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Actualité
En début de semaine, il terminait un stage en tant qu'intervenant en pastorale au camp musical des cadets de Saint-Gabriel-de-Valcartier. Les campeurs l'appellent affectueusement « le Padre ». Un surnom qu'il aime bien, puisqu'il a choisi de devenir prêtre.
Cet ancien mécanicien automobile vient de compléter sa première année d'études au Grand Séminaire de Québec. Une fois ordonné, Jean-Philippe s'occupera du diocèse de Baie-Comeau, dans son patelin. Il ne sait toutefois pas ce qu'il l'attend, avec les églises qui ne sont plus remplies comme avant. Il assiste, note-t-il, à la transformation de l'Église, et s'aventure en terrain inconnu. « Les choses changent beaucoup, l'évêque ne sait même pas comment on va me payer plus tard ». À propos de sa vie future, il se dit toutefois inconfortable avec l'idée de vivre dans un presbytère. Questions incontournables Les sujets controversés touchant l'Église, Jean-Philippe les aborde prudemment. « Je m'étais préparé pour ça », dit-il en souriant aux différentes questions. Il dit partager la vision de l'Église au sujet du mariage gai. « Ce n'est pas dans la manière de penser de la vie conjugale : la procréation et la survie de l'espèce. » Le mariage des prêtres ? Il croit que le célibat va de pair avec le sacerdoce : « Il y a des hommes mariés dans l'Église, comme les diacres (clercs qui ont reçu l'ordre immédiatement inférieur à la prêtrise). Personne ne m'impose ça. » Bien entendu, opter pour le célibat a été difficile. Or, le Grand Séminaire offre des cours du type « comment bien vivre son célibat » et des cours de sexualité, nécessaires selon le futur prêtre. Il souhaite d'ailleurs compléter sa maîtrise en sciences humaines, sur le sujet, afin d'être le mieux outillé possible. Et qu'advient-il du stéréotype de vie religieuse rangée ? Cigarette au bec, Jean-Philippe clarifie les faits : les séminaristes ont le droit de boire de l'alcool et de fumer. Le jeune homme est aussi un grand adepte de plein air et fait du sport dès qu'il peut. « On est dans le trafic ! », assure-t-il. Paru dans le journal "Le Solei" du 16 août 2006 dans la rubrique VIVRE ICI Laurie Richard
En début de semaine, il terminait un stage en tant qu'intervenant en pastorale au camp musical des cadets de Saint-Gabriel-de-Valcartier. Les campeurs l'appellent affectueusement « le Padre ». Un surnom qu'il aime bien, puisqu'il a choisi de devenir prêtre.
Cet ancien mécanicien automobile vient de compléter sa première année d'études au Grand Séminaire de Québec. Une fois ordonné, Jean-Philippe s'occupera du diocèse de Baie-Comeau, dans son patelin. Il ne sait toutefois pas ce qu'il l'attend, avec les églises qui ne sont plus remplies comme avant. Il assiste, note-t-il, à la transformation de l'Église, et s'aventure en terrain inconnu. « Les choses changent beaucoup, l'évêque ne sait même pas comment on va me payer plus tard ». À propos de sa vie future, il se dit toutefois inconfortable avec l'idée de vivre dans un presbytère. Questions incontournables Les sujets controversés touchant l'Église, Jean-Philippe les aborde prudemment. « Je m'étais préparé pour ça », dit-il en souriant aux différentes questions. Il dit partager la vision de l'Église au sujet du mariage gai. « Ce n'est pas dans la manière de penser de la vie conjugale : la procréation et la survie de l'espèce. » Le mariage des prêtres ? Il croit que le célibat va de pair avec le sacerdoce : « Il y a des hommes mariés dans l'Église, comme les diacres (clercs qui ont reçu l'ordre immédiatement inférieur à la prêtrise). Personne ne m'impose ça. » Bien entendu, opter pour le célibat a été difficile. Or, le Grand Séminaire offre des cours du type « comment bien vivre son célibat » et des cours de sexualité, nécessaires selon le futur prêtre. Il souhaite d'ailleurs compléter sa maîtrise en sciences humaines, sur le sujet, afin d'être le mieux outillé possible. Et qu'advient-il du stéréotype de vie religieuse rangée ? Cigarette au bec, Jean-Philippe clarifie les faits : les séminaristes ont le droit de boire de l'alcool et de fumer. Le jeune homme est aussi un grand adepte de plein air et fait du sport dès qu'il peut. « On est dans le trafic ! », assure-t-il. Paru dans le journal "Le Solei" du 16 août 2006 dans la rubrique VIVRE ICI Laurie Richard Actualité
C'est avec enthousiasme et fierté que l'équipe du Centre Québec Ixthus du Séminaire de Québec consacré à la nouvelle évangélisation auprès des jeunes adultes vous convie au lancement officiel d'un album unique en son genre : Émergences, le lundi 13 mars prochain, de 18 h à 20 h, au Centre d'art La Chapelle dans le quartier Vanier à Québec.
Lorsque 26 jeunes artistes joignent leurs talents et idéaux pour créer un album alliant engagement social et spiritualité, le résultat est saisissant Nous vous présentons le produit de quinze mois de gestation fébrile : une compilation composée de douze pièces de styles très divers pop, folk-rock, progressif- à l'image des goûts et valeurs des artistes qui l'ont modelée. Émergences est un projet audacieux Permettre à de jeunes auteurs, compositeurs et interprètes de vivre une première expérience d'enregistrement professionnel, dans un esprit de coopération, de complicité et d'engagement, qui se démarque des productions habituelles. Justice sociale, sens, cohérence, amour, humanisme, paix, foi intégrée « Par la musique, toucher des âmes, des curs, des consciences, pour que le monde change un peu », confie Marylène Hains, auteure-compositrice-interprète, et professeure de philosophie. Pour sa part, l'auteur-compositeur-interprète Rami Renno, dont les origines sont musulmanes, lance un message radical de fraternité et d'accueil, en se joignant à ce projet porté par la foi chrétienne catholique. Le lundi 13 mars prochain, venez assister au lancement d'Émergences, durant lequel vous aurez la chance de rencontrer les artisans de l'album, et d'assister à une présentation spéciale : cinq pièces de l'album version spectacle, en grande première ! Quand : Le lundi 13 mars 2006 Heure : 18 h à 20 h · 18 h : Accueil, rencontre des artistes · 18 h 30 : Spectacle : Cinq pièces de l'album en grande première ! · 19 h : Temps disponible pour entrevues et rencontre des artistes Lieu : Centre d'art La Chapelle, 620, av. Plante, Vanier (Québec) Au plaisir de s'y retrouver ! Valérie Roberge-Dion Centre Québec Ixthus du Séminaire de Québec www.quebecixthus.com Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
C'est avec enthousiasme et fierté que l'équipe du Centre Québec Ixthus du Séminaire de Québec consacré à la nouvelle évangélisation auprès des jeunes adultes vous convie au lancement officiel d'un album unique en son genre : Émergences, le lundi 13 mars prochain, de 18 h à 20 h, au Centre d'art La Chapelle dans le quartier Vanier à Québec.
Lorsque 26 jeunes artistes joignent leurs talents et idéaux pour créer un album alliant engagement social et spiritualité, le résultat est saisissant Nous vous présentons le produit de quinze mois de gestation fébrile : une compilation composée de douze pièces de styles très divers pop, folk-rock, progressif- à l'image des goûts et valeurs des artistes qui l'ont modelée. Émergences est un projet audacieux Permettre à de jeunes auteurs, compositeurs et interprètes de vivre une première expérience d'enregistrement professionnel, dans un esprit de coopération, de complicité et d'engagement, qui se démarque des productions habituelles. Justice sociale, sens, cohérence, amour, humanisme, paix, foi intégrée « Par la musique, toucher des âmes, des curs, des consciences, pour que le monde change un peu », confie Marylène Hains, auteure-compositrice-interprète, et professeure de philosophie. Pour sa part, l'auteur-compositeur-interprète Rami Renno, dont les origines sont musulmanes, lance un message radical de fraternité et d'accueil, en se joignant à ce projet porté par la foi chrétienne catholique. Le lundi 13 mars prochain, venez assister au lancement d'Émergences, durant lequel vous aurez la chance de rencontrer les artisans de l'album, et d'assister à une présentation spéciale : cinq pièces de l'album version spectacle, en grande première ! Quand : Le lundi 13 mars 2006 Heure : 18 h à 20 h · 18 h : Accueil, rencontre des artistes · 18 h 30 : Spectacle : Cinq pièces de l'album en grande première ! · 19 h : Temps disponible pour entrevues et rencontre des artistes Lieu : Centre d'art La Chapelle, 620, av. Plante, Vanier (Québec) Au plaisir de s'y retrouver ! Valérie Roberge-Dion Centre Québec Ixthus du Séminaire de Québec www.quebecixthus.com Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Edito
Encore une fois, les projets et les souhaits fusent de partout. Les jours qui passent sont remplis d'imprévus et de nouveautés. Restons éveillés et attentifs aux beautés de la vie qui se déploie de si multiples façons.
Le webzine du Séminaire de Québec (SME) met à la dispostion d'un large public et du cercle de nos amis et amies un lieu de rencontre et de partage en même temps qu'un contact constant entre nous. Vous avez à côté de ce texte une reproduction de l'affiche du Musée de la Civilisation à Québec qui présente une exposition permanente sur l'Oeuvre du Séminaire au cours de l'histoire. Site internet consacré à celle-ci: http://www.mcq.org/seminaire/ Bonne lecture et au plaisir de vous revoir. Hermann Giguère Supérieur général du Séminaire de Québec le 5 janvier 2006
Encore une fois, les projets et les souhaits fusent de partout. Les jours qui passent sont remplis d'imprévus et de nouveautés. Restons éveillés et attentifs aux beautés de la vie qui se déploie de si multiples façons.
Le webzine du Séminaire de Québec (SME) met à la dispostion d'un large public et du cercle de nos amis et amies un lieu de rencontre et de partage en même temps qu'un contact constant entre nous. Vous avez à côté de ce texte une reproduction de l'affiche du Musée de la Civilisation à Québec qui présente une exposition permanente sur l'Oeuvre du Séminaire au cours de l'histoire. Site internet consacré à celle-ci: http://www.mcq.org/seminaire/ Bonne lecture et au plaisir de vous revoir. Hermann Giguère Supérieur général du Séminaire de Québec le 5 janvier 2006 Réflexions
Magali Van Reeth, diocèse de Lyon
[03/01/2006] Dans le monde daujourdhui, symbolisé à lécran par une grand ville américaine, à la fois fascinante dans ses lumières du soir et repoussante dans ses boyaux, Abel Ferrara met en scène plusieurs aspects de la religion et des grandes religions monothéistes à la travers la figure du Christ, quelles ont en commun. Il y a tout dabord Mary, une actrice célèbre qui, après avoir interprétée une Marie-Madeleine à lécran, quitte sa vie et ses certitudes pour aller à Jérusalem chercher un sens à sa vie, sur les traces du Christ et dans les violences de la société israélienne. Il y a un présentateur télé dune émission religieuse très populaire, qui nest pas croyant. Un réalisateur de cinéma, cherchant la polémique et la confrontation en présentant un Jésus qui heurte certaines communautés religieuses mais qui fait parler de lui. Et des religieux fanatiques de tous bords qui utilisent le moindre prétexte pour engendrer la violence, sous couvert dexigence de la vérité. Film foisonnant par toutes les pistes et les questions quil soulève, Mary nest jamais un film racoleur. Quand il dénonce les comportements violents, il ne laisse jamais au spectateur la possibilité de tomber dans le voyeurisme. Tout est suggéré, rien nest imposé. De même, les images qui suscitent lémotion ne sont pas manipulatrices. Lémotion qui survient alors ne nous anéantit pas. Elle nous touche mais elle nous laisse libre face à limage et au propos du réalisateur. Ainsi, on peut cheminer tout au long du film, avec les différents personnages et, à travers leurs doutes, affronter nos propres interrogations. Les deux personnages principaux sont interprétés par Juliette Binoche, pleine de grâce, serrait-on tenté de dire tellement elle irradie chacune des images où elle apparait. Et par Forest Whitaker qui exprime la colère et le repentir avec une justesse qui fait frissonner ! Ces deux personnages, lune blanche et lumineuse, lautre noir et sombre, nétant que les deux mêmes faces dune seule humanité à la recherche de son Père ou, pour ceux qui ny croient pas, à la recherche du sens de la vie, dans un monde contemporain qui se laisse trop souvent berner par des images éphémères. A la Mostra de Venise, ce film a obtenu le prix Signis. Source : Diocèse de Lyon et InXL6, le portail jeune de l'Église de France Un film de Abel Ferrara, France/Italie/Etats-Unis, 2005, 1h25. Sélection officielle au Festival du film américain de Deauville. Lion dargent et prix Signis à la 62ème Mostra de Venise, avec Juliette Binoche, Forest Whitaker, Heather Graham, Marion Cotillard. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Magali Van Reeth, diocèse de Lyon
[03/01/2006] Dans le monde daujourdhui, symbolisé à lécran par une grand ville américaine, à la fois fascinante dans ses lumières du soir et repoussante dans ses boyaux, Abel Ferrara met en scène plusieurs aspects de la religion et des grandes religions monothéistes à la travers la figure du Christ, quelles ont en commun. Il y a tout dabord Mary, une actrice célèbre qui, après avoir interprétée une Marie-Madeleine à lécran, quitte sa vie et ses certitudes pour aller à Jérusalem chercher un sens à sa vie, sur les traces du Christ et dans les violences de la société israélienne. Il y a un présentateur télé dune émission religieuse très populaire, qui nest pas croyant. Un réalisateur de cinéma, cherchant la polémique et la confrontation en présentant un Jésus qui heurte certaines communautés religieuses mais qui fait parler de lui. Et des religieux fanatiques de tous bords qui utilisent le moindre prétexte pour engendrer la violence, sous couvert dexigence de la vérité. Film foisonnant par toutes les pistes et les questions quil soulève, Mary nest jamais un film racoleur. Quand il dénonce les comportements violents, il ne laisse jamais au spectateur la possibilité de tomber dans le voyeurisme. Tout est suggéré, rien nest imposé. De même, les images qui suscitent lémotion ne sont pas manipulatrices. Lémotion qui survient alors ne nous anéantit pas. Elle nous touche mais elle nous laisse libre face à limage et au propos du réalisateur. Ainsi, on peut cheminer tout au long du film, avec les différents personnages et, à travers leurs doutes, affronter nos propres interrogations. Les deux personnages principaux sont interprétés par Juliette Binoche, pleine de grâce, serrait-on tenté de dire tellement elle irradie chacune des images où elle apparait. Et par Forest Whitaker qui exprime la colère et le repentir avec une justesse qui fait frissonner ! Ces deux personnages, lune blanche et lumineuse, lautre noir et sombre, nétant que les deux mêmes faces dune seule humanité à la recherche de son Père ou, pour ceux qui ny croient pas, à la recherche du sens de la vie, dans un monde contemporain qui se laisse trop souvent berner par des images éphémères. A la Mostra de Venise, ce film a obtenu le prix Signis. Source : Diocèse de Lyon et InXL6, le portail jeune de l'Église de France Un film de Abel Ferrara, France/Italie/Etats-Unis, 2005, 1h25. Sélection officielle au Festival du film américain de Deauville. Lion dargent et prix Signis à la 62ème Mostra de Venise, avec Juliette Binoche, Forest Whitaker, Heather Graham, Marion Cotillard. Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Réflexions
Extraits des fiches sur le film québécois: LA NEUVAINE
Solitude et questions existentielles Ce film parle notre langue, se déroule dans des paysages qui nous sont familiers et il nous replonge dans notre univers culturel québécois. Comme l'écrit Martin Bilodeau : « Ce troisième long métrage de fiction de Bernard Émond met en question la solitude spirituelle des Québécois après la révolution tranquille. Comment répondre désormais, dans le monde sans Dieu, aux questions existentielles ? » (Martin Bilodeau, Le Devoir, 26 août 2005.) « De fait, le film d'Émond coule comme le fleuve sur la berge duquel son action se déroule. Pour Jeanne, ce fleuve est un abîme. Pour François, il est une pulsation. Pour la cathédrale, que ce catholique athée filme avec un immense respect, il est un miroir. Enfin, pour les spectateurs, il est le fil qui rattache les vies inventées par Bernard Émond à celles, pareilles ou différentes, de ses contemporains. »(Martin Bilodeau dans l'article cité du Devoir). Traversée initiatique qui nous révèle à nous même ? La revue cinématographique « 24 images » parle ainsi de la réalisation de Bernard Emond : « La neuvaine est une traversée initiatique par laquelle le réalisateur nous redit le chemin terrible qu'il faut toujours parcourir pour parvenir jusqu'à soi, nous redit la nécessité que nous avons tous de passer par l'ailleurs pour parvenir chez soi, dans ce qui nous est propre. »(Stéphane Lépine 24 images, no 123, septembre 2005, 58). « Nous, c'est Jeanne, cette part de nous qui a perdu toutes ses illusions et qui ne croit plus en qui que ce soit (homme ou Dieu) ou en quoi que ce soit (science ou religion). » « Nous, c'est François, cette part de nous contrainte à vivre le deuil d'êtres chers et sujette à la perte, à labandon et à la solitude. » « Nous, cent fois hélas ! c'est le mari violent, cette part de nous qui ne sait pas comment faire face aux frustrations et comment résoudre les conflits autrement quen s'imposant aux autres et en détruisant tout ce qui résiste à son emprise. »(Marcel Gaumond, Magazine Le Clap, n o 126, 9 septembre/27 octobre 2005.) Une oeuvre aérienne « Le film de Bernard Émond s'adresse tant au coeur qu'à l'intelligence. C'est une oeuvre riche, honnête et aérienne, spirituelle au sens premier du terme, une oeuvre qui ne prend pas le spectateur en otage et qui lui offre au contraire un espace de liberté suffisant pour lui permettre de respirer, de comprendre et d'interpréter. Nous nous trouvons manifestement à des années-lumière du divertissement qui prend le spectateur d'assaut et lui donne tout cuit dans le bec. Elise Guilbault et Partick Drolet parviennent à s'investir profondément dans leur personnage respectif. Chacun d'eux porte une charge symbolique différente, complexe, lourde de signification. A travers eux, deux visions du Québec et, par extension, du monde, s'opposent. La photographie signée Jean-Claude Labrecque met en valeur le cadre naturel de la côte de Beaupré et celui de Charlevoix, sans trop s'appuyer, en intégrant les éléments du décor et la lumière d'automne aux impératifs du récit. La bande sonore du film, une musique pour cordes de Robert M. Lepage, toute en suspensions, suggère à peine et questionne beaucoup. Elle agit à la manière d'une bouteille jetée à la mer. Par moments, elle fait aussi penser à une sonde fragile lancée dans l'immensité du cosmos. Assurément, elle laisse aux spectateurs la possibilité de lire l'ouvrage. Jamais elle ne l'interprète à sa place. Considérant le dépouillement de l'oeuvre et la mesure qui caractérise l'ensemble de la démarche réalisée par Bernard Émond, il est clair que La Neuvaine, à l'instar de celle que les croyants continuent à pratiquer de nos jours, reste avant tout une affaire de courage, de foi, de conviction et de ferveur.» (Richard Boisvert « Avec la ferveur d'un convaincu », Le Soleil, 27 août 2005, G3.) Pourquoi des films de cette trempe sont-ils nécessaires aujourd'hui ? Céline Lamonde Tiré du Blogue d`Hermann Giguère https://www.hgiguere.net/blogsme/
Extraits des fiches sur le film québécois: LA NEUVAINE
Solitude et questions existentielles Ce film parle notre langue, se déroule dans des paysages qui nous sont familiers et il nous replonge dans notre univers culturel québécois. Comme l'écrit Martin Bilodeau : « Ce troisième long métrage de fiction de Bernard Émond met en question la solitude spirituelle des Québécois après la révolution tranquille. Comment répondre désormais, dans le monde sans Dieu, aux questions existentielles ? » (Martin Bilodeau, Le Devoir, 26 août 2005.) « De fait, le film d'Émond coule comme le fleuve sur la berge duquel son action se déroule. Pour Jeanne, ce fleuve est un abîme. Pour François, il est une pulsation. Pour la cathédrale, que ce catholique athée filme avec un immense respect, il est un miroir. Enfin, pour les spectateurs, il est le fil qui rattache les vies inventées par Bernard Émond à celles, pareilles ou différentes, de ses contemporains. »(Martin Bilodeau dans l'article cité du Devoir). Traversée initiatique qui nous révèle à nous même ? La revue cinématographique « 24 images » parle ainsi de la réalisation de Bernard Emond : « La neuvaine est une traversée initiatique par laquelle le réalisateur nous redit le chemin terrible qu'il faut toujours parcourir pour parvenir jusqu'à soi, nous redit la nécessité que nous avons tous de passer par l'ailleurs pour parvenir chez soi, dans ce qui nous est propre. »(Stéphane Lépine 24 images, no 123, septembre 2005, 58). « Nous, c'est Jeanne, cette part de nous qui a perdu toutes ses illusions et qui ne croit plus en qui que ce soit (homme ou Dieu) ou en quoi que ce soit (science ou religion). » « Nous, c'est François, cette part de nous contrainte à vivre le deuil d'êtres chers et sujette à la perte, à labandon et à la solitude. » « Nous, cent fois hélas ! c'est le mari violent, cette part de nous qui ne sait pas comment faire face aux frustrations et comment résoudre les conflits autrement quen s'imposant aux autres et en détruisant tout ce qui résiste à son emprise. »(Marcel Gaumond, Magazine Le Clap, n o 126, 9 septembre/27 octobre 2005.) Une oeuvre aérienne « Le film de Bernard Émond s'adresse tant au coeur qu'à l'intelligence. C'est une oeuvre riche, honnête et aérienne, spirituelle au sens premier du terme, une oeuvre qui ne prend pas le spectateur en otage et qui lui offre au contraire un espace de liberté suffisant pour lui permettre de respirer, de comprendre et d'interpréter. Nous nous trouvons manifestement à des années-lumière du divertissement qui prend le spectateur d'assaut et lui donne tout cuit dans le bec. Elise Guilbault et Partick Drolet parviennent à s'investir profondément dans leur personnage respectif. Chacun d'eux porte une charge symbolique différente, complexe, lourde de signification. A travers eux, deux visions du Québec et, par extension, du monde, s'opposent. La photographie signée Jean-Claude Labrecque met en valeur le cadre naturel de la côte de Beaupré et celui de Charlevoix, sans trop s'appuyer, en intégrant les éléments du décor et la lumière d'automne aux impératifs du récit. La bande sonore du film, une musique pour cordes de Robert M. Lepage, toute en suspensions, suggère à peine et questionne beaucoup. Elle agit à la manière d'une bouteille jetée à la mer. Par moments, elle fait aussi penser à une sonde fragile lancée dans l'immensité du cosmos. Assurément, elle laisse aux spectateurs la possibilité de lire l'ouvrage. Jamais elle ne l'interprète à sa place. Considérant le dépouillement de l'oeuvre et la mesure qui caractérise l'ensemble de la démarche réalisée par Bernard Émond, il est clair que La Neuvaine, à l'instar de celle que les croyants continuent à pratiquer de nos jours, reste avant tout une affaire de courage, de foi, de conviction et de ferveur.» (Richard Boisvert « Avec la ferveur d'un convaincu », Le Soleil, 27 août 2005, G3.) Pourquoi des films de cette trempe sont-ils nécessaires aujourd'hui ? Céline Lamonde Tiré du Blogue d`Hermann Giguère https://www.hgiguere.net/blogsme/ Réflexions
Les sciences de la terre peuvent de plus en plus comprendre le fonctionnement des plaques tectoniques qui bougent et font trembler, l'interaction des courants marins et aériens chauds ou froids, etc. Mais nous demeurons encore impuissants à les contrôler. Devant la fatalité, nous disons encore : Acts of God. Dieu serait-il la grande force qui manoeuvre tout cela indépendamment de notre présence et de ses conséquences pour nous? Qu'est-ce que l'oeuvre de Dieu?
Devant certaines catastrophes, il ne faut pas tant chercher l'origine que l'appel qui nous est fait. Des personnes massacrées par les soldats, une tour en construction qui s'effondre en tuant les travailleurs (cf. Lc 13, 1-5), et Jésus répond : « Convertissez-vous, sinon vous périrez tous de même! ». Et Jésus dit bien que ces victimes n'étaient pas plus coupables que les autres. L'événement n'est donc pas une punition de Dieu envers de grands pécheurs, mais il nous appelle à une conversion. Laquelle? Une première conversion serait sans doute d'accepter la fragilité de la vie. Nous sommes des êtres fragiles qui habitent une terre qui bouge, change, évolue constamment. Tsunamis, ouragans, séismes existaient bien avant l'apparition de l'homme et continueront d'exister bien après sa disparition sur la planète terre. Nous-mêmes, nous sommes en perpétuel évolution : de l'ovule fécondée au vieillard qui s'éteint doucement, notre corps ne cesse de changer, se transformer. Notre pensée aussi. Où cela mène-t-il? Quel est le sens de la vie? Dans ce passage fragile et éphémère, ne serait-ce pas l'oeuvre de Dieu de nous appeler à lui, de nous dire son désir que nous partagions sa vie? Les employés de la tour de Siloé sont morts aveugles sur leur vraie grandeur aux yeux de Dieu. Convertissez-vous, sinon vous mourrez sans savoir de quel amour vous êtes l'objet. Une deuxième conversion serait dans la ligne de la justice. On remarque que les catastrophes touchent les populations les plus pauvres. Les plus riches s'installent sur des terres plus « sécuritaires » dans des édifices capables de mieux résister. Il reste aux plus pauvres les secteurs plus vulnérables, dans des habitations qui ne répondent pas aux normes de sécurité. L'oeuvre de Dieu ne serait-elle pas d'inciter les hommes à plus de justice? Connaissant de mieux en mieux les endroits susceptibles de mal subir les effets d'une catastrophe naturelle, ne faudrait-il pas prévenir quant aux lieux à bâtir et à bâtir mieux sans pénaliser les plus pauvres? L'oeuvre de Dieu ne peut se faire sans notre prise de conscience et notre décision d'agir ou d'amener nos gouvernements à agir. Nous ne serons jamais les maîtres des forces de la nature, mais en les comprenant mieux, nous pourrions prévenir tant de souffrances. En nous appelant à la conversion, Jésus nous renvoyait aussi à nos responsabilités. Exploitons-nous la terre au profit de quelques uns, ou la « soumettons-nous (selon le mot de Gen 1, 28) » pour le bien de tous? Bonne réflexion à tous et toutes! Bernard St-Hilaire St-Damien de Buckland (Québec)
Les sciences de la terre peuvent de plus en plus comprendre le fonctionnement des plaques tectoniques qui bougent et font trembler, l'interaction des courants marins et aériens chauds ou froids, etc. Mais nous demeurons encore impuissants à les contrôler. Devant la fatalité, nous disons encore : Acts of God. Dieu serait-il la grande force qui manoeuvre tout cela indépendamment de notre présence et de ses conséquences pour nous? Qu'est-ce que l'oeuvre de Dieu?
Devant certaines catastrophes, il ne faut pas tant chercher l'origine que l'appel qui nous est fait. Des personnes massacrées par les soldats, une tour en construction qui s'effondre en tuant les travailleurs (cf. Lc 13, 1-5), et Jésus répond : « Convertissez-vous, sinon vous périrez tous de même! ». Et Jésus dit bien que ces victimes n'étaient pas plus coupables que les autres. L'événement n'est donc pas une punition de Dieu envers de grands pécheurs, mais il nous appelle à une conversion. Laquelle? Une première conversion serait sans doute d'accepter la fragilité de la vie. Nous sommes des êtres fragiles qui habitent une terre qui bouge, change, évolue constamment. Tsunamis, ouragans, séismes existaient bien avant l'apparition de l'homme et continueront d'exister bien après sa disparition sur la planète terre. Nous-mêmes, nous sommes en perpétuel évolution : de l'ovule fécondée au vieillard qui s'éteint doucement, notre corps ne cesse de changer, se transformer. Notre pensée aussi. Où cela mène-t-il? Quel est le sens de la vie? Dans ce passage fragile et éphémère, ne serait-ce pas l'oeuvre de Dieu de nous appeler à lui, de nous dire son désir que nous partagions sa vie? Les employés de la tour de Siloé sont morts aveugles sur leur vraie grandeur aux yeux de Dieu. Convertissez-vous, sinon vous mourrez sans savoir de quel amour vous êtes l'objet. Une deuxième conversion serait dans la ligne de la justice. On remarque que les catastrophes touchent les populations les plus pauvres. Les plus riches s'installent sur des terres plus « sécuritaires » dans des édifices capables de mieux résister. Il reste aux plus pauvres les secteurs plus vulnérables, dans des habitations qui ne répondent pas aux normes de sécurité. L'oeuvre de Dieu ne serait-elle pas d'inciter les hommes à plus de justice? Connaissant de mieux en mieux les endroits susceptibles de mal subir les effets d'une catastrophe naturelle, ne faudrait-il pas prévenir quant aux lieux à bâtir et à bâtir mieux sans pénaliser les plus pauvres? L'oeuvre de Dieu ne peut se faire sans notre prise de conscience et notre décision d'agir ou d'amener nos gouvernements à agir. Nous ne serons jamais les maîtres des forces de la nature, mais en les comprenant mieux, nous pourrions prévenir tant de souffrances. En nous appelant à la conversion, Jésus nous renvoyait aussi à nos responsabilités. Exploitons-nous la terre au profit de quelques uns, ou la « soumettons-nous (selon le mot de Gen 1, 28) » pour le bien de tous? Bonne réflexion à tous et toutes! Bernard St-Hilaire St-Damien de Buckland (Québec) Actualité
Boralex et Gaz Métro procèdent présentement à l'installation des mâts de lecture de vent sur le territoire de la Seigneurie. Cette opération permettra deffectuer la cueillette de données et ainsi détablir le potentiel éolien du territoire. Rappelons que Boralex est déjà très active dans le secteur éolien en France, où elle exploite depuis 2002, trois parcs d'éoliennes et prévoit la mise en service commercial de trois autres dici la fin de l'année. Boralex deviendra ainsi le plus important producteur indépendant dénergie éolienne en France.
« Nous sommes heureux de nous associer avec Gaz Métro et le Séminaire de Québec afin de mettre à profit, au Québec, notre expertise dans le secteur de léolien », a déclaré Bernard Lemaire, Président du conseil et chef de la direction de Boralex. Quant à Robert Tessier, Président et chef de la direction de Gaz Métro, il a tenu à souligner que: « Gaz Métro voit dans ce projet une occasion de diversifier ses activités au Québec dans le secteur des énergies renouvelables. De s'associer à une firme réputée en ce domaine et de bénéficier d'un site qui parait d'une qualité exceptionnelle rend ce projet des plus prometteur.» De plus, les parties entendent participer à l'appel d'offres auquel Hydro-Québec Distribution devrait procéder prochainement, pour une capacité éolienne totale installée de 2000 MW tel qu'annoncé par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune le 10 août 2005. Acquise par Monseigneur de Laval et léguée au Séminaire, la Seigneurie est la plus grande propriété forestière privée dun seul tenant au Canada. Dune superficie de près de 1600 km2, ce vaste territoire sétend de la route 175, dans la région de Stoneham, jusquà la rivière du Gouffre à Saint-Urbain. « Nous sommes fiers de pouvoir nous associer à ce magnifique projet de production dénergie verte. Lexploitation de la ressource éolienne pourrait sajouter harmonieusement à celle de la forêt et des clubs de chasse et pêche », affirme monsieur labbé Jacques Roberge, procureur du Séminaire de Québec. BORALEX EN BREF Boralex concentre ses activités dans quatre types de production - énergie hydroélectrique, énergie thermique ou de cogénération à base de gaz naturel ou de résidus de bois, énergie éolienne - pour lesquels la Société a développé une expertise reconnue et axée sur lénergie renouvelable. Elle emploie plus de 250 personnes et possède dix-sept centrales au Québec, aux États-Unis et en France, regroupant une capacité totale installée de plus de 300 MW. La Société exploite également un centre de collecte et de tri de bois urbain situé à Montréal. De plus, Boralex détient 23 % des parts de Fonds de revenu Boralex énergie qui regroupe dix centrales dune capacité installée de près de 190 MW, au Québec et aux États-Unis. La gestion de ces centrales est effectuée par Boralex. (www.boralex.com) GAZ MÉTRO EN BREF Avec plus de 2 milliards $ dactifs et plus de 1 500 employés au Québec, Gaz Métro est une grande entreprise énergétique québécoise et lun des plus importants distributeurs de gaz naturel au Canada. Gaz Métro dessert quelque 157 000 clients au Québec avec un réseau de conduites souterraines de près de 10 000 km. Une filiale, Vermont Gas Systems, dessert environ 36 000 clients. Gaz Métro détient par ailleurs des participations financières importantes dans deux entreprises de transport de gaz naturel (TQM et Portland Natural Gas Transmission System) et dans une entreprise spécialisée dans les réservoirs souterrains dentreposage de gaz naturel (Intragaz). Gaz Métro vend également des biens et services, par l'entremise de diverses sociétés, dans les domaines de l'énergie (le groupe Gaz Métropolitain Plus) et de la fibre optique (Câble VDN), ainsi que du diagnostic et de la réhabilitation des réseaux d'aqueduc et d'eaux usées (Aqua Data et Aqua-Rehab). Source Boralex : Madame Mylène Masse Directrice des communications Tel.: 514-985-1353 Téléc.: 514-985-1355 @:mylene_masse@cascades.com Source Gaz Métro : Madame Julie Cusson Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales Tel: 514-598-3744 Téléc. 514-598-3198 @ : jcusson@gazmetro.com Source Séminaire de Québec : Monsieur labbé Jacques Roberge Procureur du Séminaire Tel. : 418-692-3981 Télec. : 418-692-4345 @ : jroberge@globetrotter.net Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Boralex et Gaz Métro procèdent présentement à l'installation des mâts de lecture de vent sur le territoire de la Seigneurie. Cette opération permettra deffectuer la cueillette de données et ainsi détablir le potentiel éolien du territoire. Rappelons que Boralex est déjà très active dans le secteur éolien en France, où elle exploite depuis 2002, trois parcs d'éoliennes et prévoit la mise en service commercial de trois autres dici la fin de l'année. Boralex deviendra ainsi le plus important producteur indépendant dénergie éolienne en France.
« Nous sommes heureux de nous associer avec Gaz Métro et le Séminaire de Québec afin de mettre à profit, au Québec, notre expertise dans le secteur de léolien », a déclaré Bernard Lemaire, Président du conseil et chef de la direction de Boralex. Quant à Robert Tessier, Président et chef de la direction de Gaz Métro, il a tenu à souligner que: « Gaz Métro voit dans ce projet une occasion de diversifier ses activités au Québec dans le secteur des énergies renouvelables. De s'associer à une firme réputée en ce domaine et de bénéficier d'un site qui parait d'une qualité exceptionnelle rend ce projet des plus prometteur.» De plus, les parties entendent participer à l'appel d'offres auquel Hydro-Québec Distribution devrait procéder prochainement, pour une capacité éolienne totale installée de 2000 MW tel qu'annoncé par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune le 10 août 2005. Acquise par Monseigneur de Laval et léguée au Séminaire, la Seigneurie est la plus grande propriété forestière privée dun seul tenant au Canada. Dune superficie de près de 1600 km2, ce vaste territoire sétend de la route 175, dans la région de Stoneham, jusquà la rivière du Gouffre à Saint-Urbain. « Nous sommes fiers de pouvoir nous associer à ce magnifique projet de production dénergie verte. Lexploitation de la ressource éolienne pourrait sajouter harmonieusement à celle de la forêt et des clubs de chasse et pêche », affirme monsieur labbé Jacques Roberge, procureur du Séminaire de Québec. BORALEX EN BREF Boralex concentre ses activités dans quatre types de production - énergie hydroélectrique, énergie thermique ou de cogénération à base de gaz naturel ou de résidus de bois, énergie éolienne - pour lesquels la Société a développé une expertise reconnue et axée sur lénergie renouvelable. Elle emploie plus de 250 personnes et possède dix-sept centrales au Québec, aux États-Unis et en France, regroupant une capacité totale installée de plus de 300 MW. La Société exploite également un centre de collecte et de tri de bois urbain situé à Montréal. De plus, Boralex détient 23 % des parts de Fonds de revenu Boralex énergie qui regroupe dix centrales dune capacité installée de près de 190 MW, au Québec et aux États-Unis. La gestion de ces centrales est effectuée par Boralex. (www.boralex.com) GAZ MÉTRO EN BREF Avec plus de 2 milliards $ dactifs et plus de 1 500 employés au Québec, Gaz Métro est une grande entreprise énergétique québécoise et lun des plus importants distributeurs de gaz naturel au Canada. Gaz Métro dessert quelque 157 000 clients au Québec avec un réseau de conduites souterraines de près de 10 000 km. Une filiale, Vermont Gas Systems, dessert environ 36 000 clients. Gaz Métro détient par ailleurs des participations financières importantes dans deux entreprises de transport de gaz naturel (TQM et Portland Natural Gas Transmission System) et dans une entreprise spécialisée dans les réservoirs souterrains dentreposage de gaz naturel (Intragaz). Gaz Métro vend également des biens et services, par l'entremise de diverses sociétés, dans les domaines de l'énergie (le groupe Gaz Métropolitain Plus) et de la fibre optique (Câble VDN), ainsi que du diagnostic et de la réhabilitation des réseaux d'aqueduc et d'eaux usées (Aqua Data et Aqua-Rehab). Source Boralex : Madame Mylène Masse Directrice des communications Tel.: 514-985-1353 Téléc.: 514-985-1355 @:mylene_masse@cascades.com Source Gaz Métro : Madame Julie Cusson Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales Tel: 514-598-3744 Téléc. 514-598-3198 @ : jcusson@gazmetro.com Source Séminaire de Québec : Monsieur labbé Jacques Roberge Procureur du Séminaire Tel. : 418-692-3981 Télec. : 418-692-4345 @ : jroberge@globetrotter.net Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
Benoît XVI reçoit le théologien suisse Hans Küng
Un nouveau geste dapaisement ROME, Lundi 26 septembre 2005 (ZENIT.org) Le pape Benoît XVI a reçu en audience samedi matin et pendant plusieurs heures le théologien suisse Hans Küng, annonce le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls. Notons que le mois dernier Benoît XVI avait reçu Mgr Bernard Fellay, responsable de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X : les observateurs voient dans la visite du prof. Küng un nouveau geste de dialogue et dapaisement du pape Benoît XVI. La rencontre, explique M. Navarro Valls, « sest déroulée dans un climat amical. Les deux parties étaient daccord que cela naurait pas de sens dentrer, dans le cadre de cette rencontre, dans une discussion sur des questions doctrinales persistantes entre Hans Küng et le magistère de lEglise catholique. Le colloque sest donc centré sur des thématiques qui ont revêtu, récemment, un intérêt particulier pour le travail de Hans Küng, la question du « Weltethos », de léthique mondiale, et le dialogue de la raison et des sciences naturelles avec la raison et la foi chrétienne ». « Le prof. Küng a souligné que son projet de « Weltethos » nest pas une construction intellectuelle abstraite, continuait M. Navarro Valls, mais quelle met plutôt en lumière les valeurs morales à propos desquelles les grandes religions du monde convergent, en dépit des différences, qui peuvent être perceptibles en tant que critères valides de la raison, étant donné leur caractère raisonnable évident ». « Le pape a apprécié, continuait la déclaration du Vatican, leffort du prof. Küng de contribuer à une reconnaissance renouvelée des valeurs morales essentielles de lhumanité, à travers le dialogue des religions et la rencontre avec la raison séculière. Il a souligné que lengagement pour une conscience renouvelée des valeurs qui soutiennent la vie humaine, est même un objectif important de son pontificat ». « En même temps, le pape a réaffirmé son accord sur la tentative de Hans Küng de relancer le dialogue entre la foi et les sciences naturelles et de faire valoir, face à la pensée scientifique, le caractère raisonnable et la nécessité de la Gottesfrage (la question de Dieu) ». Il concluait : « Pour sa part, le prof. Küng a applaudi les efforts du pape en faveur du dialogue des religions et aussi à propos de la rencontre des différents groupes sociaux du monde moderne ». Dans un entretien accordé à l'Associated Press, Hans Küng a indiqué que l'audience avait duré plusieurs heures et que la conversation avait été « très constructive et même amicale ». Il na pas parlé de « réconciliation » mais de « respect mutuel », affirmant : « Même si nous avons suivi des chemins de plus en plus différents (...) nous sommes tous les deux des chrétiens et nous servons la même Eglise ». Hans Küng, né en Suisse en 1928, est prêtre catholique. Il avait été nommé par le pape Jean XXIII comme conseiller officiel du Concile, alors quil était professeur de Théologie dogmatique et oecuménique et directeur de l' Institut d' Etudes cuméniques de l'Université Eberhard-Karl de Tübingen. Il sétait vu retirer le droit d'enseigner la théologie au nom de lEglise catholique dans cette l'université, en 1979 après avoir contesté des éléments de la foi de l'Eglise. Il est ensuite devenu directeur d'un département indépendant de la faculté de théologie de l'Institut de recherche oecuménique de Tübingen. Il s'était déclaré « profondément déçu » par lélection de Benoît XVI au siège de Pierre en avril dernier. « Je suis sûr que (cet entretien) sera perçu dans le monde catholique (...) comme un signe d'espoir car cela montre que (le pape) a des intentions plus positives que ce que l'on pensait peut-être au départ », a déclaré le théologien. En 1968, il avait rédigé la déclaration « Pour la liberté de la Théologie », remaniée par Yves Congar, Karl Rahner et Edward Schillebeecks et finalement signée par 1360 théologiens du monde entier, parmi lesquels figurait aussi Joseph Ratzinger. ZF05092604 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Benoît XVI reçoit le théologien suisse Hans Küng
Un nouveau geste dapaisement ROME, Lundi 26 septembre 2005 (ZENIT.org) Le pape Benoît XVI a reçu en audience samedi matin et pendant plusieurs heures le théologien suisse Hans Küng, annonce le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls. Notons que le mois dernier Benoît XVI avait reçu Mgr Bernard Fellay, responsable de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X : les observateurs voient dans la visite du prof. Küng un nouveau geste de dialogue et dapaisement du pape Benoît XVI. La rencontre, explique M. Navarro Valls, « sest déroulée dans un climat amical. Les deux parties étaient daccord que cela naurait pas de sens dentrer, dans le cadre de cette rencontre, dans une discussion sur des questions doctrinales persistantes entre Hans Küng et le magistère de lEglise catholique. Le colloque sest donc centré sur des thématiques qui ont revêtu, récemment, un intérêt particulier pour le travail de Hans Küng, la question du « Weltethos », de léthique mondiale, et le dialogue de la raison et des sciences naturelles avec la raison et la foi chrétienne ». « Le prof. Küng a souligné que son projet de « Weltethos » nest pas une construction intellectuelle abstraite, continuait M. Navarro Valls, mais quelle met plutôt en lumière les valeurs morales à propos desquelles les grandes religions du monde convergent, en dépit des différences, qui peuvent être perceptibles en tant que critères valides de la raison, étant donné leur caractère raisonnable évident ». « Le pape a apprécié, continuait la déclaration du Vatican, leffort du prof. Küng de contribuer à une reconnaissance renouvelée des valeurs morales essentielles de lhumanité, à travers le dialogue des religions et la rencontre avec la raison séculière. Il a souligné que lengagement pour une conscience renouvelée des valeurs qui soutiennent la vie humaine, est même un objectif important de son pontificat ». « En même temps, le pape a réaffirmé son accord sur la tentative de Hans Küng de relancer le dialogue entre la foi et les sciences naturelles et de faire valoir, face à la pensée scientifique, le caractère raisonnable et la nécessité de la Gottesfrage (la question de Dieu) ». Il concluait : « Pour sa part, le prof. Küng a applaudi les efforts du pape en faveur du dialogue des religions et aussi à propos de la rencontre des différents groupes sociaux du monde moderne ». Dans un entretien accordé à l'Associated Press, Hans Küng a indiqué que l'audience avait duré plusieurs heures et que la conversation avait été « très constructive et même amicale ». Il na pas parlé de « réconciliation » mais de « respect mutuel », affirmant : « Même si nous avons suivi des chemins de plus en plus différents (...) nous sommes tous les deux des chrétiens et nous servons la même Eglise ». Hans Küng, né en Suisse en 1928, est prêtre catholique. Il avait été nommé par le pape Jean XXIII comme conseiller officiel du Concile, alors quil était professeur de Théologie dogmatique et oecuménique et directeur de l' Institut d' Etudes cuméniques de l'Université Eberhard-Karl de Tübingen. Il sétait vu retirer le droit d'enseigner la théologie au nom de lEglise catholique dans cette l'université, en 1979 après avoir contesté des éléments de la foi de l'Eglise. Il est ensuite devenu directeur d'un département indépendant de la faculté de théologie de l'Institut de recherche oecuménique de Tübingen. Il s'était déclaré « profondément déçu » par lélection de Benoît XVI au siège de Pierre en avril dernier. « Je suis sûr que (cet entretien) sera perçu dans le monde catholique (...) comme un signe d'espoir car cela montre que (le pape) a des intentions plus positives que ce que l'on pensait peut-être au départ », a déclaré le théologien. En 1968, il avait rédigé la déclaration « Pour la liberté de la Théologie », remaniée par Yves Congar, Karl Rahner et Edward Schillebeecks et finalement signée par 1360 théologiens du monde entier, parmi lesquels figurait aussi Joseph Ratzinger. ZF05092604 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
LE PAPE DÉJEUNE AVEC 12 JEUNES À COLOGNE
Selon une dépêche de l'Agence Zenit de COLOGNE, Vendredi 19 août 2005 au deuxième jour de son voyage à Cologne, le pape a déjeuné ce vendredi avec 12 jeunes représentant les pèlerins des cinq continents présents aux JMJ. Il les a conquis, en servant notamment dinterprète à ceux qui ne se comprenaient pas. « Il a vraiment tenté de jeter des ponts entre nous », a déclaré Klaus Langenstück, 22 ans, Allemand, au cours de la conférence de presse qui a eu lieu au centre de presse de Cologne à laquelle participaient les 12 jeunes qui ont eu lhonneur de déjeuner avec Benoît XVI ce vendredi, au Séminaire Majeur de la ville. Les jeunes ont précisé que le pape a prié en latin, avant et après le repas. Mgr Franz Josef H. Bode, évêque dOsnabrück et président de la Commission épiscopale pour la pastorale des jeunes, était également présent. « Cest vraiment un homme comme nous. Cela a détendu latmosphère », a déclaré Martin Hounzinme Adonha, 27 ans, originaire du Bénin. « Le pape est surtout une personne qui écoute. Jai été très surpris par le fait quil soit resté longtemps avec nous, alors que sa journée était si dense », a déclaré Johny Bassous, 20 ans, venu de Bethléem. « Je lui ai demandé quel message il souhaitait que je transmette aux chrétiens palestiniens. La réponse quil ma donnée était un message de réconciliation, a poursuivi le jeune Palestinien. Nous chrétiens, devons témoigner parmi les autres religions du message de réconciliation et de paix contenu dans lEvangile ». Voici la liste des douze jeunes qui ont déjeuné avec le pape : Christille Giraudet de Boudemange, France, 20 ans Jason Mackiewicz, Irlande, 28 ans Nicolàs José Frias Ossandon, Chili, 19 ans Martin Hounzinme Adonha, Bénin, 27 ans Yunju RosaLee, Chine, 21 ans Lauriane-Salomé Moufouma-Okia, Congo, 26 ans Véronique Rondeau, Canada, 23 ans Anna Franziska Herbst, Alemagne, 18 ans Klaus Langenstück, Alemagne, 22 ans Aleksander Pavkovic, Slovénie, 28 ans Lubica Jovanovic, Australie, 19 ans Johny Bassous, Palestine, 20 ans LE DISCOURS DU PRÉSIDENT DE L'ALLEMAGNE À L'ARRIVÉE DU PAPE À LA JMJ DE COLOGNE Le président fédéral M. Horst Köhler souhaite la bienvenue au pape Discours prononcé à laéroport à l'arrivée du pape Benoît XVI à Cologne. Voici tel que reproduit par l'Agence Zenit le discours de bienvenue prononcé par le président fédéral M. Horst Köhler. Très Saint Père, Bienvenue dans votre patrie, Bienvenue en Allemagne! Nous vous souhaitons tous très chaleureusement la bienvenue. Nous sommes heureux que vous soyez parmi nous. Heureux que votre premier voyage vous mène ici, en Allemagne. C'est un jour de fête pour nous tous. La Journée mondiale de la jeunesse, dont vous êtes l'hôte, est quelque chose de merveilleux. C'est formidable de pouvoir accueillir des jeunes en si grand nombre. Nous sommes très émus que l'un d'entre nous, un Allemand, soit devenu pape et je l'affirme également en tant que chrétien protestant. Ici, dans votre patrie, je voudrais vous exprimer encore une fois tous nos vux de succès que Dieu vous protège dans vos hautes fonctions. Votre élection en tant que pape est d'une importance historique: après le pape de Pologne, premier pays à avoir été envahi par l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, c'est quel¬qu'un qui appartient à ce que l'on a appelé la génération des enfants de la FLAK, la défense antiaérienne, qui est élu comme successeur de Saint Pierre. Qu'il en soit ainsi me donne confiance, soixante ans après la fin de l'idéologie du mépris de Dieu et des hommes qui a régné en Allemagne. Cela a également été compris dans le monde entier comme un signe de réconciliation et je peux aujourd'hui raconter que, quelques minutes à peine après votre élection, le président polonais M. Kwasniewski fut le premier à me téléphoner pour nous transmettre ses félicitations. Très Saint Père, il y a bientôt cinquante ans, vous débutiez, tout près d'ici, à l'université de Bonn, votre carrière universitaire, en tant que très jeune professeur de théologie. À l'époque, votre interprétation de la foi a enthousiasmé ceux qui vous écoutaient et depuis, votre prestige dans le monde de la science n'a cessé de croître. Pour vous, la foi et la théologie ne relèvent pas de cercles spécialisés, isolés du monde. Vous avez toujours veillé à ce que les principales affirmations du Credo prennent aussi leur sens dans la culture séculière et la politique. Bien sûr, cela ne pouvait pas toujours faire l'unanimité. Mais vous avez raison de préférer le désaccord à l'indifférence. Les principes de la foi doivent aussi être le sel de la terre. Des éru¬dits partout dans le monde ont cherché le dialogue avec vous, comme encore récemment votre contemporain Jürgen Habermas. Il s'agit, je pense, d'un honneur pour la théologie allemande et pour les humanités allemandes dans leur ensemble que vous passiez de la chaire professorale au trône de Saint Pierre. Lorsque, en 1992, vous avez été élu membre associé étranger de la prestigieuse Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil laissé vacant par le décès du grand Andreï Sakharov, vous avez dit de ce dernier: C'était plus qu'un important érudit, c'était un grand homme. En vous aussi se marient l'érudition et la sagesse. C'est pourquoi les hommes et les femmes, au sein de l'Église catholique et bien au-delà, cherchent et reconnaissent en vous une autorité morale. Très Saint Père, Vous arrivez dans un pays au sein duquel les Églises chrétiennes jouent un rôle actif. Je m'en réjouis. Je pense notamment aux associations de la jeunesse catholique et protestante. Nombreux sont ceux qui reprochent aux jeunes d'aujourd'hui leur manque d'engagement ou leur égocentrisme. Ces critiques ne viseront certainement pas les milliers de moniteurs de groupes de jeunes qui prennent en charge des enfants ou des jeunes de leur âge au sein de diverses organisations telles les scouts et les guides, la Fédération allemande des organisations de la jeunesse catholique (Katholische Junge Gemeinde), l'UCJG et d'autres encore. De nombreux jeunes y font l'expérience de la valeur inestimable d'un engagement auprès des autres, découvrant à quel point il peut être gratifiant. C'est précisément à travers le travail des jeunesses chrétiennes que les jeunes s'initient aux valeurs et développent des comportements de responsabilité qui sont d'une importance cruciale pour la société dans son ensemble. L'orientation tant souhaitée aujourd'hui ne peut venir que de ceux qui ont reçu une orientation. J'ai l'impression que, à cet égard, le travail des jeunesses chrétiennes apporte une contribution importante, voire indispensable. Dans leur engagement social, les Églises sont guidées par une certaine image de l'homme, image qui n'est inspirée ni par le pragmatisme ni par le matérialisme. L'homme ne vit pas que de pain. Et ce n'est qu'à travers l'autre que l'homme parvient à lui-même. La liberté, la person¬nalité et la solidarité sont indissociables. C'est ce qu'enseigne, à juste titre, la doctrine sociale de l'Église catholique. C'est pourquoi le travail caritatif et diaconal des Églises représente beaucoup plus qu'un atelier de rapiéçage social. Cet engagement implique toujours une incitation politique: celle de ne pas perdre des yeux les faibles, les malades, les mourants, les laissés pour compte du jeu de la concurrence. Les appels verbaux à la solidarité ne convainquent que lorsqu'ils s'accompagnent d'un engagement réel, de la pratique de l'amour du prochain. Cette pratique de l'amour du prochain et l'engagement en faveur d'une société plus juste sont considérables dans les Églises de notre pays, comme j'ai souvent l'occasion de le constater. Pour cela, les laïcs bénévoles, qui font preuve d'un grand dévouement dans leur travail, méritent la reconnaissance des instances ecclésiastiques, et la nôtre également. Très Saint Père, Vous venez à la Journée mondiale de la jeunesse, à laquelle votre prédécesseur, Jean Paul II, que nous n'oublierons pas, avait convié la jeunesse du monde entier. La Journée mondiale de la jeunesse doit être un signe d'espoir. La solidarité mondiale des jeunes peut être porteuse de beaucoup de bien. Elle nous fait prendre conscience de notre responsabilité envers ce même monde auquel nous appartenons. Je suis tout de même conscient que les programmes d'action ou les discussions théoriques ne sont pas la préoccupation majeure de la Journée mondiale de la jeunesse qui est axée sur la spiritualité, l'expérience spirituelle, la prière et la célébration de la foi. Le changement, le vrai, naît toujours dans les curs. Les centaines de milliers de jeunes ouverts et en quête d'une orientation nous donnent, précisément à nous qui sommes plus âgés, un signe d'espoir et de confiance. J'en ai moi-même fait l'expérience au cours des derniers jours. En cette époque marquée par la peur du terrorisme et de la violence aux motifs présumément religieux, il est particulièrement bon de faire l'expérience de la foi et de la religion en tant que porteurs de paix et d'humanité. Vous-même, Très Saint Père, avez souvent évoqué des "pathologies", des erreurs de la religion, y compris chrétienne, tout comme il y a des erreurs de la raison éclairée. La religion et la raison doivent sans cesse se corriger et se purifier mutuellement, ainsi que vous le dites. J'espère que cette Journée mondiale de la jeunesse dont vous êtes l'hôte sera le puissant témoignage d'une foi humaine, respectueuse de l'homme, d'une foi qui n'est pas indifférente au monde et aux hommes, une foi qui affirme que nous sommes tous les enfants de Dieu et que nous partageons un seul monde. Encore une fois: bienvenue, Benoît XVI! [Texte original: allemand Traduction distribuée par les organisateurs des JMJ]
LE PAPE DÉJEUNE AVEC 12 JEUNES À COLOGNE
Selon une dépêche de l'Agence Zenit de COLOGNE, Vendredi 19 août 2005 au deuxième jour de son voyage à Cologne, le pape a déjeuné ce vendredi avec 12 jeunes représentant les pèlerins des cinq continents présents aux JMJ. Il les a conquis, en servant notamment dinterprète à ceux qui ne se comprenaient pas. « Il a vraiment tenté de jeter des ponts entre nous », a déclaré Klaus Langenstück, 22 ans, Allemand, au cours de la conférence de presse qui a eu lieu au centre de presse de Cologne à laquelle participaient les 12 jeunes qui ont eu lhonneur de déjeuner avec Benoît XVI ce vendredi, au Séminaire Majeur de la ville. Les jeunes ont précisé que le pape a prié en latin, avant et après le repas. Mgr Franz Josef H. Bode, évêque dOsnabrück et président de la Commission épiscopale pour la pastorale des jeunes, était également présent. « Cest vraiment un homme comme nous. Cela a détendu latmosphère », a déclaré Martin Hounzinme Adonha, 27 ans, originaire du Bénin. « Le pape est surtout une personne qui écoute. Jai été très surpris par le fait quil soit resté longtemps avec nous, alors que sa journée était si dense », a déclaré Johny Bassous, 20 ans, venu de Bethléem. « Je lui ai demandé quel message il souhaitait que je transmette aux chrétiens palestiniens. La réponse quil ma donnée était un message de réconciliation, a poursuivi le jeune Palestinien. Nous chrétiens, devons témoigner parmi les autres religions du message de réconciliation et de paix contenu dans lEvangile ». Voici la liste des douze jeunes qui ont déjeuné avec le pape : Christille Giraudet de Boudemange, France, 20 ans Jason Mackiewicz, Irlande, 28 ans Nicolàs José Frias Ossandon, Chili, 19 ans Martin Hounzinme Adonha, Bénin, 27 ans Yunju RosaLee, Chine, 21 ans Lauriane-Salomé Moufouma-Okia, Congo, 26 ans Véronique Rondeau, Canada, 23 ans Anna Franziska Herbst, Alemagne, 18 ans Klaus Langenstück, Alemagne, 22 ans Aleksander Pavkovic, Slovénie, 28 ans Lubica Jovanovic, Australie, 19 ans Johny Bassous, Palestine, 20 ans LE DISCOURS DU PRÉSIDENT DE L'ALLEMAGNE À L'ARRIVÉE DU PAPE À LA JMJ DE COLOGNE Le président fédéral M. Horst Köhler souhaite la bienvenue au pape Discours prononcé à laéroport à l'arrivée du pape Benoît XVI à Cologne. Voici tel que reproduit par l'Agence Zenit le discours de bienvenue prononcé par le président fédéral M. Horst Köhler. Très Saint Père, Bienvenue dans votre patrie, Bienvenue en Allemagne! Nous vous souhaitons tous très chaleureusement la bienvenue. Nous sommes heureux que vous soyez parmi nous. Heureux que votre premier voyage vous mène ici, en Allemagne. C'est un jour de fête pour nous tous. La Journée mondiale de la jeunesse, dont vous êtes l'hôte, est quelque chose de merveilleux. C'est formidable de pouvoir accueillir des jeunes en si grand nombre. Nous sommes très émus que l'un d'entre nous, un Allemand, soit devenu pape et je l'affirme également en tant que chrétien protestant. Ici, dans votre patrie, je voudrais vous exprimer encore une fois tous nos vux de succès que Dieu vous protège dans vos hautes fonctions. Votre élection en tant que pape est d'une importance historique: après le pape de Pologne, premier pays à avoir été envahi par l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, c'est quel¬qu'un qui appartient à ce que l'on a appelé la génération des enfants de la FLAK, la défense antiaérienne, qui est élu comme successeur de Saint Pierre. Qu'il en soit ainsi me donne confiance, soixante ans après la fin de l'idéologie du mépris de Dieu et des hommes qui a régné en Allemagne. Cela a également été compris dans le monde entier comme un signe de réconciliation et je peux aujourd'hui raconter que, quelques minutes à peine après votre élection, le président polonais M. Kwasniewski fut le premier à me téléphoner pour nous transmettre ses félicitations. Très Saint Père, il y a bientôt cinquante ans, vous débutiez, tout près d'ici, à l'université de Bonn, votre carrière universitaire, en tant que très jeune professeur de théologie. À l'époque, votre interprétation de la foi a enthousiasmé ceux qui vous écoutaient et depuis, votre prestige dans le monde de la science n'a cessé de croître. Pour vous, la foi et la théologie ne relèvent pas de cercles spécialisés, isolés du monde. Vous avez toujours veillé à ce que les principales affirmations du Credo prennent aussi leur sens dans la culture séculière et la politique. Bien sûr, cela ne pouvait pas toujours faire l'unanimité. Mais vous avez raison de préférer le désaccord à l'indifférence. Les principes de la foi doivent aussi être le sel de la terre. Des éru¬dits partout dans le monde ont cherché le dialogue avec vous, comme encore récemment votre contemporain Jürgen Habermas. Il s'agit, je pense, d'un honneur pour la théologie allemande et pour les humanités allemandes dans leur ensemble que vous passiez de la chaire professorale au trône de Saint Pierre. Lorsque, en 1992, vous avez été élu membre associé étranger de la prestigieuse Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil laissé vacant par le décès du grand Andreï Sakharov, vous avez dit de ce dernier: C'était plus qu'un important érudit, c'était un grand homme. En vous aussi se marient l'érudition et la sagesse. C'est pourquoi les hommes et les femmes, au sein de l'Église catholique et bien au-delà, cherchent et reconnaissent en vous une autorité morale. Très Saint Père, Vous arrivez dans un pays au sein duquel les Églises chrétiennes jouent un rôle actif. Je m'en réjouis. Je pense notamment aux associations de la jeunesse catholique et protestante. Nombreux sont ceux qui reprochent aux jeunes d'aujourd'hui leur manque d'engagement ou leur égocentrisme. Ces critiques ne viseront certainement pas les milliers de moniteurs de groupes de jeunes qui prennent en charge des enfants ou des jeunes de leur âge au sein de diverses organisations telles les scouts et les guides, la Fédération allemande des organisations de la jeunesse catholique (Katholische Junge Gemeinde), l'UCJG et d'autres encore. De nombreux jeunes y font l'expérience de la valeur inestimable d'un engagement auprès des autres, découvrant à quel point il peut être gratifiant. C'est précisément à travers le travail des jeunesses chrétiennes que les jeunes s'initient aux valeurs et développent des comportements de responsabilité qui sont d'une importance cruciale pour la société dans son ensemble. L'orientation tant souhaitée aujourd'hui ne peut venir que de ceux qui ont reçu une orientation. J'ai l'impression que, à cet égard, le travail des jeunesses chrétiennes apporte une contribution importante, voire indispensable. Dans leur engagement social, les Églises sont guidées par une certaine image de l'homme, image qui n'est inspirée ni par le pragmatisme ni par le matérialisme. L'homme ne vit pas que de pain. Et ce n'est qu'à travers l'autre que l'homme parvient à lui-même. La liberté, la person¬nalité et la solidarité sont indissociables. C'est ce qu'enseigne, à juste titre, la doctrine sociale de l'Église catholique. C'est pourquoi le travail caritatif et diaconal des Églises représente beaucoup plus qu'un atelier de rapiéçage social. Cet engagement implique toujours une incitation politique: celle de ne pas perdre des yeux les faibles, les malades, les mourants, les laissés pour compte du jeu de la concurrence. Les appels verbaux à la solidarité ne convainquent que lorsqu'ils s'accompagnent d'un engagement réel, de la pratique de l'amour du prochain. Cette pratique de l'amour du prochain et l'engagement en faveur d'une société plus juste sont considérables dans les Églises de notre pays, comme j'ai souvent l'occasion de le constater. Pour cela, les laïcs bénévoles, qui font preuve d'un grand dévouement dans leur travail, méritent la reconnaissance des instances ecclésiastiques, et la nôtre également. Très Saint Père, Vous venez à la Journée mondiale de la jeunesse, à laquelle votre prédécesseur, Jean Paul II, que nous n'oublierons pas, avait convié la jeunesse du monde entier. La Journée mondiale de la jeunesse doit être un signe d'espoir. La solidarité mondiale des jeunes peut être porteuse de beaucoup de bien. Elle nous fait prendre conscience de notre responsabilité envers ce même monde auquel nous appartenons. Je suis tout de même conscient que les programmes d'action ou les discussions théoriques ne sont pas la préoccupation majeure de la Journée mondiale de la jeunesse qui est axée sur la spiritualité, l'expérience spirituelle, la prière et la célébration de la foi. Le changement, le vrai, naît toujours dans les curs. Les centaines de milliers de jeunes ouverts et en quête d'une orientation nous donnent, précisément à nous qui sommes plus âgés, un signe d'espoir et de confiance. J'en ai moi-même fait l'expérience au cours des derniers jours. En cette époque marquée par la peur du terrorisme et de la violence aux motifs présumément religieux, il est particulièrement bon de faire l'expérience de la foi et de la religion en tant que porteurs de paix et d'humanité. Vous-même, Très Saint Père, avez souvent évoqué des "pathologies", des erreurs de la religion, y compris chrétienne, tout comme il y a des erreurs de la raison éclairée. La religion et la raison doivent sans cesse se corriger et se purifier mutuellement, ainsi que vous le dites. J'espère que cette Journée mondiale de la jeunesse dont vous êtes l'hôte sera le puissant témoignage d'une foi humaine, respectueuse de l'homme, d'une foi qui n'est pas indifférente au monde et aux hommes, une foi qui affirme que nous sommes tous les enfants de Dieu et que nous partageons un seul monde. Encore une fois: bienvenue, Benoît XVI! [Texte original: allemand Traduction distribuée par les organisateurs des JMJ] Actualité
Des peurs et des craintes...
Gueydier commence par mettre en relief les "Peurs de l'Huma et du Monde". Pour Henri Tincq, du Monde, et Paul Falzon, de LHumanité, écrit-il, les JMJ 2005 seront, à nen pas douter, le sacre dun pape qui veut « convertir lOccident », mener une « reconquête », pire une « offensive spirituelle ». Benoît XVI ne cherche, selon eux, quà « étendre son influence ». « Le costume a changé, écrit Henri Tincq, mais lintransigeance doctrinale du cardinal Ratzinger reste la même ». Gérard Leclerc, de son côté, signe un article dans Le Figaro où il ne nie pas « lorthodoxie totale » du successeur de Jean-Paul II ni la dureté des conflits théologiques qui ont marqué lAllemagne. Mais il nen croit pas moins à « lélan du renouveau » provoqué par les JMJ, pour lEglise doutre Rhin en particulier. Motivation de jmjistes Dans le reste de son article, Gueydier, s'arrête à "la motivation des jmjistes" (c'est-à-dire aux jeunes qui y participent, certains pour la deuxième, la troisième et même la quatrième fois) que mettent en évidence les médias français. On fera les adaptations nécessaires pour le Québec, car il ne semble pas y avoir dans nos medias autant de retomblées des XXe Journées Mondiales de la Jeunesse de Cologne. Cela s'explique en partie par le fait qu'elles se tiennent sur le continent européen. Celles de Toronto avaient suscitées on se le rappelle une extraordinaire couverture médiatique. Quoiqu'il en soit voici le résumé des découpures de presse que fait Gueydier.Selon lui, les portraits des jeunes rassemblés à Cologne saffinent dans la presse au fil des jours, au delà du look catho dépeint dans un article de Libération (« t as le look catho, catho tas le look »), Cécile Calla, envoyée spéciale du Figaro, rend compte de la fascination de Tawaïnais découvrant lAllemagne, de la qualité de laccueil et du « sacré dépaysement » des jeunes de Cambrai et du Havre partis à la rencontre de lex-RDA. Gueydier continue en citant le même quotidien où Mgr Lalanne, décrit les attentes des jeunes : « rencontrer dautres jeunes dautres pays », « rencontrer le nouveau pape », « se souvenir (en Allemagne) de limportance de la construction de la paix », « consolider leur foi », « revenir à la source ». Gueydier note que Mgr Lalanne qui est secrétaire général de la Conférence des Evêques de France se dit « ravi » de la participation des jeunes traditionalistes aux JMJ. Par la suite, Gueydier fait état du dossier de trois pages de LExpress où on donne un coup de projecteur sur la « Catho Pride ». L'auteur du dossier, Claire Chartier y remarque que les jeunes catholiques « nont aucun complexe dinfériorité », « quils ne souffrent pas de se savoir socialement minoritaires » et « quils sont convaincus de défendre des valeurs humanistes autour desquelles tout le monde doit pouvoir se retrouver ». Enfin, Gueydier rapporte que France Soir sintéresse à deux jeunes jmjistes dune vingtaine dannées. Lune, Aurélie, estime avoir été miraculeusement guérie dune paralysie partielle à lâge de deux ans. Lautre, Matthieu, se prépare à entrer au séminaire. L'auteur de cette revue de presse conclut de façon un peu ironique en écrivant: "Bref, la question de la capotte anglaise quagitent encore et toujours Libération et LHumanité ne semble guère intéresser tous ces jeunes pèlerins". Consultez en direct ou en différé les émissions télévisées sur l'arrivée du pape, sur l'accueil des jeunes etc. sur www.ktotv.com Accessible en tout temps. H.G. le 18 août 2005
Des peurs et des craintes...
Gueydier commence par mettre en relief les "Peurs de l'Huma et du Monde". Pour Henri Tincq, du Monde, et Paul Falzon, de LHumanité, écrit-il, les JMJ 2005 seront, à nen pas douter, le sacre dun pape qui veut « convertir lOccident », mener une « reconquête », pire une « offensive spirituelle ». Benoît XVI ne cherche, selon eux, quà « étendre son influence ». « Le costume a changé, écrit Henri Tincq, mais lintransigeance doctrinale du cardinal Ratzinger reste la même ». Gérard Leclerc, de son côté, signe un article dans Le Figaro où il ne nie pas « lorthodoxie totale » du successeur de Jean-Paul II ni la dureté des conflits théologiques qui ont marqué lAllemagne. Mais il nen croit pas moins à « lélan du renouveau » provoqué par les JMJ, pour lEglise doutre Rhin en particulier. Motivation de jmjistes Dans le reste de son article, Gueydier, s'arrête à "la motivation des jmjistes" (c'est-à-dire aux jeunes qui y participent, certains pour la deuxième, la troisième et même la quatrième fois) que mettent en évidence les médias français. On fera les adaptations nécessaires pour le Québec, car il ne semble pas y avoir dans nos medias autant de retomblées des XXe Journées Mondiales de la Jeunesse de Cologne. Cela s'explique en partie par le fait qu'elles se tiennent sur le continent européen. Celles de Toronto avaient suscitées on se le rappelle une extraordinaire couverture médiatique. Quoiqu'il en soit voici le résumé des découpures de presse que fait Gueydier.Selon lui, les portraits des jeunes rassemblés à Cologne saffinent dans la presse au fil des jours, au delà du look catho dépeint dans un article de Libération (« t as le look catho, catho tas le look »), Cécile Calla, envoyée spéciale du Figaro, rend compte de la fascination de Tawaïnais découvrant lAllemagne, de la qualité de laccueil et du « sacré dépaysement » des jeunes de Cambrai et du Havre partis à la rencontre de lex-RDA. Gueydier continue en citant le même quotidien où Mgr Lalanne, décrit les attentes des jeunes : « rencontrer dautres jeunes dautres pays », « rencontrer le nouveau pape », « se souvenir (en Allemagne) de limportance de la construction de la paix », « consolider leur foi », « revenir à la source ». Gueydier note que Mgr Lalanne qui est secrétaire général de la Conférence des Evêques de France se dit « ravi » de la participation des jeunes traditionalistes aux JMJ. Par la suite, Gueydier fait état du dossier de trois pages de LExpress où on donne un coup de projecteur sur la « Catho Pride ». L'auteur du dossier, Claire Chartier y remarque que les jeunes catholiques « nont aucun complexe dinfériorité », « quils ne souffrent pas de se savoir socialement minoritaires » et « quils sont convaincus de défendre des valeurs humanistes autour desquelles tout le monde doit pouvoir se retrouver ». Enfin, Gueydier rapporte que France Soir sintéresse à deux jeunes jmjistes dune vingtaine dannées. Lune, Aurélie, estime avoir été miraculeusement guérie dune paralysie partielle à lâge de deux ans. Lautre, Matthieu, se prépare à entrer au séminaire. L'auteur de cette revue de presse conclut de façon un peu ironique en écrivant: "Bref, la question de la capotte anglaise quagitent encore et toujours Libération et LHumanité ne semble guère intéresser tous ces jeunes pèlerins". Consultez en direct ou en différé les émissions télévisées sur l'arrivée du pape, sur l'accueil des jeunes etc. sur www.ktotv.com Accessible en tout temps. H.G. le 18 août 2005 Documents
Vatican Information Service
[28/06/2005] Dix ans après la publication du Catéchisme, Jean-Paul II avait lancé le chantier d'un "compendium", une synthèse du Catéchisme, pour en faciliter la compréhension et l'utilisation comme référence essentielle sur ce que l'Eglise croit, vit et prie. Après trois ans de travail, le Compendium vient d'être présenté. Ce "Compendium" du Catéchisme de l'Eglise catholique, a été élaboré par une commission cardinalice alors présidée par le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Historique La nécessité d'un résumé du Catéchisme publié en 1992 était apparue lors du Congrès catéchistique international de 2002, qui proposa à Jean-Paul II la mise au point de cette synthèse. L'année suivante, Jean-Paul II instituait la Commission spéciale qui communiqua un premier projet aux Cardinaux et Présidents de toutes les Conférences épiscopales. Le projet fut très bien accueilli et après réception des réponses, elle procéda à la révision du texte. Contenu Le Compendium est de 205 pages avec 598 questions-réponses, 15 illustrations, 1 appendice (prières essentielles et formules de la doctrine catholique), 1 index analytique. Le Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi expose les caractéristiques du texte, "son extrême dépendance du Catéchisme, sa forme de dialogue et ses illustrations catéchistiques". Mgr Angelo Amato précise qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre indépendante pouvant se substituer de quelque manière au Catéchisme. D'ailleurs le Compendium fait constamment référence à la structure, au plan et au contenu de ce dernier, car il se propose "de susciter un nouvel intérêt pour le Catéchisme...unique base de toute la catéchèse". Le Compendium se divise en 4 parties correspondant aux lois fondamentales de la vie chrétienne: la Profession de Foi, une synthèse de la Lex Credendi, c'est-à-dire ce que l'Eglise catholique professe dans le Symbole nicéno-constantinopolitain, "constamment proclamé par les assemblées de chrétiens pour maintenir vive la mémoire des vérités fondamentales de la Foi". La seconde partie, "La célébration du Mystère chrétien" présente deux points essentiels de la Lex Celebrandi, "l'annonce évangélique trouvant en effet sa réponse première dans la vie sacramentale , où les fidèles vivent la Foi et témoignent ... de l'efficacité salvifique du Mystère pascal". "La vie dans le Christ" constitue la troisième partie de la Lex Vivendi, c'est-à-dire l'engagement des baptisés à manifester en action et dans des positions éthiques leur fidélité à la foi qu'ils professent et célèbrent. Enfin, "La prière du Seigneur", traite de la Lex Orandi, le dialogue avec Dieu par le biais de la prière que Jésus nous a enseignée. Quant à la forme dialoguée, Mgr Amato a souligné qu'elle permettait "d'abréger sensiblement les articles. Réduits à l'essentiel, ils favorisent l'assimilation et la mémorisation des contenus". Illustrations Expliquant pour finir la présence d'illustrations, le Secrétaire de la Congrégation dit qu'elles permettent aux catéchistes d'utiliser la richesse du patrimoine iconographique chrétien. "Dans notre civilisation de l'image - écrit-il - l'image religieuse peut être plus éloquente encore que des paroles... Outre leur valeur esthétique, elles sont surtout une réminiscence dans l'évocation des Mystères du Salut, une valeur catéchistique et théologique, étant donné qu'elle offre une forme artistique à des événements ou à des aspects de la doctrine de la foi". Réactions Le journal italien La Repubblica, un journal de centre-gauche, sous la plume de Marco Politi, journaliste attitré au Vatican, présente le "Compendium" en insistant sur le fait qu'il ne fait que reprendre l'enseignement du Catéchisme de 1992 sans aucune adaptation autre que la présentation simplifiée et résumée. Le journal souligne aussi la diffusion rapide de la première édition italienne de 150,000 copies dans divers points de ventes dont plusieurs supermarchés. Une seconde édition italienne est en préparation. Les éditions dans les diverses langues se feront au fur et à mesure. L'édition en langue française est prévue pour le mois de septembre 2005. Le journal présente une interview du maire de Venise, catholique engagé, qui craint que cette publication contribue à maintenir l'accent de la doctrine catholique sur le "faire", sur les obligations, sur les lois et les normes et qu'on mette au second plan le message essentiel du Christ et de l'Évangile qui est un message d'amour, de vie donnée et de partage fraternel d'abord et avant tout. Commentaires extraits de La Repubblica du 29 juin 2005 Hermann Giguère, ptre le 4 juillet 2005 Voici quelques détails sur la version française qui sortira le 22 août 2005 selon l'agence Zenit. ROME, Jeudi 14 juillet 2005 (ZENIT.org) La version française du compendium du Catéchisme de lEglise catholique sappellera le « Petit catéchisme de l'Église catholique » et il sera publié au lendemain des JMJ de Cologne, le 22 août prochain. Lédition française est due conjointement aux éditions du Cerf (http://www.editionsducerf.fr/home.asp), Bayard (http://www.bayardpresse.com), et Fleurus-Mame (http://www.edifa.com). Le volume sera vendu en France au prix de 17 E (230 pages). Ce catéchisme sadresse dabord aux Catholiques, souligne le cardinal Cottier, mais en même temps à « tous ceux qui désirent connaître le sens de la foi chrétienne. Quelquun qui sinterroge sur la foi peut ouvrir ce catéchisme ». La présentation en français de cet abrégé du catéchisme a été confiée à lun des rédacteurs de lédition de 1992, le cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours. La version italienne de ce résumé du Catéchisme de l'Église catholique a été promulguée par le pape Benoît XVI le 28 juin dernier (cf. Zenit, 28 juin). Plus de 200,000 exemplaires ont été vendus et lon en est à la 3e édition. AJOUTÉ LE 5 JANVIER 2006 Catéchisme de l'Église catholique abrégé, Cerf, 2005, 288 p., 18 ou 24,95$ (canadiens) -----------------------------Acheter ce livre avec Amazon.fr----------------------------- Pour le Canada, on peut commander le Compendium du Catéchisme de lÉglise catholique en ligne à www.editionscecc.ca, par téléphone au 1 800 769-1147, par courriel à publi@cecc.ca ou par télécopieur à (613) 241-5090. Prix en dollars canadiens: 24,95$ EDITION FRANÇAISE DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE Le catéchisme de l'Église catholique abrégé (Compendium) vient de paraître en français, ce 1er septembre 2005. Sa première version a été le best seller de l'été en Italie, avec 450.000 exemplaires vendus en deux mois. Le premier tirage de la traduction française, éditée par le Cerf (avec Bayard et Fleurus-Mame), est de 100.000 exemplaires. En 600 questions-réponses, l'abrégé présente l'essentiel de la foi catholique. Première question : "Quel est le dessein de Dieu sur l'homme ?" ; dernière question : "Que signifie l'Amen de la fin ?" Illustré, le volume se divise en quatre parties : "La profession de la foi", "La célébration du mystère chrétien", "La vie dans le Christ" et "La prière chrétienne". Il inclut en outre les textes des grandes prières chrétiennes, en français et en latin, pour favoriser la participation aux grands rassemblements internationaux. Enfin, il propose les éléments doctrinaux comme "les quatre vertus cardinales", "les sept péchés capitaux", "les uvres de miséricorde", etc. Lors des JMJ de Cologne (21 août), Benoît XVI a recommandé cet abrégé aux jeunes pèlerins : "Je livre avec confiance ce catéchisme à l'Église tout entière et à chaque chrétien en particulier, quel que soit son âge ou sa nation." Évoquant la version complète du Catéchisme, auquel l'abrégé ne peut se substituer, le Saint-Père a rappelé que c'est le pape Jean-Paul II qui a voulu la refonte du catéchisme : "Il nous a donné une uvre merveilleuse, dans laquelle la foi des siècles est expliquée de façon synthétique: le Catéchisme de l'Église catholique. Moi-même, récemment, j'ai pu présenter l'Abrégé de ce Catéchisme, qui a été élaboré à la demande du pape défunt. Ce sont deux livres fondamentaux que je voudrais vous recommander à tous." MOTU PROPRIO POUR L'APPROBATION ET LA PUBLICATION DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE Il y a vingt ans, débutait l'élaboration du Catéchisme de l'Église catholique, demandé par l'Assemblée extraordinaire du Synode des Évêques, à l'occasion du vingtième anniversaire de la clôture du Concile cuménique Vatican II. Je remercie infiniment Dieu, le Seigneur, d'avoir donné à l'Église catholique ce Catéchisme, promulgué en 1992 par mon vénéré et bien-aimé Prédécesseur, le Pape Jean-Paul II. La grande utilité de ce don précieux est confirmée avant tout par l'accueil, large et positif, qu'il a reçu de la part de l'épiscopat, auquel il était adressé en tout premier lieu comme texte de référence sûr et authentique pour l'enseignement de la doctrine catholique, et en particulier pour l'élaboration des catéchismes locaux. Elle est confirmée aussi par l'accueil favorable et remarquable qui lui a été réservé par toutes les composantes du Peuple de Dieu, qui ont pu le connaître et l'apprécier grâce aux cinquante langues et plus dans lesquelles il a été traduit jusqu'à présent. Avec une grande joie, j'approuve maintenant et je promulgue le Compendium de ce Catéchisme. Il a été vivement souhaité par les participants du Congrès catéchétique international d'octobre 2002, qui se sont faits ainsi les interprètes d'une exigence très ressentie dans l'Église. Accueillant ce désir, mon regretté Prédécesseur décida en février 2003 la préparation de ce Compendium et en confia la rédaction à une Commission restreinte de Cardinaux présidée par moi et assistée de quelques collaborateurs experts. Au cours des travaux, un projet de ce Compendium a été soumis au jugement de tous les Cardinaux et des Présidents des Conférences épiscopales qui, à une très large majorité, l'ont accueilli et jugé favorablement. Le Compendium que je présente aujourd'hui à l'Église universelle est une synthèse fidèle et sûre du Catéchisme de l'Église catholique. Il contient, de façon concise, tous les éléments essentiels et fondamentaux de la foi de l'Église, de manière à constituer, comme le souhaitait mon prédécesseur, une sorte de vade-mecum qui permette aux personnes, croyantes ou non, d'embrasser d'un regard d'ensemble la totalité du panorama de la foi catholique. Dans sa structure, dans son contenu et dans son langage, il reflète fidèlement le Catéchisme de l'Église catholique, qui, grâce à l'aide et au stimulant que constitue cette synthèse, pourra être plus largement connu et approfondi. Je livre donc avec confiance ce Compendium avant tout à l'Église entière et à chaque chrétien en particulier, afin qu'en ce troisième millénaire, chacun puisse, grâce à lui, retrouver un nouvel élan dans l'effort renouvelé d'évangélisation et d'éducation à la foi qui doit caractériser toute communauté ecclésiale et tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur âge ou la nation à laquelle ils appartiennent. Mais ce Compendium, dans sa brièveté, sa clarté et son intégralité, s'adresse aussi à toute personne qui, vivant dans un monde incohérent et aux multiples messages, désire connaître le Chemin de la Vie, la Vérité, confiée par Dieu à l'Église de son Fils. En lisant cet instrument autorisé qu'est le Compendium, chacun pourra, grâce notamment à l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l'Église, reconnaître et accueillir toujours mieux la beauté, l'unicité et l'actualité inépuisables du Don par excellence que Dieu a fait à l'humanité : son Fils unique, Jésus Christ, qui est " le Chemin, la Vérité et la Vie " (Jn 14, 6). Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 28 juin 2005, veille de la Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, en la première année de mon Pontificat. BENEDICTUS PP. XVI Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
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[28/06/2005] Dix ans après la publication du Catéchisme, Jean-Paul II avait lancé le chantier d'un "compendium", une synthèse du Catéchisme, pour en faciliter la compréhension et l'utilisation comme référence essentielle sur ce que l'Eglise croit, vit et prie. Après trois ans de travail, le Compendium vient d'être présenté. Ce "Compendium" du Catéchisme de l'Eglise catholique, a été élaboré par une commission cardinalice alors présidée par le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Historique La nécessité d'un résumé du Catéchisme publié en 1992 était apparue lors du Congrès catéchistique international de 2002, qui proposa à Jean-Paul II la mise au point de cette synthèse. L'année suivante, Jean-Paul II instituait la Commission spéciale qui communiqua un premier projet aux Cardinaux et Présidents de toutes les Conférences épiscopales. Le projet fut très bien accueilli et après réception des réponses, elle procéda à la révision du texte. Contenu Le Compendium est de 205 pages avec 598 questions-réponses, 15 illustrations, 1 appendice (prières essentielles et formules de la doctrine catholique), 1 index analytique. Le Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi expose les caractéristiques du texte, "son extrême dépendance du Catéchisme, sa forme de dialogue et ses illustrations catéchistiques". Mgr Angelo Amato précise qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre indépendante pouvant se substituer de quelque manière au Catéchisme. D'ailleurs le Compendium fait constamment référence à la structure, au plan et au contenu de ce dernier, car il se propose "de susciter un nouvel intérêt pour le Catéchisme...unique base de toute la catéchèse". Le Compendium se divise en 4 parties correspondant aux lois fondamentales de la vie chrétienne: la Profession de Foi, une synthèse de la Lex Credendi, c'est-à-dire ce que l'Eglise catholique professe dans le Symbole nicéno-constantinopolitain, "constamment proclamé par les assemblées de chrétiens pour maintenir vive la mémoire des vérités fondamentales de la Foi". La seconde partie, "La célébration du Mystère chrétien" présente deux points essentiels de la Lex Celebrandi, "l'annonce évangélique trouvant en effet sa réponse première dans la vie sacramentale , où les fidèles vivent la Foi et témoignent ... de l'efficacité salvifique du Mystère pascal". "La vie dans le Christ" constitue la troisième partie de la Lex Vivendi, c'est-à-dire l'engagement des baptisés à manifester en action et dans des positions éthiques leur fidélité à la foi qu'ils professent et célèbrent. Enfin, "La prière du Seigneur", traite de la Lex Orandi, le dialogue avec Dieu par le biais de la prière que Jésus nous a enseignée. Quant à la forme dialoguée, Mgr Amato a souligné qu'elle permettait "d'abréger sensiblement les articles. Réduits à l'essentiel, ils favorisent l'assimilation et la mémorisation des contenus". Illustrations Expliquant pour finir la présence d'illustrations, le Secrétaire de la Congrégation dit qu'elles permettent aux catéchistes d'utiliser la richesse du patrimoine iconographique chrétien. "Dans notre civilisation de l'image - écrit-il - l'image religieuse peut être plus éloquente encore que des paroles... Outre leur valeur esthétique, elles sont surtout une réminiscence dans l'évocation des Mystères du Salut, une valeur catéchistique et théologique, étant donné qu'elle offre une forme artistique à des événements ou à des aspects de la doctrine de la foi". Réactions Le journal italien La Repubblica, un journal de centre-gauche, sous la plume de Marco Politi, journaliste attitré au Vatican, présente le "Compendium" en insistant sur le fait qu'il ne fait que reprendre l'enseignement du Catéchisme de 1992 sans aucune adaptation autre que la présentation simplifiée et résumée. Le journal souligne aussi la diffusion rapide de la première édition italienne de 150,000 copies dans divers points de ventes dont plusieurs supermarchés. Une seconde édition italienne est en préparation. Les éditions dans les diverses langues se feront au fur et à mesure. L'édition en langue française est prévue pour le mois de septembre 2005. Le journal présente une interview du maire de Venise, catholique engagé, qui craint que cette publication contribue à maintenir l'accent de la doctrine catholique sur le "faire", sur les obligations, sur les lois et les normes et qu'on mette au second plan le message essentiel du Christ et de l'Évangile qui est un message d'amour, de vie donnée et de partage fraternel d'abord et avant tout. Commentaires extraits de La Repubblica du 29 juin 2005 Hermann Giguère, ptre le 4 juillet 2005 Voici quelques détails sur la version française qui sortira le 22 août 2005 selon l'agence Zenit. ROME, Jeudi 14 juillet 2005 (ZENIT.org) La version française du compendium du Catéchisme de lEglise catholique sappellera le « Petit catéchisme de l'Église catholique » et il sera publié au lendemain des JMJ de Cologne, le 22 août prochain. Lédition française est due conjointement aux éditions du Cerf (http://www.editionsducerf.fr/home.asp), Bayard (http://www.bayardpresse.com), et Fleurus-Mame (http://www.edifa.com). Le volume sera vendu en France au prix de 17 E (230 pages). Ce catéchisme sadresse dabord aux Catholiques, souligne le cardinal Cottier, mais en même temps à « tous ceux qui désirent connaître le sens de la foi chrétienne. Quelquun qui sinterroge sur la foi peut ouvrir ce catéchisme ». La présentation en français de cet abrégé du catéchisme a été confiée à lun des rédacteurs de lédition de 1992, le cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours. La version italienne de ce résumé du Catéchisme de l'Église catholique a été promulguée par le pape Benoît XVI le 28 juin dernier (cf. Zenit, 28 juin). Plus de 200,000 exemplaires ont été vendus et lon en est à la 3e édition. AJOUTÉ LE 5 JANVIER 2006 Catéchisme de l'Église catholique abrégé, Cerf, 2005, 288 p., 18 ou 24,95$ (canadiens) -----------------------------Acheter ce livre avec Amazon.fr----------------------------- Pour le Canada, on peut commander le Compendium du Catéchisme de lÉglise catholique en ligne à www.editionscecc.ca, par téléphone au 1 800 769-1147, par courriel à publi@cecc.ca ou par télécopieur à (613) 241-5090. Prix en dollars canadiens: 24,95$ EDITION FRANÇAISE DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE Le catéchisme de l'Église catholique abrégé (Compendium) vient de paraître en français, ce 1er septembre 2005. Sa première version a été le best seller de l'été en Italie, avec 450.000 exemplaires vendus en deux mois. Le premier tirage de la traduction française, éditée par le Cerf (avec Bayard et Fleurus-Mame), est de 100.000 exemplaires. En 600 questions-réponses, l'abrégé présente l'essentiel de la foi catholique. Première question : "Quel est le dessein de Dieu sur l'homme ?" ; dernière question : "Que signifie l'Amen de la fin ?" Illustré, le volume se divise en quatre parties : "La profession de la foi", "La célébration du mystère chrétien", "La vie dans le Christ" et "La prière chrétienne". Il inclut en outre les textes des grandes prières chrétiennes, en français et en latin, pour favoriser la participation aux grands rassemblements internationaux. Enfin, il propose les éléments doctrinaux comme "les quatre vertus cardinales", "les sept péchés capitaux", "les uvres de miséricorde", etc. Lors des JMJ de Cologne (21 août), Benoît XVI a recommandé cet abrégé aux jeunes pèlerins : "Je livre avec confiance ce catéchisme à l'Église tout entière et à chaque chrétien en particulier, quel que soit son âge ou sa nation." Évoquant la version complète du Catéchisme, auquel l'abrégé ne peut se substituer, le Saint-Père a rappelé que c'est le pape Jean-Paul II qui a voulu la refonte du catéchisme : "Il nous a donné une uvre merveilleuse, dans laquelle la foi des siècles est expliquée de façon synthétique: le Catéchisme de l'Église catholique. Moi-même, récemment, j'ai pu présenter l'Abrégé de ce Catéchisme, qui a été élaboré à la demande du pape défunt. Ce sont deux livres fondamentaux que je voudrais vous recommander à tous." MOTU PROPRIO POUR L'APPROBATION ET LA PUBLICATION DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE Il y a vingt ans, débutait l'élaboration du Catéchisme de l'Église catholique, demandé par l'Assemblée extraordinaire du Synode des Évêques, à l'occasion du vingtième anniversaire de la clôture du Concile cuménique Vatican II. Je remercie infiniment Dieu, le Seigneur, d'avoir donné à l'Église catholique ce Catéchisme, promulgué en 1992 par mon vénéré et bien-aimé Prédécesseur, le Pape Jean-Paul II. La grande utilité de ce don précieux est confirmée avant tout par l'accueil, large et positif, qu'il a reçu de la part de l'épiscopat, auquel il était adressé en tout premier lieu comme texte de référence sûr et authentique pour l'enseignement de la doctrine catholique, et en particulier pour l'élaboration des catéchismes locaux. Elle est confirmée aussi par l'accueil favorable et remarquable qui lui a été réservé par toutes les composantes du Peuple de Dieu, qui ont pu le connaître et l'apprécier grâce aux cinquante langues et plus dans lesquelles il a été traduit jusqu'à présent. Avec une grande joie, j'approuve maintenant et je promulgue le Compendium de ce Catéchisme. Il a été vivement souhaité par les participants du Congrès catéchétique international d'octobre 2002, qui se sont faits ainsi les interprètes d'une exigence très ressentie dans l'Église. Accueillant ce désir, mon regretté Prédécesseur décida en février 2003 la préparation de ce Compendium et en confia la rédaction à une Commission restreinte de Cardinaux présidée par moi et assistée de quelques collaborateurs experts. Au cours des travaux, un projet de ce Compendium a été soumis au jugement de tous les Cardinaux et des Présidents des Conférences épiscopales qui, à une très large majorité, l'ont accueilli et jugé favorablement. Le Compendium que je présente aujourd'hui à l'Église universelle est une synthèse fidèle et sûre du Catéchisme de l'Église catholique. Il contient, de façon concise, tous les éléments essentiels et fondamentaux de la foi de l'Église, de manière à constituer, comme le souhaitait mon prédécesseur, une sorte de vade-mecum qui permette aux personnes, croyantes ou non, d'embrasser d'un regard d'ensemble la totalité du panorama de la foi catholique. Dans sa structure, dans son contenu et dans son langage, il reflète fidèlement le Catéchisme de l'Église catholique, qui, grâce à l'aide et au stimulant que constitue cette synthèse, pourra être plus largement connu et approfondi. Je livre donc avec confiance ce Compendium avant tout à l'Église entière et à chaque chrétien en particulier, afin qu'en ce troisième millénaire, chacun puisse, grâce à lui, retrouver un nouvel élan dans l'effort renouvelé d'évangélisation et d'éducation à la foi qui doit caractériser toute communauté ecclésiale et tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur âge ou la nation à laquelle ils appartiennent. Mais ce Compendium, dans sa brièveté, sa clarté et son intégralité, s'adresse aussi à toute personne qui, vivant dans un monde incohérent et aux multiples messages, désire connaître le Chemin de la Vie, la Vérité, confiée par Dieu à l'Église de son Fils. En lisant cet instrument autorisé qu'est le Compendium, chacun pourra, grâce notamment à l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l'Église, reconnaître et accueillir toujours mieux la beauté, l'unicité et l'actualité inépuisables du Don par excellence que Dieu a fait à l'humanité : son Fils unique, Jésus Christ, qui est " le Chemin, la Vérité et la Vie " (Jn 14, 6). Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 28 juin 2005, veille de la Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, en la première année de mon Pontificat. BENEDICTUS PP. XVI Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
La Société du 400e anniversaire de Québec fait appel aux forces vives de la région pour enrichir sa programmation Québec, le 29 juin 2005 La Société du 400e anniversaire de Québec a lancé, aujourdhui, deux appels de projets qui permettront denrichir la programmation des célébrations de 2008 dune grande variété dactivités couvrant de nombreux champs dintérêt. Profitant dune journée portes ouvertes à ses nouveaux bureaux du 1135, chemin Saint-Louis, M. Garneau a expliqué que la Société visait ainsi à enrichir sa programmation avec des initiatives provenant dabord et avant tout des forces vives de la région. « La Société du 400e anniversaire de Québec est responsable de créer une programmation originale, qui comprendra par exemple les célébrations officielles de la date anniversaire du 3 juillet 2008 et lanimation de lEspace 400e, dans le bassin Louise. Pour sassurer que les célébrations représentent bien la vitalité et les forces de la région et quelles expriment bien la diversité des champs dintérêt et du savoir-faire des gens dici, nous faisons aussi appel à des initiatives extérieures à la Société du 400e qui pourront élargir le registre des activités proposées et projeter limage dune ville tout entière en fête, tout au long de lannée. » Les Cuvées spéciales Le premier appel de projets invite les grands événements de la région de Québec par exemple, le Carnaval de Québec, le Festival dété de Québec ou les Fêtes de la Nouvelle-France à concevoir des « Cuvées spéciales » de leur édition 2008. La Société vise à ce que ces volets de programmation ouvrent de nouvelles avenues, dans les champs dexpertise des événements participants, tout en se rattachant à des thématiques pertinentes aux célébrations du 400e. Les activités accréditées Le second appel de projets vise à susciter des propositions dactivités innovatrices, accessibles et aptes à susciter le rassemblement, et ce dans cinq domaines : art et culture; histoire et patrimoine; sports et loisirs; environnement, science et technologie; vie et société. Tous les organismes dûment constitués peuvent soumettre des propositions. Par ailleurs, les projets dinfrastructure, dédition, de produits de commercialisation, dachat ou de restauration déquipement ne seront pas admissibles. « En lançant ses appels de projets, la Société du 400e se met dans la position de lacheteur qui sélectionne les meilleures offres, pour offrir à la population et aux visiteurs qui viendront à Québec, en 2008, des célébrations véritablement uniques et mémorables. Il ne sagit pas pour nous de devenir le subventionnaire de tous les projets quinspire cette occasion remarquable. Les initiatives proposées devront rejoindre les objectifs de la Société et les thématiques générales des célébrations. La sélection des projets se fera aussi en fonction dune enveloppe budgétaire limitée. Il est donc très clair que nous ne pourrons donner une réponse positive à toutes les idées qui nous seront proposées, aussi louables soient-elles », a spécifié M. Garneau. La directrice générale de la Société du 400e anniversaire de Québec a pour sa part indiqué que les initiatives soumises dans le cadre des deux appels de projets seront analysées par des comités de sélection disposant de lexpertise requise pour faire des choix significatifs et pertinents. « Les activités accréditées et les cuvées spéciales des événements associés aux célébrations du 400e devront également répondre à des critères spécifiques, à commencer par leur caractère novateur. Nous cherchons des projets qui vont créer un événement, susciter de nouvelles façons de faire, créer des occasions mémorables, suivant des approches originales qui mettront en valeur lexcellence et lexpertise présentes dans la région. Les projets ne devront pas avoir été réalisés précédemment et les éléments de programmation régulière des organismes qui les proposent ne seront pas admissibles non plus. Notre but, cest de susciter des partenariats qui permettront à la région toute entière de voir plus loin et qui seront conçus dans un esprit de dépassement et dinnovation. » Les projets de Cuvées spéciales devront être déposés au plus tard le 14 octobre prochain. En fonction de la diversité des projets qui constitueront les activités accréditées, les propositions seront reçues en deux vagues : en décembre 2005, en octobre 2006. « À deux ans et demi des cérémonies douverture, nous disposons du temps nécessaire pour procéder de façon ordonnée et travailler de façon structurée. Cest pourquoi, pour nous assurer que les très nombreux éléments de programmation soient livrés de façon fructueuse pour tous, nous cherchons à établir, dès maintenant, une méthode de travail productive et bien planifiée, avec des échéanciers et des critères clairs », a conclu Mme Laurence. Le cahier de présentation de projets pour les activités accréditées est disponible sur le site Internet de la Société du 400e anniversaire de Québec, à ladresse www.quebec400.qc.ca. La Société du 400e anniversaire de Québec est un organisme autonome, sans but lucratif, financé par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ainsi que par la Ville de Québec. FRANÇOIS DE LAVAL 300e FDL 300e Concept de base pour l'organisation des Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623-1708) en 2008 Le « concept de base » est destiné à servir dhorizon pour lorganisation des fêtes et il se déploie dans les objectifs plus spécifiques quon trouvera plus loin. Les Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623‑1708), fondateur du Séminaire de Québec et premier évêque de Québec, devraient permettre de jeter un regard sur le passé, mais en se gardant du risque de la nostalgie (voir le site internet : www.francoisdelaval.org ). Ces fêtes mettront en évidence laudace créatrice dun homme qui, ordonné évêque à 35 ans (le 8 décembre 1658), dans la pleine maturité de sa vie, est envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ dans un nouveau monde et y inscrire la présence dune Église « aux dimensions de lAmérique française» à travers, principalement, la fondation dune Société de prêtres diocésains, le Séminaire des Missions-Étrangères « établi à Québec sous le vocable de la Sainte-Famille », connu maintenant sous le nom de Séminaire de Québec (voir le site internet : www.seminairedequebec.org ). Audacieux, François de Laval est aussi un visionnaire. Au-delà des défis à relever en son temps, le fondateur du Séminaire de Québec, a donné vie à une uvre qui, à travers les guerres, les incendies, le manque de personnel et le vieillissement, a formé des générations de jeunes qui ont sans cesse redonné à notre Église et à notre société le goût de bâtir un monde toujours nouveau. Comme évêque dun immense territoire, François de Laval est un pasteur près des personnes qui lui sont confiées, les visitant en raquettes, en canot ou à pied. Il a vécu cinquante ans à Québec dont plus de vingt ans à titre dévêque démissionnaire, émérite dirait-on aujourdhui, en étant pour son Église un défenseur courageux et un père attentif et généreux. Tout en ne négligeant aucun des âges de la vie, les Fêtes du fondateur du Séminaire et premier évêque de Québec devraient viser de façon toute spéciale les 16-35 ans pour les inviter à ne pas avoir peur daller de lavant avec confiance au moment où ils prennent en main leur vie et sinsèrent dans un monde quils veulent, eux aussi, meilleur. Les objectifs En ayant toujours en tête larrière-fond du « concept de base » énoncé plus haut, les objectifs suivants guideront le travail du Comité organisateur et, ils inspireront la programmation et la thématique des Fêtes du 300e anniversaire de la mort du bienheureux François de Laval. Ils sont au nombre de quatre : - Mieux faire connaître François de Laval comme pionnier de la Nouvelle‑France, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire ; - Mettre en valeur les façons actuelles de vivre de son esprit et de sinspirer de son héritage aux plans culturel, pastoral et social ; - Redécouvrir laudace et la foi de François de Laval pour sen inspirer dans les défis contemporains ; - Susciter chez les jeunes adultes de 16-35 ans un désir dêtre en contact avec la richesse de leurs racines. Pour diffusion. Accepté par le Comité organisateur à sa réunion du 18 janvier 2005 et revu le 22 mars 2005. Hermann Giguère, webmestre le 29 juin 2005 La Société du 400e anniversaire de Québec fait appel aux forces vives de la région pour enrichir sa programmation Québec, le 29 juin 2005 La Société du 400e anniversaire de Québec a lancé, aujourdhui, deux appels de projets qui permettront denrichir la programmation des célébrations de 2008 dune grande variété dactivités couvrant de nombreux champs dintérêt. Profitant dune journée portes ouvertes à ses nouveaux bureaux du 1135, chemin Saint-Louis, M. Garneau a expliqué que la Société visait ainsi à enrichir sa programmation avec des initiatives provenant dabord et avant tout des forces vives de la région. « La Société du 400e anniversaire de Québec est responsable de créer une programmation originale, qui comprendra par exemple les célébrations officielles de la date anniversaire du 3 juillet 2008 et lanimation de lEspace 400e, dans le bassin Louise. Pour sassurer que les célébrations représentent bien la vitalité et les forces de la région et quelles expriment bien la diversité des champs dintérêt et du savoir-faire des gens dici, nous faisons aussi appel à des initiatives extérieures à la Société du 400e qui pourront élargir le registre des activités proposées et projeter limage dune ville tout entière en fête, tout au long de lannée. » Les Cuvées spéciales Le premier appel de projets invite les grands événements de la région de Québec par exemple, le Carnaval de Québec, le Festival dété de Québec ou les Fêtes de la Nouvelle-France à concevoir des « Cuvées spéciales » de leur édition 2008. La Société vise à ce que ces volets de programmation ouvrent de nouvelles avenues, dans les champs dexpertise des événements participants, tout en se rattachant à des thématiques pertinentes aux célébrations du 400e. Les activités accréditées Le second appel de projets vise à susciter des propositions dactivités innovatrices, accessibles et aptes à susciter le rassemblement, et ce dans cinq domaines : art et culture; histoire et patrimoine; sports et loisirs; environnement, science et technologie; vie et société. Tous les organismes dûment constitués peuvent soumettre des propositions. Par ailleurs, les projets dinfrastructure, dédition, de produits de commercialisation, dachat ou de restauration déquipement ne seront pas admissibles. « En lançant ses appels de projets, la Société du 400e se met dans la position de lacheteur qui sélectionne les meilleures offres, pour offrir à la population et aux visiteurs qui viendront à Québec, en 2008, des célébrations véritablement uniques et mémorables. Il ne sagit pas pour nous de devenir le subventionnaire de tous les projets quinspire cette occasion remarquable. Les initiatives proposées devront rejoindre les objectifs de la Société et les thématiques générales des célébrations. La sélection des projets se fera aussi en fonction dune enveloppe budgétaire limitée. Il est donc très clair que nous ne pourrons donner une réponse positive à toutes les idées qui nous seront proposées, aussi louables soient-elles », a spécifié M. Garneau. La directrice générale de la Société du 400e anniversaire de Québec a pour sa part indiqué que les initiatives soumises dans le cadre des deux appels de projets seront analysées par des comités de sélection disposant de lexpertise requise pour faire des choix significatifs et pertinents. « Les activités accréditées et les cuvées spéciales des événements associés aux célébrations du 400e devront également répondre à des critères spécifiques, à commencer par leur caractère novateur. Nous cherchons des projets qui vont créer un événement, susciter de nouvelles façons de faire, créer des occasions mémorables, suivant des approches originales qui mettront en valeur lexcellence et lexpertise présentes dans la région. Les projets ne devront pas avoir été réalisés précédemment et les éléments de programmation régulière des organismes qui les proposent ne seront pas admissibles non plus. Notre but, cest de susciter des partenariats qui permettront à la région toute entière de voir plus loin et qui seront conçus dans un esprit de dépassement et dinnovation. » Les projets de Cuvées spéciales devront être déposés au plus tard le 14 octobre prochain. En fonction de la diversité des projets qui constitueront les activités accréditées, les propositions seront reçues en deux vagues : en décembre 2005, en octobre 2006. « À deux ans et demi des cérémonies douverture, nous disposons du temps nécessaire pour procéder de façon ordonnée et travailler de façon structurée. Cest pourquoi, pour nous assurer que les très nombreux éléments de programmation soient livrés de façon fructueuse pour tous, nous cherchons à établir, dès maintenant, une méthode de travail productive et bien planifiée, avec des échéanciers et des critères clairs », a conclu Mme Laurence. Le cahier de présentation de projets pour les activités accréditées est disponible sur le site Internet de la Société du 400e anniversaire de Québec, à ladresse www.quebec400.qc.ca. La Société du 400e anniversaire de Québec est un organisme autonome, sans but lucratif, financé par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ainsi que par la Ville de Québec. FRANÇOIS DE LAVAL 300e FDL 300e Concept de base pour l'organisation des Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623-1708) en 2008 Le « concept de base » est destiné à servir dhorizon pour lorganisation des fêtes et il se déploie dans les objectifs plus spécifiques quon trouvera plus loin. Les Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623‑1708), fondateur du Séminaire de Québec et premier évêque de Québec, devraient permettre de jeter un regard sur le passé, mais en se gardant du risque de la nostalgie (voir le site internet : www.francoisdelaval.org ). Ces fêtes mettront en évidence laudace créatrice dun homme qui, ordonné évêque à 35 ans (le 8 décembre 1658), dans la pleine maturité de sa vie, est envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ dans un nouveau monde et y inscrire la présence dune Église « aux dimensions de lAmérique française» à travers, principalement, la fondation dune Société de prêtres diocésains, le Séminaire des Missions-Étrangères « établi à Québec sous le vocable de la Sainte-Famille », connu maintenant sous le nom de Séminaire de Québec (voir le site internet : www.seminairedequebec.org ). Audacieux, François de Laval est aussi un visionnaire. Au-delà des défis à relever en son temps, le fondateur du Séminaire de Québec, a donné vie à une uvre qui, à travers les guerres, les incendies, le manque de personnel et le vieillissement, a formé des générations de jeunes qui ont sans cesse redonné à notre Église et à notre société le goût de bâtir un monde toujours nouveau. Comme évêque dun immense territoire, François de Laval est un pasteur près des personnes qui lui sont confiées, les visitant en raquettes, en canot ou à pied. Il a vécu cinquante ans à Québec dont plus de vingt ans à titre dévêque démissionnaire, émérite dirait-on aujourdhui, en étant pour son Église un défenseur courageux et un père attentif et généreux. Tout en ne négligeant aucun des âges de la vie, les Fêtes du fondateur du Séminaire et premier évêque de Québec devraient viser de façon toute spéciale les 16-35 ans pour les inviter à ne pas avoir peur daller de lavant avec confiance au moment où ils prennent en main leur vie et sinsèrent dans un monde quils veulent, eux aussi, meilleur. Les objectifs En ayant toujours en tête larrière-fond du « concept de base » énoncé plus haut, les objectifs suivants guideront le travail du Comité organisateur et, ils inspireront la programmation et la thématique des Fêtes du 300e anniversaire de la mort du bienheureux François de Laval. Ils sont au nombre de quatre : - Mieux faire connaître François de Laval comme pionnier de la Nouvelle‑France, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire ; - Mettre en valeur les façons actuelles de vivre de son esprit et de sinspirer de son héritage aux plans culturel, pastoral et social ; - Redécouvrir laudace et la foi de François de Laval pour sen inspirer dans les défis contemporains ; - Susciter chez les jeunes adultes de 16-35 ans un désir dêtre en contact avec la richesse de leurs racines. Pour diffusion. Accepté par le Comité organisateur à sa réunion du 18 janvier 2005 et revu le 22 mars 2005. Hermann Giguère, webmestre le 29 juin 2005 Réflexions
Tout est-il possible pour justifier un bien ?
Premier éclairage. Tout est-il possible pour justifier un bien ? Cest la question du rapport entre la fin et les moyens qui est au coeur de lépisode III et de la décision dAnakin. Le chancelier lui dit dabord que laider cest laider à faire le bien de tous dans la galaxie et quil faut être prêt à tout pour y parvenir. Dans ce dessein, il lui demande de commettre un mal absolu, tuer, y compris des innocents, pour théoriquement sauver une vie. Pourtant, nous le sentons bien, tout nest pas possible, tout nest moralement pas justifiable... Nul nest bon ou méchant Deuxième éclairage. La révolte des Sith met un exergue un point clé de la vie humaine : tout homme vit un combat intérieur. En effet, à tout moment lindividu est appelé à faire des choix. Bien souvent, à une échelle plus petite évidemment, nous avons un choix à faire entre le « bien » et le « mal ». Nul nest « bon » ou « méchant » pour toujours. Lavenir de lhomme nest pas fixé et à tout moment nous avons le choix de faire le bien même si depuis des années jétais dans linjustice. Linverse est dailleurs aussi possible. En quelque sorte, chacun a un côté obscur. Ce dernier peut se nommer égoïsme, péché, tentation, nombrilisme... Comme le dit le prophète Ezékiel, « quand le juste se détourne de sa justice, commet linjustice et en meurt, cest bien à cause de linjustice quil a commise quil meurt. Quand le méchant se détourne de la méchanceté quil avait commise et quil accomplit droit et justice, il obtiendra la vie » (Ez 18,26-27). Le relativisme moral absolu Troisième éclairage. Un autre point me semble intéressant à souligner, le chancelier défend un relativisme moral absolu : « Le bien est un point de vue, Anakin. Et le point de vue jedi nest pas le seul ». Comme chrétiens, nous croyons que le bien doit être recherché au péril même de sa vie : « Que sert à lhomme de gagner lunivers sil en vient à perdre son âme ? » dit Jésus. En réalité, le relativisme moral pose la question suivante : le mal peut-il être objectivement un bien ? Il est frappant de voir que pour convaincre, le mal doit se présenter comme un bien. Vous serez comme des dieux disait le Serpent (Gn 3,5). Le Chancelier dit à Anakin : Obéis-moi et tu sauveras la vie de celle que tu aimes . Cest toujours la même tentation : devenir immortel par ses propres forces et ne pas le recevoir comme un don. En définitive cette parole se révèle toujours trompeuse car le mal ne peut donner ce quil na pas : la vie. Palpatine affirme avoir le pouvoir de limmortalité : Tromper la mort est un pouvoir quun seul a atteint, mais si nous travaillons ensemble, je sais que nous pouvons découvrir le secret . Pour nous chrétiens, seul le Christ a « trompé » (ou vaincu) la mort en la prenant à son propre jeu. Seul Dieu nous en délivre. Non pas en nous jouant les uns contre les autres mais en nous apprenant à donner notre vie comme le Christ. A la fin, Yoda dit que cette vie ne peut être atteinte que par la compassion. Grandir dans le bien Quatrième éclairage. Grandir dans le bien signifie être humble . Star Wars III nous donne pour cela 2 archétypes frappant : La tentation de lorgueil chez Anakin et lhumilité dObi-Wan Ce dernier est prêt à reconnaître quil est devenu moins fort, toujours porté à louer la valeur des autres et notamment de son élève Anakin. Il ne peut pas tout et il nen est pas triste. Cest cette humilité qui sera sa force. Dieu élève les humbles et abaisse les orgueilleux dit le Magnificat. En effet, lambition peut dévoyer. Anakin ne voit pas tout ce quil a reçu (dons nombreux, amour, place au conseil), il ne voit que ce qui lui manque et il lit tout retard comme un manque de confiance. Il exige avec impatience ses droits. On nest certes jamais assez ambitieux mais on nest jamais humble aussi. Il est dur dêtre patient et de ne jamais se décourager . Cest pourtant le chemin du salut comme le dit maître Yoda à la fin, « espérer nous pouvons ». Même après une terrible défaite, il faut savoir repartir. Conclusion En définitive, ce film nest naturellement pas un traité de théologie moral. Cependant, il offre une belle réflexion sur la liberté humaine, sur lespoir de lhumanité dobtenir la vie pour toujours pour soi et pour ceux que lon aime, sur les valeurs qui mènent à cette vie et qui sappellent : patience, courage, don de soi, fidélité et par dessus tout humilité. Tiré du site internet de la PAStorale d'Animation Jeunesse de l'Église catholique du canton de Vaud en Suisse www.pasaj.ch (samedi 4 juin 2005) le 9 juin 2005 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Tout est-il possible pour justifier un bien ?
Premier éclairage. Tout est-il possible pour justifier un bien ? Cest la question du rapport entre la fin et les moyens qui est au coeur de lépisode III et de la décision dAnakin. Le chancelier lui dit dabord que laider cest laider à faire le bien de tous dans la galaxie et quil faut être prêt à tout pour y parvenir. Dans ce dessein, il lui demande de commettre un mal absolu, tuer, y compris des innocents, pour théoriquement sauver une vie. Pourtant, nous le sentons bien, tout nest pas possible, tout nest moralement pas justifiable... Nul nest bon ou méchant Deuxième éclairage. La révolte des Sith met un exergue un point clé de la vie humaine : tout homme vit un combat intérieur. En effet, à tout moment lindividu est appelé à faire des choix. Bien souvent, à une échelle plus petite évidemment, nous avons un choix à faire entre le « bien » et le « mal ». Nul nest « bon » ou « méchant » pour toujours. Lavenir de lhomme nest pas fixé et à tout moment nous avons le choix de faire le bien même si depuis des années jétais dans linjustice. Linverse est dailleurs aussi possible. En quelque sorte, chacun a un côté obscur. Ce dernier peut se nommer égoïsme, péché, tentation, nombrilisme... Comme le dit le prophète Ezékiel, « quand le juste se détourne de sa justice, commet linjustice et en meurt, cest bien à cause de linjustice quil a commise quil meurt. Quand le méchant se détourne de la méchanceté quil avait commise et quil accomplit droit et justice, il obtiendra la vie » (Ez 18,26-27). Le relativisme moral absolu Troisième éclairage. Un autre point me semble intéressant à souligner, le chancelier défend un relativisme moral absolu : « Le bien est un point de vue, Anakin. Et le point de vue jedi nest pas le seul ». Comme chrétiens, nous croyons que le bien doit être recherché au péril même de sa vie : « Que sert à lhomme de gagner lunivers sil en vient à perdre son âme ? » dit Jésus. En réalité, le relativisme moral pose la question suivante : le mal peut-il être objectivement un bien ? Il est frappant de voir que pour convaincre, le mal doit se présenter comme un bien. Vous serez comme des dieux disait le Serpent (Gn 3,5). Le Chancelier dit à Anakin : Obéis-moi et tu sauveras la vie de celle que tu aimes . Cest toujours la même tentation : devenir immortel par ses propres forces et ne pas le recevoir comme un don. En définitive cette parole se révèle toujours trompeuse car le mal ne peut donner ce quil na pas : la vie. Palpatine affirme avoir le pouvoir de limmortalité : Tromper la mort est un pouvoir quun seul a atteint, mais si nous travaillons ensemble, je sais que nous pouvons découvrir le secret . Pour nous chrétiens, seul le Christ a « trompé » (ou vaincu) la mort en la prenant à son propre jeu. Seul Dieu nous en délivre. Non pas en nous jouant les uns contre les autres mais en nous apprenant à donner notre vie comme le Christ. A la fin, Yoda dit que cette vie ne peut être atteinte que par la compassion. Grandir dans le bien Quatrième éclairage. Grandir dans le bien signifie être humble . Star Wars III nous donne pour cela 2 archétypes frappant : La tentation de lorgueil chez Anakin et lhumilité dObi-Wan Ce dernier est prêt à reconnaître quil est devenu moins fort, toujours porté à louer la valeur des autres et notamment de son élève Anakin. Il ne peut pas tout et il nen est pas triste. Cest cette humilité qui sera sa force. Dieu élève les humbles et abaisse les orgueilleux dit le Magnificat. En effet, lambition peut dévoyer. Anakin ne voit pas tout ce quil a reçu (dons nombreux, amour, place au conseil), il ne voit que ce qui lui manque et il lit tout retard comme un manque de confiance. Il exige avec impatience ses droits. On nest certes jamais assez ambitieux mais on nest jamais humble aussi. Il est dur dêtre patient et de ne jamais se décourager . Cest pourtant le chemin du salut comme le dit maître Yoda à la fin, « espérer nous pouvons ». Même après une terrible défaite, il faut savoir repartir. Conclusion En définitive, ce film nest naturellement pas un traité de théologie moral. Cependant, il offre une belle réflexion sur la liberté humaine, sur lespoir de lhumanité dobtenir la vie pour toujours pour soi et pour ceux que lon aime, sur les valeurs qui mènent à cette vie et qui sappellent : patience, courage, don de soi, fidélité et par dessus tout humilité. Tiré du site internet de la PAStorale d'Animation Jeunesse de l'Église catholique du canton de Vaud en Suisse www.pasaj.ch (samedi 4 juin 2005) le 9 juin 2005 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
C'est dans une atmosphère de fête et de joie que la MONTÉE DES JEUNES 2005 s'est déroulée samedi et dimanche derniers à Québec.
Samedi, les jeunes ont entendu des catéchèses données par Mgr Durocher, évêque d'Alexandria-Cornwall et par le Père Tom Rosica qui fut l'organisateur de la JMJ de Toronto en 2002. Tous les deux développèrent l'importance de l'Eucharistie dans la vie chrétienne et ils échangèrent avec les jeunes sur leur perception personnelle de ce sacrement ainsi que sur les façons de le vivre aujourd'hui. Dans la soirée de samedi les jeunes se retrouvèrent à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec pour une célébration eucharistique présidée par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec. Après la messe, les jeunes se sont rendus en procession avec le Très Saint-Sacrement jusqu'à la chapelle des Ursulines à quelque centaines de mètres de la Basilique-cathédrale. Une fois arrivé à la chapelle des Ursulines, le cortège s'est arrêté et une heure d'adoration animée par les Soeurs Dominicaines Adoratrices a suivi. Et pendant toute la nuit l'adoration s'est continuée. Dimanche, un forum a rassemblé les délégués et les déléguées des diocèses. Des particpants et participantes au 48e Congrès eucharistique international de Guadalajara au Mexique ont relaté leur expérience et les jeunes ont fait des suggestions pour l'organisation du 49e Congrès à Québec en 2008. Cette MONTÉE DES JEUNES 2005 sera suivie d'autres MONTÉES en 2006 et 2007. Elle inaugure très bien le cheminement vers le 49e Congrès eucharistique international et l'enthousiasme de jeunes présents fait entrevoir une participation des plus significatives de ceux-ci en 2008. De notre correspondant le 21 mai 2005
C'est dans une atmosphère de fête et de joie que la MONTÉE DES JEUNES 2005 s'est déroulée samedi et dimanche derniers à Québec.
Samedi, les jeunes ont entendu des catéchèses données par Mgr Durocher, évêque d'Alexandria-Cornwall et par le Père Tom Rosica qui fut l'organisateur de la JMJ de Toronto en 2002. Tous les deux développèrent l'importance de l'Eucharistie dans la vie chrétienne et ils échangèrent avec les jeunes sur leur perception personnelle de ce sacrement ainsi que sur les façons de le vivre aujourd'hui. Dans la soirée de samedi les jeunes se retrouvèrent à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec pour une célébration eucharistique présidée par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec. Après la messe, les jeunes se sont rendus en procession avec le Très Saint-Sacrement jusqu'à la chapelle des Ursulines à quelque centaines de mètres de la Basilique-cathédrale. Une fois arrivé à la chapelle des Ursulines, le cortège s'est arrêté et une heure d'adoration animée par les Soeurs Dominicaines Adoratrices a suivi. Et pendant toute la nuit l'adoration s'est continuée. Dimanche, un forum a rassemblé les délégués et les déléguées des diocèses. Des particpants et participantes au 48e Congrès eucharistique international de Guadalajara au Mexique ont relaté leur expérience et les jeunes ont fait des suggestions pour l'organisation du 49e Congrès à Québec en 2008. Cette MONTÉE DES JEUNES 2005 sera suivie d'autres MONTÉES en 2006 et 2007. Elle inaugure très bien le cheminement vers le 49e Congrès eucharistique international et l'enthousiasme de jeunes présents fait entrevoir une participation des plus significatives de ceux-ci en 2008. De notre correspondant le 21 mai 2005 Actualité
Le cardinal Marc Ouellet,archevêque et président du comité organisateur du 49e congrès eucharistique international, en a donné confirmation à la conférence de presse qu'il avait convoquée le 19 mai 2005 au Centre d'interprétation de la Place Royale à Québec. Il avait, a-t-il confié aux journalistes présents, lancé l'invitation au Pape tout de suite après le conclave au cours duquel le successeur de Jean-Paul II a été choisi.
Le nouveau souverain pontife, sans aucune hésitation, a accepté l'invitation du cardinal Ouellet en lui disant qu'il sera là "si Dieu le veut". Le cardinal Ouellet a ajouté de façon humoristique à la conférence de presse que les organisateurs feraient tout en leur pouvoir pour "infléchir la volonté de Dieu". Le Congrès eucharistique international qui se tiendra dans la Vieille Capitale sera le premier à avoir lieu au pays depuis 1910. Cette année-là Montréal avait accueilli les congressistes venus du monde entier. Les Congrès eucharistiques ont débuté en France, en 1881 , et visaient à raviver la foi en la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. Depuis un siècle, la formule des Congrès a évolué mais ils sont toujours une occasion privilégiée pour des chrétiens et chrétiennes de tous les pays du monde d'approfondir leur foi, de la partager, de la célébrer. Le Congrès eucharistique comprend habituellement: des célébrations de grande foule, des conférences publiques, des ateliers de discussion, l'adoration continuelle du StSacrement, des événements culturels et folkloriques. Le lien entre la célébration et l'engagement dans la société est souligné. Certaines activités ont une dimension oecuménique. Le 48e Congrès a eu lieu au Mexique en octobre 2004 dans la ville de Guadalajara, la deuxième en importance du Mexique, avec plus de 4 millions d'habitants. Un diocèse y était fondé dès 1548. Le diocèse de Québec fut d'abord un vicariat apostolique à partir de 1659 puis devint un diocèse au sens strict en 1674. Le premier évêque consacré à Paris en 1658 fut le Bienheureux François de Laval. Le diocèse de Québec a une riche tradition d'évangélisation, d'action sociale et de rayonnement aux dimensions de l'Amérique française puisqu'il fut jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle l'unique diocèse catholique en Amérique du Nord qui couvrait d'abord toutes les posssessions françaises de l'Acadie à la Louisiane en passant par la valleé du St-Laurent et les Grand LAcs, puis après la Conquête anglaise en 1760 toute l'Amérique du Nord britannique. Le diocèse de Kingston est le premier qui a été détaché de Québec le 27 janvier 1826. Il fut suivi de Charlottetown à l'Ile-du-Prince-Édouard le 11 août 1829 et de Montréal en 1836. Hermann Giguère le 21 mai 2005 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Le cardinal Marc Ouellet,archevêque et président du comité organisateur du 49e congrès eucharistique international, en a donné confirmation à la conférence de presse qu'il avait convoquée le 19 mai 2005 au Centre d'interprétation de la Place Royale à Québec. Il avait, a-t-il confié aux journalistes présents, lancé l'invitation au Pape tout de suite après le conclave au cours duquel le successeur de Jean-Paul II a été choisi.
Le nouveau souverain pontife, sans aucune hésitation, a accepté l'invitation du cardinal Ouellet en lui disant qu'il sera là "si Dieu le veut". Le cardinal Ouellet a ajouté de façon humoristique à la conférence de presse que les organisateurs feraient tout en leur pouvoir pour "infléchir la volonté de Dieu". Le Congrès eucharistique international qui se tiendra dans la Vieille Capitale sera le premier à avoir lieu au pays depuis 1910. Cette année-là Montréal avait accueilli les congressistes venus du monde entier. Les Congrès eucharistiques ont débuté en France, en 1881 , et visaient à raviver la foi en la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. Depuis un siècle, la formule des Congrès a évolué mais ils sont toujours une occasion privilégiée pour des chrétiens et chrétiennes de tous les pays du monde d'approfondir leur foi, de la partager, de la célébrer. Le Congrès eucharistique comprend habituellement: des célébrations de grande foule, des conférences publiques, des ateliers de discussion, l'adoration continuelle du StSacrement, des événements culturels et folkloriques. Le lien entre la célébration et l'engagement dans la société est souligné. Certaines activités ont une dimension oecuménique. Le 48e Congrès a eu lieu au Mexique en octobre 2004 dans la ville de Guadalajara, la deuxième en importance du Mexique, avec plus de 4 millions d'habitants. Un diocèse y était fondé dès 1548. Le diocèse de Québec fut d'abord un vicariat apostolique à partir de 1659 puis devint un diocèse au sens strict en 1674. Le premier évêque consacré à Paris en 1658 fut le Bienheureux François de Laval. Le diocèse de Québec a une riche tradition d'évangélisation, d'action sociale et de rayonnement aux dimensions de l'Amérique française puisqu'il fut jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle l'unique diocèse catholique en Amérique du Nord qui couvrait d'abord toutes les posssessions françaises de l'Acadie à la Louisiane en passant par la valleé du St-Laurent et les Grand LAcs, puis après la Conquête anglaise en 1760 toute l'Amérique du Nord britannique. Le diocèse de Kingston est le premier qui a été détaché de Québec le 27 janvier 1826. Il fut suivi de Charlottetown à l'Ile-du-Prince-Édouard le 11 août 1829 et de Montréal en 1836. Hermann Giguère le 21 mai 2005 Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
Fondé en 1663, le Séminaire de Québec a tenu un rôle de premier plan dans lévolution de la société québécoise, notamment en jetant les bases du système déducation du Québec et en créant la première université francophone en Amérique du Nord en 1852. Lieu denseignement mais aussi lieu de vie, découvrez toute la richesse de ce patrimoine sur une période de plus de 340 ans.
Si vous vous promenez dans le Vieux-Port de Québec et que vous levez les yeux vers la haute ville, inévitablement vous voyez lune des admirables lanternes du Séminaire de Québec qui, malgré ses 342 ans, na rien perdu de sa prestance dorigine. On connaît sa mission religieuse et sa vocation éducative, mais mesure-t-on vraiment lampleur de son rôle économique et social dans le développement de la société québécoise? Situé sur le site même du Séminaire, le Musée de lAmérique française rend hommage à cette institution phare en présentant, dès le 4 mai, lexposition permanente Luvre du Séminaire de Québec. « Il y a dix ans, le jeune Musée de la civilisation intégrait le plus ancien musée dhistoire au Canada. Une telle intégration enrichissait notre collection nationale et nous héritions dun patrimoine dune valeur inestimable. Nous ne pouvions passer sous silence le travail remarquable de tous les prêtres unis et animés par la même volonté de faire du Séminaire de Québec un guide spirituel, une institution denseignement davant-garde, un acteur majeur du développement de notre société et même un modèle dorganisation pour létablissement de plusieurs séminaires sur le territoire québécois », a affirmé madame Claire Simard, directrice générale du Musée de la civilisation lors de linauguration. Dans un décor rappelant les longs corridors étroits des résidences religieuses, LOeuvre du Séminaire de Québec présente 120 objets et de nombreuses photos anciennes tirés des riches collections du Séminaire, dont certains nont jamais été admirés par le public. Cest le cas de limmense carte représentant la ville en 1860 qui ornait les murs de la résidence des prêtres, ainsi que limposant étalage de clés anciennes et récentes qui permettaient aux prêtres, aux élèves, au personnel du Séminaire de passer dun bâtiment à lautre, dun local à lautre. Cette zone dintroduction nous fait donc prendre conscience de lampleur de ce bijou unique darchitecture historique où se côtoient aujourdhui élèves du secondaire, universitaires, gens dÉglise et visiteurs. Ils sont prêtres Afin de permettre à la foi catholique et à la langue française de prendre racine et de sépanouir en Amérique, Mgr François de Laval fonde le Séminaire des missions étrangères de Québec (SME) en 1663. Il dote ainsi lÉglise de Nouvelle-France dun cur solide où réside une communauté de prêtres qui portent les sacrements et le message de lÉvangile aux colons et aux autochtones et où sont formés de jeunes gens, issus du pays, en vue du sacerdoce. Sous le régime anglais, le Séminaire de Québec simpose comme un rempart contre linvasion religieuse et culturelle anglaise en prenant la relève pédagogique des Jésuites et en continuant de célébrer et de propager la foi catholique tel que permis par la couronne britannique pour le maintien de la paix. Les prêtres du Séminaire célèbrent la grandeur divine avec un certain décorum, comme en témoignent les objets de culte (calice, ciboire, patène, bibles) et objets personnels (cur de dévotion, bagues épiscopales et fauteuil dapparat). Un bel exemple de pérennité se trouve en lune des plus belles pièces dorfèvrerie de la collection, le calice dit de Mgr de Laval, fabriqué en France en 1673, emprunté il y a moins dun mois par le cardinal Marc Ouellet. entrepreneurs, propriétaires terriens Les âmes sélèvent, mais il faut nourrir les corps! Pour assurer la subsistance de son institution, Mgr de Laval acquiert, en plus du fief de Sault-au-Matelot, la grande seigneurie de Beaupré et lîle dOrléans, quil échange pour lîle Jésus, près de Montréal. Sages gestionnaires, les prêtres du Séminaire font fructifier ce précieux patrimoine territorial qui sétend de Château-Richer à Baie-Saint-Paul, en passant par Saint-Joachim et Cap-Tourmente. On compte aussi des terres et domaines à Sillery, à la Canardière (devenu Maizerets) et à lîle aux Coudres. Sur ses propriétés, le Séminaire construit, entretient des bâtiments, exploite des moulins à farine, des moulins à scie, des pêcheries et des dizaines de fermes. Il fut un temps où 1 800 âmes résidaient sur le site du Séminaire de Québec, tandis quen ville et en région sactivaient couturières, cordonniers, ébénistes, sans compter les scieries, les pêcheries, les érablières. La survie dinnombrables travailleurs et leur famille dépendait de linstitution. Ces activités vont contribuer largement au maintien de la vitalité économique de la ville et de la région lorsque, à la fin du XIXe siècle, la construction navale décline. Pour superviser et coordonner toute cette effervescence administrative, une seule personne : le procureur. Cest à la fois un ministre des Finances, des Travaux publics, de lAgriculture, des Terres et des Forêts. Il voit à tout, il sait tout. Limportance de sa fonction est révélée par son trousseau de clés, la prestance de son fauteuil, ainsi que sa montre dernier cri. enseignants, érudits et artistes Louverture desprit des prêtres du Séminaire de Québec est probablement ce qui caractérise le plus linstitution. Grands pédagogues, passionnés de connaissances, ils croyaient fermement que lenseignement devait se greffer à la pratique. Voilà pourquoi ils nhésitaient pas à faire de grands voyages aux États-Unis, en Europe, en Afrique, pour se procurer les meilleurs outils pour diffuser la connaissance. On initie aussi les étudiants à la discussion, aux échanges didées ainsi quà des activités novatrices, comme le théâtre, le dessin et la fanfare! Il en résulte un immense savoir dont laboutissement est la fondation de lUniversité Laval en 1852, première université francophone en Amérique du Nord. Ainsi, en formant lélite cléricale et professionnelle (médecins, avocats, prêtres, politiciens, hommes daffaires et artistes), le Séminaire de Québec permet aux francophones de se tailler une place dans un contexte social et politique dominé par les anglophones. Circuit familial et projections audiovisuelles Dans chaque zone de lexposition, des photos dépoque sélectionnées parmi limposante collection iconographique présentent le visage humain de linstitution : séminaristes dans les jardins, pensionnaires dans la cour des petits, étudiants dans les laboratoires. On a concocté également un circuit famille afin que les plus jeunes puissent faire le tour avec intérêt et échanger avec leurs parents. Ils devront répondre à des questions identifiées par une clé. Par exemple : « De quoi est fabriqué lencens utilisé dans les églises? », « On nomme le quartier où se situe le Séminaire le quartier latin. Pourquoi? » « Pouvez-vous nommer les quatre facultés fondatrices de lUniversité Laval? » De plus, une vitrine consacrée à la vie dun étudiant de la fin du XIXe siècle leur permettra de voir combien cest différent daujourdhui. Parcourir Luvre du Séminaire de Québec, cest entrer au cur du Séminaire de Québec où tout inspire la durée, la solidité, la noblesse et la force tranquille. À voir au Musée de lAmérique française! Consultez notre complément virtuel http://www.mcq.org/seminaire/ Renseignements : Agnès Dufour (418) 528-2358 Relations de presse Nous profitons de l'occasion pour vous présenter brièvement une autre exposition permanente qui concerne lâ Société des prêtres du Séminaire. Histoire des collections du Séminaire de Québec Le parcours et l'héritage d'une institution Pendant plus de trois siècles, le Séminaire de Québec a amassé un imposant patrimoine matériel composé de véritables trésors de toutes sortes : uvres dart, orfèvrerie, archives, livres rares et anciens, instruments scientifiques et plus encore. Depuis le 5 mai 1999, le Musée de lAmérique française nous invite à admirer les objets les plus significatifs de ces collections dans lexposition permanente Histoire des collections du Séminaire de Québec. Lesprit de lexposition Cette exposition nous fait découvrir, par le biais dobjets témoins, lampleur et la diversité des collections du Séminaire de Québec amassées au fil des ans autant à des fins éducatives que pour lexercice du culte et la propagation de la foi. Il est étonnant de voir représentés autant de champs de la connaissance : de la physique à lornithologie en passant par la botanique et lethnologie étrangère. Lexposition Histoire des collections du Séminaire de Québec est composée de quatre salles dont la première présente une vue densemble des différents types de collections tandis que les trois « écrins » mettent en valeur des secteurs forts de collectionnement rattachés aux grands axes de la mission du Séminaire soit la religion, léducation et la culture. Fine fleur et nature des collections Un superbe ensemble dobjets portant des figurations de fleurs, de la nature ou encore du règne animal, végétal ou minéral illustrent les archives, la bibliothèque ancienne et les quelque dix-sept autres collections dont celles des meubles, des textiles, de numismatique et de philatélie. Cette présentation donne un excellent aperçu des champs dintérêt des prêtres et démontre la richesse, lampleur et la variété des collections du Séminaire de Québec. Écrin religieux : une école de formation aux valeurs chrétiennes Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent la grandeur divine avec un certain décorum quon retrouve dans le faste des vêtements et ornements liturgiques ainsi que dans de véritables chefs-duvre dorfèvrerie. Cet écrin brille des feux de ces superbes pièces qui rappellent limportance du Séminaire comme foyer de propagation de la foi, première mission du Séminaire en terre dAmérique. Écrin beaux-arts : la formation du goût et lamour de la beauté Les prêtres du Séminaire étaient des inconditionnels de lart. De lépoque de Mgr de Laval au 19e siècle, ils ne cessent denrichir leur collection qui devient un des fleurons de linstitution. Sa composition, sa variété et sa richesse en ont fait un instrument déducation au sein de linstitution et de prestige social auprès de la communauté. Plusieurs tableaux faisant partie de cette collection ont exercé une grande influence sur la relève artistique québécoise. Les oeuvres choisies pour cet écrin offrent un panorama tant stylistique quhistorique et sont représentatives des principaux artistes de la collection tels Joseph Légaré, Antoine Plamondon, Théophile Hamel et Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté. Écrin scientifique : témoin dune science en progrès Cette collection est le fruit du travail passionné de prêtres qui croyaient fermement que lenseignement devait se greffer à la pratique. Les abbés Demers, Holmes, Hamel et Laflamme sont les principaux instigateurs de cette méthode. Toujours à laffût du développement des nouveaux procédés scientifiques, ils enrichissent leurs collections et les mettent au service de lenseignement. Cette passion permet au Séminaire de Québec de se comparer aux meilleurs établissements européens ou américains. Environ vingt-cinq instruments scientifiques figurent dans cet écrin et certains dentre eux sont très rares aujourdhui, telle la machine dAtwood fabriquée à Londres vers 1836 qui permet de vérifier les lois du mouvement et de la chute des corps. Ou encore la machine électrostatique de Wimshurst fabriquée à Chicago vers 1896 et destinée à plusieurs expériences dont la plus spectaculaire : la production de la foudre en miniature. Parcourir lexposition Histoire des collections du Séminaire de Québec, cest remonter à lorigine de ces collections et en suivre le développement, cest revivre laventure de ces enseignants, de ces savants et de ces collectionneurs animés par la passion de la connaissance, de la pédagogie et de lhistoire. Renseignements : Agnès Dufour(418) 528-2358 Relations de presse
Fondé en 1663, le Séminaire de Québec a tenu un rôle de premier plan dans lévolution de la société québécoise, notamment en jetant les bases du système déducation du Québec et en créant la première université francophone en Amérique du Nord en 1852. Lieu denseignement mais aussi lieu de vie, découvrez toute la richesse de ce patrimoine sur une période de plus de 340 ans.
Si vous vous promenez dans le Vieux-Port de Québec et que vous levez les yeux vers la haute ville, inévitablement vous voyez lune des admirables lanternes du Séminaire de Québec qui, malgré ses 342 ans, na rien perdu de sa prestance dorigine. On connaît sa mission religieuse et sa vocation éducative, mais mesure-t-on vraiment lampleur de son rôle économique et social dans le développement de la société québécoise? Situé sur le site même du Séminaire, le Musée de lAmérique française rend hommage à cette institution phare en présentant, dès le 4 mai, lexposition permanente Luvre du Séminaire de Québec. « Il y a dix ans, le jeune Musée de la civilisation intégrait le plus ancien musée dhistoire au Canada. Une telle intégration enrichissait notre collection nationale et nous héritions dun patrimoine dune valeur inestimable. Nous ne pouvions passer sous silence le travail remarquable de tous les prêtres unis et animés par la même volonté de faire du Séminaire de Québec un guide spirituel, une institution denseignement davant-garde, un acteur majeur du développement de notre société et même un modèle dorganisation pour létablissement de plusieurs séminaires sur le territoire québécois », a affirmé madame Claire Simard, directrice générale du Musée de la civilisation lors de linauguration. Dans un décor rappelant les longs corridors étroits des résidences religieuses, LOeuvre du Séminaire de Québec présente 120 objets et de nombreuses photos anciennes tirés des riches collections du Séminaire, dont certains nont jamais été admirés par le public. Cest le cas de limmense carte représentant la ville en 1860 qui ornait les murs de la résidence des prêtres, ainsi que limposant étalage de clés anciennes et récentes qui permettaient aux prêtres, aux élèves, au personnel du Séminaire de passer dun bâtiment à lautre, dun local à lautre. Cette zone dintroduction nous fait donc prendre conscience de lampleur de ce bijou unique darchitecture historique où se côtoient aujourdhui élèves du secondaire, universitaires, gens dÉglise et visiteurs. Ils sont prêtres Afin de permettre à la foi catholique et à la langue française de prendre racine et de sépanouir en Amérique, Mgr François de Laval fonde le Séminaire des missions étrangères de Québec (SME) en 1663. Il dote ainsi lÉglise de Nouvelle-France dun cur solide où réside une communauté de prêtres qui portent les sacrements et le message de lÉvangile aux colons et aux autochtones et où sont formés de jeunes gens, issus du pays, en vue du sacerdoce. Sous le régime anglais, le Séminaire de Québec simpose comme un rempart contre linvasion religieuse et culturelle anglaise en prenant la relève pédagogique des Jésuites et en continuant de célébrer et de propager la foi catholique tel que permis par la couronne britannique pour le maintien de la paix. Les prêtres du Séminaire célèbrent la grandeur divine avec un certain décorum, comme en témoignent les objets de culte (calice, ciboire, patène, bibles) et objets personnels (cur de dévotion, bagues épiscopales et fauteuil dapparat). Un bel exemple de pérennité se trouve en lune des plus belles pièces dorfèvrerie de la collection, le calice dit de Mgr de Laval, fabriqué en France en 1673, emprunté il y a moins dun mois par le cardinal Marc Ouellet. entrepreneurs, propriétaires terriens Les âmes sélèvent, mais il faut nourrir les corps! Pour assurer la subsistance de son institution, Mgr de Laval acquiert, en plus du fief de Sault-au-Matelot, la grande seigneurie de Beaupré et lîle dOrléans, quil échange pour lîle Jésus, près de Montréal. Sages gestionnaires, les prêtres du Séminaire font fructifier ce précieux patrimoine territorial qui sétend de Château-Richer à Baie-Saint-Paul, en passant par Saint-Joachim et Cap-Tourmente. On compte aussi des terres et domaines à Sillery, à la Canardière (devenu Maizerets) et à lîle aux Coudres. Sur ses propriétés, le Séminaire construit, entretient des bâtiments, exploite des moulins à farine, des moulins à scie, des pêcheries et des dizaines de fermes. Il fut un temps où 1 800 âmes résidaient sur le site du Séminaire de Québec, tandis quen ville et en région sactivaient couturières, cordonniers, ébénistes, sans compter les scieries, les pêcheries, les érablières. La survie dinnombrables travailleurs et leur famille dépendait de linstitution. Ces activités vont contribuer largement au maintien de la vitalité économique de la ville et de la région lorsque, à la fin du XIXe siècle, la construction navale décline. Pour superviser et coordonner toute cette effervescence administrative, une seule personne : le procureur. Cest à la fois un ministre des Finances, des Travaux publics, de lAgriculture, des Terres et des Forêts. Il voit à tout, il sait tout. Limportance de sa fonction est révélée par son trousseau de clés, la prestance de son fauteuil, ainsi que sa montre dernier cri. enseignants, érudits et artistes Louverture desprit des prêtres du Séminaire de Québec est probablement ce qui caractérise le plus linstitution. Grands pédagogues, passionnés de connaissances, ils croyaient fermement que lenseignement devait se greffer à la pratique. Voilà pourquoi ils nhésitaient pas à faire de grands voyages aux États-Unis, en Europe, en Afrique, pour se procurer les meilleurs outils pour diffuser la connaissance. On initie aussi les étudiants à la discussion, aux échanges didées ainsi quà des activités novatrices, comme le théâtre, le dessin et la fanfare! Il en résulte un immense savoir dont laboutissement est la fondation de lUniversité Laval en 1852, première université francophone en Amérique du Nord. Ainsi, en formant lélite cléricale et professionnelle (médecins, avocats, prêtres, politiciens, hommes daffaires et artistes), le Séminaire de Québec permet aux francophones de se tailler une place dans un contexte social et politique dominé par les anglophones. Circuit familial et projections audiovisuelles Dans chaque zone de lexposition, des photos dépoque sélectionnées parmi limposante collection iconographique présentent le visage humain de linstitution : séminaristes dans les jardins, pensionnaires dans la cour des petits, étudiants dans les laboratoires. On a concocté également un circuit famille afin que les plus jeunes puissent faire le tour avec intérêt et échanger avec leurs parents. Ils devront répondre à des questions identifiées par une clé. Par exemple : « De quoi est fabriqué lencens utilisé dans les églises? », « On nomme le quartier où se situe le Séminaire le quartier latin. Pourquoi? » « Pouvez-vous nommer les quatre facultés fondatrices de lUniversité Laval? » De plus, une vitrine consacrée à la vie dun étudiant de la fin du XIXe siècle leur permettra de voir combien cest différent daujourdhui. Parcourir Luvre du Séminaire de Québec, cest entrer au cur du Séminaire de Québec où tout inspire la durée, la solidité, la noblesse et la force tranquille. À voir au Musée de lAmérique française! Consultez notre complément virtuel http://www.mcq.org/seminaire/ Renseignements : Agnès Dufour (418) 528-2358 Relations de presse Nous profitons de l'occasion pour vous présenter brièvement une autre exposition permanente qui concerne lâ Société des prêtres du Séminaire. Histoire des collections du Séminaire de Québec Le parcours et l'héritage d'une institution Pendant plus de trois siècles, le Séminaire de Québec a amassé un imposant patrimoine matériel composé de véritables trésors de toutes sortes : uvres dart, orfèvrerie, archives, livres rares et anciens, instruments scientifiques et plus encore. Depuis le 5 mai 1999, le Musée de lAmérique française nous invite à admirer les objets les plus significatifs de ces collections dans lexposition permanente Histoire des collections du Séminaire de Québec. Lesprit de lexposition Cette exposition nous fait découvrir, par le biais dobjets témoins, lampleur et la diversité des collections du Séminaire de Québec amassées au fil des ans autant à des fins éducatives que pour lexercice du culte et la propagation de la foi. Il est étonnant de voir représentés autant de champs de la connaissance : de la physique à lornithologie en passant par la botanique et lethnologie étrangère. Lexposition Histoire des collections du Séminaire de Québec est composée de quatre salles dont la première présente une vue densemble des différents types de collections tandis que les trois « écrins » mettent en valeur des secteurs forts de collectionnement rattachés aux grands axes de la mission du Séminaire soit la religion, léducation et la culture. Fine fleur et nature des collections Un superbe ensemble dobjets portant des figurations de fleurs, de la nature ou encore du règne animal, végétal ou minéral illustrent les archives, la bibliothèque ancienne et les quelque dix-sept autres collections dont celles des meubles, des textiles, de numismatique et de philatélie. Cette présentation donne un excellent aperçu des champs dintérêt des prêtres et démontre la richesse, lampleur et la variété des collections du Séminaire de Québec. Écrin religieux : une école de formation aux valeurs chrétiennes Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent la grandeur divine avec un certain décorum quon retrouve dans le faste des vêtements et ornements liturgiques ainsi que dans de véritables chefs-duvre dorfèvrerie. Cet écrin brille des feux de ces superbes pièces qui rappellent limportance du Séminaire comme foyer de propagation de la foi, première mission du Séminaire en terre dAmérique. Écrin beaux-arts : la formation du goût et lamour de la beauté Les prêtres du Séminaire étaient des inconditionnels de lart. De lépoque de Mgr de Laval au 19e siècle, ils ne cessent denrichir leur collection qui devient un des fleurons de linstitution. Sa composition, sa variété et sa richesse en ont fait un instrument déducation au sein de linstitution et de prestige social auprès de la communauté. Plusieurs tableaux faisant partie de cette collection ont exercé une grande influence sur la relève artistique québécoise. Les oeuvres choisies pour cet écrin offrent un panorama tant stylistique quhistorique et sont représentatives des principaux artistes de la collection tels Joseph Légaré, Antoine Plamondon, Théophile Hamel et Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté. Écrin scientifique : témoin dune science en progrès Cette collection est le fruit du travail passionné de prêtres qui croyaient fermement que lenseignement devait se greffer à la pratique. Les abbés Demers, Holmes, Hamel et Laflamme sont les principaux instigateurs de cette méthode. Toujours à laffût du développement des nouveaux procédés scientifiques, ils enrichissent leurs collections et les mettent au service de lenseignement. Cette passion permet au Séminaire de Québec de se comparer aux meilleurs établissements européens ou américains. Environ vingt-cinq instruments scientifiques figurent dans cet écrin et certains dentre eux sont très rares aujourdhui, telle la machine dAtwood fabriquée à Londres vers 1836 qui permet de vérifier les lois du mouvement et de la chute des corps. Ou encore la machine électrostatique de Wimshurst fabriquée à Chicago vers 1896 et destinée à plusieurs expériences dont la plus spectaculaire : la production de la foudre en miniature. Parcourir lexposition Histoire des collections du Séminaire de Québec, cest remonter à lorigine de ces collections et en suivre le développement, cest revivre laventure de ces enseignants, de ces savants et de ces collectionneurs animés par la passion de la connaissance, de la pédagogie et de lhistoire. Renseignements : Agnès Dufour(418) 528-2358 Relations de presse |
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