Le cardinal Jorge Mario Bergoglio comme la plupart de ses confrères s'est exprimé le 9 mars 2013 durant une des congrégations générales précédant le conclave sur le programme nécessaire et la figure de celui qui, parmi eux, deviendrait pape. Ce texte qu'il a ré-écrit de mémoire et qu'il a remis au cardinal Ortega, archevêque de La Havane, le lendemain est maintenant rendu public par ce dernier avec l'accord du pape François.


Le programme annoncé de celui qui est devenu le pape François
Le texte de l’intervention du futur pape François, est celui que ce dernier a lui-même transcrit durant la congrégation générale avant le conclave. Orlando Marquez de Palabra Nueva, le magazine de l'Archevêché de La Havane a publié les notes que le cardinal Bergoglio a données au cardinal Ortega le 26 mars 2013 et il en a envoyé une copie à ZENIT pour être publié et diffusé. Déjà publié en langue espagnole, voici la traduction française du texte.

La douce et réconfortante joie d’évangéliser

On a parlé d’évangélisation. C’est la raison de l’Eglise. « Gardons la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque qu’il faut [...] soit annoncé et l’Eglise implantée au cœur du monde » (Paul VI). C’est Jésus Christ qui, de l’intérieur, nous y pousse.

1) Evangéliser suppose un « zèle » apostolique. Evangéliser suppose dans l’Eglise une parésie (témoignage, ndr) d’elle-même. L’Eglise est appelée à sortir d’elle-même et à aller dans les périphéries, les périphéries géographiques mais également existentielles: là où réside le mystère du péché, la douleur, l’injustice, l’ignorance, là où le religieux, la pensée, sont méprisés, là où sont toutes les misères.

2) Quand l’Eglise ne sort pas pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et tombe malade (cf. La femme toute courbée repliée sur elle-même dont parle Luc dans l’Evangile (13,10-17). Les maux qui, au fil des temps, frappent les institutions ecclésiastiques sont l’auto-référentialité et une sorte de narcissisme théologique. Dans l’Apocalypse, Jésus dit qu’Il est à la porte, qu’il frappe à la porte. Bien entendu, le texte se réfère au fait qu’il frappe à la porte de l’extérieur pour entrer... Mais je pense aux moments où Jésus frappe de l’intérieur pour le laisser sortir. L’Eglise autoréférentielle prétend retenir le Christ à l’intérieur d’elle-même et ne le fait pas sortir.

3) Quand l’Eglise est une Eglise autoréférentielle, elle croit involontairement avoir la lumière, une lumière qui lui est propre. Ce n’est plus la certitude de viser le mysterium lunae, elle va au contraire vers un mal très grave dont on connaît le nom : «la spiritualité mondaine » (Selon Lubac, c’est le pire mal qui puisse arriver à l’Eglise). L’Eglise vit pour donner la gloire des uns aux autres. Bref ! Il y a deux images de l’Eglise: l’Eglise évangélisatrice qui sème « Dei Verbum religiose audiens et fidenter proclamans » et l’Eglise mondaine qui vit replie sur elle-même et pour elle-même. Cette analyse devrait apporter un éclairage sur les changements et réformes possibles qui doivent être faites pour le salut des âmes.

4) Pensant au prochain pape, il faut un homme qui, de la contemplation et de l’adoration de Jésus Christ, aide l’Eglise à sortir d’elle-même vers la périphérie existentielle de l’humanité, pour qu’elle devienne mère féconde de la « douce et réconfortante joie d’évangéliser ».

Traduction d'Océane Le Gall

Nous apprenons que le 21 février 2013 est décédé à Jérusalem le Père Pierre-Marie Delfieux, rencontré au 49e Congrès eucharistique international de Québec en 2008. Le Père Delfieux et les Fraterntés monastiques de Jérusalem furent très proches des prêtres du Séminaire de Québec à leur arrivée au Québec en 2004. Le fondateur du Séminaire de Québec, le bienheureux François de Laval, fut une de leur grande inspiration.


Père Pierre-Marie Delfieux (1934 -2013)
Père Pierre-Marie Delfieux (1934 -2013)
Le 31 octobre 2004, le Supérieur général du Séminaire, l'abbé Hermann Giguère, remettait aux frères et aux soeurs des Fraternités un reliquaire et recevait en échange une icône écrite par une soeur de la communauté.. Voir le reportage.

Que les frères et les soeurs soient assurés de nos profondes sympathies et de nos prières.

Mgr Hermann Giguère P.H.
Séminaire de Québec

Voici l'avis de décès :

Frère Jean-Christophe Calmon, prieur général,
Sœur Violaine Divry, prieure générale,
les frères et sœurs de Jérusalem,
les familles Delfieux et Angles,
confient à votre prière
le Père Pierre-Marie Delfieux
fondateur des Fraternités Monastiques de Jérusalem,
parti vers la Maison du Père le 21 février 2013.


La messe d’A-Dieu, présidée par le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris,
sera célébrée le mercredi 27 février, à 10h00, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L’inhumation dans le cimetière de Magdala se fera dans l’intimité
en présence de la communauté et de la famille.

Voici un aperçu de la biographie du Père Pierre-Marie. Delfieux par le Service de presse des Fraternités monastiques de Jérusalem
Couverture du nouveau livre de Gilles vigneault chez Novalis
Couverture du nouveau livre de Gilles vigneault chez Novalis
Gilles Vigneault est connu pour son oeuvre poétique, ses engagements et sa brillante carrière. Or, dans certains textes, le chansonnier a semé des mots parlant d'une autre dimension de sa vie. Le journaliste Pierre Maisonneuve l'a ainsi rencontré pour comprendre comment la religion a imprégné son parcours. En résulte un dialogue surprenant, dans lequel le grand poète révèle avec franchise et pudeur le pays intérieur qui l'habite :
« Ma foi n'est pas cachée d'une façon intentionnelle. Je n'ai pas l'intention de me cacher de croire. Pas plus que j'ai l'intention de me cacher de croître. »

Cette entrevue biographique nous invite à découvrir une facette méconnue de Vigneault. Le livre s'apparente ainsi à une véritable profession de foi avec des anecdotes sur son héritage chrétien, les valeurs de sa famille ou la composition d'une messe pour ses 80 ans. Néanmoins, si Vigneault a fait « le pari » de croire, il demeure lucide sur la place de la spiritualité dans le monde actuel et parle, à coeur ouvert, des débats de société.

Voici de larges passages du discours improvisé tenu le 24 septembre 2011 par Benoît XVI devant les séminaires du diocèseallemand de Fribourg. Ces réflexions spontanées révèlent la simplicité et la profondeur en même temps de Benoît XVI,


Benoît XVI aux séminaristes
CITE DU VATICAN, 27 SEP 2011 (VIS).Evoquant d'abord le cursus du séminariste à la lumière du récit par Marc
de la création du collège apostolique, il a dit que la constitution de chaque apôtre par Jésus fut un acte unique. Pour être à ses côtés et les envoyer, ils ont du le connaître. Destinés à transmettre ce qu'ils avaient appris, ils allaient devoir partir au loin, y compris vers ceux qui étaient les plus éloignés de lui. "Apprendre ceci, rester avec lui tout en étant envoyés, c'est bien ce que nous devons apprendre au séminaire... Ce temps est donc d'entraînement, au-delà de l'étude et du discernement...

Sont-Ils des émules du groupe "Les Prêtres"? Pourquoi pas? "Los Padres Misioneros": Roger Bédard, Paul Côté, Roger Fortin, Léonce Gosselin, prêtres de l'archidiocèse de Québec, n'attendent qu'un imprésario. Leurs concerts suscitent toujours un grand intérêt.


Les abbés Léonce Gosselin, Roger Fortin, Paul Côté et Roger Bédard
Les abbés Léonce Gosselin, Roger Fortin, Paul Côté et Roger Bédard
Le groupe a été formé en 1969 et réunit trois confrères d'études au Collège de Lévis et un de leur confrères du Petit Séminaire de Québec. Ils se sont connus au Grand Séminaire de Québec, puis ils ont oeuvré ensemble comme prêtres de la Mission de l'Archidiocèse de Québec créée par le cardinal Roy à Asunción (paroisse de san Cristobal) au Paraguay en 1960.

Lisez ce compte-rendu de leur dernier concert le 27 mai 2011 à St-Georges en Beauce.

Discours à l’assemblée du nouveau dicastère sur la "Nouvelle évangélisation". La Nouvelle évangélisation, c’est trouver une façon nouvelle pour annoncer la Bonne Nouvelle à l’homme « sécularisé », explique Benoît XVI, et de nouveaux évangélisateurs. Un appel à la sainteté.


La nouvelle évangélisation, pour l’homme «sécularisé», explique Benoît XVI
Le pape a reçu ce matin en audience au Vatican, pour la première fois, les membres de l'assemblée plénière du nouveau dicastère – institué en octobre dernier - pour la Nouvelle évangélisation, présidé par Mgr Rino Fisichella.

L’homme d’aujourd’hui, sécularisé, « souvent distrait et insensible », a besoin d’évangélisateurs d’un nouveau type, capables d’annoncer la Parole de Dieu de façon à le toucher », avec une « vigueur nouvelle » dans l’annonce, fait observer le pape.

Benoît XVI fait observer que la sécularisation a laissé « de lourdes traces même dans des pays d’ancienne tradition chrétienne ». Elle se manifeste par une « crise de la vie chrétienne » et appelle comme réponse une « nouvelle évangélisation », une annonce selon des modalités nouvelles.

Benoît XVI souligne que cette exigence naît de l'Évangile même comme « annonce toujours nouvelle du salut opéré par le Christ pour faire participer l’humanité au mystère de Dieu et de sa vie d’amour, pour l’ouvrir à un avenir et à une espérance fiable et forte ».

Le film du réalisateur italien, Nanni Moretti, Habemus papam, qui met en scène un pape stressé, au bord du burn-out est sorti sur les écrans italiens le 15 avril 2011. Dans un article du du magazine La Vie, Frédéric Theobald se pose la question : "Une fiction ? Peut-être pas tout à fait, répond-il".


Une image du film de Nanni Moretti ``La chambre du fils``, Palme d`or au Festival de Cannes en 2001
Une image du film de Nanni Moretti ``La chambre du fils``, Palme d`or au Festival de Cannes en 2001
Vous pouvez lire cet article en ligne. Le nouveau film de Nanni Moretti qui est un réalisateur hors commun ne laisse personne indifférent. Moretti a fait comme dernier film Le Caïman sur le président du Conseil italien Silvio Berlusconi. Le film qui avait précédé, La chambre du fils, a obtenu la Palme d'or en 2001 au festival de Cannes et il a été vu au Québec sur plusieurs écrans. Nanni Moretti y jouait le rôle d'un psychanaliste frappé de plein fouet par la noyade impromptue de son fils.

Il reprend dans Habemus Papam ce rôle de psychanaliste et se met au service d'un pape fragile, dépressif et se sentant débordé par sa tâche. Le rôle du pape est tenu par Michel Piccoli.

Ce film est sorti en Italie le 15 avril 2011 et a reçu un bel accueil. La pellicule distribuée dans seulement 500 salles le vendredi, 15 avril 2011, à ses débuts dans les cinémas a rapporté autour de 250 mille euro la plaçant en tête des recettes pour cette fin de semaine-là.

Tel est le titre d'un article sur le site internet de Témoignage chrétien le 7 avril 2011 18:00. Cet article recense les premiers pas d'un phénoméne typiquement américain. "Que donneraient les 10 commandements bibliques, écrivent les journaliste Violaine Desmons et Benjamin Seze, s'ils étaient écrits aujourd'hui, à l'ère du numérique et des phrases courtes ? À la suite d'un poisson d'avril sur le réseau social Twitter, les catho-geeks américains ont lancé l'idée avec le mot-clef #CatholicRulesForTwitter."


J'ai trouvé l'article intéressant et je retiens le lien sur les produits dérivés qui est amusant. Pour moi, il s'agit d'un truc très américain. Les Américains sont beaucoup plus libres que les Québécois - du moins ceux de ma génération - sur la religion. La liberté de diffuser les idées religieuses fait partie de la Constitution américaine. La prolifération des églises libres comme les églises évangéliques en est le signe.

CITE DU VATICAN, 22 MAR 2011 (VIS). A 11h 30' près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, assisté de Mgr.Jean-Louis Bruguès, OP, Secrétaire du dicastère, et du P.Charles Morerod, OP, Recteur de l'Université pontificale
St.Thomas d'Aquin, a présenté le décret de réforme des études ecclésiastiques de philosophie.


Cardianl Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'éducation chrétienne
Cardianl Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'éducation chrétienne
Le Cardinal a expliqué que cette réforme découlait de la constitution apostolique Sapientia Christiana et des nouvelles normes adoptées cette même année 1979 par la Congrégation. Il était donc nécessaire d'adapter au contexte culturel les exigences de la vie ecclésiale.

Cette réforme des études répond à deux raisons que le Cardinal Grocholewski a illustré: "Il y avait d'abord le déficit de formation philosophique de nombreuses institutions ecclésiastiques, une absence de références précises en la matière et une inadaptation du corps enseignant... Et puis il y avait la conviction exprimée par Jean-Paul II en 1988 dans l'encyclique Fides et Ratio, l'importance de la philosophie sous son aspect métaphysique...mais également la conscience de ce que la philosophie est indispensable pour la formation théologique". Voici pourquoi "le décret entend revaloriser la philosophie, en particulier à la lumière de cette encyclique...en retrouvant la vocation première de la philosophie qu'est la recherche du vrai et de sa dimension" spirituelle.

L'Italie pourra garder les crucifix dans les salles de classe.
La Cour européenne des droits de l'homme a estimé, vendredi 18 mars que la présence d'un crucifix dans une salle de classe ne violait pas le droit à une instruction neutre


Le Christ de saint Jean de la Croix par Salvator Dali
Le Christ de saint Jean de la Croix par Salvator Dali
La décision rendue vendredi 18 mars par la Cour européenne des droits de l’homme était particulièrement attendue dans la péninsule italienne, mais aussi dans tous les pays qui, de l'Autriche à la Russie, s'étaient ému de la condamnation, en 2009, de l'Italie dans «l'affaire Lautsi». Du nom de cette mère de famille qui, en 2006, avait contesté la présence de crucifix au mur des salles de l’école publique fréquentée par ses deux fils. Une pratique contraire, selon elle, au principe de laïcité selon lequel elle voulait les éduquer.

En 2009, un premier jugement de la CEDH avait conclu, à l’unanimité de ses sept juges, à la violation par l’Italie de l’article 2 du protocole n° 1 – sur le droit à l’instruction – de la Convention européenne des droits de l’homme. la décision avait suscité un tollé non seulement en Italie mais dans de nombreux pays européens, Rome avait obtenu le renvoi de l’affaire en appel devant la Grande Chambre, la plus importante formation (avec 17 juges) de la CEDH.

Celle-ci a donc tranché vendredi après-midi : si le crucifix est bel et bien un symbole religieux, il n'y a pas « d'éléments attestant l'éventuelle influence que l'exposition sur des murs de salles de classe d'un symbole religieux pourrait avoir sur les élèves », estime-t-elle. Avant de conclure : « on ne saurait donc raisonnablement affirmer qu'elle a ou non un effet sur de jeunes personnes, dont les convictions ne sont pas encore fixées ».

Voici ci-dessous le testament spirituel du ministre pakistanais catholique assassinécatholique, assassiné le 2 mars 2011l, Shahbaz Bhatti. Ce document a été publié en Italie dans le livre Cristiani in Pakistan. Nelle prove la speranza, Marcianum Press, Venezia. En voici le texte paru dans Vu de Rome de l'Agence Zenit le 6 mars 2011.


« JE VEUX SERVIR JÉSUS »
De hautes responsabilités au gouvernement m'ont été proposées et on m'a demandé d'abandonner ma bataille, mais j'ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a toujours été la même : « Non, moi je veux servir Jésus en tant qu'homme du peuple ».

Cette dévotion me rend heureux. Je ne cherche pas la popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir. Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.
10/03/2011

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Le pape reçoit les responsables de cette communauté fondée par Pierre Goursat et Martine Lafitte-Catta ?| Paris. En 1972, ils créèrent un groupe de prière basé sur l'expérience du Renouveau charr
ismatique catholique observé aux Etats-Unis. Finalement, Pierre Goursat et Martine Laffitte-Catta créèrent, en 1976, la Communauté de l'Emmanuel, à partir de ce groupe de prière. En 2011, la Communauté de l'E
manuel est présente dans plus de 60 pays. Elle compte 8 000 membres, avec plus de 200 prêtres, une centaine de séminaristes et 200 consacrés (hommes et femmes).


COMMUNAUTE DE L'EMMANUEL
CITE DU VATICAN, 3 FEV 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les dirigeants de la Communauté de l'Emmanuel, qui va célébrer le vingtième anniversaire de la mort de son fondateur, Pierre Goursat, dont la cause de béatification a été introduite l'an dernier. Dans son discours, le Pape a également rappelé les trente ans du service de FIDESCO auprès des pays plus défavorisés, les quarante ans de la fondation de la Communauté et les vingt ans de la reconnaissance de ses statuts par le Conseil pontifical pour les laïcs.

Dans une étude parue dans le journal Le Devoir, le journaliste Christian Rioux présente les résultats d'un en quête sur la jeunesse dans divers pays du monde où les jeunes canadiens se définissent
comme individualistes et matérialistes. Voyez un peu plus de quoi a l'air cette enquête.


PORTRAIT DES JEUNES CANADIENS
Christian Rioux constate que les jeunes canadiens veulent surtout gagner beaucoup d'argent, se préoccupent peu de la famille et ne veulent pas payer d'impôts ni militer pour une cause particulière. Tel est le portrait peu flatteur que brosse de la jeunesse canadienne une étude internationale réalisée par la Fondation pour l'innovation politique. Ce think tank français de centre droit, proche de l'UMP et qui se définit comme «libéral, progressiste et européen», a interrogé 32 700 jeunes entre 16 et 29 ans dans 25 pays. Il se dégage de cette enquête, disent les auteurs, le portrait d'une jeunesse du monde plutôt optimiste et favorable à la mondialisation.

21/01/2011

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L'agence Reuters présente le témoignage de la miraculée qui a été guérie par l'intercession de Jean-Paul II qui sera béatifié le 1 mai 2011. Soeur Marie Simon-Pierre raconte sa "seconde naissance" par Jean-François Rosnoblet.


BEATIFICATION DE JEAN-PAUL II
AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - 17 janvier 2011 - Une religieuse française de 49 ans, soeur Marie Simon-Pierre, a livré lundi le témoignage de sa guérison de la maladie de Parkinson, une "seconde naissance" à l'origine de la béatification, le 1er mai prochain, de feu le pape Jean-Paul II.

Actualité

Le Vatican accepte que la Cause de béatification du Père Émilien Tardif s'ouvre à St-Domingue. Le 31 octobre 2010, l'abbé Yves Rancourt, nous envoyait un courriel en espagnol qu'il venait de recevoir dont voici, en français, le contenu suivi du texte espagnol qui nous annonce une belle et grande nouvelle.


NOUVEAU FRERE ANDRE
Maria A. Sangiovanni, co-fondatrice avec le Père Émilien Tardif, de la Comunidad Siervos de Cristo Vivo, a annoncé au terme la retraite provinciale avec le Père Diego Jaramillon, directeur d'El Minuto de Dios (Bogota)que le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, archevêque de Santo Domingo, avait reçu de la COngrégation pour les Causes des saints la permission de commencer l'Enquête diocésaine pour la Cause de canonisation du Serviteur de Dieu Émilien Tardif. Le s 600 membres de la communauté étaient au comble de la joie, nous dit Madame Sangiovanni. Elle ajoute que l'ouverture officielle et la constitunion du Tribunal diocésain se feront dans quelque temps. Elle profite de l'occasion pour noter qu'il est important qu'aucun culte public au Père Émilien ne soit rendu par des prières, des invocations etc. ce qui pourrait nuire à la cause de béatification.

Dieu veut le bonheur de l'homme, rappelle le nouveau Maître des Dominicains rapelle le Fr. Bruno Cadoré, élu en septembre dernier Maître général de l'Ordre des dominicains.


FRERES DOMINICAINS AUJOURD'HUI
Ce qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la joie de l'homme », affirme le Fr. Bruno Cadoré, dans cet entretien accordé à ZENIT.

Agé de 56 ans, le frère Bruno Cadoré était provincial des dominicains de la province de France. Docteur en médecine au moment de son entrée au noviciat, il a ensuite passé deux ans en Haïti avant de commencer ses études dominicaines. Docteur en théologie, il a enseigné l'éthique biomédicale à l'Université catholique de Lille dont il dirigé le centre d'éthique médicale jusqu'à son élection comme prieur provincial en 2002. Depuis janvier 2008, il est membre du Conseil national du Sida. Il a été élu Maître de l'Ordre au cours du chapitre général de septembre dernier à Rome, pour un mandat de neuf ans.

ZENIT - Quels sont selon vous les défis que doit affronter l'Ordre des dominicains aujourd'hui ?

Fr. Cadoré - Je donnerai une réponse banale mais importante : c'est d'être vraiment des prêcheurs, des frères prêcheurs. Vous savez, nos chapitres ne sont pas de grandes réunions où on doit décider des choses forcément nouvelles, mais plutôt des moments où les frères prennent conscience ensemble de ce qu'ils sont, ce qu'ils font, des joies de leur prédication et puis aussi des difficultés. A partir de là, ils essaient d'actualiser ce qu'ils ont à faire, ce qui est leur mission. Nous avons beaucoup réfléchi durant ces trois semaines à ce qu'était aujourd'hui la mission de prédication. Comment est-ce que aujourd'hui on peut faire entendre la parole de Dieu, faire entendre au maximum possible de gens que Dieu s'adresse aux hommes. C'est autour de ça qu'on a beaucoup travaillé.

Il y a des enjeux plus importants, il y a des situations humaines, sociales, culturelles, qui sont plus difficiles, plus urgentes, mais dans tous les lieux, en occident, ou en orient, au nord ou au sud, l'enjeu principal c'est de construire nos communautés de frères comme des lieux de joie, de prière, d'étude de la Parole, et d'amitié avec le monde, d'amitié avec l'humanité, d'amitié avec les gens.

Parlez-nous de la situation des vocations dans le monde. Où sont-elles les plus nombreuses ?

Cela varie selon les lieux, car la vie de l'Église n'est pas la même selon les régions du monde, et donc la vie des religieux n'est pas la même non plus. Actuellement il y a des pays qui ont peu de vocations, comme certains pays d'Europe. Dans d'autres, il y a un nombre qui n'est pas très important mais qui est régulier. Dans certaines petites entités d'Asie il y a un mouvement de vocation, ainsi que dans certains pays d'Amérique Latine. Ce qui est important... J'aime bien une phrase d'un higoumène dans un monastère en Egypte à qui on demande : « Dans votre monastère, est-ce qu'il y a beaucoup de vocations ? » et qui répond : « il y a une place pour chacun ».

La nouvelle évangélisation est une préoccupation pour l'Église. Le pape vient de créer un nouveau Conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Comment cette question est-elle affrontée par l'Ordre des dominicains ?

Notre tâche dans l'Eglise est portée par l'Eglise, portée par l'ensemble de l'Eglise, et c'est ça la tâche qui nous est confiée. C'est de trouver les bonnes manières, les manières adaptées pour que l'humanité la plus large possible puisse entendre que Dieu s'intéresse à elle, que le Dieu de Jésus-Christ s'intéresse à elle et qu'à partir de cette conviction, le regard sur la vie, le regard sur le monde, le regard sur le temps, sur l'avenir, sur l'espérance, est renouvelé en quelque sorte. Notre question c'est donc de tenir ensemble les tâches qui sont les nôtres dans les lieux, les groupes qui sont établis par l'Église et de ne pas oublier que d'autres attendent encore, d'autres aspirent encore à entendre cette parole qui leur est adressée. Ça n'est pas la nôtre, ça n'est pas la parole des prêcheurs. Les prêcheurs doivent être un peu comme Jean Baptiste. Ils parlent pour se taire, pour que quelqu'un d'autre parle.

Concrètement, qu'est-ce qu'un dominicain aurait envie de dire au monde d'aujourd'hui ?

Que Dieu l'aime, qu'Il a confiance en lui, qu'Il veut faire alliance avec lui. Qu'Il vient vers lui. Et qu'Il se tient avec lui, que ce n'est pas une force anonyme, que c'est quelqu'un et qu'Il l'a manifesté par son Fils qui est Jésus dont on peut lire la présence dans l'Evangile. Que c'est quelqu'un et que c'est un Dieu qui veut la joie de l'homme, qui veut d'abord la joie de l'homme.

Tous les prêtres sont appelés à prêcher. Quel est le caractère spécifique de la prédication dominicaine ?

Plutôt que de parler de prêtres, je parlerais de frères parce que cela indique justement que nous voulons prêcher à partir de notre vie fraternelle et à cause de l'espérance que cela représente pour ce monde. Alors est-ce qu'il y a une spécificité ? Oui, parce que la prédication dans l'Ordre est en quelque sorte ce qui est établi, renforcé, par le choix de la vie religieuse que nous faisons et la vie commune, la vie de prière, que nous voulons mener. Elle n'est pas mieux que d'autres prédications, c'est une autre manière de faire. C'est une autre manière de prêcher qui englobe plus que la seule prise de parole, finalement.

Parlez-nous de l'organisation des structures de gouvernement de l'Ordre dominicain.

De fait, dans notre Ordre, nous avons une tradition qui est une tradition que nous vivons ici, que nous célébrons même ici pendant notre chapitre. C'est à dire que nous essayons de vivre non seulement ce que nous sommes, de nous donner les moyens de le devenir, mais aussi de structurer les conditions de cette mission et nous le faisons selon des règles qui nous ont été transmises au fil des presque 8 siècles, qui sont des règles où chaque frère a la parole, chaque frère a un vote, en quelque sorte. Ici, nous sommes quelque 128 et l'important c'est que chacun puisse exprimer sa position sur un sujet, qu'il puisse l'argumenter, entendre celle des autres. Et vous imaginez que quand on vient de tous les pays, les avis sont très très différents et par forcément concordants. Il est considéré que l'unité n'est pas d'avoir le même avis, que l'unité est d'avoir le même respect pour les avis de tous, et la même estime pour la voix de chacun. Ce serait ça notre unité. Ce sont les modalités selon lesquelles nous organisons nos structures de gouvernement.

Les dominicains connus pour leur travail théologique. Quelles sont les attentes de l'Eglise aujourd'hui ?

De fait, l'étude fait partie de notre vie. On dit même que c'est une des caractéristiques de l'Observance dans nos Règles qui cadrent notre vie. L'étude, dans le sens où nous aimons étudier et nous apprenons à étudier non pas seulement pour emmagasiner des connaissances mais parce que, en étudiant, l'intelligence finit par se laisser pétrir par ce qu'elle étudie et ce que nous voulons étudier, c'est la venue de Dieu parmi nous, c'est sa présence. En quelque sorte, l'étude est le chemin qui permet à la fois d'estimer notre raison, les capacités de la raison humaine, de l'intelligence humaine, et de la faire descendre dans le cœur. Donc, de la mettre au service d'une recherche en commun de la vérité. Nous ne possèderons jamais la vérité. La vérité c'est ce que dit l'Evangile, c'est Jésus qui vient.

Propos recueillis par Carmen Elena Villa pour l'agence Zenit et paru le 12 octobre 2010




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Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
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DERNIÈRES HOMÉLIES
Vous y trouverez l'homélie du dimanche publiée le mardi qui précède. Bonne méditation!





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