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ActualitéGrand succès de la deuxième encyclique de Benoît XVI intitulé "Spe Salvi" en français"Sauvés par l'espérance". Jusqu’ici un million cent mille exemplaires de la version italienne ont été vendues.
La seconde encyclique du pape Benoît XVI "Spe salvi" a été rendue publique le 30 novembre 2007. Le pape l'a signée dans la Bibliothèque du Palais Apostolique à 11h et il l'adresse aux évêques, aux prêtres et diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs. Dans le prolongement de "Deus caritas est", le pape veut ramener les catholiques aux fondements de la foi.
Pour le texte complet de l'Encyclique "Spe Salvi" cliquez ici Le directeur de la Maison dEdition du Vatican, le Père Giuseppe Costa, se dit surpris du succès éditorial de ce texte du Pape sur lespérance: Les ventes de lencyclique.. dirais-je.. sont étonnantes. En comparant cette encyclique avec la précédente , nous avons vendu le même nombre de copies en un même nombre de jours. Pourtant il ny a pas eu de préparation sur le marché .. il ny a pas eu de promotion, de propagande, car comme on le sait lencyclique Spe Salvi est arrivée à limproviste.. cétait une surprise Ce salésien, professeur de communication, explique dans les nouveaux bureaux de la maison dédition que les livres du Pape suscitent beaucoup dintérêt et révèle que les jeunes sont de grands lecteurs de Benoît XVI: Ah ça pour le lire .. ils le lisent .. ils le suivent parce quils voient en lui un père, un guide cest également limpression que lon a quand on parle avec eux .. peut-être que nous adultes, ceux de la génération des plus de cinquante ans, sommes plus habitués à distinguer, à critiquer, mais les jeunes , eux, ceux de vingt ans, sont loin de certains schémas que nous pouvions avoir il y a encore quelques années . Extrait d'une nouvelle parue sur le site internet de l'agence H2Onews le 11 janvier 2008 complétée par le webmestre. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
La seconde encyclique du pape Benoît XVI "Spe salvi" a été rendue publique le 30 novembre 2007. Le pape l'a signée dans la Bibliothèque du Palais Apostolique à 11h et il l'adresse aux évêques, aux prêtres et diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs. Dans le prolongement de "Deus caritas est", le pape veut ramener les catholiques aux fondements de la foi.
Pour le texte complet de l'Encyclique "Spe Salvi" cliquez ici Le directeur de la Maison dEdition du Vatican, le Père Giuseppe Costa, se dit surpris du succès éditorial de ce texte du Pape sur lespérance: Les ventes de lencyclique.. dirais-je.. sont étonnantes. En comparant cette encyclique avec la précédente , nous avons vendu le même nombre de copies en un même nombre de jours. Pourtant il ny a pas eu de préparation sur le marché .. il ny a pas eu de promotion, de propagande, car comme on le sait lencyclique Spe Salvi est arrivée à limproviste.. cétait une surprise Ce salésien, professeur de communication, explique dans les nouveaux bureaux de la maison dédition que les livres du Pape suscitent beaucoup dintérêt et révèle que les jeunes sont de grands lecteurs de Benoît XVI: Ah ça pour le lire .. ils le lisent .. ils le suivent parce quils voient en lui un père, un guide cest également limpression que lon a quand on parle avec eux .. peut-être que nous adultes, ceux de la génération des plus de cinquante ans, sommes plus habitués à distinguer, à critiquer, mais les jeunes , eux, ceux de vingt ans, sont loin de certains schémas que nous pouvions avoir il y a encore quelques années . Extrait d'une nouvelle parue sur le site internet de l'agence H2Onews le 11 janvier 2008 complétée par le webmestre. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéLe message écologique de Benoît XVI, par le P. Lombardi dans le Message 2008 pour la paix à l'occasion de la Journée pour la Paix du 1 janvier 2008.
« Il faut une alliance entre foi et raison », rappelle le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, dans sa présentation, à Radio Vatican, du contenu « écologique » du message 2008 de Benoît XVI pour la paix, où la question écologique tient une bonne place.
Se mobiliser Dans le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix 2008, célébrée le premier jour de l'année, la thématique écologique est soulignée de façon décisive. Le pape ne cache pas sa préoccupation pour la spoliation de leur environnement subi par de nombreuses régions de la planète du fait de l'action de l'homme, et d'une façon qui compromet sérieusement l'écosystème. A partir de cette prise de conscience, le pape invite les hommes de toutes les latitudes à se mobiliser pour défendre la terre, « maison commune » de l'humanité (cf. Zenit du 12 décembre 2007). Préoccupations croissantes C'est d'abord cette expression que souligne le P. Federico Lombardi, en disant : « Percevoir la planète comme la maison commune' : c'est à cette conscience et à cette responsabilité pour notre planète que Benoît XVI invite chacun dans son récent message pour la Journée mondiale de la paix. C'est un sujet qui revient plus fréquemment dans les paroles du pape, en accord avec les préoccupations croissantes de l'humanité pour l'environnement ». Appauvrissement irréparable Et de préciser à propos du rapport entre pays riches et pauvres, du point de vue de l'écologie : « Jusqu'à il y a quelque temps, le thème de l'environnement pouvait passer pour une préoccupation des riches plus que des pauvres, des pays développés plutôt que des pays plus en retard, pour lesquels en revanche le développement économique était une priorité absolue. Réglementer ce développement ou le limiter apparaissait comme un luxe, une façon de maintenir les faibles dans la sujétion. Maintenant, les fréquents désastres dus aux déséquilibres environnementaux, frappent plus durement ceux qui ont moins de moyens pour se défendre et la conscience d'un appauvrissement irréparable des ressources des pays les plus faibles grandit ». Gestion des ressources énergétiques de la planète « Aujourd'hui, l'humanité craint pour l'avenir de l'équilibre écologique », dit le message de Benoît XVI. C'est pourquoi le pape en appelle à la solidarité, souligne le P. Lombardi : « A cette constatation, le pape relie un appel moral fort à la solidarité, sur la base de la reconnaissance de la destination universelle des biens de la Création, qui concerne aussi les pauvres et les générations à venir. Il invite au dialogue, à l'étude scientifique sérieuse des problèmes, sans « accélérations idéologiques », à la sagesse dans la recherche de « modèles de développement durable », et, très concrètement, propose un dialogue plus intense entre les Nations sur la « gestion des ressources énergétiques de la planète ». « Encore une fois, conclut le P. Lombardi : se savoir créés par Dieu nous rend responsables devant lui et devant les autres, mais c'est aussi par l'effort de raison et de dialogue que nous devons trouver les voies praticables pour l'avenir de la famille humaine, dans cette maison commune qui est la nôtre. Il faut une alliance entre foi et raison ». Anita S. Bourdin à Rome pour l'agnence ZENIT.ORG mardi le 8 janvier 2008. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
« Il faut une alliance entre foi et raison », rappelle le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, dans sa présentation, à Radio Vatican, du contenu « écologique » du message 2008 de Benoît XVI pour la paix, où la question écologique tient une bonne place.
Se mobiliser Dans le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix 2008, célébrée le premier jour de l'année, la thématique écologique est soulignée de façon décisive. Le pape ne cache pas sa préoccupation pour la spoliation de leur environnement subi par de nombreuses régions de la planète du fait de l'action de l'homme, et d'une façon qui compromet sérieusement l'écosystème. A partir de cette prise de conscience, le pape invite les hommes de toutes les latitudes à se mobiliser pour défendre la terre, « maison commune » de l'humanité (cf. Zenit du 12 décembre 2007). Préoccupations croissantes C'est d'abord cette expression que souligne le P. Federico Lombardi, en disant : « Percevoir la planète comme la maison commune' : c'est à cette conscience et à cette responsabilité pour notre planète que Benoît XVI invite chacun dans son récent message pour la Journée mondiale de la paix. C'est un sujet qui revient plus fréquemment dans les paroles du pape, en accord avec les préoccupations croissantes de l'humanité pour l'environnement ». Appauvrissement irréparable Et de préciser à propos du rapport entre pays riches et pauvres, du point de vue de l'écologie : « Jusqu'à il y a quelque temps, le thème de l'environnement pouvait passer pour une préoccupation des riches plus que des pauvres, des pays développés plutôt que des pays plus en retard, pour lesquels en revanche le développement économique était une priorité absolue. Réglementer ce développement ou le limiter apparaissait comme un luxe, une façon de maintenir les faibles dans la sujétion. Maintenant, les fréquents désastres dus aux déséquilibres environnementaux, frappent plus durement ceux qui ont moins de moyens pour se défendre et la conscience d'un appauvrissement irréparable des ressources des pays les plus faibles grandit ». Gestion des ressources énergétiques de la planète « Aujourd'hui, l'humanité craint pour l'avenir de l'équilibre écologique », dit le message de Benoît XVI. C'est pourquoi le pape en appelle à la solidarité, souligne le P. Lombardi : « A cette constatation, le pape relie un appel moral fort à la solidarité, sur la base de la reconnaissance de la destination universelle des biens de la Création, qui concerne aussi les pauvres et les générations à venir. Il invite au dialogue, à l'étude scientifique sérieuse des problèmes, sans « accélérations idéologiques », à la sagesse dans la recherche de « modèles de développement durable », et, très concrètement, propose un dialogue plus intense entre les Nations sur la « gestion des ressources énergétiques de la planète ». « Encore une fois, conclut le P. Lombardi : se savoir créés par Dieu nous rend responsables devant lui et devant les autres, mais c'est aussi par l'effort de raison et de dialogue que nous devons trouver les voies praticables pour l'avenir de la famille humaine, dans cette maison commune qui est la nôtre. Il faut une alliance entre foi et raison ». Anita S. Bourdin à Rome pour l'agnence ZENIT.ORG mardi le 8 janvier 2008. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéL'arbre qui se dresse à droite de la grande crèche encore en construction et au pied de l'obélisque, n'a pas moins de 140 ans, il mesure 26 mètres et pèse 3 tonnes. Il a fallu 2000 boules lumineuses pour le décorer, nous apprend l'agence de presse Zenit.
Le sapin de Noël qui orne la place Saint-Pierre pour ce Noël 2007 est un don de la région de la Province autonome italienne de Bozen-Bolzano, près de la frontière autrichienne.
Le pape a reçu, le 14 décembre 2007, la délégation du Südtirol italien, et de la commune de Saint-Martin in Thurn, dans la Gadertal-Val Badia, qui a offert l'arbre de Noël de la place Saint-Pierre. Regardez le sapin dans cette vidéo de H2Onews. Cet arbre, soulignait le pape à cette occasion, « a été coupé sans dommage pour la forêt ». Et, « artistiquement décoré, il demeurera aux côtés de la crèche tout au long des fêtes ». « Il symbolise la naissance du Christ, disait le pape, car ces aiguilles toujours vertes sont comme la vie qui ne meurt pas. Le sapin est aussi un signe de la religiosité populaire de ces vallées ». Benoît XVI a encouragé une nouvelle fois la tradition de l'arbre et de la crèche qui « appartiennent à la féerie de Noël », « patrimoine spirituel des communautés chrétiennes ». Pour le pape, Noël est caractérisé par « un climat de douce religiosité et d'intimité familiale qu'il convient de protéger dans une société où la frénésie de consommation et la recherche des biens matériels semblent dominer ». « Noël, insistait le pape, est une fête spécifiquement chrétienne » et ses symboles, la crèche et l'arbre décoré, « renvoient aux grands mystères de l'incarnation et de la naissance du Christ » de la liturgie de l'Avent et de Noël. L'illumination du sapin de Noël a été présidée, vendredi 14 décembre 2007, par le président du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican, le cardinal Giovanni Lajolo, en présence des autorités de la Province autonome. Quant à la crèche sur la Place Saint-Pierre, elle sera inaugurée, comme c'est la tradition, le 24 décembre, et restera sur la place Saint-Pierre jusqu'au 2 février, fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple de Jérusalem. Rappelons que cette tradition de l'arbre de Noël et de la crèche place Saint-Pierre a été voulue par Jean-Paul II en 1982. Benoît XVI a repris cette tradition, et il a souligné la valeur de la tradition des crèches et des arbres de Noël en disant : « la crèche n'est pas seulement un élément de spiritualité', mais aussi de la culture et de l'art' ». Pour ce qui est de la crèche de la Place Saint-Pierre, les 9 personnages de la Sainte famille viennent traditionnellement d'une crèche donnée par saint Vincent Palotti : ils avaient été réalisés en 1842 pour l'église Sant'Andrea della Valle, au cur de Rome. Par la suite, 8 autres sujets ont été ajoutés, notamment une famille traditionnelle polonaise. Comme en 2006, les Rois mages et une douzaine de figurants ont été prêtés par l'association « Amis de la Crèche » de Tesero, un petit bourg du Val di Fiemme, dans la région de Trente, qui défend cet artisanat depuis plus de quarante ans, grâce à la collaboration de la région de Trente et du Vatican. Cette année, la crèche accueillera aussi 4 anges du Mexique. Chaque année, le projet de crèche est nouveau, il est choisi parmi différents projets proposés par les ingénieurs et architectes de la Cité du Vatican. Extraits de l'article d'Anita S. Bourdin dans Zenit du 12 décembre 2007 et des paroles du pape à l'angélus du dimanche le 16 décembre 2007. Regardez le sapin de la Place Saint-Pierre pour Noël 2007. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Le sapin de Noël qui orne la place Saint-Pierre pour ce Noël 2007 est un don de la région de la Province autonome italienne de Bozen-Bolzano, près de la frontière autrichienne.
Le pape a reçu, le 14 décembre 2007, la délégation du Südtirol italien, et de la commune de Saint-Martin in Thurn, dans la Gadertal-Val Badia, qui a offert l'arbre de Noël de la place Saint-Pierre. Regardez le sapin dans cette vidéo de H2Onews. Cet arbre, soulignait le pape à cette occasion, « a été coupé sans dommage pour la forêt ». Et, « artistiquement décoré, il demeurera aux côtés de la crèche tout au long des fêtes ». « Il symbolise la naissance du Christ, disait le pape, car ces aiguilles toujours vertes sont comme la vie qui ne meurt pas. Le sapin est aussi un signe de la religiosité populaire de ces vallées ». Benoît XVI a encouragé une nouvelle fois la tradition de l'arbre et de la crèche qui « appartiennent à la féerie de Noël », « patrimoine spirituel des communautés chrétiennes ». Pour le pape, Noël est caractérisé par « un climat de douce religiosité et d'intimité familiale qu'il convient de protéger dans une société où la frénésie de consommation et la recherche des biens matériels semblent dominer ». « Noël, insistait le pape, est une fête spécifiquement chrétienne » et ses symboles, la crèche et l'arbre décoré, « renvoient aux grands mystères de l'incarnation et de la naissance du Christ » de la liturgie de l'Avent et de Noël. L'illumination du sapin de Noël a été présidée, vendredi 14 décembre 2007, par le président du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican, le cardinal Giovanni Lajolo, en présence des autorités de la Province autonome. Quant à la crèche sur la Place Saint-Pierre, elle sera inaugurée, comme c'est la tradition, le 24 décembre, et restera sur la place Saint-Pierre jusqu'au 2 février, fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple de Jérusalem. Rappelons que cette tradition de l'arbre de Noël et de la crèche place Saint-Pierre a été voulue par Jean-Paul II en 1982. Benoît XVI a repris cette tradition, et il a souligné la valeur de la tradition des crèches et des arbres de Noël en disant : « la crèche n'est pas seulement un élément de spiritualité', mais aussi de la culture et de l'art' ». Pour ce qui est de la crèche de la Place Saint-Pierre, les 9 personnages de la Sainte famille viennent traditionnellement d'une crèche donnée par saint Vincent Palotti : ils avaient été réalisés en 1842 pour l'église Sant'Andrea della Valle, au cur de Rome. Par la suite, 8 autres sujets ont été ajoutés, notamment une famille traditionnelle polonaise. Comme en 2006, les Rois mages et une douzaine de figurants ont été prêtés par l'association « Amis de la Crèche » de Tesero, un petit bourg du Val di Fiemme, dans la région de Trente, qui défend cet artisanat depuis plus de quarante ans, grâce à la collaboration de la région de Trente et du Vatican. Cette année, la crèche accueillera aussi 4 anges du Mexique. Chaque année, le projet de crèche est nouveau, il est choisi parmi différents projets proposés par les ingénieurs et architectes de la Cité du Vatican. Extraits de l'article d'Anita S. Bourdin dans Zenit du 12 décembre 2007 et des paroles du pape à l'angélus du dimanche le 16 décembre 2007. Regardez le sapin de la Place Saint-Pierre pour Noël 2007. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéCatholiques et orthodoxes reconnaissent la primauté du pape. Un accord historique vient d'être conclu concernant la primauté du pape qui annonce une réunion possible entre catholiques et orthodoxes séparés depuis 1054 par l'excommunication (14 juillet 1054) du patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire (1000-1059) déposée à Ste-Sophie par le cardinal Humbert. En Occident, on appelle cette rupture "Schisme d'Orient". Elle est l'aboutissement de nombreuses décennies de conflits et de réconciliations entre les deux Églises. En Orient, on l'appelle "Schisme de Rome". Lisez ce qu'en dit le journal LA CROIX sous la plume d'Isabelle De Gaulmyn. Bonne lecture.
À Ravenne (en Italie), la Commission mixte pour le dialogue théologique a examiné la principale question qui divise les deux Églises, à savoir l'autorité de l'évêque de Rome. Catholiques et orthodoxes sont daccord sur le principe dune primauté de lévêque de Rome au niveau de lÉglise universelle, mais non sur le mode dexercice de cette fonction.
Cest en substance le résultat auquel sont parvenus, le 14 octobre, à Ravenne, les membres catholiques et orthodoxes de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre les deux Églises. En abordant la question de lautorité, on touchait un point particulièrement sensible des relations entre orthodoxes et catholiques, sur lequel sétait en partie jouée la rupture symbolisée par la date de 1054. Le texte rendu public jeudi 15 novembre - dont des versions circulaient déjà sur des sites orthodoxes nest pour linstant quun « document de travail » (Pour lire le texte (en anglais et en italien), cliquez ici). Il nimplique pas ladhésion des Églises. Que le patriarcat de Moscou ait décidé de quitter la rencontre de Ravenne en dit dailleurs la difficulté. En 46 points, le « document de Ravenne » décline les thèmes de la « conciliarité » et de lautorité de lÉglise aux différents niveaux local, régional et universel de celle-ci. La conciliarité ou synodalité, pour les orientaux, collégialité chez les latins implique et exprime un consensus entre les membres de lÉglise. Lautorité, elle, signifie le choix dun « chef » reconnu par tous. Or, si catholiques et orthodoxes reconnaissent ces deux principes, ils ne lappliquent pas de la même manière. Les difficultés commencent au niveau régional Au plan local des diocèses, pas de problème : les deux Églises sont proches. Le document rappelle que tout doit se faire « en concert », de manière synodale, même sil y a un « protos » (en grec : premier, primat), à savoir lévêque du lieu. Au niveau régional, les difficultés commencent : pour les orthodoxes, cest le principal niveau, avec les patriarcats et autres responsables dÉglises autonomes. Dans lÉglise catholique, ce niveau est moins important : ce sont les provinces, régions, ou, plus récentes, les conférences épiscopales. À ce niveau régional, rappelle le document, le « protos » ne peut rien faire sans les autres évêques, ni les autres sans lui (1). Le niveau universel Enfin, et cest le plus difficile, le niveau universel. Catholiques comme orthodoxes proclament, dans leur Credo, que lÉglise est « une et catholique ». Cette unité sexprimait avant le schisme à travers les Conciles « cuméniques », rassemblant tous les patriarches et simposant à tous les fidèles. Mais aussi à travers une autorité, celle de Rome. Rome occupe « la première place dans lordre canonique, et lévêque de Rome (le pape) est donc le protos (primat) parmi les patriarches ». Laccord de Ravenne sarrête là : les deux parties restent divisées sur les prérogatives liées à cette primauté romaine. Définir le contenu de cette autorité sera donc lobjet des prochaines discussions de la commission, pour servir ensuite à délimiter la nature de lautorité du pape dans loptique dune réconciliation catholiques-orthodoxes. Car, au niveau universel aussi, le primat implique la conciliarité entre tous les évêques. Ce qui signifie pour lÉglise catholique, rappelle le document, un mode dexercice différent de lautorité du pape, laissant plus de place à la responsabilité des Églises locales ; Jean-Paul II avait ouvert une telle porte dans lencyclique Ut unum sint. « Il est impossible de considérer la forme de primauté des XIXe et XXe siècles comme la seule possible, la seule qui simpose à tous les chrétiens », avait alors confirmé le cardinal Ratzinger. Vaste programme : ce nest pas un hasard si, lors du consistoire du 23 novembre, Benoît XVI a choisi de consulter les cardinaux, justement, sur lcuménisme. Isabelle DE GAULMYN, à Rome (1) Les théologiens reprennent ici le « canon 34 des Apôtres », édicté dans les tout premiers siècles (texte dans La Documentation catholique n° 1 623 du 7 janvier 1973). Extrait du journal LA CROIX publié sur internet 15/11/2007 17:18 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
À Ravenne (en Italie), la Commission mixte pour le dialogue théologique a examiné la principale question qui divise les deux Églises, à savoir l'autorité de l'évêque de Rome. Catholiques et orthodoxes sont daccord sur le principe dune primauté de lévêque de Rome au niveau de lÉglise universelle, mais non sur le mode dexercice de cette fonction.
Cest en substance le résultat auquel sont parvenus, le 14 octobre, à Ravenne, les membres catholiques et orthodoxes de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre les deux Églises. En abordant la question de lautorité, on touchait un point particulièrement sensible des relations entre orthodoxes et catholiques, sur lequel sétait en partie jouée la rupture symbolisée par la date de 1054. Le texte rendu public jeudi 15 novembre - dont des versions circulaient déjà sur des sites orthodoxes nest pour linstant quun « document de travail » (Pour lire le texte (en anglais et en italien), cliquez ici). Il nimplique pas ladhésion des Églises. Que le patriarcat de Moscou ait décidé de quitter la rencontre de Ravenne en dit dailleurs la difficulté. En 46 points, le « document de Ravenne » décline les thèmes de la « conciliarité » et de lautorité de lÉglise aux différents niveaux local, régional et universel de celle-ci. La conciliarité ou synodalité, pour les orientaux, collégialité chez les latins implique et exprime un consensus entre les membres de lÉglise. Lautorité, elle, signifie le choix dun « chef » reconnu par tous. Or, si catholiques et orthodoxes reconnaissent ces deux principes, ils ne lappliquent pas de la même manière. Les difficultés commencent au niveau régional Au plan local des diocèses, pas de problème : les deux Églises sont proches. Le document rappelle que tout doit se faire « en concert », de manière synodale, même sil y a un « protos » (en grec : premier, primat), à savoir lévêque du lieu. Au niveau régional, les difficultés commencent : pour les orthodoxes, cest le principal niveau, avec les patriarcats et autres responsables dÉglises autonomes. Dans lÉglise catholique, ce niveau est moins important : ce sont les provinces, régions, ou, plus récentes, les conférences épiscopales. À ce niveau régional, rappelle le document, le « protos » ne peut rien faire sans les autres évêques, ni les autres sans lui (1). Le niveau universel Enfin, et cest le plus difficile, le niveau universel. Catholiques comme orthodoxes proclament, dans leur Credo, que lÉglise est « une et catholique ». Cette unité sexprimait avant le schisme à travers les Conciles « cuméniques », rassemblant tous les patriarches et simposant à tous les fidèles. Mais aussi à travers une autorité, celle de Rome. Rome occupe « la première place dans lordre canonique, et lévêque de Rome (le pape) est donc le protos (primat) parmi les patriarches ». Laccord de Ravenne sarrête là : les deux parties restent divisées sur les prérogatives liées à cette primauté romaine. Définir le contenu de cette autorité sera donc lobjet des prochaines discussions de la commission, pour servir ensuite à délimiter la nature de lautorité du pape dans loptique dune réconciliation catholiques-orthodoxes. Car, au niveau universel aussi, le primat implique la conciliarité entre tous les évêques. Ce qui signifie pour lÉglise catholique, rappelle le document, un mode dexercice différent de lautorité du pape, laissant plus de place à la responsabilité des Églises locales ; Jean-Paul II avait ouvert une telle porte dans lencyclique Ut unum sint. « Il est impossible de considérer la forme de primauté des XIXe et XXe siècles comme la seule possible, la seule qui simpose à tous les chrétiens », avait alors confirmé le cardinal Ratzinger. Vaste programme : ce nest pas un hasard si, lors du consistoire du 23 novembre, Benoît XVI a choisi de consulter les cardinaux, justement, sur lcuménisme. Isabelle DE GAULMYN, à Rome (1) Les théologiens reprennent ici le « canon 34 des Apôtres », édicté dans les tout premiers siècles (texte dans La Documentation catholique n° 1 623 du 7 janvier 1973). Extrait du journal LA CROIX publié sur internet 15/11/2007 17:18 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéLe dimanche soir, temps fort spirituel pour les jeunes. Dans plusieurs grandes villes, les « messes des jeunes » se développent. Les paroisses en profitent pour organiser des rencontres après la célébration.
La messe, oui, mais le dimanche soir.
Cest celle que préfèrent les jeunes. Les curés de grandes villes notamment à Paris en font le constat : la pratique dominicale des jeunes se passe plutôt entre jeunes et en fin de week-end. Le dimanche matin ? « Ils ont un peu du mal à se lever », sourit le P. Étienne Givelet, jeune prêtre de Saint-Honoré-dEylau (16e arrondissement). « Et puis, cest la messe de leurs parents, et ils la trouvent un peu trop solennisée » Le samedi soir ? « Ils veulent prolonger leur après-midi et souvent sortent dans la soirée », poursuit le prêtre. Entre les deux, pas de place pour la messe. Qui, du coup, est repoussée au dimanche soir. Souvent pas très tôt, dailleurs. « Il y a trente-cinq ans, les jeunes venaient plutôt le samedi soir, souligne le P. Bernard Bommelaer, curé de Saint-Germain-des-Prés, à Paris (6e arrondissement). Aujourdhui, ceux-là continuent de venir le samedi soir. Mais avec trente-cinq ans de plus. » Curé de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville (19e arrondissement), le P. Éric Morin estime que le dimanche soir est « un espace naturel pour les jeunes. De fait, ce sont des messes plus jeunes. Ensuite, on fait ce quil faut pour les accueillir. » Des messes "spécial jeunes" Doù le nombre de plus en plus élevé de messes « spécial jeunes » qui se sont installées en soirée dans le paysage dominical. Un phénomène qui fut dabord parisien, puis sest étendu à de grands pôles universitaires. Ailleurs, on nobserve pas le même phénomène. Ainsi, dans un diocèse comme celui de Meaux (Seine-et-Marne), « nos jeunes sont déjà repartis le dimanche soir à Paris. Sils vont à la messe à ce moment-là, cest à Paris », explique le P. Olivier de Vasselot, de la pastorale des jeunes du diocèse. À Saint-Germain-des-Prés, où la messe du dimanche soir suscite depuis des années une assistance pleine à craquer de jeunes, lanimation est confiée à un groupe de jeunes adultes « qui prennent leur rôle à cur pour les lectures, la prière universelle », explique le P. Bommelaer : « Ils choisissent un répertoire de chants plus récents, qui correspond à leurs goûts, un style qui leur plaît et, en général, cest un de nos jeunes prêtres qui célèbre la messe pour que sa parole soit en phase. Les jeunes ne viennent pas seulement pour trouver une bande de copains, mais aussi une liturgie qui leur correspond. » Une messe « plus tranquille, plutôt jean-baskets-guitare, rien de ronflant, pas dendimanchement comme le matin », décrit le P. Givelet. « Ce nest pas une messe au rabais », prévient le P. Bruno Laurent, curé de Saint-Jean-des-Deux-Moulins à Paris (13e arrondissement), « mais cela nous permet de mettre des chants du Frat (NDLR : rassemblement des jeunes collégiens et lycéens dÎle-de-France) qui ne sont pas forcément appréciés par les autres générations, de faire une homélie différente, davoir quelque chose de réactif avec lassemblée et de les mettre à laise pour faire des lectures. Ils sont entre eux, cest plus facile. » "Ils n'ont pas besoin de s'excuser" Le P. Givelet estime en outre qu« ils aiment bien être dans une messe où cest normal de les voir. Comme ils sont à un âge où ils manquent dassurance, sils vont à la messe avec des copains, ils nont pas besoin de sexcuser. » De telles célébrations permettent également de mieux vivre « un moment qui nest pas facile à passer » pour les 18-30 ans, qui connaissent « le blues et la solitude du dimanche soir », avance le P. Morin. Entre le week-end qui sachève et la semaine qui sannonce, cette eucharistie est une manière de « marquer le rythme en confiant la semaine suivante au Seigneur », note le P. Givelet. Marquer le rythme et ne « pas se presser, prendre plus de temps », avance encore le P. Bommelaer. La « messe qui prend son temps », cest dailleurs ainsi que sintitule celle lancée à la chapelle Saint-Ignace des jésuites à Paris (6e arrondissement), qui est célébrée tous les dimanches soir. Une eucharistie plus longue une heure et demie , spécialement destinée aux étudiants et jeunes professionnels qui prennent, au cours de la messe, un temps de prière personnelle à partir des lectures du jour (lectio divina) et un temps de partage en petits groupes. La première "messe qui prend son temps" Une formule qui marche et sexporte désormais dans dautres grandes villes: Lyon (tous les dimanches), Toulouse (un dimanche par mois lan dernier, testée sur le samedi cette année), Strasbourg, Brest et Marseille (un dimanche par mois) ou encore Pau, où la première « messe qui prend son temps » aura lieu le 18 novembre. « Chez les jeunes, il y a une forme de disponibilité ce soir-là que lon ne retrouve pas forcément à dautres moments, quelque chose qui est de lordre de : on a toute la soirée devant soi », explique le jésuite Grégoire Catta. Il nest dailleurs pas rare quà la sortie, une partie de ces jeunes se retrouvent pour un temps de partage. À la paroisse parisienne Saint-Honoré-dEylau, la messe se poursuit une fois sur deux par un dîner « pasta », avec discussion autour de thèmes comme : À quoi cela engage dêtre chrétien ? Questions bioéthiques, Quest-ce que la conscience ? Un groupe similaire, lancé lan dernier, a été reconduit cette année à Saint-Jean-de-Belleville. À la paroisse de Saint-Nizier, à Lyon, confiée à la communauté de lEmmanuel, ce rendez-vous du dimanche soir dévolu aux jeunes permet en outre de leur proposer le sacrement de réconciliation et se poursuit par des soirées salades-pizzas sur des thèmes et des formes différents à chaque fois : conférences, films, présentation des prochaines Journées mondiales de la jeunesse ou même « Pictionary géant ». « On a lancé cette messe il y a trois ans et elle a rapidement fonctionné », rapporte le P. Charles Rochas, lun des trois prêtres de la paroisse. "Pro-vocs" comme pro-vocations Dans le diocèse de Metz, cest également un dimanche soir par mois que sont proposées des soirées « pro-vocs » comme pro-vocations destinées aux jeunes : dans un lieu différent à chaque fois, une eucharistie est animée par les jeunes, avec une homélie sur le thème des différentes vocations, suivie dun repas organisé par la paroisse. « Pour linstant, on tourne dans les paroisses, mais on a lidée de déterminer un lieu unique et central dans Metz, destiné à laccueil des jeunes », explique Paul Keil, permanent de la pastorale des jeunes du diocèse. Cette volonté naboutit pas toujours. « Nous avons essayé lan dernier pendant six ou sept mois dans une église du centre dOrléans, raconte le P. Christophe Châtillon, de la pastorale des jeunes de ce diocèse. Mais nous navons pas réussi à sortir les jeunes dune attitude de consommateurs. On a donc arrêté, et on réfléchit à mettre en place un lieu spécifique. » À Lille, cest une église, Saint-Maurice, qui a été entièrement confiée à une équipe de jeunes adultes, avec eucharistie le dimanche à 18 h 30. Reste que, là où elles se tiennent, ces messes du dimanche soir pour jeunes connaissent un succès croissant. « Les jeunes attirent les jeunes », glisse le P. Bommelaer. Pour ces « pôles jeunes » du dimanche soir, certains curés, dont les assemblées paroissiales sont déjà grisonnantes, se sentent pourtant parfois dépouillés de leurs plus jeunes paroissiens. La génération la plus âgée sétonne ainsi que lon incite les jeunes à participer à une messe à part. Mais « mes paroissiens sont plutôt daccord, estime le P. Bruno Laurent. Sil ny avait pas cette messe, un grand nombre de jeunes ne viendraient plus du tout ! Et lassemblée habituelle, qui se demande où sont les jeunes, nest pas toujours aussi accueillante quand ils sont là » Pierre SCHMIDT extrait du journal LA CROIX, cet article a été publié le 09-11-2007 sur le site www.la-croix.com Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
La messe, oui, mais le dimanche soir.
Cest celle que préfèrent les jeunes. Les curés de grandes villes notamment à Paris en font le constat : la pratique dominicale des jeunes se passe plutôt entre jeunes et en fin de week-end. Le dimanche matin ? « Ils ont un peu du mal à se lever », sourit le P. Étienne Givelet, jeune prêtre de Saint-Honoré-dEylau (16e arrondissement). « Et puis, cest la messe de leurs parents, et ils la trouvent un peu trop solennisée » Le samedi soir ? « Ils veulent prolonger leur après-midi et souvent sortent dans la soirée », poursuit le prêtre. Entre les deux, pas de place pour la messe. Qui, du coup, est repoussée au dimanche soir. Souvent pas très tôt, dailleurs. « Il y a trente-cinq ans, les jeunes venaient plutôt le samedi soir, souligne le P. Bernard Bommelaer, curé de Saint-Germain-des-Prés, à Paris (6e arrondissement). Aujourdhui, ceux-là continuent de venir le samedi soir. Mais avec trente-cinq ans de plus. » Curé de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville (19e arrondissement), le P. Éric Morin estime que le dimanche soir est « un espace naturel pour les jeunes. De fait, ce sont des messes plus jeunes. Ensuite, on fait ce quil faut pour les accueillir. » Des messes "spécial jeunes" Doù le nombre de plus en plus élevé de messes « spécial jeunes » qui se sont installées en soirée dans le paysage dominical. Un phénomène qui fut dabord parisien, puis sest étendu à de grands pôles universitaires. Ailleurs, on nobserve pas le même phénomène. Ainsi, dans un diocèse comme celui de Meaux (Seine-et-Marne), « nos jeunes sont déjà repartis le dimanche soir à Paris. Sils vont à la messe à ce moment-là, cest à Paris », explique le P. Olivier de Vasselot, de la pastorale des jeunes du diocèse. À Saint-Germain-des-Prés, où la messe du dimanche soir suscite depuis des années une assistance pleine à craquer de jeunes, lanimation est confiée à un groupe de jeunes adultes « qui prennent leur rôle à cur pour les lectures, la prière universelle », explique le P. Bommelaer : « Ils choisissent un répertoire de chants plus récents, qui correspond à leurs goûts, un style qui leur plaît et, en général, cest un de nos jeunes prêtres qui célèbre la messe pour que sa parole soit en phase. Les jeunes ne viennent pas seulement pour trouver une bande de copains, mais aussi une liturgie qui leur correspond. » Une messe « plus tranquille, plutôt jean-baskets-guitare, rien de ronflant, pas dendimanchement comme le matin », décrit le P. Givelet. « Ce nest pas une messe au rabais », prévient le P. Bruno Laurent, curé de Saint-Jean-des-Deux-Moulins à Paris (13e arrondissement), « mais cela nous permet de mettre des chants du Frat (NDLR : rassemblement des jeunes collégiens et lycéens dÎle-de-France) qui ne sont pas forcément appréciés par les autres générations, de faire une homélie différente, davoir quelque chose de réactif avec lassemblée et de les mettre à laise pour faire des lectures. Ils sont entre eux, cest plus facile. » "Ils n'ont pas besoin de s'excuser" Le P. Givelet estime en outre qu« ils aiment bien être dans une messe où cest normal de les voir. Comme ils sont à un âge où ils manquent dassurance, sils vont à la messe avec des copains, ils nont pas besoin de sexcuser. » De telles célébrations permettent également de mieux vivre « un moment qui nest pas facile à passer » pour les 18-30 ans, qui connaissent « le blues et la solitude du dimanche soir », avance le P. Morin. Entre le week-end qui sachève et la semaine qui sannonce, cette eucharistie est une manière de « marquer le rythme en confiant la semaine suivante au Seigneur », note le P. Givelet. Marquer le rythme et ne « pas se presser, prendre plus de temps », avance encore le P. Bommelaer. La « messe qui prend son temps », cest dailleurs ainsi que sintitule celle lancée à la chapelle Saint-Ignace des jésuites à Paris (6e arrondissement), qui est célébrée tous les dimanches soir. Une eucharistie plus longue une heure et demie , spécialement destinée aux étudiants et jeunes professionnels qui prennent, au cours de la messe, un temps de prière personnelle à partir des lectures du jour (lectio divina) et un temps de partage en petits groupes. La première "messe qui prend son temps" Une formule qui marche et sexporte désormais dans dautres grandes villes: Lyon (tous les dimanches), Toulouse (un dimanche par mois lan dernier, testée sur le samedi cette année), Strasbourg, Brest et Marseille (un dimanche par mois) ou encore Pau, où la première « messe qui prend son temps » aura lieu le 18 novembre. « Chez les jeunes, il y a une forme de disponibilité ce soir-là que lon ne retrouve pas forcément à dautres moments, quelque chose qui est de lordre de : on a toute la soirée devant soi », explique le jésuite Grégoire Catta. Il nest dailleurs pas rare quà la sortie, une partie de ces jeunes se retrouvent pour un temps de partage. À la paroisse parisienne Saint-Honoré-dEylau, la messe se poursuit une fois sur deux par un dîner « pasta », avec discussion autour de thèmes comme : À quoi cela engage dêtre chrétien ? Questions bioéthiques, Quest-ce que la conscience ? Un groupe similaire, lancé lan dernier, a été reconduit cette année à Saint-Jean-de-Belleville. À la paroisse de Saint-Nizier, à Lyon, confiée à la communauté de lEmmanuel, ce rendez-vous du dimanche soir dévolu aux jeunes permet en outre de leur proposer le sacrement de réconciliation et se poursuit par des soirées salades-pizzas sur des thèmes et des formes différents à chaque fois : conférences, films, présentation des prochaines Journées mondiales de la jeunesse ou même « Pictionary géant ». « On a lancé cette messe il y a trois ans et elle a rapidement fonctionné », rapporte le P. Charles Rochas, lun des trois prêtres de la paroisse. "Pro-vocs" comme pro-vocations Dans le diocèse de Metz, cest également un dimanche soir par mois que sont proposées des soirées « pro-vocs » comme pro-vocations destinées aux jeunes : dans un lieu différent à chaque fois, une eucharistie est animée par les jeunes, avec une homélie sur le thème des différentes vocations, suivie dun repas organisé par la paroisse. « Pour linstant, on tourne dans les paroisses, mais on a lidée de déterminer un lieu unique et central dans Metz, destiné à laccueil des jeunes », explique Paul Keil, permanent de la pastorale des jeunes du diocèse. Cette volonté naboutit pas toujours. « Nous avons essayé lan dernier pendant six ou sept mois dans une église du centre dOrléans, raconte le P. Christophe Châtillon, de la pastorale des jeunes de ce diocèse. Mais nous navons pas réussi à sortir les jeunes dune attitude de consommateurs. On a donc arrêté, et on réfléchit à mettre en place un lieu spécifique. » À Lille, cest une église, Saint-Maurice, qui a été entièrement confiée à une équipe de jeunes adultes, avec eucharistie le dimanche à 18 h 30. Reste que, là où elles se tiennent, ces messes du dimanche soir pour jeunes connaissent un succès croissant. « Les jeunes attirent les jeunes », glisse le P. Bommelaer. Pour ces « pôles jeunes » du dimanche soir, certains curés, dont les assemblées paroissiales sont déjà grisonnantes, se sentent pourtant parfois dépouillés de leurs plus jeunes paroissiens. La génération la plus âgée sétonne ainsi que lon incite les jeunes à participer à une messe à part. Mais « mes paroissiens sont plutôt daccord, estime le P. Bruno Laurent. Sil ny avait pas cette messe, un grand nombre de jeunes ne viendraient plus du tout ! Et lassemblée habituelle, qui se demande où sont les jeunes, nest pas toujours aussi accueillante quand ils sont là » Pierre SCHMIDT extrait du journal LA CROIX, cet article a été publié le 09-11-2007 sur le site www.la-croix.com Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéÀ l'occasion des Fêtes du 400e de Québec, le livre Empreintes et mémoire de la Commission des biens culturels du Québec (CBCQ) a été officiellement lancé mardi, le 23 octobre 2007, au Palais Montcalm à Québec. Un livre qui trace l'histoire de Québec à travers 400 ans d'histoire que nous rappellent encore aujourd'hui tant de monuments, de vestiges et de paysages.
«Comment pouvait-on présenter le territoire de façon différente? Tel était notre questionnement de départ qui nous a permis de cheminer», a débuté l'une des rédactrices, Suzel Brunel, vice-présidente de la CBCQ. C'est au tour d'une tablée où étaient rassemblés quelques médias et membres de la commission, qu'a été présenté le livre dans une ambiance chaleureuse, une ambiance à son image.
400 ans d'histoire En ouvrant la publication, le lecteur se sent immédiatement accueilli dans un univers magnifique qu'offrent les 300 photos commentées englobant en grande partie le livre. Une image vaut 1000 mots dit-on «Toutes les photos ont été prises en 2006. Et plusieurs points de vue sont inconnus des gens, voire inusités», a précisé madame Brunel. Réalisés par Les Publications du Québec, Empreintes et mémoire retrace les grands moments de 400 ans d'histoire qui ont marqué l'évolution de l'arrondissement historique du Vieux-Québec et qui y ont laissé des empreintes encore lisibles aujourd'hui. Le livre, s'inscrivant dans une stratégie de valorisation du territoire, redessine le charme du Vieux-Québec à travers un paysage urbain hérité du Régime français, transformé sous le Régime anglais et ensuite la modernité. «Nous avons voulu présenter un ouvrage accessible et très bien illustré», a indiqué Mario Dufour, président de la CBCQ. «Nous voulions montrer ce qu'est pour la commission la préservation du patrimoine, soit la gestion de la transformation permettant une histoire continue», a partagé la rédactrice. Rues oubliées Que ce soit en passant par les ruelles et les vestiges de la place Royale, par le site archéologique du château Saint-Louis sous la terrasse Dufferin, par le Monastère des Augustines, en faisant un clin d'oeil au Musée de la civilisation, ou encore en s'arrêtant devant des monuments et des rues oubliées comme Garneau, Sainte-Famille, Haldimand et les maisons de nos ancêtres, ( ), Empreintes et mémoire sait faire ressortir l'esprit patrimonial qui sommeille en chacun de nous. C'est aussi une belle occasion de se remémorer les traces d'une longue histoire culturelle, celle de Québec. tiré de (Canoë) Mélanie Tremblay 24/10/2007 07:51 400e de Québec Regardez la vidéo de présentation par la Commission des biens culturels où il y a, entre autres, de belles photos du Séminaire. Mercredi 24 octobre 2007 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
«Comment pouvait-on présenter le territoire de façon différente? Tel était notre questionnement de départ qui nous a permis de cheminer», a débuté l'une des rédactrices, Suzel Brunel, vice-présidente de la CBCQ. C'est au tour d'une tablée où étaient rassemblés quelques médias et membres de la commission, qu'a été présenté le livre dans une ambiance chaleureuse, une ambiance à son image.
400 ans d'histoire En ouvrant la publication, le lecteur se sent immédiatement accueilli dans un univers magnifique qu'offrent les 300 photos commentées englobant en grande partie le livre. Une image vaut 1000 mots dit-on «Toutes les photos ont été prises en 2006. Et plusieurs points de vue sont inconnus des gens, voire inusités», a précisé madame Brunel. Réalisés par Les Publications du Québec, Empreintes et mémoire retrace les grands moments de 400 ans d'histoire qui ont marqué l'évolution de l'arrondissement historique du Vieux-Québec et qui y ont laissé des empreintes encore lisibles aujourd'hui. Le livre, s'inscrivant dans une stratégie de valorisation du territoire, redessine le charme du Vieux-Québec à travers un paysage urbain hérité du Régime français, transformé sous le Régime anglais et ensuite la modernité. «Nous avons voulu présenter un ouvrage accessible et très bien illustré», a indiqué Mario Dufour, président de la CBCQ. «Nous voulions montrer ce qu'est pour la commission la préservation du patrimoine, soit la gestion de la transformation permettant une histoire continue», a partagé la rédactrice. Rues oubliées Que ce soit en passant par les ruelles et les vestiges de la place Royale, par le site archéologique du château Saint-Louis sous la terrasse Dufferin, par le Monastère des Augustines, en faisant un clin d'oeil au Musée de la civilisation, ou encore en s'arrêtant devant des monuments et des rues oubliées comme Garneau, Sainte-Famille, Haldimand et les maisons de nos ancêtres, ( ), Empreintes et mémoire sait faire ressortir l'esprit patrimonial qui sommeille en chacun de nous. C'est aussi une belle occasion de se remémorer les traces d'une longue histoire culturelle, celle de Québec. tiré de (Canoë) Mélanie Tremblay 24/10/2007 07:51 400e de Québec Regardez la vidéo de présentation par la Commission des biens culturels où il y a, entre autres, de belles photos du Séminaire. Mercredi 24 octobre 2007 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéPar petites touches, le pape Benoît XVI impose une vision nouvelle de la liturgie. Détails dans l'article qui suit.
Plutôt qu'"une réforme de la réforme", qu'il appelait de ses voeux quand il était cardinal, Benoît XVI installe, progressivement, une nouvelle vision de la liturgie au plus haut sommet de l'Église
Une nouvelle vision de la liturgie Dans les semaines qui viennent, chacun se plaira à guetter les évolutions liturgiques dans les célébrations présidées par Benoît XVI. Leffet du changement de cérémoniaire du pape la personne chargée dorchestrer les liturgies devrait rapidement se faire sentir. À Mgr Piero Marini, maître duvre pendant vingt ans des grandes célébrations de Jean-Paul II, Benoît XVI vient de substituer un autre Marini, le P. Guido Marini. Avec ce dernier, dans la lignée plus traditionnelle du cardinal Giuseppe Siri, archevêque de Gênes de 1946 à 1987, les célébrations devraient être conformes à ce que souhaite Benoît XVI, attaché à une pratique plus « traditionnelle », sans les innovations du précédent pontificat. De ce point de vue, ce changement de cérémoniaire est une nouvelle étape dans la « politique liturgique » de Benoît XVI : par petites touches, il installe sa vision de la liturgie au plus haut de la hiérarchie de lÉglise. Se réapproprier le mystère de lEucharistie Avant dêtre élu pape, le cardinal Ratzinger sétait prononcé notamment dans La Croix pour une « réforme de la réforme » liturgique, afin de remédier à ce quil estimait être une mauvaise interprétation du Concile. Dans son esprit, il ne sagit pas de restaurer un ordre ancien, mais plutôt de se réapproprier le mystère de lEucharistie. Impossible cependant aujourdhui au nouveau pape dimposer telle quelle une « nouvelle réforme ». Ne serait-ce que parce que celle issue de Vatican II nest pas encore aboutie : certains livres du rituel romain en particulier nont toujours pas été adaptés. Et sil est un domaine où lÉglise ne peut changer trop souvent, cest bien celui de la liturgie. Un nouveau style de pratique liturgique En revanche, par certaines décisions, le pape a donné en deux ans une inflexion à la pratique liturgique, sensiblement différente de ce qui se faisait avec Jean-Paul II. Ainsi, la réduction du nombre des grandes messes pontificales en plein air, auxquelles il préfère les offices à lintérieur des églises. Des liturgies sobres, laissant peu de place à la créativité par rapport au rituel. Dailleurs, même lorsque cela se passe à létranger on la vu au Brésil les célébrations du pape ne font pas droit aux traditions culturelles du pays. Le rite romain Autre étape de cette « politique liturgique », la promulgation du motu proprio, en juillet, visant à faire de la liturgie préconciliaire une forme extraordinaire dun unique rite romain. Certes, lun des objectifs poursuivis avec ce texte est la réconciliation avec les communautés intégristes qui ont suivi Mgr Lefebvre dans le schisme, pour, comme le confie Mgr Camille Perl, secrétaire dEcclesia Dei, la commission chargée de ce domaine, « leur donner le sentiment quils sont aussi dans leur maison dans lÉglise catholique ». Mais à Rome, on nest guère optimiste sur une prochaine réconciliation. En réalité, ce motu proprio a un autre objectif : il entre dans la vision de Benoît XVI de la liturgie. Pour le pape théologien, la tradition a son importance et, comme le souligne Mgr Perl, il se refuse à voir laissé de côté un trésor comme lancien Missel, qui « a contribué amplement à la culture européenne ». Benoît XVI compte aussi sur un « effet dinfluence » entre les deux formes du rite : dans son esprit, la liturgie ancienne pourrait enrichir, par son exemplarité, les pratiques liturgiques modernes. Car, selon Mgr Perl, « les théologies qui sous-tendent ces deux formes de la liturgie sont différentes. La liturgie en rite tridentin est plus théocentrique (cest-à-dire centrée sur Dieu), mais elle est tout de même bien catholique ! » Fortes critiques en Italie Cette vision de la liturgie ne semble cependant pas partagée par tous les évêques. Les plus fortes critiques sont venues de lItalie, où, selon la presse, des débats extrêmement animés autour du motu proprio ont eu lieu, à huis clos, du 17 au 19 septembre, lors du Conseil permanent de lépiscopat. Dans ce pays, les groupes intégristes sont très peu nombreux. Mais la question posée était précisément dordre théologique : plusieurs évêques ont estimé que lecclésiologie résultant de lancien Missel est incompatible avec le concile Vatican II. Selon le quotidien Il Giornale, mais démenti par lépiscopat italien, les évêques plus critiques auraient proposé de publier une note pour interpréter, dans un sens restrictif, le motu proprio. Ce qui aurait constitué un démenti cinglant pour le pape, dans le pays même dont il est le primat Il reste que, selon les diocèses, les applications du motu proprio sont très diverses. Certains, comme Alba, Côme ou Pise, ont posé des conditions restrictives. En Allemagne aussi, constate-t-on à la commission Ecclesia Dei, certains évêques traînent les pieds, « se montrant très formels pour reconnaître que des fidèles favorables au rite tridentin forment un groupe stable ». Devant ces difficultés dapplication du texte, la commission Ecclesia Dei pense élaborer une directive qui permette de préciser les modalités de mise en uvre. Et le pape pourrait prochainement célébrer la messe en rite romain extraordinaire, cest-à-dire préconciliaire. Pour montrer tout lattachement quil porte à cette ancienne forme liturgique. Isabelle DE GAULMYN, à Rome Article publié le 9 octobre 2007 sur le site www.la-croix.com du journal LA CROIX. Les sous-titres sont de la rédaction. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Plutôt qu'"une réforme de la réforme", qu'il appelait de ses voeux quand il était cardinal, Benoît XVI installe, progressivement, une nouvelle vision de la liturgie au plus haut sommet de l'Église
Une nouvelle vision de la liturgie Dans les semaines qui viennent, chacun se plaira à guetter les évolutions liturgiques dans les célébrations présidées par Benoît XVI. Leffet du changement de cérémoniaire du pape la personne chargée dorchestrer les liturgies devrait rapidement se faire sentir. À Mgr Piero Marini, maître duvre pendant vingt ans des grandes célébrations de Jean-Paul II, Benoît XVI vient de substituer un autre Marini, le P. Guido Marini. Avec ce dernier, dans la lignée plus traditionnelle du cardinal Giuseppe Siri, archevêque de Gênes de 1946 à 1987, les célébrations devraient être conformes à ce que souhaite Benoît XVI, attaché à une pratique plus « traditionnelle », sans les innovations du précédent pontificat. De ce point de vue, ce changement de cérémoniaire est une nouvelle étape dans la « politique liturgique » de Benoît XVI : par petites touches, il installe sa vision de la liturgie au plus haut de la hiérarchie de lÉglise. Se réapproprier le mystère de lEucharistie Avant dêtre élu pape, le cardinal Ratzinger sétait prononcé notamment dans La Croix pour une « réforme de la réforme » liturgique, afin de remédier à ce quil estimait être une mauvaise interprétation du Concile. Dans son esprit, il ne sagit pas de restaurer un ordre ancien, mais plutôt de se réapproprier le mystère de lEucharistie. Impossible cependant aujourdhui au nouveau pape dimposer telle quelle une « nouvelle réforme ». Ne serait-ce que parce que celle issue de Vatican II nest pas encore aboutie : certains livres du rituel romain en particulier nont toujours pas été adaptés. Et sil est un domaine où lÉglise ne peut changer trop souvent, cest bien celui de la liturgie. Un nouveau style de pratique liturgique En revanche, par certaines décisions, le pape a donné en deux ans une inflexion à la pratique liturgique, sensiblement différente de ce qui se faisait avec Jean-Paul II. Ainsi, la réduction du nombre des grandes messes pontificales en plein air, auxquelles il préfère les offices à lintérieur des églises. Des liturgies sobres, laissant peu de place à la créativité par rapport au rituel. Dailleurs, même lorsque cela se passe à létranger on la vu au Brésil les célébrations du pape ne font pas droit aux traditions culturelles du pays. Le rite romain Autre étape de cette « politique liturgique », la promulgation du motu proprio, en juillet, visant à faire de la liturgie préconciliaire une forme extraordinaire dun unique rite romain. Certes, lun des objectifs poursuivis avec ce texte est la réconciliation avec les communautés intégristes qui ont suivi Mgr Lefebvre dans le schisme, pour, comme le confie Mgr Camille Perl, secrétaire dEcclesia Dei, la commission chargée de ce domaine, « leur donner le sentiment quils sont aussi dans leur maison dans lÉglise catholique ». Mais à Rome, on nest guère optimiste sur une prochaine réconciliation. En réalité, ce motu proprio a un autre objectif : il entre dans la vision de Benoît XVI de la liturgie. Pour le pape théologien, la tradition a son importance et, comme le souligne Mgr Perl, il se refuse à voir laissé de côté un trésor comme lancien Missel, qui « a contribué amplement à la culture européenne ». Benoît XVI compte aussi sur un « effet dinfluence » entre les deux formes du rite : dans son esprit, la liturgie ancienne pourrait enrichir, par son exemplarité, les pratiques liturgiques modernes. Car, selon Mgr Perl, « les théologies qui sous-tendent ces deux formes de la liturgie sont différentes. La liturgie en rite tridentin est plus théocentrique (cest-à-dire centrée sur Dieu), mais elle est tout de même bien catholique ! » Fortes critiques en Italie Cette vision de la liturgie ne semble cependant pas partagée par tous les évêques. Les plus fortes critiques sont venues de lItalie, où, selon la presse, des débats extrêmement animés autour du motu proprio ont eu lieu, à huis clos, du 17 au 19 septembre, lors du Conseil permanent de lépiscopat. Dans ce pays, les groupes intégristes sont très peu nombreux. Mais la question posée était précisément dordre théologique : plusieurs évêques ont estimé que lecclésiologie résultant de lancien Missel est incompatible avec le concile Vatican II. Selon le quotidien Il Giornale, mais démenti par lépiscopat italien, les évêques plus critiques auraient proposé de publier une note pour interpréter, dans un sens restrictif, le motu proprio. Ce qui aurait constitué un démenti cinglant pour le pape, dans le pays même dont il est le primat Il reste que, selon les diocèses, les applications du motu proprio sont très diverses. Certains, comme Alba, Côme ou Pise, ont posé des conditions restrictives. En Allemagne aussi, constate-t-on à la commission Ecclesia Dei, certains évêques traînent les pieds, « se montrant très formels pour reconnaître que des fidèles favorables au rite tridentin forment un groupe stable ». Devant ces difficultés dapplication du texte, la commission Ecclesia Dei pense élaborer une directive qui permette de préciser les modalités de mise en uvre. Et le pape pourrait prochainement célébrer la messe en rite romain extraordinaire, cest-à-dire préconciliaire. Pour montrer tout lattachement quil porte à cette ancienne forme liturgique. Isabelle DE GAULMYN, à Rome Article publié le 9 octobre 2007 sur le site www.la-croix.com du journal LA CROIX. Les sous-titres sont de la rédaction. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
ROME, Vendredi 31 août 2007 (ZENIT.org) 184.800 jeunes sont déjà inscrits à la rencontre des Journées mondiales de la Jeunesse de juillet 2008 à Sydney, en Australie : plus que 319 jours avant les JMJ08 (cf. le site officiel : http://www.wyd2008.org).
En tout, 500.000 personnes devraient participer à au moins un événement au programme des JMJ08, qui seront l'occasion de la première visite du pape Benoît XVI en Australie. A 11 mois des Journées Mondiales de la Jeunesse 2008 (JMJ08) de Sydney, les dernières données des inscriptions de groupe montrent que le nombre de pèlerins projetant actuellement de participer à cet événement, organisé à l'initiative de l'Eglise catholique du 15 au 20 juillet 2008, s'élève à 184.800, dont 50.710 Australiens. Le directeur exécutif Danny Casey a déclaré être très enthousiasmé par la réponse des pèlerins potentiels d'Australie et du monde entier. « Ces chiffres montrent le niveau d'anticipation grandissant en Australie et dans le monde pour cet événement historique, » a déclaré Danny Casey. Il ajoutait : « Nous avons dépassé notre objectif en ce qui concerne les visiteurs internationaux et nous sommes sûrs que le nombre de pèlerins australiens va encore augmenter. ( ) Ce sera le plus grand rassemblement organisé en Australie en termes de participation et il va donner un essor considérable aux économies de l'Etat de Nouvelle Galles du Sud (NSW) et de l'Australie ». « Grâce au soutien du gouvernement fédéral et du gouvernement de NSW, nous avançons bien dans nos projets pour le logement, la restauration et la planification des événements », a-t-il souligné. Les pays qui enverraient actuellement le plus gros contingent de pèlerins sont : l'Australie avec 50.710 les États-Unis 36.171 l'Italie 18.849 l'Allemagne 9.506 la Nouvelle Zélande 6.043 Tiré de ZENIT 31 août 2007 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
ROME, Vendredi 31 août 2007 (ZENIT.org) 184.800 jeunes sont déjà inscrits à la rencontre des Journées mondiales de la Jeunesse de juillet 2008 à Sydney, en Australie : plus que 319 jours avant les JMJ08 (cf. le site officiel : http://www.wyd2008.org).
En tout, 500.000 personnes devraient participer à au moins un événement au programme des JMJ08, qui seront l'occasion de la première visite du pape Benoît XVI en Australie. A 11 mois des Journées Mondiales de la Jeunesse 2008 (JMJ08) de Sydney, les dernières données des inscriptions de groupe montrent que le nombre de pèlerins projetant actuellement de participer à cet événement, organisé à l'initiative de l'Eglise catholique du 15 au 20 juillet 2008, s'élève à 184.800, dont 50.710 Australiens. Le directeur exécutif Danny Casey a déclaré être très enthousiasmé par la réponse des pèlerins potentiels d'Australie et du monde entier. « Ces chiffres montrent le niveau d'anticipation grandissant en Australie et dans le monde pour cet événement historique, » a déclaré Danny Casey. Il ajoutait : « Nous avons dépassé notre objectif en ce qui concerne les visiteurs internationaux et nous sommes sûrs que le nombre de pèlerins australiens va encore augmenter. ( ) Ce sera le plus grand rassemblement organisé en Australie en termes de participation et il va donner un essor considérable aux économies de l'Etat de Nouvelle Galles du Sud (NSW) et de l'Australie ». « Grâce au soutien du gouvernement fédéral et du gouvernement de NSW, nous avançons bien dans nos projets pour le logement, la restauration et la planification des événements », a-t-il souligné. Les pays qui enverraient actuellement le plus gros contingent de pèlerins sont : l'Australie avec 50.710 les États-Unis 36.171 l'Italie 18.849 l'Allemagne 9.506 la Nouvelle Zélande 6.043 Tiré de ZENIT 31 août 2007 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
Sur lesplanade de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire, les quelque 800 jeunes du diocèse de Strasbourg forment un grand « M », immortalisé par les photographes, symbolisant le thème de leur pèlerinage cette année : « Aime ». « Ils sont dix fois plus quil y a sept ans », sexclame le P. Saverio Zampa, responsable du Service jeunes des Sanctuaires de Lourdes.
Fondé en lan 2000, dans lélan des JMJ de Paris pour les mineurs qui navaient pas lâge de participer à ces rencontres internationales , le Pèlé-jeunes de Strasbourg sest développé dune manière étonnante. « Le bouche-à-oreille, les jeunes entre eux », explique modestement Marie-Marguerite Ancel, mère de famille, responsable de ces journées de prière, de partage et de fête. Ancienne du Frat, le pèlerinage des lycéens dÎle-de-France, elle a mis son expérience au service du diocèse de Strasbourg à la suite dun déménagement familial. « Nous avons formé un réseau de correspondants dans toutes les zones du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, nous appuyant beaucoup sur les jeunes prêtres qui avaient vécu le pèlerinage comme séminaristes », détaille le P. Franck Guichard, ordonné depuis un an, qui participe à cette rencontre de Lourdes depuis sa première année de séminaire. Un de ces prêtres, Fabien Oppé, est décédé des suites dun cancer à 40 ans, à Noël 2005, après avoir été la « locomotive » de lévénement au plan diocésain, posant partout des passerelles pour dynamiser la pastorale des jeunes Alsaciens. «Il est toujours avec nous, il veille spirituellement sur ce pèlerinage dont le succès a quelque chose de surnaturel», confie Jauffrey Walter, diacre, qui a décidé dentrer au séminaire à la suite du pèlerinage de 2001, après un temps de prière à la grotte. Un phénomène étonnant Fabien Lejeusne, prêtre assomptionniste, considère pour sa part que si le pèlerinage a pris une telle ampleur, cest parce que « ce projet nattend pas les structures, elles suivent comme elles peuvent ». Il sagit en effet dun phénomène étonnant, qui inverse totalement léquilibre ancien des pèlerinages diocésains. « Avec à peine 150 adultes dAlsace inscrits, nous nous trouvons vraiment entraînés par ces jeunes de 13-17 ans, et cela dépasse tous les plans pastoraux de nos mouvements chrétiens parfois bien essoufflés », constate Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg qui accompagne le rassemblement. Il est tatoué dun « M » sur son bras, une marque faite à tous avec un tampon encreur lors de louverture du pèlerinage « Je suis personnellement témoin de conversions ici, notamment celle de Mathieu, il y a trois ans, qui ma demandé depuis de laider à grandir dans la foi », dit avec émotion Mgr Kratz. Samedi 25 août, de nombreux jeunes se sont confessés, souvent dans les larmes, après avoir vécu un très original « chemin des saints », le matin, dans la basilique souterraine. En petits groupes de « carrefours », les jeunes ont médité devant les immenses portraits de saints installés dans cette basilique. "Penser aux autres avant de penser à soi" « Jai été touché par ce que le P. Vincent Fleury nous a dit de Thérèse de Lisieux, elle nous ressemble tellement ! », lance Morgan, 18 ans, baptisée après le pèlerinage de 2003. CAP de coiffeuse en poche, elle va coiffer bénévolement les personnes âgées en maison de retraite et résume en peu de mots lessentiel du secret des saints : « penser aux autres avant de penser à soi ». « Ces jeunes découvrent à Lourdes à la fois une relation nouvelle et personnelle avec le Christ et une vie dÉglise. Notre mission est ensuite de les accueillir dans les paroisses et les mouvements. Le pèlerinage est un tremplin, il faut des relais sur le terrain », insiste le P. Marc Schmitt, bras droit de Marie-Marguerite Ancel, tandis que le départ de Lourdes est donné dans la nuit de lundi à mardi en direction de Taizé, pour « une journée sur la colline, à la suite de Frère Roger ». François VAYNE, à Lourdes tiré d'un article publié dans le journal LA CROIX du 28 août 2007
Sur lesplanade de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire, les quelque 800 jeunes du diocèse de Strasbourg forment un grand « M », immortalisé par les photographes, symbolisant le thème de leur pèlerinage cette année : « Aime ». « Ils sont dix fois plus quil y a sept ans », sexclame le P. Saverio Zampa, responsable du Service jeunes des Sanctuaires de Lourdes.
Fondé en lan 2000, dans lélan des JMJ de Paris pour les mineurs qui navaient pas lâge de participer à ces rencontres internationales , le Pèlé-jeunes de Strasbourg sest développé dune manière étonnante. « Le bouche-à-oreille, les jeunes entre eux », explique modestement Marie-Marguerite Ancel, mère de famille, responsable de ces journées de prière, de partage et de fête. Ancienne du Frat, le pèlerinage des lycéens dÎle-de-France, elle a mis son expérience au service du diocèse de Strasbourg à la suite dun déménagement familial. « Nous avons formé un réseau de correspondants dans toutes les zones du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, nous appuyant beaucoup sur les jeunes prêtres qui avaient vécu le pèlerinage comme séminaristes », détaille le P. Franck Guichard, ordonné depuis un an, qui participe à cette rencontre de Lourdes depuis sa première année de séminaire. Un de ces prêtres, Fabien Oppé, est décédé des suites dun cancer à 40 ans, à Noël 2005, après avoir été la « locomotive » de lévénement au plan diocésain, posant partout des passerelles pour dynamiser la pastorale des jeunes Alsaciens. «Il est toujours avec nous, il veille spirituellement sur ce pèlerinage dont le succès a quelque chose de surnaturel», confie Jauffrey Walter, diacre, qui a décidé dentrer au séminaire à la suite du pèlerinage de 2001, après un temps de prière à la grotte. Un phénomène étonnant Fabien Lejeusne, prêtre assomptionniste, considère pour sa part que si le pèlerinage a pris une telle ampleur, cest parce que « ce projet nattend pas les structures, elles suivent comme elles peuvent ». Il sagit en effet dun phénomène étonnant, qui inverse totalement léquilibre ancien des pèlerinages diocésains. « Avec à peine 150 adultes dAlsace inscrits, nous nous trouvons vraiment entraînés par ces jeunes de 13-17 ans, et cela dépasse tous les plans pastoraux de nos mouvements chrétiens parfois bien essoufflés », constate Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg qui accompagne le rassemblement. Il est tatoué dun « M » sur son bras, une marque faite à tous avec un tampon encreur lors de louverture du pèlerinage « Je suis personnellement témoin de conversions ici, notamment celle de Mathieu, il y a trois ans, qui ma demandé depuis de laider à grandir dans la foi », dit avec émotion Mgr Kratz. Samedi 25 août, de nombreux jeunes se sont confessés, souvent dans les larmes, après avoir vécu un très original « chemin des saints », le matin, dans la basilique souterraine. En petits groupes de « carrefours », les jeunes ont médité devant les immenses portraits de saints installés dans cette basilique. "Penser aux autres avant de penser à soi" « Jai été touché par ce que le P. Vincent Fleury nous a dit de Thérèse de Lisieux, elle nous ressemble tellement ! », lance Morgan, 18 ans, baptisée après le pèlerinage de 2003. CAP de coiffeuse en poche, elle va coiffer bénévolement les personnes âgées en maison de retraite et résume en peu de mots lessentiel du secret des saints : « penser aux autres avant de penser à soi ». « Ces jeunes découvrent à Lourdes à la fois une relation nouvelle et personnelle avec le Christ et une vie dÉglise. Notre mission est ensuite de les accueillir dans les paroisses et les mouvements. Le pèlerinage est un tremplin, il faut des relais sur le terrain », insiste le P. Marc Schmitt, bras droit de Marie-Marguerite Ancel, tandis que le départ de Lourdes est donné dans la nuit de lundi à mardi en direction de Taizé, pour « une journée sur la colline, à la suite de Frère Roger ». François VAYNE, à Lourdes tiré d'un article publié dans le journal LA CROIX du 28 août 2007 Actualité
Quatre mille jeunes la semaine dernière pour le Forum des jeunes, 2 000 en juillet pour la session des 25-35 ans, 1 000 pour le deuxième congrès sur ladoration, trois sessions pour les familles rassemblant plusieurs milliers de parents et denfants
Cet été, les sessions internationales de la communauté de lEmmanuel, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), ont fait le plein.
Près de 30 000 personnes au total, venues de France pour les deux tiers mais aussi dune cinquantaine dautres pays, se sont ainsi croisées à lombre du sanctuaire bourguignon. « Nous avons deux grands publics, explique Bruno Georges, chargé de la communication de ces sessions. Dabord, ceux qui sont catholiques et pour qui ces sessions sont un ressourcement pour vivre avec le Seigneur ». Célibataires, couples, veufs ou veuves, voire divorcés remariés à qui, pour la deuxième année, un parcours spécifique a été proposé début août, ceux-là veulent prendre un temps pour se poser dans une optique chrétienne. « Au-delà du paroissien classique, il y a celui, plus occasionnel, qui cherche à compléter ce qui lui manque, note Laurent Landete, responsable des sessions internationales. Et puis, il y a des personnes en recherche qui disent trouver à Paray une Église vivante, avec des liturgies participatives et où lexpérience de Dieu se fait au contact des autres. » "À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps !" Car, à Paray-le-Monial, la dimension de la rencontre est essentielle. « Il y a bien sûr la formation humaine, mais aussi tout ce qui se vit en dehors, notamment dans les temps de service vécus dans la convivialité, explique Laurent Landete. À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps ! » Et de souligner combien cette dimension de relation à lautre est aussi « un moyen de dapprofondir sa relation au Christ ». Avec une approche missionnaire : « Une mission qui noblige pas, précise Laurent Landete. Mais, à travers la découverte de lamour donné par le Christ, on se rend compte de la nécessité daller le révéler à notre tour. Cest cela, la nouvelle évangélisation. » La même expérience a été faite par les 4 000 jeunes du Forum international. « Ils ont découvert que la mission, ce nest pas forcément partir au bout du monde, mais aussi servir là où on habite », résume Pierre-Emmanuel Morel, responsable du Forum avec son épouse Florence. Et si lenvoi de soixante volontaires dans le cadre de la Fidesco, lorgane de coopération de la communauté de lEmmanuel, les a forcément marqués, ils ont aussi été touchés par le témoignage du P. Bernard Murphy : le responsable des franciscains du Bronx, tout en se réjouissant de voir beaucoup de Français à New York, a appelé les jeunes à être missionnaires là où ils sont. « Ça a été un moment fort », souligne Pierre-Emmanuel Morel. "Les familles doivent être rejointes en tant que telles" Autre spécialité des étés à Paray : les familles, pour lesquelles trois sessions étaient organisées. « Nous avons lintuition que les familles doivent être rejointes en tant que telles », explique Laurent Landete, qui a tenu à proposer cette année, à côté des activités propres aux parents et aux enfants, des moments spécifiques où parents et enfants étaient rassemblés. « Sadresser spécifiquement aux familles les aide à grandir », explique-t-il, encore frappé quun père de famille lui ait avoué que cétait la première fois quil jouait avec son fils de 7 ans « Dans un monde où lon a tendance à « caser » les enfants, on oublie la nécessité de cette relation humaine qui fait croître lhomme », déplore-t-il. Lété à peine terminé, lEmmanuel prépare déjà les sessions 2008. En bouleversant le calendrier habituel : habituellement en août, la session « jeunes » aura lieu en juillet, pour permettre à tous ceux qui ne pourront pas aller à Sydney de vivre, en direct, les Journées mondiales de la jeunesse. Nicolas SENEZE Renseignements : www.sanctuaires-paray.com Article tiré du journal LA CROIX du 19 août 2007
Quatre mille jeunes la semaine dernière pour le Forum des jeunes, 2 000 en juillet pour la session des 25-35 ans, 1 000 pour le deuxième congrès sur ladoration, trois sessions pour les familles rassemblant plusieurs milliers de parents et denfants
Cet été, les sessions internationales de la communauté de lEmmanuel, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), ont fait le plein.
Près de 30 000 personnes au total, venues de France pour les deux tiers mais aussi dune cinquantaine dautres pays, se sont ainsi croisées à lombre du sanctuaire bourguignon. « Nous avons deux grands publics, explique Bruno Georges, chargé de la communication de ces sessions. Dabord, ceux qui sont catholiques et pour qui ces sessions sont un ressourcement pour vivre avec le Seigneur ». Célibataires, couples, veufs ou veuves, voire divorcés remariés à qui, pour la deuxième année, un parcours spécifique a été proposé début août, ceux-là veulent prendre un temps pour se poser dans une optique chrétienne. « Au-delà du paroissien classique, il y a celui, plus occasionnel, qui cherche à compléter ce qui lui manque, note Laurent Landete, responsable des sessions internationales. Et puis, il y a des personnes en recherche qui disent trouver à Paray une Église vivante, avec des liturgies participatives et où lexpérience de Dieu se fait au contact des autres. » "À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps !" Car, à Paray-le-Monial, la dimension de la rencontre est essentielle. « Il y a bien sûr la formation humaine, mais aussi tout ce qui se vit en dehors, notamment dans les temps de service vécus dans la convivialité, explique Laurent Landete. À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps ! » Et de souligner combien cette dimension de relation à lautre est aussi « un moyen de dapprofondir sa relation au Christ ». Avec une approche missionnaire : « Une mission qui noblige pas, précise Laurent Landete. Mais, à travers la découverte de lamour donné par le Christ, on se rend compte de la nécessité daller le révéler à notre tour. Cest cela, la nouvelle évangélisation. » La même expérience a été faite par les 4 000 jeunes du Forum international. « Ils ont découvert que la mission, ce nest pas forcément partir au bout du monde, mais aussi servir là où on habite », résume Pierre-Emmanuel Morel, responsable du Forum avec son épouse Florence. Et si lenvoi de soixante volontaires dans le cadre de la Fidesco, lorgane de coopération de la communauté de lEmmanuel, les a forcément marqués, ils ont aussi été touchés par le témoignage du P. Bernard Murphy : le responsable des franciscains du Bronx, tout en se réjouissant de voir beaucoup de Français à New York, a appelé les jeunes à être missionnaires là où ils sont. « Ça a été un moment fort », souligne Pierre-Emmanuel Morel. "Les familles doivent être rejointes en tant que telles" Autre spécialité des étés à Paray : les familles, pour lesquelles trois sessions étaient organisées. « Nous avons lintuition que les familles doivent être rejointes en tant que telles », explique Laurent Landete, qui a tenu à proposer cette année, à côté des activités propres aux parents et aux enfants, des moments spécifiques où parents et enfants étaient rassemblés. « Sadresser spécifiquement aux familles les aide à grandir », explique-t-il, encore frappé quun père de famille lui ait avoué que cétait la première fois quil jouait avec son fils de 7 ans « Dans un monde où lon a tendance à « caser » les enfants, on oublie la nécessité de cette relation humaine qui fait croître lhomme », déplore-t-il. Lété à peine terminé, lEmmanuel prépare déjà les sessions 2008. En bouleversant le calendrier habituel : habituellement en août, la session « jeunes » aura lieu en juillet, pour permettre à tous ceux qui ne pourront pas aller à Sydney de vivre, en direct, les Journées mondiales de la jeunesse. Nicolas SENEZE Renseignements : www.sanctuaires-paray.com Article tiré du journal LA CROIX du 19 août 2007 Actualité
Plus de cent personnes, des jeunes musiciens et musiciennes, des amis et amies, des prêtres du Séminaire de Québec et plusieurs jeunes de 18 à 35 ans remplissait le lieu. Après une bêve présentation par monsieur Dany Dubois, adjoint du directeur de Québec Ixthus, centre d'évangélisation du Séminaire de Québec, un spectacle a suivi pendant que les invités faisaient plus ample connaissance et pouvaient acheter le nouveau CD.
Liste des artisans ayant contribué à cet album PISTES 1. Shalom (Julie Rousseau) 4:52 2. SomeShine (Daniel Lemay) 4:20 3. Les enfants de la guerre (Marianne Legendre) 4:10 4. Jean qui pleure (Pascale Rochette) 2:45 5. Far away (Stéphanie DeCorby) 4:35 6. Un blues au paradis (Maraudeur) 3:39 7. La rivière est sortie de son lit (Louis-Martin Lanthier) 4:42 8. Élève ta voix (Joanie Roberge-Dion) 3:51 9. Heureux (Samuel Caron) 2:58 10. Astres (Marc-André Lebon) 3:21 11. Ma musique (Jean-François Prévost) 3:44 12. The Best Sailor (Guillaume Cyr) 5:02 13. Frères d'aide humanitaire (Maraudeur) 3:07 PRODUIT PAR Québec Ixhtus GRÂCE À LA CONTRIBUTION DU Séminaire de Québec Pour écouter un medley des chansons cliquez ici Pour voir la galerie d'images du lancement cliquez ici Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Plus de cent personnes, des jeunes musiciens et musiciennes, des amis et amies, des prêtres du Séminaire de Québec et plusieurs jeunes de 18 à 35 ans remplissait le lieu. Après une bêve présentation par monsieur Dany Dubois, adjoint du directeur de Québec Ixthus, centre d'évangélisation du Séminaire de Québec, un spectacle a suivi pendant que les invités faisaient plus ample connaissance et pouvaient acheter le nouveau CD.
Liste des artisans ayant contribué à cet album PISTES 1. Shalom (Julie Rousseau) 4:52 2. SomeShine (Daniel Lemay) 4:20 3. Les enfants de la guerre (Marianne Legendre) 4:10 4. Jean qui pleure (Pascale Rochette) 2:45 5. Far away (Stéphanie DeCorby) 4:35 6. Un blues au paradis (Maraudeur) 3:39 7. La rivière est sortie de son lit (Louis-Martin Lanthier) 4:42 8. Élève ta voix (Joanie Roberge-Dion) 3:51 9. Heureux (Samuel Caron) 2:58 10. Astres (Marc-André Lebon) 3:21 11. Ma musique (Jean-François Prévost) 3:44 12. The Best Sailor (Guillaume Cyr) 5:02 13. Frères d'aide humanitaire (Maraudeur) 3:07 PRODUIT PAR Québec Ixhtus GRÂCE À LA CONTRIBUTION DU Séminaire de Québec Pour écouter un medley des chansons cliquez ici Pour voir la galerie d'images du lancement cliquez ici Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
Lors dune récente rencontre des autorités du Séminaire avec la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, celle-ci présentait les transformations qui résulteront de la décision du Gouvernement du Québec de loger le Centre de la francophonie des Amériques au Musée de l'Amérique française, situé sur le site historique du Séminaire de Québec.
Selon madame Simard : «Le Gouvernement du Québec ne pouvait choisir meilleur endroit pour réaliser ce projet. Un choix tout à fait naturel, cohérent et bénéfique aux deux institutions » Le Musée de l'Amérique française est le tout premier musée créé au pays, en 1806, sur le site du Séminaire de Québec par les prêtres du Séminaire. C'est un lieu de savoir chargé d'histoire. En 1995, il a été intégré au complexe muséologique du Musée de la civilisation. Le Musée de l'Amérique française est voué, d'abord et avant tout, à l'histoire. Ses riches collections sont des traces tangibles et souvent vibrantes des faits marquants de notre culture francophone et des liens qui nous unissent à la France et aux millions de personnes de souche française habitant maintenant l'Amérique du Nord. Le Musée est aussi un important lieu de recherche par le biais de son Centre de référence de l'Amérique française qui contient toutes les archives du Séminaire de Québec et qui rayonne déjà à l'extérieur du Québec. Le gouvernement français a mis en marche un concours pour dessiner les plans du Centre de la Francophonie des Amériques. Cest un jeune architecte réputé qui sera chargé de la transformation du Pavillon Guillaume-Couillard. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 pour se terminer en avril 2008. On pense aussi à intégrer lédifice du 2, de la Fabrique dans le projet de rénovation du parc du monument Taschereau en face de la Cathédrale que Mme Boucher, la mairesse de Québec, encourage. On y referait tout laménagement paysager et on procéderait à un éclairage selon une conception nouvelle de « sculpture de la lumière » avec des variantes évènementielles. Ce sera un beau cadeau pour le 400e de Québec et le 300e du décès de François de Laval.
Lors dune récente rencontre des autorités du Séminaire avec la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, celle-ci présentait les transformations qui résulteront de la décision du Gouvernement du Québec de loger le Centre de la francophonie des Amériques au Musée de l'Amérique française, situé sur le site historique du Séminaire de Québec.
Selon madame Simard : «Le Gouvernement du Québec ne pouvait choisir meilleur endroit pour réaliser ce projet. Un choix tout à fait naturel, cohérent et bénéfique aux deux institutions » Le Musée de l'Amérique française est le tout premier musée créé au pays, en 1806, sur le site du Séminaire de Québec par les prêtres du Séminaire. C'est un lieu de savoir chargé d'histoire. En 1995, il a été intégré au complexe muséologique du Musée de la civilisation. Le Musée de l'Amérique française est voué, d'abord et avant tout, à l'histoire. Ses riches collections sont des traces tangibles et souvent vibrantes des faits marquants de notre culture francophone et des liens qui nous unissent à la France et aux millions de personnes de souche française habitant maintenant l'Amérique du Nord. Le Musée est aussi un important lieu de recherche par le biais de son Centre de référence de l'Amérique française qui contient toutes les archives du Séminaire de Québec et qui rayonne déjà à l'extérieur du Québec. Le gouvernement français a mis en marche un concours pour dessiner les plans du Centre de la Francophonie des Amériques. Cest un jeune architecte réputé qui sera chargé de la transformation du Pavillon Guillaume-Couillard. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 pour se terminer en avril 2008. On pense aussi à intégrer lédifice du 2, de la Fabrique dans le projet de rénovation du parc du monument Taschereau en face de la Cathédrale que Mme Boucher, la mairesse de Québec, encourage. On y referait tout laménagement paysager et on procéderait à un éclairage selon une conception nouvelle de « sculpture de la lumière » avec des variantes évènementielles. Ce sera un beau cadeau pour le 400e de Québec et le 300e du décès de François de Laval. Actualité
Stéphane Baillargeon dans l'édition du journal Le Devoir du samedi 14 et du dimanche 15 avril 2007 informe le grand public que le Canada propose d'inscrire le Fonds du Séminaire de Québec au registre Mémoire du monde.
Il explique que le programme Mémoire du monde de l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, sensibilise la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire de l'humanité Le registre créé en 1995 protège déjà quelque 120 inscriptions officielles appartenant à 56 pays, dont la partition de la 9e Symphonie de Beethoven (Allemagne), des codex précolombiens (Mexique) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-1791 (France). Le Royaume-Uni a fait reconnaître le film La Bataille de la Somme de 1916 et l'Uruguay, les disques originaux de Carlos Gardel (1913-1935). Pour l'instant, continue Stéphane Baillargeon, aucun document canadien ne figure dans cette arche de Noé de la richesse et de la diversité documentaires. «Ce serait évidemment formidable de recevoir la bonne nouvelle de l'inscription au registre à la veille du 400e anniversaire de Québec», commente Danielle Aubin, directrice du service des archives historiques et de la documentation du Musée de la civilisation. Le Fonds du Séminaire est intégré au Centre de référence de l'Amérique française administré par le Musée de la civilisation. Comme on le sait l'arrondissement du Vieux Québec où le site du Séminaire de Québec occupe une place importante a été reconnu comme Patrimoine mondial par l'ONU en 1985. Ce serai une reconnaissance du même genre que l'UNESCO donnerait au Fonds du Séminaire le considérant comme Patrimoine mondial sur le plan documentaire. Mme Aubin pilote le dossier de la reconnaissance internationale du Fonds du Séminaire depuis l'an dernier. La proposition déposée à la fin de 2006 concerne des documents du XVe au XVIIIe siècle. «En côtoyant ces archives tous les jours, on prend encore mieux conscience de leur importance, dit la directrice. On y retrouve des documents religieux, bien sûr, mais aussi une partie de notre histoire sociale, économique et politique.» On sait que le Séminaire de Québec fut fondée en 1663 par Mgr François de Laval dans le but de former les prêtres et d'évangéliser les Amérindiens de l'immense diocèse de Québec, qui couvrait alors l'ensemble de l'Amérique du Nord. Les archives renferment entre autres les documents du Régime français (1534-1763) et des premières années du Régime anglais (1763-1800). Mais en quoi ce fonds capital pour le Québec et le Canada présente-t-il un intérêt patrimonial universel? Après tout, il s'agit bien de figurer sur la même liste que De revolutionibus libri sex de Copernic. «Nos archives témoignent d'un moment charnière de rencontre des civilisations et du développement de l'humanité, répond Mme Aubin. Nos archives rappellent qu'à partir de l'arrivée des Français, une nouvelle entité sociale s'est développée sur le continent.» Le Séminaire de Québec En 1663, la Nouvelle-France est déjà une société embryonnaire, une colonie qui sarticule autour de la traite des fourrures. Ce pays neuf cherche son identité à travers les relations conflictuelles avec les populations autochtones et les préoccupations de la France sur son mode de vie, sa langue, sa religion, son éducation. Cest aussi lannée de la fondation du Séminaire de Québec, édifié en plein cur de la colonie, par Mgr François de Laval. Des individus ont vécu dans ces solides murs de pierre, y ont réfléchi, ont éduqué, défendu leurs droits et ceux des autres. Ils ont été préoccupés et inquiets, ils ont ri et pleuré; ils ont participé à lévolution de notre société à et lécriture de notre histoire. Au delà du rôle historique joué par lInstitution, le Séminaire de Québec a constitué un patrimoine historique exceptionnel au cours de ses trois siècles dhistoire. Le Séminaire a conservé un des lieux historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Installés sur le site depuis larrivée de Monseigneur de Laval en 1663, les prêtres ont perpétué la tradition dexcellence de la maison denseignement. Bien sûr, on y a formé des prêtres, mais on y a surtout formé le noyau dune nouvelle élite canadienne qui allait occuper la plupart des structures politiques et économiques du pays. Dans les premières décennies de son histoire, le Séminaire est appelé à desservir par ses prêtres la plupart des paroisses fondées le long du Saint-Laurent. À la fin du XVIIe siècle, les archives comprennent les documents essentiels de lInstitution et de ses uvres : actes de fondation, livres de comptes de ladministration du Grand et du Petit Séminaire, documents des missions dAcadie et du Mississippi ainsi que des paroisses le long du Saint-Laurent desservies par le clergé du Séminaire. Cest donc dire que les documents conservés par le Centre de référence de lAmérique française font largement écho à la vie de cette communauté ainsi quau développement et au rayonnement des francophones sur le territoire de lAmérique du Nord du XVIIe au XXe siècle. Fait inusité pour un centre darchives, les archives du Séminaire de Québec font partie intégrante des collections dont le Musée de la civilisation assure la gestion. Elles y sont associées à une importante collection dobjets darts, dobjets ethno-historiques, dobjets scientifiques, dartefacts archéologiques ainsi quà une bibliothèque de livres anciens comptant plus de 180 000 ouvrages. Ces diverses collections ont été constituées, cest important de le préciser, de façon cohérente dans le cadre des activités du Séminaire de Québec. Comme lhistoire de cette institution ne peut être dissociée de celle de la société au sein de laquelle elle uvre depuis plus de trois cents ans, on peut dire que les collections reflètent non seulement le développement du Séminaire, mais également celui de la société québécoise toute entière. Dans ce contexte particulier, les archives du Séminaire prennent une importance particulière puisquelles détiennent un triple potentiel informationnel en tant que témoin de lhistoire des francophones en Amérique, en tant que source pour la recherche historique et en tant que documents muséologiques. Description du Fonds Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800 Dès leur arrivée en 1663, l'apport du Séminaire de Québec et de ses prêtres à la vie religieuse, intellectuelle, culturelle et sociale à la Nouvelle-France est immense, comme en témoignent les nombreux documents qu'ils ont su conserver et protéger depuis. Parmi les documents du fonds d'archives du Séminaire de Québec identifiés pour la présente proposition, nous avons procédé à un choix sélectif basé sur des critères de période et d'événements. Les documents sélectionnés sont les plus représentatifs et significatifs du développement de la colonie, de la ville de Québec, de la société québécoise et canadienne. Neuf séries et sous-séries du fonds d'archives font l'objet de proposition parmi les vingt-six séries et sous-séries qui composent le fonds. Elles réfèrent à un espace-temps nord-américain, d'origine française, qui au fil des siècles deviendra l'un des grands pays de ce monde. Les dates fixant les paramètres temporels du corpus sont de 1623 pour les balbutiements de ce nouveau monde et de 1800 pour la fin du Régime français et la prise de possession de la colonie par l'Angleterre. Ces documents authentiques, uniques, évocateurs et très recherchés pour la compréhension du développement social québécois et canadien se retrouvent dans les séries et sous-séries suivantes : (Annexe 1 : description détaillée) SME 1 : La fondation du Séminaire de Québec et ses uvres Chartes, lettres patentes, actes de fondation, règlements, directoires, coutumiers, listes des premiers officiers, conventions entre Mgr de Laval (fondateur du Séminaire et premier évêque catholique du Canada) et le Séminaire des missions étrangères de Paris. SME 2 : L'administration au Séminaire de Québec Journal du Séminaire (décrivant les allées et venues quotidiennes ainsi que les événements marquants du Séminaire et de la société en général), procès-verbaux, séances de conseils, correspondance avec Colbert, Louis XIV et Mgr de Laval. SME 2.1 : La correspondance précieuse Lettres envoyées et reçues de monarques (les rois de France Louis XIV et Louis XV, les reines de France Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Autriche), de papes (Alexandre VII, Innocent XI, Innocent XIII, Clément X), de ministres de France (Richelieu, Colbert, Maurepas), de gouverneurs et fondateurs de la Nouvelle-France (le comte Buade de Frontenac, Chomedey de Maisonneuve, le comte d'Argenson, le marquis de Vaudreuil, Jeanne Mance). SME 4 : Les livres de comptes, les fondations et les donations Ces documents - factures, livres de comptes, grands-livres, journaux généraux, registres de terriers et de censiers - témoignent dans le détail des modes de gestion des ressources financières et des propriétés du Séminaire, notamment de ses fiefs et seigneuries. Ils contiennent entre autres la description, la quantité, la provenance et les prix de tous les articles importés et mis en circulation dans la colonie par les soins du Séminaire. SME 5 : Les propriétés et les seigneuries Acquisitions, titres de propriétés, aveux et dénombrements, plans, résumés de cadastres et autres documents témoignent de l'activité foncière du deuxième plus important propriétaire foncier de la Nouvelle-France. SME 6 : La défense des droits Documents permettant aux officiers d'établir les droits et privilèges du Séminaire en tant que propriétaire foncier, seigneur et administrateur. SME 12 : Le rayonnement spirituel Correspondance et documents rendant compte de l'organisation du territoire, actes d'érection de cures et documents relatifs au Diocèse de Québec, aux missions en Acadie et au Mississippi, aux surs de la Congrégation de Notre-Dame, aux paroisses et aux évêques. SME 13 : La collection de manuscrits Notes de cours olographes (droit civil, physique, chimie, droit canonique, théologie, histoire, rhétorique, médecine, astronomie, belles-lettres, architecture, arithmétique et philosophie), dictionnaires, catéchismes et chants amérindiens, documents historiques. Note : Certains de ces documents ont été acquis par don ou par legs. SME 15 : La collection de cartes et plans Cartes géographiques, plans de villes, de villages, de missions et de bâtiments, rendant compte de l'exploration, de la circulation et de l'implantation des populations sur tout le continent; ces documents complètent et expliquent les documents textuels. Provenance Les documents ont été produits par les officiers et les membres du Séminaire de Québec, par leurs correspondants en France, à Rome et dans les missions, ainsi que par les autorités civiles et judiciaires de la métropole et de la colonie. État de conservation L'état de conservation des documents du fonds d'archives est excellent. Les prêtres du Séminaire et maintenant le personnel du Musée de la civilisation se sont toujours préoccupés d'assurer la pérennité des supports physiques d'information ainsi que l'intégrité des précieux contenus qui y sont consignés. Diverses interventions de préservation et de conservation ont été effectuées depuis 1995 et les documents en annexes en font foi. État physique Analyse ou évaluation, état physique. Caractéristique du document. Gauthier, Francine. Évaluation globale des installations, des procédures, des pratiques et des documents du Service des archives historiques et de documentation du Musée de la civilisation. Québec, mars 1997, 44 pages. Annexe 4 Politique et procédures de préservation des fonds et des collections du Service des archives et de la documentation. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, mars 1998. Annexe 6 Documentation visuelle Des représentations photographiques des réserves (magasins) de conservation pour les documents textuels et les manuscrits vous sont présentées en annexe. Les boîtiers de couleur blanche sont des contenants en polypropylène ondulé (coroplast), carton en résidu non acide, confectionnés sur mesure pour tous les documents rares et fragiles. Annexes 8 et 9 (page 4 seulement) Bibliographie Courchesne, Marie-Josée et Chantal Michaud. Plus de trois siècles d'histoire à découvrir. Les archives du Séminaire de Québec. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 1998, 175 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Les collections). Annexe 10 Baillargeon, Noël. Les missions du Séminaire de Québec dans la vallée du Mississippi, 1698-1699. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 2002, 105 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Collections et Archives). Annexe 11 Exposition permanente L'uvre du Séminaire de Québec présentée depuis le 4 mai 2005 au Musée de l'Amérique française. Exposition permanente Des saisons en Nouvelle-France présentée sur le site Web du Musée depuis septembre 2005. www.mcq.org/Nouvelle-France/index.html Pour voir la proposition de sur le site de Mémoire du monde cliquez ici.
Stéphane Baillargeon dans l'édition du journal Le Devoir du samedi 14 et du dimanche 15 avril 2007 informe le grand public que le Canada propose d'inscrire le Fonds du Séminaire de Québec au registre Mémoire du monde.
Il explique que le programme Mémoire du monde de l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, sensibilise la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire de l'humanité Le registre créé en 1995 protège déjà quelque 120 inscriptions officielles appartenant à 56 pays, dont la partition de la 9e Symphonie de Beethoven (Allemagne), des codex précolombiens (Mexique) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-1791 (France). Le Royaume-Uni a fait reconnaître le film La Bataille de la Somme de 1916 et l'Uruguay, les disques originaux de Carlos Gardel (1913-1935). Pour l'instant, continue Stéphane Baillargeon, aucun document canadien ne figure dans cette arche de Noé de la richesse et de la diversité documentaires. «Ce serait évidemment formidable de recevoir la bonne nouvelle de l'inscription au registre à la veille du 400e anniversaire de Québec», commente Danielle Aubin, directrice du service des archives historiques et de la documentation du Musée de la civilisation. Le Fonds du Séminaire est intégré au Centre de référence de l'Amérique française administré par le Musée de la civilisation. Comme on le sait l'arrondissement du Vieux Québec où le site du Séminaire de Québec occupe une place importante a été reconnu comme Patrimoine mondial par l'ONU en 1985. Ce serai une reconnaissance du même genre que l'UNESCO donnerait au Fonds du Séminaire le considérant comme Patrimoine mondial sur le plan documentaire. Mme Aubin pilote le dossier de la reconnaissance internationale du Fonds du Séminaire depuis l'an dernier. La proposition déposée à la fin de 2006 concerne des documents du XVe au XVIIIe siècle. «En côtoyant ces archives tous les jours, on prend encore mieux conscience de leur importance, dit la directrice. On y retrouve des documents religieux, bien sûr, mais aussi une partie de notre histoire sociale, économique et politique.» On sait que le Séminaire de Québec fut fondée en 1663 par Mgr François de Laval dans le but de former les prêtres et d'évangéliser les Amérindiens de l'immense diocèse de Québec, qui couvrait alors l'ensemble de l'Amérique du Nord. Les archives renferment entre autres les documents du Régime français (1534-1763) et des premières années du Régime anglais (1763-1800). Mais en quoi ce fonds capital pour le Québec et le Canada présente-t-il un intérêt patrimonial universel? Après tout, il s'agit bien de figurer sur la même liste que De revolutionibus libri sex de Copernic. «Nos archives témoignent d'un moment charnière de rencontre des civilisations et du développement de l'humanité, répond Mme Aubin. Nos archives rappellent qu'à partir de l'arrivée des Français, une nouvelle entité sociale s'est développée sur le continent.» Le Séminaire de Québec En 1663, la Nouvelle-France est déjà une société embryonnaire, une colonie qui sarticule autour de la traite des fourrures. Ce pays neuf cherche son identité à travers les relations conflictuelles avec les populations autochtones et les préoccupations de la France sur son mode de vie, sa langue, sa religion, son éducation. Cest aussi lannée de la fondation du Séminaire de Québec, édifié en plein cur de la colonie, par Mgr François de Laval. Des individus ont vécu dans ces solides murs de pierre, y ont réfléchi, ont éduqué, défendu leurs droits et ceux des autres. Ils ont été préoccupés et inquiets, ils ont ri et pleuré; ils ont participé à lévolution de notre société à et lécriture de notre histoire. Au delà du rôle historique joué par lInstitution, le Séminaire de Québec a constitué un patrimoine historique exceptionnel au cours de ses trois siècles dhistoire. Le Séminaire a conservé un des lieux historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Installés sur le site depuis larrivée de Monseigneur de Laval en 1663, les prêtres ont perpétué la tradition dexcellence de la maison denseignement. Bien sûr, on y a formé des prêtres, mais on y a surtout formé le noyau dune nouvelle élite canadienne qui allait occuper la plupart des structures politiques et économiques du pays. Dans les premières décennies de son histoire, le Séminaire est appelé à desservir par ses prêtres la plupart des paroisses fondées le long du Saint-Laurent. À la fin du XVIIe siècle, les archives comprennent les documents essentiels de lInstitution et de ses uvres : actes de fondation, livres de comptes de ladministration du Grand et du Petit Séminaire, documents des missions dAcadie et du Mississippi ainsi que des paroisses le long du Saint-Laurent desservies par le clergé du Séminaire. Cest donc dire que les documents conservés par le Centre de référence de lAmérique française font largement écho à la vie de cette communauté ainsi quau développement et au rayonnement des francophones sur le territoire de lAmérique du Nord du XVIIe au XXe siècle. Fait inusité pour un centre darchives, les archives du Séminaire de Québec font partie intégrante des collections dont le Musée de la civilisation assure la gestion. Elles y sont associées à une importante collection dobjets darts, dobjets ethno-historiques, dobjets scientifiques, dartefacts archéologiques ainsi quà une bibliothèque de livres anciens comptant plus de 180 000 ouvrages. Ces diverses collections ont été constituées, cest important de le préciser, de façon cohérente dans le cadre des activités du Séminaire de Québec. Comme lhistoire de cette institution ne peut être dissociée de celle de la société au sein de laquelle elle uvre depuis plus de trois cents ans, on peut dire que les collections reflètent non seulement le développement du Séminaire, mais également celui de la société québécoise toute entière. Dans ce contexte particulier, les archives du Séminaire prennent une importance particulière puisquelles détiennent un triple potentiel informationnel en tant que témoin de lhistoire des francophones en Amérique, en tant que source pour la recherche historique et en tant que documents muséologiques. Description du Fonds Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800 Dès leur arrivée en 1663, l'apport du Séminaire de Québec et de ses prêtres à la vie religieuse, intellectuelle, culturelle et sociale à la Nouvelle-France est immense, comme en témoignent les nombreux documents qu'ils ont su conserver et protéger depuis. Parmi les documents du fonds d'archives du Séminaire de Québec identifiés pour la présente proposition, nous avons procédé à un choix sélectif basé sur des critères de période et d'événements. Les documents sélectionnés sont les plus représentatifs et significatifs du développement de la colonie, de la ville de Québec, de la société québécoise et canadienne. Neuf séries et sous-séries du fonds d'archives font l'objet de proposition parmi les vingt-six séries et sous-séries qui composent le fonds. Elles réfèrent à un espace-temps nord-américain, d'origine française, qui au fil des siècles deviendra l'un des grands pays de ce monde. Les dates fixant les paramètres temporels du corpus sont de 1623 pour les balbutiements de ce nouveau monde et de 1800 pour la fin du Régime français et la prise de possession de la colonie par l'Angleterre. Ces documents authentiques, uniques, évocateurs et très recherchés pour la compréhension du développement social québécois et canadien se retrouvent dans les séries et sous-séries suivantes : (Annexe 1 : description détaillée) SME 1 : La fondation du Séminaire de Québec et ses uvres Chartes, lettres patentes, actes de fondation, règlements, directoires, coutumiers, listes des premiers officiers, conventions entre Mgr de Laval (fondateur du Séminaire et premier évêque catholique du Canada) et le Séminaire des missions étrangères de Paris. SME 2 : L'administration au Séminaire de Québec Journal du Séminaire (décrivant les allées et venues quotidiennes ainsi que les événements marquants du Séminaire et de la société en général), procès-verbaux, séances de conseils, correspondance avec Colbert, Louis XIV et Mgr de Laval. SME 2.1 : La correspondance précieuse Lettres envoyées et reçues de monarques (les rois de France Louis XIV et Louis XV, les reines de France Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Autriche), de papes (Alexandre VII, Innocent XI, Innocent XIII, Clément X), de ministres de France (Richelieu, Colbert, Maurepas), de gouverneurs et fondateurs de la Nouvelle-France (le comte Buade de Frontenac, Chomedey de Maisonneuve, le comte d'Argenson, le marquis de Vaudreuil, Jeanne Mance). SME 4 : Les livres de comptes, les fondations et les donations Ces documents - factures, livres de comptes, grands-livres, journaux généraux, registres de terriers et de censiers - témoignent dans le détail des modes de gestion des ressources financières et des propriétés du Séminaire, notamment de ses fiefs et seigneuries. Ils contiennent entre autres la description, la quantité, la provenance et les prix de tous les articles importés et mis en circulation dans la colonie par les soins du Séminaire. SME 5 : Les propriétés et les seigneuries Acquisitions, titres de propriétés, aveux et dénombrements, plans, résumés de cadastres et autres documents témoignent de l'activité foncière du deuxième plus important propriétaire foncier de la Nouvelle-France. SME 6 : La défense des droits Documents permettant aux officiers d'établir les droits et privilèges du Séminaire en tant que propriétaire foncier, seigneur et administrateur. SME 12 : Le rayonnement spirituel Correspondance et documents rendant compte de l'organisation du territoire, actes d'érection de cures et documents relatifs au Diocèse de Québec, aux missions en Acadie et au Mississippi, aux surs de la Congrégation de Notre-Dame, aux paroisses et aux évêques. SME 13 : La collection de manuscrits Notes de cours olographes (droit civil, physique, chimie, droit canonique, théologie, histoire, rhétorique, médecine, astronomie, belles-lettres, architecture, arithmétique et philosophie), dictionnaires, catéchismes et chants amérindiens, documents historiques. Note : Certains de ces documents ont été acquis par don ou par legs. SME 15 : La collection de cartes et plans Cartes géographiques, plans de villes, de villages, de missions et de bâtiments, rendant compte de l'exploration, de la circulation et de l'implantation des populations sur tout le continent; ces documents complètent et expliquent les documents textuels. Provenance Les documents ont été produits par les officiers et les membres du Séminaire de Québec, par leurs correspondants en France, à Rome et dans les missions, ainsi que par les autorités civiles et judiciaires de la métropole et de la colonie. État de conservation L'état de conservation des documents du fonds d'archives est excellent. Les prêtres du Séminaire et maintenant le personnel du Musée de la civilisation se sont toujours préoccupés d'assurer la pérennité des supports physiques d'information ainsi que l'intégrité des précieux contenus qui y sont consignés. Diverses interventions de préservation et de conservation ont été effectuées depuis 1995 et les documents en annexes en font foi. État physique Analyse ou évaluation, état physique. Caractéristique du document. Gauthier, Francine. Évaluation globale des installations, des procédures, des pratiques et des documents du Service des archives historiques et de documentation du Musée de la civilisation. Québec, mars 1997, 44 pages. Annexe 4 Politique et procédures de préservation des fonds et des collections du Service des archives et de la documentation. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, mars 1998. Annexe 6 Documentation visuelle Des représentations photographiques des réserves (magasins) de conservation pour les documents textuels et les manuscrits vous sont présentées en annexe. Les boîtiers de couleur blanche sont des contenants en polypropylène ondulé (coroplast), carton en résidu non acide, confectionnés sur mesure pour tous les documents rares et fragiles. Annexes 8 et 9 (page 4 seulement) Bibliographie Courchesne, Marie-Josée et Chantal Michaud. Plus de trois siècles d'histoire à découvrir. Les archives du Séminaire de Québec. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 1998, 175 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Les collections). Annexe 10 Baillargeon, Noël. Les missions du Séminaire de Québec dans la vallée du Mississippi, 1698-1699. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 2002, 105 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Collections et Archives). Annexe 11 Exposition permanente L'uvre du Séminaire de Québec présentée depuis le 4 mai 2005 au Musée de l'Amérique française. Exposition permanente Des saisons en Nouvelle-France présentée sur le site Web du Musée depuis septembre 2005. www.mcq.org/Nouvelle-France/index.html Pour voir la proposition de sur le site de Mémoire du monde cliquez ici. Actualité
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.
Un regard précieux Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à larchevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 ). Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. Cest un portrait réussi, vu de lintérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de lexcellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui lon doit un livre sur lami juif denfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin. Une lumière inédite Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de lhistoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne , des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme. Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait lÉglise (la repentance de lan 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers lévêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut dune biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II. Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007. Un humour certain L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel. Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici". Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com Quelque révélations inédites glanées ça et là: - Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger. - Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort". - Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz. - Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut. L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007. Voici la dépêche de ZENIT: Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression « Une vie avec Karol » ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) Le livre de larchevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien. En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusquà sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se lest arraché en quelques jours. En Italie, léditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine. Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur lavancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant quelle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais. Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours.
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.
Un regard précieux Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à larchevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 ). Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. Cest un portrait réussi, vu de lintérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de lexcellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui lon doit un livre sur lami juif denfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin. Une lumière inédite Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de lhistoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne , des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme. Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait lÉglise (la repentance de lan 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers lévêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut dune biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II. Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007. Un humour certain L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel. Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici". Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com Quelque révélations inédites glanées ça et là: - Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger. - Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort". - Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz. - Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut. L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007. Voici la dépêche de ZENIT: Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression « Une vie avec Karol » ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) Le livre de larchevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien. En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusquà sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se lest arraché en quelques jours. En Italie, léditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine. Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur lavancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant quelle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais. Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours. Actualité
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés
A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones dombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans lÉglise catholique a-t-il pu faillir ? Lorsque lon remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de lépiscopat polonais, la personnalité fragile de lévêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux. Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure secrète est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage lépiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce quil est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à lépiscopat. Le nonce, parce que, lorsquun siège est vacant, cest à lui que revient la charge dune enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger dautres. Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement dautres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir lenquête et trouver « lhomme juste », il reprend lenquête et questionne de nouveau les évêques. Les pays sensibles traités directement au Vatican La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires danciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de lAmérique latine), à la Congrégation pour lévangélisation des peuples. Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie dÉtat, au plus haut niveau du Vatican. Cest encore le cas de la Chine. Et cétait, jusquà très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce nest quen 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusquà cette date, donc, les nominations dévêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie dÉtat, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ». Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce na pas jugé bon de faire une demande à lÉtat polonais des archives pourtant accessibles Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation. Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques sarrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape. Au pape revient la décision finale Cest au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément denquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination dun évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus dun an, impliquant toute léchelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, lélu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles nont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force dinertie importante, et ne sadapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à léchelle de Rome, ce nest rien ! Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus dun an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives souvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de lÉglise », explique un responsable romain. Procédure allégée pour un candidat déjà évêque De plus, ces contrôles sont importants lorsque lon nomme un nouvel évêque, qui fait lobjet dune enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et quil sagit seulement dun transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à lépoque par Jean-Paul II. De plus, le nonce, qui constitue, on la vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de lépoque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourdhui à Rome, ce nest pas le meilleur moyen de garantir son objectivité Sajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter dimpliquer le pape. Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement". Isabelle DE GAULMYN, à Rome Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés
A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones dombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans lÉglise catholique a-t-il pu faillir ? Lorsque lon remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de lépiscopat polonais, la personnalité fragile de lévêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux. Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure secrète est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage lépiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce quil est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à lépiscopat. Le nonce, parce que, lorsquun siège est vacant, cest à lui que revient la charge dune enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger dautres. Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement dautres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir lenquête et trouver « lhomme juste », il reprend lenquête et questionne de nouveau les évêques. Les pays sensibles traités directement au Vatican La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires danciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de lAmérique latine), à la Congrégation pour lévangélisation des peuples. Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie dÉtat, au plus haut niveau du Vatican. Cest encore le cas de la Chine. Et cétait, jusquà très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce nest quen 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusquà cette date, donc, les nominations dévêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie dÉtat, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ». Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce na pas jugé bon de faire une demande à lÉtat polonais des archives pourtant accessibles Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation. Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques sarrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape. Au pape revient la décision finale Cest au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément denquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination dun évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus dun an, impliquant toute léchelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, lélu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles nont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force dinertie importante, et ne sadapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à léchelle de Rome, ce nest rien ! Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus dun an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives souvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de lÉglise », explique un responsable romain. Procédure allégée pour un candidat déjà évêque De plus, ces contrôles sont importants lorsque lon nomme un nouvel évêque, qui fait lobjet dune enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et quil sagit seulement dun transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à lépoque par Jean-Paul II. De plus, le nonce, qui constitue, on la vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de lépoque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourdhui à Rome, ce nest pas le meilleur moyen de garantir son objectivité Sajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter dimpliquer le pape. Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement". Isabelle DE GAULMYN, à Rome Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007 Actualité
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).
Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin dêtre superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate nest pas à labri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de laccueil na pas tardé à réchauffer les plus frileux. Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes environ 40.000 dune trentaine de pays ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de lAveyron ne tarissent pas déloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.» «Laccueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de léquipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. Dautres sont réfugiées. «Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail dorganisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. Dailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou lautre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.» Aux sources de lÉvangile par la prière Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville dEurope par la communauté cuménique de Taizé, se veulent à limage des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de lÉvangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir lespérance. Beaucoup de jeunes sinterrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté. «Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à lémigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie et pourtant nombreux sont les signes despérance. Ces jours-ci, il nous est donné den voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible lunité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.» Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance lavenir : le leur, lavenir des sociétés et celui de lÉglise». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique doctobre. Laprès-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; dautres découvraient le folklore croate ou lÉglise orthodoxe serbe ; dautres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité La même passion de la réconciliation Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, la aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de lArche dAmbleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix. Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «Lidée est la même, analyse Julien, cest de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.» «Sans les frères, on naurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» dhier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne sagit pas doublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais lÉvangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.» Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de lunité et de la paix lanime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise denvoi et en leur confiant une copie dune icône copte de lamitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de lÉglise. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève. Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie) Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).
Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin dêtre superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate nest pas à labri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de laccueil na pas tardé à réchauffer les plus frileux. Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes environ 40.000 dune trentaine de pays ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de lAveyron ne tarissent pas déloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.» «Laccueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de léquipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. Dautres sont réfugiées. «Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail dorganisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. Dailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou lautre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.» Aux sources de lÉvangile par la prière Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville dEurope par la communauté cuménique de Taizé, se veulent à limage des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de lÉvangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir lespérance. Beaucoup de jeunes sinterrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté. «Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à lémigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie et pourtant nombreux sont les signes despérance. Ces jours-ci, il nous est donné den voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible lunité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.» Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance lavenir : le leur, lavenir des sociétés et celui de lÉglise». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique doctobre. Laprès-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; dautres découvraient le folklore croate ou lÉglise orthodoxe serbe ; dautres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité La même passion de la réconciliation Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, la aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de lArche dAmbleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix. Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «Lidée est la même, analyse Julien, cest de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.» «Sans les frères, on naurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» dhier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne sagit pas doublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais lÉvangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.» Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de lunité et de la paix lanime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise denvoi et en leur confiant une copie dune icône copte de lamitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de lÉglise. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève. Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie) Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007 |
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