. Ce qu’il faut donc, c’est une richesse d’amour dans le cœur pour nos frères et sœurs. Le reste, l’accessoire : argent, techniques de marketing, publicité, tout cela est utile mais jamais indispensable. Jésus nous a donné l’exemple d’une totale simplicité. Il a vécu pauvrement, il a partagé ce qu'il avait dans le cœur.       <br />
              <br />
       En second lieu, Jésus nous dit que le succès de notre évangélisation ne dépend pas de nous uniquement. « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.   « Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Le résultat de l'évangélisation ne dépend pas de nos efforts uniquement, mais de la grâce de Dieu.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui on rencontre souvent des insuccès. Autrefois tous étaient chrétiens au Québec : beaux-frères, belles-sœurs, cousins et cousines, amis, relations, voisins. Aujourd’hui beaucoup autour de nous ont tourné le dos à l’Église, à Jésus parfois, et se disent même athées. C’est une souffrance. On refuse de nous accueillir, d’accueillir Jésus.       <br />
              <br />
       En écoutant Jésus ce matin, nous sommes invités à respecter la liberté des personnes et à continuer avec patience à rendre témoignage. Il ne faut pas se décourager trop vite, et même si les fruits se font attendre, il faut continuer sans se lasser, car nous savons que Jésus nous laisse placer une semence, très petite parfois. Il faut faire confiance à la grâce de l'Esprit qui la fera croître et s’épanouir, car c'est Dieu qui donne la croissance. Saint Paul, un grand évangélisateur comme vous le savez, disait aux chrétiens de Corinthe « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance ». ( I <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 3, 6).       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs et des semeuses. Dieu fait lever la semence quand bon lui semble. Nous y allons avec confiance et avec abandon à sa volonté dans la simplicité en allant à l'essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Disons en conclusion que le message de l’évangile de ce dimanche est clair : annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous c’est notre mission à tous et à toutes. Nous avons beaucoup reçu, il est normal de donner en retour.       <br />
              <br />
       À nous d’y penser plus souvent…et nous trouverons plusieurs occasions de le faire de diverses manières, si nous sommes un peu attentifs : un mot d’encouragement, une réponse à une demande de service, une écoute de son ado, un partage avec des gens dans le besoin, une ouverture à des étrangers etc. Voilà autant de manières de dire l’amour de Dieu autour de nous, d'évangéliser, d'aller en mission et de proclamer la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, cette messe, nous aide à être toujours de plus en plus, à la suite de Jésus, la lumière monde et le sel de la terre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <!--Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous : il les envoie en mission.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’envoi en mission </span>       <br />
              <br />
       Ces apôtres sont de simples pêcheurs : Pierre et son frère André, Jacques et Jean les fils de Zébédé, Philippe, Thomas et les autres. Ils n'étaient que douze. En les nommant ,  je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc.  Vous avez peut-être un oncle, une tante ou une connaissance qui est parti ainsi pour aller en mission.        <br />
              <br />
       Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des sud-américains et d’autres qui viennent en mission chez nous.  Le pape nous a même donné un évêque auxiliaire originaire de Colombie , Mgr Juan Calos Londongno. Aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.        <br />
              <br />
       Comment? Voilà la grande question.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">La mission aujourd’hui </span>       <br />
              <br />
       « Alors il commença à les envoyer en mission », ce qui s'applique à chacun et à chacune de nous, et- la suite de cet évangile est une série de conseils très marqués par les conditions et les usages du temps de Jésus. Ils ne peuvent s'appliquer à la lettre pour nous. En hiver, on ne peut marcher en sandales ici.  Mais dans le prolongement de ces invitations de Jésus,  j'ai trouvé quatre conseils des plus adaptés pour nous aujourd'hui et ils viennent du pape François.       <br />
               <br />
       Je me permettrai,  si vous le voulez, de vous les résumer par quatre mots : témoignage, rencontre, universalité et identité Ces conseils du pape François sont  extraits d'une homélie [à la messe qu’il a célébrée le 7 juillet 2015 devant plus d’un million de personnes à Quito] en Équateur où il était en visite pastorale. Ces quelques phrases me paraissent bien adaptées pour comprendre et actualiser le message de Jésus dans cet évangile de l’envoi en mission des apôtres.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic">Les quatre conseils du pape François pour aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Témoignage</span>       <br />
              <br />
       Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage, dit le pape François, ce qui est à la portée de tout le monde.        <br />
              <br />
       « L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : " Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour" » (Evangelii gaudium, n.113). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontre</span>       <br />
              <br />
       Deuxième chose que nous rappelle le pape François, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre.       <br />
               <br />
       Je vous le cite : « Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … « nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur  ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). »        <br />
              <br />
       « Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice (cf. Evangelii Gaudium, n. 78). »  […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Universalité</span>       <br />
              <br />
       Et troisième point à toujours se rappeler : évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place.       <br />
              <br />
       « L’intimité de Dieu, incompréhensible pour nous, se révèle à nous à travers des images qui nous parlent de communion, de communication, de don, d’amour. Voilà pourquoi « L’union que Jésus demande n’est pas une uniformité mais l’« harmonie multiforme qui attire » (Evangelii gaudium, n. 117)… [Ce n’est pas] un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères [et  soeurs]. Cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents. Nous sommes frères parce que, par amour, Dieu nous a créés et nous a destinés, de sa propre initiative, à être ses enfants   (cf. Éphésiens 1, 5). » […]       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Identité</span>       <br />
              <br />
       Et dernier point  que souligne le pape François : évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       « En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec sa véritable identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage. C’est cela évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire -, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant. »         <br />
              <br />
       Et  c'est ce que nous rappelle  avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (<span style="font-style:italic">Éphésiens</span> 1,  5-6).       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà :       <br />
       - Évangéliser, c’est attirer par notre témoignage        <br />
       - Évangéliser, c’est travailler à créer la communion, aller à la rencontre       <br />
       - Évangéliser c’est respecter la diversité d’une grande famille où tous et toutes on leur place       <br />
       - Évangéliser c’est rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       En terminant, faisons une prière:       <br />
       « Nous te louons et nous te bénissons Seigneur de nous avoir aimés de toute éternité comme tes enfants chéris. Cette Bonne Nouvelle, nous voulons la partager avec nos frères et sœurs dans le monde où nous vivons, car ton amour ne rejette personne. Rends-nous attentifs et attentives aux inspirations que tu mets dans nos cœurs pour devenir de plus en plus des 'donneurs'  et des 'donneuses' de vie comme notre frère Jésus. Amen! »        <br />
       -->       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       9 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l’homélie du  6 juillet 2021-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :       <br />
       « Toi, le voyant, va-t’en d’ici,        <br />
       fuis au pays de Juda ;        <br />
       c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie        <br />
       en faisant ton métier de prophète.        <br />
           Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;        <br />
       car c’est un sanctuaire royal,        <br />
       un temple du royaume. »       <br />
           Amos répondit à Amazias :        <br />
       « Je n’étais pas prophète        <br />
       ni fils de prophète ;        <br />
       j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.        <br />
           Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,        <br />
       et c’est lui qui m’a dit :        <br />
       ‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,        <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ !       <br />
       Il nous a bénis et comblés       <br />
       des bénédictions de l’Esprit,       <br />
       au ciel, dans le Christ.       <br />
              <br />
           Il nous a choisis, dans le Christ,       <br />
       avant la fondation du monde,       <br />
       pour que nous soyons saints, immaculés        <br />
       devant lui, dans l’amour.       <br />
              <br />
           Il nous a prédestinés       <br />
       à être, pour lui, des fils adoptifs       <br />
       par Jésus, le Christ.       <br />
              <br />
       Ainsi l’a voulu sa bonté,       <br />
           à la louange de gloire de sa grâce,       <br />
       la grâce qu’il nous donne       <br />
       dans le Fils bien-aimé.       <br />
              <br />
           En lui, par son sang,       <br />
       nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon de nos fautes.       <br />
              <br />
       C’est la richesse de la grâce       <br />
       que Dieu a fait déborder jusqu’à nous       <br />
       en toute sagesse et intelligence.        <br />
              <br />
           Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,       <br />
       selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :       <br />
           pour mener les temps à leur plénitude,       <br />
       récapituler toutes choses dans le Christ,       <br />
       celles du ciel et celles de la terre.       <br />
              <br />
           En lui, nous sommes devenus       <br />
       le domaine particulier de Dieu,       <br />
       nous y avons été prédestinés        <br />
       selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :       <br />
       il a voulu  que nous vivions        <br />
       à la louange de sa gloire,       <br />
       nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.       <br />
              <br />
           En lui, vous aussi,       <br />
       après avoir écouté la parole de vérité,       <br />
       l’Évangile de votre salut,       <br />
       et après y avoir cru,       <br />
       vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.       <br />
       Et l’Esprit promis par Dieu       <br />
           est une première avance sur notre héritage,       <br />
       en vue de la rédemption que nous obtiendrons,       <br />
       à la louange de sa gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Évangile       <br />
       « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ             <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Evangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus appela les Douze ;        <br />
       alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.        <br />
       Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,        <br />
           et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,        <br />
       mais seulement un bâton ;        <br />
       pas de pain, pas de sac,        <br />
       pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.        <br />
           « Mettez des sandales,        <br />
       ne prenez pas de tunique de rechange. »        <br />
           Il leur disait encore :        <br />
       « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,        <br />
       restez-y jusqu’à votre départ.        <br />
           Si, dans une localité,        <br />
       on refuse de vous accueillir et de vous écouter,        <br />
       partez et secouez la poussière de vos pieds :        <br />
       ce sera pour eux un témoignage. »        <br />
           Ils partirent,        <br />
       et proclamèrent qu’il fallait se convertir.        <br />
           Ils expulsaient beaucoup de démons,        <br />
       faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,        <br />
       et les guérissaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                  <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a1185.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »</title>
   <updated>2024-04-08T23:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Alors-il-ouvrit-leur-intelligence-a-la-comprehension-des-Ecritures_a1171.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601745-57034027.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 14 avril 2024. Textes: Actes 3, 13-15.17-19, 1 Jean 2, 1-5a et Luc 24, 35-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601745-57034027.jpg?v=1614626775" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »" />
     </div>
     <div>
      Il y dans les lectures de ce dimanche une admirable leçon pour le profit de notre vie chrétienne. Cette leçon nous est donnée par la prédication des apôtres dans les premières communautés chrétiennes et par les paroles de Jésus qu’ils ont retenues à l’effet de se référer toujours aux Écritures pour comprendre quelque chose dans ce qui se passait. C’est ce que les apôtres firent après la Pentecôte, c’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi.       <br />
              <br />
       Commençons par regarder agir les apôtres premiers témoins de la résurrection de Jésus. La première lecture nous donne le témoignage de saint Pierre.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La prédication de Pierre</span>       <br />
              <br />
       La première lecture illustre parfaitement la nécessaire référence aux Écritures que je viens de souligner. Toute la prédication de Pierre qui nous est rapportée est remplie de ce lien entre ce qui se passe ou s’est passé et les paroles données par Dieu par les prophètes au cours de l’histoire du peuple d’Israël, le peuple avec qui Dieu a fait la première alliance.       <br />
              <br />
       Pierre annonce qu’une nouvelle alliance s’est conclue dans le sang versé de Jésus. « Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait. »       <br />
              <br />
       Les paroles de Pierre sont très dures pour les juifs qui ont laissé tomber la première alliance en refusant d’en suivre l’aboutissement en Jésus, le Messie promis. « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins. »       <br />
              <br />
       On peut comprendre que cette réalité d’un Messie souffrant était difficile à accepter pour les contemporains de Jésus qui attendait un libérateur et nouveau David. Mais, Pierre leur donne la preuve que c’est bien Jésus qui est le Messie attendu, car le Père l’a relevé de la mort, l’a ressucité pour le salut de tous. Sa mission comme l’expliquera plus tard la Lettre de saint Jean dont nous avons lu un passage il y a un instant est celle du pardon des péchés : «  Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement des nôtres, mais encore de ceux du monde entier. »       <br />
              <br />
       On ne comprend rien à la résurrection de Jésus si on ne la met pas en relation avec cette mission de Rédempteur que Dieu a confiée à Jésus. Jésus manifeste une obéissance totale à Dieu qui lui fait porter les péchés de ses frères et sœurs devant le Père et obtenir pour eux le pardon et la réconciliation. Et c’est pour cette raison que  la gloire de la résurrection ne peut se séparer de son obéissance totale au Père qui réconcilie le monde avec Lui.         <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais on est un peu déconcerté par la teneur de cette mission de Jésus et pourtant c’est ainsi que Dieu a voulu se manifester pleinement pour réconcilier le monde avec lui. En réponse aux promesses de la première Alliance, Jésus vient les accomplir et les rendre définitives. Désormais, en lui l’humanité est réconciliée avec Dieu.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La foi en la résurrection </span>       <br />
              <br />
       Notre foi en la résurrection de Jésus ne peut se focaliser sur le côté inexplicable humainement de celle-ci. Elle se doit d’entrer dans le mouvement dont elle est l’aboutissement. En effet, elle est le fruit d’un long périple de Dieu avec son peuple et avec toute l’humanité. C’est ce périple qui nous est raconté dans les Écritures.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi Jésus dans cette apparition aux disciples que nous raconte saint Luc dans l’extrait de son évangile  qu’on vient de lire met les points sur les i.  « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »        <br />
              <br />
       Jésus Ressuscité ne se contente pas d’un rappel. Il échange, longuement, peut-on penser, avec eux. « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures ». Nous y sommes. Leur foi et la nôtre ne peuvent se passer de cette source essentielle que sont les Écritures.        <br />
              <br />
       Les apparitions de Jésus après la résurrection, comme celle-ci et celle aux disciples d’Emmaüs, n’ont d’autre but que de faire vivre aux disciples la continuité du plan de Dieu qui s’accomplit devant leurs yeux. Forts de cette expérience, les disciples sont invités par Jésus Ressuscité à la partager jusqu’aux confins du monde. « À vous d’en être les témoins » leur dit-il.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’application de ces lectures à notre vie aujourd’hui est facile. Nous sommes les héritiers des premiers disciples comme les chrétiens auxquels s’adressaient saint Luc. Nous cherchons comme eux à incarner notre foi en Jésus en le reconnaissant comme le Seigneur de nos vies.       <br />
              <br />
       Notre cheminement peut être assez lent, il peut prendre des directions inappropriées parfois, mais permettons  à l’Esprit de nous accompagner sur  notre route de croyants. Le monde où nous vivons a besoin d’entendre encore ce message d’amour de Dieu pour l’humanité qui est le cœur de la première Alliance et de l’Alliance nouvelle en Jésus.       <br />
              <br />
       La Lettre de Jean lue en deuxième lecture décrit notre action en quelques mots : «  Gardons ses commandements ». Cette belle lettre les résumera avec raison dans le seul et unique commandement qui est le « aimez-vous les uns les autres » en disant « Si quelqu’un dit : ‘J’aime Dieu’, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas ». (I Jean 4, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce beau dimanche demandons au Seigneur de mettre dans notre cœur l’amour qui a habité Jésus, un amour plus grand que notre cœur, un amour débordant de gestes et de paroles attentives aux autres. Ainsi nous vivrons comme des personnes ressuscitées, nées à une vie nouvelle dans le Christ. Nous laisserons celle-ci  nous animer en fréquentant les Écritures et les Sacrements de l’Église.       <br />
              <br />
       C’est ce que nous faisons à chaque dimanche en partageant la  Table de la Parole et la Table du Pain dans la célébration de l’Eucharistie en union avec nos frères et sœurs du monde entier.  Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise de celle du 15 avril 2021 -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce qui s’avère décisif pour rencontrer le Ressuscité, c’est la relecture d’expérience à la lumière des textes sacrés. Il s’agit de donner sens à des événements fondateurs selon les modalités proposées par Jésus lui-même. Une plongée dans le Premier Testament (l'Ancien Testament) s’avère indispensable. </span>       <br />
              <br />
       L'abbé Alain Faucher, bibliste professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à Québec, dans le <span style="font-style:italic">Feuillet biblique</span>, no 2707.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--pape Fançois au Regina caeli le 18 avril 2021       <br />
              <br />
       Ce passage de l’Évangile est caractérisé par trois verbes très concrets, qui reflètent en un certain sens notre vie personnelle et communautaire : regarder, toucher et manger. Trois actions qui peuvent donner la joie d’une vraie rencontre avec Jésus vivant.       <br />
              <br />
       en résumé le regard, la proximité et le contac       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Résurrection manifestation de gloire mais aussi de réconciliation de rédemption de pardon Jésus Christ, le Juste.       <br />
              <br />
       C’est lui qui, par son sacrifice,       <br />
       obtient le pardon de nos péchés,       <br />
       non seulement des nôtres,       <br />
       mais encore de ceux du monde entier.       <br />
              <br />
       Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé       <br />
       par la bouche de tous les prophètes :       <br />
       que le Christ, son Messie, souffrirait.       <br />
              <br />
       Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu       <br />
       pour que vos péchés soient effacés.        <br />
              <br />
       « Voici les paroles que je vous ai dites       <br />
       quand j’étais encore avec vous :       <br />
       “Il faut que s’accomplisse       <br />
       tout ce qui a été écrit à mon sujet       <br />
       dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »       <br />
       Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
        (Ac 3, 13-15.17-19)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là, devant le peuple, Pierre prit la parole :       <br />
       « Hommes d’Israël,       <br />
       le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,       <br />
       le Dieu de nos pères,       <br />
       a glorifié son serviteur Jésus,       <br />
       alors que vous, vous l’aviez livré,       <br />
       vous l’aviez renié en présence de Pilate       <br />
       qui était décidé à le relâcher.       <br />
       Vous avez renié le Saint et le Juste,       <br />
       et vous avez demandé       <br />
       qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.       <br />
       Vous avez tué le Prince de la vie,       <br />
       lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       nous en sommes témoins.       <br />
       D’ailleurs, frères, je sais bien       <br />
       que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.       <br />
       Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé       <br />
       par la bouche de tous les prophètes :       <br />
       que le Christ, son Messie, souffrirait.       <br />
       Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu       <br />
       pour que vos péchés soient effacés. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (4, 2, 4.7, 9)       <br />
       R/ Sur nous, Seigneur,       <br />
       que s’illumine ton visage !       <br />
       ou : Alléluia ! (4, 7b)       <br />
              <br />
       Quand je crie, réponds-moi,       <br />
       Dieu, ma justice !       <br />
       Toi qui me libères dans la détresse,       <br />
       pitié pour moi, écoute ma prière !       <br />
              <br />
       Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,       <br />
       le Seigneur entend quand je crie vers lui.       <br />
       Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »       <br />
       Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !       <br />
              <br />
       Dans la paix moi aussi,       <br />
       je me couche et je dors,       <br />
       car tu me donnes d’habiter, Seigneur,       <br />
       seul, dans la confiance.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est lui qui obtient le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-5a)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Mes petits enfants,       <br />
       je vous écris cela pour que vous évitiez le péché.       <br />
       Mais si l’un de nous vient à pécher,       <br />
       nous avons un défenseur devant le Père :       <br />
       Jésus Christ, le Juste.       <br />
       C’est lui qui, par son sacrifice,       <br />
       obtient le pardon de nos péchés,       <br />
       non seulement des nôtres,       <br />
       mais encore de ceux du monde entier.       <br />
       Voici comment nous savons que nous le connaissons :       <br />
       si nous gardons ses commandements.       <br />
       Celui qui dit : « Je le connais »,       <br />
       et qui ne garde pas ses commandements,       <br />
       est un menteur :       <br />
       la vérité n’est pas en lui.       <br />
       Mais en celui qui garde sa parole,       <br />
       l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !       <br />
       Que notre cœur devienne brûlant       <br />
       tandis que tu nous parles.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 24, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les disciples qui rentraient d’Emmaüs       <br />
       racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons       <br />
       ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
       Comme ils en parlaient encore,        <br />
       lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Saisis de frayeur et de crainte,       <br />
       ils croyaient voir un esprit.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Pourquoi êtes-vous bouleversés ?       <br />
       Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?       <br />
       Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !       <br />
       Touchez-moi, regardez :       <br />
       un esprit n’a pas de chair ni d’os       <br />
       comme vous constatez que j’en ai. »       <br />
       Après cette parole,       <br />
       il leur montra ses mains et ses pieds.       <br />
       Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,       <br />
       et restaient saisis d’étonnement.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui présentèrent une part de poisson grillé       <br />
       qu’il prit et mangea devant eux.       <br />
       Puis il leur déclara :       <br />
       « Voici les paroles que je vous ai dites       <br />
       quand j’étais encore avec vous :       <br />
       “Il faut que s’accomplisse       <br />
       tout ce qui a été écrit à mon sujet       <br />
       dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »       <br />
       Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
       et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés, à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
       À vous d’en être les témoins. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Alors-il-ouvrit-leur-intelligence-a-la-comprehension-des-Ecritures_a1171.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »</title>
   <updated>2024-02-26T20:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Ils-se-rappelerent-et-ils-crurent_a1165.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/77063329-55904459.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-27T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 3 mars 2024. Textes: Exode 20, 1-17, 1 Colossiens 1, 22-25 et Jean 2, 13-25.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/77063329-55904459.jpg?v=1609770914" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" />
     </div>
     <div>
      Un ami devenu champion de gymnastique sur barre fixe me disait que pendant sa période de compétition son corps était toute sa vie. Tout tournait autour de son corps : entrainement, alimentation, connaissances, études, repos, relations etc. J’ai pensé à ce fait en entendant aujourd’hui Jésus parler de son corps comme d’un sanctuaire qui remplacerait le sanctuaire du Temple de Jérusalem.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Retour sur la scène de l’expulsion des vendeurs du Temple</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’expulsion des vendeurs du Temple qui vient d’être racontée est l’une des plus violentes dans la vie de Jésus. On peut dire avec justesse que Jésus fait ici une « sainte colère ». Son ardeur et ses gestes ne trompent pas. Il renverse les tables, il disperse les animaux pour les sacrifices, il interpelle les personnes présentes.       <br />
              <br />
       Pour comprendre cette interpellation où il dit que les vendeurs de toutes sortes ont profané la Maison du Seigneur, il faut se rappeler que le Temple de Jérusalem qui avait remplacé la Tente du désert où se trouvait l’Arche de l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël était un lieu sacré. Sa partie la plus secrète qu’on appelait le Saint des Saints abritait la présence de Dieu. Seul le Grand-Prêtre pouvait entrer dans ce Saint des Saints une fois par année. Ainsi le Temple de Jérusalem où se rassemblaient les foules avait comme mission de conserver dans son centre la présence même de Dieu. Jésus dénonce ce qu’on en a fait en disant « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ».       <br />
              <br />
       Pour Jésus le Temple de Jérusalem est une image, une figure,  qui disparaîtra. <!--Le vrai temple, dit-il, c’est son corps à lui qui ressuscitera après trois jours--> « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». À l'écoute de cette parole la méprise des assistants est totale. Ils se rappellent les travaux de construction qui ont duré 46 ans. Les paroles de Jésus apparaissent comme des paroles en l’air, les propos d’un exalté qu’on déclasse en partant.        <br />
              <br />
       « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » Le vrai temple c’est son corps ressuscité. Les premiers chrétiens après la résurrection ont compris le sens profond des paroles de Jésus. « Ils se rappelèrent et ils crurent ».        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Mais lui parlait du sanctuaire de son corps </span>       <br />
              <br />
       Il n’est pas anodin que, d’entrée de jeu dans les premières pages de son évangile, saint Jean nous place devant ce qui est la révélation fondamentale du Nouveau Testament : Dieu n’est plus dans un temple de pierre bâti de main d’homme, car il s'est manifesté dans le corps d’un humain, né d’une femme, Jésus de Nazareth. Cette condition humaine va permettre au Fils de Dieu fait homme de donner par sa mort un sens nouveau à l’aventure humaine.        <br />
              <br />
       Le récit de l’expulsion des vendeurs du Temple permet d'éclairer la prédication de Jésus d’un bout à l’autre, en particulier le fameux <span style="font-style:italic">discours sur le Pain de vie</span> au chapitre 6 où Jésus après la multiplication des pains annonce que son Corps est une vraie nourriture pour ses disciples (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 55).       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus et les apôtres comprendront petit à petit que cet homme bien en chair n'est pas un substitut de Dieu, il est Dieu parmi nous. Sans la chair, il n’y a pas d’Incarnation. La Lettre aux Hébreux le dit fort bellement : « Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché’ ; alors, j’ai dit : ‘Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté…’  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes ».  (<span style="font-style:italic">Hébreux </span>10, 5-7.10)        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de l’expulsion des marchands au Temple de Jérusalem qui ne manque pas de couleur recèle une valeur et une richesse remarquables comme  nous avons pu le constater. Il ne faut surtout pas le réduire à une crise de colère de Jésus et faire de lui une manière d’activiste avant la lettre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le geste de Jésus dénonce des façons de faire qu’il abhorre. Mais les premières communautés chrétiennes ont surtout retenu que Jésus voyait la fin et la disparition  d’un monde déphasé et d’une religion de préceptes éreintants, et qu’il proposait une nouvelle façon de rejoindre Dieu où c’est lui dans son humanité habitée par la présence de Dieu lui-même, lui le Verbe incarné, qui ouvrait la voie vers Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus propose ainsi un chemin qui libère ses frères et sœurs des lourdeurs et des limites des temples faits de main d’homme et des prescriptions de la Loi de Moïse dont nous parle la première lecture, prescriptions que Jésus ne détruit pas mais qu'il accomplit parfaitement dans son obéissance totale au Père qui le conduit à donner sa vie pour ses frères et soeurs. Les premiers chrétiens s’en réjouissaient. Avec fierté,  comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, ils proclamaient « un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. »       <br />
              <br />
       Cet enseignement est fondamental pour notre foi, et des plus importants, pour notre préparation à Pâques. Dans le Carême de cette année, en effet, nous sommes invités à approfondir le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Les textes choisis par l’Église veulent nous guider vers les réalités essentielles de notre foi en Jésus qui n’est pas seulement un grand personnage, une inspiration pour les gens, même les non-chrétiens comme Gandhi, mais qui est  le Fils de Dieu incarné dans un corps humain, Jésus de Nazareth, le fils de Marie, le Sauveur de l'humanité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       On pourrait dire de Jésus ce que mon ami disait de sa période de compétition en gymnastique :  son  « corps »  est tout pour Lui. Sans son « corps » pas d'incarnation du Fils de Dieu, son « corps » est le nouveau Temple où Dieu habite.         <br />
              <br />
       Et ce « corps »,  pouvons-nous  ajouter, est aussi tout pour nous, car le Jeudi Saint en mémoire de sa mort et de sa résurrection, Jésus nous a donné son Corps et son Sang sous les signes du Pain et du Vin consacrés comme moyen par excellence de le suivre et d’aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Nous recevons ce Corps et ce Sang ensemble en communauté où nous formons le Corps du Christ qui est l’Église dont le Christ est la Tête et dont nous sommes les membres.  En recevant dans la communion le Corps de Jésus nous sommes projetés au-delà de nos élans personnels dans l’élan toujours nouveau de l’Amour de Dieu pour l’humanité. C’est le but de chacune de nos messes dominicales.       <br />
              <br />
       Laissons cet élan d’Amour nous pénétrer ce matin et recevons dans la foi et avec cœur le Corps du Christ au moment de la communion.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 février 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie 2 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 27 février 2018-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du Carême Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là, sur le Sinaï,       <br />
       Dieu prononça toutes les paroles que voici :       <br />
       « Je suis le Seigneur ton Dieu,       <br />
       qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
       Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.       <br />
       Tu ne feras aucune idole,       <br />
       aucune image de ce qui est là-haut       <br />
       dans les cieux,       <br />
       ou en bas sur la terre,       <br />
       ou dans les eaux par-dessous la terre.       <br />
       Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,       <br />
       pour leur rendre un culte.       <br />
       Car moi, le Seigneur ton Dieu,       <br />
       je suis un Dieu jaloux :       <br />
       chez ceux qui me haïssent,       <br />
       je punis la faute des pères sur les fils,       <br />
       jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;       <br />
       mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,       <br />
       je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.       <br />
       Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,       <br />
       car le Seigneur ne laissera pas impuni       <br />
       celui qui invoque en vain son nom.       <br />
              <br />
       Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.       <br />
       Pendant six jours tu travailleras       <br />
       et tu feras tout ton ouvrage ;       <br />
       mais le septième jour est le jour du repos,       <br />
       sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :       <br />
       tu ne feras aucun ouvrage,       <br />
       ni toi, ni ton fils, ni ta fille,       <br />
       ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,       <br />
       ni l’immigré qui est dans ta ville.       <br />
       Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,       <br />
       la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,       <br />
       mais il s’est reposé le septième jour.       <br />
       C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat       <br />
       et l’a sanctifié.       <br />
              <br />
       Honore ton père et ta mère,       <br />
       afin d’avoir longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre.       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
       Tu ne commettras pas de vol.       <br />
       Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.       <br />
       Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;       <br />
       tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,       <br />
       ni son serviteur, ni sa servante,       <br />
       ni son bœuf, ni son âne :       <br />
       rien de ce qui lui appartient. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Seigneur, tu as les paroles       <br />
       de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,       <br />
       et que les Grecs recherchent une sagesse,       <br />
       nous, nous proclamons un Messie crucifié,       <br />
       scandale pour les Juifs,       <br />
       folie pour les nations païennes.       <br />
       Mais pour ceux que Dieu appelle,       <br />
       qu’ils soient juifs ou grecs,       <br />
       ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.       <br />
       Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,       <br />
       et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Comme la Pâque juive était proche,       <br />
       Jésus monta à Jérusalem.       <br />
       Dans le Temple, il trouva installés       <br />
       les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,       <br />
       et les changeurs.       <br />
       Il fit un fouet avec des cordes,       <br />
       et les chassa tous du Temple,       <br />
       ainsi que les brebis et les bœufs ;       <br />
       il jeta par terre la monnaie des changeurs,       <br />
       renversa leurs comptoirs,       <br />
       et dit aux marchands de colombes :       <br />
       « Enlevez cela d’ici.       <br />
       Cessez de faire de la maison de mon Père       <br />
       une maison de commerce. »       <br />
       Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :       <br />
       L’amour de ta maison fera mon tourment.       <br />
       Des Juifs l’interpellèrent :       <br />
       « Quel signe peux-tu       <br />
       nous donner       <br />
       pour agir ainsi ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire,       <br />
       et en trois jours je le relèverai. »       <br />
       Les Juifs lui répliquèrent :       <br />
       « Il a fallu quarante-six       <br />
       ans pour bâtir ce sanctuaire,       <br />
       et toi, en trois jours tu le relèverais ! »       <br />
       Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.       <br />
              <br />
       Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,       <br />
       ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;       <br />
       ils crurent à l’Écriture       <br />
       et à la parole que Jésus avait dite.       <br />
       Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,       <br />
       beaucoup crurent en son nom,       <br />
       à la vue des signes qu’il accomplissait.       <br />
       Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,       <br />
       parce qu’il les connaissait tous       <br />
       et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;       <br />
       lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Ils-se-rappelerent-et-ils-crurent_a1165.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »</title>
   <updated>2023-10-06T22:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-s-abaissera-sera-eleve_a1144.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/75165669-52590990.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-31T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A 5 novembre 2023 du temps ordinaire Année A par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Malachie 1, 14b – 2, 2b.8-10, 1 Thessaloniciens 2, 7b-9.13et Mathieu 23, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/75165669-52590990.jpg?v=1694549066" alt="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »" title="Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire Année A : « Qui s'abaissera sera élevé »" />
     </div>
     <div>
      Le message de l’évangile d’aujourd’hui qui vient d’être lu est clair. Jésus nous invite à fuir l’hypocrisie et à développer l’humilité dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes. Le prophète Malachie tient un discours semblable dans la première lecture et saint Paul se décrit plein de douceur et d’affection pour ses frères et sœurs de la ville de Thessalonique en Grèce qu’il a évangélisés. Revenons à l’évangile.       <br />
               <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les reproches aux pharisiens</span>       <br />
              <br />
       Jésus commence par une charge contre l’hypocrisie des pharisiens. Leur hypocrisie prend divers chemins qu'il dénonce vigoureusement.        <br />
              <br />
       Il leur reproche premièrement de ne pas mettre leurs actes et leurs gestes en accord avec ce qu’ils disent. Leur agir n’est pas cohérent avec leurs paroles.        <br />
              <br />
       En second lieu, il leur reproche d’imposer aux autres des fardeaux pesants qu’eux se dispensent de porter. Ils chargent les autres d’obligations qu’eux ne respectent pas.        <br />
              <br />
       En troisième lieu, et c’est un reproche qu’on retrouve ailleurs,  Jésus condamne l’ostentation dont font preuve les pharisiens qui privilégient la façade au lieu de l’intérieur.  Ils aiment se montrer pieux en public. Ils portent des signes de dévotion exagérés, de grands phylactères. Il s’agit d’une petite boîte cubique enfermant des bandes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des versets de l’Écriture Sainte. Cet usage est encore présent aujourd’hui chez les juifs pieux. Les pharisiens cherchaient à se montrer plus zélés que les autres et s’en glorifiaient.       <br />
              <br />
       Ces trois reproches montrent comment s’inscrivent les comportements hypocrites. Ils ne sont pas réservés aux pharisiens. Ils nous guettent encore aujourd’hui. C’est pour cela qu’au début de chaque temps du Carême, l’Église nous invite à relire le passage suivant de saint Mathieu : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer…quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient… Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra ».  (Mathieu 6, 5-6)       <br />
              <br />
       Voilà des comportements à l’opposé de ceux des pharisiens.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité, fondement de la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens à qui s’adressent saint Paul et saint Mathieu l’avaient bien compris. Il avaient retenu l’enseignement de Jésus qui figure ici après les reproches aux pharisiens et la condamnation de l’hypocrisie :  « Qui s’élèvera sera abaissé et qui s’abaissera sera élevé ».  Cet enseignement met de l’avant la vertu d’humilité, une  humilité vécue simplement, sans  bruit et sans éclats.        <br />
              <br />
       La dernière phrase de l’évangile que je viens de citer mérite une petite explication, car à la prendre au pied de la lettre on pourrait croire que l’humilité est comme un jeu de qui perd gagne, une façon de s’élever sans que cela paraisse. Ce qui n’est pas le cas dans le message de Jésus. L’abaissement dont il parle est à comprendre en relation avec le regard et l’amour de Dieu sur chacun et chacune de nous. C’est lui qui « élève » et qui « abaisse ».        <br />
              <br />
       La véritable humilité est ainsi une remise entre les mains de Dieu, un abandon confiant comme ce fut le cas de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avait découvert ce chemin et qui s’en est faite la promotrice dans ce qu’on a appelé la « petite voie ». Elle invitait à laisser la puissance de Dieu agir et à se jeter dans les bras de Dieu, notre Père, comme un enfant.        <br />
              <br />
       L’humilité c’est la reconnaissance de notre petitesse  devant Dieu. Elle devient ainsi le pilier solide de notre relation à Dieu et aux autres.        <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Des règles pour les disciples</span>       <br />
              <br />
       Il y a plusieurs dangers sur le chemin de l’humilité. Jésus les dénonce en les caractérisant par des titres qu’on revendique comme « Rabbi (professeur), Père ou Maître ». Il est direct et invite à ne pas se laisser emporter dans leur sillage. On pourrait dire qu’il récuse ainsi tout ce qui entoure ces titres : l’autoritarisme, le paternalisme, l’exploitation des petits, l’orgueil du savoir etc.   L’humilité vraie se traduit dans le service et l’amour fraternel.  « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Les mots que Jésus cite comme « Père » et « Maître » sont utilisés encore aujourd’hui dans l’Église, mais il est à souhaiter que ce qu’ils impliquent comme dérive hypocrite et orgueilleuse ne se matérialise pas. Le pape François est d’un puissant appui sur ce chemin. Ses titres « Pape, Souverain Pontife, Sa Sainteté etc. » font place pour lui à celui d’Évêque de Rome, de Serviteur des serviteurs de Dieu, de Frère parmi ses frères et sœurs. C’est ce que saint Augustin proclamait avec bonheur dans une phrase célèbre que je vous traduis : « Je suis chrétien avec vous, et évêque pour vous ».         <br />
              <br />
       Nos communautés chrétiennes et notre Église vivent les exigences évangéliques dans diverses situations sociales et historiques. Elles sont incarnées. Elles pourront avoir des figures concrètes qui empruntent aux usages du temps ou des contrées où elles vivent, mais elles ne devront jamais mettre de côté l’essentiel du message de Jésus qui invite à développer en nous et dans nos communautés des attitudes d’humilité qui favorisent le partage, le service, l’entraide, la compassion, la miséricorde dont notre monde a tant besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Il est important aujourd’hui que le discours chrétien ne soit pas fait seulement de mots. Nous employons volontiers les mots de « frères » et de « sœurs » pour parler de ceux et celles qui partagent notre foi et même pour tous les autres. Demandons au Seigneur au cours de cette messe que ces mots ne soient pas seulement des mots, mais qu’ils deviennent pour nous des réalités vécues concrètement.       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie nous pourrons alors en vérité célébrer une rencontre fraternelle qui ouvre sur la rencontre parfaite où avec le Christ ressuscité nous nous retrouverons pour louer et chanter la gloire de Dieu pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Redisons avec humilité, si vous le voulez bien, cette prière du psaume 130 que nous avions comme chant de méditation :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.       <br />
       Seigneur, je n'ai pas le cœur fier        <br />
       ni le regard ambitieux ;        <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,        <br />
       ni merveilles qui me dépassent.        <br />
       Non, mais je tiens mon âme        <br />
       égale et silencieuse ;        <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,        <br />
       comme un petit enfant contre sa mère. </span>       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 octobre  2023       <br />
              <br />
        <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 31 octobre 2017-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute » (Ml 1, 14b – 2, 2b.8-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       et mon nom inspire la crainte parmi les nations.       <br />
              <br />
           Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :       <br />
           Si vous n’écoutez pas,       <br />
       si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       j’enverrai sur vous la malédiction,       <br />
       je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.       <br />
       Vous vous êtes écartés de la route,       <br />
       vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude,       <br />
       vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       À mon tour je vous ai méprisés,       <br />
       abaissés devant tout le peuple,       <br />
       puisque vous n’avez pas gardé mes chemins,       <br />
       mais agi avec partialité dans l’application de la Loi.       <br />
       Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ?       <br />
       N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?       <br />
       Pourquoi nous trahir les uns les autres,       <br />
       profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 130 (131), 1, 2, 3)       <br />
       R/ Garde mon âme dans la paix       <br />
       près de toi, Seigneur.       <br />
              <br />
       Seigneur, je n’ai pas le cœur fier       <br />
       ni le regard ambitieux ;       <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,       <br />
       ni merveilles qui me dépassent.       <br />
              <br />
       Non, mais je tiens mon âme       <br />
       égale et silencieuse ;       <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,       <br />
       comme un petit enfant contre sa mère.       <br />
              <br />
       Attends le Seigneur, Israël,       <br />
       maintenant et à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais même nos propres vies » (1 Th 2, 7b-9.13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous avons été pleins de douceur avec vous,       <br />
       comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.       <br />
           Ayant pour vous une telle affection,       <br />
       nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu,       <br />
       mais jusqu’à nos propres vies,       <br />
       car vous nous étiez devenus très chers.       <br />
           Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :       <br />
       c’est en travaillant nuit et jour,       <br />
       pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous,       <br />
       que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.       <br />
           Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :       <br />
       quand vous avez reçu la parole de Dieu       <br />
       que nous vous faisions entendre,       <br />
       vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement,       <br />
       non pas une parole d’hommes,       <br />
       mais la parole de Dieu       <br />
       qui est à l’œuvre en vous, les croyants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous n’avez qu’un seul Père,       <br />
       celui qui est aux cieux ;       <br />
       vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,       <br />
           et il déclara :       <br />
       « Les scribes et les pharisiens enseignent       <br />
       dans la chaire de Moïse.       <br />
           Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,       <br />
       faites-le et observez-le.       <br />
       Mais n’agissez pas d’après leurs actes,       <br />
       car ils disent et ne font pas.       <br />
           Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,       <br />
       et ils en chargent les épaules des gens ;       <br />
       mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.       <br />
           Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :       <br />
       ils élargissent leurs phylactères       <br />
       et rallongent leurs franges ;       <br />
           ils aiment les places d’honneur dans les dîners,       <br />
       les sièges d’honneur dans les synagogues       <br />
           et les salutations sur les places publiques ;       <br />
       ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.       <br />
           Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,       <br />
       et vous êtes tous frères.       <br />
           Ne donnez à personne sur terre le nom de père,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.       <br />
           Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.       <br />
           Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.       <br />
           Qui s’élèvera sera abaissé,       <br />
       qui s’abaissera sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute » (Ml 1, 14b – 2, 2b.8-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Je suis un grand roi – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       et mon nom inspire la crainte parmi les nations.       <br />
              <br />
           Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :       <br />
           Si vous n’écoutez pas,       <br />
       si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       j’enverrai sur vous la malédiction,       <br />
       je maudirai les bénédictions que vous prononcerez.       <br />
       Vous vous êtes écartés de la route,       <br />
       vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude,       <br />
       vous avez détruit mon alliance avec mon serviteur Lévi,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       À mon tour je vous ai méprisés,       <br />
       abaissés devant tout le peuple,       <br />
       puisque vous n’avez pas gardé mes chemins,       <br />
       mais agi avec partialité dans l’application de la Loi.       <br />
       Et nous, n’avons-nous pas tous un seul Père ?       <br />
       N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?       <br />
       Pourquoi nous trahir les uns les autres,       <br />
       profanant ainsi l’Alliance de nos pères ?       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 130 (131), 1, 2, 3)       <br />
       R/ Garde mon âme dans la paix       <br />
       près de toi, Seigneur.       <br />
              <br />
       Seigneur, je n’ai pas le cœur fier       <br />
       ni le regard ambitieux ;       <br />
       je ne poursuis ni grands desseins,       <br />
       ni merveilles qui me dépassent.       <br />
              <br />
       Non, mais je tiens mon âme       <br />
       égale et silencieuse ;       <br />
       mon âme est en moi comme un enfant,       <br />
       comme un petit enfant contre sa mère.       <br />
              <br />
       Attends le Seigneur, Israël,       <br />
       maintenant et à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu, mais même nos propres vies » (1 Th 2, 7b-9.13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous avons été pleins de douceur avec vous,       <br />
       comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.       <br />
           Ayant pour vous une telle affection,       <br />
       nous aurions voulu vous donner non seulement l’Évangile de Dieu,       <br />
       mais jusqu’à nos propres vies,       <br />
       car vous nous étiez devenus très chers.       <br />
           Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues :       <br />
       c’est en travaillant nuit et jour,       <br />
       pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous,       <br />
       que nous vous avons annoncé l’Évangile de Dieu.       <br />
           Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu :       <br />
       quand vous avez reçu la parole de Dieu       <br />
       que nous vous faisions entendre,       <br />
       vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement,       <br />
       non pas une parole d’hommes,       <br />
       mais la parole de Dieu       <br />
       qui est à l’œuvre en vous, les croyants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous n’avez qu’un seul Père,       <br />
       celui qui est aux cieux ;       <br />
       vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,       <br />
           et il déclara :       <br />
       « Les scribes et les pharisiens enseignent       <br />
       dans la chaire de Moïse.       <br />
           Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,       <br />
       faites-le et observez-le.       <br />
       Mais n’agissez pas d’après leurs actes,       <br />
       car ils disent et ne font pas.       <br />
           Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,       <br />
       et ils en chargent les épaules des gens ;       <br />
       mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.       <br />
           Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :       <br />
       ils élargissent leurs phylactères       <br />
       et rallongent leurs franges ;       <br />
           ils aiment les places d’honneur dans les dîners,       <br />
       les sièges d’honneur dans les synagogues       <br />
           et les salutations sur les places publiques ;       <br />
       ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.       <br />
           Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,       <br />
       et vous êtes tous frères.       <br />
           Ne donnez à personne sur terre le nom de père,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.       <br />
           Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,       <br />
       car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.       <br />
           Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.       <br />
           Qui s’élèvera sera abaissé,       <br />
       qui s’abaissera sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-31e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Qui-s-abaissera-sera-eleve_a1144.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »</title>
   <updated>2023-08-16T23:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/73493773-51147543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-08-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 20 août 2023. Textes : Isaïe 56, 1.6-7, Romains 11, 13-15.29-32 et Mathieu 15, 21-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/73493773-51147543.jpg?v=1688072358" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant raconter ce fait divers de l’évangile aujourd’hui, je me disais « Mais pourquoi l’a-t-on conservé? Pourquoi les disciples et les apôtres en ont-ils gardé le souvenir? ». En effet, il s’est passé bien des choses dans la vie de Jésus. On a en a oublié plusieurs, mais le souvenir de cette femme qui crie après Jésus n’a pas été oublié. Et c'est heureux pour nous, car ce fait nous donne un enseignement des plus importants sur le but de la mission de Jésus dans le monde.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
        I – <span style="font-style:italic">Le fait commenté</span>       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon (Tayz et Saida dans le Liban d'aujourd’hui. Saida est à 48 km de Beyrouth). Jésus n’est presque jamais sorti de la Palestine. Il a rarement foulé le sol d’un territoire païen. En allant sur le territoire de deux villes de commerce situées sur le bord de la mer, il s’en va à l’étranger, en pays païen.       <br />
              <br />
       C'est au cours de son voyage qu’il rencontre cette femme cananéenne qui le connaît de  nom, qui connaît sa réputation, qui a entendu parler de lui et qui s’organise pour attirer son attention et lui recommander sa fille qui est très malade. Elle le fait parce qu'elle a compris déjà ce que bien des Juifs n’ont pas compris :  Jésus est le Messie, l'Envoyé de Dieu. C'est pour cela qu'elle l’appelle « Fils de David ».       <br />
              <br />
       Continuons de suivre la scène. Il semble bien que Jésus, habitué d'entendre crier après lui, ne fait pas trop attention et qu’il continue son chemin avec son groupe. La femme cananéenne se met à les suivre et continue à crier. Les disciples sont agacés et demandent à Jésus de la renvoyer.        <br />
              <br />
       Que va faire Jésus ? C’est là que ça devient très important, pas seulement pour la femme mais pour nous aussi. <!--Jésus va-t-il offrir le salut seulement aux Juifs? Va-t-il offrir le salut à tous les peuples de la terre, aux païens c’est-à dire aux autres que le juifs?--> Écoutez bien le message, l’enseignement qui ressort des réponses de Jésus aux disciples et ensuite à la femme.        <br />
              <br />
       Aux disciples qui s’approchent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! », Jésus répond dans un premier temps : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et à la femme qui continue de le supplier il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Celle-ci a alors cette réponse renversante par la foi et la confiance qu’elle met en Jésus. Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ».        <br />
              <br />
       Et Jésus est interloqué par cette réponse. C'est alors que, dans un second temps, il perçoit que le salut de Dieu n'est pas réservé aux seuls juifs et il répond : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » À l’heure même, sa fille est guérie. Pour Jésus le salut n'est pas offert seulement aux juifs, il est offert aussi à d'autres que les juifs, aux  païens notamment, en somme, à tous les peuples de la terre. C'est ce qu'on appelle l'universalité du salut offert par Dieu à toute personne qui accepte de le recevoir dans la foi et la confiance comme cette femme cananéenne.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus, comme  un bon Juif, savait par l’Ancien Testament que Dieu a choisi le peuple élu, Israël, pour rassembler tous les peuples. C’est à Israël que Dieu s’est révélé par Abraham, Isaac et Jacob, leurs pères dans la foi. C'est ce que  Jésus exprime, dans un premier temps, quand il réagit brusquement en disant « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ».       <br />
              <br />
       Mais. dans un deuxième temps. Jésus dans sa réponse à l’insistance de la femme - « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » -  va plus loin et il nous révèle que ceux et celles qui sont le vrai peuple élu ce ne sont pas seulement les juifs, mais tous ceux et celles qui croient en Jésus et en sa mission de Sauveur. Désormais celui qui croit en Jésus de quelque peuple, de quelque milieu, de quelque couleur qu’il soit peut être sauvé.       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament, comme nous le montre ce passage du prophète Isaïe que nous avons lu dans la première lecture, annonçait déjà l'universalité du salut : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière ». Saint Paul reflétant cette ouverture du prophète Isaïe et la leçon de l’évangile d’aujourd’hui dira aux Galates : « Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus  ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 3, 26-28) Toutes et tous peuvent être sauvés, comme cette femme cananéenne qui a cru en Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ici, Jésus modifie sa première réaction parce qu’il  comprend que Dieu offre son salut à toutes et à tous. C'est le message qu'il va s'employer à répandre désormais. Cette universalité du salut a souvent été difficile à accepter. Pourtant Dieu n’a pas de préférence parmi les nations, les catégories d’âge etc. Dieu n’exclut personne.  L’exclusion c’est nous qui la faisons bien souvent, qui mettons des étiquettes. L’Église, nous toutes et tous,  a encore beaucoup à faire aujourd’hui sur ce plan. Il y a toujours des tentations d’exclure, de mettre des barrières.       <br />
              <br />
        Autrefois on disait « Hors de l’Église, pas de salut ». L’évangile d’aujourd’hui nous invite à ne pas nous considérer comme une élite à qui Dieu se révèle et qui est à part. Nous sommes invités à regarder le cœur, la foi des personnes et non leurs allures extérieures, leurs possessions, leur qualifications ou leurs provenances.  En résumé,  notre foi c’est de reconnaître la mission universelle de l’Église et d’y travailler de toutes nos forces.  Alors Jésus pourra nous dire à nous aussi « Ta foi  est grande. Que tout se fasse comme tu veux ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de ne pas céder à l’exclusion et à l’intolérance. Comme la cananéenne redisons notre foi totale en Jésus et proclamons-la en récitant le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span>.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 août 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 11 août 2020 qui s'Inspirait de celle       <br />
              <br />
        du 15 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les étrangers, je les conduirai à ma montagne sainte » (Is 56, 1.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Observez le droit,       <br />
       pratiquez la justice,       <br />
       car mon salut approche, il vient,       <br />
       et ma justice va se révéler.       <br />
              <br />
           Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur       <br />
       pour l’honorer, pour aimer son nom,       <br />
       pour devenir ses serviteurs,       <br />
       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner       <br />
       et tiennent ferme à mon alliance,       <br />
           je les conduirai à ma montagne sainte,       <br />
       je les comblerai de joie dans ma maison de prière,       <br />
       leurs holocaustes et leurs sacrifices       <br />
       seront agréés sur mon autel,       <br />
       car ma maison s’appellera       <br />
       « Maison de prière pour tous les peuples. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que ton visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À l’égard d’Israël, les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance » (Rm 11, 13-15.29-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :       <br />
       dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,       <br />
       j’honore mon ministère,       <br />
           mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,       <br />
       et d’en sauver quelques-uns.       <br />
           Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu       <br />
       quand ils ont été mis à l’écart,       <br />
       qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?       <br />
       Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !       <br />
              <br />
           Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.       <br />
           Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,       <br />
       et maintenant, par suite de leur refus de croire,       <br />
       vous avez obtenu miséricorde ;       <br />
           de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,       <br />
       par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,       <br />
       mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.       <br />
           Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire       <br />
       pour faire à tous miséricorde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           partant de Génésareth,       <br />
       Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.       <br />
           Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :       <br />
       « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !       <br />
       Ma fille est tourmentée par un démon. »       <br />
           Mais il ne lui répondit pas un mot.       <br />
       Les disciples s’approchèrent pour lui demander :       <br />
       « Renvoie-la,       <br />
       car elle nous poursuit de ses cris ! »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
           Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :       <br />
       « Seigneur, viens à mon secours ! »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants       <br />
       et de le jeter aux petits chiens. »       <br />
       Elle reprit :       <br />
       « Oui, Seigneur ;       <br />
       mais justement, les petits chiens mangent les miettes       <br />
       qui tombent de la table de leurs maîtres. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Femme, grande est ta foi,       <br />
       que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »       <br />
       Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »</title>
   <updated>2023-06-20T23:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Soyez-donc-sans-crainte_a1125.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/72762983-50614360.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaires Année A le 25 juin 2023 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Jérémie 20, 10-13, Romains 5, 12-15 et Mathieu 10, 26-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/72762983-50614360.jpg?v=1683805885" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions. On pourrait leur donner comme thème les mots « Soyez sans crainte. »  Ces mots nous invitent tout d’abord à regarder avec confiance ce qui est en nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est en nous n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici. On ne voit pas ce qu’il y a en eux, et pourtant ils ont cette semence.        <br />
              <br />
       Combien d’amour se cache dans le rôle des parents, dans le soin qu’ils donnent à leur enfants, que de générosité. Ce qui est dans le secret, même si on ne le voit pas, il est là. C’est souvent là que se vit la vraie vie.  Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour, nous dit Jésus :  « Ne craignez pas d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance chasse la crainte. Soyez positifs. » . Et Jésus ajoute cela sera révélé autour de vous, Cela se verra un jour ou l’autre. Ayez confiance.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « Soyez sans crainte » nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous dit Jésus ce matin.  votre Dieu, celui en qui vous croyez, à lui aussi vous pouvez faire confiance. »        <br />
              <br />
       C’est un Dieu de majesté, grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais c’est aussi un Père, proche et familier dont les pères et les mères de la terre sont comme le visage       <br />
              <br />
       Comme eux, il nous soutient il croit en nous  il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et la paix. Il ne propose pas un Dieu de peur, mais un Dieu de bonté et de miséricorde.       <br />
              <br />
       III. <span style="font-style:italic"> Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Après nous être regardés et avoir aussi levés les yeux vers Celui qui est notre Père à tous et à toutes revenons à nous comme disciples de Jésus. C’est la 3e partie de l’évangile d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       « Ne craignez pas dit Jésus de vous prononcer pour moi devant le monde, de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ». « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel québécois, décédé il n’y a pas très longtemps, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches. Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 20 juin 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Texte de l'homélie du 20  juin 2017 inspiré de celle de 1997-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Dans les évangiles qui sont des écrits qui veulent nous résumer l’activité et le message de Jésus, on suit un certain plan et on vise aussi certaines clientèles. L’évangile de saint Mathieu a eu plusieurs versions, semble-t-il, et celle qui nous est restée s’adresse avant tout aux juifs convertis à la foi chrétienne.       <br />
              <br />
       Dans le texte qui nous est présenté aujourd'hui par la liturgie nous reprenons une lecture suivie de cet évangile pour les prochains dimanches. Nous sommes arrivés dans le plan de saint Mathieu à ce que les experts appellent le « Discours aux disciples ». On y a rassemblé dans un discours - un long entretien - plusieurs observations prononcées en diverses circonstances concernant l’attitude des disciples dans leur mission de porter la Bonne Nouvelle aux extrémités du monde.       <br />
               <br />
       L’évangile d’aujourd'hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions.  Ces conseils pourraient avoir  comme thème « Ne craignez pas, soyez sans crainte ». Les paroles de Jésus nous projettent dans des situations inédites qui attendent ses disciples. Il les a envoyés proclamer la Bonne nouvelle du Salut, mais il tient à les avertir des difficultés et des murs qu'ils rencontreront. « Le disciple n'est pas au-dessus du maître ». (<span style="font-style:italic">Lu</span>c 6, 40)       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les disciples, les paroles de Jésus invitent à faire confiance à ce qui est en eux comme don de Dieu. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière » avons-nous entendu il y a un instant. En d'autres termes, ce qui est là n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici ? Ce qu'il y a en eux n'est pas encore révélé, et pourtant la semence est là. Il en est ainsi de la Bonne nouvelle lorsqu'elle a été accueillie comme une semence. On n'en voit pas toujours les fruits. Parfois même, elle semble écrasée. Elle suscite les oppositions. Elle provoque. Mais elle est bien présente. Elle est là.       <br />
              <br />
       Ce qui est là dans le secret, même si on ne le voit pas,  est présent. C’est souvent là que se vit la vraie vie. Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour. « Ne craignez pas, dit Jésus d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance, la foi, chasse la crainte. Cela sera révélé autour de vous. Cela se verra un jour ou l’autre ».       <br />
              <br />
       On pourrait en témoigner pour plusieurs d’entre nous par rapport à nos parents. Leur amour de couple a été une inspiration, leur dévouement pour leur famille  aussi. Et combien d'autres personnes de divers horizons, de diverses conditions, d'époques différentes. La Vierge Marie en est un bel exemple. Elle a simplement été elle-même. Une jeune fille choisie par Dieu pour être la mère de son Fils, une épouse attentive, une mère présente jusqu'à la fin.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Dans cet univers changeant et instable, il y a un roc solide. Le Seigneur notre Dieu est le rocher sur lequel on peut s'appuyer en tout temps. Comme  le prophète Jérémie persécuté dont fait était la première lecture nous pouvons dire : « le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable ». Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « N’ayez pas peur » de Jésus  nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous répète Jésus ce matin, votre Dieu, celui en qui vous croyez, est un Dieu de bonté et de miséricorde. Vous  pouvez vous fier à lui en tout temps et lui faire confiance ».       <br />
              <br />
       Notre Dieu n'est pas seulement un Dieu de majesté, un Dieu grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais il est aussi un Père, proche et familier. Il nous soutient. Il croit en nous. Il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.  « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux ». (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 10, 30-31)       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et l'abandon sans crainte.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Dans la troisième partie de l’évangile d'aujourd'hui, Jésus nous fait une promesse.   « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       En d'autres mots, Jésus nous dit : « Ne craignez pas  de vous prononcer pour moi dans vos milieux de vies, au travail, dans vos familles, à la maison. Ne craignez pas  de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ».        <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel, décédé il y a quelques années, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches... Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juin 2023       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec ajouts de l'homélie du 25  juin 2017 et de celle du 16 juin 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Moi Jérémie,       <br />
           j’entends les calomnies de la foule :       <br />
       « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,       <br />
       celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »       <br />
       Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :       <br />
       « Peut-être se laissera-t-il séduire...       <br />
       Nous réussirons,       <br />
       et nous prendrons sur lui notre revanche ! »       <br />
           Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable :       <br />
       mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.       <br />
       Leur défaite les couvrira de honte,       <br />
       d’une confusion éternelle, inoubliable.       <br />
              <br />
           Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste,       <br />
       toi qui vois les reins et les cœurs,       <br />
       fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,       <br />
       car c'est à toi que j’ai remis ma cause.       <br />
              <br />
           Chantez le Seigneur, louez le Seigneur :       <br />
       il a délivré le malheureux de la main des méchants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)       <br />
       R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)       <br />
              <br />
       C’est pour toi que j’endure l’insulte,       <br />
       que la honte me couvre le visage :       <br />
       je suis un étranger pour mes frères,       <br />
       un inconnu pour les fils de ma mère.       <br />
       L’amour de ta maison m’a perdu ;       <br />
       on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.       <br />
              <br />
       Et moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
            car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse, regarde-moi.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
       Que le ciel et la terre le célèbrent,       <br />
       les mers et tout leur peuplement !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
              <br />
           Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme,       <br />
       Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit de vérité        <br />
       rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.       <br />
       Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses Apôtres :       <br />
           « Ne craignez pas les hommes ;       <br />
       rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,       <br />
       rien n’est caché qui ne sera connu.       <br />
           Ce que je vous dis dans les ténèbres,       <br />
       dites-le en pleine lumière ;       <br />
       ce que vous entendez au creux de l’oreille,       <br />
       proclamez-le sur les toits.       <br />
           Ne craignez pas ceux qui tuent le corps       <br />
       sans pouvoir tuer l’âme ;       <br />
       craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne       <br />
       l’âme aussi bien que le corps.       <br />
           Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?       <br />
       Or, pas un seul ne tombe à terre       <br />
       sans que votre Père le veuille.       <br />
           Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.       <br />
           Soyez donc sans crainte :       <br />
       vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.       <br />
           Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,       <br />
       moi aussi je me déclarerai pour lui       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Mais celui qui me reniera devant les hommes,       <br />
       moi aussi je le renierai       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Soyez-donc-sans-crainte_a1125.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »</title>
   <updated>2023-05-20T13:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Je-ne-vous-laisserai-pas-orphelins_a1118.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/71071507-49521879.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DE RETOUR. LES PROBLÊMES D'EXPÉDITION SONT RÉSOLUS. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques (Année A) 14 mai 2023 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes des Apôtres 8, 5-8.14-17, I Pierre 3, 15-17 et Jean 14, 15-21     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/71071507-49521879.jpg?v=1489454551" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année A : « Je ne vous laisserai pas orphelins »" />
     </div>
     <div>
      <!--       <br />
              <br />
       <b>FIN DE L'ENVOI PAR COURRIEL DE MES HOMÉLIES DOMINICALES À MA LISTE DE DISTRIBUTION. MES EXCUSES POUR CE CHANGEMENT</b>       <br />
              <br />
       COMME D'HABITUDE L'HOMÉLIE EST PUBLIÉE LE MARDI À 15 HEURES.  VOUS DEVEZ DÉSORMAIS CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT POUR  LA LIRE        <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Homelies_r13.html">DERNIÈRES HOMÉLIES</a> ET DE LE METTRE DANS VOS FAVORIS.       <br />
              <br />
       VOUS RECEVEZ POUR LA DERNIÈRE FOIS MON HOMÉLIE DOMINICALE DANS VOTRE BOÎTE DE COURRIEL. IL VOUS REVIENT MAINTENANT  D'ALLER PAR VOUS-MÊME LA LIRE  SUR <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Homelies_r13.html">MON SITE INTERNET</a>.       <br />
              <br />
       BON DIMANCHE ET CORDIALE BIENVENUE,        <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 9 mai 2023-->       <br />
       « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur» venons-nous d'entendre. Ce « Défenseur » est appelé couramment dans l'évangile de saint Jean le « Paraclet ». Ce mot « Paraclet » vient d'un mot grec qui veut dire « celui qui aide ».        <br />
              <br />
       Dans la méditation de l'évangile de saint Jean qui nous est présentée ici, Jésus, avant de passer de ce monde au Père en mourant sur la croix, rassure ses disciples. Lorsqu'il ne sera plus visible pour eux, ils auront son aide continuellement, celle du Paraclet, que la tradition a identifié à l'Esprit Saint, l'Esprit du Père et du Fils. « Il demeurera en vous et il sera en vous…Je ne vous laisserai pas orphelins »  promet Jésus à ses disciples.        <br />
              <br />
       Dans les quelques versets que nous avons lu ce matin Jésus précise trois fonctions du Paraclet, de l'Esprit Saint, auprès de ses disciples que nous sommes et auprès de l'Église : enseigner, témoigner de lui et habiter le cœur des disciples.       <br />
               <br />
       I - <span style="font-style:italic">Enseigner</span>       <br />
              <br />
       Le Paraclet, dit Jésus, est l'Esprit de vérité. Il enseigne à suivre Jésus, à garder ses commandements. Il rappelle ce qu'a dit Jésus. Il est une mémoire vivante des paroles reçues de Jésus. Il est lui-même inspiré par le Père et par le Fils et il redit à notre cœur tout ce qu'a dit Jésus. Il rend notre intelligence attentive aux enseignements de Jésus. Il nous les fait aimer et chérir.        <br />
              <br />
       Ces enseignements ne sont pas seulement des préceptes à mettre en pratique. Ils sont un chemin de vie, le chemin de la vraie vie, un chemin d'éternité ( Psaume 138, 24).        <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint, ne parle pas de lui-même. Il fait approfondir la foi en Jésus, Seigneur de nos vies.       <br />
              <br />
       « Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous, dit Jésus un peu plus loin dans ce chapitre 14 de l’évangile de saint Jean, mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean 14, 25-26)       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Témoigner</span>       <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint, joue le rôle aussi d’un avocat et d’un défenseur envoyé par Jésus. Il témoigne ainsi de la vérité des enseignements de Jésus. Il les confirme. Il demeure auprès des disciples et il est en eux.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas de mémoriser des enseignements, mais de les vivre. Le Paraclet fait entrer dans le mouvement de l’amour de Dieu qui se donne gratuitement et en abondance. Il témoigne que le combat de Jésus contre le mal a été gagné, que Jésus est vainqueur du Malin, que les ténèbres ont fait place à la lumière, que toute personne peut désormais devenir le fils ou la fille du Père en union avec le Fils bien-aimé, Jésus mort et ressuscité, toujours vivant.        <br />
              <br />
       Alors que le monde ne le voit pas, les disciples de Jésus, eux, le verront vivant et ainsi ils vivront comme Lui de la vie même de Dieu. «  Le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi » dit Jésus dans l'évangile qui vient d'être proclamé.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Habiter</span>       <br />
              <br />
       Cette merveilleuse présence du Paraclet, de l’Esprit Saint,  nous dirige tout droit vers le Père dont Jésus a fait la volonté et qu’il nous a révélé comme un « Papa » proche de ses enfants (c'est le sens du mot Abba qu'employait Jésus pour désigner son Père et notre Père cf. Marc 14, 36) . C’est pourquoi Jésus déclare ici : « En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ».        <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi amenés à entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour de Dieu le Père qui a donné son Fils pour nous sauver. Malgré  notre pauvreté et nos péchés qui nous éloignent de Dieu, nous ouvrons la porte à la rencontre personnelle de Jésus en gardant ses commandements qui se résument dans le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 13, 34).       <br />
              <br />
       Ce faisant, Jésus lui-même viendra habiter en nous. « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père : moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui » dit Jésus. Quelle belle promesse!  Quelle merveille! Quelle grâce à nulle autre pareille!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes encore dans la fête de Pâques qui se prolonge dans la joie de la présence vivante de Jésus ressuscité que nous fêtons pendant 40 jours. Cela est bien indiqué par la liturgie qui ne parle pas de 2e, 3e , 4e, 5e dimanches après Pâques mais de 2e, 3e, 4e, 5e dimanches de Pâques. C’est toujours le temps de chanter ou de dire : « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie alléluia! alléluia! alléluia!  »        <br />
              <br />
       Le Paraclet, l’Esprit Saint,  qui se manifestera de façon éclatante à la Pentecôte que nous célébrerons dans quelques semaines est toujours à l’œuvre dans nos vies et dans l’Église. C’est lui cet autre Défenseur dont parle Jésus qui sera pour toujours avec nous.  « Je ne vous laisserai pas orphelins ».       <br />
              <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 mai 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 16  mai 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint » (Ac 8, 5-8.14-17)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,       <br />
       et là il proclamait le Christ.       <br />
           Les foules, d’un même cœur,       <br />
       s’attachaient à ce que disait Philippe,       <br />
       car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait,       <br />
       ou même les voyaient.       <br />
           Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs,       <br />
       qui sortaient en poussant de grands cris.       <br />
       Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.       <br />
           Et il y eut dans cette ville une grande joie.       <br />
              <br />
           Les Apôtres, restés à Jérusalem,       <br />
       apprirent que la Samarie       <br />
       avait accueilli la parole de Dieu.       <br />
       Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean.       <br />
           À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains       <br />
       afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ;       <br />
           en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux :       <br />
       ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.       <br />
           Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains,       <br />
       et ils reçurent l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       « Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a reçu la vie » (1 P 3, 15-18)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           honorez dans vos cœurs       <br />
       la sainteté du Seigneur, le Christ.       <br />
       Soyez prêts à tout moment à présenter une défense       <br />
       devant quiconque vous demande de rendre raison       <br />
       de l’espérance qui est en vous ;       <br />
           mais faites-le avec douceur et respect.       <br />
       Ayez une conscience droite,       <br />
       afin que vos adversaires soient pris de honte       <br />
       sur le point même où ils disent du mal de vous       <br />
       pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.       <br />
           Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien,       <br />
       si c’était la volonté de Dieu,       <br />
       plutôt qu’en faisant le mal.       <br />
           Car le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair ;       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si vous m’aimez,       <br />
       vous garderez mes commandements.       <br />
           Moi, je prierai le Père,       <br />
       et il vous donnera un autre Défenseur       <br />
       qui sera pour toujours avec vous :       <br />
           l’Esprit de vérité,       <br />
       lui que le monde ne peut recevoir,       <br />
       car il ne le voit pas et ne le connaît pas ;       <br />
       vous, vous le connaissez,       <br />
       car il demeure auprès de vous,       <br />
       et il sera en vous.       <br />
           Je ne vous laisserai pas orphelins,       <br />
       je reviens vers vous.       <br />
           D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,       <br />
       mais vous, vous me verrez vivant,       <br />
       et vous vivrez aussi.       <br />
           En ce jour-là, vous reconnaîtrez       <br />
       que je suis en mon Père,       <br />
       que vous êtes en moi,       <br />
       et moi en vous.       <br />
           Celui qui reçoit mes commandements et les garde,       <br />
       c’est celui-là qui m’aime ;       <br />
       et celui qui m’aime       <br />
       sera aimé de mon Père ;       <br />
       moi aussi, je l’aimerai,       <br />
       et je me manifesterai à lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »</title>
   <updated>2023-02-28T19:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Disciples-d-Emmaüs-La-rencontre-de-Jesus_a1115.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/70862588-49383507.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-18T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche de Pâques (Année A) 23 avril 2023 : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus ». Textes: Actes des Apôtres 2, 14.22b-23, I Pierre 1, 17-21 et Luc 24,13-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/70862588-49383507.jpg?v=1489451784" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année A : Disciples d'Emmaüs « La rencontre de Jésus »" />
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      Quelle belle rencontre que celle qui vient de nous être racontée. Regardons-la de plus près, car les disciples d’Emmaüs sont pour nous des modèles qui peuvent nous inspirer encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Leur démarche nous montre comment faire pour rencontrer Jésus à notre tour dans nos vies d’hommes et de femmes. Trois mots pourraient résumer le tout : marcher, écouter et célébrer.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des disciples en marche</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe au premier abord  c’est que les disciples sont en marche vers le village d’Emmaüs. Ils devisent entre eux de ce qui s’est passé. Ils essaient de comprendre. Lorsque le visiteur inconnu s’approche d’eux, ils se laissent aller à expliciter leur peine et leur déception. Ils lui partagent leur questionnement. Ils racontent ce qui vient de se passer : Jésus de Nazareth, le prophète puissant, livré aux autorités juives qui le font condamner à mort d’où s’en suit le crucifiement sur le Calvaire où il meurt abandonné de tous. Ils ajoutent qu’on leur a dit qu’il était toujours vivant. Son corps n’a pas été retrouvé, précisent-ils et le tombeau où il avait été enseveli s’est révélé vide le matin de Pâques.       <br />
              <br />
       Quelle leçon retenir  de cela pour nous ? C’est la suivante : la toute première étape de notre cheminement spirituel pour rencontrer Jésus dans notre vie consiste à nous mettre en marche nous aussi. Pour faire  la rencontre de Jésus, il ne suffit pas de désirer cette rencontre. Il faut se donner la peine de revenir sur notre vie courante. Partager avec d’autres nos aspirations et nos craintes, comme le faisaient les disciples d’Emmaüs. C’est la base de tout cheminement spirituel : se donner du temps  pour revenir sur ce que nous faisons, ce que nous désirons et ce que nous sommes.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Écouter la Parole de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce partage et ce retour sur sa vie seront éclairés non seulement par nos pensées personnelles, mais avant tout par la Parole de Dieu comme le Visiteur inconnu le fait avec les disciples d’Emmaüs en leur disant « Esprits sans intelligence! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour enter dans sa gloire ».        <br />
              <br />
       Et le récit continue avec ces mots : « Partant de Moïse et de tous les Prophètes, il interpréta,  dans toute l’Écriture ce qui le concernait ».       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième étape du chemin parcouru par les disciples d’Emmaüs, c’est le recours à la Parole de Dieu qui fait tout le travail. Les disciples sont sortis de leurs pensées à courte vue. Ils sont sollicités pour aller plus loin que ce qu’ils ont vu et ce dont ils se souviennent. C’est pour eux un long chemin qui prend plusieurs heures.        <br />
              <br />
       Dans cette écoute de la Parole de Dieu guidée par Jésus lui-même, l’Esprit leur fait comprendre ce qui est arrivé. Ils entrent dans le dessein de Dieu pour son peuple, dans le mystère de l’Alliance de Dieu avec l’humanité. Ils sont fascinés et leurs esprits s’éclairent par l’action de l’Esprit. Ils vivent à leur manière une Pentecôte comme celle dont il est question dans la première lecture. Ils reconnaissent déjà que ce Jésus qu’ils ont connu « Dieu l’a ressuscité…qu’il a été élevé par la droite de Dieu, qu’il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis » comme le dit saint Pierre dans la déclaration rapportée dans la première lecture.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Bénédiction, fraction du pain et présence vivante de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas la fin du cheminement de foi pascale des disciples d'Emmaüs. Ils seront gratifiés de la présence même de Jésus ressuscité.        <br />
              <br />
       Comment ? Dans un geste de tous les jours qui symbolise celui de l’Eucharistie que nous célébrons si souvent. Assis à la table pour prendre le repas, leurs yeux s’ouvrent quand ils entendent la bénédiction prononcée par leur Visiteur inconnu jusqu’alors. Celui-ci s’avère être ce Jésus qu’ils ont connu et qu’ils reconnaissaient comme le Messie promis par Dieu, l’Envoyé du Père.       <br />
              <br />
       Dans notre cheminement spirituel nous sommes invités, comme les disciples d’Emmaüs, à rompre le pain avec Jésus que nous voyons dans la foi sous les espèces du pain et du vin. À chaque messe, une rencontre particulière avec lui nous est proposée.        <br />
              <br />
       Comme les disciples d’Emmaüs, nous apportons nos préoccupations, notre vie avec ses hauts et ses bas. Nous nous laissons enseigner par la Parole de Dieu qui est proclamée par les lectures, l’évangile et l’homélie. Puis nous refaisons les gestes du dernier repas de Jésus où dans la foi il se révèle toujours vivant pour nous et  pour le monde entier. Alors, comme les disciples d'Emmaüs, nos yeux s'ouvrent... c'est la rencontre...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, soyons sûrs que Jésus est toujours là sur notre chemin, qu’il nous attend, qu’il veut s’asseoir et manger avec nous comme il le fit avec les deux disciples d’Emmaüs. Marcher, écouter, célébrer.       <br />
              <br />
       Si nous prenons la peine de suivre le cheminement des disciples d’Emmaüs, nous serons poussés à dire, nous aussi,  « Reste avec nous Seigneur ».  Cette prière nous pouvons la faire et la refaire avec confiance, car Celui que Dieu a désigné, dès avant la fondation du monde, comme le dit la seconde lecture, est ressuscité d’entre les morts et Dieu lui a donné la gloire qu’il désire partager avec ses frères et sœurs pour qui il a donné sa vie.        <br />
              <br />
              <br />
       En terminant faisons cette prière :       <br />
              <br />
       Reste avec nous Seigneur!       <br />
       Tu nous accompagnes sur nos chemins.       <br />
       Nos vies et nos projets t’appartiennent.       <br />
       Tu les illumines et les éclaires de ta présence.        <br />
       Nous savons que nous pouvons toujours compter sur toi.       <br />
       Nous t'en remercions.        <br />
       Reste avec nous, Seigneur!        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 avril 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 avril 2017-->       <br />
              <br />
       _________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur la peinture de Rembrandt tirée d'une thèse de Doctorat en théologie à l'Université Laval par Robert Bertrand </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La version de 1648 des Pèlerins d’Emmaüs de Rembrandt montre ce moment extraordinaire où le Christ ressuscité se révèle à deux de ses disciples. La lumière, à la fois naturelle et surnaturelle, crée une ambiance mystique. Grâce à sa grille d’analyse, Robert Bertrand a découvert que le véritable sens du tableau n’est pas la fraction du pain, comme on a toujours cru, mais bien la rencontre avec Dieu. « Dans ce tableau, soutient-il, les jeux d’ombre et de lumière créent des élans de transcendance. L’attitude de contemplation de Jésus, son regard tourné vers le haut, le décrit en relation avec le Père tout en étant physiquement présent dans l'ici et le maintenant de la vie humaine. C’est là, à mon avis, un véritable tour de force en technique picturale. L’image de Dieu décrit par Rembrandt est donc celle d’un Dieu accessible, au cœur du quotidien. »</span>       <br />
              <br />
       Tiré du <span style="font-style:italic">Fil des événements</span>, le journal de la communauté universitaire de l'Université Laval à Québec,        <br />
       Volume 43, numéro 18,  24 janvier 2008       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac 2, 14.22b-33)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Le jour de la Pentecôte,       <br />
           Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,       <br />
       éleva la voix et leur fit cette déclaration :       <br />
       « Vous, Juifs,       <br />
       et vous tous qui résidez à Jérusalem,       <br />
       sachez bien ceci,       <br />
       prêtez l’oreille à mes paroles.       <br />
           Il s’agit de Jésus le Nazaréen,       <br />
       homme que Dieu a accrédité auprès de vous       <br />
       en accomplissant par lui des miracles, des prodiges       <br />
       et des signes au milieu de vous,       <br />
       comme vous le savez vous-mêmes.       <br />
           Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,       <br />
       vous l’avez supprimé       <br />
       en le clouant sur le bois par la main des impies.       <br />
           Mais Dieu l’a ressuscité       <br />
       en le délivrant des douleurs de la mort,       <br />
       car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.       <br />
           En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :       <br />
       Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :       <br />
       il est à ma droite, je suis inébranlable.       <br />
           C’est pourquoi mon cœur est en fête,       <br />
       et ma langue exulte de joie ;       <br />
       ma chair elle-même reposera dans l’espérance :       <br />
           tu ne peux m’abandonner au séjour des morts       <br />
       ni laisser ton fidèle voir la corruption.       <br />
           Tu m’as appris des chemins de vie,       <br />
       tu me rempliras d’allégresse par ta présence.       <br />
              <br />
           Frères, il est permis de vous dire avec assurance,       <br />
       au sujet du patriarche David,       <br />
       qu’il est mort, qu’il a été enseveli,       <br />
       et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.       <br />
           Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré       <br />
       de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.       <br />
           Il a vu d’avance la résurrection du Christ,       <br />
       dont il a parlé ainsi :       <br />
       Il n’a pas été abandonné à la mort,       <br />
       et sa chair n’a pas vu la corruption.       <br />
           Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;       <br />
       nous tous, nous en sommes témoins.       <br />
           Élevé par la droite de Dieu,       <br />
       il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,       <br />
       et il l'a répandu sur nous,       <br />
       ainsi que vous le voyez et l’entendez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 15, 11a)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ » (1 P 1, 17-21)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           si vous invoquez comme Père       <br />
       celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre,       <br />
       vivez donc dans la crainte de Dieu,       <br />
       pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.       <br />
           Vous le savez :       <br />
       ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or,       <br />
       que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;       <br />
           mais c’est par un sang précieux,       <br />
       celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.       <br />
           Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance       <br />
       et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.       <br />
           C’est bien par lui que vous croyez en Dieu,       <br />
       qui l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qui lui a donné la gloire ;       <br />
       ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !       <br />
       Que notre cœur devienne brûlant       <br />
       tandis que tu nous parles.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 24, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),       <br />
       deux disciples faisaient route       <br />
       vers un village appelé Emmaüs,       <br />
       à deux heures de marche de Jérusalem,       <br />
           et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.       <br />
              <br />
           Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,       <br />
       Jésus lui-même s’approcha,       <br />
       et il marchait avec eux.       <br />
           Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « De quoi discutez-vous en marchant ? »       <br />
       Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.       <br />
           L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :       <br />
       « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem       <br />
       qui ignore les événements de ces jours-ci. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Quels événements ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,       <br />
       cet homme qui était un prophète       <br />
       puissant par ses actes et ses paroles       <br />
       devant Dieu et devant tout le peuple :       <br />
           comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,       <br />
       ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.       <br />
           Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.       <br />
       Mais avec tout cela,       <br />
       voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.       <br />
           À vrai dire, des femmes de notre groupe       <br />
       nous ont remplis de stupeur.       <br />
       Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,       <br />
           elles n’ont pas trouvé son corps ;       <br />
       elles sont venues nous dire       <br />
       qu’elles avaient même eu une vision :       <br />
       des anges, qui disaient qu’il est vivant.       <br />
           Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,       <br />
       et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;       <br />
       mais lui, ils ne l’ont pas vu. »       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire       <br />
       tout ce que les prophètes ont dit !       <br />
           Ne fallait-il pas que le Christ       <br />
       souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »       <br />
           Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,       <br />
       il leur interpréta, dans toute l’Écriture,       <br />
       ce qui le concernait.       <br />
              <br />
           Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,       <br />
       Jésus fit semblant d’aller plus loin.       <br />
           Mais ils s’efforcèrent de le retenir :       <br />
       « Reste avec nous,       <br />
       car le soir approche et déjà le jour baisse. »       <br />
       Il entra donc pour rester avec eux.       <br />
              <br />
           Quand il fut à table avec eux,       <br />
       ayant pris le pain,       <br />
       il prononça la bénédiction       <br />
       et, l’ayant rompu,       <br />
       il le leur donna.       <br />
           Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,       <br />
       mais il disparut à leurs regards.       <br />
           Ils se dirent l’un à l’autre :       <br />
       « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,       <br />
       tandis qu’il nous parlait sur la route       <br />
       et nous ouvrait les Écritures ? »       <br />
           À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.       <br />
       Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
           « Le Seigneur est réellement ressuscité :       <br />
       il est apparu à Simon-Pierre. »       <br />
           À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Disciples-d-Emmaüs-La-rencontre-de-Jesus_a1115.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »</title>
   <updated>2023-04-20T15:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a1114.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-04-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A : Le dimanche de la miséricorde divine « Mon Seigneur et mon Dieu » 16 avril 2023 Textes: Actes des Apôtres 2, 42-47, I Pierre 1, 3-9 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/70854779-49375743.jpg?v=1489450798" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons en ce dimanche la lecture de la fin de l’évangile selon saint Jean que je vous relis : « Il y encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont  été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »       <br />
              <br />
       L’apparition à Thomas l’incrédule est le dernier des signes racontés par les évangélistes. Entrons avec les disciples  dans le lieu où ils se trouvaient depuis la mort de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une communauté tissée serrée autour de son Maitre</span>       <br />
              <br />
       Ce qui frappe ici c’est que les disciples sont réunis en communauté, ce qu’ils continueront de faire comme le décrit la première lecture.  Ils sont remplis du souvenir de leur Maître. Ils sont craintifs de leurs concitoyens parce qu’ils demeurent convaincus que Jésus a été crucifié injustement. Pour eux, il est vraiment le Messie attendu. Ils savent que Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont vu le tombeau vide. Ils ne savent quoi penser.        <br />
              <br />
       Et voilà que Jésus est au milieu d’eux. Ce n’est pas une théophanie avec tonnerre et éclair.  C’est une présence douce et familière avec un bonjour usuel qui se disait ainsi : « la paix soit avec vous ». Pourquoi seraient-ils apeurés? Ils se retrouvent avec quelqu’un qu’ils connaissent bien.        <br />
              <br />
       Jésus leur donne une autorité nouvelle en soufflant sur eux et en leur disant « Recevez l’Esprit-Saint, les péchés seront remis à qui vous les remettrez ».  Il les envoie comme lui a été envoyé. Ils pourront compter sur la grâce de l’Esprit Saint. Ils devront toucher les cœurs, inviter au repentir et à la conversion. Toute une mission qui prendra forme après la Pentecôte.  Ils restent éblouis de cette visite et ils en parlent à Thomas.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La profession de foi de Thomas</span>       <br />
              <br />
       Thomas, surnommé le Jumeau (Didyme en grec), est un homme au caractère bouillant. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: « Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider ». Thomas dit alors aux autres disciples: « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jean 11, 16).        <br />
              <br />
       Ce qu’il n’a pas fait. Tous les apôtres, sauf Jean, ont abandonné Jésus durant sa Passion.       <br />
              <br />
       Thomas donc en entendant la nouvelle de la visite de Jésus ressuscité n’y croit pas. Pour y croire, il pose des conditions : « Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas ».       <br />
              <br />
       Ces conditions ressemblent à celles que toute personne sensée poserait devant un phénomène comme celui de la résurrection de Jésus. C’est normal car l’esprit scientifique est complètement dérouté. Thomas est sur le même registre. Il parle au nom de tous ceux et celles que la résurrection de Jésus désarçonne.       <br />
              <br />
       Et c’est heureux que l’évangile de Jean nous propose ce récit qui est le dernier des signes que Jésus a fait, un signe à recevoir et à comprendre.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le sens du signe à Thomas le Jumeau</span>       <br />
              <br />
       Essayons-nous en quelques mots. Si Thomas veut toucher Jésus, s’il veut mettre sa main dans son coté, c’est qu’il veut toucher le vrai Jésus qu’il a connu, parfaitement homme, avec un corps et une chair comme les nôtres. Il en va de la réalité même de Jésus. Le Jésus ressuscité n’est pas un héros de bande dessinée, un Superman ou un Homme-Araignée comme on les voit dans les vidéos clips. Non, le Jésus ressuscité est le même que celui avec qui Thomas a mangé, qu’il a touché, à qui il a parlé.       <br />
              <br />
       Voilà pourquoi Jésus lui dit : « Avance ton doigt, avance ta main… cesse d’être incrédule, sois croyant ». En d’autres mots, « Je suis le même que celui que tu as connu. Tu me vois différent mais je suis toujours le même. Désormais c’est dans la foi en moi que tu me rencontreras ».       <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu » répond Thomas reconnaissant ainsi que le Ressuscité est bien le Jésus qu'Il a connu, le grand prédicateur, originaire de Galilée, fils de Marie et de Joseph et crucifié sous Ponce Pilate.        <br />
              <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu », C’est ce que nous sommes invités à dire et à redire tous les jours de notre vie. Nous sommes privés d’un contact physique avec Jésus, mais, avec Thomas et les disciples qui ont témoigné de la résurrection de Jésus et qui l’ont annoncée jusqu’aux extrémités de la terre,  nous pouvons dire « mon Seigneur et mon  Dieu ». Et ainsi, comme il est dit dans l'extrait de la lettre attribuée à saint Pierre que nous avons entendu  dans la seconde lecture, nous pouvons « renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure,  ni flétrissure. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Nous sommes, ce matin, réunis en communauté autour de la table eucharistique pour «la fraction du pain » comme les disciples et les premiers chrétiens dont nous parle la première lecture tirée des Actes des Apôtres. Demandons au Seigneur que, par ce sacrement de l’Eucharistie qu'ils appelaient « fraction du pain », nous soyons toujours, comme eux, assidus à la fraction du pain, à l’enseignement des Apôtres,  à la communion fraternelle et aux prières.        <br />
              <br />
       Demandons aussi qu’en ce  deuxième dimanche de Pâques qui a été appelé le « Dimanche de la miséricorde » par le pape Jean-Paul II, nous soyons de plus en plus remplis de la miséricorde même de Dieu pour la partager à tous  nos frères et sœurs par des gestes et des paroles d'amour et de compassion.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
       `       <br />
       11 avril 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 avril 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/70854779-49375744.jpg?v=1491332383" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année A :  « Mon Seigneur et mon Dieu »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2, 42-47)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres       <br />
       et à la communion fraternelle,       <br />
       à la fraction du pain       <br />
       et aux prières.       <br />
           La crainte de Dieu était dans tous les cœurs       <br />
       à la vue des nombreux prodiges et signes       <br />
       accomplis par les Apôtres.       <br />
              <br />
           Tous les croyants vivaient ensemble,       <br />
       et ils avaient tout en commun ;       <br />
           ils vendaient leurs biens et leurs possessions,       <br />
       et ils en partageaient le produit entre tous       <br />
       en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
           Chaque jour, d’un même cœur,       <br />
       ils fréquentaient assidûment le Temple,       <br />
       ils rompaient le pain dans les maisons,       <br />
       ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ;       <br />
           ils louaient Dieu       <br />
       et avaient la faveur du peuple tout entier.       <br />
       Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait       <br />
       ceux qui allaient être sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 117, 1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ;       <br />
       mais le Seigneur m’a défendu.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
       Clameurs de joie et de victoire       <br />
       sous les tentes des justes.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle ;       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       dans sa grande miséricorde,       <br />
       il nous a fait renaître pour une vivante espérance       <br />
       grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,       <br />
           pour un héritage qui ne connaîtra       <br />
       ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.       <br />
       Cet héritage vous est réservé dans les cieux,       <br />
           à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,       <br />
       pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps.       <br />
           Aussi vous exultez de joie,       <br />
       même s’il faut que vous soyez affligés,       <br />
       pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;       <br />
           elles vérifieront la valeur de votre foi       <br />
       qui a bien plus de prix que l’or       <br />
       – cet or voué à disparaître       <br />
       et pourtant vérifié par le feu –,       <br />
       afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur       <br />
       quand se révélera Jésus Christ.       <br />
           Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;       <br />
       en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,       <br />
       vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,       <br />
           car vous allez obtenir le salut des âmes       <br />
       qui est l’aboutissement de votre foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
               Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
           Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
           Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
           Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
           Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
           Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a1114.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2023-01-03T04:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
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       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
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       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
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       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
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       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
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       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »</title>
   <updated>2022-12-13T23:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1094.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/68335906-48099170.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-06T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent le 11 décembre 2022 Année A. Textes: Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/68335906-48099170.jpg?v=1667222413" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean, le Baptiste, qui nous a interpellé la semaine dernière dans l’évangile du 2e dimanche de l’Avent par une prédication inspirante et dérangeante. Nous le retrouvons aujourd'hui alors qu’il est en prison, enfermé parce que son franc-parler lui a mis à dos les autorités politiques représentées par le roi Hérode.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un questionnement légitime</span>       <br />
              <br />
       Dans ces moments à l’écart, ses pensées flottent et les doutes l’assaillent : « Jésus qu’il a baptisé dans le Jourdain, est-il bien le Messie qui doit venir? » Il va s’en ouvrir à ses disciples qui le visitent et ceux-ci vont se charger d’aller poser la question à Jésus lui-même. Au nom de Jean, le Baptiste, ils demandent à Jésus « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » Une question qui nous rejoint tous et toutes car nous sommes souvent « emprisonnés » dans nos habitudes, nos péchés, nos limites et notre foi en souffre. Les doutes nous assaillent comme dans le cas de Jean, le Baptiste. Comment les  surmonter?        <br />
              <br />
       Revenons à la réponse de Jésus qui nous éclairera. Jésus ne répond pas directement à la question des disciples de Jean. Il les renvoie à eux-mêmes. « Prenez la peine de regarder autour de vous. Examinez les signes qui accompagnent mon ministère » leur dit-il. Et en toute humilité il les énumère : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »        <br />
              <br />
       Les envoyés de Jean ont leur réponse. Ils s’en vont le retrouver dans sa prison.        <br />
              <br />
        II- <span style="font-style:italic">Reconnaître les signes de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui se passe alors? L’évangile ne le dit pas explicitement. Mais on peut penser que Jean, le Baptiste, est plus que rassuré, il voit se confirmer ce qu’il avait entrevu au baptême de Jésus : « Celui-ci est bien l’Envoyé du Père ». Pourquoi? Parce que les signes donnés par Jésus sont ceux que les prophètes donnaient. Il se rappelle les paroles du prophète Isaïe qu’il connait bien et que la première lecture nous a présentées : Quand la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu se manifestera, dit Isaïe,  « alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ».       <br />
              <br />
       Tels sont les signes de la Venue du Sauveur, de la Manifestation de Dieu, qu’Isaïe donne et ce sont les mêmes signes que Jésus manifeste aux disciples de Jean. Car il est le Sauveur annoncé qui est là maintenant, il n’est plus seulement entrevu et attendu, il est venu. En Lui, Dieu s’est manifesté définitivement comme le Dieu bon et miséricordieux qui veut que toutes les personnes soient sauvées et se retrouvent dans son Royaume, dans sa maison.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’inclusion dans le Royaume</span>       <br />
              <br />
       Un temps nouveau est commencé avec la Venue du Sauveur annoncé. Le Royaume de Dieu est arrivé. Il inclut tout le monde à commencer par les plus petits, les pauvres, les exclus. « Bienheureux les pauvres, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix ceux qui sont persécutés pour la justice» dira Jésus dans sa prédication, dans ces béatitudes que vous connaissez bien qui sont comme la charte du Royaume de Dieu (Mathieu 5, 3-12).       <br />
              <br />
       Dans ce Royaume, il a un renversement total de nos perceptions. Même un grand prophète comme Jean, le Baptiste, cède le pas devant le pauvre et le petit parce, lui, il a été le Précurseur, annonçant le Royaume, sans hélas! y entrer directement,  tandis que, comme le dit Jésus,  maintenant tous peuvent y entrer et « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, [Jean, le Baptiste] » parce que ce « plus petit » est devenu enfant de Dieu, héritier de Dieu, héritier du Royaume avec Jésus (Romains 8, 16-17). Ce qui est une belle nouvelle pour chacun et chacune d’entre nous. En effet, la mesure de l’amour de Dieu est d’aimer sans mesure toutes les personnes avec leurs limites, qui qu’elles soient, de les aimer pour elles-mêmes pour les faire grandir.       <br />
              <br />
       Pour chacun et chacun d’entre nous, ce qui est important c’est la réponse à cet amour sans mesure. L’apôtre saint Jacques dans la deuxième lecture, en fin connaisseur de l’âme humaine, nous recommande la patience et l’endurance. Il nous donne l’image du cultivateur qui attend les fruits de la terre avec patience jusqu’à la récolte précoce ou tardive. C’est ce qui est important : tenir ferme dans la foi en l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ à travers les événements et les situations de toutes sortes dans nos vies, dans l’Église et dans notre monde.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis autour de la table du Seigneur, en ce 3e dimanche de l’Avent qui est appelé le « Dimanche de la joie » (en latin "Gaudete"), n’ayons pas peur de laisser éclater notre joie d’être appelés à vivre de nouveau la Venue du Seigneur. Préparons-nous-y le mieux possible pendant le temps de l’Avent par une fidélité plus grande à la prière et à l’entraide fraternelle.        <br />
              <br />
       Comme le dit le chant d’entrée liturgique dont les premiers mots ont servi pour qualifier le 3e dimanche de l’Avent de « Dimanche "gaudete" ou dimanche de la joie » : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 décembre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1094.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»</title>
   <updated>2022-07-30T02:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1079.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/64229139-46109505.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C le 28 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sirach 3, 17-18.20, Hébreux 12, 18-19 et Luc 14, 1a.7-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/64229139-46109505.jpg?v=1655143182" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année C  « Au-delà des conventions sociales...»" />
     </div>
     <div>
      I - <span style="font-style:italic">Un observateur attentif</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de ce dimanche fait partie des conversations de table que saint Luc a regroupées au chapitre 14 de son évangile. Dans ces conversations, Jésus en profite pour passer quelques messages aux personnes qui le reçoivent et aux personnes invitées.       <br />
              <br />
       Regardez la scène racontée aujourd’hui. Jésus observe, comme il nous arrive parfois de le faire dans un rassemblement de fête, et il remarque quoi? Que les invités se poussent en avant, cherchent à être le plus près de ceux qu’ils jugent importants, d’être dans les « loges » et pas dans le « balcon »…        <br />
              <br />
       Et Jésus de commenter avec un but pédagogique : « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> L'importance de l'humilité</span>       <br />
              <br />
       Avec Jésus, dans le Royaume de Dieu, nos conventions et nos convenances ne sont plus de mise. Ce qui prime par-dessus tout ce n’est pas ton succès social, ton argent, tes relations, non c’est autre chose. Cette autre chose a un nom : l’humilité. L’attitude d’humilité exprime une vérité essentielle dans nos relations avec Dieu. «Ne va pas te mettre à la première place, au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. ». En d’autres mots : « Ne faites pas les prétentieux, restez humbles devant Dieu, car pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut se faire petit. On ne se sauve pas soi-même, c’est Dieu qui nous sauve ». Comme la Vierge Marie le chante dans son Magnificat : "Dieu renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles" (Luc 1, 52).        <br />
              <br />
       Un exemple. J’ai pensé ici à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus une petite carmélite morte à 24 ans devenue sainte. Elle ne se sentait pas capable de faire de grandes choses. Elle a découvert que c’est dans la petitesse que se manifeste la puissance de Dieu. Elle s’est abandonnée avec confiance et Dieu l’a élevée, l’a bénie, l’a prise près de lui. Elle avait compris le message de Jésus : ne pas faire les prétentieux, se reconnaître petit, être comme un enfant, accepter d’avoir besoin de Dieu pour conduire notre vie.        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">L’option préférentielle pour les pauvres</span>       <br />
              <br />
       L’évangile ajoute une autre remarque de Jésus à son invité. C’est aussi à nous tous que cela peut s’appliquer aujourd’hui.        <br />
              <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » En d’autres termes : « Si vous n’aimez que vos amis, qu’est-ce qui vous différencie des païens? Eux aussi le font. »       <br />
              <br />
       Par ses remarques à celui qui l’avait invité, Jésus  indique à ses disciples une voie et un chemin de service. C’est le service aux frères et sœurs qui devient le seul et unique critère de grandeur dans le Royaume de Dieu. On se doit penser aux autres, à ceux et celles qui sont plus faibles, qui sont dans le besoin. Le service dont il est question ici c'est l'accueil, le partage, le don, la générosité. C'est le regard bienveillant et la main secourable. Avez-vous déjà remarqué combien on apprécie une visite lorsqu’on est malade, lorsqu’on est âgé? Un coup de téléphone de quelqu’un nous fait parfois tellement de bien.        <br />
              <br />
       Le chrétien est celui qui ne se ferme pas sur lui-même. Il a à cœur de penser aussi aux autres. Le pape François nous donne un bel exemple de cette préoccupation pour les plus démunis, pour les pauvres. « Allez vers les périphéries, vers les gens dans le besoin, répète-t-il dans ses homélies » Lors des JMJ, les Journées Mondiales des la Jeunesse à Rio au Brésil, il a été visiter un des quartiers les plus pauvres de la ville même si on le lui déconseillait pour des raisons de sécurité. Un jour, il a téléphoné à une jeune fille victime de viol qui lui avait écrit pour lui demander ses prières. Un autre jour, il l’a fait pour le frère d'un pompiste qui venait d'être assassiné.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, retenons que chacun ou chacune d’entre nous peut comme le pape François aller avec humilité vers les autres  et comme saint Thérèse de l’Enfant-Jésus offrir sa petitesse, ses efforts humbles, mais réels,  pour qu’ils soient transformés par la puissance de Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons est un repas où tous ensemble sans faire de distinction nous nous faisons petits pour accueillir le Seigneur qui lui nous considère comme ses enfants bien-aimés. Qu’elle nous rende de plus en plus de véritables disciples de Jésus tournés comme Lui vers nos frères et sœurs dans le besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Le 23 août 2022</span>       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 28 août 2013-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur » (Si 3, 17-18.20.28-29)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité,       <br />
       et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur.       <br />
           Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser :       <br />
       tu trouveras grâce devant le Seigneur.       <br />
           Grande est la puissance du Seigneur,       <br />
       et les humbles lui rendent gloire.       <br />
           La condition de l’orgueilleux est sans remède,       <br />
       car la racine du mal est en lui.       <br />
           Qui est sensé médite les maximes de la sagesse ;       <br />
       l’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 67 (68), 4-5ac, 6-7ab, 10-11)       <br />
       R/ Béni soit le Seigneur :       <br />
       il élève les humbles. (cf. Lc 1, 52)       <br />
              <br />
       Les justes sont en fête, ils exultent ;       <br />
       devant la face de Dieu ils dansent de joie.       <br />
       Chantez pour Dieu, jouez pour son nom.       <br />
       Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.       <br />
              <br />
       Père des orphelins, défenseur des veuves,       <br />
       tel est Dieu dans sa sainte demeure.       <br />
       À l’isolé, Dieu accorde une maison ;       <br />
       aux captifs, il rend la liberté.       <br />
              <br />
       Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,       <br />
       et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.       <br />
       Sur les lieux où campait ton troupeau,       <br />
       tu le soutenais, Dieu qui es bon pour le pauvre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes venus vers la montagne de Sion et vers la ville du Dieu vivant » (He 12, 18-19.22-24a)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       quand vous êtes venus vers Dieu,       <br />
           vous n’êtes pas venus vers une réalité palpable,       <br />
       embrasée par le feu, comme la montagne du Sinaï :       <br />
       pas d’obscurité, de ténèbres ni d’ouragan,       <br />
           pas de son de trompettes       <br />
       ni de paroles prononcées par cette voix       <br />
       que les fils d’Israël demandèrent à ne plus entendre.       <br />
              <br />
           Mais vous êtes venus vers la montagne de Sion       <br />
       et vers la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,       <br />
       vers des myriades d’anges en fête       <br />
           et vers l’assemblée des premiers-nés       <br />
       dont les noms sont inscrits dans les cieux.       <br />
       Vous êtes venus vers Dieu, le juge de tous,       <br />
       et vers les esprits des justes amenés à la perfection.       <br />
           Vous êtes venus vers Jésus,       <br />
       le médiateur d’une alliance nouvelle.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Prenez sur vous mon joug, dit le Seigneur ;       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Un jour de sabbat,       <br />
       Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens       <br />
       pour y prendre son repas,       <br />
       et ces derniers l’observaient.       <br />
           Jésus dit une parabole aux invités       <br />
       lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,       <br />
       et il leur dit :       <br />
           « Quand quelqu’un t’invite à des noces,       <br />
       ne va pas t’installer à la première place,       <br />
       de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.       <br />
           Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,       <br />
       viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ;       <br />
       et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.       <br />
           Au contraire, quand tu es invité,       <br />
       va te mettre à la dernière place.       <br />
       Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :       <br />
       ‘Mon ami, avance plus haut’,       <br />
       et ce sera pour toi un honneur       <br />
       aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.       <br />
           En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité :       <br />
       « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,       <br />
       n’invite pas tes amis, ni tes frères,       <br />
       ni tes parents, ni de riches voisins ;       <br />
       sinon, eux aussi te rendraient l’invitation       <br />
       et ce serait pour toi un don en retour.       <br />
           Au contraire, quand tu donnes une réception,       <br />
       invite des pauvres, des estropiés,       <br />
       des boiteux, des aveugles ;       <br />
           heureux seras-tu,       <br />
       parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :       <br />
       cela te sera rendu à la résurrection des justes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C- Au-dela-des-conventions-sociales_a1079.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »</title>
   <updated>2022-05-20T20:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Les-72-disciples-et-nous_a1071.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/64220471-46105226.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-28T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C le 3 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/64220471-46105226.jpg?v=1651577895" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année C : « Les 72 disciples et nous »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui, l’évangile nous parle de 72 personnes, des disciples de Jésus, dont ne savons aucun nom et que Jésus charge de répandre son message. Ce sont des témoins de Jésus. Ils ont un nom bien sûr, mais on ne l’a pas retenu comme celui des douze apôtres, par exemple : Pierre, Jean, Jacques, Mathieu etc.        <br />
              <br />
       On pourrait dire qu'ils étaient des gens de la base, des gens ordinaires. À qui cela vous-fait-il penser?...à nous, tous et toutes n’est-ce pas? On n’est pas des saint Pierre ou des saint Jean, ni un pape François ou un cardinal Lacroix. Mais c'est nous les 72 disciples d’aujourd’hui auxquels Jésus s’adresse en envoyant les premiers 72 disciples qui seront les précurseurs de milliers et de milliers d’autres dont nous sommes.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission c’est pour tous</span>       <br />
              <br />
       Un premier constat ressort de cette observation. Cela veut dire que dans l’Église ce ne sont pas seulement des témoins et des personnages extraordinaires qui sont nécessaires, ce sont tous les chrétiens et chrétiennes qui ont la mission de répandre le message de Jésus.        <br />
              <br />
       En d’autres mots, on ne peut pas dire : annoncer, répandre le message de Jésus c’est l’affaire du pape, des évêques, des prêtres,  de ceux et celles qui travaillent dans la pastorale, non on doit se dire, c’est mon affaire, moi aussi.  Voyez-vous Jésus veut répandre son message par la base comme on dit. Il veut que ce soit un beau-frère, une belle-sœur, des parents, des grands-parents, des amis, des compagnons ou compagnes de travail qui parlent de lui, de diverses façons : par le sérieux de leur foi qu’ils ne cachent pas, par des conseils, par des gestes d’entraide, par leur présence, par leur compassion et leur accueil etc.       <br />
              <br />
       Dans l'annonce de l'évangile, tous et toutes doivent mettre la main à la pâte. C’est une responsabilité liée à notre baptême et à notre confirmation. C’est tout le peuple de Dieu, comme le dit le Concile Vatican II, qui a la mission de répandre la Bonne Nouvelle du Salut.       <br />
              <br />
       Voilà ce qui est préfiguré par l’envoi des 72 disciples par Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Conseils de Jésus pour la mission </span>       <br />
              <br />
       Vous me direz : « Oui, c’est bien beau…mais comment faire? » C’est une très bonne question à laquelle Jésus répond clairement dans les conseils qu’il donne aux 72. Regardons-les de plus près maintenant.       <br />
              <br />
       Jésus commence par demander de prier pour que Dieu envoie des ouvriers à sa moisson. Pourquoi? Parce que ce ne sont pas les personnes envoyées qui ont l’initiative. C’est Dieu. C’est lui qui convertit, qui rejoint les cœurs. Les 72 sont des instruments de la grâce de Dieu. Saint Paul le constatait à tout moment et cela lui faisait écrire aux Corinthiens « Celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu ». (I Corinthiens 3, 7) Prier pour que Dieu envoie des ouvriers et ouvrières à sa moisson, ce dont nous avons tant besoin chez nous, au Québec, alors que les communautés religieuses et les grands séminaires se vident.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, Jésus prévient que la tâche de l’annonce de la Bonne Nouvelle ne sera pas toujours facile : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » dit-il. C’est quelque chose qu’on ressent fortement de nos jours au Québec où la religion et l’Évangile sont devenus dans les médias des sujets de moqueries et de rejets percutants parfois. Je vous fais grâce des propos malhonnêtes qu'on lit à certains moments et qui nous font mal. Un chromiqueur averti constate : " Le Québec contemporain est un désert spirituel, hostile à la religion de ses pères, mais prêt à s'ouvrir à toutes les religions exotiques" (Mathieu Bock-Côté dans Le Journal de Québec samedi 2 juillet 2016).       <br />
              <br />
       En troisième lieu, Jésus nous dit de ne pas nous embarrasser de trop de choses, d’y aller simplement avec notre être, avec ce que nous sommes, avec ce que nous avons reçu dans notre rencontre personnelle avec Dieu. Il l’exprime de façon imagée lorsqu’il dit : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales ». Saint François d’Assise a pris ces paroles à la lettre. Notre pape François leur accorde une grande importance en souhaitant faire de l’Église une « Église des pauvres ».       <br />
              <br />
       En quatrième lieu, Jésus nous invite à  semer la paix autour de nous - « Dites paix à cette maison » - et à prendre le temps pour le faire. Paris, dit-on, ne s’est pas construite en un jour. Prenez le temps, dit Jésus « Ne passez pas de maison en maison ». Faites-vous proches des gens. « Mangez avec eux, guérissez les malades ».        <br />
              <br />
       Et, en cinquième et dernier lieu, Jésus donne la clé de toutes ces initiatives sur le chemin de l’annonce de la Bonne Nouvelle : « Dites aux habitants  ‘ le règne de Dieu est tout proche de vous’ ». Voilà toute la beauté de la Bonne Nouvelle. Jésus vient pour nous montrer que Dieu n’est pas étranger à notre vie, perdu dans un firmament étoilé. Au contraire, il se fait proche. Il est présent à tout ce que nous faisons et désirons. Il se penche vers nous comme un Père plein d’attention et de tendresse.        <br />
       <!--En effet que sert de se dépenser sans jamais livrer ce qui est au cœur de notre foi : une Bonne Nouvelle qui ne vieillit pas, celle de l’amour de Dieu pour tous et toutes que Jésus nous révèle.-->       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Pour répondre à l’invitation de Jésus aux 72 disciples qui s’adresse à nous tous et toutes, prenons la peine, dans nos moments de répit au cours des vacances, de regarder sérieusement comment nous pouvons être de meilleurs disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       C’est à chacun et à chacune de se rendre disponible. Les moyens sont extrêmement variés. Je connais des gens qui le font avec beaucoup d’imagination comme cette grand-maman qui explique à ses petits enfants la célébration de la messe avant de les amener avec elle ou ce professeur qui surprend ses élèves en leur disant qu’il est un chrétien pratiquant ou ce sportif qui entre sur la glace en faisant le signe de croix.       <br />
              <br />
       Je pourrais continuer encore. Ce ne sont que des exemples qui nous invitent à nous laisser aller à la créativité. Les anciennes façons de faire disparaissent, mais la Bonne nouvelle ne disparaît pas pour autant, elle ne vieillit pas. Elle a besoin de témoins pour manifester que l'amour de Dieu n’est pas mort. C’est notre mission première aujourd’hui de faire comme les 72 disciples et de le proclamer selon nos dons et charismes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs. Nous proposons, sans forcer, sans imposer, comme dans l’évangile. Nous pouvons être sûrs que les fruits viendront. Nous ne les verrons peut-être pas, mais nous pouvons semer dans la confiance et dans la paix parce que l’action de Dieu n’a pas de limites ni de murs qu’elle ne peut franchir.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous permette de nous renouveler dans notre foi et notre espérance parce que nous avons toujours avec nous le Pain de la vie : Jésus qui accompagne et soutient nos efforts. Ce n’est pas sur nous-mêmes, mais c’est sur sa puissance et sur sa grâce que nous comptons.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        28 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de  l'homélie du 28 juin 2016-->       <br />
              <br />
       <!--On ne connait pas les noms de ces 72  disciples choisis par Jésus pour aller porter son message à leur contemporains comme on ne connait pas les noms des disciples d’aujourd’hui qui annoncent chacun et chacune à leur façon la Bonne Nouvelle du Règne de Dieu parmi nous. --><!--Les 72 ce sont aujourd’hui André, Chantal, Mario, Nathalie, Olivier, Guillaume, Nicole, Catherine etc.-->       <br />
       <!--       <br />
       L’envoi de 72 disciples en mission ne met pas de frontières à leur mission. Ce sont toutes les nations qui sont visées. Leur mission est universelle. -->        <br />
       <!--I - <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
        Pour ces  ces 72 personnes que Jésus choisit, le message à proclamer est simple. Jésus le résume dans une  phrase : « le Règne de Dieu s’est approché ». Si on l'applique à nous qui so)mmes les 72 aujourd'hui, on se demande, avec raison, ce que cela veut dire.        <br />
              <br />
       En dehors de mes homélies, quand je rencontre des gens et qu’on parle de religion, s’ils le désirent, je ne leur ai jamais dit « Le Règne de Dieu s’est approché » et, pourtant, bien des fois j'en ai parlé.         <br />
              <br />
       Car qu'est-ce que c’est  que le Règne de Dieu si ce n’est pas le message que Dieu aime ses créatures que nous sommes, qu’il nous a donné Fils pour que par lui nous soyons sauvés (cf.  Jean 3, 16) et que cette Bonne Nouvelle du salut nous la répétions jusqu’aux extrémités du monde en proclamant l’essentiel de son message qui est le « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (Cf. Jean 15, 12).        <br />
              <br />
       Chacun et chacune cherchera à trouver les mots et les gestes incarner ce message. La moisson est abondante mais les ouvriers comme le dit Jésus sont hélas peu nombreux.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Réjouissez-vous avec Jérusalem !       <br />
       Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !       <br />
       Avec elle, soyez pleins d’allégresse,       <br />
       vous tous qui la pleuriez !       <br />
              <br />
           Alors, vous serez nourris de son lait,       <br />
       rassasiés de ses consolations ;       <br />
       alors, vous goûterez avec délices       <br />
       à l’abondance de sa gloire.       <br />
           Car le Seigneur le déclare :       <br />
       « Voici que je dirige vers elle       <br />
       la paix comme un fleuve       <br />
       et, comme un torrent qui déborde,       <br />
       la gloire des nations. »       <br />
       Vous serez nourris, portés sur la hanche ;       <br />
       vous serez choyés sur ses genoux.       <br />
           Comme un enfant que sa mère console,       <br />
       ainsi, je vous consolerai.       <br />
       Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.       <br />
           Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;       <br />
       et vos os revivront comme l’herbe reverdit.       <br />
       Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)       <br />
       R/ Terre entière, acclame Dieu,       <br />
       chante le Seigneur ! (cf. Ps 65, 1)       <br />
              <br />
       Acclamez Dieu, toute la terre ;       <br />
       fêtez la gloire de son nom,       <br />
       glorifiez-le en célébrant sa louange.       <br />
       Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »       <br />
              <br />
       Toute la terre se prosterne devant toi,       <br />
       elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.       <br />
       Venez et voyez les hauts faits de Dieu,       <br />
       ses exploits redoutables pour les fils des hommes.       <br />
              <br />
       Il changea la mer en terre ferme :       <br />
       ils passèrent le fleuve à pied sec.       <br />
       De là, cette joie qu’il nous donne.       <br />
       Il règne à jamais par sa puissance.       <br />
              <br />
       Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :       <br />
       je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;       <br />
       Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,       <br />
       ni détourné de moi son amour !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       reste ma seule fierté.       <br />
       Par elle, le monde est crucifié pour moi,       <br />
       et moi pour le monde.       <br />
           Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,       <br />
       c’est d’être une création nouvelle.       <br />
           Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie       <br />
       et pour l’Israël de Dieu,       <br />
       paix et miséricorde.       <br />
           Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,       <br />
       car je porte dans mon corps       <br />
       les marques des souffrances de Jésus.       <br />
           Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       soit avec votre esprit. Amen.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;       <br />
       que la parole du Christ habite en vous       <br />
       dans toute sa richesse.       <br />
       Alléluia. (Col 3, 15a.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
           Mais dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous ne serez pas accueillis,       <br />
       allez sur les places et dites :       <br />
           ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,       <br />
       nous l’enlevons pour vous la laisser.       <br />
       Toutefois, sachez-le :       <br />
       le règne de Dieu s’est approché.’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       au dernier jour,       <br />
       Sodome sera mieux traitée que cette ville. »       <br />
              <br />
           Les 72 disciples revinrent tout joyeux,       <br />
       en disant :       <br />
       « Seigneur, même les démons       <br />
       nous sont soumis en ton nom. »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.       <br />
           Voici que je vous ai donné le pouvoir       <br />
       d’écraser serpents et scorpions,       <br />
       et sur toute la puissance de l’Ennemi :       <br />
       absolument rien ne pourra vous nuire.       <br />
           Toutefois, ne vous réjouissez pas       <br />
       parce que les esprits vous sont soumis ;       <br />
       mais réjouissez-vous       <br />
       parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »       <br />
              <br />
          – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       parmi les disciples,       <br />
           le Seigneur en désigna encore 72,       <br />
       et il les envoya deux par deux, en avant de lui,       <br />
       en toute ville et localité       <br />
       où lui-même allait se rendre.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « La moisson est abondante,       <br />
       mais les ouvriers sont peu nombreux.       <br />
       Priez donc le maître de la moisson       <br />
       d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.       <br />
           Allez ! Voici que je vous envoie       <br />
       comme des agneaux au milieu des loups.       <br />
           Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       et ne saluez personne en chemin.       <br />
           Mais dans toute maison où vous entrerez,       <br />
       dites d’abord :       <br />
       ‘Paix à cette maison.’       <br />
           S’il y a là un ami de la paix,       <br />
       votre paix ira reposer sur lui ;       <br />
       sinon, elle reviendra sur vous.       <br />
           Restez dans cette maison,       <br />
       mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;       <br />
       car l’ouvrier mérite son salaire.       <br />
       Ne passez pas de maison en maison.       <br />
           Dans toute ville où vous entrerez       <br />
       et où vous serez accueillis,       <br />
       mangez ce qui vous est présenté.       <br />
           Guérissez les malades qui s’y trouvent       <br />
       et dites-leur :       <br />
       ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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