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  <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
  <description><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></description>
  <link>https://www.hgiguere.net/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T15:52:01+02:00</dc:date>
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   <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 26 Dec 2023 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 31 décembre 2023. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/75838296-53431731.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Nous la célébrons toujours dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B et du 22 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hgiguere.net/photo/art/imagette/75838296-53431731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html</link>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <pubDate>Tue, 22 Dec 2020 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 27 décembre 2020. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/51127355-39317090.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      <!--Ce dimanche de la fête de la Sainte Famille nous garde dans l’esprit de Noël. C’est toujours le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu qui est devant nos yeux.        <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’Évangile de ce jour mettent en scène des personnes qui ont en commun une foi à toute épreuve dans la Parole de Dieu. Abraham et Sara dans la première et la seconde lecture sont enracinés dans une attente ouverte dont ils ne connaissent pas les contours de réalisation. Siméon et Anne, dans l’évangile touchent de leurs mains le salut de Dieu dans l’enfant que Marie et Joseph portent au temple.       <br />
              <br />
       C’est la beauté et la richesse de cette fête de la Sainte Famille que de nous permettre d’entrer par la foi dans la grande famille de Dieu où nous vivons en relation avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Regardons les modèles proposés ce matin pour en tirer des leçons pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Abraham et Sara, Marie et Joseph</span>       <br />
              <br />
       Vous connaissez en gros l’histoire de celui qu’on nomme le père des croyants : Abraham. L’auteur de la Lettre aux Hébreux retient trois points tournants de l’histoire d’Abraham : son départ de Mésopotamie, d’Ur en Chaldée (l’Iraq d’aujourd’hui), l’annonce qu’il aura une descendance malgré son grand âge et enfin le geste d’offrir son fils à Dieu. Ces rappels s’inscrivent dans le mouvement de l’Alliance qu’Abraham vit avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Celle-ci est basée sur une foi qui remet tout à Dieu, éclairée par les promesses d’une grande famille à venir. Voilà où mène l’Alliance. Elle est une Alliance qui crée un peuple choisi, une famille de Dieu, dont l’histoire a ses beaux et se mauvais côtés, une famille durable qui accueillera le Messie promis, Jésus.       <br />
              <br />
       Celui-ci prendra corps dans une famille humaine exceptionnelle bâtie sur la foi comme dans le cas d’Abraham : la foi de Marie qui répond à l’Ange de l’Annonciation « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole », la foi de Joseph qui, gardant Marie près de lui, entre dans le plan de Dieu avec une confiance comparable à celle d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Siméon et Anne</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous présente deux autres modèles de foi liés à la reconnaissance de la venue de Dieu parmi nous : le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Malgré leur âge avancé, ils se sentent encore partie prenante de la famille de Dieu. Ils ont consacré leurs vies à servir le Seigneur. Comme croyants, ils savent que c’est dans cette famille qu’apparaitra le salut pour tous et toutes. Ils l’ont espéré.        <br />
              <br />
       Dans cette famille qu’est le peuple choisi par Dieu pour apporter au monde une lumière à nulle autre pareille, ils reconnaissent la présence du Salut dans un petit enfant parmi des milliers qui se retrouvent au Temple avec leurs parents pour accomplir les rites habituels qui suivent toute nouvelle naissance : présentation de trois colombes et offrande de l’enfant au Seigneur.        <br />
              <br />
       Siméon entonnera un chant de louange disant « Mes yeux ont vu le Salut, je puis maintenant m’en aller en paix. » Il est le modèle d’une foi tenace qui ne s’est jamais éteinte. La prophétesse Anne est dans le même cas.       <br />
              <br />
       Voilà deux autres modèles à suivre dans nos parcours de vie de croyants et croyantes. Ne jamais se décourager, attendre avec confiance et reconnaître les passages de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette année nous sommes invités par les textes de l’Écriture en ce jour de la fête de la Sainte Famille à un sursaut de foi.        <br />
              <br />
       Les familles d’aujourd’hui en ont bien besoin. Leurs visages sont nombreux. La famille comme unique noyau de rencontre et de relations est éclatée. Les parents et les enfants vivent parfois des éloignements et des tensions qui les accablent.  Il n’est plus rare qu’un enfant, en plus de son père et de sa mère, ait dans le décor le conjoint de sa mère ou la conjointe de son père et que dire des enfants avec deux pères ou deux mères.        <br />
              <br />
       Les figures de la famille changent inexorablement. Une chose demeure pour les personnes croyantes, la famille de Dieu inclut toutes les familles si différentes soient-elles. Voilà le regard de foi que nous pouvons développer à l’image de celui d’Abraham et Sara, de Marie et de Joseph, de Siméon et Anne.        <br />
              <br />
       Tendus vers en avant, grâce à la foi, nous avançons sur des chemins que nous ne connaissons pas en détail. Mais une chose demeure, c’est la présence du Dieu de l’Alliance qui se continue dans nos vies dans un réseau de relations vivantes avec nos proches et avec ceux et celles qui forment notre famille restreinte ou élargie.        <br />
              <br />
       La foi nous permet de vivre nos relations familiales dans le respect, la confiance et l’amour. C’est ce que les lectures de ce jour nous inspirent.  Prenons le temps de recevoir ce message et essayons de l’appliquer en partageant avec les personnes près de nous, avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nos voisins et voisines etc.. Comme le vieillard Siméon, nous avons vu le Salut de Dieu, soyons dans l’action de grâces et partageons simplement notre joie d’être fils et filles de Dieu dans la grande famille des enfants de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille était chère au premier évêque de Québec, <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lavalndc.html">saint François de Laval</a>, qui a fondé la Congrégation de la Sainte Famille qui existe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que sa dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph nous aide à nous enraciner encore plus profondément dans la famille de Dieu et que le Fils unique, le Seigneur Jésus, nous entraîne derrière lui au banquet éternel où nous nous retrouverons tous ensemble comme famille autour du Père céleste.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
       -->       <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 26 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Cette fête se situe pour nous aujourd'hui au lendemain de Noël. Nous la célébrons donc dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette Famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette Famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-27-decembre-2020-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a985.html</link>
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   <title>Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »</title>
   <pubDate>Sat, 06 Jan 2018 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles de ma cousine Liliane Grenier-Hogan (Lily Hogan) Église Saint Mathieu (Paroisse Notre-Dame de Foy à Québec) «Venez, les bénis de mon Père » 6 janvier 2018. Textes de l'Écriture: Sagesse 2, 23; 3, 1-6.9, 1, Jean 3, 14.16-20 et Mathieu 25, 31-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/19268736-23223982.jpg?v=1515014307" alt="Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »" title="Homélie pour des funérailles « Venez, les bénis de mon Père »" />
     </div>
     <div>
      Ceux qui me connaissent savent que je fais des sites internet et que je fréquente Twitter et Facebook. C’est sur Facebook, pour être plus précis sur la couverture de la page facebook de Cyrille,  que j’ai vu la photo de toute la famille Hogan lors du 40e anniversaire de la relation de Susan et Marc prise le 19 septembre 2016 que Delphine a aussi reproduite sur sa page facebook.       <br />
              <br />
       J’ai compris alors par les commentaires qui accompagnaient cette photo l’importance que Lily et John ainsi que les enfants et petits-enfants accordaient à ce milieu de vie qu’est la famille. Il n’est pas exagéré de dire que Lily l’a toujours mis au sommet de ses préoccupations.        <br />
              <br />
       Mon but dans cette homélie n’est pas de faire un portrait de Lily, mais de montrer à partir des textes des lectures qui ont été choisis avec soin par Susan et la famille comment tout au cours de sa vie elle a vécu une foi qui s’est traduite dans des gestes et des actions concrètes au service des siens et au service des autres. « La foi sans les œuvres est une foi morte » nous rappelle la lettre attribuée à l’apôtre saint Jacques (Jacques 2, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le texte très connu de l’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu me paraît des plus appropriés pour accompagner notre mémoire dans cette célébration.       <br />
              <br />
       Je suis sûr que Lily entend maintenant directement la voix de Jésus qui lui dit : « Lilly, j’étais malade, et tu m’as soigné, j’étais démuni et tu m’as aidé,  j’étais dans le besoin et tu m’as accueilli, j’avais besoin de parler et tu m’as écouté etc.». L’évangéliste saint Mathieu essaie de nous faire comprendre dans ce passage comment vivre notre vie présente car c’est maintenant qu’il faut mettre en pratique ce qu’on croit.         <br />
              <br />
       Et comment le faire?        <br />
              <br />
       La réponse de saint Mathieu est simple et claire. C’est en regardant ceux et celles qui sont autour de nous comme des frères et des sœurs, comme des enfants de Dieu, comme Jésus lui-même parmi nous.         <br />
              <br />
       « Regarder les autres comme Jésus parmi nous ». Notre pape François est un merveilleux exemple de quelqu’un qui met en pratique cette page d’évangile. Lily l’a été à sa façon. Vous pourriez témoigner, chacune et chacun, de plein de gestes dont vous vous souvenez et qui sont comme des pages d’Évangile que Lily vous a montrées.       <br />
              <br />
       Car pour Lily, la foi qu’elle vivait intensément n’était pas dans les nuages. Elle l’a toujours mise en pratique. Elle s’impliquait dans sa paroisse à divers niveaux. Elle était toujours prête à rendre un service bénévole ou à apporter une aide à qui en avait besoin. Sa piété était contagieuse et elle a donné tout au cours de sa vie le témoignage d’un personne habitée par la présence de Dieu, à l’écoute de l’Esprit sans faire trop de flafla, mais simplement et humblement.       <br />
              <br />
       Où se trouvait la source de cet élan qui ne s’est jamais ralenti même dans les dernières années où sa santé lui faisait de plus en plus défaut?        <br />
              <br />
       La réponse nous est donnée par la deuxième lecture : l’amour. Oui, l’amour dans le cœur d’une épouse, d’une mère, mais aussi l’amour reçu de Celui qui est le Dieu Amour. Avec qui elle était en dialogue continuel. « Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. » (I Jean 3, 20).       <br />
              <br />
       Bien sûr qu’il y a eu des hauts et des bas, mais l’eau de l’amour de Dieu a toujours coulé dans la rivière du cœur de Lily. Elle s’y replongeait chaque jour dans une prière personnelle  où elle s’en remettait à « la fournaise de l’Amour miséricordieux » de Dieu. Dans ses derniers jours, elle disait combien elle sentait la présence de Jésus. Elle reconnaissait la grâce de Dieu en elle. Ses dernières paroles furent celles du « Je crois en Dieu » la veille de son décès       <br />
              <br />
       Voici la prière que Lily récitait chaque jour : « Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd’hui, dans les intentions et pour la gloire du Cœur Sacré de Jésus; je veux sanctifier les battements de mon cœur, mes pensées et mes œuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jetant dans la fournaise de son Amour miséricordieux. Ô mon Dieu! Je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d’accomplir parfaitement votre sainte volonté, d’accepter pour votre Amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l’éternité. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration que nous vivons en étant rassemblés une dernière fois par Lily, un épouse, une mère, une grand-mère, une sœur, une amie, une parente nous permette de laisser naître en nous le même amour qui l’a nourri toute sa vie.        <br />
              <br />
       C’est à la portée de toutes et de tous. Ce n’est pas quelque chose d’impossible. Il nous revient d’en prendre les moyens et, pour ceux et celles qui partagent la foi de Lily, nous pouvons être sûrs que nous serons toujours soutenus par la grâce du Dieu Amour qui est plus grand que notre cœur.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       6 janvier 2018</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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  <item>
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   <title>"Une intelligence de l'esprit de l'Évangile..."</title>
   <pubDate>Fri, 29 Oct 2004 04:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la célébration de clôture de l'année jubilaire consacrée au quatrième centenaire de la naissance de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation au Monastères des Ursulines de Québec sur invitation de la supérieure générale Soeur Noëlla Gaudreault, le 28 octobre 1999. Textes de l'Écriture: Ephésiens 3, 14-19, Mathieu 5, 1-12a.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hgiguere.net/photo/art/default/1198866-1559304.jpg?v=1289459847" alt=""Une intelligence de l'esprit de l'Évangile..."" title=""Une intelligence de l'esprit de l'Évangile..."" />
     </div>
     <div>
      Lorsque la supérieure générale, Soeur Noëlla Gaudreault, m'a appelé cet été pour me demander de présider cette célébration de clôture des fêtes marquant le 400e anniversaire de la naissance de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, elle m'a dit: &quot;Je vous demande parce qu'on m'a dit que vous aimez Marie de l'Incarnation&quot;. Ce fut pour moi un signal auquel je n'ai pu résister. Car aujourd'hui, cette célébration est comme une fête de famille toute simple qui réunit les amis de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation. D'autres célébrations ou activités officielles ont eu lieu au cours de cette année. Mgr Maurice Couture, notre archevêque en a présidée une, puis parmi ces célébrations et ces événements, j'ai été associé à un Colloque scientifique international qui s'est tenu à l'Université        <br />
              <br />
       Laval en septembre. Mais aujourd'hui, oui! c'est l'ami de Marie de l'Incarnation qui parle.        <br />
              <br />
       Un ami se laisse prendre par l'autre, il entend, il voit avec le coeur. La Bienheureuse Marie de l'Incarnation est devenue pour plusieurs un objet d'étude, et c'est bien. N'est-elle pas, comme le disait Bossuet, l'égale de Thérèse d'Avila, cette grande mystique espagnole que Paul VI proclamait avec Catherine de Sienne &quot;Docteur de l'Église&quot; en 1970? N'est-elle pas encore une éducatrice hors-pair et avant-gardiste? Une missionnaire à l'écoute? Une fondatrice résolue et prudente? Elle est tout cela bien sûr. Mais, elle est devenue aussi pour plusieurs une personne que l'on se plaît à revoir, à fréquenter au fil des ans, une amie, une présence, un miroir aussi, un guide et une inspiratrice.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'évangile des béatitudes (Mt 5, 1-12a)</span>       <br />
              <br />
       En ce jour de fête, nous relisons le texte des béatitudes en compagnie de cette amie. Elle nous incite non pas à une explication de ce passage  fondamental de l'Évangile, mais plutôt à une &quot;intelligence&quot; de ces paroles de l'Évangile. &quot;Ce don, écrit-elle à son fils sans ostentation ni orgueil, est une intelligence de l'esprit de l'Évangile... avec un amour dans la volonté conforme à cette intelligence &quot;. Cette &quot;intelligence spirituelle&quot;, cette &quot;connaissance mystique&quot; ne se limite pas d'ailleurs à l'Évangile. Elle est &quot;intelligence&quot;, &quot;connaissance amoureuse&quot; de l'Écriture Sainte dans son entier, de la Parole de Dieu dans toute son ampleur au point qu'il lui en venait des réminiscences à tout moment, commue cette phrase du psaume 31, 2 (ou du psaume 71, 1): &quot;En Toi Seigneur, j'ai mis mon espoir que je ne soit jamais déçue&quot; qu'elle répétait intérieurement lorsqu'elle fit cette expérience déterminante du salut reçu en Jésus-Christ au plus profond d'elle-même le 24 mars 1620. Moment unique, moment de grâce, événement fondateur  (&quot;foncier&quot;) où elle accepte Jésus comme son Sauveur personnel et comme le Seigneur de sa vie  et événement qui la change,  dira-t-elle dans le récit de la Relation de 1654 &quot;en une autre créature, mais si puissamment changée que je ne me connaissais plus moi-même   &quot;.       <br />
              <br />
       Relire le texte des béatitudes en compagnie de celle qui l'a médité et ruminé, qui l'a laissé se faire une place en elle, voilà le chemin que la liturgie d'aujourd'hui nous propose.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les &quot;maximes de l'Évangile&quot;       <br />
       </span>       <br />
       Regardons donc Marie et entendons-la nous redire à 400 ans de sa naissance par son témoignage comment dans la Parole de Dieu,  qui vous le savez, la nourrissait tant, les &quot;maximes de l'Évangile&quot; furent pour elle à un moment donné une découverte si riche qu'elles devinrent, comme elle se le doivent la base de sa vie et de ses choix, notamment le texte des béatitudes (le sermon sur la Montagne, comme il était d'usage de désigner ce passage de l'Évangile à l'époque de la Bienheureuse) qui constitue, écrira-t-elle à son fils &quot;sa force et son bastion &quot;. Elle écrit dans la Relation de 1654: &quot;Est à remarquer que dans la voie que Notre-Seigneur a toujours tenue sur moi pour ma conduite spirituelle, que le Saint-Esprit m'a toujours, depuis le commencement qu'il m'a appelée dans la vie intérieure jusqu'à cette heure, donné pour principes  les maximes de l'Évangile... &quot;        <br />
              <br />
       Les effets principaux de cette familiarité et cette intégration des &quot;maximes de l'Évangile&quot; se manifesteront dans une imitation de Jésus et une imprégnation de l' &quot;esprit de Jésus-Christ&quot;.  Écoutons encore la Bienheureuse. Dans une lettre à son fils Claude, le 30 août 1650, elle écrit; &quot;Jamais, mon très cher fils, vous ne connaîtrez cela par l'étude ni par la force de la spéculation, mais dans l'humble oraison et dans la soumission de l'âme aux pieds du Crucifix. Cet adorable Verbe Incarné et crucifié est la source vive de cet esprit; c'est luy qui le donne en partage aux âmes choisies et qui luy sont les plus chères, afin qu'elles suivent et qu'elles enseignent ses divines maximes et que, par cette pratique, elles se consomment jusqu'au bout dans son imitation  &quot;. En écrivant sa Relation de 1654, elle notait qu'après sa &quot;conversion&quot; de 1620 son &quot;coeur était en une tendance continuelle à sa bonté, pour qu'il m'accordât la possession de son esprit, car je ne concevais rien de bon, de beau ni de souhaitable, que d'être en possession de l'esprit de Jésus-Christ   &quot;.       <br />
              <br />
              <br />
       L'expression &quot;maximes de l'Évangile&quot; ou encore &quot;maximes de Jésus-Christ&quot; est fréquente dans le langage de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation. Que faut-il entendre par là? Selon Jetté &quot;Certainement les exemples et les enseignements de Jésus contenus dans les Évangiles. Ce sont là les vrais maximes du Christ   &quot;.       <br />
              <br />
              <br />
       Applications concrètes       <br />
              <br />
       La Bienheureuse au fil des ans traduit ces maximes dans des gestes et des applications concrètes. &quot; Ne pensez pas qu'il faille regarder les maximes de l'Évangile, et ce qui est de plus grande perfection dans une spéculation de vertus qui ne sont pas conformes à notre condition ni à notre vocation intérieure mais en de certains points où il faut s'attacher fortement selon notre état présent  .&quot;  Elle fait même un sommaire de ces traductions pratiques dans la vie de tous les jours pour son fils dans la suite de cette lettre du 7 septembre 1648 que je viens de citer. Elle en énumère douze. Il peut y en avoir d'autres, mais à cette époque, &quot;selon son état présent&quot;, la Bienheureuse mettait l'insistance sur celles-ci. Je vous en cite quelques-unes (texte en italique). Elles nous feront goûter la présence et la compagnie de cette disciple de Jésus et nous inviteront à faire nous aussi cette appropriation personnelle des &quot;maximes de l'Évangile&quot; selon notre état présent.        <br />
       	       <br />
       I.	Étant accusée d'avoir fait quelque faute, ne s'en point excuser, encore qu'on soit innocente; et n'accuser point ceux qui les auraient faites, pour se décharger, ai ce n'est qu'il y aille de la gloire de Dieu, au jugement de qui il appartient.       <br />
       II. 	Veiller sur son esprit et sur son coeur pour ne se point laisser surprendre à dire des paroles plaintives et exagérantes, lorsqu'on pense être, ou qu'on est en effet offensé, choqué, rebuté et humilié, soit de paroles, soit par des actions.       <br />
       III.	Ne rien dire à sa louange, ni ravaler autruy tacitement ou apparemment lorsqu'il est loué de quelqu'un, ou qu'il est question, selon l'ordre de la charité, de le louer et d'en dire du bien.       <br />
       IV.	Fuir l'émulation et la jalousie des biens et des satisfactions d'autrui, soit intérieures soit extérieures, mais plutôt s'en réjouir, et s'estimer indigne d'en posséder autant.       <br />
       V. S'exercer à une pieuse et charitable affection envers ceux pour qui l'on a de l'antipathie naturelle; prendre innocemment leurs actions et juger de leurs intentions selon l'ordre de la charité.       <br />
       VI.  S'exercer à un esprit de patience envers le prochain, selon les maximes prescrites dans l'Évangi1e.       <br />
       VII. Travailler au retranchement des tendresses sur soy-même, et des réflexions superflues sur ce qui pourrait donner de la peine.       <br />
       VIII. Travailler tout de bon à la douceur intérieure et extérieure, et à' la mansuétude et l'humilité de coeur conformément à l'Évangile .       <br />
        IX. Ne prendre pas de l'ombrage volontairement, ny de la défiance pour de petites apparences, et ne point s'en laisser aller à l'inquiétude.       <br />
       	X.	Souffrir avec amour et douceur les douleurs du corps et les afflictions de l'esprit; les humiliations et les mortifications de la part de Dieu et du prochain.       <br />
       XI. Mortifier certains petits appétits, inclinations et pentes naturelles en tout ce qui se pourra, sans faire tort au spirituel et corporel.       <br />
       XII.	Obéir avec fidélité aux mouvements et inspirations de Dieu; et en tout ce que dessus suivre l'obéissance et la direction du Père spirituel.         <br />
              <br />
       &quot;Toutes ces maximes, commentent Jetté, se ramènent à quelques-unes des  béatitudes 'Bienheureux les affligés .. . Bien¬heureux les doux... Bienheureux les miséricordieux et les pacifiques... Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice...'  C'est le pur esprit de l'Évangile...   &quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Actualisation pour la célébration       <br />
              <br />
       Ces &quot;maximes de l'Évangile&quot; qui nous sont proposées encore ici ce soir n'ont pas changées. Loin d'étouffer la personne et ses aspirations, elle viennent au contraire la combler d'un façon indicible, paradoxale, il est vrai, comme le sont les formules elles-mêmes du texte de l'évangile selon saint Matthieu.       <br />
              <br />
       Mais ce paradoxe de la Loi nouvelle, scandale pour les uns, imprudence pour d'autres, naïveté, dérive, folie...que sais-je?  est celui d'un renversement de perspectives que seule la rencontre du Seigneur rend possible. C'est  l'expérience vécue d'un familiarité et d'une proximité avec lui (comme l'est celle d'une épouse avec l'époux) qui déplace les priorités et rend &quot;heureux&quot;, &quot;bienheureux&quot;.        <br />
              <br />
       Sans cette expérience, cette rencontre indicible dans le seul à seul, les &quot;travaux&quot; de toutes sortes, les déplacements, les implications au service de ses frères et soeurs peuvent manifester une grand force de caractère, ou encore une détermination certes admirable, mais ils risquent de demeurer, malgré leur beauté, prisonniers de la lettre, d'un programme sans vie, sans &quot;esprit&quot;.       <br />
              <br />
       La Bienheureuse Marie de l'Incarnation a découvert dans les &quot;maximes de l'Évangile&quot; l'&quot;esprit de Jésus&quot;, la personne même de Jésus. Ces &quot;maximes&quot; n'étaient plus un texte sans vie, des &quot;sentences&quot; ou des &quot;phrases-chocs&quot;. Ces &quot;maximes&quot; ont vécues en elle. Toute sa vie, elle a laissé ces paroles si denses prendre racine en elle.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Que cette célébration nous aide au terme de cette année consacrée à la Bienheureuse Marie de l'Incarnation à la regarder non seulement comme un objet d'étude qui suscite l'admiration, mais surtout comme une disciple de Jésus qui a marché dans ses pas et qui nous fait signe de la suivre à la suite  de Jésus.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que font les grands maîtres spirituels. Ils conduisent le disciple à être lui-même dans la foi à la suite de Jésus. La Bienheureuse Marie de l'Incarnation est de cette lignée. Celui ou celle qui la fréquente ne se sent pas emprisonné, mais au contraire relancé vers ce qu'il est: un ou une  disciple de Jésus.       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique festive achève en nous par l'intercession de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation ce que l'Esprit de Jésus a commencé en nous.    Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses,        <br />
       Université Laval, Québec       <br />
       le 28 octobre 1999       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link>https://www.hgiguere.net/Une-intelligence-de-l-esprit-de-l-Evangile_a247.html</link>
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