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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T16:23:22+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <pubDate>Tue, 16 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 21 décembre 2025. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/91757294-64417706.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016 et 13 décembre 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1277.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C le 12 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : 2 Rois 5, 14-17, 2 Timothée 2, 8-13 et Luc 17, 11-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379395-63200200.jpg?v=1662726080" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année C : « Le lépreux reconnaissant  »" />
     </div>
     <div>
      Dans ce récit de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison de dix lépreux, on a l’habitude de porter son attention spontanément sur le samaritain qui revient vers Jésus. On oublie les neuf autres. Je me suis demandé « Et eux, qu'est-ce qu’ils ont vécu? »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les neuf autres</span>       <br />
              <br />
       Au point de départ, ils sont là en groupe suppliant Jésus. Ils sont, dans la société du temps, mis à part, ils sont intouchables, ils sont impurs. Leur maladie est comme une blessure, une plaie que leurs frères et sœurs ne peuvent supporter.        <br />
              <br />
       Ils posent question finalement. Pourquoi sont-ils ainsi touchés? Le Dieu de bonté leur a-t-il tourné le dos pour qu’ils soient ainsi frappés? Ils sont sûrement en faute. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux. Leur présence (comme celle des handicapés de notre société d’aujourd’hui, peut-être) suscitent des questions sans réponse. On les cache ou les exclut.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une rencontre qui change tout </span>       <br />
              <br />
       Ces gens exclus et rejetés, vont faire une rencontre qui va changer leur vie. Ils font la rencontre de Jésus qui, lui, ne les rejette pas, mais qui en les envoyant aux prêtres où ils seront guéris indique qu’ils sont du peuple de Dieu à part entière, qu’ils sont aimés de Dieu, non pas exclus de sa miséricorde, mais purs et beaux aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       Leur changement physique, leur guérison restaure l’image extérieure de cette beauté intérieure qu’ils ont. C’est la grâce de la rencontre avec Jésus qui opère cette transformation. Quand Jésus passe, le regard change. Quelque chose du véritable amour du vrai Dieu éclate et se manifeste toujours.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le lépreux samaritain</span>       <br />
              <br />
       Et, le samaritain?       <br />
              <br />
       Faut-il l’oublier? Certainement pas. Grâce à lui qui revient vers Jésus, nous comprenons que l’important ici ce n’est pas le cadeau reçu mais bien, au-delà du cadeau, la personne de l’auteur du don.       <br />
              <br />
       Pourquoi les parents sont-ils si heureux lorsque leur enfant leur présente un cadeau mal fagoté parfois comme un  bouquet de fleurs écrasées ou un dessin malhabile?       <br />
              <br />
       Ce qui les rend heureux, ce n’est pas la valeur du cadeau, c’est que ça vient de leur enfant Ainsi de nous avec Dieu. « Ta foi t’a sauvé ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous centre sur l’Auteur de tous les dons, du don par excellence de l’Eucharistie, le Père de lumière qui nous donne son Fils.       <br />
              <br />
       Au moment de partager le Corps du Christ lorsque nous dirons « Seigneur je ne suis pas digne », que notre cœur et nos voix laissent jaillir une action de grâces fervente à celui de qui nous tenons la vie, mouvement et l’être pour le don de son Fils dans le pain et vin consacrés que nous partageons et qui nous permet de communier intimement avec Lui.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 octobre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël » (2 R 5, 14-17)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le général syrien Naaman, qui était lépreux,       <br />
           descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,       <br />
       pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ;       <br />
       alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :       <br />
       il était purifié !       <br />
           Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ;       <br />
       il entra, se présenta devant lui et déclara :       <br />
       « Désormais, je le sais :       <br />
       il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël !       <br />
       Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »       <br />
           Mais Élisée répondit :       <br />
       « Par la vie du Seigneur que je sers,       <br />
       je n’accepterai rien. »       <br />
       Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.       <br />
           Naaman dit alors :       <br />
       « Puisque c’est ainsi,       <br />
       permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays       <br />
       autant que deux mulets peuvent en transporter,       <br />
       car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice       <br />
       à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations. (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons » (2 Tm 2, 8-13)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           souviens-toi de Jésus Christ,       <br />
       ressuscité d’entre les morts,       <br />
       le descendant de David :       <br />
       voilà mon évangile.       <br />
           C’est pour lui que j’endure la souffrance,       <br />
       jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.       <br />
       Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !       <br />
           C’est pourquoi je supporte tout       <br />
       pour ceux que Dieu a choisis,       <br />
       afin qu’ils obtiennent, eux aussi,       <br />
       le salut qui est dans le Christ Jésus,       <br />
       avec la gloire éternelle.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi :       <br />
       Si nous sommes morts avec lui,       <br />
       avec lui nous vivrons.       <br />
           Si nous supportons l’épreuve,       <br />
       avec lui nous régnerons.       <br />
       Si nous le rejetons,       <br />
       lui aussi nous rejettera.       <br />
           Si nous manquons de foi,       <br />
       lui reste fidèle à sa parole,       <br />
       car il ne peut se rejeter lui-même.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :       <br />
       c’est la volonté de Dieu à votre égard       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Alléluia. (1 Th 5, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, marchant vers Jérusalem,       <br />
       traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.       <br />
           Comme il entrait dans un village,       <br />
       dix lépreux vinrent à sa rencontre.       <br />
       Ils s’arrêtèrent à distance       <br />
           et lui crièrent :       <br />
       « Jésus, maître,       <br />
       prends pitié de nous. »       <br />
           À cette vue, Jésus leur dit :       <br />
       « Allez vous montrer aux prêtres. »       <br />
       En cours de route, ils furent purifiés.       <br />
              <br />
           L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,       <br />
       revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.       <br />
           Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus       <br />
       en lui rendant grâce.       <br />
       Or, c’était un Samaritain.       <br />
           Alors Jésus prit la parole en disant :       <br />
       « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?       <br />
       Les neuf autres, où sont-ils ?       <br />
           Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger       <br />
       pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Le-lepreux-reconnaissant_a1266.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-86284835</guid>
   <title>Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 20 avril 2025. Textes de la messe du jour de Pâques : Actes10, 34a.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/86284835-61402491.jpg?v=1553254991" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion de Jésus ni de son Retour glorieux à la fin des temps. <!--La résurrection n’est pas un prodige fantastique.--> La résurrection est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture à « rechercher les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide. Ils ont vu et il ont cru.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre un dernier hommage. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.       <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais est-ce bien le cas?       <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.       <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique, Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I Corinthiens 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu,  nous mourons à ce qui nous écrase. Nous nous relevons avec Lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.       <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (Romains 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec les nouveaux baptisés d’hier soir à la <span style="font-style:italic">Vigile pascale</span>, avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">La joie de l'Évangile</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens de tradition orientale, saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <span style="font-style:italic">Christos anesti. Alithos anesti!</span> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       15 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise der l'homélie du 16 avril 2019-->       <br />
       __________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Joyeuses Pâques !</span>       <br />
              <br />
       Regarde !       <br />
       La pierre du tombeau a basculé       <br />
       Elle laisse passer le Vivant.       <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,       <br />
       Déchirure de lumière       <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.       <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde       <br />
       Comme levain, semence et feu.       <br />
              <br />
       Dieu-passant       <br />
       Dieu-passage       <br />
       Dieu-Pâque !       <br />
              <br />
       Dieu pour toujours       <br />
       Au milieu de nous!       <br />
       Alleluia !       <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)       <br />
       4 avril 2010       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/86284835-61402492.jpg?v=1554341325" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
       ____________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe du jour de Pâques</b>       <br />
              <br />
       MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
              <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Au lieu de cet Évangile, on peut lire celui qui a été lu à la Veillée pascale.       <br />
       Pour la messe du soir de Pâques, on peut aussi lire l’évangile  ci-dessous :       <br />
       Évangile       <br />
       « Reste avec nous car le soir approche » (Lc 24, 13-35)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),       <br />
       deux disciples faisaient route       <br />
       vers un village appelé Emmaüs,       <br />
       à deux heures de marche de Jérusalem,       <br />
           et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.       <br />
              <br />
           Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,       <br />
       Jésus lui-même s’approcha,       <br />
       et il marchait avec eux.       <br />
           Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « De quoi discutez-vous en marchant ? »       <br />
       Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.       <br />
           L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :       <br />
       « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem       <br />
       qui ignore les événements de ces jours-ci. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Quels événements ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,       <br />
       cet homme qui était un prophète       <br />
       puissant par ses actes et ses paroles       <br />
       devant Dieu et devant tout le peuple :       <br />
           comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,       <br />
       ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.       <br />
           Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.       <br />
       Mais avec tout cela,       <br />
       voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.       <br />
           À vrai dire, des femmes de notre groupe       <br />
       nous ont remplis de stupeur.       <br />
       Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,       <br />
           elles n’ont pas trouvé son corps ;       <br />
       elles sont venues nous dire       <br />
       qu’elles avaient même eu une vision :       <br />
       des anges, qui disaient qu’il est vivant.       <br />
           Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,       <br />
       et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;       <br />
       mais lui, ils ne l’ont pas vu. »       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire       <br />
       tout ce que les prophètes ont dit !       <br />
           Ne fallait-il pas que le Christ       <br />
       souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »       <br />
           Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,       <br />
       il leur interpréta, dans toute l’Écriture,       <br />
       ce qui le concernait.       <br />
              <br />
           Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,       <br />
       Jésus fit semblant d’aller plus loin.       <br />
           Mais ils s’efforcèrent de le retenir :       <br />
       « Reste avec nous,       <br />
       car le soir approche et déjà le jour baisse. »       <br />
       Il entra donc pour rester avec eux.       <br />
       javascript:void(0)       <br />
           Quand il fut à table avec eux,       <br />
       ayant pris le pain,       <br />
       il prononça la bénédiction       <br />
       et, l’ayant rompu,       <br />
       il le leur donna.       <br />
           Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,       <br />
       mais il disparut à leurs regards.       <br />
           Ils se dirent l’un à l’autre :       <br />
       « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,       <br />
       tandis qu’il nous parlait sur la route       <br />
       et nous ouvrait les Écritures ? »       <br />
           À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.       <br />
       Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
           « Le Seigneur est réellement ressuscité :       <br />
       il est apparu à Simon-Pierre. »       <br />
           À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-de-Paques-2025-Resurrection-du-Seigneur-Il-vit-et-il-cru_a1247.html</link>
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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-84961910</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/84961910-60626064.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Oct 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B le 27 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 31, 7-9, Hébreux 5, 1-6 et Marc 10, 46b-52 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602504-57034362.jpg?v=1632088528" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile de ce jour, on voit Jésus à l’œuvre et que fait-il? Il fait voir un aveugle, il fait resplendir pour lui la lumière du jour.  Dieu agit de même avec l’Église et avec chaque personne. Ce sera le thème de notre méditation aujourd’hui : « Le Seigneur fait resplendir la lumière ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un soutien tenace qui ne se dément pas </span>       <br />
              <br />
       Regardons pour commencer le texte de  Jérémie qui annonce une éclaircie lumineuse pour le peuple d’Israël qui vient de connaître 70 ans de ténèbres dans l’exil à Babylone. Le texte lu se termine ainsi : « Je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné ». Le retour des Juifs exilés à Babylone est un moment d’allégresse et de joie. C’est la lumière d’un jour nouveau qui se lève.        <br />
              <br />
       Par les prophètes de l'Ancien Testament, Dieu annonce qu’il fait une alliance nouvelle, une alliance dans les cœurs. « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair »  dit-il par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 36, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le psalmiste chante dans le psaume 125 qui a été choisi comme psaume responsorial : « Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. »       <br />
              <br />
       Vous voyez combien l’action du Seigneur dans la vie des siens fait resplendir en eux une lumière qui les pénètre, les remplit de joie et de confiance. Ainsi le Seigneur en se montrant proche d’eux les invite à aller de l’avant sur un chemin d’amour qui rassemble  « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » comme le dit le prophète Jérémie et on pourrait continuer « le jeune et le vieux, l’homme et la femme, les parents et les enfants, les riches et les pauvres etc. » Rassemblés, ils ne formeront désormais qu’une seule famille dont Dieu est le Père.       <br />
              <br />
       Ce beau texte de la première lecture tirée du prophète Jérémie permet de relire celui de l’évangile « avec des yeux nouveaux ».       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Un aveugle qui voit</span>       <br />
              <br />
       En effet, l’aveugle de Jéricho, le fils de Timée, Bartimée, que Jésus rencontre sur son chemin vers Jérusalem c’est chacun et chacune de nous, c’est aussi la communauté des fidèles, l’Église.       <br />
              <br />
       Regardons la scène de plus près. L’aveugle au bord de la route saisit que le brouhaha qui l’entoure est dû à quelque chose de spécial. On lui dit que c’est Jésus qui passe. Il en a entendu parler et que fait-il? Il se met à crier sa foi en lui. Il l’interpelle dans sa détresse en lui demandant de le soutenir. « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
              <br />
       Le brouhaha devient plus grand. On tente de le faire taire et Jésus dit « Appelez-le ». L’aveugle court vers Jésus et lorsque celui-ci lui demande « Que veux-tu que je fasse pour toi? », il s’écrie : « Rabbouni c’est-à-dire Maître, que je vois ». Jésus lui répond « Va, ta foi t’a sauvé » et, guéri, l’homme suit Jésus.       <br />
              <br />
       La réponse de Jésus éclaire toute cette scène qui n’est pas une guérison banale car elle nous transporte sur le registre de l’Alliance avec Dieu qui se réalise en Jésus. Cette alliance qui guérit les corps comme ici, est premièrement une alliance qui guérit les cœurs et le chemin pour y entrer est celui de la foi.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une foi qui éclaire</span>       <br />
              <br />
       Comme les yeux de l’aveugle se sont ouverts sur la lumière, la foi ouvre en nous un espace de lumière qui resplendit. Cette lumière de la foi n’est pas comme la lumière naturelle. Elle dépend de nos choix et de notre liberté. C’est à nous de crier vers Dieu comme Bartimée « Seigneur, aie pitié de moi », de Lui présenter nos limites, nos pauvretés, nos péchés, Sans cette implication de notre part, il manque un partenaire à l’alliance que Dieu propose.        <br />
              <br />
       La lumière de la foi aussi est porteuse de liens non seulement avec Dieu et avec Jésus son Envoyé, mais entre nous, croyants et non-croyants, « gens du centre et gens de périphéries », comme le dit le pape François, car aucune personne n’est mise de côté par le Père.        <br />
              <br />
       Enfin, elle construit la communauté des croyants. En effet, un chrétien n’est jamais seul dans sa foi. Il la reçoit comme une bénédiction et la partage avec ses frères et sœurs comme nous le faisons en ce moment. Sans la communauté, impossible de durer dans sa foi car celle-ci est toujours celle de l’Église que je partage avec mes frères et sœurs et avec les pasteurs que sont le pape, les évêques et les prêtres.       <br />
               <br />
       C’est ainsi que le Seigneur fait resplendir sa lumière, une lumière dont notre monde a tant besoin. Dans les tracas et les questionnements, face aux dérives possibles et réelles, devant les guerres et les conflits, le chrétien et sa communauté peuvent regarder avec confiance vers leur Dieu qui, comme il l’a fait autrefois,  peut faire revenir et rassembler ceux et celles qui sont éloignés.       <br />
              <br />
       Pour vivre la communauté, la communion fraternelle, nous pouvons compter, comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la seconde lecture, sur un grand prêtre, le Christ Jésus, qui est « en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement », qui est lui aussi rempli de faiblesse, mais qui a reçu de Dieu la mission d’intercéder toujours pour nous auprès du Père. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne sommes jamais abandonnés quoiqu’il arrive.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique dominicale nous fait entrer dans ce mouvement d’offrande du Christ à son Père. C’est en nous unissant à lui par le Pain et le Vin devenus son Corps et son Sang que nous pouvons nous aussi offrir nos vies à la gloire de Dieu et ainsi permettre que la lumière de Dieu resplendisse autour de nous.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de remise à Dieu avec une confiance comme celle de l’aveugle de Jéricho. Et je suis sûr que nous entendrons alors le Seigneur nous dire « Va ta foi t’a sauvé ».       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 19 octobre 2021 et du 23 octobre 2018-->        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique, Luxembourg, Suisse       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
           Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Poussez des cris de joie pour Jacob,       <br />
       acclamez la première des nations !       <br />
       Faites résonner vos louanges et criez tous :       <br />
       « Seigneur, sauve ton peuple,       <br />
       le reste d’Israël ! »       <br />
           Voici que je les fais revenir du pays du nord,       <br />
       que je les rassemble des confins de la terre ;       <br />
       parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,       <br />
       la femme enceinte et la jeune accouchée :       <br />
       c’est une grande assemblée qui revient.       <br />
           Ils avancent dans les pleurs et les supplications,       <br />
       je les mène, je les conduis vers les cours d’eau       <br />
       par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.       <br />
       Car je suis un père pour Israël,       <br />
       Éphraïm est mon fils aîné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;       <br />
       il est établi pour intervenir en faveur des hommes       <br />
       dans leurs relations avec Dieu ;       <br />
       il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.       <br />
           Il est capable de compréhension       <br />
       envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,       <br />
       car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;       <br />
           et, à cause de cette faiblesse,       <br />
       il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés       <br />
       comme pour ceux du peuple.       <br />
           On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,       <br />
       on est appelé par Dieu, comme Aaron.       <br />
              <br />
           Il en est bien ainsi pour le Christ :       <br />
       il ne s’est pas donné à lui-même       <br />
       la gloire de devenir grand prêtre ;       <br />
       il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :       <br />
       Tu es mon Fils,       <br />
       moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,       <br />
           car il lui dit aussi dans un autre psaume :       <br />
       Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek       <br />
       pour l’éternité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis que Jésus sortait de Jéricho       <br />
       avec ses disciples et une foule nombreuse,       <br />
       le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,       <br />
       était assis au bord du chemin.       <br />
           Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,       <br />
       il se mit à crier :       <br />
       « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
           Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,       <br />
       mais il criait de plus belle :       <br />
       « Fils de David, prends pitié de moi ! »       <br />
           Jésus s’arrête et dit :       <br />
       « Appelez-le. »       <br />
       On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :       <br />
       « Confiance, lève-toi ;       <br />
       il t’appelle. »       <br />
           L’aveugle jeta son manteau,       <br />
       bondit et courut vers Jésus.       <br />
           Prenant la parole, Jésus lui dit :       <br />
       « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »       <br />
       L’aveugle lui dit :       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »       <br />
           Et Jésus lui dit :       <br />
       « Va, ta foi t’a sauvé. »       <br />
       Aussitôt l’homme retrouva la vue,       <br />
       et il suivait Jésus sur le chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602504-57034362.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fils-de-David-aie-pitie-de-moi_a1201.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Aug 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 25 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602288-57034210.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous allons simplement retenir deux points qui me semblent importants pour notre cheminement dans la rencontre de Jésus.       <br />
              <br />
       1-<span style="font-style:italic">Foi et confiance</span>       <br />
              <br />
       Premièrement : avoir la foi en Jésus ce n’est pas tout comprendre       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       2- <span style="font-style:italic">Cheminer avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Deuxièmement : croire c’est aussi rester, demeurer avec Jésus       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       3-<span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes comme chrétiens en cheminement. Notre foi nous  invite à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Nous y avons accès par la foi. Nous sommes comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile.        <br />
              <br />
       Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à faire de même et à dire «  Tu as les paroles de la vie éternelle »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
        20  août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 201 et 22  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602288-57034210.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1191.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78602287</guid>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Aug 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 18 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Proverbes 9, 1-6, Éphésiens 5, 15-20 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602287-57034208.jpg?v=1714843810" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" />
     </div>
     <div>
      La semaine dernière un de mes amis a fait une indigestion. Manifestement, il avait pris une nourriture que ne lui allait pas, une mauvaise nourriture pour lui.       <br />
              <br />
       Et je me suis demandé en pensant à l’évangile d’aujourd’hui où Jésus dit que sa chair est une vraie nourriture  qu’est-ce qui fait une bonne, une vraie nourriture?        <br />
              <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les effets de la nourriture matérielle</span>       <br />
              <br />
       Je regardais autour de moi.       <br />
              <br />
       a) Je voyais des jeunes à qui on disait « Viens manger, si tu veux grandir ». Je voyais des adolescents engouffrer tranche de pain sur tranche de pain et j’entendais les parents dire « À cet âge, on ce sont de vrais goinfres. Ils n’ont pas de fond. ». Et je me disais : «  Bien sûr, une vraie nourriture, cela fait croître, cela développe l’organisme, cela donne des forces, de l’énergie »       <br />
              <br />
       b) Je voyais aussi des gens plus vieux et je constatais que même si rendu à un certain âge, si on n’est plus en période de croissance, la nourriture est bien nécessaire pour conserver ses forces et les refaire. Si on perd l’appétit, si on ne mange plus, on se détériore, on perd son énergie, on commence à dépérir.       <br />
              <br />
       c) Et je voyais aussi autre chose. Je constatais que la plupart du temps la nourriture nous rassemble dans la joie. Je voyais les réunions de famille ou d’amis autour d’une table, les cafés et les gâteaux de fin de soirée etc. et je me disais : « Bien sûr, une vraie nourriture cela favorise les contacts, le partage, l’amitié, ça rassemble. »        <br />
              <br />
       En un mot une nourriture matérielle cela développe le corps, cela conserve les forces et cela rassemble.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Application à la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie</span>       <br />
              <br />
       Eh bien! Lorsque Jésus nous dit que sa chair est une vraie nourriture et son sang un vrai breuvage (boisson), je me dis que cela doit être un peu comme dans le cas de la nourriture terrestre, matérielle.  Ainsi on peut faire les applications suivantes.       <br />
              <br />
       a) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe augmentent nos forces, nous font nous développer spirituellement comme les repas généreux de l’adolescent qui sont nécessaires à sa croissance. Le pain et le vin eucharistiques, corps et sang du Christ, soutiennent notre croissance comme disciple de Jésus et comme enfant de Dieu. Ils nourrissent notre vie de baptisé dans le monde où nous vivons.       <br />
              <br />
       b) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe conservent aussi nos forces et nous refont spirituellement. Ils entretiennent une vie spirituelle vivante et agissante.       <br />
              <br />
       c) Enfin, le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe nous rassemblent pour former le Corps du Christ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui transforme</span>       <br />
              <br />
       Voilà une analogie intéressante qui nous fait mieux comprendre les paroles de Jésus aujourd’hui, mais il faut souligner une grosse différence entre la nourriture matérielle et la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous nourrissons à chaque jour, ce que nous mangeons est transformé par notre organisme, mais lorsque nous communions et mangeons le Corps du Christ à la messe, c’est le Christ qui nous transforme en lui, nous devenons ce que nous mangeons : « Celui qui mange ma chair, dit-il, et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui... Celui qui me mangera vivra par moi».       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, lorsque nous communions nous faisons un geste qui ouvre la porte de notre cœur à Jésus. Ainsi nous lui permettons de nous rendre de plus en plus semblables à lui dans tous les aspects de notre vie : ouverts, miséricordieux, patients, sensibles à la souffrance autour de nous, heureux de partager, d’accueillir etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, retenons que la chair et le sang du Christ <b>nous développent, nous conservent et nous rassemblent</b>. Et, petit à petit, nous font devenir de plus en plus comme Jésus.       <br />
              <br />
       La chair et le sang du Christ ouvrent nos cœurs, nos  yeux, élargissent nos horizons. Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont une nourriture  sans laquelle toutes les autres nourritures perdent leur sens. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
              <br />
       <!! reprise de l'homélie du 13 août 2015-->       <br />
              <br />
       <!--Nous continuons ce dimanche-ci à recevoir dans la Parole de Dieu des images ou des paraboles tirées de l'Ancien Testament qui nous permettent d'écouter avec des oreilles encore plus attentives la suite du Discours de Jésus sur le Pain de vie qui suit comme vous le savez la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       Ce matin le thème avancé par la lecture du Livre de la Sagesse est très concret. On pourrait le résumer en eux mots : Manger et buvez       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'invitation du livre de la Sagesse</span>       <br />
              <br />
       Manger et boire, n'y-a-t-il rien de plus terre à terre? On est renvoyé non seulement à l'action de manger ou de boire, mais à tout ce qui prépare les repas où on se sustente, à l'alimentation  saine et suffisante, aux suites et aux conséquences du boire et du manger etc.       <br />
              <br />
       Vous voyez que l'invitation du live de la Sagesse va couvrir un large éventail de possibilités.       <br />
              <br />
       Il en va ainsi dans la vie des êtres humains. Leur vie s'appuie sur le boire et le manger. On passe des heures à préparer les repas, à cultiver la terre pour se nourrir, à déguster ensemble les produits de la terre, à servir le vin qui réjouit le cœur etc...       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce thème est très riche. Il est appliqué dans notre lecture à la Sagesse car la Sagesse est Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Le même thème est repris dans l’évangile. Dans l’évangile Jésus invite à manger et à boire lui aussi.  On n’est sur le même registre car la nourriture dont il parle vient de Dieu, elle est descendue du ciel. Mais, ce n’est plus de la Sagesse dont il parle c’est de sa chair et de son sang donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
       Il est important de faire ce lien entre le don que Jésus fait de sa vie et la nourriture qu’il devient pour nous. En effet, Dieu nous a montré son amour en nous donnant son Fils. Il veut que nous le recevions comme son Fils, mais il veut aussi que nous marchions sur ses traces. Pour ce faire, il partage avec nous ce qu’il a mis en lui, son amour et sa tendresse.        <br />
              <br />
       Ainsi manger la chair de Jésus et boire son sang ne constituent pas seulement un geste quelconque quand nous allons à la messe le dimanche ou en  d’autre temps.  Manger la chair du Christ et boire son sang signifie entrer en communion avec lui dans ce don qu’il fait de lui-même pour notre vie à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie ainsi est le sacrement de l’amour de Dieu répandu en nous et dans le monde. Car il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux et celles qu’on aime.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les effets</span>       <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie, comme tout ce que nous mangeons et buvons, a des conséquences. Elle nous fait vivre spirituellement. Elle nous ouvre aux autres. Elle crée la communauté des croyants. Elle annonce les merveilles de Dieu et promet un futur ensoleillé.        <br />
              <br />
       Mais comme dans le cas de la nourriture humaine, physique, pour  que ces bonnes conséquences se manifestent, il faut apporter notre contribution. Une nourriture mal préparée ou viciée, comme vous le savez, fait plus de mal que de bien. Il peut en arriver ainsi si nous nous approchons du corps et du sang du Christ sans apporter les bonnes intentions. Il nous revient de nous disposer à les recevoir avec un cœur attentif et un esprit ouvert.       <br />
              <br />
       Si vous le faites, vous verrez que votre vie sera transformée car c’est le propre d’une bonne nourriture que d’opérer d’incroyables bienfaits. Le corps et le sang de Jésus ouvrent nos cœurs. Ils élargissent les horizons. Ils rassemblent. Ils sont la nourriture par excellence sans laquelle toutes les autres nourritures deviennent fades Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous sommes rassemblés par la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang, par sa présence aussi dans sa Parole fasse de nous des disciples toujours plus proches de Lui et prêts à aller le dire autour d’eux.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
       -->       <br />
        <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 14 août 2018-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       La Sagesse a bâti sa maison,       <br />
       elle a taillé sept colonnes.       <br />
           Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin,        <br />
       puis a dressé la table.       <br />
           Elle a envoyé ses servantes, elle appelle       <br />
       sur les hauteurs de la cité :       <br />
       « Vous, étourdis, passez par ici ! »       <br />
       À qui manque de bon sens, elle dit :       <br />
           « Venez, mangez de mon pain,        <br />
       buvez le vin que j’ai préparé.       <br />
           Quittez l’étourderie et vous vivrez,       <br />
       prenez le chemin de l’intelligence. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Saints du Seigneur, adorez-le :       <br />
       rien ne manque à ceux qui le craignent.       <br />
       Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;       <br />
       qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.       <br />
              <br />
       Venez, mes fils, écoutez-moi,       <br />
       que je vous enseigne la crainte du Seigneur.       <br />
       Qui donc aime la vie       <br />
       et désire les jours où il verra le bonheur ?       <br />
              <br />
       Garde ta langue du mal       <br />
       et tes lèvres des paroles perfides.       <br />
       Évite le mal, fais ce qui est bien,       <br />
       poursuis la paix, recherche-la.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           prenez bien garde à votre conduite :        <br />
       ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.        <br />
           Tirez parti du temps présent,        <br />
       car nous traversons des jours mauvais.        <br />
           Ne soyez donc pas insensés,        <br />
       mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.        <br />
           Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ;        <br />
       soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.        <br />
           Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,        <br />
       chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.        <br />
           À tout moment et pour toutes choses,        <br />
       au nom de notre Seigneur Jésus Christ,        <br />
       rendez grâce à Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 56)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à la foule :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :        <br />
       « Comment celui-là        <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »        <br />
           Jésus leur dit alors :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,        <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,        <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       a la vie éternelle ;        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,        <br />
       et mon sang est la vraie boisson.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       demeure en moi,        <br />
       et moi, je demeure en lui.        <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,        <br />
       et que moi je vis par le Père,        <br />
       de même celui qui me mange,        <br />
       lui aussi vivra par moi.        <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :        <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.        <br />
       Eux, ils sont morts ;        <br />
       celui qui mange ce pain vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602287-57034208.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-L-Eucharistie-une-vraie-nourriture_a1190.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78602253</guid>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jul 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 7 juillet 2024. Textes : Ézéchiel 2, 2-5; 2 Corinthiens 12, 7-10 et Marc 6, 1-6.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602253-57034174.jpg?v=1620652785" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus. Il s’agit d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs.  L'Église catholique considère que ces frères et sœurs  étaient en réalité des cousins et des cousines et même des parents plus éloignés.  Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes.       <br />
              <br />
       Revenons à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène à Nazareth</span>        <br />
              <br />
       Je viens de lire  « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ». Auparavant, dans la traduction liturgique précédente on disait, « Nul n’est prophète dans son pays ». Cette phrase est même devenue un dicton dans le langage courant.  L’épisode de la vie de Jésus qui nous est raconté aujourd’hui est assez banal en somme. C’est le fils du village qui s’est fait connaître dans tout le pays qui revient chez lui. L’accueil n’est pas aussi sympathique qu’on pourrait l’espérer vue la renommée de Jésus à l’extérieur de Nazareth. Quelque chose ne fonctionne pas. La communication ne se fait pas. C’est un rendez-vous manqué.        <br />
              <br />
       Les gens de son village le regardent de travers, pourrait-on dire. C’est un faiseur de prodiges, il cherche à impressionner, il se prend pour un autre pensent-ils en eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Ces situations d’incompréhension, de non-acceptation nous les avons vécues nous aussi parfois j’en suis sûr. Comme prêtre j’ai reçu beaucoup de confidences de jeunes, par exemple, qui ne se sentaient pas compris de leurs parents, de personnes âgées qui ne savent plus quoi faire et qui se sentent abandonnées, de couples dont la relation est difficile parce qu’ils ne se parlent pas ou ne dialoguent pas etc.       <br />
              <br />
       Ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas de vraie rencontre. Il en est ainsi dans cette visite à Nazareth que saint Marc nous raconte. Ça ne marche pas pour Jésus. Il est réduit à l’impuissance. Il ne fait là aucun miracle. Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéressent. Jésus se chauffe du même bois, mais il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.  Il s’en va et laisse ses concitoyens sans s’imposer.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       « Sans s’imposer ». C'est là, je pense, le message, de cette visite à Nazareth : aujourd’hui, comme alors, Jésus vient vers nous mais il ne s’impose pas. Il ne force la main à personne. Il est écrit dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi <span style="font-style:italic">(Apocalypse </span>3, 20).  C’est ce que Jésus attends de nous : une ouverture du cœur, un accueil. Il ne regarde pas qui est la personne. Il regarde le cœur.        <br />
              <br />
       Pensez à la scène du collecteur d’impôt, Zachée, monté dans un arbre pour voir Jésus. Jésus l’aperçoit et il l’apostrophe en lui disant « « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». Zachée descend vite et reçoit Jésus avec joie. Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison » (Luc 19,1-10).       <br />
              <br />
       Bien souvent, hélas! lorsque le Seigneur passe, les portes se referment comme à Nazareth et on cherche des prétextes de toutes sortes pour se justifier, des prétextes pour ne pas croire au salut de Dieu, à sa tendresse, à sa miséricorde, à son amour.        <br />
              <br />
       On ressemble alors aux gens de Nazareth qui cachent leur incrédulité, leur manque de foi derrière des paravents, des prétextes : « on connaît ses parents » « il n’est pas mieux que nous » « pour qui se prend-il? ».        <br />
              <br />
       Ça dérange de croire vraiment en Dieu, de pratiquer sa religion alors que plusieurs s’en balancent. Croire aujourd’hui au Québec n’est pas aussi facile qu’auparavant. Mais il y a de beaux gestes comme ceux de plusieurs personnes comme Gregory Charles (chanteur québécois) qui n’a pas peur de dire qu’il est croyant et même pratiquant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile. Comment faire?       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Si vous le voulez, demandons au Seigneur aujourd’hui de venir faire tomber nos prétextes, nos paravents et nos incompréhensions pour que nous lui ouvrions la porte de notre cœur. En effet, Jésus attend de nous un cœur ouvert. Il nous redit le même message que celui à saint Paul qui nous a été proclamé dans la seconde lecture : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 12, 9)        <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       2 juillet 2024       <br />
       <!-- Homélie reprise avec corrections inspirée de l'homélie du 29 juin 2021--><!--Excursus : Un petit mot sur les frères et sœurs de Jésus`La tradition très ancienne de l’Église a toujours tenu que Jésus n’a pas eu de frères ou de sœurs au sens strict de ces termes. Le mot grec ici employé « adelphoi » sert à désigner des parents plus ou moins éloignés. Il s’agirait donc dans les évangiles d’un usage semblable à celui des vietnamiens ou des africains qui appellent volontiers leurs cousins et cousines, frères et sœurs. --><!-- Voilà! Revenons maintenant à la scène racontée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une visite de Jésus dans son patelin </span>       <br />
              <br />
       L’évangile commence en disant que Jésus se rend dans son lieu d’origine avec ses disciples. On peut s’imaginer cette visite à Nazareth comme celles que nous faisons dans nos familles en venant ici au lac. C’est toujours agréable de retrouver des lieux qu’on aime et des gens connus. Jésus, peut-on penser, en profite pour faire connaitre aussi ses nouveaux amis, ses disciples, Pierre, Jacques, Jean, André etc.        <br />
              <br />
       Ce qui est différent de nos visites à la maison paternelle ou au chalet, c’est que Jésus ne se contente pas de faire des salutations d’usage et de prendre du temps pour se rappeler des souvenirs avec un tel ou une telle, de vivre de bons moments, ce qu’il a fait j’en suis sûr, mais, il fait passer sa visite à une vitesse supérieure, pourrait-on dire, car, après les papotages de circonstance : la température, les nouveautés du village, les décès etc. il prend la parole pour exprimer ce qu’il l’habite maintenant qu’il est parti pour réaliser une mission qu’il avait en lui, mais qu’il n’avait pas fait connaitre quand il était le charpentier que tous fréquentaient vivant près de sa famille et de sa parenté.         <br />
              <br />
       Ne voilà-t-il pas que maintenant il se permet de parler en clair de cette mission qui lui a été confirmée par son cousin Jean-Baptiste qui l'a  appelé l’Agneau de Dieu et par la parole de Dieu qui s'est faite entendre lors de son baptême  : « Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».?       <br />
              <br />
       Jésus depuis lors s’est mis à révéler ce qui l’habite : sa proximité avec Dieu et son Alliance qui veut rejoindre tout le monde et manifester l'amour de Dieu pour chacun et chacune, un amour qui n’écrase pas, mais qui libère, qui n’est pas fait uniquement de rites et d’observances, un amour gratuit que les disciples reçoivent et qu’ils vivent en faisant la même chose que leur Père, en s’aimant les uns les autres.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Des paroles qui dérangent</span>       <br />
              <br />
       Quel message! C’est ce message qui sidère les auditeurs et les auditrices de Nazareth qui se demandent d’où lui viennent ces pensées, d'où lui vient cette assurance? Il parle avec autorité. On ne le reconnait pas. Il n’est plus seulement ce jeune homme pieux et fidèle à la prière chaque semaine à la synagogue, serviable et aimable pour tous et toutes. Il parle avec son cœur et il parle au nom de Dieu.       <br />
              <br />
       Certains s’en offusquent. Ils sont choqués.       <br />
              <br />
       Jésus loin de les envoyer paître se contente de noter leur manque de foi. Il ne se laisse  pas arrêter par ce contretemps. Il laisse son village. Sa visite se termine là et il part pour aller dans d’autres villages.       <br />
              <br />
       Il se situe ainsi dans la lignée des prophètes comme Ezékiel, dont il est question dans la première lecture. Celui-ci ne se décourage pas. Il reste fidèle à annoncer le salut de Dieu même à des gens au « visage dur » et au « cœur obstiné » qui s’en désintéresse. Jésus se chauffera du même bois et cela le mènera jusqu’à la croix, mais, pour l’instant, il n’insiste pas. Chaque chose en son temps.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans cette visite de Jésus à Nazareth, on a ce matin une belle scène vivante et très près de nous. On peut s’identifier à Jésus qui revient chez lui et comprendre que le contact avec les proches à qui on se confie dans ce qui nous fait vivre comme le fait Jésus n’est pas toujours facile.       <br />
              <br />
       Des amis chrétiens qui sont très impliqués dans leur foi, qui exercent diverses professions et métiers et qui se rencontrent une fois par semaine pour se ressourcer m’ont raconté leur façon de faire au travail et ou dans des rencontres sociales. Pour dire leur foi, par exemple, ils soulignent au travail un lundi matin qu’ils ont été à la messe en fin de semaine ou encore qu’ils vont faire suivre la catéchèse à leur fils ou à leur fille, par exemple etc.        <br />
              <br />
       La réaction de leurs amis leur permettra de doser leur annonce de l’évangile. Ils ont trois façons qui correspondent à la lumière rouge ou jaune ou verte, disent-ils, dépendant des réactions des personnes avec qui elles parlent. Dans certains cas, on en restera au neutre - c'est la lumière rouge - en attendant une autre occasion pour parler de la foi.  Dans d’autres cas, on verra une avance possible mais sans trop d'intérêt, on se contentera  alors de continuer un peu sur le sujet  - c'est la lumière jaune - mais sans aller plus loin. Enfin dans d'autres cas, ce sera l’occasion de parler plus à fond de ce qui les fait vivre -  c'est la lumière verte - et ainsi de témoigner de l’Évangile et de devenir des disciples-missionnaires comme le souhaite le pape François.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de la visite de Jésus dans son village de Nazareth est pour nous l’occasion de reconnaître que son enseignement vient de Dieu. Il est l’Envoyé de Dieu parmi nous. C'est pourquoi, nous pouvons le suivre avec confiance malgré les questionnements, les doutes parfois qui nous envahissent, car il n'est pas facile aujourd’hui d’affirmer qu’on est croyants et disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette Messe nous aide à être de plus en plus convaincus de ce que nous avons reçu en étant baptisés dans la foi en Jésus-Christ vivant et ressuscité. On voit Jésus ici ce matin parcourant les chemins des villages de Galilée. Il parcourt encore nos chemins et il nous dit le même message à savoir que Dieu a tellement aimé le monde qu'Il nous a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle (cf. Jean 6, 12).       <br />
              <br />
       C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       2 juillet 2024<!-- Reprise avec correction de l'homélie du 2 juillet 2015 et 3 juillet 2018]i-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602253-57034175.jpg?v=1620652955" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année B : « Sans s’imposer »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est une engeance de rebelles ! Qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ! » (Ez 2, 2-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           l’esprit vint en moi        <br />
       et me fit tenir debout.        <br />
       J’écoutai celui qui me parlait.        <br />
           Il me dit :       <br />
       « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël,        <br />
       vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi.        <br />
       Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères        <br />
       se sont soulevés contre moi.        <br />
           Les fils ont le visage dur,        <br />
       et le cœur obstiné ;        <br />
       c’est à eux que je t’envoie.        <br />
       Tu leur diras :        <br />
       ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu...’        <br />
           Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas        <br />
       – c’est une engeance de rebelles ! –        <br />
       ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)       <br />
       R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,       <br />
       attendent sa pitié. (cf. Ps 122, 2)       <br />
              <br />
       Vers toi j’ai les yeux levés,       <br />
       vers toi qui es au ciel,       <br />
       comme les yeux de l’esclave       <br />
       vers la main de son maître.       <br />
              <br />
       Comme les yeux de la servante       <br />
       vers la main de sa maîtresse,        <br />
       nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,       <br />
       attendent sa pitié.       <br />
              <br />
       Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :       <br />
       notre âme est rassasiée de mépris.       <br />
       C’en est trop, nous sommes rassasiés        <br />
           du rire des satisfaits,       <br />
       du mépris des orgueilleux !       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Je mettrai ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure » (2 Co 12,7-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           les révélations que j’ai reçues       <br />
       sont tellement extraordinaires        <br />
       que, pour m’empêcher de me surestimer,        <br />
       j’ai reçu dans ma chair une écharde,        <br />
       un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,        <br />
       pour empêcher que je me surestime.        <br />
           Par trois fois,        <br />
       j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.        <br />
           Mais il m’a déclaré :        <br />
       « Ma grâce te suffit,        <br />
       car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »        <br />
       C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses,        <br />
       afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.        <br />
           C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ        <br />
       les faiblesses, les insultes, les contraintes,        <br />
       les persécutions et les situations angoissantes.        <br />
       Car, lorsque je suis faible,        <br />
       c’est alors que je suis fort.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia.   (Lc 4, 18ac)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus se rendit dans son lieu d’origine,        <br />
       et ses disciples le suivirent.        <br />
           Le jour du sabbat,        <br />
       il se mit à enseigner dans la synagogue.        <br />
       De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :        <br />
       « D’où cela lui vient-il ?        <br />
       Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,        <br />
       et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?        <br />
           N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,        <br />
       et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?        <br />
       Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »        <br />
       Et ils étaient profondément choqués à son sujet.        <br />
           Jésus leur disait :        <br />
       « Un prophète n’est méprisé que dans son pays,        <br />
       sa parenté et sa maison. »        <br />
           Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;        <br />
       il guérit seulement quelques malades        <br />
       en leur imposant les mains.        <br />
           Et il s’étonna de leur manque de foi.        <br />
       Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602253-57034174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Sans-s-imposer_a1184.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78602229</guid>
   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 4, 35-41) : « La tempête apaisée : un évènement qui ouvre les yeux »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 23 juin 2024. Textes : Job 38, 1.8-11, 2 Corinthiens 5, 14-17 et Marc 4, 35-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78602229-57034170.jpg?v=1618255587" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 4, 35-41) : « La tempête apaisée : un évènement qui ouvre les yeux »" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 4, 35-41) : « La tempête apaisée : un évènement qui ouvre les yeux »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez peut-être déjà fait une expérience spéciale qui vous a laissé une leçon comme, par exemple, éviter un accident d’auto ou encore vivre un conflit avec quelqu’un. Par la suite, vous vous êtes dit en laissant tomber l’émotion et en y repensant, « il y a quelque chose à retenir pour moi là-dedans ». C’était toute une expérience vécue, mais c’est aussi pour vous un enseignement.       <br />
              <br />
       Hé bien! dans l’épisode de la tempête apaisée racontée par saint Marc,  pour les disciples c’est un peu la même chose. Ils se rappellent, après la mort de Jésus un événement qui a été marquant pour eux. Ils le racontent autour d’eux parce qu’ils ont réalisé qu’il s’agissait là non seulement d’une expérience où ils avaient été mal pris sur le lac, mais parce qu’il y avait là quelque chose d'autre à retenir, que c’était pour eux un enseignement sur Jésus.         <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Il s’est fait homme </span>       <br />
              <br />
       Quel est cet enseignement que nous avons à retenir de cet épisode de la vie de Jésus ? C’est celui que nous retrouvons dans le <span style="font-style:italic">Je crois en Dieu</span> (le <span style="font-style:italic">Credo</span>) que nous proclamons chaque dimanche :  «  Jésus est en même temps Dieu et homme ».        <br />
              <br />
       Ici dans la première partie du texte, le côté humain de Jésus ressort bien. Sa nature divine ne paraît pas. Il est entièrement homme. Il a les mêmes réactions que nous. Après une journée de prédication, le soir venu, Il est fatigué.  il s’éloigne de la  foule. Il cherche un peu de repos. Il dort sur le coussin à l’arrière du bateau conduit par les apôtres pour se rendre sur l’autre rive. Les vagues et la tempête qui surviennent ne réussissent pas à le réveiller tellement il dort profondément. Ce sont ses disciples qui doivent lui crier dans les oreilles. Il se réveille.       <br />
              <br />
       Vous voyez, Jésus est bien comme nous tous. Il n’échappe pas aux réalités de la vie ordinaire et courante. Il est vraiment un humain. C’est ce que nous dit le mystère de l’Incarnation. Dieu est venu parmi nous, comme un homme en tout semblable à nous. « Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme » dit le symbole (le credo ou le  « Je crois en Dieu » ) de Nicée-Constantinople.       <br />
              <br />
       C’est une grâce extraordinaire de pouvoir toucher et voir Jésus comme l’ont fait les apôtres, de manger avec lui …mais c’est une plus grande grâce encore de découvrir son côté divin.       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu</span>       <br />
              <br />
       C’est ce que révèle la réaction de Jésus lorsqu’Il est réveillé par les disciples. Sa réaction va les surprendre au plus haut point, car Jésus est beaucoup plus qu’un agréable compagnon, qu’un bon prédicateur, qu’un guérisseur, il est le Fils de Dieu.       <br />
              <br />
       Lorsque Jésus se réveille que fait-il? Il agit comme Dieu lui-même aurait agi. Il se fait le maître du vent et de la mer. Il leur commande « Silence ». Les flots se calment et la tempête est apaisée. C'est le Fils de Dieu qui parle.       <br />
              <br />
       La réaction des disciples en est une de de surprise totale : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent? » se demandent-ils. En effet, Jésus n’agit pas ici comme un homme ordinaire. Il ne fait pas seulement invoquer la puissance de Dieu, mais il exerce celle-ci. La puissance de Dieu se manifeste en lui.  Cela est au cœur de la prédication de Jésus qui ne cesse de rappeler qu’il ne parle pas de lui-même seulement, qu’il ne cherche pas sa volonté, mais qu’il vient de la part de Dieu pour sauver le monde, rapprocher l’humanité de Dieu, le Père de tous. Comme le dit le credo de Nicée-Constantinople : « Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».  « Moi et le Père nous sommes uns, tout ce qui est à Lui est à moi » <span style="font-style:italic">(Jean</span> 10, 30) dit Jésus dans l’évangile de saint Jean.        <br />
              <br />
       Mais parce que Jésus est vraiment humain en tout, la puissance de Dieu qui est en lui reste cachée. Elle ne se révèle pas à tous. Elle se révèle à ceux et celles qui s’approchent de Jésus par le cœur, dans foi, ceux et celles qui vont au-delà des apparences. Ainsi l’apôtre Pierre le proclamera au nom de tous en disant à Jésus qui demande un jour aux disciples « Pour vous qui suis-je ? » « Tu es le Christ Sauveur, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui répondra alors : « Ce n’est pas la chair et le sang qui te font dire cela, mais mon Père qui est dans les cieux» (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 16, 16-17)       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous faisons l’expérience de Jésus qui semble dormir… dans le monde, dans l’Église, en nous. Et pourtant, il est là toujours présent et puissant pour nous sauver comme le dit saint Paul au début de l’épître aux Romains (<span style="font-style:italic">Romains</span> 1, 4-5). C’est notre foi qui est sollicitée, qui a besoin de s’aviver, de se réveiller.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités aujourd’hui à devenir des personnes chercheuses de Dieu, des hommes et des femmes qui se laissent préoccuper par le message et la personne de Jésus, qui se convertissent de jour en jour. Les épreuves, les échecs, les pauvretés comme les vagues de la mer ne peuvent arrêter la puissance du Christ ressuscité toujours vivant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est une assurance et une espérance que portent les disciples de Jésus que nous sommes et à chaque Eucharistie, nous le proclamons en partageant le pain et le vin devenus son Corps et son Sang. Dans cette messe qui est le repas du Seigneur, prenons le temps de nous asseoir avec Jésus, et de le découvrir de plus en plus au cœur de notre vie comme celui qui est la porte et le chemin vers Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       18  juin 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 21 juin 2015 et 15  juin 2021-->        <br />
              <br />
       <b>Symbole de Nicée-Constantinople</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Le symbole de Nicée est une profession de foi chrétienne (credo) qui en résume les points fondamentaux. Il fut promulgué lors du concile de Nicée de 325 et complété lors du concile de Constantinople de 381. Cette profession de foi est parfois appelée « symbole de Nicée-Constantinople ».       <br />
              <br />
              <br />
       La traduction officielle en français utilisée dans la liturgie catholique est la suivante :       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible.       <br />
              <br />
        Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.        <br />
              <br />
       Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin.       <br />
              <br />
        Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » (Jb 38, 1.8-11)       <br />
       Lecture du livre de Job       <br />
              <br />
       Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :       <br />
       « Qui donc a retenu la mer avec des portes,       <br />
       quand elle jaillit du sein primordial ;       <br />
       quand je lui mis pour vêtement la nuée,       <br />
       en guise de langes le nuage sombre ;       <br />
       quand je lui imposai ma limite,       <br />
       et que je disposai verrou et portes ?       <br />
       Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici !       <br />
       tu n’iras pas plus loin,       <br />
       ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (106 (107), 21a.22a.24, 25-26a.27b, 28-29, 30-31)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (106, 1)       <br />
              <br />
       Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,       <br />
       qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce,       <br />
       ceux qui ont vu les œuvres du Seigneur       <br />
       et ses merveilles parmi les océans.       <br />
              <br />
       Il parle, et provoque la tempête,       <br />
       un vent qui soulève les vagues :       <br />
       portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes,       <br />
       leur sagesse était engloutie.       <br />
              <br />
       Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,       <br />
       et lui les a tirés de la détresse,       <br />
       réduisant la tempête au silence,       <br />
       faisant taire les vagues.       <br />
              <br />
       Ils se réjouissent de les voir s’apaiser,       <br />
       d’être conduits au port qu’ils désiraient.       <br />
       Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,       <br />
       de ses merveilles pour les hommes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 14-17)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       l’amour du Christ nous saisit       <br />
       quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,       <br />
       et qu’ainsi tous ont passé par la mort.       <br />
       Car le Christ est mort pour tous,       <br />
       afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,       <br />
       mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.       <br />
       Désormais nous ne regardons plus personne       <br />
       d’une manière simplement humaine :       <br />
       si nous avons connu le Christ de cette manière,       <br />
       maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.       <br />
       Si donc quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (c)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Un grand prophète s’est levé parmi nous,       <br />
       et Dieu a visité son peuple.       <br />
       Alléluia. (Lc 7, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Toute la journée,       <br />
       Jésus avait parlé à la foule.       <br />
       Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :       <br />
       « Passons sur l’autre rive. »       <br />
       Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,       <br />
       dans la barque,       <br />
       et d’autres barques l’accompagnaient.       <br />
       Survient une violente tempête.       <br />
       Les vagues se jetaient sur la barque,       <br />
       si bien que déjà elle se remplissait.       <br />
       Lui dormait sur le coussin à l’arrière.       <br />
       Les disciples le réveillent et lui disent :       <br />
       « Maître, nous sommes perdus ;       <br />
       cela ne te fait rien ? »       <br />
       Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :       <br />
       « Silence, tais-toi ! »       <br />
       Le vent tomba,       <br />
       et il se fit un grand calme.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Pourquoi êtes-vous si craintifs ?       <br />
       N’avez-vous pas encore la foi ? »       <br />
       Saisis d’une grande crainte,       <br />
       ils se disaient entre eux :       <br />
       « Qui est-il donc, celui-ci,       <br />
       pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78602229-57034170.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-4-35-41-La-tempete-apaisee-un-evenement-qui-ouvre-les-yeux_a1182.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78601875</guid>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <pubDate>Tue, 28 May 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 2 juin 2024. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601875-57034075.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       On retrouve tout cela dans le repas de Jésus. Et il y a plus. Dans le « Faites ceci en mémoire de moi » que Jésus prononce,   Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est lui qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et ainsi, Jésus est vraiment là, présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains églises, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivi, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 mai 2024       <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018 et 1 juin 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601875-57034075.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78601745</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »</title>
   <pubDate>Tue, 09 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 14 avril 2024. Textes: Actes 3, 13-15.17-19, 1 Jean 2, 1-5a et Luc 24, 35-48.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601745-57034027.jpg?v=1614626775" alt="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »" title="Homélie pour le 3e dimanche de Pâques Année B « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »" />
     </div>
     <div>
      Il y dans les lectures de ce dimanche une admirable leçon pour le profit de notre vie chrétienne. Cette leçon nous est donnée par la prédication des apôtres dans les premières communautés chrétiennes et par les paroles de Jésus qu’ils ont retenues à l’effet de se référer toujours aux Écritures pour comprendre quelque chose dans ce qui se passait. C’est ce que les apôtres firent après la Pentecôte, c’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi.       <br />
              <br />
       Commençons par regarder agir les apôtres premiers témoins de la résurrection de Jésus. La première lecture nous donne le témoignage de saint Pierre.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La prédication de Pierre</span>       <br />
              <br />
       La première lecture illustre parfaitement la nécessaire référence aux Écritures que je viens de souligner. Toute la prédication de Pierre qui nous est rapportée est remplie de ce lien entre ce qui se passe ou s’est passé et les paroles données par Dieu par les prophètes au cours de l’histoire du peuple d’Israël, le peuple avec qui Dieu a fait la première alliance.       <br />
              <br />
       Pierre annonce qu’une nouvelle alliance s’est conclue dans le sang versé de Jésus. « Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait. »       <br />
              <br />
       Les paroles de Pierre sont très dures pour les juifs qui ont laissé tomber la première alliance en refusant d’en suivre l’aboutissement en Jésus, le Messie promis. « Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier. Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins. »       <br />
              <br />
       On peut comprendre que cette réalité d’un Messie souffrant était difficile à accepter pour les contemporains de Jésus qui attendait un libérateur et nouveau David. Mais, Pierre leur donne la preuve que c’est bien Jésus qui est le Messie attendu, car le Père l’a relevé de la mort, l’a ressucité pour le salut de tous. Sa mission comme l’expliquera plus tard la Lettre de saint Jean dont nous avons lu un passage il y a un instant est celle du pardon des péchés : «  Jésus Christ, le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement des nôtres, mais encore de ceux du monde entier. »       <br />
              <br />
       On ne comprend rien à la résurrection de Jésus si on ne la met pas en relation avec cette mission de Rédempteur que Dieu a confiée à Jésus. Jésus manifeste une obéissance totale à Dieu qui lui fait porter les péchés de ses frères et sœurs devant le Père et obtenir pour eux le pardon et la réconciliation. Et c’est pour cette raison que  la gloire de la résurrection ne peut se séparer de son obéissance totale au Père qui réconcilie le monde avec Lui.         <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais on est un peu déconcerté par la teneur de cette mission de Jésus et pourtant c’est ainsi que Dieu a voulu se manifester pleinement pour réconcilier le monde avec lui. En réponse aux promesses de la première Alliance, Jésus vient les accomplir et les rendre définitives. Désormais, en lui l’humanité est réconciliée avec Dieu.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La foi en la résurrection </span>       <br />
              <br />
       Notre foi en la résurrection de Jésus ne peut se focaliser sur le côté inexplicable humainement de celle-ci. Elle se doit d’entrer dans le mouvement dont elle est l’aboutissement. En effet, elle est le fruit d’un long périple de Dieu avec son peuple et avec toute l’humanité. C’est ce périple qui nous est raconté dans les Écritures.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi Jésus dans cette apparition aux disciples que nous raconte saint Luc dans l’extrait de son évangile  qu’on vient de lire met les points sur les i.  « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »        <br />
              <br />
       Jésus Ressuscité ne se contente pas d’un rappel. Il échange, longuement, peut-on penser, avec eux. « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures ». Nous y sommes. Leur foi et la nôtre ne peuvent se passer de cette source essentielle que sont les Écritures.        <br />
              <br />
       Les apparitions de Jésus après la résurrection, comme celle-ci et celle aux disciples d’Emmaüs, n’ont d’autre but que de faire vivre aux disciples la continuité du plan de Dieu qui s’accomplit devant leurs yeux. Forts de cette expérience, les disciples sont invités par Jésus Ressuscité à la partager jusqu’aux confins du monde. « À vous d’en être les témoins » leur dit-il.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’application de ces lectures à notre vie aujourd’hui est facile. Nous sommes les héritiers des premiers disciples comme les chrétiens auxquels s’adressaient saint Luc. Nous cherchons comme eux à incarner notre foi en Jésus en le reconnaissant comme le Seigneur de nos vies.       <br />
              <br />
       Notre cheminement peut être assez lent, il peut prendre des directions inappropriées parfois, mais permettons  à l’Esprit de nous accompagner sur  notre route de croyants. Le monde où nous vivons a besoin d’entendre encore ce message d’amour de Dieu pour l’humanité qui est le cœur de la première Alliance et de l’Alliance nouvelle en Jésus.       <br />
              <br />
       La Lettre de Jean lue en deuxième lecture décrit notre action en quelques mots : «  Gardons ses commandements ». Cette belle lettre les résumera avec raison dans le seul et unique commandement qui est le « aimez-vous les uns les autres » en disant « Si quelqu’un dit : ‘J’aime Dieu’, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas ». (I Jean 4, 20)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce beau dimanche demandons au Seigneur de mettre dans notre cœur l’amour qui a habité Jésus, un amour plus grand que notre cœur, un amour débordant de gestes et de paroles attentives aux autres. Ainsi nous vivrons comme des personnes ressuscitées, nées à une vie nouvelle dans le Christ. Nous laisserons celle-ci  nous animer en fréquentant les Écritures et les Sacrements de l’Église.       <br />
              <br />
       C’est ce que nous faisons à chaque dimanche en partageant la  Table de la Parole et la Table du Pain dans la célébration de l’Eucharistie en union avec nos frères et sœurs du monde entier.  Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise de celle du 15 avril 2021 -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce qui s’avère décisif pour rencontrer le Ressuscité, c’est la relecture d’expérience à la lumière des textes sacrés. Il s’agit de donner sens à des événements fondateurs selon les modalités proposées par Jésus lui-même. Une plongée dans le Premier Testament (l'Ancien Testament) s’avère indispensable. </span>       <br />
              <br />
       L'abbé Alain Faucher, bibliste professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval à Québec, dans le <span style="font-style:italic">Feuillet biblique</span>, no 2707.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--pape Fançois au Regina caeli le 18 avril 2021       <br />
              <br />
       Ce passage de l’Évangile est caractérisé par trois verbes très concrets, qui reflètent en un certain sens notre vie personnelle et communautaire : regarder, toucher et manger. Trois actions qui peuvent donner la joie d’une vraie rencontre avec Jésus vivant.       <br />
              <br />
       en résumé le regard, la proximité et le contac       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Résurrection manifestation de gloire mais aussi de réconciliation de rédemption de pardon Jésus Christ, le Juste.       <br />
              <br />
       C’est lui qui, par son sacrifice,       <br />
       obtient le pardon de nos péchés,       <br />
       non seulement des nôtres,       <br />
       mais encore de ceux du monde entier.       <br />
              <br />
       Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé       <br />
       par la bouche de tous les prophètes :       <br />
       que le Christ, son Messie, souffrirait.       <br />
              <br />
       Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu       <br />
       pour que vos péchés soient effacés.        <br />
              <br />
       « Voici les paroles que je vous ai dites       <br />
       quand j’étais encore avec vous :       <br />
       “Il faut que s’accomplisse       <br />
       tout ce qui a été écrit à mon sujet       <br />
       dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »       <br />
       Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.       <br />
              <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
        (Ac 3, 13-15.17-19)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là, devant le peuple, Pierre prit la parole :       <br />
       « Hommes d’Israël,       <br />
       le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,       <br />
       le Dieu de nos pères,       <br />
       a glorifié son serviteur Jésus,       <br />
       alors que vous, vous l’aviez livré,       <br />
       vous l’aviez renié en présence de Pilate       <br />
       qui était décidé à le relâcher.       <br />
       Vous avez renié le Saint et le Juste,       <br />
       et vous avez demandé       <br />
       qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.       <br />
       Vous avez tué le Prince de la vie,       <br />
       lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       nous en sommes témoins.       <br />
       D’ailleurs, frères, je sais bien       <br />
       que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.       <br />
       Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé       <br />
       par la bouche de tous les prophètes :       <br />
       que le Christ, son Messie, souffrirait.       <br />
       Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu       <br />
       pour que vos péchés soient effacés. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (4, 2, 4.7, 9)       <br />
       R/ Sur nous, Seigneur,       <br />
       que s’illumine ton visage !       <br />
       ou : Alléluia ! (4, 7b)       <br />
              <br />
       Quand je crie, réponds-moi,       <br />
       Dieu, ma justice !       <br />
       Toi qui me libères dans la détresse,       <br />
       pitié pour moi, écoute ma prière !       <br />
              <br />
       Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,       <br />
       le Seigneur entend quand je crie vers lui.       <br />
       Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »       <br />
       Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !       <br />
              <br />
       Dans la paix moi aussi,       <br />
       je me couche et je dors,       <br />
       car tu me donnes d’habiter, Seigneur,       <br />
       seul, dans la confiance.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est lui qui obtient le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-5a)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Mes petits enfants,       <br />
       je vous écris cela pour que vous évitiez le péché.       <br />
       Mais si l’un de nous vient à pécher,       <br />
       nous avons un défenseur devant le Père :       <br />
       Jésus Christ, le Juste.       <br />
       C’est lui qui, par son sacrifice,       <br />
       obtient le pardon de nos péchés,       <br />
       non seulement des nôtres,       <br />
       mais encore de ceux du monde entier.       <br />
       Voici comment nous savons que nous le connaissons :       <br />
       si nous gardons ses commandements.       <br />
       Celui qui dit : « Je le connais »,       <br />
       et qui ne garde pas ses commandements,       <br />
       est un menteur :       <br />
       la vérité n’est pas en lui.       <br />
       Mais en celui qui garde sa parole,       <br />
       l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
              <br />
       « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !       <br />
       Que notre cœur devienne brûlant       <br />
       tandis que tu nous parles.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 24, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les disciples qui rentraient d’Emmaüs       <br />
       racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons       <br />
       ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
       Comme ils en parlaient encore,        <br />
       lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Saisis de frayeur et de crainte,       <br />
       ils croyaient voir un esprit.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Pourquoi êtes-vous bouleversés ?       <br />
       Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?       <br />
       Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !       <br />
       Touchez-moi, regardez :       <br />
       un esprit n’a pas de chair ni d’os       <br />
       comme vous constatez que j’en ai. »       <br />
       Après cette parole,       <br />
       il leur montra ses mains et ses pieds.       <br />
       Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,       <br />
       et restaient saisis d’étonnement.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »       <br />
       Ils lui présentèrent une part de poisson grillé       <br />
       qu’il prit et mangea devant eux.       <br />
       Puis il leur déclara :       <br />
       « Voici les paroles que je vous ai dites       <br />
       quand j’étais encore avec vous :       <br />
       “Il faut que s’accomplisse       <br />
       tout ce qui a été écrit à mon sujet       <br />
       dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »       <br />
       Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
       et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés, à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
       À vous d’en être les témoins. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601745-57034027.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Alors-il-ouvrit-leur-intelligence-a-la-comprehension-des-Ecritures_a1171.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-77063531</guid>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <pubDate>Tue, 19 Mar 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 mars 2024. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/77063531-55904525.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification.        <br />
              <br />
       L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions . Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication.        <br />
              <br />
       Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ... ». L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018 et 23 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/77063531-55904525.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-77063329</guid>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »</title>
   <pubDate>Tue, 27 Feb 2024 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 3 mars 2024. Textes: Exode 20, 1-17, 1 Colossiens 1, 22-25 et Jean 2, 13-25.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/77063329-55904459.jpg?v=1609770914" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année B  « Ils se rappelèrent...et ils crurent »" />
     </div>
     <div>
      Un ami devenu champion de gymnastique sur barre fixe me disait que pendant sa période de compétition son corps était toute sa vie. Tout tournait autour de son corps : entrainement, alimentation, connaissances, études, repos, relations etc. J’ai pensé à ce fait en entendant aujourd’hui Jésus parler de son corps comme d’un sanctuaire qui remplacerait le sanctuaire du Temple de Jérusalem.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Retour sur la scène de l’expulsion des vendeurs du Temple</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’expulsion des vendeurs du Temple qui vient d’être racontée est l’une des plus violentes dans la vie de Jésus. On peut dire avec justesse que Jésus fait ici une « sainte colère ». Son ardeur et ses gestes ne trompent pas. Il renverse les tables, il disperse les animaux pour les sacrifices, il interpelle les personnes présentes.       <br />
              <br />
       Pour comprendre cette interpellation où il dit que les vendeurs de toutes sortes ont profané la Maison du Seigneur, il faut se rappeler que le Temple de Jérusalem qui avait remplacé la Tente du désert où se trouvait l’Arche de l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël était un lieu sacré. Sa partie la plus secrète qu’on appelait le Saint des Saints abritait la présence de Dieu. Seul le Grand-Prêtre pouvait entrer dans ce Saint des Saints une fois par année. Ainsi le Temple de Jérusalem où se rassemblaient les foules avait comme mission de conserver dans son centre la présence même de Dieu. Jésus dénonce ce qu’on en a fait en disant « Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ».       <br />
              <br />
       Pour Jésus le Temple de Jérusalem est une image, une figure,  qui disparaîtra. <!--Le vrai temple, dit-il, c’est son corps à lui qui ressuscitera après trois jours--> « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai ». À l'écoute de cette parole la méprise des assistants est totale. Ils se rappellent les travaux de construction qui ont duré 46 ans. Les paroles de Jésus apparaissent comme des paroles en l’air, les propos d’un exalté qu’on déclasse en partant.        <br />
              <br />
       « Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » Le vrai temple c’est son corps ressuscité. Les premiers chrétiens après la résurrection ont compris le sens profond des paroles de Jésus. « Ils se rappelèrent et ils crurent ».        <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Mais lui parlait du sanctuaire de son corps </span>       <br />
              <br />
       Il n’est pas anodin que, d’entrée de jeu dans les premières pages de son évangile, saint Jean nous place devant ce qui est la révélation fondamentale du Nouveau Testament : Dieu n’est plus dans un temple de pierre bâti de main d’homme, car il s'est manifesté dans le corps d’un humain, né d’une femme, Jésus de Nazareth. Cette condition humaine va permettre au Fils de Dieu fait homme de donner par sa mort un sens nouveau à l’aventure humaine.        <br />
              <br />
       Le récit de l’expulsion des vendeurs du Temple permet d'éclairer la prédication de Jésus d’un bout à l’autre, en particulier le fameux <span style="font-style:italic">discours sur le Pain de vie</span> au chapitre 6 où Jésus après la multiplication des pains annonce que son Corps est une vraie nourriture pour ses disciples (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 55).       <br />
              <br />
       Les disciples de Jésus et les apôtres comprendront petit à petit que cet homme bien en chair n'est pas un substitut de Dieu, il est Dieu parmi nous. Sans la chair, il n’y a pas d’Incarnation. La Lettre aux Hébreux le dit fort bellement : « Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché’ ; alors, j’ai dit : ‘Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté…’  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes ».  (<span style="font-style:italic">Hébreux </span>10, 5-7.10)        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode de l’expulsion des marchands au Temple de Jérusalem qui ne manque pas de couleur recèle une valeur et une richesse remarquables comme  nous avons pu le constater. Il ne faut surtout pas le réduire à une crise de colère de Jésus et faire de lui une manière d’activiste avant la lettre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le geste de Jésus dénonce des façons de faire qu’il abhorre. Mais les premières communautés chrétiennes ont surtout retenu que Jésus voyait la fin et la disparition  d’un monde déphasé et d’une religion de préceptes éreintants, et qu’il proposait une nouvelle façon de rejoindre Dieu où c’est lui dans son humanité habitée par la présence de Dieu lui-même, lui le Verbe incarné, qui ouvrait la voie vers Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus propose ainsi un chemin qui libère ses frères et sœurs des lourdeurs et des limites des temples faits de main d’homme et des prescriptions de la Loi de Moïse dont nous parle la première lecture, prescriptions que Jésus ne détruit pas mais qu'il accomplit parfaitement dans son obéissance totale au Père qui le conduit à donner sa vie pour ses frères et soeurs. Les premiers chrétiens s’en réjouissaient. Avec fierté,  comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, ils proclamaient « un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. »       <br />
              <br />
       Cet enseignement est fondamental pour notre foi, et des plus importants, pour notre préparation à Pâques. Dans le Carême de cette année, en effet, nous sommes invités à approfondir le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Les textes choisis par l’Église veulent nous guider vers les réalités essentielles de notre foi en Jésus qui n’est pas seulement un grand personnage, une inspiration pour les gens, même les non-chrétiens comme Gandhi, mais qui est  le Fils de Dieu incarné dans un corps humain, Jésus de Nazareth, le fils de Marie, le Sauveur de l'humanité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       On pourrait dire de Jésus ce que mon ami disait de sa période de compétition en gymnastique :  son  « corps »  est tout pour Lui. Sans son « corps » pas d'incarnation du Fils de Dieu, son « corps » est le nouveau Temple où Dieu habite.         <br />
              <br />
       Et ce « corps »,  pouvons-nous  ajouter, est aussi tout pour nous, car le Jeudi Saint en mémoire de sa mort et de sa résurrection, Jésus nous a donné son Corps et son Sang sous les signes du Pain et du Vin consacrés comme moyen par excellence de le suivre et d’aller à Dieu.        <br />
              <br />
       Nous recevons ce Corps et ce Sang ensemble en communauté où nous formons le Corps du Christ qui est l’Église dont le Christ est la Tête et dont nous sommes les membres.  En recevant dans la communion le Corps de Jésus nous sommes projetés au-delà de nos élans personnels dans l’élan toujours nouveau de l’Amour de Dieu pour l’humanité. C’est le but de chacune de nos messes dominicales.       <br />
              <br />
       Laissons cet élan d’Amour nous pénétrer ce matin et recevons dans la foi et avec cœur le Corps du Christ au moment de la communion.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 février 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie 2 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 27 février 2018-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du Carême Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La Loi fut donnée par Moïse (Ex 20, 1-17)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là, sur le Sinaï,       <br />
       Dieu prononça toutes les paroles que voici :       <br />
       « Je suis le Seigneur ton Dieu,       <br />
       qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
       Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.       <br />
       Tu ne feras aucune idole,       <br />
       aucune image de ce qui est là-haut       <br />
       dans les cieux,       <br />
       ou en bas sur la terre,       <br />
       ou dans les eaux par-dessous la terre.       <br />
       Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,       <br />
       pour leur rendre un culte.       <br />
       Car moi, le Seigneur ton Dieu,       <br />
       je suis un Dieu jaloux :       <br />
       chez ceux qui me haïssent,       <br />
       je punis la faute des pères sur les fils,       <br />
       jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;       <br />
       mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,       <br />
       je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.       <br />
       Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,       <br />
       car le Seigneur ne laissera pas impuni       <br />
       celui qui invoque en vain son nom.       <br />
              <br />
       Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.       <br />
       Pendant six jours tu travailleras       <br />
       et tu feras tout ton ouvrage ;       <br />
       mais le septième jour est le jour du repos,       <br />
       sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :       <br />
       tu ne feras aucun ouvrage,       <br />
       ni toi, ni ton fils, ni ta fille,       <br />
       ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,       <br />
       ni l’immigré qui est dans ta ville.       <br />
       Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,       <br />
       la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,       <br />
       mais il s’est reposé le septième jour.       <br />
       C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat       <br />
       et l’a sanctifié.       <br />
              <br />
       Honore ton père et ta mère,       <br />
       afin d’avoir longue vie       <br />
       sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre.       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
       Tu ne commettras pas de vol.       <br />
       Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.       <br />
       Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;       <br />
       tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,       <br />
       ni son serviteur, ni sa servante,       <br />
       ni son bœuf, ni son âne :       <br />
       rien de ce qui lui appartient. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Seigneur, tu as les paroles       <br />
       de la vie éternelle. (Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les hommes, mais pour ceux que Dieu appelle, il est sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-25)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,       <br />
       et que les Grecs recherchent une sagesse,       <br />
       nous, nous proclamons un Messie crucifié,       <br />
       scandale pour les Juifs,       <br />
       folie pour les nations païennes.       <br />
       Mais pour ceux que Dieu appelle,       <br />
       qu’ils soient juifs ou grecs,       <br />
       ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.       <br />
       Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,       <br />
       et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Comme la Pâque juive était proche,       <br />
       Jésus monta à Jérusalem.       <br />
       Dans le Temple, il trouva installés       <br />
       les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,       <br />
       et les changeurs.       <br />
       Il fit un fouet avec des cordes,       <br />
       et les chassa tous du Temple,       <br />
       ainsi que les brebis et les bœufs ;       <br />
       il jeta par terre la monnaie des changeurs,       <br />
       renversa leurs comptoirs,       <br />
       et dit aux marchands de colombes :       <br />
       « Enlevez cela d’ici.       <br />
       Cessez de faire de la maison de mon Père       <br />
       une maison de commerce. »       <br />
       Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :       <br />
       L’amour de ta maison fera mon tourment.       <br />
       Des Juifs l’interpellèrent :       <br />
       « Quel signe peux-tu       <br />
       nous donner       <br />
       pour agir ainsi ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Détruisez ce sanctuaire,       <br />
       et en trois jours je le relèverai. »       <br />
       Les Juifs lui répliquèrent :       <br />
       « Il a fallu quarante-six       <br />
       ans pour bâtir ce sanctuaire,       <br />
       et toi, en trois jours tu le relèverais ! »       <br />
       Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.       <br />
              <br />
       Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,       <br />
       ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;       <br />
       ils crurent à l’Écriture       <br />
       et à la parole que Jésus avait dite.       <br />
       Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,       <br />
       beaucoup crurent en son nom,       <br />
       à la vue des signes qu’il accomplissait.       <br />
       Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,       <br />
       parce qu’il les connaissait tous       <br />
       et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;       <br />
       lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/77063329-55904459.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Ils-se-rappelerent-et-ils-crurent_a1165.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-74927215</guid>
   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Oct 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 15 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. Séminaire de Québec. Textes : Isaïe 25, 6-10a, Philippiens 4, 12-14.19-20 et Mathieu 22, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/74927215-52310401.jpg?v=1693928213" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »" />
     </div>
     <div>
      Quelle belle image que cette image d’un banquet de noces ! Jésus sait utiliser des situations qui rejoignent les personnes qui l'écoutent et qui nous rejoignent nous aussi aujourd’hui. En effet, qui n’a pas de beaux souvenirs de moments passés autour d’une table avec des proches à déguster des mets appréciés, à boire un bon vin et à partager dans la joie et la fraternité. La première lecture note la qualité du menu du festin que Dieu prépare pour tous les peuples et ne ménage pas les qualificatifs : « viandes succulentes » et « vins décantés ».        <br />
              <br />
       Après avoir entendu l'évangile de ce dimanche, on n’a  pas de misère à entrer dans l’histoire racontée par Jésus et il est facile de l’actualiser. Le Roi qui célèbre les noces de son fils c’est Dieu et le fils c’est Jésus. Pour notre bénéfice spirituel en cette rencontre dominicale où nous nous retrouvons réunis autour de la Parole et du Pain dans cette Eucharistie qui nous rassemble en Église, j'ai retenu trois points qui se dégagent de cette parabole.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Une déception du Roi</span>       <br />
              <br />
       Voici le premier point qui ma frappé : ce sont les propos du Roi qui, on le voit bien, vit  une certaine frustration, une déception.  C’est ce qui est ressorti en premier lieu de ma méditation sur ce texte. Les premiers invités se défilent et s'en vont « l'un à son champ, l'autre à son commerce » et les autres s'attaquent aux serviteurs, les maltraitent et même les tuent.       <br />
              <br />
       L’histoire racontée ici se situe à la fin du ministère de Jésus. Elle reflète une forme d’échec, apparent du moins, de la prédication de Jésus. Malgré les foules qui le suivent et courent l’entendre, ses contemporains, en majorité, restent fermés. Leur cœur est endurci. Ils veulent bien l’entendre, mais peu s’engagent à le suivre tellement son message est dérangeant et exigeant.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus ne prêche nulle autre chose qu’un renversement de perspectives où ce ne sont plus les gestes extérieurs qui comptent mais l’amour au fond du cœur des petits et des humbles qui attendent tout de leur Père des cieux et se présentent ainsi revêtus, habillés, de ce que Jésus appellera à la fin de notre évangile le « vêtement de noces ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un invitation sans frontières</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point que j'ai retenu, c'est,   dans l’image des noces tels que décrits,  l’abondance des mets, leur qualité, leur variété pour indiquer que les appels de Dieu sont toujours généreux et sans limites. Le festin de noces est un moment de plénitude, de partage, de joie, ouvert à toutes les personnes invitées comme se doit de l’être le Royaume de Dieu.        <br />
               <br />
       S’il arrive que les invités ne répondent pas, le Roi - Dieu en l’occurrence - ne se laisse pas démonter : « Allez aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à  la noce » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 22, 9)       <br />
              <br />
       Voilà indiquée ici l’universalité du message de Jésus qui s’adresse à toute personne qui veut bien l’entendre, qui ne fait pas de distinctions de couleur, de sexe, d’origine etc.  C’est ce que saint Pierre et les premiers chrétiens finiront par bien comprendre,  ce dont témoigne ici l'évangile de saint Mathieu rédigé dans les premiers temps de l'Église.       <br />
              <br />
       Saint Pierre le saisit sous forme d’une vision qui est restée célèbre et que nous raconte le livre des <span style="font-style:italic"> Actes des Apôtres</span>. Saint Pierre, de tradition juive, était tiraillé à savoir si les nouveaux convertis venus du paganisme devaient suivre les usages juifs. Certains autour de lui le pensaient. La vision que saint Pierre a eu lui a montré qu’il fallait être ouverts à tous ces nouveaux convertis sans les obliger à suivre les usages juifs. Sous forme très imagée, saint Pierre voit dans un rêve toutes sortes de mets dont certains sont interdits aux juifs, et il entend cette parole « Prends et mange ».        <br />
              <br />
       Il comprend alors l’ouverture universelle du message de Jésus qui n’a pas été envoyé seulement au peuple d’Israël, mais à toutes les personnes de bonne volonté quelles que soient leurs horizons et leurs origines « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes » (<span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> 10, 21).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L'intrus parmi les invités</span>        <br />
               <br />
       En troisième lieu, dans cette parabole du festin de noces, j’ai été frappé par une apparente contradiction dans l’attitude du Roi. Le Roi qui représente Dieu invite tout le monde – « Allez à la croisées des chemins » - et pourtant, il s’insurge de la présence d’un invité. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas le « vêtement de noces ».       <br />
              <br />
       Qu’en est-il de cette contradiction apparente ?        <br />
              <br />
       Voici ma réponse. On peut penser que l’évangéliste saint Mathieu en ajoutant ce détail veut indiquer que pour devenir disciple de Jésus qui invite tout le monde, il y a quand même des exigences incontournables. Ces exigences sont celles d’une véritable conversion du cœur qui se manifeste dans les gestes et les agirs : une acceptation réelle et vraie de Jésus comme le Sauveur et le Seigneur de nos vies, une rencontre personnelle avec l’amour de Jésus qui nous sauve.        <br />
              <br />
       Voilà le « vêtement  de noces » qui faisait défaut à l’invité qui ne s’est pas habillé le cœur et qui en portera les conséquences.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du festin de noces termine une série de trois paraboles sur le Royaume de Dieu que l’évangile selon saint Mathieu présente avant que Jésus termine sa prédication à Jérusalem où il sera condamné à mourir sur une croix. Les deux autres paraboles que nous avons entendues ces derniers dimanches racontaient l’histoire du  père qui envoie ses deux fils pour travailler à sa vigne et celle des vignerons homicides.        <br />
              <br />
       Que ces enseignements de Jésus rejoignent notre cœur et non seulement notre intelligence afin que nous devenions de plus de véritables disciples de Jésus, des disciples-missionnaires, selon l’expression du pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique La joie de l’Évangile</span>  « appelés à offrir aux autres le témoignage explicite de l’amour salvifique du Seigneur, qui, bien au-delà de nos imperfections, nous donne sa proximité, sa Parole, sa force, et donne sens à notre vie ».  (numéro 121)        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 10 octobre 2017 et du6 octobre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur préparera un festin ; il essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur de l’univers       <br />
       préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,       <br />
       un festin de viandes grasses et de vins capiteux,       <br />
       un festin de viandes succulentes et de vins décantés.       <br />
           Sur cette montagne, il fera disparaître       <br />
       le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples       <br />
       et le linceul qui couvre toutes les nations.       <br />
           Il fera disparaître la mort pour toujours.       <br />
       Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,       <br />
       et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.       <br />
       Le Seigneur a parlé.       <br />
              <br />
           Et ce jour-là, on dira :       <br />
       « Voici notre Dieu,       <br />
       en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;       <br />
       c’est lui le Seigneur,       <br />
       en lui nous espérions ;       <br />
       exultons, réjouissons-nous :       <br />
       il nous a sauvés ! »       <br />
           Car la main du Seigneur       <br />
       reposera sur cette montagne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ J’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours. (Ps 22, 6cd)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi,       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 12-14.19-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je sais vivre de peu,       <br />
       je sais aussi être dans l’abondance.       <br />
       J’ai été formé à tout et pour tout :       <br />
       à être rassasié et à souffrir la faim,       <br />
       à être dans l’abondance et dans les privations.          <br />
       Je peux tout       <br />
       en celui qui me donne la force.       <br />
           Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires       <br />
       quand j’étais dans la gêne.       <br />
           Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,       <br />
       magnifiquement,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Gloire à Dieu notre Père       <br />
       pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mit de nouveau à parler       <br />
       aux grands prêtres et aux pharisiens,       <br />
       et il leur dit en paraboles :       <br />
           « Le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui célébra les noces de son fils.       <br />
           Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,       <br />
       mais ceux-ci ne voulaient pas venir.       <br />
           Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :       <br />
       ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,       <br />
       mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;       <br />
       tout est prêt : venez à la noce.’       <br />
           Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,       <br />
       l’un à son champ, l’autre à son commerce ;       <br />
           les autres empoignèrent les serviteurs,       <br />
       les maltraitèrent et les tuèrent.       <br />
           Le roi se mit en colère,       <br />
       il envoya ses troupes,       <br />
       fit périr les meurtriers       <br />
       et incendia leur ville.       <br />
           Alors il dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Le repas de noce est prêt,       <br />
       mais les invités n’en étaient pas dignes.       <br />
           Allez donc aux croisées des chemins :       <br />
       tous ceux que vous trouverez,       <br />
       invitez-les à la noce.’       <br />
           Les serviteurs allèrent sur les chemins,       <br />
       rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,       <br />
       les mauvais comme les bons,       <br />
       et la salle de noce fut remplie de convives.       <br />
           Le roi entra pour examiner les convives,       <br />
       et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       ‘Mon ami, comment es-tu entré ici,       <br />
       sans avoir le vêtement de noce ?’       <br />
       L’autre garda le silence.       <br />
           Alors le roi dit aux serviteurs :       <br />
       ‘Jetez-le, pieds et poings liés,       <br />
       dans les ténèbres du dehors ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’       <br />
              <br />
           Car beaucoup sont appelés,       <br />
       mais peu sont élus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mit de nouveau à parler       <br />
       aux grands prêtres et aux pharisiens,       <br />
       et il leur dit en paraboles :       <br />
           « Le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui célébra les noces de son fils.       <br />
           Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,       <br />
       mais ceux-ci ne voulaient pas venir.       <br />
           Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :       <br />
       ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,       <br />
       mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;       <br />
       tout est prêt : venez à la noce.’       <br />
           Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,       <br />
       l’un à son champ, l’autre à son commerce ;       <br />
           les autres empoignèrent les serviteurs,       <br />
       les maltraitèrent et les tuèrent.       <br />
           Le roi se mit en colère,       <br />
       il envoya ses troupes,       <br />
       fit périr les meurtriers       <br />
       et incendia leur ville.       <br />
           Alors il dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Le repas de noce est prêt,       <br />
       mais les invités n’en étaient pas dignes.       <br />
           Allez donc aux croisées des chemins :       <br />
       tous ceux que vous trouverez,       <br />
       invitez-les à la noce.’       <br />
           Les serviteurs allèrent sur les chemins,       <br />
       rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,       <br />
       les mauvais comme les bons,       <br />
       et la salle de noce fut remplie de convives.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;Script type=&quot;text/javascript&quot; src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js&gt;&lt;/SCRIPT&gt;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/74927215-52310401.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-invites-aux-noces_a1141.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-73493800</guid>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 août 2023. Textes : Isaïe 22, 19-23, Romains 11, 33-36 et Mathieu 16, 13-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/73493800-51147567.jpg?v=1690300535" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année A «  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !   »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous remarqué que les deux questions que Jésus demande à ses disciples ne sont pas pareilles, même si elles se ressemblent ? La première : « D’après ce qu’on dit, qui est-ce que je suis pour les gens? » et l’autre « Pour vous, qui suis-je? » Arrêtons-nous à cela un petit peu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux questions</span>       <br />
              <br />
       La première question touche l’image d’un homme public. Elle apporte toutes sortes de réponses. Les disciples répètent ce qu’on dit autour. « Tu es Jean-Baptiste, Élie. Tu es un prophète ».        <br />
              <br />
       Et encore aujourd’hui on entend plusieurs personnes dire que Jésus les inspire. C’est un homme superbe. Les artistes s’y intéressent pour faire des films ou écrire des romans. On édite des livres savants sur lui, parfois pour contester certaines pages de l’évangile et même pour nier qu’il ait existé comme le fait philosophe Michel Onfray dans <span style="font-style:italic">Décadence</span>. Quoiqu’il en soit, même aujourd’hui, Jésus ne laisse pas indifférent.       <br />
              <br />
       Mais dans notre évangile, Jésus dans sa deuxième question « Pour vous qui suis-je? » dit aux disciples, en d’autres mots, « ce que je veux savoir, c’est ce que vous vous pensez ». Il les oblige à se « brancher », à s’impliquer vis-à-vis de lui.       <br />
              <br />
       C’est un peu comme lorsqu’on vit une relation amoureuse. On aime se retrouver pour toutes sortes d’activités. Bien souvent c’est du « parle, parle, jase, jase ». Mais si, tout à coup, vous demandez  à votre vis-à-vis : « Est-ce que tu es intéressé ou intéressée à aller plus loin? » avez-vous remarqué que souvent la personne recule ?. Elle a peur de s’impliquer. Avec raison peut-être, car faire un pas en avant peut vouloir dire beaucoup. Il faut être prêt à investir, comme on dit, pour aller plus loin dans une véritable relation amoureuse.       <br />
              <br />
       Ici saint Pierre va faire le pas. Il va s’impliquer et il  dit : « Pour moi tu es le Messie, le Fils de Dieu. » Voilà il dit, en d’autres mots, « ce qui m’importe ce n’est pas ce qu’on dit de toi,  c’est ta personne, je te fais confiance un point c’est tout. »       <br />
              <br />
       C’est cela la foi. C’est faire confiance à Jésus, ce n’est pas seulement croire à des vérités,  mais c’est s’impliquer vis-à-vis la personne de Jésus et lui faire confiance. C'est une grâce comme le dit Jésus à saint Pierre. « Ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais  mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La grâce de la foi</span>       <br />
              <br />
       Cette grâce de la foi en Jésus, saint Pierre l’a reçue non pas pour lui seul, mais pour soutenir les autres apôtres et tous les disciples de Jésus. Jésus lui dit « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Cette belle image des clés veut montrer que la mission de Pierre n’est pas seulement de fermer des portes mais de les ouvrir comme le rappelle si souvent notre pape François.        <br />
              <br />
       Saint Pierre le premier pape a reçu cette mission particulière et il l’a transmise à ses successeurs. C’est le rôle principal du pape que de soutenir la foi des chrétiens et des chrétiennes. Le pape François le fait admirablement et c’est l’occasion aujourd’hui de prier pour son ministère.       <br />
              <br />
       La foi, en effet, n’est pas un cadeau qu’on reçoit pour soi tout seul. La foi on ne la reçoit pas isolé. On est partie d’un peuple, d’une Église. C’est la foi de l’Église qu’on reçoit.  C’est  ce que nous rappelle le i[Catéchisme de l’Église catholique] lorsqu’on y lit :        <br />
              <br />
       « La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul. Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même. Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. » (numéro 166)        <br />
              <br />
       L’Église n’est pas seulement une simple organisation matérielle avec des activités très visibles comme les voyages du pape, par exemple, c'est une réalité spirituelle : le peuple de Dieu. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire « moi je me contente de pratiquer  ma religion, de faire ma religion à ma façon, tout seul ». On se rassemble comme nous le faisons en ce dimanche en communauté. On est ensemble pour recevoir la foi, en vivre sous la mouvance de l’Esprit, en union avec le pape et les évêques et avec nos pasteurs.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Témoins de la foi</span>       <br />
              <br />
       Ce cadeau de la foi que nous avons reçu, pensons à le transmettre. J’aime beaucoup l’image de la flamme olympique pour représenter la foi. On va chercher la flamme en Grèce, puis des coureurs se relaient pour l’apporter jusqu’au lieu des Olympiques. C’est toujours la même flamme, le même feu qui se transporte. Ainsi de la foi. C’est une affaire de témoins qui la reçoivent et la transmettent.       <br />
              <br />
       Cela peut se faire de mille et une façons. La créativité n’a pas de limites. Je laisse le soin à l’Esprit Saint de vous inspirer. Quelques exemples. Je connais des grands mamans qui apprennent à leurs petits enfants les prières comme le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> ou le <span style="font-style:italic">Je vous salue Marie</span> qu'il n'ont pas appris à la maison ou à l'école. Je connais des étudiants ou des étudiantes qui ne refusent pas de dire qu’ils vont à la messe assez souvent le dimanche, même s’ils se font dire « Tu crois encore à cela, ces niaiseries-là ». Je pourrais continuer avec d'autres exemples, mais il est temps de m’arrêter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de recevoir le don de la foi.        <br />
              <br />
       Demandons-lui de le développer et demandons-lui que notre foi rejoigne de plus en plus de monde aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Prions aussi pour le ministère du pape François qui a la charge de soutenir la foi du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un ressourcement en communauté de foi avec nos frères et sœurs présents et avec tous ceux et celles qui, comme nous, célèbrent le Jour du Seigneur dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 août 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Rerprise de l'homélie du 8 août 2020-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai sur mon épaule la clef de la maison de David » (Is 22, 19-23)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur :       <br />
           « Je vais te chasser de ton poste,       <br />
       t’expulser de ta place.       <br />
           Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur,       <br />
       Éliakim, fils d’Helcias.       <br />
           Je le revêtirai de ta tunique,       <br />
       je le ceindrai de ton écharpe,       <br />
       je lui remettrai tes pouvoirs :       <br />
       il sera un père pour les habitants de Jérusalem       <br />
       et pour la maison de Juda.       <br />
           Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David :       <br />
       s’il ouvre, personne ne fermera ;       <br />
       s’il ferme, personne n’ouvrira.       <br />
           Je le planterai comme une cheville       <br />
       dans un endroit solide ;       <br />
       il sera un trône de gloire       <br />
       pour la maison de son père. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 6.8bc)       <br />
       R/ Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains. (cf. Ps 137, 8)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.       <br />
       de loin, il reconnaît l’orgueilleux.       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est de lui, et par lui, et pour lui » (Rm 11, 33-36)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
           Quelle profondeur dans la richesse,       <br />
       la sagesse et la connaissance de Dieu !       <br />
       Ses décisions sont insondables,       <br />
       ses chemins sont impénétrables !       <br />
           Qui a connu la pensée du Seigneur ?       <br />
       Qui a été son conseiller ?       <br />
           Qui lui a donné en premier,       <br />
       et mériterait de recevoir en retour ?       <br />
           Car tout est de lui,       <br />
       et par lui, et pour lui.       <br />
       À lui la gloire pour l’éternité !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
       Alléluia. (Mt 16, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,       <br />
       demandait à ses disciples :       <br />
       « Au dire des gens,       <br />
       qui est le Fils de l’homme ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Pour les uns, Jean le Baptiste ;       <br />
       pour d’autres, Élie ;       <br />
       pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »       <br />
           Jésus leur demanda :       <br />
       « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »       <br />
           Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « Tu es le Christ,       <br />
       le Fils du Dieu vivant ! »       <br />
           Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :       <br />
       « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :       <br />
       ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,       <br />
       mais mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Et moi, je te le déclare :       <br />
       Tu es Pierre,       <br />
       et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;       <br />
       et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.       <br />
           Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :       <br />
       tout ce que tu auras lié sur la terre       <br />
       sera lié dans les cieux,       <br />
       et tout ce que tu auras délié sur la terre       <br />
       sera délié dans les cieux. »       <br />
           Alors, il ordonna aux disciples       <br />
       de ne dire à personne que c’était lui le Christ.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/73493800-51147567.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Tu-es-le-Christ-le-Fils-du-Dieu-vivant-_a1134.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-73493773</guid>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »</title>
   <pubDate>Tue, 15 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 20 août 2023. Textes : Isaïe 56, 1.6-7, Romains 11, 13-15.29-32 et Mathieu 15, 21-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/73493773-51147543.jpg?v=1688072358" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant raconter ce fait divers de l’évangile aujourd’hui, je me disais « Mais pourquoi l’a-t-on conservé? Pourquoi les disciples et les apôtres en ont-ils gardé le souvenir? ». En effet, il s’est passé bien des choses dans la vie de Jésus. On a en a oublié plusieurs, mais le souvenir de cette femme qui crie après Jésus n’a pas été oublié. Et c'est heureux pour nous, car ce fait nous donne un enseignement des plus importants sur le but de la mission de Jésus dans le monde.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
        I – <span style="font-style:italic">Le fait commenté</span>       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon (Tayz et Saida dans le Liban d'aujourd’hui. Saida est à 48 km de Beyrouth). Jésus n’est presque jamais sorti de la Palestine. Il a rarement foulé le sol d’un territoire païen. En allant sur le territoire de deux villes de commerce situées sur le bord de la mer, il s’en va à l’étranger, en pays païen.       <br />
              <br />
       C'est au cours de son voyage qu’il rencontre cette femme cananéenne qui le connaît de  nom, qui connaît sa réputation, qui a entendu parler de lui et qui s’organise pour attirer son attention et lui recommander sa fille qui est très malade. Elle le fait parce qu'elle a compris déjà ce que bien des Juifs n’ont pas compris :  Jésus est le Messie, l'Envoyé de Dieu. C'est pour cela qu'elle l’appelle « Fils de David ».       <br />
              <br />
       Continuons de suivre la scène. Il semble bien que Jésus, habitué d'entendre crier après lui, ne fait pas trop attention et qu’il continue son chemin avec son groupe. La femme cananéenne se met à les suivre et continue à crier. Les disciples sont agacés et demandent à Jésus de la renvoyer.        <br />
              <br />
       Que va faire Jésus ? C’est là que ça devient très important, pas seulement pour la femme mais pour nous aussi. <!--Jésus va-t-il offrir le salut seulement aux Juifs? Va-t-il offrir le salut à tous les peuples de la terre, aux païens c’est-à dire aux autres que le juifs?--> Écoutez bien le message, l’enseignement qui ressort des réponses de Jésus aux disciples et ensuite à la femme.        <br />
              <br />
       Aux disciples qui s’approchent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! », Jésus répond dans un premier temps : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et à la femme qui continue de le supplier il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Celle-ci a alors cette réponse renversante par la foi et la confiance qu’elle met en Jésus. Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ».        <br />
              <br />
       Et Jésus est interloqué par cette réponse. C'est alors que, dans un second temps, il perçoit que le salut de Dieu n'est pas réservé aux seuls juifs et il répond : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » À l’heure même, sa fille est guérie. Pour Jésus le salut n'est pas offert seulement aux juifs, il est offert aussi à d'autres que les juifs, aux  païens notamment, en somme, à tous les peuples de la terre. C'est ce qu'on appelle l'universalité du salut offert par Dieu à toute personne qui accepte de le recevoir dans la foi et la confiance comme cette femme cananéenne.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus, comme  un bon Juif, savait par l’Ancien Testament que Dieu a choisi le peuple élu, Israël, pour rassembler tous les peuples. C’est à Israël que Dieu s’est révélé par Abraham, Isaac et Jacob, leurs pères dans la foi. C'est ce que  Jésus exprime, dans un premier temps, quand il réagit brusquement en disant « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ».       <br />
              <br />
       Mais. dans un deuxième temps. Jésus dans sa réponse à l’insistance de la femme - « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » -  va plus loin et il nous révèle que ceux et celles qui sont le vrai peuple élu ce ne sont pas seulement les juifs, mais tous ceux et celles qui croient en Jésus et en sa mission de Sauveur. Désormais celui qui croit en Jésus de quelque peuple, de quelque milieu, de quelque couleur qu’il soit peut être sauvé.       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament, comme nous le montre ce passage du prophète Isaïe que nous avons lu dans la première lecture, annonçait déjà l'universalité du salut : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière ». Saint Paul reflétant cette ouverture du prophète Isaïe et la leçon de l’évangile d’aujourd’hui dira aux Galates : « Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus  ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 3, 26-28) Toutes et tous peuvent être sauvés, comme cette femme cananéenne qui a cru en Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ici, Jésus modifie sa première réaction parce qu’il  comprend que Dieu offre son salut à toutes et à tous. C'est le message qu'il va s'employer à répandre désormais. Cette universalité du salut a souvent été difficile à accepter. Pourtant Dieu n’a pas de préférence parmi les nations, les catégories d’âge etc. Dieu n’exclut personne.  L’exclusion c’est nous qui la faisons bien souvent, qui mettons des étiquettes. L’Église, nous toutes et tous,  a encore beaucoup à faire aujourd’hui sur ce plan. Il y a toujours des tentations d’exclure, de mettre des barrières.       <br />
              <br />
        Autrefois on disait « Hors de l’Église, pas de salut ». L’évangile d’aujourd’hui nous invite à ne pas nous considérer comme une élite à qui Dieu se révèle et qui est à part. Nous sommes invités à regarder le cœur, la foi des personnes et non leurs allures extérieures, leurs possessions, leur qualifications ou leurs provenances.  En résumé,  notre foi c’est de reconnaître la mission universelle de l’Église et d’y travailler de toutes nos forces.  Alors Jésus pourra nous dire à nous aussi « Ta foi  est grande. Que tout se fasse comme tu veux ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de ne pas céder à l’exclusion et à l’intolérance. Comme la cananéenne redisons notre foi totale en Jésus et proclamons-la en récitant le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span>.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 août 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 11 août 2020 qui s'Inspirait de celle       <br />
              <br />
        du 15 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les étrangers, je les conduirai à ma montagne sainte » (Is 56, 1.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Observez le droit,       <br />
       pratiquez la justice,       <br />
       car mon salut approche, il vient,       <br />
       et ma justice va se révéler.       <br />
              <br />
           Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur       <br />
       pour l’honorer, pour aimer son nom,       <br />
       pour devenir ses serviteurs,       <br />
       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner       <br />
       et tiennent ferme à mon alliance,       <br />
           je les conduirai à ma montagne sainte,       <br />
       je les comblerai de joie dans ma maison de prière,       <br />
       leurs holocaustes et leurs sacrifices       <br />
       seront agréés sur mon autel,       <br />
       car ma maison s’appellera       <br />
       « Maison de prière pour tous les peuples. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que ton visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À l’égard d’Israël, les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance » (Rm 11, 13-15.29-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :       <br />
       dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,       <br />
       j’honore mon ministère,       <br />
           mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,       <br />
       et d’en sauver quelques-uns.       <br />
           Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu       <br />
       quand ils ont été mis à l’écart,       <br />
       qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?       <br />
       Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !       <br />
              <br />
           Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.       <br />
           Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,       <br />
       et maintenant, par suite de leur refus de croire,       <br />
       vous avez obtenu miséricorde ;       <br />
           de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,       <br />
       par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,       <br />
       mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.       <br />
           Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire       <br />
       pour faire à tous miséricorde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           partant de Génésareth,       <br />
       Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.       <br />
           Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :       <br />
       « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !       <br />
       Ma fille est tourmentée par un démon. »       <br />
           Mais il ne lui répondit pas un mot.       <br />
       Les disciples s’approchèrent pour lui demander :       <br />
       « Renvoie-la,       <br />
       car elle nous poursuit de ses cris ! »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
           Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :       <br />
       « Seigneur, viens à mon secours ! »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants       <br />
       et de le jeter aux petits chiens. »       <br />
       Elle reprit :       <br />
       « Oui, Seigneur ;       <br />
       mais justement, les petits chiens mangent les miettes       <br />
       qui tombent de la table de leurs maîtres. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Femme, grande est ta foi,       <br />
       que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »       <br />
       Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html</link>
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   <title>Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »</title>
   <pubDate>Tue, 08 Aug 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 13 août 2023. Textes : 1 Rois 19, 9a.11-13a, Romains 9, 1-5 et Mathieu 14, 22-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/73345115-51045277.jpg?v=1687954153" alt="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »" title="Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire Année A : « La marche sur les eaux »" />
     </div>
     <div>
      Que voyons-nous dans cette scène dramatique que nous rapporte l’évangile que je viens de lire. Un miracle ? Jésus marche sur les eaux. Un miracle, oui, peut-être bien. Mais il y a bien plus que cela dans le récit de l’évangile de saint Mathieu. C’est un peu comme une parabole où c’est le message qui compte.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le récit ou la parabole</span>       <br />
              <br />
       Reprenons le récit au début.       <br />
              <br />
       D’abord Jésus se sépare des disciples pour se retrouver seul sur la montagne. Il prie. Il échange avec son Père du ciel. Il se ressource spirituellement pourrait-on dire.        <br />
               <br />
       Puis ensuite, nous le voyons revenir vers les disciples qui sont sur le lac agité. Ceux-ci peinent, ont de la misère contre le vent et la vague. Ils sont un peu comme nous sommes nous-mêmes bien souvent : faibles, désemparés devant certains problèmes de la vie. Ils ont envie de perdre courage. Jésus leur apparaît : « Prenez courage, dit-il, c’est moi, je suis là. »       <br />
              <br />
       Mais, le doute demeure et c’est Pierre qui prend la parole : « Seigneur, si c’est toi, laisse-moi venir à toi ». Il se lève, va vers Jésus, mais sa confiance du début semble diminuer. Jésus étend la main, et lui dit « Pourquoi as-tu douté? C’est moi, je suis près de toi, rien ne peut t’écraser, ma présence te permet de faire face à toutes les situations, car tu n’es pas seul. »       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message</span>       <br />
              <br />
       Continuons, car c’est la fin du récit qui est à retenir. C'est là qu’est le message de cette espèce de parabole que l’évangile nous raconte ce matin.        <br />
              <br />
       Que se passe-t-il à la fin ? Le vent se calme, les disciples dans la barque s’exclament : « En vérité, tu es le Fils de Dieu ». Voilà l’important. Les disciples comprennent une chose.  Jésus avec qui ils parcourent la Palestine. Jésus qui leur enseigne, leur fait toucher Dieu du doigt, je dirais. Il n’est pas seulement quelqu’un qui fait des miracles. Il n’est pas seulement quelqu’un qui parle bien. Il est beaucoup plus que cela. Il a le don d’ouvrir leurs cœurs à Dieu, ce qu’aucun autre homme ne peut faire, car il est le Fils de Dieu présent parmi eux. Quand il est là le calme et la paix règnent. Il leur fait faire l’expérience de Dieu.       <br />
              <br />
       La présence de Dieu parmi nous c’est cela. Elle ouvre notre cœur, fait ressortir ce qu’il  a de bon en nous. Elle ne nous écrase pas, elle ne nous détruit pas. Dans la première lecture on voit Élie, le prophète, qui est comblé, apaisée par la présence de Dieu qui le rejoint comme une brise légère. Quelle belle image!       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons nous demander à la suite de ces explications si nous prenons assez de temps dans notre vie pour rencontrer Dieu en particulier en priant, car la prière c’est l’expérience intime et personnelle de la rencontre de Dieu. Sainte Thérèse d’Avila, une grand sainte espagnole du XVIe siècle, disait que la prière c’est un échange amoureux dans un seul à seul avec celui dont on se sait aimé.        <br />
              <br />
       Dans notre vie nous sommes sur le lac, comme les apôtres, luttant contre le vent. Pour Origène, un des plus grands Pères de l’Église, la barque représente nos vies confrontées aux vents et aux flots tumultueux. Malgré toutes les péripéties qui surviennent, Jésus est là pour nous aider à tenir le cap. Il est l’espoir pour l’humanité perdue dans la noirceur de la nuit. Jésus nous dit aujourd’hui « Je suis là à tes côtés. C’est moi. Viens vers moi, tu trouveras le calme et la paix ».       <br />
              <br />
       Cette invitation, il la fait à chacun et à chacune de nous et j’ajouterais il la fait à l’Église tout entière. Dans l’évangile Pierre tient notre place et il tient la place aussi de toute l’Église dont il sera le chef plus tard. Notre Église est assurée de surmonter les épreuves. Elle ne peut éviter tous les dangers, mais si elle garde la foi en la présence de Jésus, elle ne doit pas craindre. Je ne puis m’empêcher de penser ici à notre pape François qui ne cesse, dans ses homélies et ses discours, de raffermir notre foi, qui nous invite à regarder vers Jésus et à avancer avec joie sur le chemin qu’il nous a tracé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je conclus. L’évangile d’aujourd’hui : un récit dramatique haut en couleurs. Une espèce de parabole. Un message clair. Dans notre vie et nos faiblesses, dans notre Église et ses lourdeurs, Jésus, le Fils de Dieu, est présent parmi nous. Nous ne sommes pas seuls.        <br />
              <br />
       Que notre célébration de l’Eucharistie nous fasse prendre une conscience encore plus vive de cette présence du Fils de Dieu parmi nous et qu’elle nous aide à le dire autour de nous, chacun et chacune à notre façon.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 août 2023       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 8 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur » (1 R 19, 9a.11-13a)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu,       <br />
           il entra dans une caverne       <br />
       et y passa la nuit.       <br />
           Le Seigneur dit :       <br />
       « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur,       <br />
       car il va passer. »       <br />
       À l’approche du Seigneur,       <br />
       il y eut un ouragan, si fort et si violent       <br />
       qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ;       <br />
       et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;       <br />
           et après ce tremblement de terre, un feu,       <br />
       mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ;       <br />
       et après ce feu, le murmure d’une brise légère.       <br />
           Aussitôt qu’il l’entendit,       <br />
       Élie se couvrit le visage avec son manteau,       <br />
       il sortit et se tint à l’entrée de la caverne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab-10, 11-12, 13-14)       <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : Que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,       <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Pour les Juifs, mes frères, je souhaiterais être anathème » (Rm 9, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est la vérité que je dis dans le Christ,       <br />
       je ne mens pas,       <br />
       ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint :       <br />
           j’ai dans le cœur une grande tristesse,       <br />
       une douleur incessante.       <br />
           Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race,       <br />
       je souhaiterais être anathème, séparé du Christ :       <br />
           ils sont en effet Israélites,       <br />
       ils ont l’adoption, la gloire, les alliances,       <br />
       la législation, le culte, les promesses de Dieu ;       <br />
           ils ont les patriarches,       <br />
       et c’est de leur race que le Christ est né,       <br />
       lui qui est au-dessus de tout,       <br />
       Dieu béni pour les siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux » (Mt 14, 22-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       J’espère le Seigneur,       <br />
       et j’attends sa parole.       <br />
       Alléluia. (cf. Ps 129, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,       <br />
           Jésus obligea les disciples à monter dans la barque       <br />
       et à le précéder sur l’autre rive,       <br />
       pendant qu’il renverrait les foules.       <br />
           Quand il les eut renvoyées,       <br />
       il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.       <br />
       Le soir venu, il était là, seul.       <br />
           La barque était déjà à une bonne distance de la terre,       <br />
       elle était battue par les vagues,       <br />
       car le vent était contraire.       <br />
              <br />
           Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux       <br />
       en marchant sur la mer.       <br />
           En le voyant marcher sur la mer,       <br />
       les disciples furent bouleversés.       <br />
       Ils dirent :       <br />
       « C’est un fantôme. »       <br />
       Pris de peur, ils se mirent à crier.       <br />
           Mais aussitôt Jésus leur parla :       <br />
       « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »       <br />
           Pierre prit alors la parole :       <br />
       « Seigneur, si c’est bien toi,       <br />
       ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Viens ! »       <br />
       Pierre descendit de la barque       <br />
       et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.       <br />
           Mais, voyant la force du vent, il eut peur       <br />
       et, comme il commençait à enfoncer, il cria :       <br />
       « Seigneur, sauve-moi ! »       <br />
           Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Homme de peu de foi,       <br />
       pourquoi as-tu douté ? »       <br />
           Et quand ils furent montés dans la barque,       <br />
       le vent tomba.       <br />
           Alors ceux qui étaient dans la barque       <br />
       se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :       <br />
       « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/73345115-51045277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-19e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-marche-sur-les-eaux_a1132.html</link>
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   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaires Année A le 25 juin 2023 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Jérémie 20, 10-13, Romains 5, 12-15 et Mathieu 10, 26-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/72762983-50614360.jpg?v=1683805885" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions. On pourrait leur donner comme thème les mots « Soyez sans crainte. »  Ces mots nous invitent tout d’abord à regarder avec confiance ce qui est en nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est en nous n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici. On ne voit pas ce qu’il y a en eux, et pourtant ils ont cette semence.        <br />
              <br />
       Combien d’amour se cache dans le rôle des parents, dans le soin qu’ils donnent à leur enfants, que de générosité. Ce qui est dans le secret, même si on ne le voit pas, il est là. C’est souvent là que se vit la vraie vie.  Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour, nous dit Jésus :  « Ne craignez pas d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance chasse la crainte. Soyez positifs. » . Et Jésus ajoute cela sera révélé autour de vous, Cela se verra un jour ou l’autre. Ayez confiance.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « Soyez sans crainte » nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous dit Jésus ce matin.  votre Dieu, celui en qui vous croyez, à lui aussi vous pouvez faire confiance. »        <br />
              <br />
       C’est un Dieu de majesté, grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais c’est aussi un Père, proche et familier dont les pères et les mères de la terre sont comme le visage       <br />
              <br />
       Comme eux, il nous soutient il croit en nous  il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et la paix. Il ne propose pas un Dieu de peur, mais un Dieu de bonté et de miséricorde.       <br />
              <br />
       III. <span style="font-style:italic"> Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Après nous être regardés et avoir aussi levés les yeux vers Celui qui est notre Père à tous et à toutes revenons à nous comme disciples de Jésus. C’est la 3e partie de l’évangile d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       « Ne craignez pas dit Jésus de vous prononcer pour moi devant le monde, de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ». « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel québécois, décédé il n’y a pas très longtemps, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches. Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 20 juin 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Texte de l'homélie du 20  juin 2017 inspiré de celle de 1997-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Dans les évangiles qui sont des écrits qui veulent nous résumer l’activité et le message de Jésus, on suit un certain plan et on vise aussi certaines clientèles. L’évangile de saint Mathieu a eu plusieurs versions, semble-t-il, et celle qui nous est restée s’adresse avant tout aux juifs convertis à la foi chrétienne.       <br />
              <br />
       Dans le texte qui nous est présenté aujourd'hui par la liturgie nous reprenons une lecture suivie de cet évangile pour les prochains dimanches. Nous sommes arrivés dans le plan de saint Mathieu à ce que les experts appellent le « Discours aux disciples ». On y a rassemblé dans un discours - un long entretien - plusieurs observations prononcées en diverses circonstances concernant l’attitude des disciples dans leur mission de porter la Bonne Nouvelle aux extrémités du monde.       <br />
               <br />
       L’évangile d’aujourd'hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions.  Ces conseils pourraient avoir  comme thème « Ne craignez pas, soyez sans crainte ». Les paroles de Jésus nous projettent dans des situations inédites qui attendent ses disciples. Il les a envoyés proclamer la Bonne nouvelle du Salut, mais il tient à les avertir des difficultés et des murs qu'ils rencontreront. « Le disciple n'est pas au-dessus du maître ». (<span style="font-style:italic">Lu</span>c 6, 40)       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les disciples, les paroles de Jésus invitent à faire confiance à ce qui est en eux comme don de Dieu. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière » avons-nous entendu il y a un instant. En d'autres termes, ce qui est là n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici ? Ce qu'il y a en eux n'est pas encore révélé, et pourtant la semence est là. Il en est ainsi de la Bonne nouvelle lorsqu'elle a été accueillie comme une semence. On n'en voit pas toujours les fruits. Parfois même, elle semble écrasée. Elle suscite les oppositions. Elle provoque. Mais elle est bien présente. Elle est là.       <br />
              <br />
       Ce qui est là dans le secret, même si on ne le voit pas,  est présent. C’est souvent là que se vit la vraie vie. Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour. « Ne craignez pas, dit Jésus d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance, la foi, chasse la crainte. Cela sera révélé autour de vous. Cela se verra un jour ou l’autre ».       <br />
              <br />
       On pourrait en témoigner pour plusieurs d’entre nous par rapport à nos parents. Leur amour de couple a été une inspiration, leur dévouement pour leur famille  aussi. Et combien d'autres personnes de divers horizons, de diverses conditions, d'époques différentes. La Vierge Marie en est un bel exemple. Elle a simplement été elle-même. Une jeune fille choisie par Dieu pour être la mère de son Fils, une épouse attentive, une mère présente jusqu'à la fin.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Dans cet univers changeant et instable, il y a un roc solide. Le Seigneur notre Dieu est le rocher sur lequel on peut s'appuyer en tout temps. Comme  le prophète Jérémie persécuté dont fait était la première lecture nous pouvons dire : « le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable ». Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « N’ayez pas peur » de Jésus  nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous répète Jésus ce matin, votre Dieu, celui en qui vous croyez, est un Dieu de bonté et de miséricorde. Vous  pouvez vous fier à lui en tout temps et lui faire confiance ».       <br />
              <br />
       Notre Dieu n'est pas seulement un Dieu de majesté, un Dieu grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais il est aussi un Père, proche et familier. Il nous soutient. Il croit en nous. Il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.  « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux ». (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 10, 30-31)       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et l'abandon sans crainte.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Dans la troisième partie de l’évangile d'aujourd'hui, Jésus nous fait une promesse.   « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       En d'autres mots, Jésus nous dit : « Ne craignez pas  de vous prononcer pour moi dans vos milieux de vies, au travail, dans vos familles, à la maison. Ne craignez pas  de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ».        <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel, décédé il y a quelques années, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches... Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juin 2023       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec ajouts de l'homélie du 25  juin 2017 et de celle du 16 juin 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Moi Jérémie,       <br />
           j’entends les calomnies de la foule :       <br />
       « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,       <br />
       celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »       <br />
       Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :       <br />
       « Peut-être se laissera-t-il séduire...       <br />
       Nous réussirons,       <br />
       et nous prendrons sur lui notre revanche ! »       <br />
           Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable :       <br />
       mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.       <br />
       Leur défaite les couvrira de honte,       <br />
       d’une confusion éternelle, inoubliable.       <br />
              <br />
           Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste,       <br />
       toi qui vois les reins et les cœurs,       <br />
       fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,       <br />
       car c'est à toi que j’ai remis ma cause.       <br />
              <br />
           Chantez le Seigneur, louez le Seigneur :       <br />
       il a délivré le malheureux de la main des méchants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)       <br />
       R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)       <br />
              <br />
       C’est pour toi que j’endure l’insulte,       <br />
       que la honte me couvre le visage :       <br />
       je suis un étranger pour mes frères,       <br />
       un inconnu pour les fils de ma mère.       <br />
       L’amour de ta maison m’a perdu ;       <br />
       on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.       <br />
              <br />
       Et moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
            car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse, regarde-moi.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
       Que le ciel et la terre le célèbrent,       <br />
       les mers et tout leur peuplement !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
              <br />
           Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme,       <br />
       Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit de vérité        <br />
       rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.       <br />
       Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses Apôtres :       <br />
           « Ne craignez pas les hommes ;       <br />
       rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,       <br />
       rien n’est caché qui ne sera connu.       <br />
           Ce que je vous dis dans les ténèbres,       <br />
       dites-le en pleine lumière ;       <br />
       ce que vous entendez au creux de l’oreille,       <br />
       proclamez-le sur les toits.       <br />
           Ne craignez pas ceux qui tuent le corps       <br />
       sans pouvoir tuer l’âme ;       <br />
       craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne       <br />
       l’âme aussi bien que le corps.       <br />
           Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?       <br />
       Or, pas un seul ne tombe à terre       <br />
       sans que votre Père le veuille.       <br />
           Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.       <br />
           Soyez donc sans crainte :       <br />
       vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.       <br />
           Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,       <br />
       moi aussi je me déclarerai pour lui       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Mais celui qui me reniera devant les hommes,       <br />
       moi aussi je le renierai       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour la la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, Année A le 11 juin 2023. Textes: Genèse 14, 18-20, 1 Corinthiens 11, 23-26 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/72201742-50248987.jpg?v=1683635121" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ Année A : « Nous avons tous part à un seul pain »" />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle. Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. La nourriture spirituelle que Dieu donne et que la « manne » dans le désert annonce c'est Jésus lui-même, son Corps et son Sang. Écoutons Jésus.       <br />
              <br />
       « Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Je suis le Pain de vie. Celui qui me mange vivra éternellement ».        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Le Corps crucifié et le Sang versé deviennent  la nourriture de nos vies.        <br />
              <br />
       « Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang » écrit saint Thomas d'Aquin dans la séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> , Et il explique : «  Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce. »       <br />
              <br />
       C’est ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants. Jésus, lui,  se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
               <br />
       III– <span style="font-style:italic">Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyants et de croyantes qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 juin 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 13 juin 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/72201742-50248987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-Nous-avons-tous-part-a-un_a1123.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année A : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »</title>
   <pubDate>Tue, 02 May 2023 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   IMPORTANT POUR CEUX ET CELLES QUI LISENT MES HOMÉLIES DOMINICALES J'AI DES PROBLÈMES AVEC LE SERVICE DE DISTRIBUTION DE MES HOMÉLIES DOMINICALES. J'AI DONC DÉCIDÉ DE CONTINUER À LES PUBLIER SUR MON SITE INTERNET PERSONNEL COMME D'HABITUDE LE MARDI À 15 HEURES. IL SUFFIRA DE CLIQUER SUR LE LIEN SUIVANT POUR LES LIRE DERNIÈRES HOMÉLIES ET DE LE METTRE DANS VOS FAVORIS. POUR VOUS LECTEURS ET LECTRICES ASSIDUS, VOUS AUREZ TOUJOURS ACCÈS À MES HOMÉLIES EN ALLANT SUR MON SITE INTERNET. JE SUIS MALHEUREUX DE LA SITUATION. JE CONTINUERAI AVEC COEUR DE RENDRE MES HOMÉLIES DOMINICALES DISPONIBLBES SUR LE NET. S'IL N'Y A PAS DE CHANGEMENTS, LA SEMAINE PROCHAINE VOUS RECEVREZ POUR LA DERNIÈRE FOIS MON HOMÉLIE DOMINICALE DANS VOTRE BOÎTE DE COURRIEL. IL VOUS REVIENDRA PAR LA SUITE D'ALLER PAR VOUS-MÊME VOIR SUR MON SITE INTERNET. DANS LA JOIE DE L'ESPRIT, Mgr Hermann Giguère P.H. Séminaire de Québec le 2 mai 2023     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/71071380-49521788.jpg?v=1489453737" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année A : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année A : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.hgiguere.net/Homelies_r13.html">Homélies</a> dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche de Pâques  Année A 7 mai 2023. Textes: Actes des Apôtres 6, 1-7, I Pierre 2 4-9 et  Jean 14, 1-12.       <br />
              <br />
       Dans cet évangile, ce qui m'a accroché c'est  la question de Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »  Je m'arrêterai donc au contexte de cette question et au contenu de la réponse de Jésus que les premières communautés chrétiennes ont retenues. J'espère que ces réflexions sauront vous rejoindre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des questions  qui font réfléchir</span>       <br />
              <br />
       Commençons par rappeler les deux questions des disciples Thomas et Philippe. Dans cet extrait de l'évangile de saint Jean qui vient d'être lu,  Jésus est en grande conversation avec ses disciples. Thomas et Philippe semblent des plus attentifs. Le premier, Thomas, qui pose une question d'éclaircissement, tandis que le second, Philippe, pose une question qui le préoccupe.        <br />
              <br />
       Thomas se fait faire une réponse qui nous concerne toutes et tous.  À sa question « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »  Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez,vous connaîtrez aussi mon Père ». Jésus se présente ici comme le seul et unique médiateur.       <br />
              <br />
       En réponse à la question de Philippe  : « Montre-nous le Père », Jésus répond de façon plus légère, avec une pointe d’ironie même : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe !  » Sa réponse revient à dire à Philippe : « J’ai répondu à cette question plusieurs fois et toi, en ces moments-là, tu n’écoutais pas ce que je disais, mais tu restais dans tes problèmes. Et maintenant tu réveilles et tu veux en savoir plus. Hé bien! je vais reprendre ce que je vous ai souvent dit ».  Et il le fait de nouveau.       <br />
       <!!--L’attitude de Philippe m’a remis en mémoire des situations semblables que j’ai vécues parfois. En effet, il m’est arrivé à l’occasion que l’une ou l’autre des personnes que j’accompagnais me faisait part de quelque chose qu’elle venait de comprendre ou de percevoir alors que je leur en avais parlé souvent.-->        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le contenu de la réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est ce qui est le plus  intéressant ici, ces explications de Jésus. Elles nous font entrer dans son intimité.  Cette réponse est des plus importantes car elle met devant nos yeux ce qu’est sa relation avec Dieu qu’il appelle son Père.       <br />
              <br />
       La façon dont il en parle, en reprenant la question de Philippe,  nous montre la profondeur de son intimité  avec Dieu. Jésus révèle ici que sa vie ne lui appartient pas et qu’il est emporté par un mouvement qui le dépasse. Son humanité est bien réelle. Ses disciples le savent. Ils l’ont  vu pleurer sur son ami Lazare, mais il révèle ici ce qui le fait vivre pleinement : son union avec le Père. « Je suis dans le Père et le Père est en moi ». « Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? répond-il à Philippe, tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !  ».       <br />
              <br />
       Cette union est bien mystérieuse, mais Jésus lorsqu’il en parle nous invite à la vivre nous aussi. Il ne prétend pas à une situation de ségrégation avec les autres, au contraire, il se voit comme le Premier-né entraînant avec lui ses frères et sœurs qui deviennent avec lui héritiers de la grâce divine. « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ <!--, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire--> ». (<span style="font-style:italic">Romains</span> 8, 17)  Pour Jésus parler de sa relation au Père n’est pas seulement  révéler une intimité unique avec Dieu, c’est aussi indiquer que celle-ci lui donne le pouvoir d'entraîner les autres, eux aussi, dans l’intimité de Dieu. Voilà ce qu’il annonçait dans sa réponse à Thomas : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les suites de cette conversation</span>       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont reçu ce message avec foi. Et l’auteur de la <span style="font-style:italic">Première lettre de Pierre</span> le proclame avec force  lorsqu’il écrit : «Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ». Par l’action du Christ, la communauté des personnes croyantes est rassemblée et elle entre dans cette intimité que Jésus a vécue avec Dieu. Cette union à Dieu ne les sépare pas du monde et des réalités de la vie terrestre. Au contraire, elle les y insère de façon quotidienne et ouvre leurs yeux sur les besoins de leurs frères et sœurs.        <br />
              <br />
       C'est ce qui est arrivé aux sept personnes dont parle la première lecture choisies pour distribuer l’aide dans la première communauté chrétienne. On a même leurs noms, car la communauté chrétienne n’est pas un ramassis anonyme de personnes, elle est le rassemblement de personnes qui, à la suite de Jésus, vivent leur union avec Dieu dans le quotidien et dans les réalités de la vie  professionnelle, familiale et sociale, des personnes qui ont leur histoire, leur soucis, leurs peines et leurs joies. Les sept dont on a les noms : Étienne, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas représentent tous les futurs disciples de Jésus appelés personnellement à servir leurs frères et soeurs dans leur état de vie et dans leurs occupations. En effet, on ne saurait parler de l’union des disciples avec le Père dont parle Jésus à Philippe sans y mettre l’union avec les frères et sœurs qui sont à coté de nous. Comme le dit saint Jean dans une de ses lettres « Si quelqu’un dit : ' J’aime Dieu ', alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur ».  (I <span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 21)        <br />
              <br />
       Le message fondamental de Jésus est toujours le « Aimez-vous les uns les autres ». Aujourd’hui, il nous est indiqué que pour le vivre il est nécessaire de puiser les ressources pour le faire dans le contact et l’union avec Dieu. Comment y arriver me direz-vous ? Il y a bien des manières dont la plus importante est la prière. Celui ou celle qui veut aller vers les autres doit commencer par aller vers son Père. C’est là qu’il trouve Jésus qui se fait pour lui  le Chemin, la Vérité et la Vie.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Les questions de Thomas et de Philippe nous ont permis d’entendre et de recevoir avec foi une réponse qui est au coeur de notre foi  :  « Je suis dans le Père et le Père est en moi ».  L’Eucharistie à chaque dimanche nous permet d'actualiser les paroles de Jésus et d’en faire notre nourriture. Que ces paroles de Jésus aujourd'hui continuent d’être pour nous « esprit et vie » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 63) et que cette Eucharistie nous fasse entrer dans l’intimé à nulle autre pareille que Jésus promet à ceux et celles qui le suivent, ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 mai 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 5  mai 2020-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        l’on choisit :       <br />
       Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint,       <br />
       Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas       <br />
       et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.       <br />
           On les présenta aux Apôtres,       <br />
              <br />
       il est la pierre vivante       <br />
       rejetée par les hommes,       <br />
       mais choisie et précieuse devant Dieu.       <br />
              <br />
       un sacerdoce royal,       <br />
       une nation sainte,       <br />
       un peuple destiné au salut       <br />
              <br />
              <br />
       Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?       <br />
           Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père       <br />
       et que le Père est en moi !       <br />
       Les paroles que je vous dis,       <br />
       je ne les dis pas de moi-même ;       <br />
       le Père qui demeure en moi       <br />
       fait ses propres œuvres.       <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils choisirent sept hommes remplis d’Esprit Saint » (Ac 6, 1-7)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       comme le nombre des disciples augmentait,       <br />
       les frères de langue grecque       <br />
       récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,       <br />
       parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées       <br />
       dans le service quotidien.       <br />
           Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples       <br />
       et leur dirent :       <br />
       « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu       <br />
       pour servir aux tables.       <br />
           Cherchez plutôt, frères,       <br />
       sept d’entre vous,       <br />
       des hommes qui soient estimés de tous,       <br />
       remplis d’Esprit Saint et de sagesse,       <br />
       et nous les établirons dans cette charge.       <br />
           En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière       <br />
       et au service de la Parole. »       <br />
           Ces propos plurent à tout le monde,       <br />
       et l’on choisit :       <br />
       Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint,       <br />
       Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas       <br />
       et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.       <br />
           On les présenta aux Apôtres,       <br />
       et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.       <br />
           La parole de Dieu était féconde,       <br />
       le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem,       <br />
       et une grande foule de prêtres juifs       <br />
       parvenaient à l’obéissance de la foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19)       <br />
       R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,       <br />
       comme notre espoir est en toi !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 32, 22)       <br />
              <br />
       Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !       <br />
       Hommes droits, à vous la louange !       <br />
       Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,       <br />
       jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.       <br />
              <br />
       Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;       <br />
       il est fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Il aime le bon droit et la justice ;       <br />
       la terre est remplie de son amour.       <br />
              <br />
       Dieu veille sur ceux qui le craignent,       <br />
       qui mettent leur espoir en son amour,       <br />
       pour les délivrer de la mort,       <br />
       les garder en vie aux jours de famine.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal » (1 P 2, 4-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           approchez-vous du Seigneur Jésus :       <br />
       il est la pierre vivante       <br />
       rejetée par les hommes,       <br />
       mais choisie et précieuse devant Dieu.       <br />
           Vous aussi, comme pierres vivantes,       <br />
       entrez dans la construction de la demeure spirituelle,       <br />
       pour devenir le sacerdoce saint       <br />
       et présenter des sacrifices spirituels,       <br />
       agréables à Dieu, par Jésus Christ.       <br />
           En effet, il y a ceci dans l’Écriture :       <br />
       Je vais poser en Sion une pierre angulaire,       <br />
       une pierre choisie, précieuse ;       <br />
       celui qui met en elle sa foi       <br />
       ne saurait connaître la honte.       <br />
           Ainsi donc, honneur à vous les croyants,       <br />
       mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit :       <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle,       <br />
           une pierre d’achoppement,       <br />
       un rocher sur lequel on trébuche.       <br />
       Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole,       <br />
       et c’est bien ce qui devait leur arriver.       <br />
           Mais vous, vous êtes une descendance choisie,       <br />
       un sacerdoce royal,       <br />
       une nation sainte,       <br />
       un peuple destiné au salut,       <br />
       pour que vous annonciez les merveilles       <br />
       de celui qui vous a appelés des ténèbres       <br />
       à son admirable lumière.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.       <br />
       Personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Que votre cœur ne soit pas bouleversé :       <br />
       vous croyez en Dieu,       <br />
       croyez aussi en moi.       <br />
           Dans la maison de mon Père,       <br />
       il y a de nombreuses demeures ;       <br />
       sinon, vous aurais-je dit :       <br />
       ‘Je pars vous préparer une place’ ?       <br />
           Quand je serai parti vous préparer une place,       <br />
       je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,       <br />
       afin que là où je suis,       <br />
       vous soyez, vous aussi.       <br />
           Pour aller où je vais,       <br />
       vous savez le chemin. »       <br />
           Thomas lui dit :       <br />
       « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.       <br />
       Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
           Puisque vous me connaissez,       <br />
       vous connaîtrez aussi mon Père.       <br />
       Dès maintenant vous le connaissez,       <br />
       et vous l’avez vu. »       <br />
           Philippe lui dit :       <br />
       « Seigneur, montre-nous le Père ;       <br />
       cela nous suffit. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Il y a si longtemps que je suis avec vous,       <br />
       et tu ne me connais pas, Philippe !       <br />
       Celui qui m’a vu       <br />
       a vu le Père.       <br />
       Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?       <br />
           Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père       <br />
       et que le Père est en moi !       <br />
       Les paroles que je vous dis,       <br />
       je ne les dis pas de moi-même ;       <br />
       le Père qui demeure en moi       <br />
       fait ses propres œuvres.       <br />
           Croyez-moi :       <br />
       je suis dans le Père,       <br />
       et le Père est en moi ;       <br />
       si vous ne me croyez pas,       <br />
       croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.       <br />
           Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       celui qui croit en moi       <br />
       fera les œuvres que je fais.       <br />
       Il en fera même de plus grandes,       <br />
       parce que je pars vers le Père »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Je-suis-le-Chemin-la-Verite-et-la-Vie_a1117.html</link>
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