<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hgiguere.net" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hgiguere.net/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hgiguere.net/</id>
 <updated>2026-06-10T17:55:51+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>https://www.hgiguere.net/favicon.ico</icon>
  <logo>https://www.hgiguere.net/var/style/logo.jpg?v=1219314725</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <updated>2025-08-04T20:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1261.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/89379344-63200168.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-02T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379344-63200168.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925), récemment canonisé (7 septembre 2025) à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et canonisé lui aussi en même temps que Pier GIorgio Frassati le 7 septembre 2025.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016 et du 30 qoût 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1261.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <updated>2022-09-02T02:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1080.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/64229164-46109519.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 4 septembre 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/64229164-46109519.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925) béatifié le 20 mai 1990 à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et béatifié par le pape François le 10 octobre 2020.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 août 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1080.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)</title>
   <updated>2019-03-26T01:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Suivre-et-regarder-en-avant-Luc-9-51-62_a717.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/9471705-15194987.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-06-21T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2016 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/9471705-15194987.jpg?v=1463406975" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" />
     </div>
     <div>
      « Suivre sa vocation » tel pourrait être le thème du passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       Jésus prend avec courage la route de Jérusalem. Dans l’évangile de saint Luc cet épisode de la vie de Jésus est un point tournant. Il monte à Jérusalem qui est dans les montagnes où il se doute qu’il sera trahi, qu’il  mourra, qu’il y  laissera sa vie.  Saint Luc nous présente Jésus au moment où il décide de se lancer, d’aller jusqu’au bout de sa vocation, de sa mission, d’être lui-même. Ce qui n’est pas facile.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Radicalisme et radicalismes</span>       <br />
              <br />
       On a entendu des témoignages de personnes comme des artistes ou des athlètes qui nous racontent comment ils ont à un moment donné décidé d’aller jusqu’au bout quelles qu’en soit les conséquences. Leurs aspirations, leur vocation demandaient qu’ils mettent ainsi tout leur potentiel dans la poursuite de cet objectif.       <br />
              <br />
       Il faut bien sûr noter ici que tous les objectifs ne sont pas interchangeables. On voit aujourd’hui des radicalismes religieux qui font peur. Ces gens nous disent qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout de leurs convictions eux aussi.       <br />
              <br />
       Quelle est la différence entre le choix de Jésus et ces choix qui font peur?       <br />
              <br />
       Une seule réponse : la motivation.       <br />
              <br />
       Chez Jésus, aucune motivation de performance personnelle ou de domination quelconque. Tout est dans le service : humble, constant et fidèle. Jésus se présente à ses concitoyens comme celui qui sert et non comme un maître dominateur. Il se présente comme un bon berger qui s’occupe de chaque personne avec attention, comme un père accueillant pour l’enfant prodigue, comme le défenseur miséricordieux de la femme adultère, comme l’éveilleur du cœur de la Samaritaine etc.       <br />
              <br />
       Rien à voir avec ces jeunes qui décident de tout bouleverser au nom d’une idéologie ou d’un radicalisme politique ou religieux         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Des pièges</span>       <br />
              <br />
       Comment conserver une motivation évangélique dans nos choix ? Malgré les hauts et les bas, il s’agit de tenir la route avec persévérance, de suivre Jésus et comme lui de toujours regarder en avant.  Dans cette suite et cette imitation de Jésus, celui-ci  en réponse aux apôtres  et à certains auditeurs nous indique ici quelques pièges à éviter.        <br />
              <br />
       Le premier c’est l’intolérance illustrée par l’attitude des apôtres Jacques et Jean qui sont prêts à faire venir la foudre sur les Samaritains « que le feu tombe du ciel pour les détruire ». Nous n’avons pas à devenir des disciples rigides et fermés. D’où l’interpellation vive de Jésus qui ne se reconnaît pas dans cette attitude.       <br />
              <br />
       Le deuxième piège que Jésus signale c’est celui de l’attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe, aux biens terrestres. Jésus, le Fils de l’homme, n’a pas d’endroit où reposer sa tête. Il se garde libre en tout.       <br />
              <br />
       Le troisième piège c’est la remise à plus tard, la fameuse « procrastination ». « Laisse-moi d’abord» enterrer mon père, faire mes adieux, prendre du bon temps, penser à moi...  « Laisse-moi d’abord » quelle belle excuse pour ne rien faire maintenant.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une invitation</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui Jésus parle à notre cœur. Il nous interpelle de diverses façons. Ces appels ne sont pas toujours évidents, car nous sommes bien occupés au travail, sur les réseaux sociaux etc. et nos temps d’écoute se font rares parfois. Nous laissons aller la charrue en regardant en arrière alors qu’il faut regarder en avant pour avancer.        <br />
              <br />
       Un de mes amis agronome m’a expliqué que cette image de la charrue est très évocatrice pour lui car si on ne surveille pas la charrue continuellement elle peut piquer en terre et on se retrouve avec les manchons en l’air sur la gueule ou encore la charrue sort du sillon, s’en va de travers et il faut recommencer. Alors suivons Jésus en regardant en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est ce à quoi nous invite l’évangile d’aujourd’hui. Comme disciples de Jésus n'hésitons pas à mettre la main à la charrue en regardant en avant avec confiance pour suivre Jésus et le laisser devenir de plus en plus le Maître de toute notre vie. Nous témoignons ainsi que  Jésus est toujours vivant et présent dans notre monde.  On devient ainsi sans prétention le sel de la terre et la lumière du monde (Mathieu 5, 13-14). C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       <!--C'est Les autres voient Jésus à travers nous. Comme on le chante parfois « Vous êtes le Corps du Christ Vous êtes l’amour du Christ, alors qu’avez-vous fait de Lui ? »-->       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 juin 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Suivre-et-regarder-en-avant-Luc-9-51-62_a717.html" />
  </entry>
</feed>
