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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T19:17:58+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2025-10-21T03:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1268.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-10-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379401-63200211.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homelie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année A : « Si ton frère a commis un péché, montre-lui . S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »</title>
   <updated>2023-09-04T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Si-ton-frere-a-commis-un-peche-montre-lui-S-il-t-ecoute-tu_a1136.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/74751631-51979329.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année A par Mgr Hermannu Giguère P. H. du Séminaire de Québec le 10 septembre 2023. Textes : Ézékiel 33, 7-9, Romains 13, 8-10 et Mathieu 18, 15-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/74751631-51979329.jpg?v=1693836658" alt="Homelie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année A : « Si ton frère a commis un péché, montre-lui . S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »" title="Homelie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année A : « Si ton frère a commis un péché, montre-lui . S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile qui vient d’être lu nous propose deux pistes de réflexions qui tombent à point puisqu’elles touchent deux aspects importants de notre vie concrète : nos relations avec les autres et nos relations avec Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Nos relations avec les autres</span>       <br />
              <br />
       La première piste pointe vers la responsabilité que nous avons les uns envers les autres. En décrivant une façon de faire déjà présente dans l’Ancien Testament, l’Évangile met en évidence cette responsabilité       <br />
              <br />
       L’Ancien Testament est représenté par les paroles du prophète  Ézéchiel que nous avons lues dans la première lecture : « Si tu ne dis pas au méchant d’abandonner sa conduite mauvaise, je t’en demanderai compte. Si tu le fais, même s’il ne change pas, tu lui auras sauvé la vie ».       <br />
              <br />
       Et dans le Nouveau Testament, nous avons cette invitation claire de Jésus dans l’évangile de ce jour : « Si ton frère a commis un péché, montre-lui . S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »       <br />
              <br />
       Voilà le message. On ne peut pas dire dans nos relations avec les autres : « moi, je reste renfermé dans mon cocon » Les relations ça implique des contacts, des paroles, des échanges On devient ainsi des gens responsables  et ouverts.       <br />
              <br />
        N’est-ce pas une belle leçon? Une leçon applicable dans l’Église bien sûr, mais aussi dans la société, dans nos familles, dans notre vie personnelle.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, on n’a pas à condamner et à se positionner en juge des autres. Le mécanisme décrit : rencontrer son frère ou sa sœur une fois, deux fois avait cours dans les premières communautés chrétiennes.  Il peut encore être utile parfois, mais il ne faut pas se prendre pour un autre. Tous nous avons nos limites. Il faut regarder d’abord où est le bien, le bon côté des personnes et ensuite avoir la patience et laisser du temps, un long temps parfois, avant d’abandonner.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les relations avec Dieu</span>       <br />
              <br />
       La seconde piste concerne nos relations à Dieu. Il s’agit bien sûr de la prière qui est en cause ici. La prière est un échange entre Dieu et nous. Cet échange se réalise au plus intérieur de nous-mêmes. Prie ton Père dans le secret nous dit Jésus et ne fais pas comme les Pharisiens qui le font pour se faire voir.       <br />
              <br />
       Et ici dans ce passage de l’évangile d’aujourd’hui, Jésus ajoute quelque chose à la prière dans le secret. Celle-ci se complète par la prière en commun, comme nous faisons ici à la messe ou encore en pèlerinage, en famille, dans nos groupes de chrétiens qui se réunissent.  Ce que Jésus dit c’est que la prière en commun a quelque chose de spécial : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux ».       <br />
              <br />
       Il s’agit d’une véritable présence de Jésus dans la communauté priante. En priant en commun avec d’autres, je sors de ma prière secrète. Je suis autour de Jésus avec eux, avec elles. Il est là au milieu de nous.        <br />
              <br />
       C’est très beau.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette promesse de Jésus nous permet de réfléchir et de revenir sur nos façons de faire. Est-ce que dans les mouvements, les associations catholiques dont nous faisons partie, dans les équipes de pastorale, nous pensons à prier ensemble? Est-ce que le mari et la femme prient quelque instants ensemble? Est-ce qu’avec les jeunes enfants, au lieu de les écouter seulement, on prie avec eux ?       <br />
              <br />
       En tout cas, Jésus ici nous dit qu’il ne faut pas avoir peur de se mettre ensemble pour prier, même plus, il nous dit qu’il y a une force spéciale parce qu’il est au milieu de la communauté, des personnes qui prient ensemble.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette eucharistie où ensemble nous nous retrouvons dans la prière commune avec Jésus au milieu de nous, fasse de nous des personnes ouvertes et accueillantes à ceux et celles avec qui nous entrons en relations dans la famille, au travail, dans les loisirs. Que cette messe où nous nous retrouvons ensemble <!--'au moment de l'échange d'un signe de paix, notre geste--> exprime une  ouverture réelle vis-à-vis nos frères et nos soeurs. Nous vivrons ainsi, encore une fois, la présence vivante de Jésus parmi nous comme il nous l'a promis.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 septembre2023       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du       <br />
       6 septembre 2020-->       <br />
              <br />
       <!--reprise de celle du 5 septembre 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang » (Ez 33, 7-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       La parole du Seigneur me fut adressée :       <br />
           « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur       <br />
       pour la maison d’Israël.       <br />
       Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,       <br />
       tu les avertiras de ma part.       <br />
           Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,       <br />
       et que tu ne l’avertisses pas,       <br />
       si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,       <br />
       lui, le méchant, mourra de son péché,       <br />
       mais à toi, je demanderai compte de son sang.       <br />
           Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,       <br />
       et qu’il ne s’en détourne pas,       <br />
       lui mourra de son péché,       <br />
       mais toi, tu auras sauvé ta vie. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
              <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
       i       <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi » (Rm 13, 8-10)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           n’ayez de dette envers personne,       <br />
       sauf celle de l’amour mutuel,       <br />
       car celui qui aime les autres       <br />
       a pleinement accompli la Loi.       <br />
           La Loi dit :       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère,       <br />
       tu ne commettras pas de meurtre,       <br />
       tu ne commettras pas de vol,       <br />
       tu ne convoiteras pas.       <br />
       Ces commandements et tous les autres       <br />
       se résument dans cette parole :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           L’amour ne fait rien de mal au prochain.       <br />
              <br />
       Donc, le plein accomplissement de la Loi,       <br />
       c’est l’amour.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15-20)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si ton frère a commis un péché contre toi,       <br />
       va lui faire des reproches seul à seul.       <br />
       S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.       <br />
           S’il ne t’écoute pas,       <br />
       prends en plus avec toi une ou deux personnes       <br />
       afin que toute l’affaire soit réglée       <br />
       sur la parole de deux ou trois témoins.       <br />
           S’il refuse de les écouter,       <br />
       dis-le à l’assemblée de l’Église ;       <br />
       s’il refuse encore d’écouter l’Église,       <br />
       considère-le comme un païen et un publicain.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       tout ce que vous aurez lié sur la terre       <br />
       sera lié dans le ciel,       <br />
       et tout ce que vous aurez délié sur la terre       <br />
       sera délié dans le ciel.       <br />
              <br />
           Et pareillement, amen, je vous le dis,       <br />
       si deux d’entre vous sur la terre       <br />
       se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,       <br />
       ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.       <br />
           En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,       <br />
       je suis là, au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Si-ton-frere-a-commis-un-peche-montre-lui-S-il-t-ecoute-tu_a1136.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » </title>
   <updated>2022-11-01T13:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/67348691-47650346.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-18T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Ben Sirac 35, 15b-17.20-22a, II Timothée 4, 6-8.16-18 et Luc 18, 9-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/67348691-47650346.jpg?v=1663180999" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le pharisien et le publicain : la prière chrétienne » " />
     </div>
     <div>
      Cette parabole célèbre nous met devant les yeux deux figures de personnes en prière, de priants. Elle nous permet de découvrir un peu mieux ce qu'est la prière chrétienne. Jésus ne donne pas ici un cours sur la prière, mais, dans des images parlantes, il en fait saisir  le mouvement profond qui est celui d'un dialogue, d'une relation interpersonnelle qui s'établit entre le fidèle et son Dieu.        <br />
              <br />
       Comment naît et se développe cette relation?  Regardons d'abord le pharisien.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> La prière du pharisien</span>       <br />
              <br />
       Jésus le fait parler : « Je ne suis pas comme les autres  hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères… je jeûne deux fois la semaine, je verse le dixième de tout ce que je gagne ». Par ces paroles qu'il met dans la bouche du pharisien,  Jésus accentue sa suffisance et sa vanité. Chez cet homme rempli de lui-même, il n'y a aucun espace de manque, il se suffit à lui-même. Il a coupé tout ce qui lui ouvrirait un chemin vers l'autre. Alors que la vraie prière part de la reconnaissance d'une insuffisance, d'un manque, sans quoi, aucune relation, aucun dialogue avec l'autre ne peut s'établir. Il n’est pas « vide de lui-même » (Saint Bernard dans un <span style="font-style:italic"> Sermon sur l’Annonciation</span>)       <br />
              <br />
       Le manque reflète la condition de toute personne humaine. En effet, la personne humaine ne peut se suffire à elle-même sans se tourner vers les autres. Cela est vrai dans le domaine matériel : on a besoin du travail de l’agriculteur pour manger, du travail de l'enseignant pour apprendre,  de l'attention de l'intervenante à la garderie etc… Il en est ainsi aussi au plan de la dignité même de la personne qui a besoin d'être respectée et appréciée pour elle-même, parce qu’elle est unique et remplie d'aspirations et de désirs propres et au plan de l'amour dont tous les êtres ont besoin pour vivre.        <br />
              <br />
       On le voit aucune personne ne peut se suffire à elle-même. Il faut qu'il y ait la prise de conscience de cette réalité, de ce manque, de ce vide pour que la relation à l'autre puisse naître. C'est essentiel dans le mouvement de la prière.         <br />
              <br />
       Le pharisien ferme toutes les portes. Aucune relation n'est possible pour lui avec Dieu. Il s'en retourne satisfait de lui-même, condamné à jouer et à rejouer continuellement la même pièce de théâtre dont il est le seul protagoniste.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant du côté du publicain.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">Le pauvre publicain</span>       <br />
              <br />
       Ce dernier ne se pose pas en maître. Il est conscient des limites de son être, de son manque-à-être. C'est ce qu'on appelle son humilité ou sa pauvreté. Cette attitude est une attitude proche de ses faiblesses. Elle ne les masque pas. Au contraire, elle les reconnait et dans ce mouvement, elle ouvre la porte à quelque chose d'autre. Elle lui permet de découvrir un espace de relation et de dialogue et pour y entrer il est nécessaire de renoncer à tout contrôler, de se dépouiller de soi-même.        <br />
              <br />
       La relation avec l'autre me demande de m'oublier moi-même pour lui laisser une place dans mon cœur. Sans ce renoncement, pas de de relation vraie, pas de dialogue.       <br />
              <br />
       Le pauvre publicain a compris cela ou plutôt il vit cela, car il ne s'agit pas ici d'une attitude intellectuelle, d'un raisonnement, mais d'une expérience vécue. Les personnes qui prient se laissent emporter en dehors d'elles-mêmes, ouvertes aux imprévus de la rencontre de l'autre plutôt que de se cantonner dans leurs fausses sécurités comme celles du pharisien : des pratiques, du rabâchage de formules etc.       <br />
              <br />
       Vous avez probablement connu à un moment ou l'autre une expérience de prière comme celle du publicain. Dans un moment d'épreuve peut-être ou dans un temps de paix, vous avez senti la présence de Dieu qui se manifestait à vous. Vous aviez alors abandonné votre mainmise sur votre vie ou vos actions au profit d'un abandon confiant comme celui du publicain. C'est là l'essentiel de la prière : un abandon confiant dans une dialogue sincère avec Celui  dont on se sait aimé (cf. dans <span style="font-style:italic">Le livre de la Vie</span>, au chapitre 8, la définition de l'oraison de sainte Thérèse d'Avila: « une conversation amoureuse dans un seul à seul avec Celui dont on se sait aimé »).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L'entrée dans le mouvement d'une prière vraie se continue tout au cours d'une vie. Comme les disciples, nous devons toujours demander à Jésus « Seigneur apprends-nous à prier ». Prier, cela s'apprend en effet. Dans une fidélité à se donner des moments de prière, à fréquenter des lieux de prière, à utiliser des moyens concrets comme le chapelet, la méditation, la Liturgie des Heures (Bréviaire) etc. la personne priante cheminera vers une relation de plus en plus riche avec « Celui dont elle se sait aimée ».        <br />
              <br />
       La première lecture de Ben Sirac nous invite à cette persévérance qui se fonde sur la bonté de Dieu qui ne défavorise pas le pauvre, qui écoute la prière de l'opprimé, qui ne méprise pas la supplication de l'orphelin, et la plainte répétée de la veuve comme il est écrit dans ce très beau texte.       <br />
              <br />
       Et comme saint Paul dans la deuxième lettre à Timothée, le disciple de Jésus qui se laisse entraîner dans une prière fervente et répétée pourra dire à la fin de sa vie « J'ai mené le bon combat, j'ai achevé ma course, j’ai gardé la foi... [le Seigneur] me sauvera et me fera entrer dans son Royaume. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 18 octobre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « La prière du pauvre traverse les nuées » (Si 35, 15b-17.20-22a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Le Seigneur est un juge       <br />
       qui se montre impartial envers les personnes.       <br />
           Il ne défavorise pas le pauvre,       <br />
       il écoute la prière de l’opprimé.       <br />
           Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin,       <br />
       ni la plainte répétée de la veuve.       <br />
           Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli,       <br />
       sa supplication parviendra jusqu’au ciel.       <br />
           La prière du pauvre traverse les nuées ;       <br />
       tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable.       <br />
       Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui,       <br />
           ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)       <br />
              <br />
       R/ Un pauvre crie ;       <br />
       le Seigneur entend. (Ps 33, 7a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :       <br />
       de toutes leurs angoisses, il les délivre.       <br />
              <br />
       Il est proche du cœur brisé,       <br />
       il sauve l’esprit abattu.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice » (2 Tm 4, 6-8.16-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis déjà offert en sacrifice,       <br />
       le moment de mon départ est venu.       <br />
           J’ai mené le bon combat,       <br />
       j’ai achevé ma course,       <br />
       j’ai gardé la foi.       <br />
           Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice :       <br />
       le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là,       <br />
       et non seulement à moi,       <br />
       mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour       <br />
       sa Manifestation glorieuse.       <br />
           La première fois que j’ai présenté ma défense,       <br />
       personne ne m’a soutenu :       <br />
       tous m’ont abandonné.       <br />
       Que cela ne soit pas retenu contre eux.       <br />
           Le Seigneur, lui, m’a assisté.       <br />
       Il m’a rempli de force       <br />
       pour que, par moi,       <br />
       la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout       <br />
       et que toutes les nations l’entendent.       <br />
       J’ai été arraché à la gueule du lion ;       <br />
           le Seigneur m’arrachera encore       <br />
       à tout ce qu’on fait pour me nuire.       <br />
       Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste.       <br />
       À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile       <br />
       « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes       <br />
       et qui méprisaient les autres,       <br />
       Jésus dit la parabole que voici :       <br />
           « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.       <br />
       L’un était pharisien,       <br />
       et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).       <br />
           Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :       <br />
       ‘Mon Dieu, je te rends grâce       <br />
       parce que je ne suis pas comme les autres hommes       <br />
       – ils sont voleurs, injustes, adultères –,       <br />
       ou encore comme ce publicain.       <br />
           Je jeûne deux fois par semaine       <br />
       et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’       <br />
           Le publicain, lui, se tenait à distance       <br />
       et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;       <br />
       mais il se frappait la poitrine, en disant :       <br />
       ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       quand ce dernier redescendit dans sa maison,       <br />
       c’est lui qui était devenu un homme juste,       <br />
       plutôt que l’autre.       <br />
       Qui s’élève sera abaissé ;       <br />
       qui s’abaisse sera élevé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-pharisien-et-le-publicain-la-priere-chretienne_a1087.html" />
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