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Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »

Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du Carême (Année A) 19 mars 2023. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.



Crédits photo : Archevêque Job de Telmessos
Crédits photo : Archevêque Job de Telmessos
En ce 4e dimanche du Carême, la liturgie continue de nous proposer une catéchèse sur le baptême. Ce matin c’est le miracle de la guérison de l’aveugle-né dont nous avons écouté le récit très coloré et très théâtral. Comme tous les miracles de Jésus celui-ci est un signe. Le récit qui en est fait est assez long et il est difficile de commenter des textes aussi longs que celui-ci. Dans une homélie, il faut veiller à en rechercher l’application pour aujourd’hui. C’est ce que nous allons faire en suivant le parcours que l’aveugle-né a suivi pour arriver à dire « Je crois, Seigneur ».

I – Le contexte de l’action : des ténèbres à la lumière

L’aveugle-né enfermé dans sa cécité depuis sa naissance représente l’humanité refermée sur elle-même par le mal et par le péché d’Adam.

Pour saint Ambroise, Jésus qui est la lumière du monde amène cette lumière au sein de la boue avec laquelle il guérit l'aveugle, image de la boue dont se sert son Père afin de créer l'Homme dans le livre de la Genèse. Le Christ envoie l'aveugle se laver. Ce geste devient ainsi le signe du baptême, sacrement par lequel Dieu donne sa lumière à l'humanité qui la réclame à grands cris. Par la guérison de l'aveugle-né, Jésus donne la vue aux aveugles que nous sommes.

L’humanité sortie de Dieu dans toute sa beauté a été corrompue par l’Adversaire de Dieu, Satan, en se laissant dévier de ce qu’elle est dans la pensée et l’amour de Dieu. Créature intelligente, la personne humaine a été dotée de la liberté par Dieu, une liberté qui lui permet de sortir des ténèbres et de voir la lumière qui est en elle par la grâce de Dieu.

Ainsi, elle passe de la cécité intérieure à la lumière intérieure de l’amour de Dieu pour les personnes qui comme l’aveugle-né crient vers lui. Jésus vient ouvrir les yeux du cœur. Il fait découvrir l’Autre qui est Dieu et l’autre que sont nos frères et sœurs. L’illumination intérieure se traduit par un regard extérieur renouvelé. C’est ce que les pharisiens se refusent à faire.

C’est ce que les futurs baptisés font ce matin dans une cérémonie qu’on appelle un scrutin (voir note à la fin). C’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi : « Sortir de nos ténèbres et laisser entrer la lumière du Christ en nous ». Certes nous l’avons déjà fait, mais il faut continuellement le refaire. Le temps du Carême à chaque année est là pour cela.

II – La scène

Revenons à l’aveugle-né. Les yeux de l’aveugle-né s’ouvrent comment?

Par des gestes que Jésus fait et des paroles qu’il dit. Jésus fait de la boue, il la met sur les yeux de l’aveugle et il lui dit « Va te laver à la piscine de Siloé. » L’aveugle se laisse appliquer la boue sur les yeux et il entend les paroles de Jésus. Ces paroles sont celles du Messager de Dieu, du Fils de Dieu, qui en l’envoyant à la piscine de Siloé le recrée, le refait, lui donne la vie en plénitude. Dieu fait irruption dans sa vie et le bouscule.

Une fois sa vision retrouvée, l’aveugle-né est confronté à l’incrédulité des autorités : les pharisiens qui le questionnent et ne croient pas à son témoignage. Enfermés dans leurs lois et leurs règlements ils refusent de voir l’action de Dieu dans cet homme.

Voir n’est pas seulement une fonction physique. Voir c’est aussi une vision spirituelle, une vision qui envahit le cœur et l’intelligence. C’est ce qui se produit dans le Baptême chrétien qu’on appelait dans les premiers siècles de l’Église une « illumination » .

Comme à l’aveugle-né, Jésus me demande : « Crois-tu au Fils de l’homme ? ». Et si je lui dis : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus me répondra: « Tu le vois, et c’est lui qui te parle ». À l’exemple de l’aveugle-né, comme baptisés, nous sommes invités à refaire notre profession de foi en disant nous aussi « Je crois, Seigneur ! ».

III-L’illumination de la foi

La foi n’est pas d’abord un ensemble de dogmes et de vérités à croire (bien qu’elle en contienne plusieurs), mais, avant tout, elle est la rencontre et l’adhésion à une personne à qui je fais confiance totalement. Cette personne c’est Jésus. Il l’affirme clairement au début de notre évangile lorsqu’il dit « aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (verset 5).

Que faisons-nous de cette lumière, de cette « illumination » ?

Nous sommes renvoyés à notre liberté reçue de Dieu dans sa création de l’humanité. C’est grâce à un choix libre accessible à tous et à toutes que nous pouvons recevoir la lumière, l'«illumination» en ouvrant notre cœur à celui est la « vraie Lumière » et en croyant en lui.

Les pharisiens ont refusé Jésus et ils sont carrément condamnés. « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » demandent-ils à Jésus. Et Jésus leur répond : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure ». En d’autres termes : « Si vous reconnaissiez vos ténèbres et votre besoin d’illumination intérieure, vous seriez comme des gens en recherche, mais lorsque vous dites ‘nous voyons', vous fermez la porte à toute recherche et à toute écoute, vous prenez votre cécité pour de la lumière ».

Conclusion

Que notre Carême, éclairé par les paroles et les exemples de Jésus que la liturgie nous propose, nous donne une foi encore plus agissante et vivante. À chaque jour, au volant de notre voiture, en bus ou en métro, dans les moments de pause, prenons un moment pour lui dire qu’il est celui qui nous éclaire et que nous désirons le suivre généreusement. Ravivons en nous le don reçu au baptême, cette flamme qui risque parfois d'être étouffée. Nourrissons-la de la prière et de l'amour du prochain

Personnes limitées, pécheurs, les aveuglements nous guettent toujours, mais nous pouvons compter sur la grâce du Christ pour nous donner ou nous redonner la lumière intérieure qu’il est venu apporter au monde.


Amen!


Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l’Université Laval
Séminaire de Québec


14 mars 2023



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Dans le vocabulaire ecclésial, le mot "scrutin" rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.

Pendant la période du Carême qui est l’ultime préparation au Baptême à la Vigile pascale, l’Église offre aux catéchumènes trois rites pénitentiels que l’on appelle « scrutins ». Le mot évoque le discernement entre la lumière et les ténèbres. Les « appelés » sont invités à la conversion, à se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière.

Le rituel recommande de célébrer ces trois scrutins, solennellement, les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de carême où on on a rétabli pour l’année A, les évangiles traditionnels de l’initiation chrétienne : Samaritaine, Aveugle-né, Lazare ressuscité. Les baptisés ont à vivre cette dimension de conversion avec les catéchumènes.

LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)
Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
le Seigneur dit à Samuel :
« Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !
Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,
car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »
Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,
il se dit :
« Sûrement, c’est lui le messie,
lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »
Mais le Seigneur dit à Samuel :
« Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,
car je l’ai écarté.
Dieu ne regarde pas comme les hommes :
les hommes regardent l’apparence,
mais le Seigneur regarde le cœur. »
Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,
et Samuel lui dit :
« Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
Alors Samuel dit à Jessé :
« N’as-tu pas d’autres garçons ? »
Jessé répondit :
« Il reste encore le plus jeune,
il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé :
« Envoie-le chercher :
nous ne nous mettrons pas à table
tant qu’il ne sera pas arrivé. »
Jessé le fit donc venir :
le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors :
« Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »
Samuel prit la corne pleine d’huile,
et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

DEUXIÈME LECTURE
« Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
autrefois, vous étiez ténèbres ;
maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;
conduisez-vous comme des enfants de lumière
– or la lumière
a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
et sachez reconnaître
ce qui est capable de plaire au Seigneur.
Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,
elles ne produisent rien de bon ;
démasquez-les plutôt.
Ce que ces gens-là font en cachette,
on a honte même d’en parler.
Mais tout ce qui est démasqué
est rendu manifeste par la lumière,
et tout ce qui devient manifeste est lumière.
C’est pourquoi l’on dit :
Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)
Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus. !
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent :
« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit :
« Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,
tant qu’il fait jour ;
la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde,
je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient :
« C’est lui. »
Les autres disaient :
« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait :
« C’est bien moi. »
Et on lui demandait :
« Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit :
« L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,
il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :
‘Va à Siloé et lave-toi.’
J’y suis donc allé et je me suis lavé ;
alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent :
« Et lui, où est-il ? »
Il répondit :
« Je ne sais pas. »

On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :
« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient :
« Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient :
« Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
« Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit :
« C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire
que cet homme avait été aveugle
et que maintenant il pouvait voir.
C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent :
« Cet homme est bien votre fils,
et vous dites qu’il est né aveugle ?
Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent :
« Nous savons bien que c’est notre fils,
et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant,
nous ne le savons pas ;
et qui lui a ouvert les yeux,
nous ne le savons pas non plus.
Interrogez-le,
il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi
parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
pour exclure de leurs assemblées
tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit :
« Il est assez grand, interrogez-le ! »

Pour la seconde fois,
les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,
et ils lui dirent :
« Rends gloire à Dieu !
Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit :
« Est-ce un pécheur ?
Je n’en sais rien.
Mais il y a une chose que je sais :
j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors :
« Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit :
« Je vous l’ai déjà dit,
et vous n’avez pas écouté.
Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?
Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier :
« C’est toi qui es son disciple ;
nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;
mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit :
« Voilà bien ce qui est étonnant !
Vous ne savez pas d’où il est,
et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,
mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire
que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu,
il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent :
« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit :
« Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit :
« Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. »
Il dit :
« Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui.

Jésus dit alors :
« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :
que ceux qui ne voient pas
puissent voir,
et que ceux qui voient
deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui
entendirent ces paroles et lui dirent :
« Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit :
« Si vous étiez aveugles,
vous n’auriez pas de péché ;
mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,
votre péché demeure. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE
« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
Il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient :
« C’est lui. »
Les autres disaient :
« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait :
« C’est bien moi. »
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :
« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient :
« Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient :
« Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
« Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit :
« C’est un prophète. »
Ils répliquèrent :
« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit :
« Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit :
« Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. »
Il dit :
« Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Mardi 14 Mars 2023
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