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DocumentsRegardez ce magnifique tour virtuel de la Basilique du St-Sépulcre à Jérusalem.
La basilique du St-Sépulcre à Jérusalem a été construite par l'impératrice Hélène, mère de Constantin.Ce tour en version Flash permet de visiter le parvis puis la basilique et le tombeau du Christ.
Découvrez une multitude de points de vue. Depuis la cour d'entrée jusqu'au coeur de l'édicule qui, sous la coupole, abrite le tombeau du Christ, le pèlerinage virtuel est époustouflant. Bonne visite! Cliquez sur le lien qui suit : http://www.360tr.com/kudus/kiyamet_eng/index.html MAINTENIR LE CLIC DE LA SOURIS POUR LEVER/BAISSER OU TOURNER A SA GUISE ...
La basilique du St-Sépulcre à Jérusalem a été construite par l'impératrice Hélène, mère de Constantin.Ce tour en version Flash permet de visiter le parvis puis la basilique et le tombeau du Christ.
Découvrez une multitude de points de vue. Depuis la cour d'entrée jusqu'au coeur de l'édicule qui, sous la coupole, abrite le tombeau du Christ, le pèlerinage virtuel est époustouflant. Bonne visite! Cliquez sur le lien qui suit : http://www.360tr.com/kudus/kiyamet_eng/index.html MAINTENIR LE CLIC DE LA SOURIS POUR LEVER/BAISSER OU TOURNER A SA GUISE ... DocumentsLa bière consommée de manière responsable peut être un choix de boissons plus sain que vous le pensez, c'est ce que nous révèle "Plaisirs santé", un site internet de Reader's Digest. Lisez.
Lors d'une partie de football éreintante ou au pub du quartier avec des amis, une bonne bière fraîche est la seule chose qui est satisfaisante. Mais saviez-vous qu'une pinte peut faire partie d'un mode de vie sain?
«Il y a une forte association entre la bière et la «bedaine de bière» qui fait en sorte que les gens supposent automatiquement que la bière fait grossir ou est malsaine», a déclaré la sommelière en bières Mirella Amato, qui se spécialise dans la sélection et le service de bière. «Mais ce n'est tout simplement pas vrai.»
Lors d'une partie de football éreintante ou au pub du quartier avec des amis, une bonne bière fraîche est la seule chose qui est satisfaisante. Mais saviez-vous qu'une pinte peut faire partie d'un mode de vie sain?
«Il y a une forte association entre la bière et la «bedaine de bière» qui fait en sorte que les gens supposent automatiquement que la bière fait grossir ou est malsaine», a déclaré la sommelière en bières Mirella Amato, qui se spécialise dans la sélection et le service de bière. «Mais ce n'est tout simplement pas vrai.» ActualitéLe Vatican accepte que la Cause de béatification du Père Émilien Tardif s'ouvre à St-Domingue. Le 31 octobre 2010, l'abbé Yves Rancourt, nous envoyait un courriel en espagnol qu'il venait de recevoir dont voici, en français, le contenu suivi du texte espagnol qui nous annonce une belle et grande nouvelle.
Maria A. Sangiovanni, co-fondatrice avec le Père Émilien Tardif, de la Comunidad Siervos de Cristo Vivo, a annoncé au terme la retraite provinciale avec le Père Diego Jaramillon, directeur d'El Minuto de Dios (Bogota)que le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, archevêque de Santo Domingo, avait reçu de la COngrégation pour les Causes des saints la permission de commencer l'Enquête diocésaine pour la Cause de canonisation du Serviteur de Dieu Émilien Tardif. Le s 600 membres de la communauté étaient au comble de la joie, nous dit Madame Sangiovanni. Elle ajoute que l'ouverture officielle et la constitunion du Tribunal diocésain se feront dans quelque temps. Elle profite de l'occasion pour noter qu'il est important qu'aucun culte public au Père Émilien ne soit rendu par des prières, des invocations etc. ce qui pourrait nuire à la cause de béatification.
Maria A. Sangiovanni, co-fondatrice avec le Père Émilien Tardif, de la Comunidad Siervos de Cristo Vivo, a annoncé au terme la retraite provinciale avec le Père Diego Jaramillon, directeur d'El Minuto de Dios (Bogota)que le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, archevêque de Santo Domingo, avait reçu de la COngrégation pour les Causes des saints la permission de commencer l'Enquête diocésaine pour la Cause de canonisation du Serviteur de Dieu Émilien Tardif. Le s 600 membres de la communauté étaient au comble de la joie, nous dit Madame Sangiovanni. Elle ajoute que l'ouverture officielle et la constitunion du Tribunal diocésain se feront dans quelque temps. Elle profite de l'occasion pour noter qu'il est important qu'aucun culte public au Père Émilien ne soit rendu par des prières, des invocations etc. ce qui pourrait nuire à la cause de béatification.
RéflexionsRéflexions de Richard Martineau après la célébration consacrée au Frère André au Stade Olympique de Montréal. Intéressant...et éclairant pour comprendre le rapport des québécois à leur héritage catholique. Bonne lecture!
Samedi [le 30 octobre 2010], 50 000 personnes se sont rassemblées au Stade olympique pour célébrer la mémoire du frère André. Comme l'a titré mon journal : «C'est du monde à la messe !» Preuve que si on a sorti le Québécois de l'Église, on n'a pas encore sorti l'Église du Québécois.
Le paradoxe québécois Récemment, le Globe and Mail se demandait pourquoi les Québécois sont aussi attachés à la religion catholique, alors que les églises sont vides.
Samedi [le 30 octobre 2010], 50 000 personnes se sont rassemblées au Stade olympique pour célébrer la mémoire du frère André. Comme l'a titré mon journal : «C'est du monde à la messe !» Preuve que si on a sorti le Québécois de l'Église, on n'a pas encore sorti l'Église du Québécois.
Le paradoxe québécois Récemment, le Globe and Mail se demandait pourquoi les Québécois sont aussi attachés à la religion catholique, alors que les églises sont vides. ActualitéDieu veut le bonheur de l'homme, rappelle le nouveau Maître des Dominicains rapelle le Fr. Bruno Cadoré, élu en septembre dernier Maître général de l'Ordre des dominicains.
Ce qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la joie de l'homme », affirme le Fr. Bruno Cadoré, dans cet entretien accordé à ZENIT.
Agé de 56 ans, le frère Bruno Cadoré était provincial des dominicains de la province de France. Docteur en médecine au moment de son entrée au noviciat, il a ensuite passé deux ans en Haïti avant de commencer ses études dominicaines. Docteur en théologie, il a enseigné l'éthique biomédicale à l'Université catholique de Lille dont il dirigé le centre d'éthique médicale jusqu'à son élection comme prieur provincial en 2002. Depuis janvier 2008, il est membre du Conseil national du Sida. Il a été élu Maître de l'Ordre au cours du chapitre général de septembre dernier à Rome, pour un mandat de neuf ans. ZENIT - Quels sont selon vous les défis que doit affronter l'Ordre des dominicains aujourd'hui ? Fr. Cadoré - Je donnerai une réponse banale mais importante : c'est d'être vraiment des prêcheurs, des frères prêcheurs. Vous savez, nos chapitres ne sont pas de grandes réunions où on doit décider des choses forcément nouvelles, mais plutôt des moments où les frères prennent conscience ensemble de ce qu'ils sont, ce qu'ils font, des joies de leur prédication et puis aussi des difficultés. A partir de là, ils essaient d'actualiser ce qu'ils ont à faire, ce qui est leur mission. Nous avons beaucoup réfléchi durant ces trois semaines à ce qu'était aujourd'hui la mission de prédication. Comment est-ce que aujourd'hui on peut faire entendre la parole de Dieu, faire entendre au maximum possible de gens que Dieu s'adresse aux hommes. C'est autour de ça qu'on a beaucoup travaillé. Il y a des enjeux plus importants, il y a des situations humaines, sociales, culturelles, qui sont plus difficiles, plus urgentes, mais dans tous les lieux, en occident, ou en orient, au nord ou au sud, l'enjeu principal c'est de construire nos communautés de frères comme des lieux de joie, de prière, d'étude de la Parole, et d'amitié avec le monde, d'amitié avec l'humanité, d'amitié avec les gens. Parlez-nous de la situation des vocations dans le monde. Où sont-elles les plus nombreuses ? Cela varie selon les lieux, car la vie de l'Église n'est pas la même selon les régions du monde, et donc la vie des religieux n'est pas la même non plus. Actuellement il y a des pays qui ont peu de vocations, comme certains pays d'Europe. Dans d'autres, il y a un nombre qui n'est pas très important mais qui est régulier. Dans certaines petites entités d'Asie il y a un mouvement de vocation, ainsi que dans certains pays d'Amérique Latine. Ce qui est important... J'aime bien une phrase d'un higoumène dans un monastère en Egypte à qui on demande : « Dans votre monastère, est-ce qu'il y a beaucoup de vocations ? » et qui répond : « il y a une place pour chacun ». La nouvelle évangélisation est une préoccupation pour l'Église. Le pape vient de créer un nouveau Conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Comment cette question est-elle affrontée par l'Ordre des dominicains ? Notre tâche dans l'Eglise est portée par l'Eglise, portée par l'ensemble de l'Eglise, et c'est ça la tâche qui nous est confiée. C'est de trouver les bonnes manières, les manières adaptées pour que l'humanité la plus large possible puisse entendre que Dieu s'intéresse à elle, que le Dieu de Jésus-Christ s'intéresse à elle et qu'à partir de cette conviction, le regard sur la vie, le regard sur le monde, le regard sur le temps, sur l'avenir, sur l'espérance, est renouvelé en quelque sorte. Notre question c'est donc de tenir ensemble les tâches qui sont les nôtres dans les lieux, les groupes qui sont établis par l'Église et de ne pas oublier que d'autres attendent encore, d'autres aspirent encore à entendre cette parole qui leur est adressée. Ça n'est pas la nôtre, ça n'est pas la parole des prêcheurs. Les prêcheurs doivent être un peu comme Jean Baptiste. Ils parlent pour se taire, pour que quelqu'un d'autre parle. Concrètement, qu'est-ce qu'un dominicain aurait envie de dire au monde d'aujourd'hui ? Que Dieu l'aime, qu'Il a confiance en lui, qu'Il veut faire alliance avec lui. Qu'Il vient vers lui. Et qu'Il se tient avec lui, que ce n'est pas une force anonyme, que c'est quelqu'un et qu'Il l'a manifesté par son Fils qui est Jésus dont on peut lire la présence dans l'Evangile. Que c'est quelqu'un et que c'est un Dieu qui veut la joie de l'homme, qui veut d'abord la joie de l'homme. Tous les prêtres sont appelés à prêcher. Quel est le caractère spécifique de la prédication dominicaine ? Plutôt que de parler de prêtres, je parlerais de frères parce que cela indique justement que nous voulons prêcher à partir de notre vie fraternelle et à cause de l'espérance que cela représente pour ce monde. Alors est-ce qu'il y a une spécificité ? Oui, parce que la prédication dans l'Ordre est en quelque sorte ce qui est établi, renforcé, par le choix de la vie religieuse que nous faisons et la vie commune, la vie de prière, que nous voulons mener. Elle n'est pas mieux que d'autres prédications, c'est une autre manière de faire. C'est une autre manière de prêcher qui englobe plus que la seule prise de parole, finalement. Parlez-nous de l'organisation des structures de gouvernement de l'Ordre dominicain. De fait, dans notre Ordre, nous avons une tradition qui est une tradition que nous vivons ici, que nous célébrons même ici pendant notre chapitre. C'est à dire que nous essayons de vivre non seulement ce que nous sommes, de nous donner les moyens de le devenir, mais aussi de structurer les conditions de cette mission et nous le faisons selon des règles qui nous ont été transmises au fil des presque 8 siècles, qui sont des règles où chaque frère a la parole, chaque frère a un vote, en quelque sorte. Ici, nous sommes quelque 128 et l'important c'est que chacun puisse exprimer sa position sur un sujet, qu'il puisse l'argumenter, entendre celle des autres. Et vous imaginez que quand on vient de tous les pays, les avis sont très très différents et par forcément concordants. Il est considéré que l'unité n'est pas d'avoir le même avis, que l'unité est d'avoir le même respect pour les avis de tous, et la même estime pour la voix de chacun. Ce serait ça notre unité. Ce sont les modalités selon lesquelles nous organisons nos structures de gouvernement. Les dominicains connus pour leur travail théologique. Quelles sont les attentes de l'Eglise aujourd'hui ? De fait, l'étude fait partie de notre vie. On dit même que c'est une des caractéristiques de l'Observance dans nos Règles qui cadrent notre vie. L'étude, dans le sens où nous aimons étudier et nous apprenons à étudier non pas seulement pour emmagasiner des connaissances mais parce que, en étudiant, l'intelligence finit par se laisser pétrir par ce qu'elle étudie et ce que nous voulons étudier, c'est la venue de Dieu parmi nous, c'est sa présence. En quelque sorte, l'étude est le chemin qui permet à la fois d'estimer notre raison, les capacités de la raison humaine, de l'intelligence humaine, et de la faire descendre dans le cur. Donc, de la mettre au service d'une recherche en commun de la vérité. Nous ne possèderons jamais la vérité. La vérité c'est ce que dit l'Evangile, c'est Jésus qui vient. Propos recueillis par Carmen Elena Villa pour l'agence Zenit et paru le 12 octobre 2010 ____________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Ce qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la joie de l'homme », affirme le Fr. Bruno Cadoré, dans cet entretien accordé à ZENIT.
Agé de 56 ans, le frère Bruno Cadoré était provincial des dominicains de la province de France. Docteur en médecine au moment de son entrée au noviciat, il a ensuite passé deux ans en Haïti avant de commencer ses études dominicaines. Docteur en théologie, il a enseigné l'éthique biomédicale à l'Université catholique de Lille dont il dirigé le centre d'éthique médicale jusqu'à son élection comme prieur provincial en 2002. Depuis janvier 2008, il est membre du Conseil national du Sida. Il a été élu Maître de l'Ordre au cours du chapitre général de septembre dernier à Rome, pour un mandat de neuf ans. ZENIT - Quels sont selon vous les défis que doit affronter l'Ordre des dominicains aujourd'hui ? Fr. Cadoré - Je donnerai une réponse banale mais importante : c'est d'être vraiment des prêcheurs, des frères prêcheurs. Vous savez, nos chapitres ne sont pas de grandes réunions où on doit décider des choses forcément nouvelles, mais plutôt des moments où les frères prennent conscience ensemble de ce qu'ils sont, ce qu'ils font, des joies de leur prédication et puis aussi des difficultés. A partir de là, ils essaient d'actualiser ce qu'ils ont à faire, ce qui est leur mission. Nous avons beaucoup réfléchi durant ces trois semaines à ce qu'était aujourd'hui la mission de prédication. Comment est-ce que aujourd'hui on peut faire entendre la parole de Dieu, faire entendre au maximum possible de gens que Dieu s'adresse aux hommes. C'est autour de ça qu'on a beaucoup travaillé. Il y a des enjeux plus importants, il y a des situations humaines, sociales, culturelles, qui sont plus difficiles, plus urgentes, mais dans tous les lieux, en occident, ou en orient, au nord ou au sud, l'enjeu principal c'est de construire nos communautés de frères comme des lieux de joie, de prière, d'étude de la Parole, et d'amitié avec le monde, d'amitié avec l'humanité, d'amitié avec les gens. Parlez-nous de la situation des vocations dans le monde. Où sont-elles les plus nombreuses ? Cela varie selon les lieux, car la vie de l'Église n'est pas la même selon les régions du monde, et donc la vie des religieux n'est pas la même non plus. Actuellement il y a des pays qui ont peu de vocations, comme certains pays d'Europe. Dans d'autres, il y a un nombre qui n'est pas très important mais qui est régulier. Dans certaines petites entités d'Asie il y a un mouvement de vocation, ainsi que dans certains pays d'Amérique Latine. Ce qui est important... J'aime bien une phrase d'un higoumène dans un monastère en Egypte à qui on demande : « Dans votre monastère, est-ce qu'il y a beaucoup de vocations ? » et qui répond : « il y a une place pour chacun ». La nouvelle évangélisation est une préoccupation pour l'Église. Le pape vient de créer un nouveau Conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Comment cette question est-elle affrontée par l'Ordre des dominicains ? Notre tâche dans l'Eglise est portée par l'Eglise, portée par l'ensemble de l'Eglise, et c'est ça la tâche qui nous est confiée. C'est de trouver les bonnes manières, les manières adaptées pour que l'humanité la plus large possible puisse entendre que Dieu s'intéresse à elle, que le Dieu de Jésus-Christ s'intéresse à elle et qu'à partir de cette conviction, le regard sur la vie, le regard sur le monde, le regard sur le temps, sur l'avenir, sur l'espérance, est renouvelé en quelque sorte. Notre question c'est donc de tenir ensemble les tâches qui sont les nôtres dans les lieux, les groupes qui sont établis par l'Église et de ne pas oublier que d'autres attendent encore, d'autres aspirent encore à entendre cette parole qui leur est adressée. Ça n'est pas la nôtre, ça n'est pas la parole des prêcheurs. Les prêcheurs doivent être un peu comme Jean Baptiste. Ils parlent pour se taire, pour que quelqu'un d'autre parle. Concrètement, qu'est-ce qu'un dominicain aurait envie de dire au monde d'aujourd'hui ? Que Dieu l'aime, qu'Il a confiance en lui, qu'Il veut faire alliance avec lui. Qu'Il vient vers lui. Et qu'Il se tient avec lui, que ce n'est pas une force anonyme, que c'est quelqu'un et qu'Il l'a manifesté par son Fils qui est Jésus dont on peut lire la présence dans l'Evangile. Que c'est quelqu'un et que c'est un Dieu qui veut la joie de l'homme, qui veut d'abord la joie de l'homme. Tous les prêtres sont appelés à prêcher. Quel est le caractère spécifique de la prédication dominicaine ? Plutôt que de parler de prêtres, je parlerais de frères parce que cela indique justement que nous voulons prêcher à partir de notre vie fraternelle et à cause de l'espérance que cela représente pour ce monde. Alors est-ce qu'il y a une spécificité ? Oui, parce que la prédication dans l'Ordre est en quelque sorte ce qui est établi, renforcé, par le choix de la vie religieuse que nous faisons et la vie commune, la vie de prière, que nous voulons mener. Elle n'est pas mieux que d'autres prédications, c'est une autre manière de faire. C'est une autre manière de prêcher qui englobe plus que la seule prise de parole, finalement. Parlez-nous de l'organisation des structures de gouvernement de l'Ordre dominicain. De fait, dans notre Ordre, nous avons une tradition qui est une tradition que nous vivons ici, que nous célébrons même ici pendant notre chapitre. C'est à dire que nous essayons de vivre non seulement ce que nous sommes, de nous donner les moyens de le devenir, mais aussi de structurer les conditions de cette mission et nous le faisons selon des règles qui nous ont été transmises au fil des presque 8 siècles, qui sont des règles où chaque frère a la parole, chaque frère a un vote, en quelque sorte. Ici, nous sommes quelque 128 et l'important c'est que chacun puisse exprimer sa position sur un sujet, qu'il puisse l'argumenter, entendre celle des autres. Et vous imaginez que quand on vient de tous les pays, les avis sont très très différents et par forcément concordants. Il est considéré que l'unité n'est pas d'avoir le même avis, que l'unité est d'avoir le même respect pour les avis de tous, et la même estime pour la voix de chacun. Ce serait ça notre unité. Ce sont les modalités selon lesquelles nous organisons nos structures de gouvernement. Les dominicains connus pour leur travail théologique. Quelles sont les attentes de l'Eglise aujourd'hui ? De fait, l'étude fait partie de notre vie. On dit même que c'est une des caractéristiques de l'Observance dans nos Règles qui cadrent notre vie. L'étude, dans le sens où nous aimons étudier et nous apprenons à étudier non pas seulement pour emmagasiner des connaissances mais parce que, en étudiant, l'intelligence finit par se laisser pétrir par ce qu'elle étudie et ce que nous voulons étudier, c'est la venue de Dieu parmi nous, c'est sa présence. En quelque sorte, l'étude est le chemin qui permet à la fois d'estimer notre raison, les capacités de la raison humaine, de l'intelligence humaine, et de la faire descendre dans le cur. Donc, de la mettre au service d'une recherche en commun de la vérité. Nous ne possèderons jamais la vérité. La vérité c'est ce que dit l'Evangile, c'est Jésus qui vient. Propos recueillis par Carmen Elena Villa pour l'agence Zenit et paru le 12 octobre 2010 ____________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéMardi 12 octobre 2010 : La Nouvelle évangélisation n'est pas un « projet expansionniste », affirme Benoît XVI, mais « l'Eglise a le devoir d'annoncer l'Evangile partout et toujours ».
Le pape a publié, ce 12 octobre 2010, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé « Partout et toujours » par lequel il a institué le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.
Rappelons qu'un « motu proprio » est une lettre émise par le pape de sa propre initiative « de son propre chef ». Il expose, dans une première partie (une longue introduction) les motifs de sa décision, et ensuite, il énumère les mesures prises (4 articles). Il est daté du 21 septembre 2010, de Castel Gandolfo, en la fête de l'Apôtre saint Matthieu, et il est rendu public ce 12 octobre, fête au Vatican de Marie, Mère de l'Eglise. Il est promulgué par sa publication dans l'Osservatore Romano et entre en vigueur dès cette publication, ce soir, dans l'édition du 13 octobre. Le pape affirme qu'à la base de toute évangélisation, « il n'y a aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même ». Benoît XVI fait notamment observer que l'Eglise doit aujourd'hui « faire face au phénomène de l'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique ». Les changements de société ont des causes « complexes, enracinées dans le temps, qui ont profondément changé notre perception du monde », constate le pape. Il constate aussi qu'en même temps « l'Eglise y a trouvé de nouvelles raisons d'espérance, même si elle doit enregistrer une perte préoccupante du sens du sacré allant jusqu'à la remise en question des principes fondamentaux qui semblaient acquis, comme la foi en un Dieu créateur et providentiel, la révélation de Jésus-Christ, unique sauveur » ou la « loi morale naturelle » pour ce qui concerne « la naissance, la mort et la vie familiale ». Le pape inscrit sa démarche dans le sillage du concile oecuménique Vatican II qui a « abordé le rapport entre l'Eglise et le monde contemporain ». Il met aussi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs qui ont diagnostiqué le besoin de « trouver des formes nouvelles permettant à nos contemporains d'entendre encore la Parole du Seigneur, vivante et éternelle ». Surtout, il recueille l'héritage de Jean-Paul II qui a élaboré ce concept de Nouvelle évangélisation : il a « approfondi et synthétisé » par ce concept « la mission qui attend maintenant l'Eglise, principalement dans les régions anciennement christianisées ». C'est donc dans cette continuité que le pape a « considéré opportun d'offrir une réponse adaptée ». Il souhaite que « l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde, forte d'un élan missionnaire capable de propager cette Nouvelle évangélisation ». Mais le pape relève aussi des signes positifs : « Dans certaines régions, en dépit de la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne manifeste encore une belle vitalité et un bon enracinement populaire ». Mais ailleurs le paysage est différent : « D'autres régions se trouvent hélas presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés ». Or, justement « ces régions, qui ont besoin d'une ré-évangélisation de base sont, sous bien des aspects, particulièrement réfractaires au message chrétien ». C'est donc dans ce cadre que s'inscrit le nouvel élan que Benoît XVI charge le nouveau dicastère de susciter. Il assigne 5 principales tâches au nouveau dicastère : 1 - « approfondir la signification théologique et pastorale de la nouvelle évangélisation » ; 2 - promouvoir - « en étroite collaboration avec les conférences épiscopales qui pourront avoir un organisme ad hoc» - « l'étude, la diffusion et la mise en uvre du magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation » ; 3 - « faire connaître et soutenir les initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà mises en uvre dans différentes Eglises particulières et promouvoir la réalisation de nouvelles en impliquant activement les ressources » de la vie consacrée, des associations de fidèles laïcs, et les communautés nouvelles ; 4 - « étudier et favoriser l'utilisation des formes modernes de communication comme des instruments de la nouvelle évangélisation » ; 5 - « promouvoir l'usage du Catéchisme de l'Eglise catholique en tant que formulation essentielle et complète du contenu de la foi » pour notre temps. Anita S. Bourdin dans Zenit reproduisant l'information du Vatican Information Service qui a publié le texte en italien ce mardi. _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Le pape a publié, ce 12 octobre 2010, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé « Partout et toujours » par lequel il a institué le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.
Rappelons qu'un « motu proprio » est une lettre émise par le pape de sa propre initiative « de son propre chef ». Il expose, dans une première partie (une longue introduction) les motifs de sa décision, et ensuite, il énumère les mesures prises (4 articles). Il est daté du 21 septembre 2010, de Castel Gandolfo, en la fête de l'Apôtre saint Matthieu, et il est rendu public ce 12 octobre, fête au Vatican de Marie, Mère de l'Eglise. Il est promulgué par sa publication dans l'Osservatore Romano et entre en vigueur dès cette publication, ce soir, dans l'édition du 13 octobre. Le pape affirme qu'à la base de toute évangélisation, « il n'y a aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même ». Benoît XVI fait notamment observer que l'Eglise doit aujourd'hui « faire face au phénomène de l'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique ». Les changements de société ont des causes « complexes, enracinées dans le temps, qui ont profondément changé notre perception du monde », constate le pape. Il constate aussi qu'en même temps « l'Eglise y a trouvé de nouvelles raisons d'espérance, même si elle doit enregistrer une perte préoccupante du sens du sacré allant jusqu'à la remise en question des principes fondamentaux qui semblaient acquis, comme la foi en un Dieu créateur et providentiel, la révélation de Jésus-Christ, unique sauveur » ou la « loi morale naturelle » pour ce qui concerne « la naissance, la mort et la vie familiale ». Le pape inscrit sa démarche dans le sillage du concile oecuménique Vatican II qui a « abordé le rapport entre l'Eglise et le monde contemporain ». Il met aussi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs qui ont diagnostiqué le besoin de « trouver des formes nouvelles permettant à nos contemporains d'entendre encore la Parole du Seigneur, vivante et éternelle ». Surtout, il recueille l'héritage de Jean-Paul II qui a élaboré ce concept de Nouvelle évangélisation : il a « approfondi et synthétisé » par ce concept « la mission qui attend maintenant l'Eglise, principalement dans les régions anciennement christianisées ». C'est donc dans cette continuité que le pape a « considéré opportun d'offrir une réponse adaptée ». Il souhaite que « l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde, forte d'un élan missionnaire capable de propager cette Nouvelle évangélisation ». Mais le pape relève aussi des signes positifs : « Dans certaines régions, en dépit de la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne manifeste encore une belle vitalité et un bon enracinement populaire ». Mais ailleurs le paysage est différent : « D'autres régions se trouvent hélas presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés ». Or, justement « ces régions, qui ont besoin d'une ré-évangélisation de base sont, sous bien des aspects, particulièrement réfractaires au message chrétien ». C'est donc dans ce cadre que s'inscrit le nouvel élan que Benoît XVI charge le nouveau dicastère de susciter. Il assigne 5 principales tâches au nouveau dicastère : 1 - « approfondir la signification théologique et pastorale de la nouvelle évangélisation » ; 2 - promouvoir - « en étroite collaboration avec les conférences épiscopales qui pourront avoir un organisme ad hoc» - « l'étude, la diffusion et la mise en uvre du magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation » ; 3 - « faire connaître et soutenir les initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà mises en uvre dans différentes Eglises particulières et promouvoir la réalisation de nouvelles en impliquant activement les ressources » de la vie consacrée, des associations de fidèles laïcs, et les communautés nouvelles ; 4 - « étudier et favoriser l'utilisation des formes modernes de communication comme des instruments de la nouvelle évangélisation » ; 5 - « promouvoir l'usage du Catéchisme de l'Eglise catholique en tant que formulation essentielle et complète du contenu de la foi » pour notre temps. Anita S. Bourdin dans Zenit reproduisant l'information du Vatican Information Service qui a publié le texte en italien ce mardi. _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. ActualitéLyon inaugure un nouveau modèle de séminaire. Le nouveau séminaire provincial de Lyon, inauguré samedi 18 septembre, organise la formation des futurs prêtres autour de petites fraternités
Information tiré du journal LA CROIX
Le nouveau séminaire provincial de Lyon est situé légèrement en contrebas des parkings où se garent les cars emmenant chaque année deux millions de pèlerins sur la colline de Fourvière. Pourtant, pas un bruit ne filtre dans le Foyer Parchet, un ancien pensionnat de jeunes filles construit au XIXe siècle. « Le silence, un vrai luxe », apprécie Luc, 20 ans, calé dans l'un des fauteuils club meublant le hall d'accueil, où défilent encore les ouvriers. « Les lieux sont à taille humaine, propices à ce que l'on attend de nous. Je trouve assez providentiel d'arriver dans une maison encore inachevée, qu'il va me falloir construire avec mes frères », estime ce jeune de première année. Excepté la couleur « vert pomme » de sa chambre, Sébastien est également satisfait. Il ne regrette pas les interminables couloirs de l'ancien séminaire Saint-Irénée de Sainte-Foy-lès-Lyon, un peu à l'écart du centre-ville. La vente à un promoteur immobilier de l'immense bâtisse, peu adaptée à l'époque avec ses 300 chambres, a permis de réunir une partie des 12,7 millions d'euros nécessaires au nouveau projet auquel 16 diocèses sont associés (1). «Ne pas nous enfermer dans un petit cercle d'affinité» « Nous vivons six années au séminaire, poursuit Sébastien. Autant s'y sentir bien. La maison est proportionnée à la taille de la communauté », forte de 54 séminaristes. Pour 57 chambres seulement. Mais les onze diacres qui, comme Sébastien, partagent leur temps entre leur paroisse et le séminaire pourraient trouver à se loger ailleurs si la chute des vocations devait être enrayée. Ils n'ont d'ailleurs pas été intégrés aux « fraternités » de cinq ou six étudiants qui structureront la vie de la maison, dont le conseil des pères, composé de sept prêtres, renouvellera la composition chaque année. Dans les étages aux plafonds à la française, les chambres sont organisées autour d'un espace équipé d'une kitchenette, pour des petits déjeuners et un repas hebdomadaire pris en commun, afin de favoriser une vie autour de petites communautés. Une heure par semaine, ces fraternités se retrouveront également pour un temps de partage à définir ensemble. « Cela créera une dynamique de vie et favorisera une émulation intellectuelle et spirituelle », espère Clément, en première année de second cycle, pour qui cette organisation « est prophétique dans un monde trop individualiste ». Et puis, souligne Luc, « cela nous empêchera de nous cacher, ou de nous enfermer dans un petit cercle d'affinité ». La communauté n'évoluera pas en vase clos Le supérieur du séminaire ne dit pas autre chose. « La vie ensemble nous oblige à être en vérité, avec nous-mêmes comme avec les autres, estime le P. Sébastien Tuloup. Les fraternités sont un appel à la responsabilité et à la liberté, elles permettront une maturation des séminaristes. » Au-delà, la formule prépare les futurs pasteurs à la vie communautaire, dans des appartements partagés par plusieurs prêtres, telle qu'elle s'esquisse dans certains diocèses. Mais les petits groupes ne vivront pas coupés du reste de la communauté. D'ailleurs, les portes des couloirs séparant les fraternités ont déjà été grandes ouvertes. Tout comme la communauté n'évoluera pas en vase clos. La bibliothèque aux 35 000 ouvrages ou le bel auditorium, aménagés dans une extension construite pour relier les deux ailes du bâtiment, seront accessibles aux prêtres et aux laïcs du diocèse. « La formation des prêtres concerne toute l'Église, je souhaite ouvrir au maximum le séminaire sur lextérieur », insiste le P. Tuloup. Encourager «l'autoformation» Côté formation, également quelques nouveautés. Au-delà de la troisième année, les séminaristes ne recevront plus l'ensemble de leurs cours à l'Université catholique de Lyon, située à un quart d'heure à pied, au profit, pour partie, de cours fondamentaux prodigués au séminaire. Il s'agit, selon les responsables du séminaire, de sortir d'une approche généraliste, pour aborder certains sujets détude dans la perspective du ministère de prêtre. L'encadrement souhaite également encourager «l'autoformation». « Nous voulons que la formation soit unifiée, résume le P. Tuloup. Et cela ne peut se faire que si les séminaristes se prennent en main. » Bénévent TOSSERI, à Lyon (1) Aux huit diocèses de la province de Lyon se sont associés huit autres diocèses (Autun, Belfort-Montbéliard, Besançon, Clermont, Dijon, Le Puy, Moulins, Saint-Claude). Cette information est parue sur le site du journal LA CROIX le 14 septembre 2010 _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Information tiré du journal LA CROIX
Le nouveau séminaire provincial de Lyon est situé légèrement en contrebas des parkings où se garent les cars emmenant chaque année deux millions de pèlerins sur la colline de Fourvière. Pourtant, pas un bruit ne filtre dans le Foyer Parchet, un ancien pensionnat de jeunes filles construit au XIXe siècle. « Le silence, un vrai luxe », apprécie Luc, 20 ans, calé dans l'un des fauteuils club meublant le hall d'accueil, où défilent encore les ouvriers. « Les lieux sont à taille humaine, propices à ce que l'on attend de nous. Je trouve assez providentiel d'arriver dans une maison encore inachevée, qu'il va me falloir construire avec mes frères », estime ce jeune de première année. Excepté la couleur « vert pomme » de sa chambre, Sébastien est également satisfait. Il ne regrette pas les interminables couloirs de l'ancien séminaire Saint-Irénée de Sainte-Foy-lès-Lyon, un peu à l'écart du centre-ville. La vente à un promoteur immobilier de l'immense bâtisse, peu adaptée à l'époque avec ses 300 chambres, a permis de réunir une partie des 12,7 millions d'euros nécessaires au nouveau projet auquel 16 diocèses sont associés (1). «Ne pas nous enfermer dans un petit cercle d'affinité» « Nous vivons six années au séminaire, poursuit Sébastien. Autant s'y sentir bien. La maison est proportionnée à la taille de la communauté », forte de 54 séminaristes. Pour 57 chambres seulement. Mais les onze diacres qui, comme Sébastien, partagent leur temps entre leur paroisse et le séminaire pourraient trouver à se loger ailleurs si la chute des vocations devait être enrayée. Ils n'ont d'ailleurs pas été intégrés aux « fraternités » de cinq ou six étudiants qui structureront la vie de la maison, dont le conseil des pères, composé de sept prêtres, renouvellera la composition chaque année. Dans les étages aux plafonds à la française, les chambres sont organisées autour d'un espace équipé d'une kitchenette, pour des petits déjeuners et un repas hebdomadaire pris en commun, afin de favoriser une vie autour de petites communautés. Une heure par semaine, ces fraternités se retrouveront également pour un temps de partage à définir ensemble. « Cela créera une dynamique de vie et favorisera une émulation intellectuelle et spirituelle », espère Clément, en première année de second cycle, pour qui cette organisation « est prophétique dans un monde trop individualiste ». Et puis, souligne Luc, « cela nous empêchera de nous cacher, ou de nous enfermer dans un petit cercle d'affinité ». La communauté n'évoluera pas en vase clos Le supérieur du séminaire ne dit pas autre chose. « La vie ensemble nous oblige à être en vérité, avec nous-mêmes comme avec les autres, estime le P. Sébastien Tuloup. Les fraternités sont un appel à la responsabilité et à la liberté, elles permettront une maturation des séminaristes. » Au-delà, la formule prépare les futurs pasteurs à la vie communautaire, dans des appartements partagés par plusieurs prêtres, telle qu'elle s'esquisse dans certains diocèses. Mais les petits groupes ne vivront pas coupés du reste de la communauté. D'ailleurs, les portes des couloirs séparant les fraternités ont déjà été grandes ouvertes. Tout comme la communauté n'évoluera pas en vase clos. La bibliothèque aux 35 000 ouvrages ou le bel auditorium, aménagés dans une extension construite pour relier les deux ailes du bâtiment, seront accessibles aux prêtres et aux laïcs du diocèse. « La formation des prêtres concerne toute l'Église, je souhaite ouvrir au maximum le séminaire sur lextérieur », insiste le P. Tuloup. Encourager «l'autoformation» Côté formation, également quelques nouveautés. Au-delà de la troisième année, les séminaristes ne recevront plus l'ensemble de leurs cours à l'Université catholique de Lyon, située à un quart d'heure à pied, au profit, pour partie, de cours fondamentaux prodigués au séminaire. Il s'agit, selon les responsables du séminaire, de sortir d'une approche généraliste, pour aborder certains sujets détude dans la perspective du ministère de prêtre. L'encadrement souhaite également encourager «l'autoformation». « Nous voulons que la formation soit unifiée, résume le P. Tuloup. Et cela ne peut se faire que si les séminaristes se prennent en main. » Bénévent TOSSERI, à Lyon (1) Aux huit diocèses de la province de Lyon se sont associés huit autres diocèses (Autun, Belfort-Montbéliard, Besançon, Clermont, Dijon, Le Puy, Moulins, Saint-Claude). Cette information est parue sur le site du journal LA CROIX le 14 septembre 2010 _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Actualité"Condamnation de l'avortement: l'approche pastorale permet plus de nuances". Pour une lecture pastorale des déclarations de Mgr Ouellet sur l'avortement. Ces réactions de l'abbé Réal Grenier apportent un éclairage bien approprié sur cette question à l'ordre du jour.
Publié le 17 mai 2010 à 05h00
Dans un article du journal Le Soleil de Québec le journaliste Jean-Pascal Lavoie fait part des réponses de l'abbé Réal Grenier, curé de Notre-Dame de Saint-Roch à Québec, concernant les propos du cardinal Ouellet rapportés par les journaux cette fin de semaine-ci, notamment lors d'un exposé au Congrès de Campagne Québec-Vie le 15 mai 2010 au Château Laurier à Québec. Voici quelques-unes des réponses de l'abbé Grenier. Jean-Pascal Lavoie note en commençant que l'abbé Grenier "a tenu à apporter une nuance entre les propos du cardinal Ouellet, qui représenteraient un absolu, et la réalité quotidienne." Puis le journaliste continue et cite l'abbé Grenier qui a affirmé d'emblée quand Le Soleil l'a interrogé, hier [16 mai 2010]: "Je ne peux pas condamner les propos du cardinal". "On ne corrige pas une injustice en en commettant une autre. Pour l'Église, la vie est un absolu, et c'est ce qu'on enseigne. Par contre, l'approche pastorale permet plus de nuances." Et l'abbé Grenier, de rapporter le journaliste, souligne que le travail d'un prêtre est d'écouter, d'éclairer et, ensuite, de laisser la personne décider. "Je crois que c'est une nuance mal saisie, mais peut-être aussi mal dite par l'Église. Il ne faut pas croire que l'Église dit : 'je t'éclaire et tu n'as pas le choix d'obtempérer'. Notre rôle est d'aider les gens à prendre des décisions la conscience éclairée." Respect de la conscience Au cours de sa carrière, continue l'article de Jean-Pascal Lavoie, le curé Grenier n'a fait face à cette situation qu'une seule fois, mais il explique que c'est cette approche qu'il a adoptée. "Quand on rencontre un couple qui songe à l'avortement, quelle qu'en soit la raison, c'est l'éclairage que l'Église peut apporter, dans le respect de la conscience de chacun." L'abbé Grenier concède néanmoins que ces situations sont extrêmement difficiles. "Je crois que souvent, l'avortement est un choix fait trop rapidement, sous la pression. D'où l'importance de bien accompagner les gens dans leur processus de décision. Et je conviens que l'Église n'est pas nécessairement structurée de façon idéale pour y parvenir." Résumé d'un article paru dans le journal Le Soleil de Québec le 17 mai 2010 sous la signature de Jean-Pascal Lavoie http://bit.ly/cRIzst Perpectives théologiques et pastorales Dans un texte intitulé « Perpectives théologiques et pastorales sur l'avortement » que vous trouverez sur le site internet du Séminaire de Québec Mgr Pierre Gaudette, spécialiste en éthique fondamentale, permet d'aller plus loin dans le sens des réactions de l'abbé Grenier. Il commence par mettre en garde contre deux extrêmes dans la façon d'aborder la question de l'avortement, puis il propose une approche respectueuse des valeurs défendues par l'Église en même temps que respectueuse des personnes qui sont confrontées à ce choix difficile. Dans les remous actuels sur cette question de l'avortement les réflexions de Mgr Gaudette peuvent contribuer, je l'espère, à mieux situer la question de l'avortement. Lire le texte de la communication de Mgr Gaudette en format PDF Mgr Pierre Gaudette P.H. a été pendant de nombreuses années professeur d'éthique fondamentale à l'Université Laval à la Faculté de théologie et de sciences religieuses. De 1974 à 1982, il fut Doyen de la Faculté de théologie. Après sa retraite de l'Université en 2002, il devint secrétaire-général de l'Assemblée des Évêques Catholiques du Québec, poste qu'il a occupé pendant six ans. Il est maintenant un conférencier recherché sur les questions morales et sur la spiritualité des prêtres. Très engagé auprès des vietnamiens arrivés au Québec comme " boat people", il continue de participer à des groupes qui parrainent des réfugiés. _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Publié le 17 mai 2010 à 05h00
Dans un article du journal Le Soleil de Québec le journaliste Jean-Pascal Lavoie fait part des réponses de l'abbé Réal Grenier, curé de Notre-Dame de Saint-Roch à Québec, concernant les propos du cardinal Ouellet rapportés par les journaux cette fin de semaine-ci, notamment lors d'un exposé au Congrès de Campagne Québec-Vie le 15 mai 2010 au Château Laurier à Québec. Voici quelques-unes des réponses de l'abbé Grenier. Jean-Pascal Lavoie note en commençant que l'abbé Grenier "a tenu à apporter une nuance entre les propos du cardinal Ouellet, qui représenteraient un absolu, et la réalité quotidienne." Puis le journaliste continue et cite l'abbé Grenier qui a affirmé d'emblée quand Le Soleil l'a interrogé, hier [16 mai 2010]: "Je ne peux pas condamner les propos du cardinal". "On ne corrige pas une injustice en en commettant une autre. Pour l'Église, la vie est un absolu, et c'est ce qu'on enseigne. Par contre, l'approche pastorale permet plus de nuances." Et l'abbé Grenier, de rapporter le journaliste, souligne que le travail d'un prêtre est d'écouter, d'éclairer et, ensuite, de laisser la personne décider. "Je crois que c'est une nuance mal saisie, mais peut-être aussi mal dite par l'Église. Il ne faut pas croire que l'Église dit : 'je t'éclaire et tu n'as pas le choix d'obtempérer'. Notre rôle est d'aider les gens à prendre des décisions la conscience éclairée." Respect de la conscience Au cours de sa carrière, continue l'article de Jean-Pascal Lavoie, le curé Grenier n'a fait face à cette situation qu'une seule fois, mais il explique que c'est cette approche qu'il a adoptée. "Quand on rencontre un couple qui songe à l'avortement, quelle qu'en soit la raison, c'est l'éclairage que l'Église peut apporter, dans le respect de la conscience de chacun." L'abbé Grenier concède néanmoins que ces situations sont extrêmement difficiles. "Je crois que souvent, l'avortement est un choix fait trop rapidement, sous la pression. D'où l'importance de bien accompagner les gens dans leur processus de décision. Et je conviens que l'Église n'est pas nécessairement structurée de façon idéale pour y parvenir." Résumé d'un article paru dans le journal Le Soleil de Québec le 17 mai 2010 sous la signature de Jean-Pascal Lavoie http://bit.ly/cRIzst Perpectives théologiques et pastorales Dans un texte intitulé « Perpectives théologiques et pastorales sur l'avortement » que vous trouverez sur le site internet du Séminaire de Québec Mgr Pierre Gaudette, spécialiste en éthique fondamentale, permet d'aller plus loin dans le sens des réactions de l'abbé Grenier. Il commence par mettre en garde contre deux extrêmes dans la façon d'aborder la question de l'avortement, puis il propose une approche respectueuse des valeurs défendues par l'Église en même temps que respectueuse des personnes qui sont confrontées à ce choix difficile. Dans les remous actuels sur cette question de l'avortement les réflexions de Mgr Gaudette peuvent contribuer, je l'espère, à mieux situer la question de l'avortement. Lire le texte de la communication de Mgr Gaudette en format PDF Mgr Pierre Gaudette P.H. a été pendant de nombreuses années professeur d'éthique fondamentale à l'Université Laval à la Faculté de théologie et de sciences religieuses. De 1974 à 1982, il fut Doyen de la Faculté de théologie. Après sa retraite de l'Université en 2002, il devint secrétaire-général de l'Assemblée des Évêques Catholiques du Québec, poste qu'il a occupé pendant six ans. Il est maintenant un conférencier recherché sur les questions morales et sur la spiritualité des prêtres. Très engagé auprès des vietnamiens arrivés au Québec comme " boat people", il continue de participer à des groupes qui parrainent des réfugiés. _________________________________ Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec. Réflexions
Sylvain Lavoie, doctorant en théologie à l'Université Laval (Québec), réagit à la présence médiatique de la religion ces derniers temps. Il s'inspire de Fernand Dumont pour poser la question de la possibilité d'une médiation renouvelée entre foi et culture. Bonne lecture.
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