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Conseil supérieur de la langue française: visite au Séminaire de Québec des récipiendaires de prix et distinctions

M. Michel Rivard, auteur-compositeur et interprète (Québec)
M. Jean-Louis Roy, président, Droits et Démocratie (Québec)
M. Phil Comeau, cinéaste (Acadie)
M. Gaétan Gervais, historien et professeur (Ontario)
Mme Renée Popov, bénévole (Ouest canadien)
M. David Cheramie, professeur et poète louisianais (Amériques)
M. Alain Rey, lexicographe, Dictionnaires Le Robert (Autres continents)
M. Marcel Fournier, président de la Société généalogique canadienne française (organisme lauréat du Prix du 3-Juillet-1608)
M. Alain Raimbault (lauréat du prix littéraire Émile-Ollivier)




Galerie des recteurs de l'Université Laval dans la Salle des prêtres du Séminaire de Québec
Galerie des recteurs de l'Université Laval dans la Salle des prêtres du Séminaire de Québec
Allocution du Supérieur général du Séminaire de Québec, Mgr Hermann Giguère, à l’occasion de la signature du livre d’Or du Séminaire de Québec et de celui de l'Université Laval par les récipiendaires et les lauréats du Conseil supérieur de la langue française. Salle des prêtres du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec, le 14 mars 2007.

- Monsieur le président du Conseil supérieur de la langue française,
- Monsieur le vice-recteur exécutif de l’Université Laval,
- Chers/chères invités/es récipiendaires de l’Ordre des francophones d’Amérique et chers lauréats,
- Mesdames, Messieurs,

Les édifices du Séminaire de Québec sont un site important dans l’histoire du Québec et dans le Vieux-Québec à la pointe du Cap-Diamant couvrant les terres de Louis Hébert et de Guillaume Couillard. C’est pourquoi nous sommes heureux d’avoir pu en confier l’interprétation en 1995, il y a dix ans, au Musée de la civilisation. qui, aussi, conserve et met en valeur les collections du Séminaire dans le Musée de l’Amérique française.

Ces édifices et ces collections ne sont pas seulement des objets matériels, ils témoignent aussi de l’œuvre de cette communauté de prêtres diocésains qu’est le Séminaire de Québec fondé en 1663 par Mgr de Laval et qui existe encore aujourd’hui. Son œuvre passe d’abord par la formation des futurs prêtres qui se continue toujours, puis par les paroisses et les missions au temps du régime français et elle se déploie par la suite dans l’éducation de la jeunesse lorsque le Petit Séminaire de Québec devient en 1765 le premier collège classique et qu’en 1852, les prêtres du Séminaire obtiennent une charte royale leur permettant de fonder la première université de langue française en Amérique du Nord, l’Université Laval.

Je salue chaleureusement son vice-recteur exécutif, monsieur Claude Godbout, qui est ici présent. Le Séminaire de Québec a remis l’Université Laval à une Corporation nouvelle en 1970, mais il garde toujours pour cette institution qui lui fait honneur une amitié et une admiration sincères. Comment pourrait-il en être autrement puisque mes prédécesseurs dont les portraits entourent cette salle y ont consacré leurs énergies et leurs talents?

L’un d’eux mérite dans le contexte de cette visite souhaitée par le Conseil supérieur de la langue française une mention spéciale. Il s’agit de Mgr Camille Roy, par trois fois Supérieur général du Séminaire et Recteur de l’Université. Il est associé non seulement à la littérature par ses œuvres consacrées aux auteurs francophones d’Amérique, mais aussi par son action pour l’organisation des Congrès de la langue française dont celui de 1937 fut le plus éclatant. (Le premier avait eut lieu en 1912 et le troisième se tint en 1952)

C’est vous dire, chers invités, combien je suis heureux en tant que Supérieur général du Séminaire de Québec de vous accueillir ici ce matin. Les défis qui sont les nôtres ne sont pas moins importants que ceux de nos devanciers. La culture française et la langue française font partie de nos gênes. Ils sont la signature de notre identité. La survivance française en Amérique du Nord d’une société de langue française et sa vitalité sont le résultat de multiples efforts, petits parfois, mais combien importants, dans tous les domaines.

Je félicite les récipiendaires de l’Ordre des francophones d’Amérique et les lauréats du Prix 3-juillet-1608 et du Prix Émile-Ollivier et je leur dit toute notre admiration pour leur apport dans leur milieu et dans leur champ d’action concernant le développement et le rayonnement de la culture française qui est nôtre.

Il me fait plaisir de vous inviter à la suite des allocutions à signer le livre d’Or du Séminaire de Québec qui s’est enrichi en 1967 de celle du président de la France, Charles de Gaulle, que le Séminaire de Québec et l’Université Laval eurent l’honneur et la joie de recevoir à notre domaine d’été du Petit-Cap à St-Joachim le 24 juillet 1967 lors d'une journée mémorable qui se termina à Montréal par le discours sur le balcon de l'Hôtel de ville où le général De Gaulle lança son fameux "Vive le Québec libre".

Cordiale bienvenue. Merci.

HERMANN GIGUÈRE, ptre, p.h.
Supérieur général du Séminaire de Québec
Le 14 mars 2007

HG/mb




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Le 23 juillet 1967, le général de Gaulle, en visite officielle au Canada, débarque à Québec. Il est accueilli par le gouverneur-général Roland Michener. Immédiatement après, on le voit visiter l'Expo 67 de Montréal pendant qu'on entend un discours du maire Jean Drapeau. De retour à Québec, le premier ministre de la province le reçoit au parlement. L'illustre visiteur se rend ensuite à la messe à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, après quoi il est reçu à Petit-Cap, dans les jardins de la maison de campagne du Séminaire de Québec. Il monte ensuite vers Montréal, avec des arrêts à Trois-Rivières et à Maskinongé pour des discours. C'est finalement le fameux discours au balcon de l'hôtel de ville de Montréal avec son retentissant ´Vive le Québec libreª et son départ vers la France, sans aller à Ottawa où, dans la première séquence et après avoir vanté l'amitié entre la France et le Canada, le général se ´réjouissait d'aller bientôt saluer le premier ministre.

Mercredi 14 Mars 2007
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