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Actualité
Quatre mille jeunes la semaine dernière pour le Forum des jeunes, 2 000 en juillet pour la session des 25-35 ans, 1 000 pour le deuxième congrès sur ladoration, trois sessions pour les familles rassemblant plusieurs milliers de parents et denfants
Cet été, les sessions internationales de la communauté de lEmmanuel, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), ont fait le plein.
Près de 30 000 personnes au total, venues de France pour les deux tiers mais aussi dune cinquantaine dautres pays, se sont ainsi croisées à lombre du sanctuaire bourguignon. « Nous avons deux grands publics, explique Bruno Georges, chargé de la communication de ces sessions. Dabord, ceux qui sont catholiques et pour qui ces sessions sont un ressourcement pour vivre avec le Seigneur ». Célibataires, couples, veufs ou veuves, voire divorcés remariés à qui, pour la deuxième année, un parcours spécifique a été proposé début août, ceux-là veulent prendre un temps pour se poser dans une optique chrétienne. « Au-delà du paroissien classique, il y a celui, plus occasionnel, qui cherche à compléter ce qui lui manque, note Laurent Landete, responsable des sessions internationales. Et puis, il y a des personnes en recherche qui disent trouver à Paray une Église vivante, avec des liturgies participatives et où lexpérience de Dieu se fait au contact des autres. » "À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps !" Car, à Paray-le-Monial, la dimension de la rencontre est essentielle. « Il y a bien sûr la formation humaine, mais aussi tout ce qui se vit en dehors, notamment dans les temps de service vécus dans la convivialité, explique Laurent Landete. À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps ! » Et de souligner combien cette dimension de relation à lautre est aussi « un moyen de dapprofondir sa relation au Christ ». Avec une approche missionnaire : « Une mission qui noblige pas, précise Laurent Landete. Mais, à travers la découverte de lamour donné par le Christ, on se rend compte de la nécessité daller le révéler à notre tour. Cest cela, la nouvelle évangélisation. » La même expérience a été faite par les 4 000 jeunes du Forum international. « Ils ont découvert que la mission, ce nest pas forcément partir au bout du monde, mais aussi servir là où on habite », résume Pierre-Emmanuel Morel, responsable du Forum avec son épouse Florence. Et si lenvoi de soixante volontaires dans le cadre de la Fidesco, lorgane de coopération de la communauté de lEmmanuel, les a forcément marqués, ils ont aussi été touchés par le témoignage du P. Bernard Murphy : le responsable des franciscains du Bronx, tout en se réjouissant de voir beaucoup de Français à New York, a appelé les jeunes à être missionnaires là où ils sont. « Ça a été un moment fort », souligne Pierre-Emmanuel Morel. "Les familles doivent être rejointes en tant que telles" Autre spécialité des étés à Paray : les familles, pour lesquelles trois sessions étaient organisées. « Nous avons lintuition que les familles doivent être rejointes en tant que telles », explique Laurent Landete, qui a tenu à proposer cette année, à côté des activités propres aux parents et aux enfants, des moments spécifiques où parents et enfants étaient rassemblés. « Sadresser spécifiquement aux familles les aide à grandir », explique-t-il, encore frappé quun père de famille lui ait avoué que cétait la première fois quil jouait avec son fils de 7 ans « Dans un monde où lon a tendance à « caser » les enfants, on oublie la nécessité de cette relation humaine qui fait croître lhomme », déplore-t-il. Lété à peine terminé, lEmmanuel prépare déjà les sessions 2008. En bouleversant le calendrier habituel : habituellement en août, la session « jeunes » aura lieu en juillet, pour permettre à tous ceux qui ne pourront pas aller à Sydney de vivre, en direct, les Journées mondiales de la jeunesse. Nicolas SENEZE Renseignements : www.sanctuaires-paray.com Article tiré du journal LA CROIX du 19 août 2007
Quatre mille jeunes la semaine dernière pour le Forum des jeunes, 2 000 en juillet pour la session des 25-35 ans, 1 000 pour le deuxième congrès sur ladoration, trois sessions pour les familles rassemblant plusieurs milliers de parents et denfants
Cet été, les sessions internationales de la communauté de lEmmanuel, à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), ont fait le plein.
Près de 30 000 personnes au total, venues de France pour les deux tiers mais aussi dune cinquantaine dautres pays, se sont ainsi croisées à lombre du sanctuaire bourguignon. « Nous avons deux grands publics, explique Bruno Georges, chargé de la communication de ces sessions. Dabord, ceux qui sont catholiques et pour qui ces sessions sont un ressourcement pour vivre avec le Seigneur ». Célibataires, couples, veufs ou veuves, voire divorcés remariés à qui, pour la deuxième année, un parcours spécifique a été proposé début août, ceux-là veulent prendre un temps pour se poser dans une optique chrétienne. « Au-delà du paroissien classique, il y a celui, plus occasionnel, qui cherche à compléter ce qui lui manque, note Laurent Landete, responsable des sessions internationales. Et puis, il y a des personnes en recherche qui disent trouver à Paray une Église vivante, avec des liturgies participatives et où lexpérience de Dieu se fait au contact des autres. » "À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps !" Car, à Paray-le-Monial, la dimension de la rencontre est essentielle. « Il y a bien sûr la formation humaine, mais aussi tout ce qui se vit en dehors, notamment dans les temps de service vécus dans la convivialité, explique Laurent Landete. À Paray, on ne reste jamais seul très longtemps ! » Et de souligner combien cette dimension de relation à lautre est aussi « un moyen de dapprofondir sa relation au Christ ». Avec une approche missionnaire : « Une mission qui noblige pas, précise Laurent Landete. Mais, à travers la découverte de lamour donné par le Christ, on se rend compte de la nécessité daller le révéler à notre tour. Cest cela, la nouvelle évangélisation. » La même expérience a été faite par les 4 000 jeunes du Forum international. « Ils ont découvert que la mission, ce nest pas forcément partir au bout du monde, mais aussi servir là où on habite », résume Pierre-Emmanuel Morel, responsable du Forum avec son épouse Florence. Et si lenvoi de soixante volontaires dans le cadre de la Fidesco, lorgane de coopération de la communauté de lEmmanuel, les a forcément marqués, ils ont aussi été touchés par le témoignage du P. Bernard Murphy : le responsable des franciscains du Bronx, tout en se réjouissant de voir beaucoup de Français à New York, a appelé les jeunes à être missionnaires là où ils sont. « Ça a été un moment fort », souligne Pierre-Emmanuel Morel. "Les familles doivent être rejointes en tant que telles" Autre spécialité des étés à Paray : les familles, pour lesquelles trois sessions étaient organisées. « Nous avons lintuition que les familles doivent être rejointes en tant que telles », explique Laurent Landete, qui a tenu à proposer cette année, à côté des activités propres aux parents et aux enfants, des moments spécifiques où parents et enfants étaient rassemblés. « Sadresser spécifiquement aux familles les aide à grandir », explique-t-il, encore frappé quun père de famille lui ait avoué que cétait la première fois quil jouait avec son fils de 7 ans « Dans un monde où lon a tendance à « caser » les enfants, on oublie la nécessité de cette relation humaine qui fait croître lhomme », déplore-t-il. Lété à peine terminé, lEmmanuel prépare déjà les sessions 2008. En bouleversant le calendrier habituel : habituellement en août, la session « jeunes » aura lieu en juillet, pour permettre à tous ceux qui ne pourront pas aller à Sydney de vivre, en direct, les Journées mondiales de la jeunesse. Nicolas SENEZE Renseignements : www.sanctuaires-paray.com Article tiré du journal LA CROIX du 19 août 2007 Edito
Lié depuis ses débuts au développement de l'Amérique française, la communauté des prêtres du Séminaire voit ses collections présentées comme trésor du patrimoine mondial à l'UNESCO.
Mais la vie continue, et les prêtres qui forment acutellement la communauté se lancent dans de nouvelles "approches" auprès des jeunes notamment celle de la musique et celle de la présence en milieu étudiant, notamment auprès des étudiantes et étudiants universitaires avec la nomination par le cardinal Ouellet d'un prêtre à temps plein chargé de ce volet de leur mission. Merci de vos visites répétées sur notre webzine que nous continuerons d'alimenter au fil des mois. Si vous désirez recevoir la newsletter, prìère de vous y inscrire en cliquant à l'endroit approprié. Hermann Giguère, ptre p.h`. Supérieur général du Séminaire de Québec
Lié depuis ses débuts au développement de l'Amérique française, la communauté des prêtres du Séminaire voit ses collections présentées comme trésor du patrimoine mondial à l'UNESCO.
Mais la vie continue, et les prêtres qui forment acutellement la communauté se lancent dans de nouvelles "approches" auprès des jeunes notamment celle de la musique et celle de la présence en milieu étudiant, notamment auprès des étudiantes et étudiants universitaires avec la nomination par le cardinal Ouellet d'un prêtre à temps plein chargé de ce volet de leur mission. Merci de vos visites répétées sur notre webzine que nous continuerons d'alimenter au fil des mois. Si vous désirez recevoir la newsletter, prìère de vous y inscrire en cliquant à l'endroit approprié. Hermann Giguère, ptre p.h`. Supérieur général du Séminaire de Québec Actualité
Plus de cent personnes, des jeunes musiciens et musiciennes, des amis et amies, des prêtres du Séminaire de Québec et plusieurs jeunes de 18 à 35 ans remplissait le lieu. Après une bêve présentation par monsieur Dany Dubois, adjoint du directeur de Québec Ixthus, centre d'évangélisation du Séminaire de Québec, un spectacle a suivi pendant que les invités faisaient plus ample connaissance et pouvaient acheter le nouveau CD.
Liste des artisans ayant contribué à cet album PISTES 1. Shalom (Julie Rousseau) 4:52 2. SomeShine (Daniel Lemay) 4:20 3. Les enfants de la guerre (Marianne Legendre) 4:10 4. Jean qui pleure (Pascale Rochette) 2:45 5. Far away (Stéphanie DeCorby) 4:35 6. Un blues au paradis (Maraudeur) 3:39 7. La rivière est sortie de son lit (Louis-Martin Lanthier) 4:42 8. Élève ta voix (Joanie Roberge-Dion) 3:51 9. Heureux (Samuel Caron) 2:58 10. Astres (Marc-André Lebon) 3:21 11. Ma musique (Jean-François Prévost) 3:44 12. The Best Sailor (Guillaume Cyr) 5:02 13. Frères d'aide humanitaire (Maraudeur) 3:07 PRODUIT PAR Québec Ixhtus GRÂCE À LA CONTRIBUTION DU Séminaire de Québec Pour écouter un medley des chansons cliquez ici Pour voir la galerie d'images du lancement cliquez ici Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Plus de cent personnes, des jeunes musiciens et musiciennes, des amis et amies, des prêtres du Séminaire de Québec et plusieurs jeunes de 18 à 35 ans remplissait le lieu. Après une bêve présentation par monsieur Dany Dubois, adjoint du directeur de Québec Ixthus, centre d'évangélisation du Séminaire de Québec, un spectacle a suivi pendant que les invités faisaient plus ample connaissance et pouvaient acheter le nouveau CD.
Liste des artisans ayant contribué à cet album PISTES 1. Shalom (Julie Rousseau) 4:52 2. SomeShine (Daniel Lemay) 4:20 3. Les enfants de la guerre (Marianne Legendre) 4:10 4. Jean qui pleure (Pascale Rochette) 2:45 5. Far away (Stéphanie DeCorby) 4:35 6. Un blues au paradis (Maraudeur) 3:39 7. La rivière est sortie de son lit (Louis-Martin Lanthier) 4:42 8. Élève ta voix (Joanie Roberge-Dion) 3:51 9. Heureux (Samuel Caron) 2:58 10. Astres (Marc-André Lebon) 3:21 11. Ma musique (Jean-François Prévost) 3:44 12. The Best Sailor (Guillaume Cyr) 5:02 13. Frères d'aide humanitaire (Maraudeur) 3:07 PRODUIT PAR Québec Ixhtus GRÂCE À LA CONTRIBUTION DU Séminaire de Québec Pour écouter un medley des chansons cliquez ici Pour voir la galerie d'images du lancement cliquez ici Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité
Lors dune récente rencontre des autorités du Séminaire avec la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, celle-ci présentait les transformations qui résulteront de la décision du Gouvernement du Québec de loger le Centre de la francophonie des Amériques au Musée de l'Amérique française, situé sur le site historique du Séminaire de Québec.
Selon madame Simard : «Le Gouvernement du Québec ne pouvait choisir meilleur endroit pour réaliser ce projet. Un choix tout à fait naturel, cohérent et bénéfique aux deux institutions » Le Musée de l'Amérique française est le tout premier musée créé au pays, en 1806, sur le site du Séminaire de Québec par les prêtres du Séminaire. C'est un lieu de savoir chargé d'histoire. En 1995, il a été intégré au complexe muséologique du Musée de la civilisation. Le Musée de l'Amérique française est voué, d'abord et avant tout, à l'histoire. Ses riches collections sont des traces tangibles et souvent vibrantes des faits marquants de notre culture francophone et des liens qui nous unissent à la France et aux millions de personnes de souche française habitant maintenant l'Amérique du Nord. Le Musée est aussi un important lieu de recherche par le biais de son Centre de référence de l'Amérique française qui contient toutes les archives du Séminaire de Québec et qui rayonne déjà à l'extérieur du Québec. Le gouvernement français a mis en marche un concours pour dessiner les plans du Centre de la Francophonie des Amériques. Cest un jeune architecte réputé qui sera chargé de la transformation du Pavillon Guillaume-Couillard. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 pour se terminer en avril 2008. On pense aussi à intégrer lédifice du 2, de la Fabrique dans le projet de rénovation du parc du monument Taschereau en face de la Cathédrale que Mme Boucher, la mairesse de Québec, encourage. On y referait tout laménagement paysager et on procéderait à un éclairage selon une conception nouvelle de « sculpture de la lumière » avec des variantes évènementielles. Ce sera un beau cadeau pour le 400e de Québec et le 300e du décès de François de Laval.
Lors dune récente rencontre des autorités du Séminaire avec la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, celle-ci présentait les transformations qui résulteront de la décision du Gouvernement du Québec de loger le Centre de la francophonie des Amériques au Musée de l'Amérique française, situé sur le site historique du Séminaire de Québec.
Selon madame Simard : «Le Gouvernement du Québec ne pouvait choisir meilleur endroit pour réaliser ce projet. Un choix tout à fait naturel, cohérent et bénéfique aux deux institutions » Le Musée de l'Amérique française est le tout premier musée créé au pays, en 1806, sur le site du Séminaire de Québec par les prêtres du Séminaire. C'est un lieu de savoir chargé d'histoire. En 1995, il a été intégré au complexe muséologique du Musée de la civilisation. Le Musée de l'Amérique française est voué, d'abord et avant tout, à l'histoire. Ses riches collections sont des traces tangibles et souvent vibrantes des faits marquants de notre culture francophone et des liens qui nous unissent à la France et aux millions de personnes de souche française habitant maintenant l'Amérique du Nord. Le Musée est aussi un important lieu de recherche par le biais de son Centre de référence de l'Amérique française qui contient toutes les archives du Séminaire de Québec et qui rayonne déjà à l'extérieur du Québec. Le gouvernement français a mis en marche un concours pour dessiner les plans du Centre de la Francophonie des Amériques. Cest un jeune architecte réputé qui sera chargé de la transformation du Pavillon Guillaume-Couillard. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 pour se terminer en avril 2008. On pense aussi à intégrer lédifice du 2, de la Fabrique dans le projet de rénovation du parc du monument Taschereau en face de la Cathédrale que Mme Boucher, la mairesse de Québec, encourage. On y referait tout laménagement paysager et on procéderait à un éclairage selon une conception nouvelle de « sculpture de la lumière » avec des variantes évènementielles. Ce sera un beau cadeau pour le 400e de Québec et le 300e du décès de François de Laval. Actualité
Stéphane Baillargeon dans l'édition du journal Le Devoir du samedi 14 et du dimanche 15 avril 2007 informe le grand public que le Canada propose d'inscrire le Fonds du Séminaire de Québec au registre Mémoire du monde.
Il explique que le programme Mémoire du monde de l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, sensibilise la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire de l'humanité Le registre créé en 1995 protège déjà quelque 120 inscriptions officielles appartenant à 56 pays, dont la partition de la 9e Symphonie de Beethoven (Allemagne), des codex précolombiens (Mexique) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-1791 (France). Le Royaume-Uni a fait reconnaître le film La Bataille de la Somme de 1916 et l'Uruguay, les disques originaux de Carlos Gardel (1913-1935). Pour l'instant, continue Stéphane Baillargeon, aucun document canadien ne figure dans cette arche de Noé de la richesse et de la diversité documentaires. «Ce serait évidemment formidable de recevoir la bonne nouvelle de l'inscription au registre à la veille du 400e anniversaire de Québec», commente Danielle Aubin, directrice du service des archives historiques et de la documentation du Musée de la civilisation. Le Fonds du Séminaire est intégré au Centre de référence de l'Amérique française administré par le Musée de la civilisation. Comme on le sait l'arrondissement du Vieux Québec où le site du Séminaire de Québec occupe une place importante a été reconnu comme Patrimoine mondial par l'ONU en 1985. Ce serai une reconnaissance du même genre que l'UNESCO donnerait au Fonds du Séminaire le considérant comme Patrimoine mondial sur le plan documentaire. Mme Aubin pilote le dossier de la reconnaissance internationale du Fonds du Séminaire depuis l'an dernier. La proposition déposée à la fin de 2006 concerne des documents du XVe au XVIIIe siècle. «En côtoyant ces archives tous les jours, on prend encore mieux conscience de leur importance, dit la directrice. On y retrouve des documents religieux, bien sûr, mais aussi une partie de notre histoire sociale, économique et politique.» On sait que le Séminaire de Québec fut fondée en 1663 par Mgr François de Laval dans le but de former les prêtres et d'évangéliser les Amérindiens de l'immense diocèse de Québec, qui couvrait alors l'ensemble de l'Amérique du Nord. Les archives renferment entre autres les documents du Régime français (1534-1763) et des premières années du Régime anglais (1763-1800). Mais en quoi ce fonds capital pour le Québec et le Canada présente-t-il un intérêt patrimonial universel? Après tout, il s'agit bien de figurer sur la même liste que De revolutionibus libri sex de Copernic. «Nos archives témoignent d'un moment charnière de rencontre des civilisations et du développement de l'humanité, répond Mme Aubin. Nos archives rappellent qu'à partir de l'arrivée des Français, une nouvelle entité sociale s'est développée sur le continent.» Le Séminaire de Québec En 1663, la Nouvelle-France est déjà une société embryonnaire, une colonie qui sarticule autour de la traite des fourrures. Ce pays neuf cherche son identité à travers les relations conflictuelles avec les populations autochtones et les préoccupations de la France sur son mode de vie, sa langue, sa religion, son éducation. Cest aussi lannée de la fondation du Séminaire de Québec, édifié en plein cur de la colonie, par Mgr François de Laval. Des individus ont vécu dans ces solides murs de pierre, y ont réfléchi, ont éduqué, défendu leurs droits et ceux des autres. Ils ont été préoccupés et inquiets, ils ont ri et pleuré; ils ont participé à lévolution de notre société à et lécriture de notre histoire. Au delà du rôle historique joué par lInstitution, le Séminaire de Québec a constitué un patrimoine historique exceptionnel au cours de ses trois siècles dhistoire. Le Séminaire a conservé un des lieux historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Installés sur le site depuis larrivée de Monseigneur de Laval en 1663, les prêtres ont perpétué la tradition dexcellence de la maison denseignement. Bien sûr, on y a formé des prêtres, mais on y a surtout formé le noyau dune nouvelle élite canadienne qui allait occuper la plupart des structures politiques et économiques du pays. Dans les premières décennies de son histoire, le Séminaire est appelé à desservir par ses prêtres la plupart des paroisses fondées le long du Saint-Laurent. À la fin du XVIIe siècle, les archives comprennent les documents essentiels de lInstitution et de ses uvres : actes de fondation, livres de comptes de ladministration du Grand et du Petit Séminaire, documents des missions dAcadie et du Mississippi ainsi que des paroisses le long du Saint-Laurent desservies par le clergé du Séminaire. Cest donc dire que les documents conservés par le Centre de référence de lAmérique française font largement écho à la vie de cette communauté ainsi quau développement et au rayonnement des francophones sur le territoire de lAmérique du Nord du XVIIe au XXe siècle. Fait inusité pour un centre darchives, les archives du Séminaire de Québec font partie intégrante des collections dont le Musée de la civilisation assure la gestion. Elles y sont associées à une importante collection dobjets darts, dobjets ethno-historiques, dobjets scientifiques, dartefacts archéologiques ainsi quà une bibliothèque de livres anciens comptant plus de 180 000 ouvrages. Ces diverses collections ont été constituées, cest important de le préciser, de façon cohérente dans le cadre des activités du Séminaire de Québec. Comme lhistoire de cette institution ne peut être dissociée de celle de la société au sein de laquelle elle uvre depuis plus de trois cents ans, on peut dire que les collections reflètent non seulement le développement du Séminaire, mais également celui de la société québécoise toute entière. Dans ce contexte particulier, les archives du Séminaire prennent une importance particulière puisquelles détiennent un triple potentiel informationnel en tant que témoin de lhistoire des francophones en Amérique, en tant que source pour la recherche historique et en tant que documents muséologiques. Description du Fonds Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800 Dès leur arrivée en 1663, l'apport du Séminaire de Québec et de ses prêtres à la vie religieuse, intellectuelle, culturelle et sociale à la Nouvelle-France est immense, comme en témoignent les nombreux documents qu'ils ont su conserver et protéger depuis. Parmi les documents du fonds d'archives du Séminaire de Québec identifiés pour la présente proposition, nous avons procédé à un choix sélectif basé sur des critères de période et d'événements. Les documents sélectionnés sont les plus représentatifs et significatifs du développement de la colonie, de la ville de Québec, de la société québécoise et canadienne. Neuf séries et sous-séries du fonds d'archives font l'objet de proposition parmi les vingt-six séries et sous-séries qui composent le fonds. Elles réfèrent à un espace-temps nord-américain, d'origine française, qui au fil des siècles deviendra l'un des grands pays de ce monde. Les dates fixant les paramètres temporels du corpus sont de 1623 pour les balbutiements de ce nouveau monde et de 1800 pour la fin du Régime français et la prise de possession de la colonie par l'Angleterre. Ces documents authentiques, uniques, évocateurs et très recherchés pour la compréhension du développement social québécois et canadien se retrouvent dans les séries et sous-séries suivantes : (Annexe 1 : description détaillée) SME 1 : La fondation du Séminaire de Québec et ses uvres Chartes, lettres patentes, actes de fondation, règlements, directoires, coutumiers, listes des premiers officiers, conventions entre Mgr de Laval (fondateur du Séminaire et premier évêque catholique du Canada) et le Séminaire des missions étrangères de Paris. SME 2 : L'administration au Séminaire de Québec Journal du Séminaire (décrivant les allées et venues quotidiennes ainsi que les événements marquants du Séminaire et de la société en général), procès-verbaux, séances de conseils, correspondance avec Colbert, Louis XIV et Mgr de Laval. SME 2.1 : La correspondance précieuse Lettres envoyées et reçues de monarques (les rois de France Louis XIV et Louis XV, les reines de France Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Autriche), de papes (Alexandre VII, Innocent XI, Innocent XIII, Clément X), de ministres de France (Richelieu, Colbert, Maurepas), de gouverneurs et fondateurs de la Nouvelle-France (le comte Buade de Frontenac, Chomedey de Maisonneuve, le comte d'Argenson, le marquis de Vaudreuil, Jeanne Mance). SME 4 : Les livres de comptes, les fondations et les donations Ces documents - factures, livres de comptes, grands-livres, journaux généraux, registres de terriers et de censiers - témoignent dans le détail des modes de gestion des ressources financières et des propriétés du Séminaire, notamment de ses fiefs et seigneuries. Ils contiennent entre autres la description, la quantité, la provenance et les prix de tous les articles importés et mis en circulation dans la colonie par les soins du Séminaire. SME 5 : Les propriétés et les seigneuries Acquisitions, titres de propriétés, aveux et dénombrements, plans, résumés de cadastres et autres documents témoignent de l'activité foncière du deuxième plus important propriétaire foncier de la Nouvelle-France. SME 6 : La défense des droits Documents permettant aux officiers d'établir les droits et privilèges du Séminaire en tant que propriétaire foncier, seigneur et administrateur. SME 12 : Le rayonnement spirituel Correspondance et documents rendant compte de l'organisation du territoire, actes d'érection de cures et documents relatifs au Diocèse de Québec, aux missions en Acadie et au Mississippi, aux surs de la Congrégation de Notre-Dame, aux paroisses et aux évêques. SME 13 : La collection de manuscrits Notes de cours olographes (droit civil, physique, chimie, droit canonique, théologie, histoire, rhétorique, médecine, astronomie, belles-lettres, architecture, arithmétique et philosophie), dictionnaires, catéchismes et chants amérindiens, documents historiques. Note : Certains de ces documents ont été acquis par don ou par legs. SME 15 : La collection de cartes et plans Cartes géographiques, plans de villes, de villages, de missions et de bâtiments, rendant compte de l'exploration, de la circulation et de l'implantation des populations sur tout le continent; ces documents complètent et expliquent les documents textuels. Provenance Les documents ont été produits par les officiers et les membres du Séminaire de Québec, par leurs correspondants en France, à Rome et dans les missions, ainsi que par les autorités civiles et judiciaires de la métropole et de la colonie. État de conservation L'état de conservation des documents du fonds d'archives est excellent. Les prêtres du Séminaire et maintenant le personnel du Musée de la civilisation se sont toujours préoccupés d'assurer la pérennité des supports physiques d'information ainsi que l'intégrité des précieux contenus qui y sont consignés. Diverses interventions de préservation et de conservation ont été effectuées depuis 1995 et les documents en annexes en font foi. État physique Analyse ou évaluation, état physique. Caractéristique du document. Gauthier, Francine. Évaluation globale des installations, des procédures, des pratiques et des documents du Service des archives historiques et de documentation du Musée de la civilisation. Québec, mars 1997, 44 pages. Annexe 4 Politique et procédures de préservation des fonds et des collections du Service des archives et de la documentation. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, mars 1998. Annexe 6 Documentation visuelle Des représentations photographiques des réserves (magasins) de conservation pour les documents textuels et les manuscrits vous sont présentées en annexe. Les boîtiers de couleur blanche sont des contenants en polypropylène ondulé (coroplast), carton en résidu non acide, confectionnés sur mesure pour tous les documents rares et fragiles. Annexes 8 et 9 (page 4 seulement) Bibliographie Courchesne, Marie-Josée et Chantal Michaud. Plus de trois siècles d'histoire à découvrir. Les archives du Séminaire de Québec. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 1998, 175 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Les collections). Annexe 10 Baillargeon, Noël. Les missions du Séminaire de Québec dans la vallée du Mississippi, 1698-1699. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 2002, 105 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Collections et Archives). Annexe 11 Exposition permanente L'uvre du Séminaire de Québec présentée depuis le 4 mai 2005 au Musée de l'Amérique française. Exposition permanente Des saisons en Nouvelle-France présentée sur le site Web du Musée depuis septembre 2005. www.mcq.org/Nouvelle-France/index.html Pour voir la proposition de sur le site de Mémoire du monde cliquez ici.
Stéphane Baillargeon dans l'édition du journal Le Devoir du samedi 14 et du dimanche 15 avril 2007 informe le grand public que le Canada propose d'inscrire le Fonds du Séminaire de Québec au registre Mémoire du monde.
Il explique que le programme Mémoire du monde de l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, sensibilise la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire de l'humanité Le registre créé en 1995 protège déjà quelque 120 inscriptions officielles appartenant à 56 pays, dont la partition de la 9e Symphonie de Beethoven (Allemagne), des codex précolombiens (Mexique) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-1791 (France). Le Royaume-Uni a fait reconnaître le film La Bataille de la Somme de 1916 et l'Uruguay, les disques originaux de Carlos Gardel (1913-1935). Pour l'instant, continue Stéphane Baillargeon, aucun document canadien ne figure dans cette arche de Noé de la richesse et de la diversité documentaires. «Ce serait évidemment formidable de recevoir la bonne nouvelle de l'inscription au registre à la veille du 400e anniversaire de Québec», commente Danielle Aubin, directrice du service des archives historiques et de la documentation du Musée de la civilisation. Le Fonds du Séminaire est intégré au Centre de référence de l'Amérique française administré par le Musée de la civilisation. Comme on le sait l'arrondissement du Vieux Québec où le site du Séminaire de Québec occupe une place importante a été reconnu comme Patrimoine mondial par l'ONU en 1985. Ce serai une reconnaissance du même genre que l'UNESCO donnerait au Fonds du Séminaire le considérant comme Patrimoine mondial sur le plan documentaire. Mme Aubin pilote le dossier de la reconnaissance internationale du Fonds du Séminaire depuis l'an dernier. La proposition déposée à la fin de 2006 concerne des documents du XVe au XVIIIe siècle. «En côtoyant ces archives tous les jours, on prend encore mieux conscience de leur importance, dit la directrice. On y retrouve des documents religieux, bien sûr, mais aussi une partie de notre histoire sociale, économique et politique.» On sait que le Séminaire de Québec fut fondée en 1663 par Mgr François de Laval dans le but de former les prêtres et d'évangéliser les Amérindiens de l'immense diocèse de Québec, qui couvrait alors l'ensemble de l'Amérique du Nord. Les archives renferment entre autres les documents du Régime français (1534-1763) et des premières années du Régime anglais (1763-1800). Mais en quoi ce fonds capital pour le Québec et le Canada présente-t-il un intérêt patrimonial universel? Après tout, il s'agit bien de figurer sur la même liste que De revolutionibus libri sex de Copernic. «Nos archives témoignent d'un moment charnière de rencontre des civilisations et du développement de l'humanité, répond Mme Aubin. Nos archives rappellent qu'à partir de l'arrivée des Français, une nouvelle entité sociale s'est développée sur le continent.» Le Séminaire de Québec En 1663, la Nouvelle-France est déjà une société embryonnaire, une colonie qui sarticule autour de la traite des fourrures. Ce pays neuf cherche son identité à travers les relations conflictuelles avec les populations autochtones et les préoccupations de la France sur son mode de vie, sa langue, sa religion, son éducation. Cest aussi lannée de la fondation du Séminaire de Québec, édifié en plein cur de la colonie, par Mgr François de Laval. Des individus ont vécu dans ces solides murs de pierre, y ont réfléchi, ont éduqué, défendu leurs droits et ceux des autres. Ils ont été préoccupés et inquiets, ils ont ri et pleuré; ils ont participé à lévolution de notre société à et lécriture de notre histoire. Au delà du rôle historique joué par lInstitution, le Séminaire de Québec a constitué un patrimoine historique exceptionnel au cours de ses trois siècles dhistoire. Le Séminaire a conservé un des lieux historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Installés sur le site depuis larrivée de Monseigneur de Laval en 1663, les prêtres ont perpétué la tradition dexcellence de la maison denseignement. Bien sûr, on y a formé des prêtres, mais on y a surtout formé le noyau dune nouvelle élite canadienne qui allait occuper la plupart des structures politiques et économiques du pays. Dans les premières décennies de son histoire, le Séminaire est appelé à desservir par ses prêtres la plupart des paroisses fondées le long du Saint-Laurent. À la fin du XVIIe siècle, les archives comprennent les documents essentiels de lInstitution et de ses uvres : actes de fondation, livres de comptes de ladministration du Grand et du Petit Séminaire, documents des missions dAcadie et du Mississippi ainsi que des paroisses le long du Saint-Laurent desservies par le clergé du Séminaire. Cest donc dire que les documents conservés par le Centre de référence de lAmérique française font largement écho à la vie de cette communauté ainsi quau développement et au rayonnement des francophones sur le territoire de lAmérique du Nord du XVIIe au XXe siècle. Fait inusité pour un centre darchives, les archives du Séminaire de Québec font partie intégrante des collections dont le Musée de la civilisation assure la gestion. Elles y sont associées à une importante collection dobjets darts, dobjets ethno-historiques, dobjets scientifiques, dartefacts archéologiques ainsi quà une bibliothèque de livres anciens comptant plus de 180 000 ouvrages. Ces diverses collections ont été constituées, cest important de le préciser, de façon cohérente dans le cadre des activités du Séminaire de Québec. Comme lhistoire de cette institution ne peut être dissociée de celle de la société au sein de laquelle elle uvre depuis plus de trois cents ans, on peut dire que les collections reflètent non seulement le développement du Séminaire, mais également celui de la société québécoise toute entière. Dans ce contexte particulier, les archives du Séminaire prennent une importance particulière puisquelles détiennent un triple potentiel informationnel en tant que témoin de lhistoire des francophones en Amérique, en tant que source pour la recherche historique et en tant que documents muséologiques. Description du Fonds Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800 Dès leur arrivée en 1663, l'apport du Séminaire de Québec et de ses prêtres à la vie religieuse, intellectuelle, culturelle et sociale à la Nouvelle-France est immense, comme en témoignent les nombreux documents qu'ils ont su conserver et protéger depuis. Parmi les documents du fonds d'archives du Séminaire de Québec identifiés pour la présente proposition, nous avons procédé à un choix sélectif basé sur des critères de période et d'événements. Les documents sélectionnés sont les plus représentatifs et significatifs du développement de la colonie, de la ville de Québec, de la société québécoise et canadienne. Neuf séries et sous-séries du fonds d'archives font l'objet de proposition parmi les vingt-six séries et sous-séries qui composent le fonds. Elles réfèrent à un espace-temps nord-américain, d'origine française, qui au fil des siècles deviendra l'un des grands pays de ce monde. Les dates fixant les paramètres temporels du corpus sont de 1623 pour les balbutiements de ce nouveau monde et de 1800 pour la fin du Régime français et la prise de possession de la colonie par l'Angleterre. Ces documents authentiques, uniques, évocateurs et très recherchés pour la compréhension du développement social québécois et canadien se retrouvent dans les séries et sous-séries suivantes : (Annexe 1 : description détaillée) SME 1 : La fondation du Séminaire de Québec et ses uvres Chartes, lettres patentes, actes de fondation, règlements, directoires, coutumiers, listes des premiers officiers, conventions entre Mgr de Laval (fondateur du Séminaire et premier évêque catholique du Canada) et le Séminaire des missions étrangères de Paris. SME 2 : L'administration au Séminaire de Québec Journal du Séminaire (décrivant les allées et venues quotidiennes ainsi que les événements marquants du Séminaire et de la société en général), procès-verbaux, séances de conseils, correspondance avec Colbert, Louis XIV et Mgr de Laval. SME 2.1 : La correspondance précieuse Lettres envoyées et reçues de monarques (les rois de France Louis XIV et Louis XV, les reines de France Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Autriche), de papes (Alexandre VII, Innocent XI, Innocent XIII, Clément X), de ministres de France (Richelieu, Colbert, Maurepas), de gouverneurs et fondateurs de la Nouvelle-France (le comte Buade de Frontenac, Chomedey de Maisonneuve, le comte d'Argenson, le marquis de Vaudreuil, Jeanne Mance). SME 4 : Les livres de comptes, les fondations et les donations Ces documents - factures, livres de comptes, grands-livres, journaux généraux, registres de terriers et de censiers - témoignent dans le détail des modes de gestion des ressources financières et des propriétés du Séminaire, notamment de ses fiefs et seigneuries. Ils contiennent entre autres la description, la quantité, la provenance et les prix de tous les articles importés et mis en circulation dans la colonie par les soins du Séminaire. SME 5 : Les propriétés et les seigneuries Acquisitions, titres de propriétés, aveux et dénombrements, plans, résumés de cadastres et autres documents témoignent de l'activité foncière du deuxième plus important propriétaire foncier de la Nouvelle-France. SME 6 : La défense des droits Documents permettant aux officiers d'établir les droits et privilèges du Séminaire en tant que propriétaire foncier, seigneur et administrateur. SME 12 : Le rayonnement spirituel Correspondance et documents rendant compte de l'organisation du territoire, actes d'érection de cures et documents relatifs au Diocèse de Québec, aux missions en Acadie et au Mississippi, aux surs de la Congrégation de Notre-Dame, aux paroisses et aux évêques. SME 13 : La collection de manuscrits Notes de cours olographes (droit civil, physique, chimie, droit canonique, théologie, histoire, rhétorique, médecine, astronomie, belles-lettres, architecture, arithmétique et philosophie), dictionnaires, catéchismes et chants amérindiens, documents historiques. Note : Certains de ces documents ont été acquis par don ou par legs. SME 15 : La collection de cartes et plans Cartes géographiques, plans de villes, de villages, de missions et de bâtiments, rendant compte de l'exploration, de la circulation et de l'implantation des populations sur tout le continent; ces documents complètent et expliquent les documents textuels. Provenance Les documents ont été produits par les officiers et les membres du Séminaire de Québec, par leurs correspondants en France, à Rome et dans les missions, ainsi que par les autorités civiles et judiciaires de la métropole et de la colonie. État de conservation L'état de conservation des documents du fonds d'archives est excellent. Les prêtres du Séminaire et maintenant le personnel du Musée de la civilisation se sont toujours préoccupés d'assurer la pérennité des supports physiques d'information ainsi que l'intégrité des précieux contenus qui y sont consignés. Diverses interventions de préservation et de conservation ont été effectuées depuis 1995 et les documents en annexes en font foi. État physique Analyse ou évaluation, état physique. Caractéristique du document. Gauthier, Francine. Évaluation globale des installations, des procédures, des pratiques et des documents du Service des archives historiques et de documentation du Musée de la civilisation. Québec, mars 1997, 44 pages. Annexe 4 Politique et procédures de préservation des fonds et des collections du Service des archives et de la documentation. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, mars 1998. Annexe 6 Documentation visuelle Des représentations photographiques des réserves (magasins) de conservation pour les documents textuels et les manuscrits vous sont présentées en annexe. Les boîtiers de couleur blanche sont des contenants en polypropylène ondulé (coroplast), carton en résidu non acide, confectionnés sur mesure pour tous les documents rares et fragiles. Annexes 8 et 9 (page 4 seulement) Bibliographie Courchesne, Marie-Josée et Chantal Michaud. Plus de trois siècles d'histoire à découvrir. Les archives du Séminaire de Québec. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 1998, 175 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Les collections). Annexe 10 Baillargeon, Noël. Les missions du Séminaire de Québec dans la vallée du Mississippi, 1698-1699. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 2002, 105 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Collections et Archives). Annexe 11 Exposition permanente L'uvre du Séminaire de Québec présentée depuis le 4 mai 2005 au Musée de l'Amérique française. Exposition permanente Des saisons en Nouvelle-France présentée sur le site Web du Musée depuis septembre 2005. www.mcq.org/Nouvelle-France/index.html Pour voir la proposition de sur le site de Mémoire du monde cliquez ici. Réflexions
À ceux qui se demandent encore que faire pour le Carême, le cardinal Godfried Daneels, avec le bon sens et lhumour quon lui connaît, adresse ces 10 conseils. Il y ajoute un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ».
Cardinal Godfried Daneels 07/03/2007 1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie 2. Cherche dans l'Évangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine. 3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n'as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une uvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée. 4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu'un. Avant qu'il ou elle ne te le demande. 5. Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable, n'imagine pas que tu doives aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l'équilibre. En fait, tu tombes dans l'engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s'arrêtera. 6. Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande. 7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l'année. Une personne sur trois souffre d'obésité. 8. 'Par-donner' est le superlatif de donner. 9. Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement. 10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %. Ces « Dix conseils » ont été publiés dans la revue du vicariat Pastoralia et par lagence catholique belge CathoBel.
À ceux qui se demandent encore que faire pour le Carême, le cardinal Godfried Daneels, avec le bon sens et lhumour quon lui connaît, adresse ces 10 conseils. Il y ajoute un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ».
Cardinal Godfried Daneels 07/03/2007 1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie 2. Cherche dans l'Évangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine. 3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n'as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une uvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée. 4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu'un. Avant qu'il ou elle ne te le demande. 5. Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable, n'imagine pas que tu doives aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l'équilibre. En fait, tu tombes dans l'engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s'arrêtera. 6. Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande. 7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l'année. Une personne sur trois souffre d'obésité. 8. 'Par-donner' est le superlatif de donner. 9. Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement. 10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %. Ces « Dix conseils » ont été publiés dans la revue du vicariat Pastoralia et par lagence catholique belge CathoBel. Actualité
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.
Un regard précieux Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à larchevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 ). Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. Cest un portrait réussi, vu de lintérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de lexcellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui lon doit un livre sur lami juif denfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin. Une lumière inédite Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de lhistoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne , des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme. Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait lÉglise (la repentance de lan 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers lévêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut dune biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II. Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007. Un humour certain L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel. Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici". Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com Quelque révélations inédites glanées ça et là: - Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger. - Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort". - Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz. - Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut. L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007. Voici la dépêche de ZENIT: Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression « Une vie avec Karol » ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) Le livre de larchevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien. En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusquà sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se lest arraché en quelques jours. En Italie, léditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine. Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur lavancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant quelle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais. Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours.
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.
Un regard précieux Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à larchevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 ). Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. Cest un portrait réussi, vu de lintérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de lexcellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui lon doit un livre sur lami juif denfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin. Une lumière inédite Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de lhistoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne , des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme. Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait lÉglise (la repentance de lan 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers lévêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut dune biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II. Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007. Un humour certain L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel. Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici". Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com Quelque révélations inédites glanées ça et là: - Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger. - Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort". - Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz. - Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut. L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007. Voici la dépêche de ZENIT: Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression « Une vie avec Karol » ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) Le livre de larchevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien. En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusquà sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se lest arraché en quelques jours. En Italie, léditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine. Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur lavancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant quelle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais. Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours. Actualité
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés
A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones dombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans lÉglise catholique a-t-il pu faillir ? Lorsque lon remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de lépiscopat polonais, la personnalité fragile de lévêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux. Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure secrète est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage lépiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce quil est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à lépiscopat. Le nonce, parce que, lorsquun siège est vacant, cest à lui que revient la charge dune enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger dautres. Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement dautres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir lenquête et trouver « lhomme juste », il reprend lenquête et questionne de nouveau les évêques. Les pays sensibles traités directement au Vatican La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires danciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de lAmérique latine), à la Congrégation pour lévangélisation des peuples. Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie dÉtat, au plus haut niveau du Vatican. Cest encore le cas de la Chine. Et cétait, jusquà très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce nest quen 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusquà cette date, donc, les nominations dévêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie dÉtat, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ». Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce na pas jugé bon de faire une demande à lÉtat polonais des archives pourtant accessibles Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation. Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques sarrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape. Au pape revient la décision finale Cest au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément denquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination dun évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus dun an, impliquant toute léchelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, lélu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles nont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force dinertie importante, et ne sadapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à léchelle de Rome, ce nest rien ! Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus dun an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives souvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de lÉglise », explique un responsable romain. Procédure allégée pour un candidat déjà évêque De plus, ces contrôles sont importants lorsque lon nomme un nouvel évêque, qui fait lobjet dune enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et quil sagit seulement dun transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à lépoque par Jean-Paul II. De plus, le nonce, qui constitue, on la vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de lépoque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourdhui à Rome, ce nest pas le meilleur moyen de garantir son objectivité Sajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter dimpliquer le pape. Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement". Isabelle DE GAULMYN, à Rome Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés
A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones dombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans lÉglise catholique a-t-il pu faillir ? Lorsque lon remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de lépiscopat polonais, la personnalité fragile de lévêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux. Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure secrète est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage lépiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce quil est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à lépiscopat. Le nonce, parce que, lorsquun siège est vacant, cest à lui que revient la charge dune enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger dautres. Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement dautres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir lenquête et trouver « lhomme juste », il reprend lenquête et questionne de nouveau les évêques. Les pays sensibles traités directement au Vatican La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires danciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de lAmérique latine), à la Congrégation pour lévangélisation des peuples. Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie dÉtat, au plus haut niveau du Vatican. Cest encore le cas de la Chine. Et cétait, jusquà très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce nest quen 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusquà cette date, donc, les nominations dévêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie dÉtat, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ». Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce na pas jugé bon de faire une demande à lÉtat polonais des archives pourtant accessibles Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation. Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques sarrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape. Au pape revient la décision finale Cest au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément denquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination dun évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus dun an, impliquant toute léchelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, lélu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles nont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force dinertie importante, et ne sadapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à léchelle de Rome, ce nest rien ! Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus dun an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives souvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de lÉglise », explique un responsable romain. Procédure allégée pour un candidat déjà évêque De plus, ces contrôles sont importants lorsque lon nomme un nouvel évêque, qui fait lobjet dune enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et quil sagit seulement dun transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à lépoque par Jean-Paul II. De plus, le nonce, qui constitue, on la vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de lépoque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourdhui à Rome, ce nest pas le meilleur moyen de garantir son objectivité Sajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter dimpliquer le pape. Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement". Isabelle DE GAULMYN, à Rome Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007 Actualité
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).
Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin dêtre superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate nest pas à labri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de laccueil na pas tardé à réchauffer les plus frileux. Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes environ 40.000 dune trentaine de pays ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de lAveyron ne tarissent pas déloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.» «Laccueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de léquipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. Dautres sont réfugiées. «Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail dorganisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. Dailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou lautre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.» Aux sources de lÉvangile par la prière Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville dEurope par la communauté cuménique de Taizé, se veulent à limage des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de lÉvangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir lespérance. Beaucoup de jeunes sinterrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté. «Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à lémigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie et pourtant nombreux sont les signes despérance. Ces jours-ci, il nous est donné den voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible lunité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.» Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance lavenir : le leur, lavenir des sociétés et celui de lÉglise». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique doctobre. Laprès-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; dautres découvraient le folklore croate ou lÉglise orthodoxe serbe ; dautres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité La même passion de la réconciliation Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, la aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de lArche dAmbleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix. Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «Lidée est la même, analyse Julien, cest de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.» «Sans les frères, on naurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» dhier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne sagit pas doublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais lÉvangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.» Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de lunité et de la paix lanime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise denvoi et en leur confiant une copie dune icône copte de lamitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de lÉglise. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève. Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie) Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).
Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin dêtre superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate nest pas à labri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de laccueil na pas tardé à réchauffer les plus frileux. Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes environ 40.000 dune trentaine de pays ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de lAveyron ne tarissent pas déloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.» «Laccueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de léquipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. Dautres sont réfugiées. «Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail dorganisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. Dailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou lautre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.» Aux sources de lÉvangile par la prière Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville dEurope par la communauté cuménique de Taizé, se veulent à limage des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de lÉvangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir lespérance. Beaucoup de jeunes sinterrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté. «Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à lémigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie et pourtant nombreux sont les signes despérance. Ces jours-ci, il nous est donné den voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible lunité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.» Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance lavenir : le leur, lavenir des sociétés et celui de lÉglise». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique doctobre. Laprès-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; dautres découvraient le folklore croate ou lÉglise orthodoxe serbe ; dautres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité La même passion de la réconciliation Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, la aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de lArche dAmbleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix. Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «Lidée est la même, analyse Julien, cest de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.» «Sans les frères, on naurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» dhier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne sagit pas doublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais lÉvangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.» Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de lunité et de la paix lanime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise denvoi et en leur confiant une copie dune icône copte de lamitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de lÉglise. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève. Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie) Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007 Réflexions
Un jour, Dieu a désiré habiter notre temps! Sa parole a voulu prendre corps. Le temps de Noël nous met en contact avec le mystère de la volonté du Père d'envoyer dans notre monde son Verbe, sa parole, pour devenir l'un parmi nous. En son Fils Jésus, Dieu s'est approché de notre humanité pour prendre avec lui notre condition de vie et nous tracer un chemin de salut.
Depuis lors, nous ne cessons de rendre grâce au Père du don de son Fils. Non seulement les premiers disciples de Jésus ont eu la joie de côtoyer quotidiennement leur Maître sur les routes de la Galilée et de Jérusalem, mais ils ont communié, à un premier repas, puis à plusieurs autres, à sa vie de mort et de ressuscité. Ils l'ont reconnu vivant en plusieurs lieux, mais particulièrement au cours de ces repas. À la fraction du pain, «leurs yeux s'ouvrirent » à son nouveau mode de présence parmi les siens. «Le Verbe s'est fait chair», et il continue de nous habiter par l'Eucharistie célébrée et contemplée au beau milieu de nos activités de chaque jour. Ce «sacrement d'unité et d'amour », selon l'expression de saint Augustin, nous assure une présence toujours active du Seigneur au sein de notre Église. Par ce Saint Signe, un pain devenu son Corps, du vin devenu son Sang, le Christ nous donne directement accès à sa personne pour le recevoir et nous offrir avec lui à son Père. Ce sacrement nous appelle à mieux aimer notre frère et notre sur, présences de Dieu, et à nous étonner du désir de proximité de notre Créateur et Sauveur. Louis-André Naud, membre du Comité d'organisation du 49" Congrès eucharistique international Tiré de Prions en Église du 10 décembre 2006 Deuxième dimanche de lAvent - vol. 70 numéro 49 p.30.
Un jour, Dieu a désiré habiter notre temps! Sa parole a voulu prendre corps. Le temps de Noël nous met en contact avec le mystère de la volonté du Père d'envoyer dans notre monde son Verbe, sa parole, pour devenir l'un parmi nous. En son Fils Jésus, Dieu s'est approché de notre humanité pour prendre avec lui notre condition de vie et nous tracer un chemin de salut.
Depuis lors, nous ne cessons de rendre grâce au Père du don de son Fils. Non seulement les premiers disciples de Jésus ont eu la joie de côtoyer quotidiennement leur Maître sur les routes de la Galilée et de Jérusalem, mais ils ont communié, à un premier repas, puis à plusieurs autres, à sa vie de mort et de ressuscité. Ils l'ont reconnu vivant en plusieurs lieux, mais particulièrement au cours de ces repas. À la fraction du pain, «leurs yeux s'ouvrirent » à son nouveau mode de présence parmi les siens. «Le Verbe s'est fait chair», et il continue de nous habiter par l'Eucharistie célébrée et contemplée au beau milieu de nos activités de chaque jour. Ce «sacrement d'unité et d'amour », selon l'expression de saint Augustin, nous assure une présence toujours active du Seigneur au sein de notre Église. Par ce Saint Signe, un pain devenu son Corps, du vin devenu son Sang, le Christ nous donne directement accès à sa personne pour le recevoir et nous offrir avec lui à son Père. Ce sacrement nous appelle à mieux aimer notre frère et notre sur, présences de Dieu, et à nous étonner du désir de proximité de notre Créateur et Sauveur. Louis-André Naud, membre du Comité d'organisation du 49" Congrès eucharistique international Tiré de Prions en Église du 10 décembre 2006 Deuxième dimanche de lAvent - vol. 70 numéro 49 p.30. Réflexions
Trois fissures, immensément profondes et apparemment impossibles à combler, fracturent l'unité de l'humanité. Je les exprime ici en citant quelqu'un qui fut, à son propre étonnement et qu'on l'aime ou non, un des penseurs les plus sérieux de l'histoire de l'humanité, saint Paul: "...Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme..." affirmait-il un jour de façon tranchante. Les points de suspension dans la citation sont d'une énorme importance, j'y reviendrai.
« Juifs Grecs » : ce sont les religions; « esclaves - hommes lbres »: ce sont les classes sociales; « hommes femmes » : ce que l'on sait. Différences religieuses, différences sociales et différences sexuelles qui deviennent souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, occasions de division, de domination et d'asservissement. Si nous pouvions les transformer en lieux privilégiés de ré-conciliation, de fraternité et d'unité! Mais comment s'y prendre? L'autre jour, le Pape Benoit XVI était à l'université de Ratisbonne (Regensburg, comme ils disent par là). Je suis déjà allé, on y trouve ce qu'on peut imaginer de meilleur comme faculté de théologie, c'est du moins ce qu'ils disent, comme le dit d'ailleurs d'elle-même toute faculté de théologie allemande qui se compare aux autres. Alors mon pape n'a pu faire autrement que d'entrer dans l'univers qui fut jadis le sien et que, forcément, il aime bien. Et il n'a pu faire autrement que de succomber un tant soit peu à la tentation de la virtuosité intellectuelle, qui est le péché mignon de tout universitaire. Évoquer un dialogue entre un empereur de Byzance et un savant musulman absents des mémoires universitaires depuis si longtemps: pouvait-on imaginer quoi que ce soit de plus pétillant, dans cette auguste assemblée de professeurs en toges! Les auditeurs ont bien apprécié, totalement inconscients que, à cause du Pape, ce qui se déroulait dans leur enceinte paisible était épié par les médias du monde entier. Le Pape, lui, devait le savoir. Il est toujours épié, quoi qu'il fasse, quoi qu'il veuille. Ce que le pape a dit n'était certes pas mauvais; la citation qu'il a faite non plus. Il ne devrait pas dire qu'elle ne reflétait pas sa pensée. La violence jusqu'à la mort de l'autre, pour lui imposer la foi en Dieu, est la chose plus irrationnelle qu'on puisse imaginer; et la plus ignoble, quand on sait que Dieu est Amour, ce que le Pape proposait comme la conviction la plus intense qui l'habitait au début de son pontificat. C'est ainsi que j'en reviens enfin aux points de suspension de ma citation du début. Je dévoile ce qu'ils cachaient: " Oui, vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous, vos n'êtes qu'un en Jésus Christ". Pour un chrétien plongé dans l'univers du Christ, les différences étaient devenues des champs de réconciliation. Je dis bien: pour un chrétien. C'est l'affaire des chrétiens. Je ne tiens pas à ce que notre Pape parle des autres religions, des autres façons d'entrer en relation avec Dieu qu'ont découvertes d'autres êtres humains. Chacune d'entre elles constitue un mystère de foi bien difficile à lire et à déchiffrer quand on ne la partage pas. Je veux de mon Pape qu'il ne parle que comme un chrétien. Je veux qu'il ne parle que de la relation à Dieu qu'il connaît d'expérience, celle qui se fait par le Christ, Jésus de Nazareth, le Crucifié que Dieu a glorifié parce qu'il avait bien fait ce qu'il avait à faire. Il n'a pas tué, il s'est fait tuer. Il ne s'est pas vengé, il a pardonné. Il n'a jamais tué quelqu'un. Mais il a tué quelque chose: la haine. Il l'a aspirée, il l'a enfouie en lui. En sa personne il a tué la haine. Par ses paroles de détresse, d'abandon et de pardon sur la croix, par son corps livré et son sang versé dont nous, les chrétiens, nous faisons mémoire chaque fois que nous nous réunissons et que nous pensons à lui. Voilà ce que tout chrétien a à dire au monde: le Dieu auquel il croit, celui que Jésus de Nazareth lui a appris. Et sa conviction qu'il y a plus d'avenir pour le monde dans l'amour que dans la haine. A chacun de présenter sa foi sans porter de jugement sur la foi de l'autre. Nous, les chrétiens, nous avons à dire la foi en Dieu que nous avons découverte en nous mettant à la suite de Jésus de Nazareth. Cette foi que nous avons si mal servie dans l'histoire et dont nous ne serons jamais de fiers et parfaits témoins. Mais cette foi que nous trouvons belle. Cette foi qui nous amène à présenter l'amour comme étant l'avenir du monde. En étant convaincus, parce que Jésus nous l'a appris, que voilà ce qui plaît à Dieu. Dieu...Yahvé... Allah... Ô Toi l'au-delà de tout, tu as tous les noms, comment te nommerai-je? Et Jésus me répond, en pensant à tous mes frères et soeurs de la terre: Abba! Lucien Robitaille, prêtre, professeur émérite à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval Tiré de Pastorale-Québec octobre 2006 vol 118 numéro 9 p. 31 Autorisation de publication du directeur de Pastorale-Québec, labbé René Tessier, le 14 novembre 2006
Trois fissures, immensément profondes et apparemment impossibles à combler, fracturent l'unité de l'humanité. Je les exprime ici en citant quelqu'un qui fut, à son propre étonnement et qu'on l'aime ou non, un des penseurs les plus sérieux de l'histoire de l'humanité, saint Paul: "...Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme..." affirmait-il un jour de façon tranchante. Les points de suspension dans la citation sont d'une énorme importance, j'y reviendrai.
« Juifs Grecs » : ce sont les religions; « esclaves - hommes lbres »: ce sont les classes sociales; « hommes femmes » : ce que l'on sait. Différences religieuses, différences sociales et différences sexuelles qui deviennent souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, occasions de division, de domination et d'asservissement. Si nous pouvions les transformer en lieux privilégiés de ré-conciliation, de fraternité et d'unité! Mais comment s'y prendre? L'autre jour, le Pape Benoit XVI était à l'université de Ratisbonne (Regensburg, comme ils disent par là). Je suis déjà allé, on y trouve ce qu'on peut imaginer de meilleur comme faculté de théologie, c'est du moins ce qu'ils disent, comme le dit d'ailleurs d'elle-même toute faculté de théologie allemande qui se compare aux autres. Alors mon pape n'a pu faire autrement que d'entrer dans l'univers qui fut jadis le sien et que, forcément, il aime bien. Et il n'a pu faire autrement que de succomber un tant soit peu à la tentation de la virtuosité intellectuelle, qui est le péché mignon de tout universitaire. Évoquer un dialogue entre un empereur de Byzance et un savant musulman absents des mémoires universitaires depuis si longtemps: pouvait-on imaginer quoi que ce soit de plus pétillant, dans cette auguste assemblée de professeurs en toges! Les auditeurs ont bien apprécié, totalement inconscients que, à cause du Pape, ce qui se déroulait dans leur enceinte paisible était épié par les médias du monde entier. Le Pape, lui, devait le savoir. Il est toujours épié, quoi qu'il fasse, quoi qu'il veuille. Ce que le pape a dit n'était certes pas mauvais; la citation qu'il a faite non plus. Il ne devrait pas dire qu'elle ne reflétait pas sa pensée. La violence jusqu'à la mort de l'autre, pour lui imposer la foi en Dieu, est la chose plus irrationnelle qu'on puisse imaginer; et la plus ignoble, quand on sait que Dieu est Amour, ce que le Pape proposait comme la conviction la plus intense qui l'habitait au début de son pontificat. C'est ainsi que j'en reviens enfin aux points de suspension de ma citation du début. Je dévoile ce qu'ils cachaient: " Oui, vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous, vos n'êtes qu'un en Jésus Christ". Pour un chrétien plongé dans l'univers du Christ, les différences étaient devenues des champs de réconciliation. Je dis bien: pour un chrétien. C'est l'affaire des chrétiens. Je ne tiens pas à ce que notre Pape parle des autres religions, des autres façons d'entrer en relation avec Dieu qu'ont découvertes d'autres êtres humains. Chacune d'entre elles constitue un mystère de foi bien difficile à lire et à déchiffrer quand on ne la partage pas. Je veux de mon Pape qu'il ne parle que comme un chrétien. Je veux qu'il ne parle que de la relation à Dieu qu'il connaît d'expérience, celle qui se fait par le Christ, Jésus de Nazareth, le Crucifié que Dieu a glorifié parce qu'il avait bien fait ce qu'il avait à faire. Il n'a pas tué, il s'est fait tuer. Il ne s'est pas vengé, il a pardonné. Il n'a jamais tué quelqu'un. Mais il a tué quelque chose: la haine. Il l'a aspirée, il l'a enfouie en lui. En sa personne il a tué la haine. Par ses paroles de détresse, d'abandon et de pardon sur la croix, par son corps livré et son sang versé dont nous, les chrétiens, nous faisons mémoire chaque fois que nous nous réunissons et que nous pensons à lui. Voilà ce que tout chrétien a à dire au monde: le Dieu auquel il croit, celui que Jésus de Nazareth lui a appris. Et sa conviction qu'il y a plus d'avenir pour le monde dans l'amour que dans la haine. A chacun de présenter sa foi sans porter de jugement sur la foi de l'autre. Nous, les chrétiens, nous avons à dire la foi en Dieu que nous avons découverte en nous mettant à la suite de Jésus de Nazareth. Cette foi que nous avons si mal servie dans l'histoire et dont nous ne serons jamais de fiers et parfaits témoins. Mais cette foi que nous trouvons belle. Cette foi qui nous amène à présenter l'amour comme étant l'avenir du monde. En étant convaincus, parce que Jésus nous l'a appris, que voilà ce qui plaît à Dieu. Dieu...Yahvé... Allah... Ô Toi l'au-delà de tout, tu as tous les noms, comment te nommerai-je? Et Jésus me répond, en pensant à tous mes frères et soeurs de la terre: Abba! Lucien Robitaille, prêtre, professeur émérite à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval Tiré de Pastorale-Québec octobre 2006 vol 118 numéro 9 p. 31 Autorisation de publication du directeur de Pastorale-Québec, labbé René Tessier, le 14 novembre 2006 Actualité
"Il vaut la peine, écrit-il, de recueillir la nouveauté profonde que le discours du pape contient en ce qui regarde le thème de la présence de catholiques dans la vie publique et en particulier dans la vie politique: une nouveauté qui de quelque façon est un retour aus positions montinienne (ndlr du pape Paul VI - Montini de son nom de famille) et du Concile Vatican II."
"Un concile, continue-t-il, disons-le entre parenthèse, qui aussi dans l'intervention d'ouverture du cardinal Tettamanzi (ndlr archevêque de Milan) semble finalment reproposé comme point de référence dominant". Pourquoi un retour? Parce que maintenant le risque de voir l'Église en bloc comme une force sociale qui fait bloc au risque de perdre de vue des distinctions fondamentales. "Maintenant, commente Pietro Scoppola, dans le sparoles du pape ces disticntions reviennent avec pleine clarté: autre est le rôle de l'Église et de son magistère, autre est le rôle des fidèles laïques qui redevient défini avec les paroles anciennes et oubliées que nous avions lues dans Gaudium et Spes (ndlr Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps de Vatican II) et que maintenant nous réentendons avec une intime satisfaction". Tiré du journal italien La Repubblica du vendredi 20 octobre 2006 p. 25 Dans le journal La Croix du 19 octobre la journaliste Isabelle DE GAULMYN écrivait: "Présence culturelle [de l'Église], donc, mais aussi présence politique. Depuis dix ans, le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence des évêques italiens, fait de lÉglise catholique un acteur incontournable du jeu politique national. Ce qui nest pas sans provoquer des réticences, au sein de la hiérarchie ecclésiale comme des laïcs. Lengagement politique des évêques fut dailleurs au cur des débats de cette semaine de congrès. La présentation des liens entre Église et État par le sociologue romain Luca Diotallevi a provoqué mardi des discussions très serrées dans lassemblée... Le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan, a ainsi mis en garde, dès le discours douverture du congrès lundi, contre toute tentation de récupération des valeurs chrétiennes par la politique : « Il vaut mieux être chrétien sans le dire que le proclamer sans lêtre », a-t-il dit, citant saint Ignace dAntioche.« LÉglise na pas à être un agent politique » Certes, a repris Benoît XVI jeudi, « lÉglise na pas à être un agent politique ». Mais en même temps, a-t-il poursuivi, « elle a un intérêt profond pour le bien de la communauté politique ( ) et offre à divers niveaux sa contribution spécifique ». ..Une invitation [de Benoît XVI] aux chrétiens italiens à être « dans le monde sans être du monde », que le pape devait dailleurs reprendre quelques heures plus tard durant la célébration dans le stade de Vérone. Extraits de l'homélie du pape Benoît XVIdans le stade de Vérone le 19 octobre 2006 De la force de cet amour, de la foi solide dans la résurrection de Jésus qui fonde l'espérance, naît et se renouvelle constamment notre témoignage chrétien. C'est là que s'enracine notre «Credo», le symbole de foi dans lequel la prédication du début a puisé, et qui continue de manière inaltérée à nourrir le Peuple de Dieu. Le contenu du «kérygme», de lannonce, qui constitue la substance de tout le message évangélique, est le Christ, le Fils de Dieu fait Homme, mort et ressuscité pour nous. Sa résurrection est le mystère qui caractérise le christianisme, l'accomplissement surabondant de toutes les prophéties de salut, également de celle que nous avons écoutée dans la première Lecture, tirée de la partie finale du Livre du prophète Isaïe. Du Christ ressuscité, prémisses de l'humanité nouvelle, régénérée et régénératrice, est né en réalité comme le prophète la prédit, le peuple des «pauvres» qui ont ouvert leur cur à l'Evangile et sont devenus et deviennent toujours à nouveau, des «chênes de justice», «des plantations de Yahvé pour se glorifier», des reconstructeurs de ruines, des restaurateurs de villes désolées, estimés de tous comme la race bénie du Seigneur (cf. Is 61, 3-4.9). Le mystère de la résurrection du Fils de Dieu, qui, monté au ciel à côté du Père, a répandu l'Esprit Saint sur nous, nous fait embrasser d'un seul regard le Christ et l'Eglise : le Ressuscité et les ressuscités, les Prémisses et la plantation de Dieu, la Pierre d'angle et les pierres vivantes, pour reprendre une autre image de la Première lecture de Pierre (cf. 2, 4-8). Ce qui sest produit au début, avec la première communauté apostolique, doit se produire également maintenant. En effet, à partir du jour de la Pentecôte la lumière du Seigneur ressuscité a transfiguré la vie des Apôtres. Ceux-ci avaient désormais la claire perception de ne pas être simplement des disciples d'une doctrine nouvelle et intéressante, mais des témoins choisis et responsables d'une révélation à laquelle était lié le salut de leurs contemporains et de toutes les générations futures. La foi pascale remplissait leur cur d'une ardeur et d'un zèle extraordinaires, qui les rendait prêts à affronter chaque difficulté et même la mort, et qui donnait à leurs paroles une irrésistible énergie de persuasion. Ainsi, un groupe de personnes, dépourvues de ressources humaines et uniquement fortes de leur foi, affronta sans peur de dures persécutions et le martyre. L'Apôtre Jean écrit : «Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi» (1 Jn 5, 4b). Lexactitude de cette affirmation est documentée également en Italie par presque deux millénaires d'histoire chrétienne, à travers d'innombrables témoignages de martyrs, de saints et de bienheureux, qui ont laissé des traces indélébiles en chaque lieu de la belle péninsule dans laquelle nous vivons. Certains d'entre eux ont été évoqués au début du Congrès et leurs figures en accompagnent les travaux. Nous sommes aujourdhui les héritiers de ces témoins victorieux ! Mais c'est précisément de cette constatation que naît la question : qu'en est-il de notre foi ? Dans quelle mesure savons-nous aujourd'hui la communiquer ? La certitude que le Christ est ressuscité nous assure qu'aucune force adverse ne pourra jamais détruire l'Eglise. Nous sommes également animés par la conscience que seul le Christ peut satisfaire les attentes profondes de chaque cur humain et répondre aux interrogations les plus troublantes sur la douleur, l'injustice et le mal, sur la mort et l'au-delà. Notre foi est donc fondée, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous. Un vaste effort capillaire à accomplir se présente alors, pour que chaque chrétien se transforme en «témoin» capable et prêt à assumer l'engagement de rendre compte à tous et toujours de l'espérance qui l'anime (cf. 1 P 3, 15). C'est pourquoi il faut recommencer à annoncer avec vigueur et joie l'événement de la mort et de la résurrection du Christ, cur du christianisme, ligne directrice de notre foi, puissant levier de nos certitudes, vent impétueux qui balaye toute peur et indécision, tout doute et calcul humain. Ce n'est que de Dieu que peut venir le changement décisif du monde. Ce n'est qu'à partir de la Résurrection que l'on comprend la véritable nature de l'Eglise et de son témoignage, qui n'est pas quelque chose de détaché du mystère pascal, mais bien son fruit, sa manifestation et sa réalisation de la part de ceux qui, recevant l'Esprit Saint, sont envoyés par le Christ pour poursuivre cette même mission (cf. Jn 2, 21-23). «Témoins de Jésus ressuscité» : cette définition des chrétiens dérive directement du passage de l'Evangile de Luc aujourd'hui proclamé, mais également des Actes des Apôtres (cf. Ac 1, 8.22). Témoins de Jésus ressuscité. Ce «de» doit être bien compris ! Il signifie que le témoin est «de» Jésus ressuscité, c'est-à-dire qu'il appartient à Lui, et précisément en tant que tel il peut lui rendre un témoignage valable, il peut parler de Lui, Le faire connaître, conduire à Lui, transmettre sa présence. C'est exactement le contraire de ce qui se produit pour l'autre expression : «espérance du monde». Ici, la préposition «de» n'indique pas du tout l'appartenance, car le Christ n'est pas du monde, de même que les chrétiens ne doivent pas, non plus, être du monde. L'espérance, qui est le Christ, est dans le monde, est pour le monde, mais elle l'est précisément parce que le Christ est Dieu, est «le Saint» (en hébreu Qadosh). Le Christ est espérance pour le monde parce qu'il est ressuscité, et il est ressuscité parce qu'il est Dieu. Les chrétiens aussi peuvent apporter l'espérance au monde, car ils sont au Christ et à Dieu dans la mesure où ils meurent avec Lui au péché et renaissent avec Lui à la vie nouvelle de l'amour, du pardon, du service, de la non-violence. Comme le dit saint Augustin : «Tu as cru, tu as été baptisé : la vieille vie est morte, elle a été tuée sur la croix, ensevelie dans le baptême. La vieille vie a été ensevelie, cette vie dans laquelle tu as mal vécu : que la nouvelle vie renaisse» (Sermone Guelf. IX, in M. Pellegrino, Vox Patrum, 177). Ce n'est que si, comme le Christ, je ne suis pas du monde, que les chrétiens peuvent être espérance dans le monde et pour le monde. © Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice Vaticana Traduction réalisée par Zenit.org
"Il vaut la peine, écrit-il, de recueillir la nouveauté profonde que le discours du pape contient en ce qui regarde le thème de la présence de catholiques dans la vie publique et en particulier dans la vie politique: une nouveauté qui de quelque façon est un retour aus positions montinienne (ndlr du pape Paul VI - Montini de son nom de famille) et du Concile Vatican II."
"Un concile, continue-t-il, disons-le entre parenthèse, qui aussi dans l'intervention d'ouverture du cardinal Tettamanzi (ndlr archevêque de Milan) semble finalment reproposé comme point de référence dominant". Pourquoi un retour? Parce que maintenant le risque de voir l'Église en bloc comme une force sociale qui fait bloc au risque de perdre de vue des distinctions fondamentales. "Maintenant, commente Pietro Scoppola, dans le sparoles du pape ces disticntions reviennent avec pleine clarté: autre est le rôle de l'Église et de son magistère, autre est le rôle des fidèles laïques qui redevient défini avec les paroles anciennes et oubliées que nous avions lues dans Gaudium et Spes (ndlr Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps de Vatican II) et que maintenant nous réentendons avec une intime satisfaction". Tiré du journal italien La Repubblica du vendredi 20 octobre 2006 p. 25 Dans le journal La Croix du 19 octobre la journaliste Isabelle DE GAULMYN écrivait: "Présence culturelle [de l'Église], donc, mais aussi présence politique. Depuis dix ans, le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence des évêques italiens, fait de lÉglise catholique un acteur incontournable du jeu politique national. Ce qui nest pas sans provoquer des réticences, au sein de la hiérarchie ecclésiale comme des laïcs. Lengagement politique des évêques fut dailleurs au cur des débats de cette semaine de congrès. La présentation des liens entre Église et État par le sociologue romain Luca Diotallevi a provoqué mardi des discussions très serrées dans lassemblée... Le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan, a ainsi mis en garde, dès le discours douverture du congrès lundi, contre toute tentation de récupération des valeurs chrétiennes par la politique : « Il vaut mieux être chrétien sans le dire que le proclamer sans lêtre », a-t-il dit, citant saint Ignace dAntioche.« LÉglise na pas à être un agent politique » Certes, a repris Benoît XVI jeudi, « lÉglise na pas à être un agent politique ». Mais en même temps, a-t-il poursuivi, « elle a un intérêt profond pour le bien de la communauté politique ( ) et offre à divers niveaux sa contribution spécifique ». ..Une invitation [de Benoît XVI] aux chrétiens italiens à être « dans le monde sans être du monde », que le pape devait dailleurs reprendre quelques heures plus tard durant la célébration dans le stade de Vérone. Extraits de l'homélie du pape Benoît XVIdans le stade de Vérone le 19 octobre 2006 De la force de cet amour, de la foi solide dans la résurrection de Jésus qui fonde l'espérance, naît et se renouvelle constamment notre témoignage chrétien. C'est là que s'enracine notre «Credo», le symbole de foi dans lequel la prédication du début a puisé, et qui continue de manière inaltérée à nourrir le Peuple de Dieu. Le contenu du «kérygme», de lannonce, qui constitue la substance de tout le message évangélique, est le Christ, le Fils de Dieu fait Homme, mort et ressuscité pour nous. Sa résurrection est le mystère qui caractérise le christianisme, l'accomplissement surabondant de toutes les prophéties de salut, également de celle que nous avons écoutée dans la première Lecture, tirée de la partie finale du Livre du prophète Isaïe. Du Christ ressuscité, prémisses de l'humanité nouvelle, régénérée et régénératrice, est né en réalité comme le prophète la prédit, le peuple des «pauvres» qui ont ouvert leur cur à l'Evangile et sont devenus et deviennent toujours à nouveau, des «chênes de justice», «des plantations de Yahvé pour se glorifier», des reconstructeurs de ruines, des restaurateurs de villes désolées, estimés de tous comme la race bénie du Seigneur (cf. Is 61, 3-4.9). Le mystère de la résurrection du Fils de Dieu, qui, monté au ciel à côté du Père, a répandu l'Esprit Saint sur nous, nous fait embrasser d'un seul regard le Christ et l'Eglise : le Ressuscité et les ressuscités, les Prémisses et la plantation de Dieu, la Pierre d'angle et les pierres vivantes, pour reprendre une autre image de la Première lecture de Pierre (cf. 2, 4-8). Ce qui sest produit au début, avec la première communauté apostolique, doit se produire également maintenant. En effet, à partir du jour de la Pentecôte la lumière du Seigneur ressuscité a transfiguré la vie des Apôtres. Ceux-ci avaient désormais la claire perception de ne pas être simplement des disciples d'une doctrine nouvelle et intéressante, mais des témoins choisis et responsables d'une révélation à laquelle était lié le salut de leurs contemporains et de toutes les générations futures. La foi pascale remplissait leur cur d'une ardeur et d'un zèle extraordinaires, qui les rendait prêts à affronter chaque difficulté et même la mort, et qui donnait à leurs paroles une irrésistible énergie de persuasion. Ainsi, un groupe de personnes, dépourvues de ressources humaines et uniquement fortes de leur foi, affronta sans peur de dures persécutions et le martyre. L'Apôtre Jean écrit : «Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi» (1 Jn 5, 4b). Lexactitude de cette affirmation est documentée également en Italie par presque deux millénaires d'histoire chrétienne, à travers d'innombrables témoignages de martyrs, de saints et de bienheureux, qui ont laissé des traces indélébiles en chaque lieu de la belle péninsule dans laquelle nous vivons. Certains d'entre eux ont été évoqués au début du Congrès et leurs figures en accompagnent les travaux. Nous sommes aujourdhui les héritiers de ces témoins victorieux ! Mais c'est précisément de cette constatation que naît la question : qu'en est-il de notre foi ? Dans quelle mesure savons-nous aujourd'hui la communiquer ? La certitude que le Christ est ressuscité nous assure qu'aucune force adverse ne pourra jamais détruire l'Eglise. Nous sommes également animés par la conscience que seul le Christ peut satisfaire les attentes profondes de chaque cur humain et répondre aux interrogations les plus troublantes sur la douleur, l'injustice et le mal, sur la mort et l'au-delà. Notre foi est donc fondée, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous. Un vaste effort capillaire à accomplir se présente alors, pour que chaque chrétien se transforme en «témoin» capable et prêt à assumer l'engagement de rendre compte à tous et toujours de l'espérance qui l'anime (cf. 1 P 3, 15). C'est pourquoi il faut recommencer à annoncer avec vigueur et joie l'événement de la mort et de la résurrection du Christ, cur du christianisme, ligne directrice de notre foi, puissant levier de nos certitudes, vent impétueux qui balaye toute peur et indécision, tout doute et calcul humain. Ce n'est que de Dieu que peut venir le changement décisif du monde. Ce n'est qu'à partir de la Résurrection que l'on comprend la véritable nature de l'Eglise et de son témoignage, qui n'est pas quelque chose de détaché du mystère pascal, mais bien son fruit, sa manifestation et sa réalisation de la part de ceux qui, recevant l'Esprit Saint, sont envoyés par le Christ pour poursuivre cette même mission (cf. Jn 2, 21-23). «Témoins de Jésus ressuscité» : cette définition des chrétiens dérive directement du passage de l'Evangile de Luc aujourd'hui proclamé, mais également des Actes des Apôtres (cf. Ac 1, 8.22). Témoins de Jésus ressuscité. Ce «de» doit être bien compris ! Il signifie que le témoin est «de» Jésus ressuscité, c'est-à-dire qu'il appartient à Lui, et précisément en tant que tel il peut lui rendre un témoignage valable, il peut parler de Lui, Le faire connaître, conduire à Lui, transmettre sa présence. C'est exactement le contraire de ce qui se produit pour l'autre expression : «espérance du monde». Ici, la préposition «de» n'indique pas du tout l'appartenance, car le Christ n'est pas du monde, de même que les chrétiens ne doivent pas, non plus, être du monde. L'espérance, qui est le Christ, est dans le monde, est pour le monde, mais elle l'est précisément parce que le Christ est Dieu, est «le Saint» (en hébreu Qadosh). Le Christ est espérance pour le monde parce qu'il est ressuscité, et il est ressuscité parce qu'il est Dieu. Les chrétiens aussi peuvent apporter l'espérance au monde, car ils sont au Christ et à Dieu dans la mesure où ils meurent avec Lui au péché et renaissent avec Lui à la vie nouvelle de l'amour, du pardon, du service, de la non-violence. Comme le dit saint Augustin : «Tu as cru, tu as été baptisé : la vieille vie est morte, elle a été tuée sur la croix, ensevelie dans le baptême. La vieille vie a été ensevelie, cette vie dans laquelle tu as mal vécu : que la nouvelle vie renaisse» (Sermone Guelf. IX, in M. Pellegrino, Vox Patrum, 177). Ce n'est que si, comme le Christ, je ne suis pas du monde, que les chrétiens peuvent être espérance dans le monde et pour le monde. © Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice Vaticana Traduction réalisée par Zenit.org Documents
Le journaliste Jean-Simon Gagné commentant ces statistiques note que le Québec moyen a beaucoup changé depuis 1973. Les femmes représentent 50,4 % de la population. En 1973, le Québécois moyen avait 31 ans, en 1996, il en avait 37 et en 2006 il a 39 ans.
ET DIEU DANS TOUT ÇÀ? Si on continue de lire le dossier du "Soleil", il ressort que sur le plan religieux, le Québécois moyen ne fréquente plus guère les lieux de culte, mais plus de 80% continuent à croire en Dieu. Trois petits québécois sur quatre reçoivent encore le sacrement de baptême. Contrairement à ce qu'on peut croire, la présence de la religion et du spirituel est tenace et l'éloignement de la pratique ne veut pas dire que la dimension religieuse et spirituelle est escamotée dans la vie du Québécois moyen. Le déclin de la pratique religieuse s'accompagne d'un divorce de plus en plus grand avec les enseignements de l'Église. La moitié des québécois font favorables à la contraception (90%), à l'avortement (70%), au mariage gai (63%). AUTRES CONSTATATIONS En 2005, au Québec, le nombre des mariages a augmenté pour la première fois depuis 1987. Et le nombre de divorces ne cesse de baisser depuis 15 ans. À la fin des année 60, le Québécois moyen avait à peine complété sa sixième année. Aujourd'hui plus des deux tiers des québécois (68%) possèdent un diplôme d'études secondaires. Plus d'un million sur environ 7 millions d'habitants détiennent un diplôme universitaire. Le Québécois moyen utilise régulièrement le courrier électronique (60,5%), considère l'environnement comme une priorité incontournable (85%) et prendra sa retraite à 60,6 ans (en théorie). Source: le Québec chiffres en main 2006, Institut de la Statistique du Québec, Statistique Canada et différents sondages en 2004, 2005 et 2006 Notes tirées du journal "Le Soleil" du 9 septembre 2006
Le journaliste Jean-Simon Gagné commentant ces statistiques note que le Québec moyen a beaucoup changé depuis 1973. Les femmes représentent 50,4 % de la population. En 1973, le Québécois moyen avait 31 ans, en 1996, il en avait 37 et en 2006 il a 39 ans.
ET DIEU DANS TOUT ÇÀ? Si on continue de lire le dossier du "Soleil", il ressort que sur le plan religieux, le Québécois moyen ne fréquente plus guère les lieux de culte, mais plus de 80% continuent à croire en Dieu. Trois petits québécois sur quatre reçoivent encore le sacrement de baptême. Contrairement à ce qu'on peut croire, la présence de la religion et du spirituel est tenace et l'éloignement de la pratique ne veut pas dire que la dimension religieuse et spirituelle est escamotée dans la vie du Québécois moyen. Le déclin de la pratique religieuse s'accompagne d'un divorce de plus en plus grand avec les enseignements de l'Église. La moitié des québécois font favorables à la contraception (90%), à l'avortement (70%), au mariage gai (63%). AUTRES CONSTATATIONS En 2005, au Québec, le nombre des mariages a augmenté pour la première fois depuis 1987. Et le nombre de divorces ne cesse de baisser depuis 15 ans. À la fin des année 60, le Québécois moyen avait à peine complété sa sixième année. Aujourd'hui plus des deux tiers des québécois (68%) possèdent un diplôme d'études secondaires. Plus d'un million sur environ 7 millions d'habitants détiennent un diplôme universitaire. Le Québécois moyen utilise régulièrement le courrier électronique (60,5%), considère l'environnement comme une priorité incontournable (85%) et prendra sa retraite à 60,6 ans (en théorie). Source: le Québec chiffres en main 2006, Institut de la Statistique du Québec, Statistique Canada et différents sondages en 2004, 2005 et 2006 Notes tirées du journal "Le Soleil" du 9 septembre 2006 Actualité
En octobre 1986, le pape Jean-Paul II convoqua à Assise la Journée mondiale de Prière pour la paix, un événement historique sans précédent qui a vu à côté du souverain pontife, les représentants des grandes religions mondiales réunis, du Dalaï Lama à larchevêque de Canterbury.
Commençait alors un parcours qui fête aujourdhui ses 20 ans, que la Communauté de SantEgidio a suivi de manière particulière en organisant les Rencontres Hommes et Religions. Ces rencontres ont traversé, année après année, les principales villes italiennes et les capitales européennes ; en constituant une occasion extraordinaire de dialogue et de dépassement des oppositions culturelles et religieuses. Pour un monde paix. Religions et cultures en dialogue sera le thème de la rencontre internationale et de la journée de prière pour la paix organisées les 4 et 5 septembre 2006 par la Communauté de SantEgidio, à Assise, en collaboration avec la Conférence épiscopale dOmbrie. A une époque marquée par le terrorisme et la guerre, comme par les efforts de dialogue et de réconciliation, les religions ont un rôle important dans lespace public alors quelles sont toujours plus confrontées au défi de linstrumentalisation extrémiste. Parmi dautres, seront notamment présents le Grand Rabbin Cohen de Haïfa, les rabbins Toaf et De Segni de Rome, Ibrahim Ezzedine, conseiller de la Présidence aux Emirats arabes unis, le secrétaire de la Fédération luthérienne mondiale, Noko, le président de la Conférence des Eglises Européennes, Jean-Arnold de Clermont, les cardinaux Paul Poupard et Stanislas Dziwisz et des représentants de toutes les confessions chrétiennes dOrient et dOccident, avec une forte présence de régions de « frontières » comme Israël et le Moyen Orient, le Pakistan, lExtrême Prient et la Méditerranée. Pour plus de détails Cliquez ici Tiré de Cathobel Agence d'information religieuse Voici des extraits du texte du Message de Benoît XVI pour le 20e anniversaire des Rencontres d'Assise Agence Fides 06/09/2006 Le Pape Benoît XVI rappelle les nombreuses initiatives jaillies de la Rencontre de 1986, qui « chacune avec sa spécificité, mettent en évidence la valeur de lintuition de Jean-Paul II, et en montrent lactualité à la lumière des événements arrivés ces vingt dernières années et de la situation présente de lhumanité ». En outre le Message souligne que pour construire la paix « les voies dordre culturelles, politique, et économiques sont certes importantes. Mais en premier lieu la paix se construit dans les curs. Cest là en effet que se développent des sentiments qui peuvent lalimenter, ou au contraire la menacer, laffaiblir, létouffer. Le cur de lhomme, dautre part, est le lieu des interventions de Dieu. Par conséquent, à côté de la dimension « horizontale » des rapports avec les autres hommes, dune importance fondamentale, se révèle, dans ce domaine, la dimension « verticale » du rapport de chacun avec Dieu, dans lequel chaque chose a son fondement ». Dans sa conclusion, le Saint-Père Benoît XVI rappelle le choix de la Cité dAssise, « universellement connue pour la figure de Saint François » et souligne : « Le témoignage quil rendit à son époque en fait un point de repère naturel pour tous ceux qui encore aujourdhui cultivent lidéal de la paix, du respect de la nature, du dialogue entre les personnes, entre les religions et les cultures. Il est cependant important de rappeler, si lon ne veut pas trahir son message, que ce fut le choix radical du Christ de lui fournir la clé de la compréhension de la fraternité à laquelle tous les hommes sont appelés, et à laquelle les créatures inanimées - depuis « frère soleil » à « sur lune » - participent aussi dune certaine manière. Jaime par conséquent rappeler que, en coïncidence avec le vingtième anniversaire de linitiative de prière pour la paix de Jean-Paul II, a lieu aussi le huitième centenaire de la conversion de Saint François. Les deux commémorations séclairent réciproquement. Cest dans les paroles qui lui sont adressées par le Crucifix de Saint Damien - « Va, François, répare ma maison », dans son choix de pauvreté radicale, dans le baiser au lépreux dans lequel sexprime sa nouvelle aptitude à voir et à aimer le Christ dans ses frères souffrants, que commençait cette aventure humaine et chrétienne qui continue à fasciner de nombreux hommes de notre temps et fait de cette Cité le but dinnombrables pèlerinages ».
En octobre 1986, le pape Jean-Paul II convoqua à Assise la Journée mondiale de Prière pour la paix, un événement historique sans précédent qui a vu à côté du souverain pontife, les représentants des grandes religions mondiales réunis, du Dalaï Lama à larchevêque de Canterbury.
Commençait alors un parcours qui fête aujourdhui ses 20 ans, que la Communauté de SantEgidio a suivi de manière particulière en organisant les Rencontres Hommes et Religions. Ces rencontres ont traversé, année après année, les principales villes italiennes et les capitales européennes ; en constituant une occasion extraordinaire de dialogue et de dépassement des oppositions culturelles et religieuses. Pour un monde paix. Religions et cultures en dialogue sera le thème de la rencontre internationale et de la journée de prière pour la paix organisées les 4 et 5 septembre 2006 par la Communauté de SantEgidio, à Assise, en collaboration avec la Conférence épiscopale dOmbrie. A une époque marquée par le terrorisme et la guerre, comme par les efforts de dialogue et de réconciliation, les religions ont un rôle important dans lespace public alors quelles sont toujours plus confrontées au défi de linstrumentalisation extrémiste. Parmi dautres, seront notamment présents le Grand Rabbin Cohen de Haïfa, les rabbins Toaf et De Segni de Rome, Ibrahim Ezzedine, conseiller de la Présidence aux Emirats arabes unis, le secrétaire de la Fédération luthérienne mondiale, Noko, le président de la Conférence des Eglises Européennes, Jean-Arnold de Clermont, les cardinaux Paul Poupard et Stanislas Dziwisz et des représentants de toutes les confessions chrétiennes dOrient et dOccident, avec une forte présence de régions de « frontières » comme Israël et le Moyen Orient, le Pakistan, lExtrême Prient et la Méditerranée. Pour plus de détails Cliquez ici Tiré de Cathobel Agence d'information religieuse Voici des extraits du texte du Message de Benoît XVI pour le 20e anniversaire des Rencontres d'Assise Agence Fides 06/09/2006 Le Pape Benoît XVI rappelle les nombreuses initiatives jaillies de la Rencontre de 1986, qui « chacune avec sa spécificité, mettent en évidence la valeur de lintuition de Jean-Paul II, et en montrent lactualité à la lumière des événements arrivés ces vingt dernières années et de la situation présente de lhumanité ». En outre le Message souligne que pour construire la paix « les voies dordre culturelles, politique, et économiques sont certes importantes. Mais en premier lieu la paix se construit dans les curs. Cest là en effet que se développent des sentiments qui peuvent lalimenter, ou au contraire la menacer, laffaiblir, létouffer. Le cur de lhomme, dautre part, est le lieu des interventions de Dieu. Par conséquent, à côté de la dimension « horizontale » des rapports avec les autres hommes, dune importance fondamentale, se révèle, dans ce domaine, la dimension « verticale » du rapport de chacun avec Dieu, dans lequel chaque chose a son fondement ». Dans sa conclusion, le Saint-Père Benoît XVI rappelle le choix de la Cité dAssise, « universellement connue pour la figure de Saint François » et souligne : « Le témoignage quil rendit à son époque en fait un point de repère naturel pour tous ceux qui encore aujourdhui cultivent lidéal de la paix, du respect de la nature, du dialogue entre les personnes, entre les religions et les cultures. Il est cependant important de rappeler, si lon ne veut pas trahir son message, que ce fut le choix radical du Christ de lui fournir la clé de la compréhension de la fraternité à laquelle tous les hommes sont appelés, et à laquelle les créatures inanimées - depuis « frère soleil » à « sur lune » - participent aussi dune certaine manière. Jaime par conséquent rappeler que, en coïncidence avec le vingtième anniversaire de linitiative de prière pour la paix de Jean-Paul II, a lieu aussi le huitième centenaire de la conversion de Saint François. Les deux commémorations séclairent réciproquement. Cest dans les paroles qui lui sont adressées par le Crucifix de Saint Damien - « Va, François, répare ma maison », dans son choix de pauvreté radicale, dans le baiser au lépreux dans lequel sexprime sa nouvelle aptitude à voir et à aimer le Christ dans ses frères souffrants, que commençait cette aventure humaine et chrétienne qui continue à fasciner de nombreux hommes de notre temps et fait de cette Cité le but dinnombrables pèlerinages ». Edito
La communauté des prêtres du Séminaire de Québec annoncera officiellement le 25 septembre 2006 quen 2008, dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de Québec, une ANNÉE JUBILAIRE sera consacrée au Bienheureux François de Laval commémorant les 350 ans de son ordination comme évêque et vicaire apostolique de la Nouvelle-France et les 300 ans de son décès. Nous vous tiendrons au courant des développements de ce projet au cours de lannée.
Merci de votre visite. Hermann Giguère, ptre
La communauté des prêtres du Séminaire de Québec annoncera officiellement le 25 septembre 2006 quen 2008, dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de Québec, une ANNÉE JUBILAIRE sera consacrée au Bienheureux François de Laval commémorant les 350 ans de son ordination comme évêque et vicaire apostolique de la Nouvelle-France et les 300 ans de son décès. Nous vous tiendrons au courant des développements de ce projet au cours de lannée.
Merci de votre visite. Hermann Giguère, ptre Actualité
La communauté du Grand Séminaire de Québec comptera donc au total 31 séminaristes dont 10 sont actuellement en stage dans leur diocèse respectif. Les activités reprendront du côté du Grand Séminaire dans les prochaines semaines alors que les 21 séminaristes résidents viendront progressivement sinstaller. Au terme de la journée du 28 août, tous seront rendus pour débuter lannée de formation.
Jai le bonheur aussi de vous informer que Monsieur le Cardinal Ouellet, archevêque de Québec, a renouvelé pour 3 ans les mandats de mesdames Céline Lamonde et Charlotte Plante ainsi que celui de labbé Gilles Nadeau comme membres de l'Équipe de formation. Nous y reconnaissons la satisfaction et la confiance du Cardinal Ouellet à légard de léquipe de formation que nous constituons. Nombreuses sont les ordinations en cette année 2006 alors que ce nest pas moins de 6 candidats qui auront été ordonnés prêtres depuis janvier : Julio Duran pour Trois-Rivières, Norman jr Poisson-Rioux pour Sherbrooke, Martin Pelletier pour Ste-Anne-de-la-Pocatière, Tony Deblois pour Gaspé, Miché Paré pour Québec, le 27 août prochain, et Jean-Paul Lacroix également pour Québec, le 17 septembre prochain. Il faut remonter à lannée 1991 pour constater un tel nombre dordinations de candidats ayant fait leur formation à Québec. La prochaine année sera sans aucun doute plus modeste à ce niveau puisque seulement 2 séminaristes sont en 4e étape. En terminant, monsieur Pierre Robitaille, diacre séminariste, quittera la maison le 31 août prochain pour vivre un stage diaconal à la paroisse Notre-Dame de lAnnonciation de lAncienne-Lorette. Pierre poursuivra à temps partiel la rédaction de sa thèse de doctorat. Mario Côté, ptre Supérieur du Grand Séminaire de Québec 24 août 2006
La communauté du Grand Séminaire de Québec comptera donc au total 31 séminaristes dont 10 sont actuellement en stage dans leur diocèse respectif. Les activités reprendront du côté du Grand Séminaire dans les prochaines semaines alors que les 21 séminaristes résidents viendront progressivement sinstaller. Au terme de la journée du 28 août, tous seront rendus pour débuter lannée de formation.
Jai le bonheur aussi de vous informer que Monsieur le Cardinal Ouellet, archevêque de Québec, a renouvelé pour 3 ans les mandats de mesdames Céline Lamonde et Charlotte Plante ainsi que celui de labbé Gilles Nadeau comme membres de l'Équipe de formation. Nous y reconnaissons la satisfaction et la confiance du Cardinal Ouellet à légard de léquipe de formation que nous constituons. Nombreuses sont les ordinations en cette année 2006 alors que ce nest pas moins de 6 candidats qui auront été ordonnés prêtres depuis janvier : Julio Duran pour Trois-Rivières, Norman jr Poisson-Rioux pour Sherbrooke, Martin Pelletier pour Ste-Anne-de-la-Pocatière, Tony Deblois pour Gaspé, Miché Paré pour Québec, le 27 août prochain, et Jean-Paul Lacroix également pour Québec, le 17 septembre prochain. Il faut remonter à lannée 1991 pour constater un tel nombre dordinations de candidats ayant fait leur formation à Québec. La prochaine année sera sans aucun doute plus modeste à ce niveau puisque seulement 2 séminaristes sont en 4e étape. En terminant, monsieur Pierre Robitaille, diacre séminariste, quittera la maison le 31 août prochain pour vivre un stage diaconal à la paroisse Notre-Dame de lAnnonciation de lAncienne-Lorette. Pierre poursuivra à temps partiel la rédaction de sa thèse de doctorat. Mario Côté, ptre Supérieur du Grand Séminaire de Québec 24 août 2006 |
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