Suite à la suggestion de l'abbé Simon-Pierre Pelletier,curé de Rivière-Ouelle, Mgr Yvon-Joseph Moreau, nouvel évêque du diocèse de Ste-Anne-de-la-Pocatière, a accepté de partager avec les internautes le texte de l'homélie qu'il prononçait le 15 mars à Saint-Philippe-de-Néri et Mont-Carmel. Il y fait notamment allusion au cas de la petite fille du Brésil violée par son beau-père et qu'on a fait avorté. Rappelons que l'archevêque de Recife en rappelant que l'excommunication s'appliquait dans les cas d'avortement a suscité toute une controverse qui n'est pas encore terminée.


NOUS NE POUVONS NOUS TAIRE
Homélie pour le 3e Dimanche du Carême - 15 mars 2009 : "Tenir tout l'Évangile, et seulement l'Évangile"

Dans cet évangile que nous venons d'entendre, le plus important n'est pas la colère de Jésus, même si elle peut créer sur nous une forte impression ; le plus important, c'est la belle révélation que nous fait Jésus en nous disant que son corps de Ressuscité est le nouveau temple où nous pouvons rencontrer Dieu... Il y aurait beaucoup à réfléchir sur cette révélation et sur les conséquences qu' elle peut avoir sur nos façons de regarder nos temples de pierre aujourd'hui, qu'il s'agisse de magnifiques basiliques ou d'églises plus humbles de nos campagnes...

Non, la colère de Jésus n'est pas ce qui est le plus important, mais elle peut nous aider à mieux situer la colère que plusieurs d' entre nous nous avons pu éprouver cette semaine devant l'annonce de l'excommunication prononcée par un évêque du Brésil à l'égard d'une maman et d'un groupe de médecins qui avaient jugé devoir procéder à l'interruption de grossesse d'une jeune fille de 9 ans, enceinte suite à un viol.

Il est certes délicat de parler de cette situation, mais il me semble que nous ne pouvons nous taire tout simplement... Le jour où j'ai été nommé évêque, le 18 octobre dernier, j'ai fait une prière que je partage avec vous aujourd'hui. Dans cette prière, je présentais une demande au Seigneur : Père Saint,que ton Esprit s 'empare totalement de mon esprit et de ma bouche afin que je ne prononce aucune parole qui trahisse l 'Évangile de Jésus, aucune parole qui trahisse ta volonté de salut envers tous, aucune parole qui conduise un de tes enfants à désespérer.

Et j 'espère que le Seigneur exaucera ma prière aujourd'hui en m'inspirant des paroles appropriées aux circonstances, et fraternelles envers tous, même envers ceux dont nous ne partageons pas la façon de voir.
Oui, lorsque nous parlons au nom de Jésus, il est important que notre parole ne trahisse pas son évangile, et, en même temps, il est important que notre parole ne conduise personne au désespoir, car Jésus n'est pas venu condamner, mais chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19, 10). Jésus s'est fait tellement proche de ceux et celles que la société condamnait que certains l'ont critiqué ouvertement et lui ont exprimé des reproches en disant : Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux (Lc 15, 2).

A fréquenter l'Évangile, nous découvrons surtout un Jésus compatissant et accueillant devant les malades et les pécheurs. Lorsque nous rencontrons un Jésus en colère, c'est que Jésus se trouve devant des personnes qui faussent la pratique religieuse et en font un trafic d'argent en exploitant les autres (cf. évangile d'aujourd'hui), ou qu'il se trouve en présence de personnes qui imposent aux autres des fardeaux impossibles à porter et qu'ils ne sauraient remuer du doigt (cf. Lc 11, 46). Lorsque nous entendons Jésus prononcer des paroles dures dans l'Évangile, c'est qu'il se trouve devant des personnes suffisantes et orgueilleuses qui condamnent tous ceux et celles qui ne coïncident pas avec leurs canons de pureté morale...

Prenons le temps d'observer comment Jésus se comporte avec Zachée ou Lévis le publicain, avec la femme surprise en délit d'adultère, avec la pécheresse publique qui lui embrasse les pieds en les parfumant... Devant toutes ces personnes qui ont péché par faiblesse ou qui se sont risquées sur des chemins hasardeux, Jésus se montre toujours accueillant et fait preuve d'une compassion exemplaire...
C'est ce Jésus que nous devons contempler toujours plus afin d'apprendre de lui les attitudes justes et fraternelles devant toute personne qui manque à nos critères de bonne conduite morale... Il y a là une urgence pour notre Église aujourd'hui, devant des situations humaines de plus en plus complexes, devant des enjeux éthiques qu'il n'est pas toujours faciles de bien évaluer.

Tenir la vérité entière de l'évangile et de la bonne nouvelle du salut exige que nous contemplions longuement Jésus, que nous l'écoutions avec un coeur humble et aimant...

Tenir tout l'évangile et seulement l'évangile est une démarche exigeante, car elle suppose une recherche constante d'équilibre entre vérité et amour, entre exigence et compassion, l'amour et la compassion gardant toujours la priorité et ayant droit au dernier mot...

En tant qu'humain et pécheur, en tant que moine et évêque, je serais plus heureux de faire partie d'une Église qui pourrait se tromper par excès de compassion et d'attention aux personnes, que de faire partie d'une Église qui se tromperait par excès d'intransigeance et de rigueur à défendre ce qu'elle pense la vérité...

Il nous faut tous consentir au mystère de ce Dieu plus grand que nous et dont la miséricorde n'a pas fini de nous surprendre, au mystère de ce Dieu dont nous a parlé saint Paul : La folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme. Puisse le Seigneur apprendre à notre Église et à chacun et chacune d'entre nous comment consentir à sa faiblesse pour avoir part à sa force, comment consentir à sa folie pour avoir part à sa sagesse !

+ Yvon-Joseph Moreau --- Saint-Philippe et Mont-Carmel


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28/03/2009

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BENOÎT XVI, UN DES DERNIERS DÉFENSEURS DE LA RAISON

Lisez ce commentaire du sous-prieur de dominicains de Bordeaux. La levée de boucliers contre le pape y reçoit une interprétation qui fait réfléchir. Bonne lecture


PAPE PRIS A PARTIE...ET APRES?
Benoît XVI est-il en train de perdre le capital de sympathie laborieusement acquis depuis son élection, le 19 avril 2005 ? On s'en souvient, le choix du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi pour succéder à Jean-Paul II n'avait alors guère soulevé d'enthousiasme. Très vite, cependant, on découvrit que le pape « conservateur rétrograde et dogmatique » était un homme courageux, d’une immense culture et ouvert au dialogue avec tous. Aux États-Unis, en Australie, en France, il su trouver les mots pour retourner une opinion qui ne lui était pas d'emblée favorable.

Ses récents propos sur le sida et le préservatif ne viennent-ils pas anéantir tout le bénéfice d’une politique de la « main tendue », seule ligne de conduite qu'affirme suivre Benoît XVI depuis le début de son pontificat ?

Dans l'avion qui l'emmène vers l'Afrique, interrogé par des journalistes, le pape prétend en effet que « si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau (du sida) par la distribution de préservatifs : au contraire cela augmente le problème ». Traduction : mettre un préservatif expose au sida. Tollé d'indignations : ce pape « commence à poser un vrai problème », il est « dans une posture irresponsable », il « risque de provoquer des centaines, voire des milliers de morts ».

L'unanimité un peu suspecte, la rivalité des politiques et des people dans la surenchère laissent songeur... Mais c'est surtout cette contradiction qui m'étonne, affirmant dans le même temps que plus personne ne tient compte des principes moraux énoncés par le pape et que son discours va « alimenter le nombre d'infections ». Pour la prévention du sida, il n'y aurait donc que le préservatif.

Chacun le sait pourtant, le préservatif n'a qu'un impact limité sur l'épidémie parce que la protection est imparfaite, parce que l'usage est souvent irrégulier, parce qu'il favorise la désinhibition qui incite à prendre des risques conduisant un jour ou l'autre à l'infection. Chacun sait que la politique en place depuis près d'un quart de siècle n'a pas donné les résultats attendus et que l'épidémie continue à progresser avec 3 à 4 millions de contaminations par an. Mais la confiance absolue dans le préservatif reste, dans les pays occidentaux, l'unique message à destination du public. Je n'oserais pas dire qu'une prévention uniquement centrée sur le latex relève du « dogme » : elle relève de la pure idéologie.

L'Église, d'abord parce qu'elle a en charge 27 % des centres de traitement des malades du sida dans le monde, estime avoir le droit de proposer une alternative. Ce que le pape a vraiment dit, c'est que la réponse au sida n'est pas tant dans un moyen mécanique que dans le changement des comportements, dans une « humanisation de la sexualité », dans « une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre ». En Afrique, là où les comportements ont changé, le sida a reculé. En Ouganda, chose impensable pour nous Français, le programme ABC combine les méthodes pour réduire les risques : Abstain, Be faithful, and if you must, use Condom (Abstiens-toi, sois fidèle et, si tu dois, utilise le préservatif).

L'Église ne dit pas autre chose : on ne doit pas « donner la mort ». En plaidant pour une éducation à une sexualité responsable - et c'est ce qu'on attend de lui -, le pape est accusé de « meurtre prémédité », de « crime contre l'humanité ». On ne peut assister en spectateur muet à ce renversement de responsabilité, à la remise en marche du mécanisme de la victime émissaire, à ce rejet viscéral et infantile de la figure du « père ». Les décideurs et faiseurs d'opinion ne pouvaient s'attaquer à Jean-Paul II, véritable personnage historique de son vivant, mais ils feront tout pour rendre le pontificat de Benoît XVI invivable. Le vrai courage politique consisterait plutôt à soutenir le pape comme un des derniers défenseurs de la raison dans le désarroi contemporain. Nos responsables politiques ont beau jeu de « tomber des nues », d'être « ahuris », « catastrophés » par ses propos en Afrique. Benoît XVI, lui, pense que les Africains peuvent transformer ce continent de tous les fléaux en « un continent de l'espérance ».

frère Joël Boudaroua

sous-prieur des dominicains de Bordeaux
Aumônier des artistes,
Aumônier de l'école Saint Clément à Cudos

Tribune libre publiée dans le Journal Sud Ouest et repris dans Catholique.org


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27/03/2009

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Comme le dit le père Federico Lombardi, S.J., Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, la Lettre adressée par le Pape à l'épiscopat le 12 mars 2009 sur la levée des excommunications des évêques consacrés par Mgr Lefebvre est un document "peu habituel et digne de la plus grande attention...d'autant qu'avant son élection, le Saint-Père s'était exprimé sur ce sujet controversé".

Benoît XVI, continue-t-il, "a souffert des réactions provoquées par son geste de rémission" et il s'est senti obligé d'intervenir "afin de contribuer au retour de la paix dans une l'Eglise perturbée". Avec sa lucidité et son humilité caractéristiques, le Pape, ajoute le père Lombardi, reconnaît les imprécisions et les erreurs ayant eu une influence négative sur l'initiative, n'en attribue pas la faute à autrui et se dit solidaire de ses collaborateurs.


LETTRE PEU HABITUELLE DU PAPE
Sur Radio Vatican, le 13 mars, le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, donne son sentiment sur la lettre du Pape au sujet de la levée d' excommunication des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre

Écoutez cet entretien

VATICAN INFORMATION SERVICE

XIXº ANNEE - Nº 48
FRANÇAIS
JEUDI, 12 MARS 2009
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LETTRE SUR LA LEVEE DES 4 EXCOMMUNICATIONS

CITE DU VATICAN, 12 MARS 2009 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la
Lettre de Benoît XVI à l'épiscopat catholique au sujet de la levée de
l'excommunication des évêques consacrés par Mgr.Lefebvre. En voici la
version française:

"Chers frères dans l'épiscopat. La levée de l'excommunication des quatre
évêques, consacrés en 1988 par Mgr.Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a
suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l'Eglise
catholique une discussion d'une véhémence telle qu'on n'en avait plus connue
depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l'improviste et difficile à
situer positivement dans les questions et dans les tâches de l'Eglise
d'aujourd'hui, a laissé perplexes de nombreux évêques. Même si beaucoup
d'évêques et de fidèles étaient disposés, à priori, à considérer
positivement la disposition du Pape à la réconciliation, néanmoins la
question de l'opportunité d'un tel geste face aux vraies urgences d'une vie
de foi à notre époque s'y opposait. Inversement, certains groupes accusaient
ouvertement le Pape de vouloir revenir en arrière, au temps d'avant le
Concile Vatican II: d'où le déchaînement d'un flot de protestations, dont
l'amertume révélait des blessures remontant au-delà de l'instant présent.
C'est pourquoi je suis amené à vous fournir quelques éclaircissements, qui
doivent aider à comprendre les intentions qui m'ont guidé moi-même ainsi que
les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J'espère contribuer
ainsi à la paix dans l'Eglise.

Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de
l'excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste
discret de miséricorde envers quatre évêques, ordonnés validement mais non
légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent: comme le
démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la
révocation de ce que le Concile avait clarifié en cette matière pour le
cheminement de l'Eglise. Une invitation à la réconciliation avec un groupe
ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en
son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de
réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du Concile, pas dont
le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon
travail théologique personnel. Que cette superposition de deux processus
opposés soit advenue et qu'elle ait troublé un moment la paix entre
chrétiens et juifs ainsi que la paix à l'intérieur de l'Eglise, est une
chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m'a été dit que suivre
avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet
aurait permis d'avoir rapidement connaissance du problème. J'en tire la
leçon qu'à l'avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à
cette source d'informations. J'ai été peiné du fait que même des
catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu'il en était, aient
pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester. C'est
justement pour cela que je remercie d'autant plus les amis juifs qui ont
aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l'atmosphère d'amitié
et de confiance, qui -comme du temps de Jean-Paul II- comme aussi durant
toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à
exister.

Une autre erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la
portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été
commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication.
L'excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination
épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d'un schisme, parce
qu'elle remet en question l'unité du collège épiscopal avec le Pape. C'est
pourquoi l'Eglise doit réagir par la punition la plus dure,
l'excommunication, dans le but d'appeler les personnes punies de cette façon
au repentir et au retour à l'unité. Vingt ans après les ordinations, cet
objectif n'a malheureusement pas encore été atteint. La levée de
l'excommunication vise le même but auquel sert la punition: inviter encore
une fois les quatre évêques au retour. Ce geste était possible une fois que
les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du Pape et de
son autorité, bien qu'avec des réserves en matière d'obéissance à son
autorité doctrinale et à celle du Concile. Je reviens par là à la
distinction entre personne et institution. La levée de l'excommunication
était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique: les
personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition
ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du
domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité St-Pie X n'ait pas de statut
canonique dans l'Eglise, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons
disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n'a pas une position
canonique dans l'Eglise, ses ministres non plus n'exercent pas de ministères
légitimes dans l'Eglise. Il faut ensuite distinguer entre le niveau
disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau
doctrinal où sont en question le ministère et l'institution. Pour le
préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne
sont pas éclaircies, la Fraternité n'a aucun statut canonique dans l'Eglise,
et ses ministres -même s'ils ont été libérés de la sanction ecclésiastique-
n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise.

A la lumière de cette situation, j'ai l'intention de rattacher à l'avenir
la Commission pontificale Ecclesia Dei -institution compétente, depuis 1988,
pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité St-Pie
X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec
le Pape- à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il devient clair
ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature
essentiellement doctrinale et regardent surtout l'acceptation du Concile
Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. Les organismes
collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se
présentent (spécialement la réunion habituelle des Cardinaux le mercredi et
l'Assemblé plénière annuelle ou biennale) garantissent l'engagement des
Préfets des diverses Congrégations romaines et des représentants de
l'épiscopat mondial dans les décisions à prendre. On ne peut geler
l'autorité magistérielle de l'Eglise à l'année 1962. Ceci doit être bien
clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament
comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que
Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Eglise. Celui qui
veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles
et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit.

J'espère avoir ainsi éclairci la signification positive ainsi que les
limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la
question: cette mesure était-elle nécessaire? Constituait-elle vraiment une
priorité? N'y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes? Il y a
certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir
souligné les priorités de mon pontificat dans les discours que j'ai
prononcés à son début. Ce que j'ai dit alors demeure de façon inaltérée ma
ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été
fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle: Toi...affermis tes frères.
Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première
Epître: Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui
vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous. A notre
époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre
comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine
est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à
Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï;
à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au
bout, en Jésus-Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre
histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et
que tandis que s'éteint la lumière provenant de Dieu, l'humanité manque
d'orientation, et les effets destructeurs s'en manifestent toujours plus en
son sein.

Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible: c'est
la priorité suprême et fondamentale de l'Eglise et du Successeur de Pierre
aujourd'hui. D'où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir
à cœur l'unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition
interne met en doute la crédibilité de ce qu'ils disent de Dieu. C'est
pourquoi l'effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens -par
l'œcuménisme- est inclus dans la priorité suprême. A cela s'ajoute la
nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix,
tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si
leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la lumière. C'est là
le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour jusqu'au bout doit
donner le témoignage de l'amour: se consacrer avec amour à ceux qui
souffrent, repousser la haine et l'inimitié. C'est la dimension sociale de
la foi chrétienne, dont j'ai parlé dans l'encyclique Deus Caritas Est.

Si donc l'engagement ardu pour la foi, pour l'espérance et pour l'amour
dans le monde constitue en ce moment -et, dans des formes diverses,
toujours- la vraie priorité pour l'Eglise, alors les réconciliations petites
et grandes en font aussi partie. Que l'humble geste d'une main tendue soit à
l'origine d'un grand tapage, devenant ainsi le contraire d'une
réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. Mais maintenant
je demande: Etait-il et est-il vraiment erroné d'aller dans ce cas aussi à
la rencontre du frère qui a quelque chose contre toi, et de chercher la
réconciliation? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir
les radicalisations et de réintégrer -autant que possible- leurs éventuels
adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en
éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences? Le fait de s'engager à
réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une
place à ce qu'il y a de positif et de récupérable pour l'ensemble, peut-il
être totalement erroné? Moi-même j'ai vu, dans les années qui ont suivi
1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur
climat interne a changé, que le retour dans la grande et vaste Eglise
commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des
durcissements de sorte qu'ensuite en ont émergé des forces positives pour
l'ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215
séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117
frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser
totalement indifférents? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la
dérive loin de l'Eglise? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne
pouvons pas connaître l'enchevêtrement de leurs motivations. Je pense
toutefois qu'ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de
différents éléments déformés et malades, il n'y avait pas eu l'amour pour le
Christ et la volonté de L'annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous
simplement les exclure, comme représentants d'un groupe marginal radical, de
la recherche de la réconciliation et de l'unité? Qu'en sera-t-il ensuite?

Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion
concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté
beaucoup de choses discordantes, comme suffisance et présomption, fixation
sur des unilatéralismes etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j'ai
reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels
était perceptible une ouverture des cœurs. Mais la grande Eglise ne
devrait-elle pas se permettre d'être aussi généreuse, consciente de la
grande envergure qu'elle possède, consciente de la promesse qui lui a été
faite? Ne devrions-nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables
de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et
nous préoccuper de sortir des étroitesses? Et ne devrions-nous pas admettre
que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ?
Parfois on a l'impression que notre société a besoin d'un groupe au moins,
auquel ne réserver aucune tolérance, contre lequel pouvoir tranquillement se
lancer avec haine. Et si quelqu'un ose s'en rapprocher -dans le cas présent
le Pape- il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être
traité avec haine sans crainte ni réserve.

Chers Confrères, durant les jours où il m'est venu à l'esprit d'écrire
cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j'ai dû interpréter et
commenter le passage de l'Epître aux Galates. J'ai noté avec surprise la
rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent: Que cette
liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme. Au contraire
mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi
atteint sa perfection dans un seul commandement: Tu aimeras ton prochain
comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,
prenez garde: vous allez vous détruire les uns les autres! J'ai toujours été
porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui
parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être
ainsi. Mais malheureusement ce mordre et dévorer existe aussi aujourd'hui
dans l'Eglise comme expression d'une liberté mal interprétée. Est-ce une
surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates? Que
tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations? Que nous devions
toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté? Et que toujours
de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême: l'amour? Le jour où
j'en ai parlé au grand séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge
de la Confiance. De fait, Marie nous enseigne la confiance. Elle nous
conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera,
même en des temps agités. Je voudrais ainsi remercier de tout cœur tous ces
nombreux évêques, qui en cette période m'ont donné des signes émouvants de
confiance et d'affection et surtout m'ont assuré de leur prière. Ce
remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m'ont donné
un témoignage de leur fidélité immuable envers le Successeur de Pierre. Que
le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix!
C'est un souhait qui jaillit spontanément du cœur en ce début du Carême, qui
est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification
intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée
vers l'objectif lumineux de Pâques".


BXVI-LETTRE/LEVEE EXCOMMUNICATIONS/... VIS
090312 (2410)


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12/03/2009

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Le nombre de catholiques et de séminaristes est en hausse dans le monde. 1,4% et 0,4% : ce sont les taux respectifs d’augmentation des fidèles catholiques et des séminaristes dans le monde.


1,4% DE PLUS DE CATHOLIQUES
C'est ce qu'indique l'Annuaire pontifical 2009 qui a été présenté à Benoît XVI, le 28 février, par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, et par le substitut de la secrétairerie d'Etat, Mgr Fernando Filoni. Regarder cette présentation sur YouTube en anglais

Les données statistiques se réfèrent à l’année 2007 et concernent les 2 936 circonscriptions ecclésiastiques de la planète.

L'Annuaire pontifical précise l'expansion du nombre de catholiques (1,4 %) dans le monde, ces derniers passants de 1.131 millions en 2006 à 1.147 millions en 2007.

Au niveau mondial, le nombre de candidats au sacerdoce a aussi augmenté, passant de 115.480 en 2006 à 115.919 en 2007, avec une croissance de 0,4%. Alors que l'Afrique et l'Asie ont enregistré une croissance sensible, précise l'Annuaire pontifical, l'Europe et l'Amérique ont plutôt connu une réduction du nombre de séminaristes, de respectivement 2,1% et 1%.

Par ailleurs, le nombre d'évêques dans le monde est passé, de 2006 à 2007, de 4.898 à 4.946, avec une augmentation de 1%. Le continent qui a enregistré la plus grande croissance est l'Océanie (+ 4,7%), suivie de l'Afrique (+ 3,0%) et de l'Asie (+ 1,7%), alors que l'Europe se trouve au-dessous de la moyenne totale (+ 0,8%). Dans cette même période, l'Amérique enregistre un taux de moins 0,1%.

Le nombre de prêtres se maintient sur la croissance modérée inaugurée en 2000 après plus de 20 ans de performances plutôt décevantes. En effet, les prêtres ont augmenté au cours des 8 dernières années, passant de 405.178 en 2000 à 407.262 en 2006 et à 408.024 en 2007. Durant la période 2000-2007, l'Afrique et l'Asie montrent une dynamique assez soutenue (+ 27,6% et 21,2%) et l'Amérique est stationnaire tandis que l'Europe et l'Océanie, enregistrent dans la même période des taux de croissance négative, de 6,8% et 5,5%.

Le nombre de diacres permanents continue à évoluer avec une augmentation de plus de 4,1% en 2007 par rapport à l'année précédente, passant de 34.520 à 35.942.

Enfin, en 2008, le pape a érigé 1 siège métropolitain, 11 sièges épiscopaux et 169 nouveaux évêques ont été nommés.

La rédaction du nouvel annuaire a été préparée par Mgr Vittorio Formenti, responsable du Bureau central de statistique de l'Eglise, par le Prof. Enrico Nenna et leurs collaborateurs. Il sera prochainement en vente, en italien, dans les librairies.


Marine Soreau

2 mars 2009

Rapporté par catholigue.org d'après l'agence Zenit



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03/03/2009

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Pour le théologien suisse de 81 ans retiré à Tübingen en Allemagne, les risques s'accentuent que l'Église catholique deviennent de plus en plus comme une secte sous la direction de Benoît XVI. Lisez les extraits qui suivent de son interview au journal "Le Monde" le 24 février 2009


HANS kUNG ET LE PAPE
Hans Küng revient ici sur la tempête déclenchée par la main tendue du pape Benoît XVI aux intégristes catholiques.


Quelques réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.


Comment analysez-vous la décision de Benoît XVI de lever l'excommunication de quatre évêques du courant intégriste de Mgr Lefebvre, dont l'un, Richard Williamson, est un négationniste affirmé ?

Je n'ai pas été surpris. Dès 1977, dans un entretien à un journal italien, Mgr Lefebvre indique que "des cardinaux soutiennent (son) courant" et que "le nouveau cardinal Ratzinger a promis d'intervenir auprès du pape pour (leur) trouver une solution". Cela montre que cette affaire n'est ni un problème nouveau ni une surprise. Benoît XVI a toujours beaucoup parlé avec ces personnes. Aujourd'hui, il lève leur excommunication, car il juge que le temps est venu. Il a pensé qu'il pourrait trouver une formule pour réintégrer les schismatiques, qui, tout en conservant leurs convictions, pourraient donner l'apparence qu'ils sont en accord avec le concile Vatican II. Il s'est bien trompé.


Comment expliquez-vous que le pape n'ait pas mesuré le tollé que sa décision allait susciter, au-delà même des propos négationnistes de Richard Williamson ?

La levée des excommunications n'a pas été un défaut de communication ou de tactique, mais elle a constitué une erreur de gouvernement du Vatican. Même si le pape n'avait pas connaissance des propos négationnistes de Mgr Williamson et même s'il n'est pas lui-même antisémite, chacun sait que les quatre évêques en question sont antisémites. Dans cette affaire, le problème fondamental, c'est l'opposition à Vatican II, et notamment le refus d'une relation nouvelle au judaïsme. Un pape allemand aurait dû considérer cela comme un point central et se montrer sans ambiguïté sur l'Holocauste. Il n'a pas mesuré le danger. Contrairement à la chancelière Angela Merkel, qui a vivement réagi.

Benoît XVI a toujours vécu dans un milieu ecclésiastique. Il a très peu voyagé. Il est resté enfermé au Vatican - qui est comme le Kremlin d'autrefois -, où il est préservé des critiques. Du coup, il n'a pas été capable de réaliser l'impact d'une telle décision dans le monde. Le secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, qui pourrait être un contre-pouvoir, était son subordonné à la Congrégation pour la doctrine de la foi ; c'est un homme de doctrine, absolument soumis à Benoît XVI. On est face à un problème de structure. Il n'y aucun élément démocratique dans ce système, aucune correction. Le pape a été élu par des conservateurs, et aujourd'hui c'est lui qui nomme les conservateurs.


Dans quelle mesure peut-on dire que le pape est encore fidèle aux enseignements de Vatican II ?

Il est fidèle au concile, à sa manière. Il insiste toujours, comme Jean Paul II, sur la continuité avec la "tradition". Pour lui, cette tradition remonte à la période médiévale et hellénistique. Il ne veut surtout pas admettre que Vatican II a provoqué une rupture, par exemple, sur la reconnaissance de la liberté religieuse, combattue par tous les papes antérieurs au concile.

La conception profonde de Benoît XVI est qu'il faut accueillir le concile, mais qu'il convient de l'interpréter ; peut-être pas à la manière des lefebvristes, mais en tout cas dans le respect de la tradition et de manière restrictive. Il a par exemple toujours été critique sur la liturgie de Vatican II.

Au fond, Benoît XVI a une position ambiguë sur les textes du concile, car il n'est pas à l'aise avec la modernité et la réforme. Or Vatican II a représenté l'intégration du paradigme de la réforme et de la modernité dans l'Eglise catholique. Mgr Lefebvre ne l'a jamais accepté, et ses amis à la Curie non plus. En cela Benoît XVI a une certaine sympathie envers Mgr Lefebvre.

Par ailleurs, je trouve scandaleux que pour le cinquantième anniversaire du lancement du concile par Jean XXIII (en janvier 1959), le pape n'ait pas fait l'éloge de son prédécesseur, mais ait choisi de lever l'excommunication de personnes opposées à ce concile.


Quelle Eglise le pape Benoît XVI est-il en train de léguer à ses successeurs ?

Je pense qu'il défend l'idée du "petit troupeau". C'est un peu la ligne des intégristes, qui estiment que, même si l'Eglise perd beaucoup de ses fidèles, il y aura au final une Eglise élitiste, formée de "vrais" catholiques. C'est une illusion de penser que l'on peut continuer comme cela, sans prêtres, sans vocations. Cette évolution est clairement un mouvement de restauration. Cela se manifeste par la liturgie, mais aussi par des actes ou des gestes, par exemple lorsqu'il dit aux protestants que l'Eglise catholique est la seule vraie Eglise.


L'Eglise catholique est-elle en danger ?

L'Eglise risque de devenir une secte. Beaucoup de catholiques n'attendent plus rien de ce pape. Et c'est très douloureux.


Vous avez écrit : "Comment un théoricien aussi doué, aimable et ouvert que Joseph Ratzinger a pu changer à ce point et devenir le Grand Inquisiteur romain ?" Alors, comment ?

Je pense que le choc des mouvements de protestation de 1968 a ressuscité son passé. Ratzinger était conservateur. Durant le concile, il s'est ouvert, même s'il était déjà sceptique. Avec 68, il est revenu à des positions très conservatrice, qu'il a gardées jusqu'à aujourd'hui.


Le pape actuel peut-il encore corriger cette évolution ?

Quand il m'a reçu en 2005, il a fait un acte courageux et j'ai vraiment cru qu'il trouverait le chemin pour réformer, même lentement. Mais, en quatre ans, il a prouvé le contraire. Aujourd'hui, je me demande s'il est capable de faire quelque chose de courageux. Déjà, il faudrait qu'il reconnaisse que l'Eglise catholique traverse une crise profonde. Ensuite, il pourrait très facilement faire un geste pour les divorcés et dire qu'à certaines conditions ils peuvent être admis à la communion. Il pourrait corriger l'encyclique Humanae Vitae (qui a condamné toutes formes de contraception en 1968) en disant que dans certains cas la pilule est possible. Il pourrait corriger sa théologie, qui date du concile de Nicée (en 325). Il pourrait dire demain : "J'abolis la loi du célibat pour les prêtres." Il est beaucoup plus puissant que le président des Etats-Unis ! Il n'a pas à rendre compte à une Cour suprême ! Il pourrait aussi convoquer un nouveau concile.


Un Vatican III ?

Cela pourrait aider. Une telle réunion permettrait de régler des questions auxquelles Vatican II n'a pas répondu, comme le célibat des prêtres ou le contrôle des naissances. Il faudrait aussi prévoir un nouveau mode d'élection des évêques, dans lequel le peuple aurait davantage son mot à dire. La crise actuelle a suscité un mouvement de résistance. Beaucoup de fidèles refusent de revenir à l'ancien système. Même des évêques ont été obligés de critiquer la politique du Vatican. La hiérarchie ne peut l'ignorer.


Votre réhabilitation pourrait faire partie de ces gestes forts ?

Elle serait en tout cas plus facile que la réintégration des schismatiques ! Mais je n'y crois pas, car Benoît XVI se sent plus proche des intégristes que des gens comme moi, qui ont travaillé et accepté le concile.


Propos recueillis par Nicolas Bourcier et Stéphanie Le Bars

Extraits de l'article paru dans l'édition du 25.02.09 du journal | 24.02.09 "L'Eglise risque de devenir une secte"



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26/02/2009

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Un groupe qui fait parler de lui en Europe et qui s'est retrouvé au sommet du palmarès en Angleterre en 2008. Trois prêtres irlandais qui ne s'attendaient pas à cela lorsqu'ils ont accepté d'endisquer une partie de leur répertoire. Lisez l'article de Julien Bordier de l'Express et les commentaires du magazine français La Vie. Écoutez des extraits de leur disque en visitant leur site internet dont l'adresse est à la fin de l'article.


THE PRIESTS : VOUS CONNAISSEZ?
Connaissez-vous The Priests?
le 4 février 2009 16h57
par Julien Bordier

Vous avez peut être lu des articles à droite à gauche sur The Priests, un boys band à la sauce catho. Oui ? Non ? Rappel des faits.


Printemps 2008

Trois curés d'Irlande du Nord, David Delargy, 44 ans, et les frères Eugene et Martin O'Hagan, 48 et 45 ans, signent un contrat d'1 million de livres – 1,3 million d'euros, un montant colossal digne de U2 - avec la major Sony BMG. Imaginez le marché : plus d'un milliard de catholiques dans le monde !


Novembre 2008

Le disque, enregistré dans la basilique Saint Pierre avec les choeurs du Vatican, sort dans une trentaine de pays. Jackpot. Cette collection de chants liturgiques (Ave Maria, Pie Jesu, O Holy Night) s’est vendu à 1,2 millions d'exemplaires dans le monde. Le trio n'a pas touché un penny. Les bénéfices sont reversés à des oeuvres caritatives.


Février 2009

Les trois religieux, soutenus par le Vatican, sont devenus des rockstars. Mais ils restent fidèles à leur mission. Ils ont refusé une tournée aux USA début 2009, car elle était incompatible avec leurs obligations (deux messes quotidiennes, visites de malades, cours…). Leur disque est dans les bacs de l’Hexagone depuis le début de la semaine. Un DVD arrive bientôt.

Article paru sur le blog de Julien Bordier qui responsable de la rubrique Culture de LEXPRESS.fr et qui écrit aussi des papiers musique dans L'Express.

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Le magazine français La Vie écrit dans son édition du 8 février 2009

"Eugène O'Hagan, Martin O'Hagan et David Delargy sont trois prêtres irlandais. Ils se sont rencontrés au Collège St MacNissi, dans le comté d'Antrim en Irlande du Nord. Leur vocation les a ensuite conduits au séminaire de Belfast, puis au Collège Irlandais de Rome. Ils se sont finalement installés sur leur terre natale, où ils officient chacun dans une paroisse du diocèse de Down et Connor.
Pendant tout ce temps, les trois prêtres catholiques n'ont eu de cesse de chanter ensemble. Au point que leur notoriété a dépassé les murs de leurs églises, jusqu’à atteindre le Pape, qui les a invités récemment à venir interpréter des chants liturgiques au Vatican."

"Leur notoriété s'étant alors répandue au-delà du cercle catholique, leur histoire populaire s'est concrétisée en enregistrant cet album. Produit par Mike Hedges (U2, Dido), et enregistré au Vatican sous la direction de Monseigneur Pablo Colino, l'album contient les plus belles oeuvres liturgiques qui ont marqué depuis toujours l'histoire du chant et de l'Eglise : Minuit Chrétien (en français), Ave Maria (de Schubert), Pie Jesu (d'Andrew Lloyd Webber), O Holy Night, Gloria, Irish Blessing, Panis Angelicus (de César Franck)…

'’Hagan et Père Delargy seront reversés à des oeuvres caritatives de leur choix. La presse britannique a déjà largement couvert l'événement, de la BBC au Daily Mail, en passant par Sky News, The Times et The Guardian.

L’album « The Priests » est disponible dans le commerce depuis le 2 février 2009 chez Sony Music.
Pour toutes celles et ceux qui sont sensibles à l’émotion véhiculée par les chants sacrés."


Détails biographiques

Père David Delargy, 44 ans, de la paroisse de Hannahstown: Eglise "St. Joseph" et église "St. Peter, the Rock". Diocèse de Down et Connor

Père Martin O' Hagan, 45 ans, de la paroisse de Cushendun: Eglise "St. Patrick (Craigagh)", église " St. Mary, The Star of the Sea (Culraney) ». Diocèse de Down et Connor

Père Eugene O' Hagan, 48 ans, de la paroisse de Ballyclare et Ballygowan: Eglise "The Sacred Heart" et église « The Holy Family ». Diocèse du comté de Down et Connor


Pour en savoir plus


visitez leur site internet en français

avec des extraits de leur disque

ou encore

regardez leurs vidéos sur YouTube



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11/02/2009

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Depuis 11h30, le 23 janvier 2009, l’actualité du Vatican est disponible sur YouTube, le site de partage mondial de vidéos, dont Google est propriétaire.


VATICAN, GOOGLE ET YOUTUBE
Un accord vient d'être signé entre Google et le Vatican. Cette nouvelle interface permet de diffuser dans le monde entier, en quatre langues, les activités du Pape et de la Curie, les grands discours de Benoît XVI ou encore les vidéos de ses voyages apostoliques. Douze vidéos sont d’ores et déjà en ligne sur le site :
http://www.youtube.com/vatican

Une conférence a eu lieu ce vendredi 23 janvier 2009, dans la salle de presse du Saint-Siège, pour expliquer les modalités de cet accord. Depuis plus d'un an, le Centre de télévision du Vatican (CTV) et la Radio Vatican produisent chaque jour des vidéos sur l'activité du Pape et les événements du Vatican.

le Père Lombardi a annoncé que la nouvelle chaine au Vatican sur You Tube, sur laquelle seront diffusées des informations-vidéos en anglais, espagnol, allemand et italien, sur l'activité du Pape et les évènements au Vatican, d'une durée ne dépassant pas deux minutes et qui seront mises à jour quotidiennement (une à deux informations par jour).

L'accord signé avec Google permet de mettre ce matériel à disposition de tous ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur position religieuse et idéologique, sont intéressés à la parole du Pape et de l'Église catholique. Depuis la page d'accueil du portail, on pourra également développer l'information et trouver les textes complets de manière à situer les brèves informations vidéos dans leurs contextes. Il sera également possible de publier des commentaires et profiter de toutes les formes d'interactivité habituelles de YouTube.

Au cours de la conférence de présentation de cet accord a aussi été dévoilé le message du Pape pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (dont vous pouvez consulter l'intégralité à la page : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=260696), un message qui a pour thème les nouvelles technologies. Pour le Président du Consil pontifical pour les communications sociales Mgr Claudio Maria Celli, le Pape propose un véritable plan de travail, son texte étant "un résumé des engagements et des responsabilités que les hommes de communication sont appelés à assumer dans un contexte caractérisé par l'accroissement des nouvelles technologies, qui constituent un nouvel environnement, une nouvelle culture. Selon Mgr Celli, le document traduit la confiance que le Pape place dans les médias.

Au cours de cette conférence de presse du VIS - Service de presse du Vatican -le Père Lombardi a expliqué que la page web de la chaîne contient différents liens par lesquels l'utilisateur peut trouver des informations et de la documentation plus large et complète sur le Pape, le Vatican et l'Eglise catholique. Les
principaux liens sont connectés aux pages web de CTV et de Radio Vatican (dans ses diverses langues), à celle du Vatican (www.vatican.va) et à la nouvelle page de l'Etat de la Cité du Vatican. "Le lien à la chaîne h2onews est très important -a-t-il dit- puisqu'elle transmet d'autres informations vidéo sur la vie de l'Eglise dans le monde".

Le Père Lombardi a encore dit que "sous la principale vidéo, d'autres liens permettent de se connecter avec les fonds d'informations vaticanes de l'actualité: dans chaque sous-chaine linguistique se trouve le lien à la page web de RV dans la même langue, le lien à la page du Bulletin de la Salle-de-Presse (avec les textes complets en langue originale) et le lien à l'édition de l'Osservatore Romano dans la langue correspondante".

Etant donné la possibilité d'échanger, d'établir des relations, etc, sur la plateforme You Tube, "nous étudierons le moyen de gérer le flux mondial de commentaires et de réponses", a souligné le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège.



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January 17, 2009 11:09 AM PST

POPE BENEDICT THE NEXT YOUTUBE STAR?

Posted by Leslie Katz, senior editor of CNET's Crave, covers gadgets, games, and most other digital distractions.


The Vatican--which recently endorsed an iPhone prayer app and gave its blessing to gadget evangelism--is displaying further receptivity to technology with Saturday's announcement that Pope Benedict XVI will get his own YouTube channel.

According to the Associated Press, the Vatican TV Center and Vatican Radio are collaborating with Google on the project, and texts and video of the Pope's speeches, as well as news about the pontiff, will be posted directly to the channel. More details on the project will be released next week, the Vatican press office said.

Given past tech-friendly moves by the Vatican, the YouTube announcement is not all that surprising.

Catholic Church officials have said that consumer electronics are necessary for distributing the Bible in today's world.

Besides printed text, "the voice of the divine word must also resonate over the radio, Internet channels with virtual online distribution, CDs, DVDs, iPods, and on television and cinema screens," read an official statement released during a gathering of Catholic bishops in October.

That includes iBreviary (qui existe en français - voir la présentation), the iPhone app that got a nod from church officials. Created by the Rev. Paolo Padrini and Web designer Dimitri Giani, it allows users to load the Breviary prayer book, prayers for saying a Catholic Mass, and other prayers.

The with-it Pope even got a 2GB white iPod Nano as a gift and uses acronyms in his text messages. He famously signed a mobile text sent to gatherers at last year's Catholic youth day rally in Sydney, Australia with "BXVI."

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Benoît XVI invite les jeunes à évangéliser le continent numérique
Présentation du Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - C'est aux jeunes de la ‘génération numérique' que Benoît XVI a confié le devoir d'évangéliser grâce aux nouvelles technologies. Dans son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, le pape a aussi salué le « potentiel extraordinaire » de ce monde numérique, à condition de le rendre « vraiment accessible à tous » et de l'utiliser « pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Le Message sur le thème ‘Nouvelles technologies, nouvelles relations. Encourager une culture de respect, de dialogue, d'amitié', a été rendu public ce vendredi 23 janvier.

Le pape a lancé un message aux jeunes, à la « génération dite ‘numérique' », dont la « croissance est étroitement liée à ces nouvelles technologies de communication ». « A vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, le devoir d'évangélisation de ce ‘continent numérique' vous revient en particulier. Sachez prendre en charge avec enthousiasme l'annonce de l'Évangile à vos contemporains ! », a ajouté Benoît XVI.

Dans ce Message pour la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales, qui aura lieu le 24 mai, le pape a également salué le « potentiel extraordinaire des nouvelles technologies lorsqu'elles sont utilisées pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Ainsi, « si les nouvelles technologies doivent servir au bien des individus et de la société, ceux qui les utilisent doivent éviter le partage de mots et d'images dégradantes pour l'être humain, et exclure ainsi ce qui alimente la haine et l'intolérance, ce qui avilit la beauté et l'intimité de la sexualité humaine, ce qui exploite les faibles et les personnes sans défense », a-t-il poursuivi.

Tout en saluant le « concept d'amitié » qui a « joui d'une nouvelle relance dans le vocabulaire des réseaux sociaux numériques apparus ces dernières années », le pape a également invité dans son Message à « être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié ».

« Quelle tristesse si notre désir de soutenir et de développer des amitiés on-line se réalisait au prix de notre disponibilité pour la famille, pour les voisins et pour ceux que l'on rencontre dans la réalité quotidienne, sur notre lieu de travail, à l'école, durant le temps libre », écrit-il.

« Lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessionnel, la conséquence est que la personne s'isole, interrompant une réelle interaction sociale. Cela finit même par déranger les moments de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un sain développement humain », a mis en garde le pape.

Dans ce Message, Benoît XVI a enfin souhaité que l'on se préoccupe « de faire en sorte que le monde numérique (...) soit un monde vraiment accessible à tous » et particulièrement « à ceux qui sont déjà économiquement et socialement négligés ».

Marine Soreau
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30 janvier 2009

Première semaine de Benoît XVI sur YouTube, par le P. Lombardi
Un bilan chiffré très positif

ROME, Vendredi 30 janvier 2009 (ZENIT.org) - Les « clips » du Vatican ont été visionnés quelque 750.000 fois dès la première semaine en ligne sur « YouTube », révèle le P. Federico Lombardi.

En effet, le « canal du Vatican » sur YouTube mis en place vendredi dernier a fait l'objet d'une première évaluation par « Google » au bout de six jours.

Les experts de Google estiment que le Vatican se trouve en cela dans la norme des autres institutions mondiales, indique le P. Lombardi. Les personnes « inscrites » sur ce portail sont environ 15.000 ce qui est plus que la normale.

Or, les autres institutions présentes sur YouTube depuis longtemps jouissent d'archives plus fournies, fait observer le responsable des principaux media du Vatican.

Les nouveaux clips ont été publiés au rythme de deux par jour en moyenne. Sont venus s'y ajouter, le Jour de la mémoire de la Shoah, le 27 janvier, trois vidéos des interventions publiques de Benoît XVI sur ce sujet.

Le canal YouTube du Vatican a donc ajouté une corde à son arc : puiser dans les archives à chaque fois que l'actualité en donne l'occasion pour faire connaître la position du pape et du Saint-Siège sur des sujets brûlants.

A l'occasion du 25e anniversaire de la création du Centre télévisé Vatican (CTV), le 18 décembre dernier, le pape avait accordé une audience aux dirigeants et au personnel du CTV, et il avait souhaité une présence grandissante sur Internet.

« Aujourd'hui, disait le pape, Internet appelle à une intégration accrue de la communication écrite, sonore et visuelle, et encourage donc à élargir et intensifier les formes de collaboration entre les médias qui sont au service du Saint-Siège ».

Anita S. Bourdin


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23/01/2009

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Voici un récit émouvant, questionnant et surprenant de l'auteur de best-sellers, comme "Hypothèses sur Jésus", Vittorio Messori, journaliste italien renommé internationalement. Dans sa dépêche de Rome du 1 décembre 2008, Zenit.org présente un article intitulé "Vittorio Messori : histoire d’une conversion" ou "Une vie passée à « rendre raison » de la foi". Oui! la foi et la raison ne s'opposent pas. Au contraire. Bonne lecture.


VITTORIO MESSORI : UN CONVERTI
Une histoire bien singulière que celle de l'écrivain Vittorio Messori, écrit le journaliste Antonio Gaspari. Auteur de best-sellers vendus à des millions d'exemplaires dans le monde entier (voir plus bas les commentaires d'un jeune lecteur français de 27 ans ). Seul journaliste de l'histoire à avoir écrit un livre d'entretiens avec le pape Jean-Paul II (« Au seuil de l'espérance ») et à avoir interviewé le cardinal Joseph Ratzinger (« Entretiens sur la foi »), futur pape.

Son livre « Au seuil de l'espérance » s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires et a été traduit en 53 langues !

Pourtant, jusqu'à l'âge de 23 ans, Messori n'était absolument pas catholique. Né dans une famille agnostique ou pour le moins anti-cléricale, il a grandi et été éduqué dans une culture rationaliste indifférente au mystère religieux et hostile à l'idée même que Dieu puisse exister. Etudiant à l'université, il a été le disciple de maîtres du laïcisme comme Norberto Bobbio et Galante Garrone. Egalement journaliste de « la Stampa ».

C'était en été 1964, à Turin, à l'époque où on entrevoyait déjà les premières lueurs des évènements imminents de Mai 68, avec les étudiants d'université qui se nourrissaient de Sigmund Freud, Karl Marx, Wilhelm Reich, et au moment où le monde catholique se débattait dans les problèmes de l'après-Concile Vatican II. C'est alors, dans ce contexte, que Messori fait une rencontre avec le Christ, et sa vie, d'un coup, change.

L'histoire du fils d'un charpentier de Nazareth qui se disait le fils de Dieu et qui, bien qu'innocent, est mort sur une Croix, a fait irruption dans la vie de cet étudiant, si profondément, qu'il en est résulté un premier livre « Hypothèses sur Jésus », qui sera un best-seller mondial.

C'est le vaticaniste Andrea Tornielli qui raconte la conversion, les aventures, les expériences, les pensées d'un catholique simple et sans fioritures, apologiste doué de raison, solide et réaliste. Ce journaliste a réussi l'exploit d'interviewer Vittorio Messori dans un ouvrage intitulé « Pourquoi je crois. Une vie pour rendre raison de la foi », qui vient de sortir chez Piemme.

Dans ce dialogue dépouillé et essentiel, Messori raconte que personne ne croyait au succès de son premier livre « Hypothèses sur Jésus ». Beaucoup ont cherché à le dissuader. Les anti-cléricaux se montrèrent hostiles, et les catholiques sceptiques.

Convaincus que le livre ferait un flop éditorial, les salésiens de la SEI, ses premiers éditeurs, le gardèrent dans un tiroir pendant plus d'un an et n'en imprimèrent que trente mille exemplaires dans une première édition.

Aujourd'hui ce petit livre a dépassé le million d'exemplaires vendus, a été traduit en plus de 30 langues, et bien qu'ayant été écrit au milieu des années soixante-dix, se vend encore à 20-30.000 exemplaires par an.

Mais Messori explique qu'il n'a aucun mérite, que c'est le Christ qui interpelle encore l'humanité.

Un Christ qui continue à susciter les débats comme en témoigne la récente interdiction en Espagne d'exposer les crucifix dans les salles de classe.

Vittorio Messor a commenté ce fait pour ZENIT : « je ne vais pas me scandaliser ni m'arracher les cheveux pour ce qui s'est passé en Espagne, parce que je suis convaincu qu'un peu de difficultés et d'hostilité fait du bien au christianisme, le réveille, lui fait prendre conscience de son identité ».

« L'Histoire l'enseigne : les persécutions ont été l'occasion pour les chrétiens de se multiplier » a-t-il expliqué.

Dans sa préface, Tornielli précise que Messori « a écrit le livre qu'il ne trouvait pas ».

Messori ne cherchait pas une « analyse de la société, de la pauvreté matérielle et de ses causes, de l'engagement politique et social des catholiques, de l'application des sciences humaines au christianisme ».

L'écrivain converti était en quête de réponses aux questions qu'il se posait : « Qu'y a-t-il de vrai dans cette histoire, dans ce récit, qui depuis deux mille ans retentit dans le monde ? JésusChrist est-il vraiment le fils de Dieu ? Est-ce vraiment Lui le Messie qu'attendait Israël, annoncé par les prophéties ? Et, surtout, est-il vraiment ressuscité ? ».

Mais avant tout, Messori recherchait des certitudes sur l'authenticité historique de cet homme venu au monde dans ce village perdu de l'Empire romain et qui, par la révolution de l'amour et de la charité, a changé l'histoire de l'humanité.

Sa conversion, raconte Messori dans son livre, avait été précédée par un fait extraordinaire : un coup de téléphone d'un oncle mort, jeune, d'une attaque cérébrale. L'écrivain, qui est quelqu'un de rationnel, sait de façon certaine qu'il n'a pas rêvé et n'a pas été non plus victime d'hallucinations.

Puis en juillet et août 1964, alors qu'il travaillait comme standardiste à la Stipel, la compagnie téléphonique d'alors, il tomba par hasard sur un exemplaire des Evangiles. Tandis qu'il le lisait avidement, il se produisit un phénomène que Messori décrit comme une « Lumière qui explose soudainement », une « rencontre mystérieuse » quasi physique avec Jésus.

Le célèbre écrivain se dépeint lui-même comme étant un « Emilien ayant les pieds sur terre », aux antipodes de la vie mystique et ascétique. Et pourtant, raconte-t-il, il vécut ces deux mois « immergé » dans une « expérience mystique » qu'il n'aurait jamais imaginée, qu'il n'avait pas connue auparavant. Un état de pleine lumière « avec la lumineuse certitude d'avoir vu la Vérité, avec toute sa force, toute son évidence ». Une vérité qui « m'a été montrée sans que je l'ai attendue ni méritée ».

Dans son introduction, Tornielli décrit Vittorio Messori comme « une figure atypique dans le panorama ecclésial et culturel d'aujourd'hui. Un homme qui ne mâche pas ses mots, ne parle pas l'‘ecclesialese', ce langage d'Eglise autoréférentiel typique, souvent stéréotypé et d'autant plus répétitif qu'il est moins branché sur l'expérience humaine réelle. Quelqu'un qui ne se laisse pas facilement embrigader, quelqu'un d'inclassable. Ni traditionaliste, ni moraliste ou ‘théoconservateur' ».

Tornielli raconte que Messori n'a qu'un seul grand regret : « constater chaque jour que la ‘conversion de l'esprit' - qui chez lui a été, et est, totale - trop souvent ne s'est pas accompagnée de la ‘conversion du coeur'. Et qu'il doit donc soupirer comme ‘son' Blaise Pascal qu'il y a loin, en lui chrétien, de la pensée à la vie ! ».

Antonio Gaspari
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Voici un commentaire des plus intéressant sur le best-seller de Messori "Hypothèses sur Jésus"

Par Mr. Marc Bletry (France) -
27 ans chercheur en science des matériaux, passionné de science (math, physique, bio, neuro...), d'éducation, de spiritualité chrétienne...

Messori a ecrit ici un livre capital, presentant a grands traits les trois possibilites : 1) Jésus est un mythe et n'a pas existe 2) Jésus a existé mais on a beaucoup exagéré et transformé la réalité 3) Jésus a existé et les textes évangéliques nous racontent son histoire.

Il le fait en se basant sur une synthèse critique des résultats historiques récents et montre comment, finalement, la foi peut constituer la seule réponse ré ellement rationnelle... si vous vous posez la question de comment se réalise ce tour de force, lisez-le : c'est un peu long a développer.

Le livre date un peu par certains aspects (il gagne beaucoup a être complété par la lecture de deux tomes récents du même auteur : "Il a souffert sous Ponce Pilate" et "Ils disent il est ressuscité" qui bénéficient de résultats très récents et capitaux, notamment des découvertes récentes dans les manuscrits de la Mer Morte). Toutefois ce volume reste celui qui donne un point de vue général sur la question de l'historicité des évangiles et du Christ, dans un langage un peu polémique, mais qui du coup se lit facilement. Messori cite abondamment les détails qui montrent la parfaite connaissance des auteurs des récits évangéliques, met le fait en contraste avec la divinisation d'un homme dans le milieu juif, a priori le seul réfracteire à cette idée à l'époque, etc. : abondance de paradoxes rationnels. On peut regretter toutefois le manque de références : l'envie prend parfois d'aller plus loin.

A ma connaissance, ce livre est sans équivalent dans son genre.


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03/12/2008

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Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, 'l'homme le plus extraordinaire' qu'il ait rencontré dans tout le cours de sa vie. Il met sa voix au service du "poète" Jean Paul II dans un nouvel album intitulé "Amore infinito" (Amour infini). Placido Domingo, grand admirateur de Karol Wojtyla, avait fait part de ce projet en avril 2005, quelques jours après la mort du pape polonais. Les poèmes de Karol Wojtyla ont "une grande valeur littéraire", avait-il alors déclaré. Le chanteur s'était produit trois fois devant Jean Paul II à Rome, Mexico et New-York, et avait été reçu par lui à trois reprises. Les textes de Karol Wojtyla sont écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais. Plusieurs compositeurs ont travaillé sur cet opus, notamment le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Voir le communiqué de presse de l'Agence France Presse (AFP) suivi de celui du Service de Presse du Vatican (VIS)plus bas.


DOMINGO CHANTE JEAN-PAUL II
CITE DU VATICAN (AFP) - vendredi 28 novembre 2008. Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, "l'homme le plus extraordinaire" qu'il ait rencontré dans sa vie, en prêtant sa voix à douze poèmes du pape polonais mis en musique pour un disque que le ténor espagnol a lui-même présenté vendredi au Vatican.

Parmi les poésies laissées par Karol Wojtyla, Placido Domingo a choisi "celles qui parlaient à tous les hommes", qu'ils soient catholiques ou non, a expliqué le chanteur lyrique.

Odes à l'amour maternel, à la liberté humaine, à la lumière du soleil, mais aussi tourment d'un travailleur d'une usine d'armement, sont recueillis sous le titre générique "Amore infinito" (Amour infini).

Les textes écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais ont été mis en musique par divers compositeurs, dont le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Placido Domingo, qui a chanté plusieurs fois devant Jean-Paul II, a expliqué lui avoir demandé l'autorisation de travailler sur ses poèmes lors de la dernière de leurs quatre rencontres au Vatican, un an avant sa mort (survenue le 2 avril 2005).

Le disque, enregistré avec la participation de l'orchestre symphonique de Londres, est édité par Deutsche Grammophon. Le ténor prévoit aussi pour les prochain mois une tournée de dix concerts, dont un en Pologne "et sans doute aussi en Italie, en Allemagne et au Mexique", son pays d'adoption.

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Voici le communiqué du Service de Presse du Vatican (VIS)

SUR DES POESIES DE JEAN-PAUL II

CITE DU VATICAN, 28 NOV 2008 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du
Saint-Siège, a été présenté l'album interprété Amour infini, recueil de
chansons inspirées à des poésies de Jean-Paul II et interprétées par Plácido
Domingo (édition de la Deutsche Grammophon). La conférence de presse a été
animée par Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil pontifical Iustitia
et Pax, accompagné de M.Plácido Domingo, de Mgr Giuseppe Scotti, Président
de la Librairie Vaticane, de M.Michael Lang, Président de la Deutsch
Grammophon, de M.Fernando Marín, Président de la société Tredici, et de
M.Adrian Berwick, Producteur du projet pour la Tredici Spa.

L'initiative, a tout d'abord indiqué Mgr Crepaldi, réunit poésie et
musique dans des chansons magnifiquement interprétées par Plácido Domingo et
le London Symphony Orchestra. Ces pièces parcourent la vie de Jean-Paul II,
vécue parfois dramatiquement avec la passion de Dieu et de l'homme. "Quel
est le secret de la poésie de Karol Wojtyla exprimée dans ces textes?",
s'est demandé Mgr Crepaldi. Pour Jean-Paul II "tout vient d'un oui de Dieu à
l'homme, tout naît de l'amour infini de Dieu. C'est également un oui à la
dignité humaine, aux besoins profonds de l'homme, un oui au monde et à une
vie faite de beau, de bon et de juste. Avec ce oui à l'homme, Dieu le prend
par la main pour le placer au sommet de la création, en lui donnant un
destin d'éternité. La lumière de ce oui divin éclaire la vie entière de
l'homme, lui fait comprendre ce qu'il est vraiment et quel est son destin,
mais aussi la grande importance des relations humaines, la filiation commune
des hommes et la fraternité, la façon de les vivre dans la dignité et pour
le bien commun. Son oui initial dit que Dieu appelle l'homme en l'aimant, en
se sacrifiant pour lui, chose incroyable sauf pour le christianisme. A la
source de la religion chrétienne il n'y a pas le oui de l'homme mais celui
de Dieu". C'est dans ce sens que les chansons inspirées de la poésie de
Jean-Paul II "touchent de multiples sujets, comme la famille, le travail, la
guerre, la patrie, toutes puisant leur inspiration dans le oui de Dieu à
l'homme et dans son amour infini".

Ensuite Mgr Scotti a indiqué que l'album est fidèle aux poèmes du Pape
bien qu'il ait fallu les mettre en musique et en chanson afin de les
exalter. A la base de cette création il y a la rencontre de Plácido Domingo
"avec un homme, avec un croyant, un Pape qui lui a offert une perspective".
Habitué aux choses et aux hommes vus à travers son art, l'artiste a été
frappé et fasciné par celui qui lui offrait un autre point de vue. "En se
faisant l'écho de Karol Wojtyla, Plácido Domingo peut témoigner par son
chant que le monde est rempli de forces cachées, dénoncées avec courage. Il
peut ajouter que malgré ce l'amour explique tout et répéter avec Jean-Paul
II que Jésus est venu dans ce monde pour montrer à tous ce qu'est l'amour de
Dieu. Cet album reflète en quelque sorte ce que Benoît XVI écrivait à
l'occasion de la XIII session publique des Académies pontificales: Il faut
s'appliquer à comprendre le lien profond qu'il y a entre la recherche de la
beauté et celle de la vérité et de la bonté".

Cet album, a conclu Mgr Scotti, "fait prendre conscience de ce qu'on a à
peine creusé dans un riche héritage, culturel et spirituel, que Jean-Paul II
nous a seulement fait entrevoir. Son oeuvre peut nous aider à mieux
comprendre...que le monde et l'histoire nous ont été confiés. Nous sommes
devenus les bâtisseurs d'un temps où la nature et l'humanité seront
réconciliées entre-elles et avec Dieu".

VIS 081128 (630)

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29/11/2008

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Hé oui! Le Vatican mise sur l'énergie solaire. L'agence Reuters nous annonce, mercredi le 26 novembre 2008, qu'un vaste panneau solaire est entré en service au Vatican, dont les ambitions en matière d'énergie propre pourraient en faire à terme un exportateur d'électricité. Lisez l'article qui suit pour en savoir plus.


LE VATICAN SE MET AU VERT
Le panneau couvre le toit de la salle Nervi, où le pape tient ses audiences générales et où se déroulent les concerts.

Ses 2.400 plaques photovoltaïques réparties sur 5.000 m2 doivent fournir 300 MW/h par an, énergie nécessaire à l'éclairage, au chauffage et à la climatisation de la salle Nervi et des bâtiments voisins.

Après des semaines d'essais, il est entré en service quelques heures avant que le pape Benoît XVI tienne ce que le Saint-Siège qualifie de "première audience générale écologique".

L'installation, qui représente un investissement de 1,2 million d'euros, a été conçue et offerte par les firmes allemandes SolarWolrd et SMA Solar Technology.

Elle permettra au Vatican de réduire de 225 tonnes ses émissions annuelles de gaz à effet de serre et d'économiser l'équivalent de 80 tonnes de pétrole.

Une centrale solaire, qui pourrait être construite sur un terrain du nord de Rome où se trouve l'émetteur de Radio Vatican, est par ailleurs à l'étude.

Philip Pullella, version française Jean-Philippe Lefief


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28/11/2008

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Religion: une fracture chez les jeunes. La religion disparaît de l'univers des jeunes "pure laine" au Québec. Elle continue d'habiter l'univers des jeunes issus de l'immigration. Une cassure s'installe entre les jeunes. Où cela nous mènera-t-il? Cette enquête du journal "La Presse" précise le portrait des jeunes et de la religion au Québec particulièrement dans la grand région montréalaise. Bonne lecture.


JEUNES ET RELIGION AU QUEBEC
Lorsqu'il est question de religion, les jeunes «pure laine» et ceux issus de l'immigration ne sont pas en communion.

Cinquante et un pour cent des jeunes Québécois francophones affirment en effet croire en Dieu, par rapport à 73% chez les jeunes provenant de familles anglophones ou immigrées, révèle notre sondage sur les 18-30 ans. La Presse a donné rendez-vous à un musulman, une protestante et un athée sur un perron d'église pour discuter de cet écart.

«Dès que je parle du fait que je vais à l'église, il y a toujours un petit malaise», lance Annie Altidor, protestante d'origine haïtienne. «Je sens que les Québécois ont une écoeurantite aiguë envers la religion parce qu'ils ont été échaudés par l'Église catholique.»

Étienne Houde, athée de 25 ans qui a grandi à Trois-Rivières, est encore plus tranché lorsqu'il tente d'expliquer pourquoi seulement 27% des francophones sont pratiquants.

«Les jeunes de notre âge ont complètement tassé l'aspect religieux de leur vie, dit-il. J'irais jusqu'à dire qu'il existe chez certains une véritable haine envers l'Église catholique. On le voit tous les jours dans nos sacres.»

L'étudiant, qui fait une maîtrise en histoire, a grandi dans une famille chrétienne. Comme bien des jeunes de son âge, il a été baptisé, a fait sa première communion puis sa confirmation. Mais à l'adolescence, il a remis la pertinence de ces rites en question.

«J'ai trouvé réponse à mes questions existentielles à travers la philosophie, mes relations interpersonnelles et dans le milieu universitaire, dit-il. Je n'ai pas eu besoin d'un livre ou de me transcender dans l'au-delà.»

«Je crois que les jeunes associent à tort la religion à un lot de règlements», rétorque Annie, qui étudie la sexologie mais pratique l'abstinence. «Avoir la foi, ce n'est pas suivre aveuglément comme des brebis. Les croyants aussi se posent des questions.»

Haydar Moussa, musulman de 24 ans qui a immigré du Liban, partage le point de vue d'Annie.

«Le croyant n'est pas un extra-terrestre. La religion est un mode de vie qui encourage des valeurs comme ne pas voler, ne pas insulter autrui ou ne pas parler dans le dos des autres. Bref, on n'est pas si différents des jeunes du Québec.»

Les jeunes qui vivent dans la ville de Québec sont les moins croyants de la province, avec 46% de fidèles. Les moins de 30 ans en région sont les plus religieux, avec près de 57% de croyants.

Croyez-vous en Dieu?

OUI: 53,4%

NON: 45,7%

NSP/NRP: 0,8 %

Êtes-vous pratiquant?

OUI: 30,0%
NON: 70,0%

Méthodologie : Ce sondage a été réalisé du 5 au 19 août 2008 par Segma pour le compte de La Presse et des six autres quotidiens du Groupe Gesca, auprès de 608 Québécois de 18 à 30 ans. Sa marge d'erreur est de 4 points de pourcentage, 19 fois sur 20, davantage pour les sous-groupes.


Le samedi 20 septembre 2008
Daphné Cameron
Collaboration spéciale

Journal "La Presse" de Montréal (Canada)


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23/09/2008

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Marie Guyart, en religion Marie de l'Incarnation, mystique ursuline de Tours et Québec, béatifiée le 20 juin 1980 par le pape Jean-Paul II, est visitée par Jean-Daniel Lafond et Marie Tifo dont on suit le périple pour entrer dans l'aventure intérieure de cette personnalité exceptionnelle, veuve, femme d'affaires, éducatrice et mystique.


FOLLE DE DIEU : MARIE GUYART
FOLLE DE DIEU
Sur la trace de Marie de l'Incarnation
BRUNO LAPOINTE
Le Journal de Montréal
27-08-2008 | 10h38

Après près d'une trentaine d'années de gestation, Jean-Daniel Lafond présente son dernier projet, Folle de Dieu, en première mondiale ce soir, dans le cadre du Festival des films du monde.

L'aventure Folle de Dieu a débuté pour Jean-Daniel Lafond au début des années 1980. À l'époque, cette incursion dans la psyché de Marie de l'Incarnation était une pièce de théâtre. Et le personnage, seul sur scène, prenait vie grâce à... un homme.

De facture audacieuse à l'époque, le projet a tout de même séduit la communauté religieuse. Une réaction qui a ouvert bien des portes à Jean-Daniel Lafond au cours des années où il a planché sur sa propre version de Folle de Dieu.

De ce nombre, les Ursulines ont été d'une aide particulièrement précieuse lorsqu'est venu le temps de tourner chez elles.

«Elles ont été formidables», lance le réalisateur.

Dans le tourbillon

Mais le projet n'a pas vu le jour aussitôt. Jean-Daniel Lafond n'avait à l'époque pas les moyens de produire Folle de Dieu. Le scénario a été mis en veilleuse, et la vie s'est chargée de tenir le réalisateur occupé, documentaire après documentaire.

Puis, son épouse, Michaëlle Jean, a été nommée gouverneure générale. Aussitôt, Jean-Daniel Lafond s'est retrouvé au beau milieu d'une controverse, alors que ses affiliations politiques passées ont été montrées du doigt.

«Ça a été quelque chose de dément. Et certains excès de langage auraient pu être douloureux si je n'avais pas relativisé. Mais j'ai l'impression de l'avoir vécu de l'extérieur, comme si tout ceci arrivait à quelqu'un d'autre», se rappelle-t-il.

Mais cet épisode est désormais chose du passé pour lui et son épouse. Ils ont passé outre tout ceci.

«C'est derrière moi. Et je n'éprouve aucune rancoeur», précise Jean-Daniel Lafond.

Boucler la boucle

Comme Folle de Dieu était à la base une pièce de théâtre, la boucle sera bientôt bouclée. Lorraine Pintal signe la mise en scène de l'adaptation pour les planches, présentée à Québec dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville.

La production, mettant toujours en scène Marie Tifo, clôturera la saison prochaine du TNM, ici, à Montréal.

Le Folle de Dieu de Jean-Daniel Lafond devient en quelque sorte le compagnon de la pièce de théâtre, son prélude. À l'écran, Marie Tifo se lance sur la trace de Marie de l'Incarnation afin de s'approprier le personnage et de l'habiter corps et âme.

«Tout débute avec l'affront de la comédienne et du texte», remarque Jean-Daniel Lafond.

Durant quelque 75 minutes, on y suit donc Marie Tifo lorsqu'elle rencontre historiens et autres références afin de bien comprendre qui était cette soeur qui a débarqué en Nouvelle-France pour fonder le monastère des Ursulines de Québec en 1639.

«J'ai revu Marie Tifo récemment. Et elle m'a remercié, affirmant que son expérience l'a réellement transformée. Et moi aussi. Pendant 30 ans, nous avons vécu avec ce récit. Et il prend finalement l'affiche», conclut Jean-Daniel Lafond.

Présenté en première mondiale ce soir, Folle de Dieu prendra l'affiche le 12 septembre.

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Jean-Daniel Lafond

Cinéaste et écrivain, ex-professeur de philosophie. Auteur d'une quinzaine de films, qui s'inscrivent dans la continuité du cinéma documentaire de création, dont : Les traces du rêve (1986), La maniere nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant (1991), Tropique Nord (1994), La liberté en colère (1994), Haïti dans tous nos rêves (1995), L’heure de Cuba (1999), Le temps des barbares (1999), Salam Iran, une lettre persane (2002), Le faiseur de théâtre (France, 2002), Le cabinet du docteur Ferron (2003), Le fugitif ou les vérités d’Hassan (2006). Observateur attentif du monde et de son temps, ses films composent des récits émouvants et provocants, véritables poèmes philosophiques qui sont autant d'invitations au voyage et a la réflexion sur le destin des êtres et des peuples. Parallèlement au cinéma, il a développé une œuvre radiophonique originale et publié plusieurs livres. Il est l’époux de Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, et collabore activement à la fonction.



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05/09/2008

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Ingrid Betancourt remercie d’abord Dieu pour sa libération. A genoux sur le tarmac de la base militaire de Catam, le 2 juillet 2008.


LA FOI D`INGRID BETANCOURT
À son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, vers 18 h, heure locale, Ingrid Betancourt a eu un geste significatif et silencieux, avant même d'avoir un micro pour parler : le signe de la croix.

Autre geste significatif : elle a d'abord voulu s'agenouiller pour prier, sa mère, Yolanda Pulecio, agenouillée à sa droite, et quelques autres personnes, dont des compagnons de captivité. L'aumônier militaire a guidé la prière : trois « Je vous salue Marie », le « Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit ».
Cliquez ici pour entendre cette prière

La caméra colombienne a fait un gros plan sur le visage recueilli d'Ingrid Betancourt, les yeux fermés. Des images diffusées en direct dans le monde entier, dont, en France, « France 2 ».

Elle montrait à sa mère un rosaire enroulé autour de son poignet gauche. Et lorsque la conférence de presse allait commencer, elle a dit au micro qu'elle voulait d'abord remercier Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d'être libre, parce que j'ai beaucoup prié (...) ».

Et puis, elle remercie l'armée colombienne, pour cette opération « impeccable », « parfaite ». Et puis elle insiste, après le récit de leur libération : « Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle ».

Je recommande mes enfants à Dieu

Dans la plaquette « Lettres à maman par-delà l'enfer » (Seuil janvier 2008) qui publie sa lettre de captivité du 24 octobre 2007, rédigée entre 8 h 34 et 15 h 34, elle écrit notamment : « Je recommande mes enfants à Dieu afin que la foi les accompagne toujours et qu'ils ne s'écartent jamais de lui ».

A sa mère, qui lui adresse des messages quotidiens grâce à la radio, elle écrit : « Tous les jours, je me lève en remerciant Dieu de t'avoir. Tous les jours, j'ouvre les yeux à 4 heures et je me prépare, afin d'être bien réveillée lorsque j'écouterai les messages de l'émission « La Carrilera de las 5 ».

Entendre ta voix, sentir ton amour, ta confiance, ton engagement à ne pas me laisser seule, c'est mon espoir quotidien . Tous les jours, je demande à Dieu de te bénir, de te protéger, et de me permettre de pouvoir un jour tout te rendre, te traiter commune reine à mes côtés, parce que je ne supporte pas l'idée d'être à nouveau séparée de toi ».

Elle dit aussi son espérance : « Je me nourris chaque jour de l'espoir d'être ensemble, et nous verrons comment Dieu nous montrera la voie, mais la première chose que je veux te dire, c'est que, sans toi, je n'aurais pas tenu jusque là ».

La prière pour Pinchao

Elle dit aussi sa prière pour « Pinchao », Jhon Frank Pionchao, un policier colombien, ancien otage des FARC pendant presque 9 ans, qui a réussi à s'évader en mai 2007 : il marchera 17 jours dans la jungle sans se faire reprendre. Il a passé trois de ses années de captivité avec Ingrid Betancourt.

« Dis-lui, écrit-elle à sa mère, combien je l'aime et que j'ai prié Dieu pour qu'il survive à son exploit ».
Aux stations de radio qu'elle réussit à capter, elle adresse ce message : « Que Dieu nous donne un jour la possibilité de nous embrasser et de leur rendre une partie de l'énergie que leur voix a inoculée dans nos cœurs, chaque jour de chaque mois de chaque année de cette terrible captivité ».

Et lorsque, sur la tarmac de Catam, un journaliste se présente comme de l'un de ces radios, « Caracol Radio », elle laisse le micro, s'avance vers lui, le serre longuement dans ses bras en guise de remerciement.

Dans cette même lettre, elle tient à envoyer « un salut fraternel à monseigneur Castro et au Père Echeverry ».

Elle souligne : « Ils se sont toujours battus pour nous. Ils ont toujours pris la parole quand le silence et l'oubli nous recouvraient plus que la jungle même ».

Une issue fatale était cependant envisagée comme une possibilité par Ingrid Betancourt, sans pour autant entamer sa foi dans la bonté de Dieu. Elle écrit, toujours à propos de ces deux prêtres : « Que Dieu les guide afin que très vite nous puissions parler de tout cela au passé. Et sinon, si Dieu en décide autrement, nous nous retrouverons au ciel et nous le remercierons pour son infinie miséricorde ».

Dans sa captivité, Ingrid Betancourt avait une Bible. Et, récemment, elle avait reçu ce dictionnaire qu'elle demandait pour ne pas se rouiller intellectuellement.

Mgr Castro et le P. Echeverri

Le Père Dario Echeverri (ou Echeverry) est avocat, spécialiste en Droit canonique, et prêtre Clarétin. Il est secrétaire national de la Commission de conciliation et membre de la Commission de paix de l'Eglise catholique et membre de la Commission de « facilitation » de ELN.

Il est reconnu par le gouvernement et par les FARC comme habilité à faciliter l'élaboration d'un accord humanitaire pour la libération des otages.

Mgr Luis Augusto Castro, évêque de Tunja, a joué un rôle clef dans la négociation avec les FARC.
Il est notamment l'auteur d'un livre intitulé « Réconciliation, individu et communauté en Colombie », qui offre une réflexion sur la réconciliation, à partir de l'expérience de la Colombie. Pour l'évêque, la vraie réconciliation commence lorsqu'une personne peut raconter la violence qu'elle a subie : la parole permet aux victimes de se reconstruire, pour arriver à la réconciliation. Cette réconciliation constitue, pour l'auteur, un évènement « libérateur » qui « vient finalement de Dieu », qui « rapproche ennemis et étrangers dans la mort du Christ ».

Une famille réunie

Ingrid Betancourt est franco-colombienne, et dans sa lettre, comme dans sa déclaration juste après sa libération, elle a remercié sa « douce France », où elle a passé une partie de sa vie et fait des études, rendant hommage à tous ceux qui l'ont soutenue.

« Je suis colombienne mais je suis française, mon coeur est partagé (...) Je vais très vite être avec vous, je rêve d'être en France », a-t-elle dit.

Betancourt ou Bethencourt ou Betancur, est un patronyme d'origine normande répandu en Amérique latine et Astrid Betancourt a déclaré qu'elles ont été éduquée dans l'amour de la France de leurs ancêtres.

A 15 h 25, ce 3 juillet, l'Airbus « République française » a amené à l'aéroport de Bogota les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo Betancourt Delloye, leur père, Fabrice Delloye, et sa sœur Astrid Betancourt, et d'autres membres de sa famille. Ingrid Betancourt est montée à bord de l'avion pour des retrouvailles dans l'intimité. Elle sera demain à Paris : elle viendra par le même avion.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était dans l'avion : il est venu remercier les autorités colombiennes.

Anita S. Bourdin

Extraits d'un article paru dans zenit.org : Le monde vu de Rome, le 3 juillet 2008




Extraits du journal LaCroix

07/07/2008 19:02
Ingrid Betancourt se dit "transformée" par la prière


Dans un entretien à paraître jeudi 10 juillet dans l’hebdomadaire « Pèlerin », Ingrid Betancourt raconte son parcours de foi. Ingrid Betancourt prie, sur le tarmac de l'aéroport de Bogota, juste après sa libération, avec sa mère, mercredi 2 juillet (Photo Vergara/AP).Dimanche 6 juillet au soir, à l’issue de la messe de 22 heures au Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris, l’hebdomadaire Pèlerin a longuement rencontré Ingrid Betancourt, l’ex-otage des Farc libérée mercredi dernier en Colombie.

« La dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur », se souvient-elle, racontant comment elle a ensuite, en écoutant Radio Catholica Mundial, découvert la spiritualité du Sacré-Cœur.

« Je me souviens d’une bénédiction en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir, confie-t-elle aux journalistes de Pèlerin. Alors, j’ai fait cette prière : “Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi.” »

Or, le 27 juin, le commandant du camp ordonnait aux prisonniers de préparer leurs affaires car l’un d’entre eux allait être libéré. « Ma libération s’est déroulée de manière très différente, reconnaît-elle, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle. »

"Soit on se laisse enlaidir... Soit on choisit l’autre chemin"
Longuement, l’ancienne otage raconte son parcours de foi. « Si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur, explique-t-elle. Être otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine. Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : “Bénis ton ennemi.” »

Un chemin qu’elle reconnaît « difficile ». « Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer “Bénis ton ennemi” – alors que j’avais envie de dire tout le contraire –, c’était magique, il y avait comme une espèce de… soulagement. » Et Ingrid Betancourt, qui dit avoir vécu « un dialogue constant avec Dieu, à travers l’Évangile », de conclure : « Je sens qu’il y a eu une transformation en moi. »

Bien sûr, elle reconnaît avoir eu des moments de doute. « La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père, se souvient-elle. Et puis j’ai compris qu’il fallait le remercier, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors, oui, je peux dire que ma foi a grandi. » C’est ainsi qu’elle a pu approfondir son regard sur Marie : « Papa avait une grande dévotion pour la Vierge, alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. »

Mais elle a ensuite découvert « une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour ». Une Marie, aussi, mère comme elle : « Je pensais à sa souffrance de mère, et je lui demandais sans cesse : “Marie, s’il te plaît, occupe-toi de maman et de mes enfants.” (…) Et en disant cela, je sentais qu’elle m’écoutait. Et je m’apaisais. »

"Par des actes, faire que les gens soient touchés"
Si elle a pu tenter de partager cette foi avec d’autres prisonniers, l’ancienne otage dit « avoir renoncé à leur parler de l’Évangile, sans doute parce que je ne savais pas le faire ». « Mais je continuais à prier tous les jours, précise-t-elle. Et ce qui est extraordinaire, c’est que plusieurs de mes compagnons m’ont dit plus tard qu’ils avaient retrouvé la foi grâce à moi. » Comme son ancien compagnon de captivité John Pinchao (2).

« Parler de Dieu, c’est très compliqué, conclut Ingrid Betancourt. Mais on peut, par l’exemple, par des actes, faire que les gens soient touchés. » C’est aussi pour cela qu’elle répond aujourd’hui aux nombreuses sollicitations qui se présentent à elle – elle sera ainsi cet après-midi au Sénat et pourrait se rendre demain à l’Assemblée nationale. « Je me sens tellement redevable, explique-t-elle encore. Je dois tellement à l’amour de tous d’être ici, que je n’arrive pas à dire non. »

Nicolas SENÈZE

(1) Il vient de raconter son histoire dans Évadé de l’enfer (Éd. Florent Massot, 333 p., 19,90 €).

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Commentaire tiré de la revue "Il est vivant" numéro 252


Ingrid Bétancourt, une foi à percer les écrans

par Claire Villemain [05/09/2008]

Il y a deux mois, Ingrid Betancourt recouvrait la liberté après plus de six ans de captivité aux mains des Farc, la tristement célèbre guerilla marxiste colombienne. Le témoignage que cette femme nous a offert méritait d’être évoqué ici.


Étonnant en effet, ce témoignage rendu devant les caméras du monde entier. Alors que l’on attendait une femme affaiblie, épuisée par sa longue captivité dans la jungle et une santé précaire, Ingrid Betancourt est apparue paisible. Fatiguée, mais paisible. Telle une “Vierge en gloire”, tant l’image de ferveur qu’elle renvoyait était saisissante. Image encore renforcorcée par le chapelet de fortune qui ne quittait pas son poignet. Le monde médiatique s’est laissé emporter par cette figure quasiment mystique, à l’instar de ce journaliste de France 2 qui, commentant en direct l’arrivée de Mme Betancourt sur le tarmac de la base militaire de Catam, laissait échapper : « C’est l’image d’une sainte ! »

Lorsqu’on s’intéresse d’un peu plus près à l’expérience spirituelle d’Ingrid Betancourt, on se rend compte que sa foi n’est pas que culturelle ou communicationnelle. Cette femme s’est laissé véritablement prendre par le Christ, par son Cœur.

Quelques jours avant son enlèvement, son père avait, devant elle, fait cette prière au Sacré-Cœur : « Seigneur, prenez soin de cette enfant. » Un moment dont Ingrid ne se souviendra que six ans plus tard, en écoutant au fond de la jungle sur Radio Catolica une émission consacrée au Sacré-Cœur de Jésus et aux promesses qu’il fit à sainte Marguerite-Marie Alacoque. Ingrid Betancourt décide alors de passer un ‘deal’ avec Jésus : « Si tu me donnes la date de ma libération pendant le mois de juin (mois du Sacré-Cœur), je serai à toi, je me consacrerai à toi. » C’est ce qui advient le 27 juin. Son acte de foi est couronné le 2 juillet par sa libération qu’elle qualifie de “miraculeuse”.

Ce témoignage est d’autant plus édifiant qu’il s’est concrétisé par un double pardon : celui donné à ses ravisseurs et celui demandé à Dieu pour ses propres accès de haine et de violence envers ses bourreaux. Elle déclarait à la presse : « La seule réponse à la violence, c’est une réponse d’amour. Ce que j’ai découvert, c’est qu’on peut être mené à haïr une personne de toutes ses forces et, en même temps, de trouver le soulagement de cette haine par l’amour. Parfois je voyais arriver un guérillo s’asseoir devant moi et j’étais capable de lui sourire. Je disais intérieurement : “Pour toi, Seigneur, je ne vais pas dire que je le déteste”. »

Celle qui, en janvier 2002, écrivait La rage au cœur, faisait déjà montre d’un caractère tenace, qui ne cède jamais ni ne baisse les bras. Maintenant libre, elle s’engage pour la libération des autres otages qu’on compte encore par centaines. Mais elle le fera sans doute autrement, comptant désormais plus sur Dieu et l’intercession de la Vierge Marie que sur sa propre force de conviction.


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03/07/2008

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Le cardinal Marc Ouellet a émis le décret de fondation du Petit Séminaire diocésain de Québec le 19 mars 2008. Le Séminaire de Québec a accepté de prendre en charge avec le cardinal la mise sur pied de cette nouvelle insitution, s'attelant, comme aime à le dire le cardinal, à la "refondation" du petit séminaire dans l'esprit de Mgr de Laval : un séminaire destiné à donner une formation chrétienne à des jeunes qui sont intéressés par la vocation sacerdotale et par une vie crétienne signifiante dans le monde d'aujourd'hui.


VERS L'AVENIR: PETIT SEMINAIRE
Voici l'article d'Yves Fecteau paru sur le Blog de ECDQ.tv. présentant cette fondation qui prendra son envol en septembre 2008. Merci Yves.

C'est au cours de la célébration de la messe chrismale du mercredi 19 mars 2008 en la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec, que le cardinal Ouellet et le chancelier du diocèse de Québec, Mgr Jean Pelletier, ont signé, en présence de l'assemblée, le décret de fondation du Petit séminaire diocésain de Québec.

L'acte de fondation

Le texte du décret stipule, dans un premier «attendu», la nécessité de «former de bons chrétiens mais (aussi de) favoriser la vocation sacerdotale en germe».

Dans le deuxième «attendu» du document, on y apprend que les petits séminaires diocésains ont la mission spécifique d'accueillir des jeunes «qui acceptent formellement, eux et leur famille, l'hypothèse d'une vocation qui a besoin d'être protégée et favorisée dans un climat adéquat de formation».

Il est aussi précisé dans le texte que le milieu scolaire actuel n'est plus un milieu propice au discernement des «signes d'une possible vocation sacerdotale ou religieuse» et qu'il revient aux responsables diocésains d'y suppléer.

Le quatrième «Attendu» résume bien ce que sera la nouvelle réalité du Petit Séminaire diocésain de Québec, c'est-à-dire un lieu «centré sur la vocation sacerdotale», un lieu d'éducation aux vérités de la foi catholique, un lieu de développement de la piété, mais aussi un lieu de formation scolaire comme dans toutes les écoles du Québec, avec l'obtention du diplôme d'État (DES) pour le niveau secondaire.

Après la lecture du texte du décret par le chancelier devant toute l'assemblée, les signatures du cardinal Ouellet et de Mgr Jean Pelletier furent apposées sur le document.

La formation scolaire

Grâce à une entente avec le Collège de Champigny, les futurs «petits séminaristes» y recevront leur formation scolaire dans un environnement de grande qualité. Cette institution reconnue possède un statut d'école privée d'intérêt public de confession catholique dirigée par les Frères du Sacré-Coeur depuis sa fondation en 1969.


La résidence

Ils résideront par contre dans un autre lieu où ils bénéficieront notamment d'un accompagnement et d'une formation spirituels appropriés. Ils seront logés à la Maison Colin des Pères Maristes à Saint-Augustin-de-Desmaures. Un transport est prévu pour les déplacements du lieu de résidence au Collège de Champigny.


Il y a plusieurs jeunes qui, avec leurs parents, ont manifesté leur intérêt en vue d'une inscription pour l'automne 2008. Acutellement toutes les places sont remplies. Il est toujours possible de communiquer avec l'abbé André Gagné de la Maison François-de-Laval pour plus d'informations (Tél. 418-688-2872) pour prévoir une inscription pour l'an prochain. Il faut le faire avant le mois de novembre 2008.

Samedi 19 Avril 2008
Yves Fecteau

site internet du Petit Séminaire diocésain de Québec.

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
29/04/2008

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Le Centre international San Lorenzo propose une aide pour organiser des pèlerinages pour les jeunes. Il est comme une « maison du pape » pour les jeunes à Rome a déclaré Mgr Francis Kohn lors de la célébration du 25e anniversaire de l'ouverture de ce centre unique.


RENDEZ-VOUS : JEUNES  A ROME
L'agence Zenit nous rapporte ces propos de Mgr Francis Kohn concernant le Centre San Lorenzo près de la Place St-Pierre à Rome. Ce centre peut « rendre de grands services à des groupes ou des pèlerins individuels de passage à Rome, ainsi qu'à des jeunes venus à Rome pour leur travail ou leurs études » affirme Mgr Kohn dans un entretien accordé à Zenit à l'occasion des 25 ans du Centre San Lorenzo. Celui-ci est responsable de la section jeunes du Conseil pontifical pour les laïcs, et prêtre de la Communauté de l'Emmanuel. Le Conseil pontifical pour les Laïcs est chargé de la responsabilité pastorale du Centre.

Dans son entrevue à Zenith, Mgr Kohn s'est réjoui de la venue de Benoît XVI au Centre. Le pape a en effet célébré la messe dimanche 9 mars 2008, dans la petite chapelle du Centre San Lorenzo, en présence de plus de 200 jeunes du monde entier qui ont collaboré aux activités du Centre au cours de ces 25 ans.

Mgr Kohn a rappelé que le Centre San Lorenzo est né de la « grande sollicitude du pape Jean-Paul II pour les jeunes », juste avant l'année sainte de la Rédemption en 1983, avant la remise de la croix de l'année sainte aux jeunes, et juste avant l'institution de la Journée mondiale de la Jeunesse.

« Je crois que la plus grande richesse du Centre San Lorenzo, et c'est sa mission, est d'aider les jeunes à découvrir l'universalité et le visage jeune de l'Eglise », a-t-il souligné. Il a expliqué en effet que les jeunes qui animent le Centre (les permanents de la Communauté de l'Emmanuel mais aussi les jeunes d'autres mouvements et communautés qui ont assuré des permanences ou participé d'une manière ou d'une autre aux activités du Centre au cours de ces 25 ans), et ceux qui le fréquentent, viennent du monde entier et reflètent cette universalité de l'Eglise.

Concrètement, pour accomplir sa mission d'aider les jeunes de passage à Rome à faire une démarche de pèlerinage, le Centre a reçu trois priorités du pape Jean-Paul II : l'accueil, la prière et la formation, a expliqué le responsable de la section jeunes du Conseil pour les laïcs.

« Il y a également une dimension de l'accueil qui n'était peut-être pas prévue au départ mais qui s'est développée au cours de ces 25 ans, a précisé Mgr Kohn. En effet, le Centre est aussi une famille pour beaucoup de jeunes étrangers qui vivent à Rome pendant quelques années », dans le cadre de leurs études ou de leur travail.

La deuxième priorité du Centre est celle de la prière.

Le Centre San Lorenzo est « avant tout un Centre de prière. Le Saint-Sacrement est exposé tous les jours dans cette petite église romane magnifique, et la messe y est célébrée chaque jour », a dit Mgr Kohn.

« Beaucoup de jeunes ont pu témoigner depuis 25 ans qu'ils ont fait, seuls ou en rencontrant d'autres jeunes, l'expérience de la rencontre avec Dieu » dans ce Centre, a-t-il ajouté.

Mgr Kohn a noté, de plus, que, depuis quelques années, la messe du vendredi soir est « célébrée par un cardinal ou un évêque de la curie romaine ou de passage, en visite ad limina par exemple ».

« Cela permet aux jeunes de découvrir des Eglises différentes, d'Amérique latine, d'Asie, à travers le témoignage des prélats, mais c'est aussi une occasion pour ces évêques de connaître le centre et de rencontrer les jeunes qui viennent », a-t-il expliqué.

La troisième dimension de la mission du Centre est la formation : « permettre aux jeunes d'approfondir ce qu'est l'Eglise, la foi, les fondements de la vie spirituelle », a poursuivi Mgr Kohn.

« Cette dimension de la formation a été concrétisée depuis 25 ans par de nombreux cycles de conférences, par des personnalités, des témoins de la foi », a-t-il déclaré.

Soulignant le caractère particulier du Centre San Lorenzo puisqu'il est le « centre du pape pour les jeunes », situé tout près de la place Saint-Pierre, Mgr Kohn a reconnu toutefois que ce modèle pourrait être reproduit dans d'autres endroits du monde et « qu'il existe déjà dans des sanctuaires ou des diocèses », comme à Lourdes.

Mgr Kohn a conclu que son désir aujourd'hui pour le Centre est qu'il soit « davantage connu, à Rome et à l'extérieur » et que soient établis des « liens plus étroits, plus profonds avec différents diocèses dans les pays du monde, pour profiter des expériences des uns et des autres ».

Le Centre fête actuellement ses 25 ans. Des activités y sont organisées jusqu'au dimanche 16 mars 2008 (cf. Zenit du 3 mars)

Pour toute information complémentaire

Via Pfeiffer 24 - 00193 ROMA

Tel : +39-06.698.85332

Extraits de "Le monde vu de Rome" de Zenit du 13 mars 2008

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
14/03/2008

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Une grand-messe composée par Gilles Vigneault pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec. Dans le cadre de la 12e édition du Festival des musiques sacrées de Québec, Gilles Vigneault sera le maître d’œuvre d’une grand-messe. Composée en collaboration avec Bruno Fecteau, directeur musical du poète depuis 1994 et professeur au Conservatoire de musique de Québec, interprétée par l’Orchestre symphonique de Québec, le choeur symphonique et quatre solistes, la messe chantée sera présentée en première les 17 et 19 octobre 2008 au Palais Montcalm à Québec.


GRAND-MESSE GILLES VIGNEAULT
Le projet dormait sur la table depuis déjà quelques années. Vigneault y pensait du vivant de son ancien pianiste et arrangeur Gaston Rochon, il y a plus de 40 ans. Une rencontre au printemps avec l'ancien curé de la paroisse Saint-Roch à Québec, monsieur l'abbé Mario Dufour, également fondateur du Festival des musiques sacrées et président de la Commission des biens culturels, a rendu le projet possible.

Aujourd’hui, il devient réalité, explique Marcel Dallaire, président du Festival. «Nous concrétisons un rêve que nous avions au festival depuis longtemps. Nous sommes fiers d’accueillir au cœur de notre projet Gilles Vigneault qui incarne depuis plus de 50 ans les grandes valeurs des Québécois, qu’il chante toujours sur toutes les tribunes», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse tenue au Palais Montcalm, ce mardi.

Grand-messe

«Qu'est-ce qu'une messe ? C'est une intention d'être ensemble, de demander, de louer. C'est l'occasion de se rassembler pour manger et boire à la santé de quelqu'un ou à sa propre santé. On loue un être qu'on invente parfois ou, dans un autre temps, en lequel on croit. Mais cela est certes nécessaire à tout être humain. Cela fait partie de notre histoire», a décrit celui qui se fait ambassadeur de la culture québécoise.

«Nous avons abordé l'idée d'écrire une messe avec beaucoup de respect pour ceux qui étaient là avant nous, pour nos parents. Nous ferons une messe avec la foi. La foi en quoi? Envers les êtres humains d'abord, avant même la foi en Dieu», a-t-il ajouté.

L'oeuvre sera disponible en trois versions : pour un grand ensemble avec solistes, pour un orchestre de chambre avec solistes ainsi que pour une petite formation pour chorale de paroisse, solistes, orgue d’église ou harmonium. Elle pourra donc être reprise dans toutes les régions du Québec par des ensembles musicaux et vocaux qui souhaiteront se l'approprier.

Les prestations offertes au Palais Montcalm seront interprétées dans la version grand ensemble. Mais pas question pour le compositeur de chanter la messe. Il laissera plutôt la place à 60 musiciens, 40 choristes et quatre solistes.

En ce qui concerne la composition de la grand-messe, c'est déjà parti. «Nous avons déjà commencé le travail. Les thématiques ont été établies en grande partie, mais reste l'orchestration et la mise en forme." a déclaré Bruno Fecteau. Questionné à savoir si l'oeuvre ferait éventuellement l'objet d'un album, il a laissé le doute planer. «Nous ne sommes pas rendus là. On verra. Il faut commencer par écrire d'abord», a-t-il dit.

Notons que c'est en partie grâce à la participation financière du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour un total de 100 000$ que le projet verra le jour. «Gilles Vigneault est un don du ciel pour la culture québécoise. Dans certains pays, il est possible de désigner une personne comme étant un trésor national. Nous sommes à revoir notre politique, afin que des artistes comme lui puissent aussi s'inscrirent comme trésor national dans le patrimoine québécois», a indiqué la ministre Christine St-Pierre.


L'aide financière du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine est accordée en vertu de son programme Aide aux projets. Le Festival des musiques sacrées de Québec ainsi que la Société du 400e anniversaire de Québec complètent le financement de ce projet évalué à 300 000 $.

Quant au sens à donner à tout cela, le poète, Gilles Vigneault, se dit très à l'aise particulièrement dans le contexte des fêtes du 400e de Québec et du sommet de la Francophonie. Il rappelle les paroles de sa chanson de "Avec nos mots":

Avec nos mots, nos jeux, nos travaux et nos danses
Nos joies et nos chagrins aussi
Quatre cents ans de foi, d'amour et d'espérance
Avec ceux qui vivaient ici.


d'après le communiqué de presse rapporté par Mélanie Tremblay sur Canoë 26-02-2008 et complété par le webmestre.

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EXTRAITS DU COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE, DES COMMUNICATIONS ET DE LA CONDITION FÉMININE

Québec, le 26 février 2008 - La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, a annoncé aujourd'hui, au cours d'une conférence de presse, qu'elle accorde 100 000 $ au Festival des musiques sacrées de Québec pour la création et la production de la Grand-messe composée par MM. Gilles Vigneault et Bruno Fecteau. Cet événement s'est déroulé en présence de M. Vigneault.

« Je remercie monsieur Gilles Vigneault d'avoir accepté l'offre du Festival des musiques sacrées de Québec de prêter son immense talent pour composer la Grand messe qui sera offerte à la population en octobre prochain. Je suis persuadée que ce projet d'envergure fera date dans l'expression musicale québécoise, d'autant plus que sa présentation en grande première s'inscrira dans les festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec et dans le cadre du 12e Sommet de la Francophonie », a déclaré la ministre Christine St-Pierre.

Le Festival des musiques sacrées de Québec existe depuis onze ans. Au cours de ces années, il a suscité l'intérêt de nombreux artistes en les invitant à interpréter les oeuvres de ce vaste répertoire pendant le festival. À l'occasion du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, le Festival va plus loin en demandant à M. Gilles Vigneault de composer sa Grand-messe. Cette oeuvre de musique sacrée sera présentée au grand public pendant le Sommet qui se déroulera à Québec en octobre prochain...

Le Festival des musiques sacrées de Québec a pour mission de faire découvrir la musique sacrée au plus vaste public possible, sans barrière religieuse ou linguistique ni restrictions dans les styles. Du classique au chant grégorien, en passant par le jazz, le tango et les musiques anciennes, des artistes de renommée internationale y proposent d'année en année des musiques inspirées par la spiritualité d'ici et d'ailleurs.


GILLES VIGNEAULT

Auteur, compositeur, interprète et poète, Gilles Vigneault est né à Natashquan en 1928. Licencié ès lettres de l'Université Laval, il a reçu un nombre impressionnant de prix et distinctions, tant au Québec qu'au Canada et en France. Une oeuvre imposante, d'une richesse et d'une qualité littéraire remarquables, plus de 400 chansons, une quarantaine de livres publiés au Québec et en France font de Gilles Vigneault un poète majeur et un grand ambassadeur de la culture québécoise. Lauréat du prix Denise-Pelletier en 1983, il a été fait Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1985, puis Grand Officier en 2000. La France l'a également fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1986, puis Officier de l'Ordre des arts et des lettres de France en 1990. En 2005, il était reçu Officier de l'Ordre de la Pléiade pour son rôle majeur dans la Francophonie et le dialogue des cultures. En 2007, Les quatre saisons de Piquot : conte symphonique, musique de Marc Bélanger sur des textes de Gilles Vigneault, recevait le prix Félix Album de l'année - Jeunesse de l'ADISQ. Gilles Vigneault est aussi membre du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Depuis 2006, la SOCAN remet le prix Gilles-Vigneault.

BRUNO FECTEAU

Directeur musical de Gilles Vigneault depuis 1994 et professeur de fugue au Conservatoire de musique de Québec depuis 2006, Bruno Fecteau a contribué à la composition musicale de la Grand-messe de Gilles Vigneault et signera les arrangements et l'orchestration. M. Fecteau est né à Rimouski. Il complète ses études au Conservatoire de musique de Québec, obtenant les prix d'harmonie, de contrepoint, de fugue et de composition. Depuis sa sortie du Conservatoire, il s'est consacré à la chanson, devenant un acteur important de la vitalité culturelle à Québec. Son métier d'écriture le sert constamment comme compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur de nombreux albums : citons Lever du jour, de Paule-Andrée Cassidy, qui a reçu le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros et Au bout du coeur, de Gilles Vigneault.

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Devant l’engouement du public à la suite de l’annonce de la Grand-messe de Gilles Vigneault, composée par MM. Vigneault et Bruno Fecteau à la demande du Festival des musiques sacrées de Québec, la direction du Festival a décidé de procéder dès maintenant à la mise en vente des billets pour les 17 et 19 octobre prochains à la Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm à Québec. L’Orchestre symphonique de Québec, le Choeur symphonique et quatre solistes interprèteront cette oeuvre en grande première.

Les billets seront disponibles dès le vendredi 29 février 2008 à midi à la billetterie du Palais Montcalm au 418 641-6040 ou 1 877 641-6040 et sur le réseau Billetech. Le prix des billets varie de 35 $ à 50 $ plus frais de service.


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
28/02/2008

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Vous y trouverez l'homélie du dimanche publiée le mardi qui précède. Bonne méditation!





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