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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T18:55:07+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» </title>
   <pubDate>Tue, 09 Sep 2025 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la fête de la Croix glorieuse le 14 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Nombres 21, 4b-9, Philippiens 2, 6-11 et Jean 3, 13-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/89379347-63200174.jpg?v=1754336938" alt="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " title="Homélie pour la fête de la Croix glorieuse (24e dimanche du temps ordinaire Année C) : « Dieu a tellement aimé le monde ...» " />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de la messe d'aujourd'hui il est question d'un épisode vécu par les hébreux dans le désert,une fois soritis d'Égypte puis le texte de saint Paul reproduit une hymne qui était redite souvent par les premiers chrétiens et que nous chantons parfois en anglais aujourd'hui : ¨He is lord, he is risen from the dead, and he is Lord, every knee shall. bow, every tongue confess that Jesus Christ is Lord". Ces paroles reproduisent celles de saint Paul qu'on trouve dans la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Essayons de nous laisser entrer dans ce mystère de la Croix glorieuse, un mystère difficile à saisir : le mystère de la croix. Dans cette fête de la Croix glorieuse aujourd’hui faisons un effort particulier pour entrer dans ce mystère de la Croix de Jésus si déroutant et si profond pourtant.       <br />
              <br />
       I - Les préparatifs       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament donnait un ton de victoire  à l'action de Dieu pour son peuple. C'est Lui qui l'avait fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise, mais il utilise des  instruments pour la libération de son peuple. Celui-ci trouvera une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, comme ici dans la première lecture le peuple récrimine contre son Dieu. C'est pourquoi Moïse érigera au sommet d'un mat un serpent d'airain qu'on a vu comme un image du Christ car les gens qui le regardaient restaient en vie malgré les morsures quils avaient reçues.       <br />
              <br />
       C'est une image du don de Dieu, qui se fait dans un  Sauveur. Les disciples de Jésus, décontenancés par la croix où le Christ est pendu reconnaîtront plus tard, après la Pentecôte, que ce Jésus qui a été crucifié est Seigneur et Sauveur, qu’il accomplit les promesses et les annonces des Écritures.        <br />
              <br />
       Saint Pierre en fera le thème de son fameux discours le matin de la Pentecôte aux milliers de personnes qui se trouvent autour de lui et des autres apôtres: «  Nous vous l'annonçons ce Jésus crucifié est le Messie annoncé. Il est ressuscité et nous en témoignons. Il est vivant et nous ne pouvons ne pas vous le dire ».       <br />
              <br />
       II - Un abaissement, une kénose irremplaçable       <br />
              <br />
       Le Dieu de Jésus-Christ qui se présente comme le Père miséricordieux et le Dieu d'Amour, en laissant son Fils mourir sur la croix,  questionne ses disciples et nous questionne nous aussi baptisés.        <br />
              <br />
       Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous sauf saint Jean,  sa mère Marie et quelques femmes qui seront tous sur le Calvaire.   Que penser de cela? Si on se met à leur place on peut comprendre que tout l'enseignement de Jésus leur avait passé par-dessus la tête. Son annonce d'un messie crucifié, folie pour les hommes, comme dira saint Paul ne correspond pas à leur lecture des Écritures. Encore lors du repas de la Cène, le Jeudi-Saint. Philippe demande « quand vas-tu restaurer le Royaume d'Israël ? »       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation, toutes proportions gardées. Nous connaissons l'enseignement de l'Église sur le Mystère pascal Mort-Résurrection qui est au cœur de notre foi. Nous avons hélas! tendance bien souvent à gommer le Vendredi-Saint au profit de Pâques. Autrefois on faisait l'inverse et cela a donné une religion de sacrifices,  de privations et de pénitences. Nous avons raison de nous éloigner de cette vision doloriste de la foi, mais ce n'est pas une raison pour mettre de côté le mystère de la Croix de Jésus.       <br />
              <br />
       Saint Jean ici nous résume en une phrase l'essentiel du mystère de la Croix. On peut retenir ces mots et en faire comme son "mantra" : "Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle" (Jean 3, 16).       <br />
              <br />
       La croix sera la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître, elle sera le critère sensible et concret de l’imitation de Jésus. Vivre dans sa vie une certain abaissement (kénose) ne détruit pas le disciple de Jésus, elle l'unit à lui dans ce qui est au cœur de sa vie et de son œuvre salvifique.       <br />
              <br />
       III - Le sens de la Croix       <br />
              <br />
       L'œuvre salvifique de Jésus sur la croix est l'expression ultime de l'amour Dieu de Dieu le Père pour le monde. Elle n'est pas étrangère au plan salvifique de Dieu, au contraire, elle en est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Sur la croix, Jésus meurt pour le salut non d'une minorité mais pour celui de toute l'humanité. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Les ténèbres disparaissent et désormais comme le dit l'évangile, les personnes rejointes par ce mystère auront à choisir de l'accepter et de suivre Jésus ou de se réfugier dans la région des ténèbres et de la dissemblance dira saint Augustin. En somme sa mort ouvre à quiconque croit en Lui la possibilité d'un salut éternel.       <br />
              <br />
       Dieu est venu parmi les ténèbres, le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite car comme le dit saint Paul « Si le Christ est ressuscité, nous les baptisés nous sommes ressuscités avec lui ». "Baptisés disait saint Hilaire nous sommes plongés dans l'amour de Dieu et nous en vivons ».  Cette vie nouvelle est vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de la Croix glorieuse occupe nos pensées ce matin et c'est très heureux. Ce mystère nous plonge avec Jésus dans le mystère du salut que notre Dieu misécordieux nous offre.       <br />
              <br />
       Gardons-nous, cette semaine, quelques moments de recueillement où nous laisserons la grâce de Dieu et l'Esprit nous aider à vivre le lien réel entre la Passion du Christ et ma vie concrète. C’est Pascal qui faisait dire au Christ : « Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » .       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Projet d’homélie en brouillon du 6 mars 2018       <br />
       reprise avec corrections le 9 mars 2021 et inspiratrice de celle de la Croix Glorieuse dimanche le 14 septembre 2025-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, Pensées, BVII, 553)       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Celui qui regardait vers le serpent de bronze restait en vie ! » (Nb 21, 4b-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.       <br />
           Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :       <br />
       « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir dans le désert,       <br />
       où il n’y a ni pain ni eau ?       <br />
       Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »       <br />
           Alors le Seigneur envoya contre le peuple       <br />
       des serpents à la morsure brûlante,       <br />
       et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.       <br />
           Le peuple vint vers Moïse et dit :       <br />
       « Nous avons péché,       <br />
       en récriminant contre le Seigneur et contre toi.       <br />
       Intercède auprès du Seigneur       <br />
       pour qu’il éloigne de nous les serpents. »       <br />
       Moïse intercéda pour le peuple,       <br />
           et le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Fais-toi un serpent brûlant,       <br />
       et dresse-le au sommet d’un mât :       <br />
       tous ceux qui auront été mordus,       <br />
       qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »       <br />
           Moïse fit un serpent de bronze       <br />
       et le dressa au sommet du mât.       <br />
       Quand un homme était mordu par un serpent,       <br />
       et qu’il regardait vers le serpent de bronze,       <br />
       il restait en vie !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)       <br />
              <br />
       R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)       <br />
              <br />
       Nous avons entendu et nous savons       <br />
       ce que nos pères nous ont raconté ;       <br />
       nous le redirons à l’âge qui vient,       <br />
       les titres de gloire du Seigneur.       <br />
              <br />
       Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,       <br />
       ils revenaient et se tournaient vers lui :       <br />
       ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,       <br />
       et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.       <br />
              <br />
       Mais de leur bouche ils le trompaient,       <br />
       de leur langue ils lui mentaient.       <br />
       Leur cœur n’était pas constant envers lui ;       <br />
       ils n’étaient pas fidèles à son alliance.       <br />
              <br />
       Et lui, miséricordieux,       <br />
       au lieu de détruire, il pardonnait.       <br />
       Il se rappelait : ils ne sont que chair,       <br />
       un souffle qui s’en va sans retour.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé » (Jn 3, 13-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons :       <br />
       par ta Croix, tu as racheté le monde.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à Nicodème :       <br />
           « Nul n’est monté au ciel       <br />
       sinon celui qui est descendu du ciel,       <br />
       le Fils de l’homme.       <br />
           De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
           afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Croix-glorieuse-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1262.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <pubDate>Tue, 25 Mar 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 30 mars 2025. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/85946179-61192873.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
     </div>
     <div>
      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 26 mars 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/85946179-61192873.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1236.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-78601694</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »</title>
   <pubDate>Tue, 02 Apr 2024 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 avril 2024. Textes: Actes 4, 32-35, 1 Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601694-57034012.jpg?v=1613746614" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons  aujourd'hui dans l’évangile que je viens de lire deux rencontres de Jésus Ressuscité avec les siens. Saint Jean en a conservé le souvenir avec un soin précis et il raconte en détail ces deux rencontres. Il les situe dans le temps, la première, le soir de la Résurrection, et la seconde, huit jours plus tard.  À ces deux rencontres rapportées par le récit de saint Jean,  s'ajoute dans la première lecture tirée des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> une autre rencontre avec Jésus dans la communauté chrétienne de Jérusalem des années plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons de près chacune de ces rencontres pour en tirer un enseignement pour nous aujourd’hui : surprise d'une présence, vérité d'une présence et rayonnement d'une présence.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La surprise d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la première rencontre qui a lieu le soir de Pâques. Saint Jean insiste  pour montrer que celui que les disciples voient n'est pas comme un fantôme ni comme le héros d’une bande dessinée. Il est différent... mais il est le même qu’ils ont connu. Il n’est plus limité par les barrières humaines, comme « alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples [qui] étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint ». Et saint Jean précise que Jésus Ressuscité est là au milieu d’eux. C’est réellement lui, pas de doute possible, malgré la surprise de cette présence. Il leur montre ses mains et son côté marqués par les coups de la Passion. C’est bien le Jésus qu’ils ont connu et aimé. Ils le voient réellement.        <br />
              <br />
       Et la suite du récit de cette rencontre nous montre, selon saint Jean, comment les disciples vivent cette visite surprenante pour eux . Ils le font dans une attitude ouverte et fraternelle. Le souhait de la paix les pénètre et ils auront à coeur de le transmettre à leur tour par la suite. Les disciples sont remplis de joie car ils peuvent vivre de nouveau leur relation avec Jésus dans la proximité et la confiance. Cette relation nouvelle va durer au-delà des jours et des lieux. Elle les fait entrer dans une vie qui n’a plus les limites qu’on connaît habituellement. Elle est d’un autre ordre. Elle est un don de Dieu que le Ressuscité fait partager.        <br />
              <br />
       Et puis saint Jean raconte que Jésus Ressuscité impose les mains aux disciples en leur disant: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».  Et il ajoute en soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ».  Ces dernières paroles font partie des paroles essentielles qu’on a retenues de la prédication de Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu (cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10) et pour remettre  dans l'Amour de Dieu ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> La vérité d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus comme Sauveur qui réconcilie l’humanité avec le Père par sa Mort et sa Résurrection est bien mise en valeur dans la deuxième rencontre qui, huit jours plus tard, s’inscrit dans la suite de celle du soir de Pâques. Elle illustre la vérité d'une présence. C’est celui qui s’est joint aux autres disciples pour vérifier leurs dires, l’apôtre Thomas, qui en est le protagoniste.        <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus Sauveur éclate à la fin de la rencontre dans le célèbre « Mon Seigneur et mon Dieu » que lance Thomas en se jetant aux pieds de Jésus. Cet acte de foi qui deviendra le modèle de tous les actes de foi que nous sommes appelés à faire s’est produit dans les hésitations et même les dénégations, mais il a transformé celui qui l'a fait.        <br />
              <br />
       Thomas, nous raconte saint Jean, se faisait provocant en disant « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »….je ne croirai pas que Jésus est toujours vivant.  Et le Ressuscité entend cette provocation, il y répond de façon spectaculaire en disant à Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas reconnaît son erreur, car oui!  Jésus est bien toujours vivant, sa présence est bien vraie. Il s’écrit  « Mon Seigneur et mon Dieu ».        <br />
              <br />
       Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. Ce Jésus que Thomas a fréquenté de près est bien le Sauveur attendu par Israël. Il a vécu l’humiliation du Serviteur souffrant durant la Passion. Maintenant il est ressuscité et exalté par son Père qui le fait Seigneur et des morts et de vivants.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le rayonnement d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Ce merveilleux texte de souvenirs de la présence de Jésus auprès de ses disciples le soir de Pâques que nous raconte saint Jean est accompagné dans la liturgie d’aujourd’hui par un autre texte qui nous est proposé dans la première lecture qui nous montre le rayonnement de la présence nouvelle de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce texte des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> rapporte des souvenirs qu’on doit à saint Luc qui nous manifeste dans ces quelques lignes comment la présence de Jésus reçue et découverte par les disciples après Pâques est allée bien au-delà de leurs personnes. Elle s’est incrustée, dirais-je, dans les cœurs de ceux et celles qui ont, comme Thomas, reconnu Jésus comme leur « Seigneur » et leur « Dieu » et elle a rayonné autour d'eux.        <br />
              <br />
       Nous en avons un merveilleux exemple dans ce texte de la première lecture. La présence du Ressuscité est au milieu des premiers chrétiens comme elle l'était au milieu des disciples le soir de Pâques. C'est cette présence du Seigneur Ressuscité qui fait que « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ».  Ils forment ainsi une communauté tissée serrée qui partage et met tout en commun, même les ressources matérielles.        <br />
              <br />
       Cette communauté primitive de Jérusalem a essaimé en de nombreuses parties de l’empire romain, en Asie, en Grèce et même  à Rome. Les textes d’aujourd’hui nous en donne une image qui révèle la puissance du Ressuscité et de son message que les disciples après la Pentecôte ont répandu autour d’eux et qui a réuni petit à petit de nombreuses personnes de toutes langues et de toutes nations dont nous sommes. Nous sommes, en effet, les héritiers de ces premiers chrétiens. Il nous revient à nous aussi d'aller proclamer le message de Jésus dans notre monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment le faire? La seconde lecture nous donne la meilleure réponse qui soit et que les chrétiens ont suivie – malhabilement parfois  - au cours des siècles : « Croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang ».  Le croire et le dire. Au Québec, on est devenu des personnes frileuses dans l'affirmation de notre foi au Christ. On veut se fondre dans la masse, on ne veut pas prendre trop de place, on porte avec un peu de peur les rejets et les sarcasmes etc. et il faut actuellement subir  le poids  des poursuites de plusieurs diocèses pour des abus sexuels commis par des prêtres qui nous forcent à baisser la tête.        <br />
              <br />
       Malgré tout le « Croire et dire que Jésus est le Fils de Dieu » est toujours d'acualité. Pour ce faire nous avons avec nous l’Esprit de Jésus qui ne nous fera jamais défaut. Le texte de la deuxième lecture le dit explicitement : « Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité ».        <br />
              <br />
       Que l’Esprit soit avec vous et fasse de vous des témoins de Jésus-Christ, Fils de Dieu à qui nous redisons, comme Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Un mot en terminant pour souligner que le pape saint Jean-Paul II a fait de ce 2e Dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span> en réponse aux demandes venues de sainte Faustine Kowalska (1905-1938) qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape. Sainte Faustine demande de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et recommande de répéter souvent l’invocation  « Jésus, j’ai confiance en toi ». « Jesu ufam tobie » en polonais. La dévotion au Christ miséricordieux a pris avec elle un élan remarquable dans tous les milieux grâce à une image qui est reproduite au peu partout où on voit les rayons de la miséricorde sortir en faisceau  du Coeur de Jésus. Voir plus bas l'original de cette image peinte selon les indications de sainte Faustine.       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       7 avril 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie  du 6 avril 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       « Car la foi de ceux qui n’ont pas vu se fonde en effet sur le témoignage des apôtres qui l’ont vu ressuscité et dont le témoignage est scellé par le martyre. Ils meurent en sachant qu’ils meurent dans le Christ et qu’ils ressusciteront en lui et avec lui. Fondée sur les apôtres, l’Église est sainte et "apostolique" et la foi de l’Église est partagée par tous ses membres. »       <br />
              <br />
       Ysabel de Andia       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/78601694-57034013.jpg?v=1614043803" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/78601694-57034012.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1170.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-64229171</guid>
   <title>Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Sep 2022 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C le 11 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 32, 7-14, I Timothée 1, 12-17 et Luc 15, 1-32 (la brebis perdue et le fils prodigue).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/64229171-46109541.jpg?v=1655147603" alt="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" title="Homélie pour le 24e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'amour a toujours le dernier mot »" />
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      Il y une peinture célèbre, celle de Rembrandt que vous avez sûrement vue souvent, qui porte sur cet épisode de l'enfant prodigue, mais qui met l'accent plutôt sur le père miséricordieux.. On voit le fils prodigue à genoux et un homme plus âgé au visage doux et bon qui l’entoure de ses bras dont l'un ressemble à celui d'une femme, d'une mère, le tout dans une lumière diffuse et dans des teintes douces. Le peintre a compris le sens premier de cette parabole qu’on a appelée la plupart du temps « la parabole de l’enfant prodigue », alors que qu’elle raconte  la « miséricorde d’un père » et qu’elle pourrait s’appeler plutôt « la parabole du Père miséricordieux ».       <br />
              <br />
       Cette parabole est un récit et une mise en scène des plus animées et des plus parlantes. Elle est portée par les interactions des trois personnages sur lesquels nous nous arrêterons brièvement à tour de rôle car, remarquez-le bien,  nous pouvons à des degrés divers être chacun de ces personnages à un moment ou l’autre. Ils coexistent en nous pour le meilleur et pour le pire. Suivons les personnages de la parabole dans l’ordre du récit.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le jeune fils</span>       <br />
              <br />
       Il se jette aux genoux de son père pour exprimer sa conversion. Conversion au sens fort du terme veut dire « retournement » « changement ». C’est le sens du terme grec « metanoia ».  C'est pourquoi, le fils prodigue se jette à genoux devant son père.       <br />
              <br />
       Même physiquement, se mettre à genoux demande un effort. Ce n’est pas facile. Aujourd’hui avec le temps et avec les limites de l’âge les dangers de cette manœuvre pour l’équilibre frappent bien des gens. Ils ne peuvent pas se mettre à genoux physiquement, on le comprends, mais ils peuvent le faire spirituellement comme l'a fait l’enfant prodigue.       <br />
              <br />
       Si nous nous mettons à genoux devant Dieu, si nous nous retournons vers Dieu, nous entrons dans une démarche de changement, un changement radical parfois où nous confessons que nous avons péché : « J’ai péché contre toi, Père ». Mais ce changement est aussi une démarche continuelle à poursuivre car, comme le dit saint Paul, les ténèbres et la lumière, le mal et le péché cohabitent toujours en nous : «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Romains 7, 19).       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le père</span>       <br />
              <br />
       Si nous tournons notre regard vers le deuxième acteur de ce récit, le père, ce qui nous frappe dans le tableau de Rembrandt ce sont les bras ouverts qui encerclent le fils retrouvé.       <br />
              <br />
       Ces bras ouverts sont un symbole puissant d’un amour toujours prêt à se manifester, un amour qui désire la vie du pécheur et non sa mort, un amour désintéressé et inconditionnel. Oui, tel est l’amour du Père des cieux.       <br />
              <br />
       Les parents savent un peu ce qu’il en coûte de recevoir un fils ou une fille qui revient de loin parfois. Leur amour ne pose pas de question. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui nous a donné Jésus, son Fils Bien-aimé pour notre salut et le salut du monde. Tel est l’amour du Père miséricordieux qui surpasse tout ce qu’on peut imaginer « folie pour les hommes » , mais « sagesse pour Dieu » (I Corinthiens 1, 25 ss.).       <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas, par ailleurs, d’un amour qui se ferme les yeux sur l’autre, qui reste à un niveau superficiel et qui permet tout. Au contraire, cet amour fait grandir. Cet amour respecte la personne dans ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Cet amour te permet de devenir ce que tu es réellement « un fils » ou « une fille » bien-aimés de Dieu. «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils du Père…vous n’êtes plus esclaves, mais enfants du Père » proclame saint Paul aux Romains (Romains 8, 15).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Le fils aîné</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en au fils aîné. Il est en retrait dans le tableau de Rembrandt. Il murmure et se « défoule », dirait-on en québécois.  Le récit de l’évangile nous rapporte les paroles qui lui sont prêtées. "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Et quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras."       <br />
              <br />
       Que penser de ce personnage? Il nous interroge, car il a de bons arguments. Il souhaite ce qu'on appellerait aujourd'hui la "parité", le même traitement que son frère. mais il en reste à ce plan du "donnant-donnant", de la justice étroite et matérielle. Ce qui cloche, c’est son refus d’entrer dans le mouvement d’amour du père. Il se tient à l’écart dans son monde pour se protéger, pour ne pas se remettre en question. Bien sûr qu’il a été un bon fils. Mais où était son cœur pendant tout ce temps? S’est-il contenté de suivre des préceptes uniquement?        <br />
              <br />
       La question se pose non seulement pour lui mais pour chacun et à chacune d’entre nous. « Ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père » (Romains 2, 13), ceux et celles qui entrent dans le mouvement d’amour de Dieu qui se donne et qui sauve.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration dominicale dans le sillage de ce texte si riche de la parabole du Père miséricordieux, nous invite à nous mettre en marche pour entrer de plus en plus dans le mouvement d’amour du Père qui nous accueille à sa table sous les signes du Pain et du Vin partagés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 6 septembre 2016 -->       <br />
              <br />
       <!--l'homélie de 2016 est une réécriture       <br />
       7 mars 2015       <br />
       réécriture de l'homélie du 6 mars 2015 aux diacres permanents       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire » (Ex 32, 7-11.13-14)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla à Moïse :       <br />
       « Va, descends,       <br />
       car ton peuple s’est corrompu,       <br />
       lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.       <br />
           Ils n’auront pas mis longtemps       <br />
       à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !       <br />
       Ils se sont fait un veau en métal fondu       <br />
       et se sont prosternés devant lui.       <br />
       Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :       <br />
       ‘Israël, voici tes dieux,       <br />
       qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »       <br />
              <br />
           Le Seigneur dit encore à Moïse :       <br />
       « Je vois que ce peuple       <br />
       est un peuple à la nuque raide.       <br />
           Maintenant, laisse-moi faire ;       <br />
       ma colère va s’enflammer contre eux       <br />
       et je vais les exterminer !       <br />
       Mais, de toi, je ferai une grande nation. »       <br />
           Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu       <br />
       en disant :       <br />
       « Pourquoi, Seigneur,       <br />
       ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple,       <br />
       que tu as fait sortir du pays d’Égypte       <br />
       par ta grande force et ta main puissante ?       <br />
           Souviens-toi de tes serviteurs,       <br />
       Abraham, Isaac et Israël,       <br />
       à qui tu as juré par toi-même :       <br />
       ‘Je multiplierai votre descendance       <br />
       comme les étoiles du ciel ;       <br />
       je donnerai, comme je l’ai dit,       <br />
       tout ce pays à vos descendants,       <br />
       et il sera pour toujours leur héritage.’ »       <br />
           Le Seigneur renonça       <br />
       au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)       <br />
       R/ Oui, je me lèverai,       <br />
       et j’irai vers mon Père. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
       Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;       <br />
       tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 12-17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je suis plein de gratitude       <br />
       envers celui qui me donne la force,       <br />
       le Christ Jésus notre Seigneur,       <br />
       car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,       <br />
           moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent.       <br />
       Mais il m’a été fait miséricorde,       <br />
       car j’avais agi par ignorance,       <br />
       n’ayant pas encore la foi ;        <br />
          la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante,       <br />
       avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Voici une parole digne de foi,       <br />
       et qui mérite d’être accueillie sans réserve :       <br />
       le Christ Jésus est venu dans le monde       <br />
       pour sauver les pécheurs ;       <br />
       et moi, je suis le premier des pécheurs.       <br />
           Mais s’il m’a été fait miséricorde,       <br />
       c’est afin qu’en moi le premier,       <br />
       le Christ Jésus montre toute sa patience,       <br />
       pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui,       <br />
       en vue de la vie éternelle.       <br />
              <br />
           Au roi des siècles,       <br />
       au Dieu immortel, invisible et unique,       <br />
       honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           Jésus dit encore :       <br />
       « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,       <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,       <br />
       n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert       <br />
       pour aller chercher celle qui est perdue,       <br />
       jusqu’à ce qu’il la retrouve ?       <br />
           Quand il l’a retrouvée,       <br />
       il la prend sur ses épaules, tout joyeux,       <br />
           et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé ma brebis,       <br />
       celle qui était perdue !’       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit,       <br />
       plus que pour 99 justes       <br />
       qui n’ont pas besoin de conversion.       <br />
              <br />
           Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une,       <br />
       ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,       <br />
       et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?       <br />
           Quand elle l’a retrouvée,       <br />
       elle rassemble ses amies et ses voisines       <br />
       pour leur dire :       <br />
       ‘Réjouissez-vous avec moi,       <br />
       car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’       <br />
           Ainsi je vous le dis :       <br />
       Il y a de la joie devant les anges de Dieu       <br />
       pour un seul pécheur qui se convertit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/64229171-46109541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-24e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-amour-a-toujours-le-dernier-mot_a1081.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2022 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 mars 2022. Textes: Josué 5, 9a.10-12, (2 Corinthiens 5, 17-2 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/61778895-44951747.jpg?v=1643034929" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie »" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous dire en même temps qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). Ils coexistent en nous. C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel qu'il est  et telle qu'elle est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » (pape François)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 1 mars 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a> Page visitée le 25 janvier 2022       <br />
              <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/61778895-44951747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a1055.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hgiguere.net,2026:rss-53935996</guid>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »</title>
   <pubDate>Tue, 06 Apr 2021 18:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 11 avril 2021. Textes: Actes 4, 32-35, 1 Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/53935996-40703090.jpg?v=1613746614" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques ou Dimanche de la Miséricorde divine Année B « Huit jours plus tard... »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons  aujourd'hui dans l’évangile que je viens de lire deux rencontres de Jésus Ressuscité avec les siens. Saint Jean en a conservé le souvenir avec un soin précis et il raconte en détail ces deux rencontres. Il les situe dans le temps, la première, le soir de la Résurrection, et la seconde, huit jours plus tard.  À ces deux rencontres rapportées par le récit de saint Jean,  s'ajoute dans la première lecture tirée des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> une autre rencontre avec Jésus dans la communauté chrétienne de Jérusalem des années plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons de près chacune de ces rencontres pour en tirer un enseignement pour nous aujourd’hui : surprise d'une présence, vérité d'une présence et rayonnement d'une présence.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La surprise d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la première rencontre qui a lieu le soir de Pâques. Saint Jean insiste  pour montrer que celui que les disciples voient n'est pas comme un fantôme ni comme le héros d’une bande dessinée. Il est différent... mais il est le même qu’ils ont connu. Il n’est plus limité par les barrières humaines, comme « les portes du lieu où se trouvaient les disciples [qui] étaient verrouillées par crainte des Juifs ». Et saint Jean raconte que Jésus Ressuscité est là au milieu d’eux. C’est réellement lui, pas de doute possible, malgré la surprise de cette présence. Il leur montre ses mains et son côté marqués par les coups de la Passion.       <br />
              <br />
       C’est bien le Jésus qu’ils ont connu et aimé. Ils le voient réellement. Et la suite du récit de cette rencontre nous montre, selon saint Jean, comment les disciples vivent cette visite surprenante pour eux .        <br />
              <br />
       Ils le font dans une attitude ouverte et fraternelle. Le souhait de la paix les pénètre et ils auront à coeur de le transmettre à leur tour par la suite. Les disciples sont remplis de joie car ils peuvent vivre de nouveau leur relation avec Jésus dans la proximité et la confiance. Cette relation nouvelle va durer au-delà des jours et des lieux. Elle les fait entrer dans une vie qui n’a plus les limites qu’on connaît habituellement. Elle est d’un autre ordre. Elle est un don de Dieu que le Ressuscité fait partager.        <br />
              <br />
       Et puis saint Jean raconte que Jésus Ressuscité impose les mains aux disciples en leur disant: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ».  Et il ajoute en soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ».  Ces dernières paroles font partie des paroles essentielles qu’on a retenues de la prédication de Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu (cf. <span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10) et pour remettre  dans l'Amour de Dieu ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Sauveur.        <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> La vérité d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus comme Sauveur qui réconcilie l’humanité avec le Père par sa Mort et sa Résurrection est bien mise en valeur dans la deuxième rencontre qui, huit jours plus tard, s’inscrit dans la suite de celle du soir de Pâques. Elle illustre la vérité d'une présence. C’est celui qui s’est joint aux autres disciples pour vérifier leurs dires, l’apôtre Thomas, qui en est le protagoniste.        <br />
              <br />
       Cette reconnaissance de Jésus Sauveur éclate à la fin de la rencontre dans le célèbre « Mon Seigneur et mon Dieu » que lance Thomas en se jetant aux pieds de Jésus. Cet acte de foi qui deviendra le modèle de tous les actes de foi que nous sommes appelés à faire s’est produit dans les hésitations et même les dénégations, mais il a transformé celui qui l'a fait.        <br />
              <br />
       Thomas, nous raconte saint Jean, se faisait provocant en disant « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »….je ne croirai pas que Jésus est toujours vivant.  Et le Ressuscité entend cette provocation, il y répond de façon spectaculaire en disant à Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas reconnaît son erreur, car oui!  Jésus est bien toujours vivant, sa présence est bien vraie. Il s’écrit  « Mon Seigneur et mon Dieu ».        <br />
              <br />
       Tout est dit. Il n’y a rien à ajouter. Ce Jésus que Thomas a fréquenté de près est bien le Sauveur attendu par Israël. Il a vécu l’humiliation du Serviteur souffrant durant la Passion. Maintenant il est ressuscité et exalté par son Père qui le fait Seigneur et des morts et de vivants.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le rayonnement d’une présence</span>       <br />
              <br />
       Ce merveilleux texte de souvenirs de la présence de Jésus auprès de ses disciples le soir de Pâques que nous raconte saint Jean est accompagné dans la liturgie d’aujourd’hui par un autre texte qui nous est proposé dans la première lecture qui nous montre le rayonnement de la présence nouvelle de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce texte des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> rapporte des souvenirs qu’on doit à saint Luc qui nous manifeste dans ces quelques lignes comment la présence de Jésus reçue et découverte par les disciples après Pâques est allée bien au-delà de leurs personnes. Elle s’est incrustée, dirais-je, dans les cœurs de ceux et celles qui ont, comme Thomas, reconnu Jésus comme leur « Seigneur » et leur « Dieu » et elle a rayonné autour d'eux.        <br />
              <br />
       Nous en avons un merveilleux exemple dans ce texte de la première lecture. La présence du Ressuscité est au milieu des premiers chrétiens comme elle l'était au milieu des disciples le soir de Pâques. C'est cette présence du Seigneur Ressuscité qui fait que « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ».  Ils forment ainsi une communauté tissée serrée qui partage et met tout en commun, même les ressources matérielles.        <br />
              <br />
       Cette communauté primitive de Jérusalem a essaimé en de nombreuses parties de l’empire romain, en Asie, en Grèce et même  à Rome. Les textes d’aujourd’hui nous en donne une image qui révèle la puissance du Ressuscité et de son message que les disciples après la Pentecôte ont répandu autour d’eux et qui a réuni petit à petit de nombreuses personnes de toutes langues et de toutes nations dont nous sommes. Nous sommes, en effet, les héritiers de ces premiers chrétiens. Il nous revient à nous aussi d'aller proclamer le message de Jésus dans notre monde d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous me demanderez comment le faire? La seconde lecture nous donne la meilleure réponse qui soit et que les chrétiens ont suivie – malhabilement parfois  - au cours des siècles : « Croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang ».  Le croire et le dire. Au Québec, on est devenu de personnes frileuses dans l'affirmation de notre foi au Christ. On veut se fondre dans la masse, on ne veut pas prendre trop de place, on porte avec un peu de peur les rejets et les sarcasmes etc.        <br />
              <br />
       « Croire et dire que Jésus est le Fils de Dieu » quelle belle mission ! Pour ce faire nous avons avec nous l’Esprit de Jésus qui ne nous fera jamais défaut. Le texte de la deuxième lecture le dit explicitement : « Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité ». Que l’Esprit soit avec vous et fasse de vous des témoins de Jésus-Christ, Fils de Dieu à qui nous redisons, comme Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Un mot en terminant pour souligner que le pape saint Jean-Paul II a fait de ce 2e Dimanche de Pâques le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Miséricorde divine</span> en réponse aux demandes venues de sainte Faustine Kowalska (1905-1938) qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape. Sainte Faustine demande de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et recommande de répéter souvent l’invocation « Jésus, j’ai confiance en toi ». La dévotion au Christ miséricordieux a pris avec elle un élan remarquable dans tous les milieux grâce à une image qui est reproduite au peu partout où on voit les rayons de la miséricorde sortir en faisceau  du Coeur de Jésus.       <br />
               <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       6 avril 2021       <br />
              <br />
              <br />
       « Car la foi de ceux qui n’ont pas vu se fonde en effet sur le témoignage des apôtres qui l’ont vu ressuscité et dont le témoignage est scellé par le martyre. Ils meurent en sachant qu’ils meurent dans le Christ et qu’ils ressusciteront en lui et avec lui. Fondée sur les apôtres, l’Église est sainte et "apostolique" et la foi de l’Église est partagée par tous ses membres. »       <br />
              <br />
       Ysabel de Andia       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/53935996-40703090.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Annee-B-Huit-jours-plus-tard_a1001.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » </title>
   <pubDate>Tue, 26 Mar 2019 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 31 mars 2019. Textes: Josué 5, 9a.10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/30072502-28849601.jpg?v=1548894365" alt="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " title="Homélie pour le 4e dimanche du carême Année C  « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » " />
     </div>
     <div>
      Lors d’une retraite internationale à Assise, j’ai eu l’occasion de vivre une célébration du sacrement de la réconciliation tout à fait particulière. Cette célébration animée par des membres de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf </span> m’avait marqué. S’inspirant de la parabole du fils prodigue ou mieux du père miséricordieux, le groupe a commencé par mimer sans paroles le récit de cette parabole archiconnue. Ils l’ont fait avec un art consommé. Par leurs gestes et leurs attitudes inspirés de la parabole, ils nous faisaient entrer petit à petit dans la démarche du sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       En effet, le sacrement de la réconciliation ou du pardon est à l’image de ces retrouvailles du fils prodigue avec son père. C'est donc en m’inspirant  de la parabole de saint Luc que nous venons d'entendre, que je voudrais, ce matin, nous aider à entrer dans le sacrement de la réconciliation en rappelant et commentant brièvement les actes qui le constituent et que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les actes du pénitent : la contrition, l’aveu ou la confession des fautes et la pénitence ou la satisfaction (no 1450).        <br />
              <br />
       Reprenons donc le récit de saint Luc pour approfondir la démarche de réconciliation que nous sommes invités à faire durant le temps du Carême. Commençons par la contrition.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La contrition</span>       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> la définit ainsi : Elle est «  une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir »  (no 1451).       <br />
              <br />
       Regardons comment le fils prodigue vit cette attitude de contrition. Celui-ci commence par prendre conscience de sa situation. Il se regarde au moment où il a tout perdu et, alors, en lui naît le désir de revenir sur les gestes qu’il a fait. Il en est profondément attristé. « Alors il rentra en lui-même et se dit ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !’ » Cette ouverture ici dans le cas du fils prodigue a un côté intéressé. Il voit ce qu’il a laissé et il se compare aux ouvriers de son père. C’est ce qu’on a appelé la « contrition imparfaite ». <!--Sa démarche n’est pas du même genre que  l’accueil du père qui lui ouvre ses bras sans aucune réticence. Ce que Dieu fait avec chacun et chacune de nous. -->       <br />
              <br />
       L’attitude du fils prodigue, même si elle est intéressée, marque le début d’un retournement, d'une mise  en marche. Et un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui permet d’aller plus loin que son intérêt et son profit personnel pour s’en remettre à l’amour désintéressé, ce qui est la « contrition parfaite » qui provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout (cf. no 1452).        <br />
              <br />
       Nous avons là l’essentiel qui est au cœur de toute démarche pénitentielle de conversion. La personne est non seulement touchée par sa situation de refus ou de faute, mais elle est prête à mettre tout son cœur et ses efforts pour en sortir.  Comment le faire ? En avouant et en confessant ses fautes.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’aveu ou la confession</span>       <br />
              <br />
       L’aveu ou la confession de ses péchés ou de ses fautes est le deuxième acte demandé à toute personne qui se présente au sacrement de la réconciliation. Dans le  <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> on cite cette belle phrase de saint Augustin pour décrire ce geste : « Le commencement des œuvres bonnes, c’est la confession des œuvres mauvaises. Tu fais la vérité et tu viens à la Lumière » (S. Augustin, ev. Jo. 12, 13).        <br />
              <br />
       Le fils prodigue vit cet aveu intensément tout d’abord dans son cœur avant la rencontre de son père. Il en fait une visualisation : « Je lui dirai : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.    Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers’ ». C'est là qu'on voit qu'il est important de s'arrêter de temps à autre pour relire sa vie et faire le point.        <br />
              <br />
       Une fois cette prise de conscience faite, le fils prodigue passe à l’acte. Il se lève et se met en marche. Il arrive non loin de la maison de son père qui l’aperçoit. Une fois devant lui, il tombe à genoux en se jetant dans ses bras et il confesse sa faute :   « Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.’ »       <br />
              <br />
       Cet aveu ou confession dans la pratique actuelle du sacrement de la réconciliation porte sur les fautes graves, mais il porte aussi sur tout ce qui nous éloigne de notre vocation de disciple de Jésus. Rien de ce que nous vivons n’y échappe : vie sociale, personnelle, familiale, ecclésiale, spirituelle etc. L’examen de conscience, une pratique recommandée par les <span style="font-style:italic"> Exercices spirituels</span> de saint Ignace,  est très approprié pour nous permettre de faire ainsi le point dans nos vies et de mieux profiter de nos rencontres avec Dieu par l’intermédiaire du prêtre dans le sacrement de la réconciliation.        <br />
              <br />
       On peut le faire de diverses façons : à partir de textes de la Parole de Dieu comme celui des Béatitudes par exemple, à partir de nos conditions de vie et de nos obligations familiales ou professionnelles, à partir des commandements de Dieu etc. L'important c'est de le faire dans un climat de prière. Saint Ignace y insiste au no 43 des <span style="font-style:italic"> Exercices</span> en présentant les cinq points de cet examen : rendre grâce à Dieu pour les bénédictions reçues, demander la grâce de connaître nos péchés et de les éradiquer, demander des comptes à l'âme des pensées, des mots et des actions, demander pardon à Dieu pour nos manquements, proposer de nous racheter par sa grâce.       <br />
               <br />
       III - <span style="font-style:italic">La pénitence ou la satisfaction</span>       <br />
               <br />
       Revenons au fils prodigue. Les paroles qu’il a longuement méditées sont à peine prononcées dans son aveu, sa confession, que son père lui manifeste un pardon total rempli de la joie de retrouver son fils qu’il avait perdu. « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé ».       <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive à chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation. Dieu par le ministère du prêtre qui nous reçoit et nous écoute nous prend dans ses bras et nous revêt de la joie de  nous retrouver près de lui dans des sentiments de regret et avec une volonté d’aller plus loin sur le chemin de la sainteté dans l’avenir .       <br />
              <br />
       Cette volonté d’aller plus loin nous incitera à corriger ce qu’il y a à corriger chez nous, à limiter les marques des fautes passées par une claire volonté de pénitence ou de satisfaction comme le dit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de L’Église catholique</span> : « Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle ». (no 1459)       <br />
              <br />
       Cette étape de « recouvrement de la pleine santé spirituelle » nous renvoie à nos occupations quotidiennes avec un regard nouveau pour tenter avec la grâce de Dieu de devenir de plus en plus de dignes fils ou filles de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce bref parcours de la parabole bien connue du fils prodigue ou du père miséricordieux en lien avec la démarche que nous faisons dans le sacrement de la réconciliation pourra, je l'espère,  nous aider à mieux vivre ce sacrement en ce temps du Carême.        <br />
              <br />
       Qu'il soit toujours pour nous une rencontre où comme le fils prodigue nous nous jetons dans les bras de celui qui est notre Père miséricordieux. et qui nous invite chaque fois que nous nous approchons du sacrement de la réconciliation à célébrer avec lui cette rencontre.       <br />
              <br />
       Comme le fils prodigue l'a fait avec son père, dans cette Eucharistie ce matin, partageons avec notre Père miséricordieux le banquet qu'il a préparé pour nous où son Fils bien-aimé se donne à nous dans son Corps et dans son Sang pour que nous vivions de sa vie.        <br />
              <br />
       Et je vous souhaite une belle célébration du sacrement de la réconciliation si vous décidez de la faire en ce Carême 2019.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       26 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ___________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur dit à Josué :       <br />
       « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »        <br />
       Les fils d’Israël campèrent à Guilgal       <br />
       et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,       <br />
       vers le soir, dans la plaine de Jéricho.       <br />
           Le lendemain de la Pâque,       <br />
       en ce jour même,       <br />
       ils mangèrent les produits de cette terre :       <br />
       des pains sans levain et des épis grillés.       <br />
           À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,       <br />
       puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.       <br />
       Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,       <br />
       qui mangèrent cette année-là       <br />
       ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)       <br />
              <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Magnifiez avec moi le Seigneur,       <br />
       exaltons tous ensemble son nom.       <br />
       Je cherche le Seigneur, il me répond :       <br />
       de toutes mes frayeurs, il me délivre.       <br />
              <br />
       Qui regarde vers lui resplendira,       <br />
       sans ombre ni trouble au visage.       <br />
       Un pauvre crie ; le Seigneur entend :       <br />
       il le sauve de toutes ses angoisses.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si quelqu’un est dans le Christ,       <br />
       il est une créature nouvelle.       <br />
       Le monde ancien s’en est allé,       <br />
       un monde nouveau est déjà né.       <br />
           Tout cela vient de Dieu :       <br />
       il nous a réconciliés avec lui par le Christ,       <br />
       et il nous a donné le ministère de la réconciliation.       <br />
           Car c’est bien Dieu       <br />
       qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui :       <br />
       il n’a pas tenu compte des fautes,       <br />
       et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.       <br />
           Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ,       <br />
       et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :       <br />
       nous le demandons au nom du Christ,       <br />
       laissez-vous réconcilier avec Dieu.       <br />
           Celui qui n’a pas connu le péché,       <br />
       Dieu l’a pour nous identifié au péché,       <br />
       afin qu’en lui nous devenions justes       <br />
       de la justice même de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les publicains et les pécheurs       <br />
       venaient tous à Jésus pour l’écouter.       <br />
           Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :       <br />
       « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,       <br />
       et il mange avec eux ! »       <br />
           Alors Jésus leur dit cette parabole :       <br />
           « Un homme avait deux fils.       <br />
           Le plus jeune dit à son père :       <br />
       ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’       <br />
       Et le père leur partagea ses biens.       <br />
           Peu de jours après,       <br />
       le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,            <br />
       et partit pour un pays lointain       <br />
       où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.       <br />
           Il avait tout dépensé,       <br />
       quand une grande famine survint dans ce pays,       <br />
       et il commença à se trouver dans le besoin.       <br />
           Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,       <br />
       qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.       <br />
           Il aurait bien voulu se remplir le ventre       <br />
       avec les gousses que mangeaient les porcs,       <br />
       mais personne ne lui donnait rien.       <br />
           Alors il rentra en lui-même et se dit :       <br />
       ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,       <br />
       et moi, ici, je meurs de faim !       <br />
           Je me lèverai, j’irai vers mon père,       <br />
       et je lui dirai :       <br />
       Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
           Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.       <br />
       Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’       <br />
           Il se leva et s’en alla vers son père.       <br />
       Comme il était encore loin,       <br />
       son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;       <br />
       il courut se jeter à son cou       <br />
       et le couvrit de baisers.       <br />
           Le fils lui dit :       <br />
       ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.       <br />
       Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’       <br />
           Mais le père dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,       <br />
       mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,       <br />
           allez chercher le veau gras, tuez-le,       <br />
       mangeons et festoyons,       <br />
           car mon fils que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé.’       <br />
       Et ils commencèrent à festoyer.       <br />
              <br />
           Or le fils aîné était aux champs.       <br />
       Quand il revint et fut près de la maison,       <br />
       il entendit la musique et les danses.       <br />
           Appelant un des serviteurs,       <br />
       il s’informa de ce qui se passait.       <br />
           Celui-ci répondit :       <br />
       ‘Ton frère est arrivé,       <br />
       et ton père a tué le veau gras,       <br />
       parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’       <br />
           Alors le fils aîné se mit en colère,       <br />
       et il refusait d’entrer.       <br />
       Son père sortit le supplier.       <br />
           Mais il répliqua à son père :       <br />
       ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service       <br />
       sans avoir jamais transgressé tes ordres,       <br />
       et jamais tu ne m’as donné un chevreau       <br />
       pour festoyer avec mes amis.       <br />
           Mais, quand ton fils que voilà est revenu       <br />
       après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,       <br />
       tu as fait tuer pour lui le veau gras !’       <br />
           Le père répondit :       <br />
       ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,       <br />
       et tout ce qui est à moi est à toi.       <br />
           Il fallait festoyer et se réjouir ;       <br />
       car ton frère que voilà était mort,       <br />
       et il est revenu à la vie ;       <br />
       il était perdu,       <br />
       et il est retrouvé ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-careme-Annee-C-Mon-fils-que-voila-etait-mort-et-il-est-revenu-a-la-vie_a885.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » </title>
   <pubDate>Tue, 03 Apr 2018 20:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 8 avril 2018 Année B. Textes: Actes des Apôtres 4, 32-35, I Jean 5, 1-6 et Jean 20, 19-31.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/19758051-23512212.jpg?v=1517016708" alt="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » " title="Homélie pour le 2e dimanche de Pâques (Année B) ou Dimanche de la Miséricorde divine  « Mon Seigneur et mon Dieu » " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes toujours dans la lumière de Pâques. C'est pourquoi, la liturgie intitule ce dimanche « deuxième dimanche de Pâques » et non pas premier dimanche après Pâques. Pâques se continue. Le pape saint Jean-Paul II a ajouté à cette réalité pascale le thème de la miséricorde divine en en faisant le Dimanche de la Miséricorde  divine en réponse aux demandes venues de Sainte Faustine qui a vécu dans le diocèse de Cracovie dont il avait été évêque avant de devenir pape.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'accueil de la miséricorde divine</span>       <br />
              <br />
       Cette thématique de la miséricorde divine est profondément reliée au mystère de la Résurrection de Jésus que Pâques nous fait célébrer. En effet, dans le message de sainte Faustine, c'est tout le mystère pascal qui est  en cause. En demandant de souligner à chaque jour le moment de la mort de Jésus en s'arrêtant à 3 heures de l'après-midi et en proposant la prière « Jésus, j'ai confiance en toi », la dévotion à la miséricorde divine ne se fixe pas sur celle-ci comme un simple attribut de Dieu. Elle nous renvoie à la logique de l'Incarnation où nous vénérons Jésus comme le don de Dieu à l'humanité. Oui! en Jésus, c'est le Fils bien-aimé du Père qui vient parmi nous. Il partage notre condition humaine. Nous pouvons maintenant aller vers lui et par lui vers Dieu. Lorsque nous lui disons « Jésus, j'ai confiance en toi », nous entrons avec lui dans le chemin de la miséricorde divine qui reflète un amour éternel de Dieu pour ses enfants et une proximité des tous les instants.       <br />
              <br />
       Le chemin de la miséricorde est proposé à tous les baptisés. Leurs coeurs se laissent émouvoir par les souffrances du monde. Devant l'ampleur de celles-ci, les baptisés seraient écrasés s'ils ne pouvaient, en disant « Jésus, j'ai confiance en toi », mettre toute leur confiance en Celui qui a vaincu le monde.        <br />
              <br />
       Cet acte de foi en Jésus, souvent repris, est le message premier de sainte Faustine qui recommande de le répéter dans son coeur et en paroles et de le faire aussi de diverses façons comme dans les litanies ou le chapelet de la miséricorde divine. Je ne m'étends pas plus longuement sur la dévotion à la miséricorde divine. Les lectures de la messe nous gardent dans le sillage de la fête de Pâques qui dure 50 jours, jusqu'à la fête de la Pentecôte. Je voudrais m'y attarder un peu maintenant.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'Esprit à l'oeuvre</span>       <br />
              <br />
       Lorsque j'ai entendu les textes de la messe d'aujourd'hui j'ai été frappé par le fait que ce que la première lecture nous raconte  s'est passé après la Pentecôte, après la descente de l'Esprit sur les Apôtres. « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme » est-il écrit.  Le résultat de la foi en la résurrection du Christ animée par son Esprit cimente les gens les uns avec les autres. Elle crée une communauté où le partage est le coeur de celle-ci. Remplis de Jésus, les premiers chrétiens, loin de se replier sur une expérience extraordinaire de rencontre avec le Ressuscité, sont ancrés dans leur vie concrète qui est transformée par l'action de l'Esprit en eux. Le message de Jésus n'a plus besoin de mots, il est leur vie.        <br />
              <br />
       S'ils peuvent agir ainsi c'est qu'ils ont reçu la Bonne Nouvelle du Salut à travers des témoins dont les plus importants sont les Apôtres qui ont suivi  Jésus tout au long de son ministère. On les voit dans l'évangile avec Jésus Ressuscité qui leur donne l'Esprit Saint. En effet, ceux-ci, après la Résurrection de Jésus, ont reçu l'Esprit Saint de façon spéciale pour être les piliers, les fondations, de l'Église, de la communauté des croyants et croyantes.        <br />
              <br />
       En soufflant sur eux, ici dans l'épisode que nous raconte l'évangile, Jésus leur donne d'être, dans leur mission, les acteurs privilégiés de sa miséricorde pour toute personne  : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés,ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus ». Ce don sera une partie importante de leur ministère futur et de celui de l'Église.       <br />
              <br />
       C'est non seulement un pouvoir qui leur est donné mais c'est surtout une mission dans la ligne de l'amour de Dieu pour ses enfants que Jésus a comparé dans la parabole de l'enfant prodigue au père qui accueille son fils avec joie après les frasques de ce dernier. « Tes péchés te sont pardonnés ». Le père de la parabole fait tuer le veau gras et offre un festin pour son fils qui était perdu et qui est revenu. C'est ce que fait Dieu, notre Père miséricordieux, pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Cette miséricorde prend corps dans le ministère que les apôtres reçoivent de Jésus Ressuscité et qui est devenu au fil des siècles le Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation  sur lequel insiste souvent le pape François. Ce sacrement est le sacrement de la miséricorde divine.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Un acte de foi renouvelée</span>       <br />
              <br />
       On voit dans la suite du texte de l'évangile le cheminement personnel d'un de ces piliers de l'Église que sont les Apôtres. Il s'agit de l'apôtre Thomas. Celui-ci fait partie du groupe, mais il désire, comme il le dit, voir de ses yeux et toucher de sa main le Christ ressuscité. Le témoignage des  autres disciples ne lui suffit pas. Nous sommes nous aussi souvent comme lui, nous sommes « Thomas ».       <br />
              <br />
       Lors de la visite de Jésus qui nous est racontée où Thomas est présent Jésus le provoque  en lui disant « Mets ta main ». En d'autres termes : « Continue tes recherches avec ton bon sens et ton intelligence », mais aussi, en sous-entendu, «ouvre ton coeur en même temps à ma présence dans la foi qui va au-delà des preuves scientifiques ou matérielles, de ce que tu peux toucher avec ta main. C'est ainsi que tu me rencontreras ».        <br />
              <br />
       Et la rencontre se produit.  « Mon Seigneur et mon Dieu » s'écrie Thomas. A-t-il pleuré de joie ? Je ne sais. Mais il s'est totalement remis à Jésus, relevé des morts et vivant pour toujours en Dieu. Il ne rencontre pas une autre personne que celle qu'il a connue. Dans la foi, il reconnaît que c'est bien  ce Jésus qu'il a fréquenté durant sa vie antérieure qui est là. Il sera désormais présent à tous les moments de sa vie. Il demeurera toujours avec lui. C'est cette Bonne Nouvelle du Salut qu'il ira proclamer jusqu'aux Indes, dit-on.        <br />
       <!--Il proclamera ainsi, comme le racontent les Actes des Apôtres, ce Jésus qui a été crucifié a été relevé ressuscité par Dieu et qu'il est maintenant le Premier-Né d'une multitudes de frères et soeurs.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce dimanche nous apporte de belles pistes de réflexion et nous invite ainsi  1) à l'accueil de la miséricorde divine 2) à la redécouverte de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église 3) à un acte de foi renouvelée en la Seigneurie de Jésus Christ lui disant avec Thomas  « Mon Seigneur et mon Dieu ».       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous a permis de partager ensemble la Parole de Dieu nous nourrisse au point où, comme les premiers chrétiens, nous saurons partager du fond du coeur avec nos frères et soeurs et ainsi,  comme le dit des Apôtres la première lecture, rendre témoignage  à la résurrection du Christ  «  avec grande puissance ».        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 avril 2019        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 2e dimanche de Pâques (Année B)</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       La multitude de ceux qui étaient devenus croyants       <br />
       avait un seul cœur et une seule âme ;       <br />
       et personne ne disait       <br />
       que ses biens lui appartenaient en propre,       <br />
       mais ils avaient tout en commun.       <br />
       C’est avec une grande puissance       <br />
       que les Apôtres rendaient témoignage       <br />
       de la résurrection du Seigneur Jésus,       <br />
       et une grâce abondante reposait sur eux tous.       <br />
       Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,       <br />
       car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons       <br />
       les vendaient,       <br />
       et ils apportaient le montant de la vente       <br />
       pour le déposer aux pieds des Apôtres ;       <br />
       puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)       <br />
              <br />
       R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       ou : Alléluia ! (117,1)       <br />
              <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Que le dise la maison d’Aaron :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
       Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,       <br />
       mais sans me livrer à la mort.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
              <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
              <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu !       <br />
       Alléluia. (Jn 20, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus.       <br />
       Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
       Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
       Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
       À qui vous remettrez ses péchés,       <br />
       ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés,       <br />
       ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
       Or, l’un des Douze, Thomas,       <br />
       appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       n’était pas avec eux quand Jésus était venu.       <br />
       Les autres disciples lui disaient :       <br />
       « Nous avons vu le Seigneur ! »       <br />
       Mais il leur déclara :       <br />
              <br />
       « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,       <br />
       si je ne mets pas la main dans son côté,       <br />
       non, je ne croirai pas ! »       <br />
              <br />
       Huit jours plus tard,       <br />
       les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,       <br />
       et Thomas était avec eux.       <br />
       Jésus vient,       <br />
       alors que les portes étaient verrouillées,       <br />
       et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il dit :       <br />
       « La paix soit avec vous ! »       <br />
       Puis il dit à Thomas :       <br />
       « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;       <br />
       avance ta main, et mets-la dans mon côté :       <br />
       cesse d’être incrédule,       <br />
       sois croyant. »       <br />
       Alors Thomas lui dit :       <br />
       « Mon Seigneur et mon Dieu ! »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Parce que tu m’as vu, tu crois.       <br />
       Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »       <br />
              <br />
       Il y a encore beaucoup d’autres signes       <br />
       que Jésus a faits en présence des disciples       <br />
       et qui ne sont pas écrits dans ce livre.       <br />
       Mais ceux-là ont été écrits       <br />
       pour que vous croyiez       <br />
       que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-B-ou-Dimanche-de-la-Misericorde-divine-Mon-Seigneur-et-mon-Dieu_a826.html</link>
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  <item>
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   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)</title>
   <pubDate>Tue, 01 Mar 2016 14:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C le 6 mars 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes: Josué 5, 10-12, 2 Corinthiens 5, 17-21 et Luc 15, 1-3.11-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/8967348-14226810.jpg?v=1456427913" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, cette parabole de l’Évangile de saint Luc que nous venons de lire avait comme titre la parabole de l’Enfant prodigue ou encore du Fils prodigue. Maintenant on préfère la nommer la parabole du Père miséricordieux. L’accent n’est plus mis sur les fautes, le péché, mais sur le pardon et la miséricorde.       <br />
              <br />
       Le terme miséricorde se dit en hébreu, la langue principale de la Bible dans l’Ancien Testament, « rahamim » qui est un pluriel qui signifie « entrailles » [Voir à la fin la citation de l’abbé Yves Guillemette]. Être miséricordieux, c’est être ému dans ses entrailles. La miséricorde ainsi est vue comme venant du dedans, comme une émotion remplie de bienveillance et d’amour comme celle d’une mère pour son enfant qu’elle a porté dans ses entrailles.       <br />
              <br />
       C’est avec cet arrière-fond qu’il faut entendre aujourd’hui la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic"> Le récit de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire comme toute parabole n’est pas anodine. Elle est montée avec art pour donner un enseignement, faire comprendre un aspect du message de Jésus.       <br />
              <br />
       Jésus a utilisé abondamment ce style des paraboles. Comme celle qui nous occupe, elles sont remplies de détails très visuels. Ici, c’est, entre autres, la demande de son héritage par le fils, le départ pour un pays lointain, le fils dans la soue à cochons, puis le fils rentrant en lui-même, le père embrassant le fils à son retour à la maison, le frère ainé courroucé, le festin préparé par le père.        <br />
              <br />
       Et au terme de ce tableau coloré tombe le message que Jésus veut qu’on retienne : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé  ».       <br />
              <br />
       Le même message sera repris par Jésus plusieurs fois dans sa prédication. Dans la parabole de la brebis perdue, par exemple, qui précède immédiatement celle du Père miséricordieux, le récit se termine avec ces mots. «  Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15, 7)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les deux fils</span>       <br />
              <br />
       La phrase du père citée plus haut : « Mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » est reprise par le père en face de son fils aîné qui rabroue son père devant tant de bonté pour un fils qui l’a abandonné : « Ton frère, dit le père - ce n'est plus mon fils, mais ton frère - que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le père dit à son fils aîné  : « Mon fils prodigue c’est aussi ton frère. Tu ne peux pas, toi comme moi, ne pas laisser tes entrailles être touchées. Ne regarde pas seulement ce qu’il a fait, mais accueille ce qu’il veut devenir en revenant à la maison avec nous. Accueille ce qu'il a désir d'être sans te poser de questions. »       <br />
              <br />
       Tout un contrat qui est proposé ainsi au fils aîné.  C’est ce qui nous est proposé à nous aussi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Des bras ouverts à tous et à toutes</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez, la leçon de cette parabole est simple : notre Dieu est là pour nous tous et toutes qui que nous soyons. Il est un Dieu qui pardonne et qui a toujours les bras grand ouverts. En un mot, notre Dieu est miséricorde, il ne fait pas de distinction de personnes.         <br />
              <br />
       À l'inverse de cette ouverture miséricordieuse, nous sommes hélas! souvent tentés de cataloguer les gens comme bons ou mauvais. D’un côté, les gens bien, toujours fidèles, comme le fils aîné et, de l’autre, les étourdis, les exploiteurs, les pécheurs de toutes sortes comme le fils prodigue. C’est une tentation récurrente que celle de diviser le monde ainsi.        <br />
              <br />
       Bien sûr, le royaume de lumière et le royaume des ténèbres existent, mais saint Jean  qui le rappelle souvent insiste pour nous rappeler qu'ils ne sont pas extérieurs à nous  (Jean 3, 20-21). C'est ce que constatait saint Paul lorsqu'il écrivait aux chrétiens de Rome :  «  Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Romains 7, 19)       <br />
              <br />
       Mes frères, mes soeurs, marchons avec confiance à la suite de Jésus, car le Père des cieux, symbolisé par le père de la parabole, accueille chacun et chacune, tel et telle qu'il est, malgré ses faiblesses et ses fautes, comme un Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de notre Église, le Corps du Christ. Comme nous, elle a en elle du bon et du mauvais. Elle est malheureusement parfois infidèle, elle a des erreurs à se faire pardonner, de grandes fautes commises au cours son l’histoire et encore aujourd’hui, mais elle peut se tourner avec confiance vers Dieu qui lui dit « Tu étais perdue, tu es revenue à la vie, faisons un festin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce matin, cette invitation retentit pour nous ici réunis ensemble dans la foi au même Dieu et autour de la table préparée par son Fils bien-aimé pour nous accueillir malgré nos manques et nos fautes, car ce Fils bien-aimé est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).         <br />
              <br />
       Au cours des prochaines semaines qui nous préparent à Pâques, laissons nos entrailles s’émouvoir comme celles du Père de la parabole et faisons place en nous à la miséricorde pour nos frères et sœurs humains, car « la miséricorde peut changer l’histoire » comme le soulignait, avec raison, le pape François dans sa catéchèse lors de l’audience générale 24 février 2016 sur la place Saint-Pierre.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       1 mars 2016       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citation de l’abbé Yves Guillemette, ptre tirée du site Interbible, le portail biblique francophone (Montréal, Québec)</span>       <br />
        <a class="link" href="http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm">http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020222.htm       <br />
       </a>       <br />
       Le mot hébreux rahamim est un pluriel qui signifie « entrailles ». Les hébreux considéraient que les entrailles, en tant que siège de tous les sentiments, pouvaient s'émouvoir sous le coup de la douleur ou d'une peine. C'est peut-être en ressentant des « papillons dans le ventre », comme on dit, qu'ils en étaient arrivés à considérer la miséricorde, comme un sentiment qui a son origine au sein même de la personne. La miséricorde apparaît alors comme l'attachement d'un être à un autre. Mais le terme rahamim désigne surtout l'attachement qui unit Dieu à l'être humain, comme si les « entrailles de Dieu » frémissaient en pensant à l'homme. Ainsi Dieu s'émeut avec tendresse comme un père ou une mère à l'égard de leurs enfants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/8967348-14226811.jpg?v=1456261384" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année C : « Le Père miséricordieux et ses deux fils » (Luc 15, 1-3.11-32)" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/8967348-14226810.jpg</photo:imgsrc>
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