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Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B : « Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas »

Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette le 18 juillet 2021. Textes : Jérémie 23, 1-6, Éphésiens 2, 13-18 et Marc 6, 30-34.



« Venez à l’écart » Lac de Galilée (Crédits photo : H. Giguère)
« Venez à l’écart » Lac de Galilée (Crédits photo : H. Giguère)
De quoi s’agit-il dans l’évangile d’aujourd’hui? On peut retenir plusieurs choses comme l’invitation à se reposer un peu : « Venez à l’écart », ou la ruée des foules sur Jésus pour l’entendre ou encore le regard de Jésus sur le gens qui est saisi de compassion devant leurs attentes.

Derrière ces scènes charmantes sur le bord du Lac de Galilée, une constante se dégage : Jésus attire les foules. Nous voyons ici comme ailleurs dans l’évangile les gens courir après Jésus au point de lui enlever le temps de repos qu’il était en droit de prendre. Jésus et les apôtres qu’il a envoyés en mission ne peuvent se dérober aux foules qui ont le goût de les entendre de nouveau.

Arrêtons un peu sur ce phénomène, si vous le voulez bien

I – Il leur enseignait longuement

C’est bien sûr la personne même de Jésus qui attire : il fait des miracles, il guérit autour de lui, il est à l’écoute des gens, il ne condamne pas, il va vers les plus démunis et vers les petits.

Jésus a sûrement été une personne fascinante du genre de ce qu'on voit de nos jours avec une personne comme le pape François qui lui aussi attire les foules par sa simplicité, son ouverture et sa proximité avec les plus pauvres.

Mais dans les deux cas, pour juger de leur popularité, il faut aller plus loin que leur personne et nous trouvons la réponse dans l’évangile que nous venons d’entendre.

Ce qui attire les foules c’est l’enseignement, le message qui est livré. De Jésus saint Marc dit « Il se mit à les instruire longuement ». Il leur enseignait longuement. Et, comme Jésus, le pape François marque notre temps par des paroles fortes lors de ses voyages, dans ses homélies quotidiennes ou dans ses encycliques celle sur l’écologie et la protection de la terre, notre demeure commune qui se nomme Laudato si’ .

II – Un message qui ne passera jamais

Quel est cet enseignement? Il ne s’agit pas d’un message théorique, de vérités à croire seulement ou d’une doctrine intellectuelle, mais d’un enseignement qui apporte aux gens une parole d’amour et d’espoir, une parole qui touche ce dont les personnes on le plus besoin. Ce sont des paroles qui sont « esprit et vie » comme dira Jésus dans l’évangile de saint Jean (Jean 6, 63). Jésus n’impose pas de fardeaux, il ne vient pas écraser les personnes, il vient les libérer, les rendre responsables et libres.

Le pape François reprend le même message. Vous vous souvenez de son mot sur les personnes homosexuelles qui a fait le tour du monde « Qui suis-je pour les juger? »

Des paroles qui ouvrent sur la compassion, la bonté et l’amour du prochain qui est le message central de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ».

Nous aujourd’hui comme disciples de Jésus, nous sommes appelés à apporter au monde ces paroles d’espoir, d’amour, de tendresse et de compassion dont il a tant besoin. Laissons-nous émouvoir comme Jésus devant les foules où on nous dit qu’il était pris de pitié devant elles. La pitié dont il est question ici c’est la compassion et la bonté.

Avoir pitié, dans le langage de tous les jours, c’est une phrase qui n’a pas bonne presse, qui ne sonne pas bien : « J’ai pitié de toi, pauvre toi ». « Ils  sont dans le trou, j’en ai pitié ». C’est souvent péjoratif, ça paraît comme du mépris. Mais la pitié dont fait état l’évangéliste en parlant du regard de Jésus sur les gens, c’est tout autre chose. La vraie pitié, c’est la bonté, la compassion. Compatir c’est se laisser toucher le cœur, se mettre à la place de l’autre, prendre le temps de le comprendre, de l’écouter, de lui apporter aussi de l’aide quand on peut .

C’est cela que veut dire l’évangéliste saint Marc lorsqu’il note que Jésus regardait les foules avec pitié.

III – Application

Retenons cette leçon si vous le voulez et essayons nous aussi de regarder les gens autour de nous avec pitié c'est-à-dire avec bonté et compassion, Demandons au Seigneur de changer nos cœurs au besoin et acceptons de donner de notre temps parfois pour aider. Ce qui est important c’est que les malheurs des autres ne passent pas inaperçus â coté de nous. Une parole parfois peut apporter beaucoup.

Hélas! notre société invite plutôt à la dureté, c’est pourquoi les catholiques croyants doivent lutter de diverses façons pour que la bonté, la compassion pour les autres soient au rendez-vous dans notre société.
i^^

Conclusion

Que cette Eucharistie nous aide à partager un peu plus ce que nous avons, pas seulement nos ressources, notre argent, mais surtout notre cœur, Je le souhaite pour tous et pour toutes.

Amen!

Mgr Hermann Giguère P.H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l’Université Laval
Séminaire de Québec

13 juillet 2021


















LECTURES DE LA MESSE pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année B

PREMIÈRE LECTURE
« Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jr 23, 1-6)
Lecture du livre du prophète Jérémie

Quel malheur pour vous, pasteurs !
Vous laissez périr et vous dispersez
les brebis de mon pâturage
– oracle du Seigneur !
C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël,
contre les pasteurs qui conduisent mon peuple :
Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées,
et vous ne vous êtes pas occupés d’elles.
Eh bien ! Je vais m’occuper de vous,
à cause de la malice de vos actes
– oracle du Seigneur.
Puis, je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis
de tous les pays où je les ai chassées.
Je les ramènerai dans leur enclos,
elles seront fécondes et se multiplieront.
Je susciterai pour elles des pasteurs
qui les conduiront ;
elles ne seront plus apeurées ni effrayées,
et aucune ne sera perdue
– oracle du Seigneur.

Voici venir des jours
– oracle du Seigneur,
où je susciterai pour David un Germe juste :
il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence,
il exercera dans le pays le droit et la justice.
En ces jours-là, Juda sera sauvé,
et Israël habitera en sécurité.
Voici le nom qu’on lui donnera :
« Le-Seigneur-est-notre-justice. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

DEUXIÈME LECTURE
« Le Christ est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité » (Ep 2, 13-18)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin,
vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
C’est lui, le Christ, qui est notre paix :
des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ;
par sa chair crucifiée,
il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse.
Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen,
il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps
par le moyen de la croix ;
en sa personne, il a tué la haine.
Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix,
la paix pour vous qui étiez loin,
la paix pour ceux qui étaient proches.
Par lui, en effet, les uns et les autres,
nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
après leur première mission,
les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Mardi 13 Juillet 2021
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