<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hgiguere.net" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hgiguere.net/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hgiguere.net/</id>
 <updated>2026-06-06T13:02:10+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>https://www.hgiguere.net/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.hgiguere.net/var/style/logo.jpg?v=1219314725</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <updated>2024-07-25T21:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602278-57034189.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 28 juillet 2024 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602278-57034188.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous a rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui sont des signes.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes-signes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé comme signes indiquent un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle. Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus comme signes nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les cinq pains d’orge et les deux poissons        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont là comme une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont le signe de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour.        <br />
              <br />
       Cette multiplication des pains et des poissons indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage, ce n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en  a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste qui est un signe à retenir  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.        <br />
              <br />
       Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
       Le troisième et dernier geste retenu comme signe est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers.        <br />
              <br />
       Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains et des poissons est en elle-même toujours active encore pour nous aujourd’hui. Nous croyons que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de personne baptisée avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015 et 25 juillet 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte : la mission de Jésus est de nous nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.  Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont, dit saint Jean, des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec Les miracles de l’évangile sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 juillet 2024       <br />
       --><!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018 et du 20 juillet 2021. -->        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602278-57034189.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1187.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  </title>
   <updated>2021-07-22T14:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1018.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/56061130-41817798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 25 juillet 2021 . Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée, Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/56061130-41817798.jpg?v=1622203566" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      J’ai eu la chance il y a quelques années de visiter le site de Tabgha, un site situé sur la rive nord-ouest de la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) en Terre Sainte, où la tradition place le miracle de la multiplication des pains telle que racontée dans notre évangile de ce matin.       <br />
              <br />
       Une chose étonnante m’a frappé dans cette visite. C’est le plancher de la petite église qui a été élevée sur le site. Plusieurs fois détruite, elle a été restaurée et ce qui a retenu mon attention c’est la mosaïque dans le plancher sous l’autel principal.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vieille mosaïque significative</span>  (Image à la fin)       <br />
              <br />
       Je vous la décris.  On y voit deux poissons assez gros et au centre un panier avec des pains. Ce qui est étonnant c’est que, contrairement à ce qui est écrit dans l'évangile où on présente à Jésus le  jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, ici dans la représentation sur la mosaïque, il n’y a que quatre pains au lieu des cinq auxquels on se serait attendu.       <br />
              <br />
       Pourquoi me suis-je demander? Et la réponse est venue tout de suite car j’ai noté que la mosaïque était située sous l’autel où se célèbre l’Eucharistie. Vous me voyez venir. La réponse que j’ai trouvée et qui est celle que l’auteur de la mosaïque voulait qu’on retienne c’est que le cinquième pain qu’il n’a pas mis dans sa représentation, se trouve sur l’autel, c’est le pain eucharistique, l'hostie,  le pain consacré par le prêtre qui est Jésus lui-même       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Explication du signe de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Il me semble que le message de cette représentation est des plus intéressants pour nous encore aujourd’hui. Pourquoi?       <br />
              <br />
       La multiplication des pains que raconte saint Jean est un signe fort de ce que Jésus  vient faire dans son ministère. Il est décentré de lui-même et se préoccupe de donner à manger à ceux et celles qui le suivent. Il le fait ici de façon matérielle, mais sa mission est de les nourrir par sa parole, son exemple et ses enseignements.        <br />
              <br />
       Quand il dit à ses apôtres « donnez-leur vous-mêmes à manger », ils les invitent à faire eux aussi ce que lui fait. On comprend qu’ils se demandent comment ils feront devant cette foule nombreuse. Pourtant ils le font dans la confiance en Jésus. C’est le message que nous laisse le cinquième pain sur l’autel dans nos célébrations eucharistiques.        <br />
              <br />
       Nous nous demandons comment faire pour rejoindre à nos frères et sœurs nombreux qui ont faim non seulement de pain matériel mais de sens à leur vie. Le cinquième pain est la réponse. La nourriture dont ils ont besoin c’est Jésus lui-même. À nous de les inciter à s’ouvrir à une rencontre personnelle avec Jésus. Ce qui n’est pas toujours facile, même pour ceux et celles qui sont déjà baptisés et disciples de Jésus. Mais cela vaut la peine, croyez-moi.       <br />
              <br />
       Il s’ajoute à cette merveilleuse réalité de l’action de Jésus toujours vivant  au cœur de notre monde, l’assurance que son action dépasse tout ce qu’on peut imaginer. C’est ce que signifient les douze paniers de surplus. L’action de Dieu n’est jamais limitée. Ses voies ne sont pas nos voies. Quand il agit, il le fait avec largesse et en abondance. Pour ceux et celles qui apportent leur contribution, qui lui laissent ce qui les attachent loin de lui, il donne le centuple même dans cette vie. (cf. Marc 10, 30)       <br />
              <br />
       C’est ce qui arriva à Élisée, l’homme de Dieu,  comme nous le raconte la première lecture. Faisant confiance à Dieu avec vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac cent personnes sont nourries « car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  (2 R 4, 42-44)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le miracle, un signe</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce beau récit de la multiplication des pains peut servir à nous motiver dans notre vie chrétienne aujourd’hui. Plutôt que de rester accroché au merveilleux qui est présenté dans ce beau récit, il est important d’aller au message qu’il apporte. Il en est ainsi de tous les miracles de l’évangile qui sont dit saint Jean des signes.        <br />
              <br />
       Un signe pointe vers autre chose. On ne regarde pas le signe en lui-même. On regarde vers où il nous conduit. Vous connaissez cette anecdote qui l’illustre bien. Deux amis se promènent le soir et à un moment donné, l’un d’eux lève la main et dit à son compagnon « regarde la beauté de la lune ce soir » et l’autre de répondre, parce qu’il ne regardait que la main de son compagnon, « je ne vois rien, je ne vois que ta main ».       <br />
              <br />
       « Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt. » dit le proverbe. L’idiot ne sait pas voir ce que le signe qui lui est fait indique. Ne faisons pas la même chose avec les miracles de l’évangile qui sont toujours pour nous des signes à déchiffrer bien sûr, mais signes qui nous révèlent des vérités essentielles de notre foi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion  </span>       <br />
              <br />
       Le cinquième pain qui manque dans la mosaïque de l’église de Tabgha est le Christ présent sur l’autel. Ne serait-il pas aussi chacun et chacune de nous? Ne sommes-nous pas, en effet,  appelés à être nous aussi nourriture pour nos frères et sœurs, pour notre entourage, pour le monde?       <br />
              <br />
       La personne baptisée ne s’isole jamais. Elle accepte d’être mangée par ceux et celles qui ont besoin de sa présence et de son amour. Ce n’est pas toujours évident, ni toujours facile, mais  Jésus nous redit ce matin à chacun et chacune « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       20 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 24 juillet 2018. Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous, 2000 ans plus tard, un geste à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplie de détails il est un signe très parlant qui a traversé les siècles.         <br />
              <br />
       C'est comme cela - à travers des signes - bien souvent que Dieu nous parle. Dans l’Ancien Testament, les prophètes ont utilisés parfois des gestes forts qui devenaient des signes pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait alliance avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (<span style="font-style:italic">Jérémie</span> 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (<span style="font-style:italic">Osée</span> 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus, de son côté, a accompli lui aussi beaucoup de gestes  qui étaient des signes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. En lisant le récit de la multiplication des pains,  il y a trois gestes qui ont retenu mon attention. J'aurais pu en retenir d'autres, mais ceux-ci m'ont paru les plus importants.  Je vous les partage pour essayer d’en découvrir la signification avec vous.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Les trois gestes qui m’ont frappé tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture et, ainsi,  le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture qui est autre que la nourriture matérielle.          <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge.        <br />
              <br />
       Les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage.  Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Cette multiplication indique que  Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage,  n’est pas une nourriture réservée. Il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de toute l'humanité sans distinction de race, de couleur, de culture, de langue etc. Cette nourriture spirituelle qu'est Jésus dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean. Par sa prière Jésus transforme ce qui lui est apporté.  Le message est simple pour nous. Jésus nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. Il transformera le tout pour le mieux. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes. Ce n'est pas la quantité de ce que nous apportons ou la valeur de notre offrande qui comptent, mais c'est la confiance en la puissance de Jésus qui les transforme pour la gloire de Dieu et pour notre salut.       <br />
               <br />
        Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers. Le message ici est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu… bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances.        <br />
              <br />
       C’est ce qui fait dire au prophète Élysée `celui qui lui avait apporté le fruit de sa récolte nouvelle  : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,  car ainsi parle le Seigneur : ‘On mangera, et il en restera.’ »  Élysée veut manifester ainsi à son visiteur la richesse du don de Dieu qui rejoint toutes nos faims : faim de bonheur, faim de reconnaissance, faim d’amour, faim de joie, faim de paix etc…        <br />
              <br />
       Oui ! Dieu peut combler toutes nos faims si nous prenons la peine de les lui présenter au lieu de nous retourner sur nous-mêmes, de tourner en rond comme on dit. Lui il nous élèvera et nous fera sortir  de nos chemins fermés pour nous ouvrir à ce qu’il veut nous donner : une vie heureuse avec lui, une satisfaction de nos toutes nos faims spirituelles.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pourrons comme le souligne saint Paul dans la 2e lecture nous conduire d’une manière digne de votre vocation de baptisé avec beaucoup d’humilité, de douceur et de patience en nous supportant les uns les autres avec amour et en ayant soin de garder l’unité dans l’Esprit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quel beau souhait que celui-ci ! Dans chaque Eucharistie, nous trouvons la grâce et le soutien pour laisser Dieu nous transformer. Nous apportons nos petits pains et nos petits poissons et  Dieu les transforme pour en faire des dons qu’il reçoit si nous prenons la peine de les lui offrir.        <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juillet 2021       <br />
              <br />
       <!--  reprise avec corrections de l'homélie du 22  juillet 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Begin MailChimp Signup Form -->       <br />
       <link href="//cdn-images.mailchimp.com/embedcode/horizontal-slim-10_7.css" rel="stylesheet" type="text/css">       <br />
       <style type="text/css">       <br />
       	#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; width:100%;}       <br />
       	/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.       <br />
       	   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. */       <br />
       </style>       <br />
       <div id="mc_embed_signup">       <br />
       <form action="//hgiguere.us15.list-manage.com/subscribe/post?u=52769d270b7fd1e73504f1bf1&amp;id=f7d00aaba0" method="post" id="mc-embedded-subscribe-form" name="mc-embedded-subscribe-form" class="validate" target="_blank" novalidate>       <br />
           <div id="mc_embed_signup_scroll">       <br />
       	<label for="mce-EMAIL">Pour recevoir à chaque semaine dans votre boîte de courriel le lien de mon homélie dominicale, inscrivez-vous ici. Bienvenue!</label>       <br />
       	<input type="email" value="" name="EMAIL" class="email" id="mce-EMAIL" placeholder="email address" required>       <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
           <div style="position: absolute; left: -5000px;" aria-hidden="true"><input type="text" name="b_52769d270b7fd1e73504f1bf1_f7d00aaba0" tabindex="-1" value=""></div>       <br />
           <div class="clear"><input type="submit" value="Je m`inscris" name="subscribe" id="mc-embedded-subscribe" class="button"></div>       <br />
           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/56061130-41817878.jpg?v=1626880639" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B : « Une nourriture qui comble nos faims »  " />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           un homme vint de Baal-Shalisha        <br />
       et, prenant sur la récolte nouvelle,        <br />
       il apporta à Élisée, l’homme de Dieu,        <br />
       vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.        <br />
       Élisée dit alors :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »        <br />
           Son serviteur répondit :        <br />
       « Comment donner cela à cent personnes ? »        <br />
       Élisée reprit :        <br />
       « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,        <br />
       car ainsi parle le Seigneur :        <br />
       ‘On mangera, et il en restera.’ »        <br />
           Alors, il le leur donna, ils mangèrent, et il en resta,        <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18)       <br />
       R/ Tu ouvres la main, Seigneur :       <br />
       nous voici rassasiés. (Ps 144, 16)       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :       <br />
       tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;       <br />
       tu ouvres ta main :       <br />
       tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est juste en toutes ses voies,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il est proche de tous ceux qui l’invoquent,       <br />
       de tous ceux qui l’invoquent en vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           moi qui suis en prison à cause du Seigneur,        <br />
       je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :       <br />
           ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,        <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;        <br />
           ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit        <br />
       par le lien de la paix.        <br />
           Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.        <br />
           Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,        <br />
           un seul Dieu et Père de tous,        <br />
       au-dessus de tous, par tous, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous :       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,        <br />
       le lac de Tibériade.        <br />
           Une grande foule le suivait,        <br />
       parce qu’elle avait vu les signes        <br />
       qu’il accomplissait sur les malades.        <br />
           Jésus gravit la montagne,        <br />
       et là, il était assis avec ses disciples.        <br />
           Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.       <br />
           Jésus leva les yeux        <br />
       et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.        <br />
       Il dit à Philippe :        <br />
       « Où pourrions-nous acheter du pain        <br />
       pour qu’ils aient à manger ? »        <br />
           Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,        <br />
       car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.        <br />
           Philippe lui répondit :        <br />
       « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas        <br />
       pour que chacun reçoive un peu de pain. »        <br />
           Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :        <br />
           « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge        <br />
       et deux poissons,        <br />
       mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »        <br />
           Jésus dit :        <br />
       « Faites asseoir les gens. »        <br />
       Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.        <br />
       Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.        <br />
           Alors Jésus prit les pains        <br />
       et, après avoir rendu grâce,        <br />
       il les distribua aux convives ;        <br />
       il leur donna aussi du poisson,        <br />
       autant qu’ils en voulaient.        <br />
          Quand ils eurent mangé à leur faim,        <br />
       il dit à ses disciples :        <br />
       « Rassemblez les morceaux en surplus,        <br />
       pour que rien ne se perde. »        <br />
           Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers        <br />
       avec les morceaux des cinq pains d’orge,        <br />
       restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.       <br />
              <br />
           À la vue du signe que Jésus avait accompli,        <br />
       les gens disaient :        <br />
       « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,        <br />
       celui qui vient dans le monde. »        <br />
           Mais Jésus savait qu’ils allaient l’enlever       <br />
       pour faire de lui leur roi ;        <br />
       alors de nouveau il se retira dans la montagne,        <br />
       lui seul.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Une-nourriture-qui-comble-nos-faims_a1018.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »</title>
   <updated>2015-08-13T16:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Jean-6-1-15-la-multiplication-des-pains-Une-nourriture-qui_a652.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/8020824-12485640.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-07-22T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 26 juillet 2015 pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B Textes : 2 Rois 4, 42-44 Élysée; Éphésiens 4, 1-6 et Jean 6, 1-15 la multiplication des pains.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/8020824-12485640.jpg?v=1436831829" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
     </div>
     <div>
      Il y a des gestes qui parlent plus fort même que les paroles. « Ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis ». Eh bien! le passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu est un de  ces gestes forts qui marque l’imagination et qu’on ne finira jamais de comprendre : la multiplication des pains.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des gestes qui sont des signes</span>       <br />
              <br />
       Un geste comme celui de la multiplication des pains n’est pas anodin. C’est pour nous 2000 ans plus tard, un signe à interpréter et à recevoir. À travers une description très vivante et remplies de détails : le nombre de poissons et de pains etc. il nous livre un message qui a traversé les siècles       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, les prophètes en ont utilisés parfois des gestes forts pour faire passer le message de Dieu. Isaïe, par exemple, qui se promène dévêtu pendant trois ans (Is 20,1-6), une façon de dire que si Israël fait avec l’Égypte, il sera dépouillé,  dépossédé de tout. Le prophète Jérémie porte un attelage de bœuf, un joug (Jr 27,1-22), signifiant ainsi la soumission au roi Nabuchodonosor. Le prophète Osée épouse une prostituée pour faire réagir le peuple de Dieu qui lui-même se prostitue en rendant un culte à des divinités étrangères (Os 1,1-3).        <br />
              <br />
       Jésus a accompli lui aussi beaucoup de gestes interpellants comme le changement de l’eau en vin aux noces de Cana, la tempête apaisée sur le Lac de Galilée que nous rappelé la liturgie au début de l’été etc.       <br />
              <br />
       Je vous propose de revoir le récit de la multiplication des pains dans cette perspective. J’ai choisi trois gestes plus significatifs pour moi. Je vous les partage. Chacun et chacune pourrait choisir un autre des gestes de Jésus et chercher à en découvrir la signification.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les trois gestes que j’ai retenus dans le récit de la multiplication des pains</span>       <br />
              <br />
       Le premier, ce sont les deux poissons et les cinq pains d’orge. Le soir tombe, les gens ont faim et les villages ne sont pas loin. Et pourtant, Jésus se préoccupe de la foule qui n’a pas mangé. Les disciples se trouvent désemparés.        <br />
              <br />
       Le deuxième geste que j’ai retenu  est le geste de Jésus qui prie puis distribue la nourriture à la foule « autant qu’ils en voulaient » écrit saint Jean.       <br />
              <br />
       Le troisième et dernier geste retenu est le fait que tous mangèrent à leur faim et qu’il resta de la nourriture : douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas.        <br />
              <br />
       Arrêtons-nous pour approfondir le message que portent ces gestes qui sont des signes que Jésus nous donne pour inspirer notre vie chrétienne aujourd’hui.       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application à la vie chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Tous ces gestes retenus tournent autour d’un même thème, celui de la nourriture. Et le récit de saint Jean en nous racontant l’événement de la multiplication des pains nous ouvre sur une nourriture autre que la nourriture matérielle.        <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle quelle est-elle? C’est là que les trois gestes retenus nous éclairent.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Premièrement</span>, on voit à que les cinq pains et les deux poissons sont une image d’une nourriture qui n’est pas matérielle. Ils sont l’image de cette nourriture spirituelle qui est Jésus qui se donne à nous par amour. Et Jésus notre nourriture est une nourriture qu’on partage. Jésus  qui se fait notre nourriture dans le Pain et le Vin de l’Eucharistie n’est pas une nourriture réservée, il s’offre à tous et à toutes, il s’offre pour le salut de tous. Cette nourriture spirituelle dépasse ce qu’on attend de la nourriture matérielle. Elle remplit le cœur. Elle ne se perd pas, Elle se partage avec les autres. Il y en a toujours de disponible.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxième message</span> à partir de la phrase  « après avoir rendu grâces, il les leur distribua ». Jésus transforme ce que nous lui apportons comme il le fait pour les poissons et les pains. Il nous demande de lui présenter avec confiance ce que nous sommes malgré nos faiblesses et nos petitesses. C’est ce que signifie à chaque messe la goutte d’eau que le prêtre verse dans le calice au moment de la préparation des offrandes.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Troisième point</span> à retenir inspiré par les douze corbeilles qui restent.  C’est celui de la gratuité et de l’abondance de la grâce de Dieu qui vient vers nous de multiples façons. Il est toujours là même lorsque nous ne le sentons pas et il peut rassasier nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim de dignité, faim de pardon, faim de respect, faim de bonheur, faim de Dieu... bien au-delà de nos attentes si nous lui faisons confiance et si nous nous abandonnons à son amour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet événement de la multiplication des pains est un signe encore pour nous aujourd’hui. Cet épisode de l’évangile nous invite à croire que si, comme Jésus, nous levons les yeux vers notre Père du ciel, toutes nos faims seront comblées au-delà de nos espérances. C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie en union les uns avec les autres et avec Jésus lui-même qui continue dans la gloire du ciel d’intercéder pour ses disciples.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       22  juillet 2015</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/8020824-12485643.jpg?v=1436831880" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année B (Jean 6, 1-15 la multiplication des pains) : « Une nourriture qui comble nos faims »" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Jean-6-1-15-la-multiplication-des-pains-Une-nourriture-qui_a652.html" />
  </entry>
</feed>
