BLANCHE, NOIRE, GRISE
Traduction française du texte qui suit en italien.

ELLE EST BLANCHE, NON ELLE EST NOIRE, PEUT-ÊTRE QU'ELLE EST GRISE


Mais pourquoi tout ce besoin immédiat de fumée blanche?

Pourquoi les journalistes de la télévision doivent-ils dire : "elle est noire, non elle est grise, de proche elle est plus claire, voilà, de loin elle est plus obscure"?

Puis, on découvre que la fumée vue avec le zoom de la télécaméra est en effet un peu blanche, mais au contraire la fumée telle que vue à l'oeil nu (l'oeil vrai même s'il peut se tromper, l'oeil physique, le nôtre, celui à qui on doit toujours croire) est noire.

Noire comme la hâte, la frénésie de l'événement, l'incapacité de rallentir, de se reposer, de goûter la saveur de l'attente...

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martedì, 19 aprile 2005

E' bianco, no è nero, forse è grigio

Ma perché tutto questo bisogno immediato di fumo bianco? Perché i giornalisti televisivi devono dire "è nero, no è grigio, da vicino è più chiaro, ecco, da lontano è più scuro"? Poi si scopre che il fumo della zoomata da telecamera è in effetti un po' bianco, invece quello dell'occhio nudo (l'occhio vero anche se fallace, fisico, nostro, l'unico a cui credere sempre) è nero. Nero come la fretta, la frenesia di evento, l'incapacità di rallentare, riposare, rifiatare, gustare il sapore dell'attesa... (anche se questo, purtroppo, comporta un surplus di Bruno Vespa, ma neppure lo Spirito Santo è perfetto).



19/04/2005

Réflexions

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CONCLAVE: QUEL ESPRIT?
L'agence ZENIT (zenit.org) présente ainsi l'allocution du cardinal Lustiger.

Trois signes peuvent faire comprendre le sens du « conclave », explique le cardinal Lustiger. Ils sont voulus par Jean-Paul II dans sa constitution apostolique « Universi Dominici Gregis » (« Le pasteur de tout le troupeau du Seigneur »), sur la vacance du siège apostolique et l’élection du pontife romain. Ces signes sont : la majorité « des deux tiers » pour l’élection, le lieu – la Chapelle Sixtine -, et l’habit des cardinaux en conclave. Autant de signes pour aider les cardinaux à « trouver ce que Dieu attend » d’eux.

« Ne nous lâchez pas ! »

Le cardinal Jean-Marie Lustiger, titulaire de l’église Saint-Louis des Français, a célébré la messe dimanche matin dans cette église romaine dont il est d’une certaine façon le « curé » et il a invité les fidèles à prier pour l’élection du successeur de Pierre. Il a lancé, à la fin de la messe cette ultime recommandation : « Ne nous lâchez pas ! ». Le conclave, c’est « l’Eglise entière qui intercède auprès de Dieu », a-t-il dit.

Leur douze réunions préparatoires - les « congrégations » - achevées, les cardinaux présents à Rome ont en effet décidé de célébrer la messe ce dimanche dans les églises qui leur ont été attribuées pour « inviter les fidèles à prier pour le conclave », a précisé dans son homélie le cardinal Lustiger, archevêque émérite de Paris. Les « titres » des cardinaux soulignent en effet leur lien avec l’Eglise de Rome.

Il invitait les fidèles présents à être unis à la « supplication de l’Eglise entière » pour que l’Esprit Saint « inspire » les Pères qui entrent en conclave demain, 18 avril, rappelons-le par la messe « pro eligendo pontefice », le matin, à Saint-Pierre, et à 16 h 30 par la procession d’entrée à la chapelle Sixtine.


Le Christ Vrai Berger

Ces célébrations liturgiques seront retransmises en directes jusqu’au « extra omnes » (« tous dehors »), qui précède la fermeture de la porte de la chapelle pour les scrutins secrets des cardinaux, ce qui garantit leur liberté face à toute influence extérieure.

En ce dimanche dit « du Bon Pasteur », le cardinal a demandé à l’assemblée une « faveur », celle de relire le chapitre 10 de l’Evangile selon saint Jean, dont la liturgie n’offre que le premier tiers : « Il n’est pas long, Jésus développe ce thème ». Il expliquait que Jésus y présente « le vrai Berger » et qu’il faut entendre, recevoir, méditer cet évangile. Pour le comprendre, il faut le « lire tout entier », expliquait le cardinal, car « Jésus reprend les éléments de cette petite histoire et développe très librement cette image. Il est lui-même la « Porte » et il est le « Berger ». » Il invitait à ne pas chercher de « cohérence totale », parce que « le Seigneur est libre », et qu’il développe cette image « comme un poète ».

Et d’expliquer : « Jésus dit qu’il est lui-même le vrai Berger qui est entré par la porte, sans escalader comme le voleur et le brigand ». « La porte, continuait l’archevêque, c’est le baptême de Jean, et c’est sa Passion », ainsi, « si nous entrons, si nous le suivons, nous aurons la vie ».

Mais surtout, le cardinal Lustiger s’est attaché à faire comprendre le sens de ces jours de conclave, le rôle de la prière du peuple de Dieu et des cardinaux en vue de l’élection du futur pape, successeur de Jean-Paul II.

Il affirmait d’emblée, à la lumière de l’Evangile de ce jour, qu’il ne s’agit pas de choisir un « pasteur à la place du Christ » : « C’est Jésus, le Bon Pasteur ». Dans l’Evangile de Jean, le Christ ressuscité demande en effet à Pierre, toujours selon saint Jean : « Pierre m’aimes-tu ? » La réponse est « Fais paître, soigne, occupe-toi de « mes » brebis », rappelle le cardinal Lustiger qui souligne la beauté de cette image « magnifique » du troupeau fréquente chez les « Prophètes » et que « Jésus reprend », et que « le troupeau va là où le pasteur se trouve : là où Jésus nous conduit, là est la vie en plénitude ».

« Entrer dans l’esprit de cette constitution »

Que doivent donc faire les cardinaux ? « Faire ce que Jésus fait quand il appelle les Douze », pour élire « celui qui sera le successeur de Pierre ».

Le cardinal soulignait combien la constitution apostolique a prévu le « détail » de ce que les cardinaux « doivent alors faire » pour élire le « pasteur du troupeau du Seigneur », qui est « l’évêque de Rome ». Il avoue lui-même ne pas avoir écouté ni radio ni télévisions ni lu les journaux, volontairement, depuis huit jours, pour « entrer dans l’esprit de ce que cette constitution nous demande ».

Les détails de ce texte montrent, souligne le cardinal, qu’il ne s’agit pas d’une élection au sens de l’élection d’un chef, d’un responsable politique ou économique, qui est choisi sur son programme, et entre différents candidats, ce qui fait que dans ce cas, « quelqu’un l’emporte sur l’autre », il y a « poly-polarité ou bi-polarité », et élection à la majorité plus une voix. Il faut accepter la règle du jeu, il y a un vainqueur et un vaincu. Il y a un arbitrage « en fonction rapport de forces ».

Or, le cardinal Lustiger cite trois éléments de la constitution qui manifeste combien l’élection de l’évêque de Rome s’inscrit dans un contexte différent, répond à des critères qui ne sont pas ceux de la « lutte » (« légitime ») de la vie politique.

La communion spirituelle

Tout d’abord, le fait que l’élection requière les deux tiers des suffrages – pendant les 32 premiers tours de scrutins-. Il s’agit d’un « processus de l’Eglise qui ne vise pas un consensus fondé sur des compromis » mais à « trouver ce que Dieu attend de nous dans la désignation de quelqu’un ». C’est la « communion », explique toujours le cardinal Lustiger, que cette précision « met en évidence ». Il s’agit, pour les « conclavistes » (« conclavisti », comme on les appelle en italien), de « reconnaître que celui pour qui nous votons est celui que nous jugeons le plus apte à servir Dieu en veillant sur le troupeau du Christ ».

C’est ainsi que la constitution apporte un « luxe de précisions pour préserver les cardinaux de toutes les pressions extérieures », insiste le cardinal, comme le fait que le bulletin, anonyme, où chacun inscrit le nom de celui qu’il veut comme pape, est ensuite brûlé. Ou comme le serment fait à haute voix : « Je prends à témoin le Christ Seigneur, qui me jugera, que je donne ma voix à celui que, selon Dieu, je juge devoir être élu ».

Au moment de cet acte concret de voter, commente le cardinal Lustiger, « il nous est demandé de nous mettre devant Dieu, sans aucun autre calcul, mais avec cette conviction intime ».

Vie cloîtrée et liturgique

Le deuxième élément mis en valeur par le cardinal Lustiger est le lieu défini par Jean-Paul II pour toute élection de l’évêque de Rome : la chapelle Sixtine. Cela devient « obligatoire » avec cette constitution de 1996. C’est-à-dire, précise-il, que les cardinaux ont sous les yeux la fresque du Jugement dernier de Michel Ange, « comme pour rappeler à chacun la réalité de ce que nous sommes en train de faire ».

Troisième élément : le texte précise que pendant ces opérations de vote – 4 scrutins par jour avec un dépouillement scrupuleux - , les cardinaux sont en « habit de chœur », c’est-à-dire qu’il s’agit d’une « célébration liturgique ». Ils revêtent leur soutane rouge et le surplis : « Nous sommes dans une liturgie », insiste le cardinal Lustiger.

Il ajoute : « La vie cloîtrée que nous allons mener est une vie de prière et de silence. Nos échanges doivent tous être faits dans cette lumière ».

Le cardinaux font alors, souligne l’archevêque, ce que les Onze ont dû faire pour désigner Matthias dans les Actes des Apôtres ». Ils ont commencé « par une prière », choisissent des personnes qui ont été « témoins de la vie du Seigneur » et opèrent un tirage au sort.

L’Eglise entière qui intercède auprès de Dieu
Pourquoi prier pour un nom ?, interroge le cardinal Lustiger. « Parce que cela ne repose pas seulement sur nous ». Mais « nous n’attendons pas une illumination ou une vision – même si rien n’interdit au Seigneur de faire ce qu’Il veut- », « nous lui demandons de purifier notre intelligence de tout intérêt qui puisse obscurcir notre esprit, pour que nous puissions voir celui que Dieu voudra désigner : c’est nous qui votons, en toute conscience devant Dieu, il faut que les rumeurs, les bruits, les commentaires, soient purifiés par la volonté d’être disponibles à la vérité de Dieu ».

Or, ajoute le cardinal Lustiger, « cela dépend de la prière de toute l’Eglise, nous ne sommes que mandatés pour faire cet acte. Mais c’est l’Eglise entière qui intercède auprès de Dieu ».

Il précise : « Il ne faut pas se fier aux apparences, ni même au talent, il ne s’agit de rien d’autre que de la conviction intime ».

Et de citer les résultats d’élections précédentes, contre prédictions et prévisions : Jean XXIII devait être un pape « de transition », il a convoqué Vatican II, une chose qu’on ne pouvait pas imaginer. On n’avait pas non plus prévu, faisait observer le cardinal Lustiger, que Jean-Paul Ier allait être rappelé par le Seigneur après 33 jours. Et de Jean-Paul II nul ne savait « quel homme il allait être et comment il allait déployer les talents donnés par Dieu dans une vie si longue et si dramatique ».

C’est ainsi, souligne-t-il, que « Dieu inscrit dans la vie humaine une histoire sainte », dans la « liberté de l’offrande » de soi de qui « s’en remet à la puissance de Dieu » pour cette « tâche immense, surhumaine ».


ZF05041705
18/04/2005

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TESTAMENT DE JEAN-PAUL II


TESTAMENT DU 6 MARS 1979 (et additions successives)

Totus Tuus Ego Sum

Au nom de la Très Sainte Trinité, Amen

"Veillez car vous ignorez le jour où votre Seigneur viendra". Ces paroles me font penser au dernier appel, qui aura lieu au moment où il plaira au Seigneur de m'appeler. Je désire Le suivre et que tout ce qui appartient à ma vie terrestre me prépare à ce moment. J'ignore quand cela adviendra mais, comme tous les autres, je confie ce moment à la Mère de mon Maître. Totus Tuus. Dans ces mêmes mains maternelles j'abandonne tout et tous ceux qui liés à ma vie et à ma vocation, l'Eglise avant tout, mon pays et l'humanité toute entière. Merci à tous, à tous je demande pardon. Je demande de prier pour moi afin que la Divine Miséricorde soit plus grande que ma faiblesse et mon indignité.

Au cours des exercices spirituels, j'ai relu le Testament de Paul VI, ce qui m'a poussé à rédiger celui-ci.

Je ne laisse aucune propriété dont il faut disposer. Quant à mes affaires d'usage quotidien, je demande de les distribuer comme il semblera opportun. Que les notes personnelles soient brûlées. Pour cela, je demande à ce que Don Stanislaw, que je remercie pour sa collaboration, son aide et sa compréhension tout au long de ses longues années, s'en occupe. Je garde dans le coeur devant Dieu tous les autres remerciements, parce qu'il serait trop difficile de les exprimer.

En ce qui concerne les funérailles, je donne les mêmes dispositions que celles déjà données par le Pape Paul VI. (Note en marge : la sépulture en terre et non dans un sarcophage, 13.3.92).

"apud Dominum misericordia
et copiosa apud Eum redemptio"
Giovanni Paolo pp. II

Rome, 6.III.1979
Après la mort, je demande des messes et des prières
5.III.1990

Feuille sans date :

Je suis profondément confiant, malgré toute ma faiblesse, que le Seigneur me concèdera toute la grâce nécessaire pour affronter selon Sa volonté, chaque tâche, épreuve et souffrance qu'il voudra demander à Son serviteur au cours de ma vie. Je suis également confiant qu'il ne permettra jamais que, par mon comportement, mes paroles, oeuvres ou omissions, je puisse trahir mes obligations envers ce saint Siège pétrin.

24.II - 1.III.1980
De même, pendant ces derniers exercices spirituels, j'ai réfléchi sur la vérité du sacerdoce du Christ dans la perspective de ce Passage qui pour chacun de nous est le moment de la propre mort. Du départ de ce monde - pour naître dans l'autre, dans le monde futur, signe éloquent (Note ajoutée au-dessus : décisif) qu'est pour nous la Résurrection du Christ.

J'ai donc relu l'enregistrement de mon testament de l'année dernière, également fait pendant les exercices spirituels. Je l'ai comparé avec le testament de mon grand prédécesseur et père Paul VI, avec ce sublime témoignage sur la mort d'un chrétien et d'un pape. J'ai repassé dans ma conscience les aspects auxquels se réfère l'enregistrement du 6.III.1979 que j'avais préparé (de façon plus tôt provisoire).

Aujourd'hui je souhaite ajouter seulement ceci, que chacun de nous doit garder présent la perspective de la mort. Chacun doit être prêt pour se présenter devant le Seigneur et le Juge - et en même temps le Rédempteur et le Père. Constamment je prends en considération ce fait, confiant ce moment décisif en la Mère du Christ et de l'Eglise - en la Mère de mon espérance.

Les temps dans lesquels nous vivons, sont sans aucun doute difficiles et inquiets - tant pour les Fidèles, que pour les Pasteurs. Dans certains pays (comme par exemple celui de qui j'ai lu pendant les exercices spirituels), l'Eglise se trouve dans une période de persécutions telles qu'elles ne sont pas moindres des persécutions des premiers siècles, elles les dépassent même par leur degré de cruauté et de haine. Sanguis martyrum - semen christianorum. De plus, tant de personnes disparaissent innocemment, également dans ce pays dans lequel nous vivons...

Je désire une fois encore me remettre totalement à la grâce du Seigneur. Lui-même décidera quand et comment je dois finir ma vie terrestre et le ministère pastoral. Dans la vie et dans la mort Totus Tuus grâce à l'Immaculée. Acceptant dès maintenant cette mort, je souhaite que le Christ me donne la grâce pour ce dernier passage, c'est à dire [ma] Pâques. J'espère également qu'il la rende utile pour cette plus importante cause que je sers et pour laquelle je cherche de vivre : le salut des hommes, la sauvegarde de la famille humaine, et en elle celle de toutes les nations et des peuples (parmi celles-ci je m'adresse particulièrement à ma Patrie terrestre), utile pour les personnes qu'il m'a particulièrement confiées, pour l'Eglise, pour la gloire de Dieu même.

Je ne souhaite pas ajouter autre chose à ce que j'ai écrit il y a un an - seulement exprimer cette promptitude et en même temps cette confiance, à laquelle les présents exercices spirituels m'ont de nouveau disposés.
Giovanni Paolo II

Totus Tuus ego sum

5.III.1982
Au cours des exercices spirituels de cette année, j'ai relu (plusieurs fois) le texte du testament du 6.III.1979. Bien que je le considère encore provisoire (non définitif), je le laisse tel qu'il est. Je ne change rien (pour le moment), et n'ajoute rien non plus, en ce qui concerne les dispositions qui y sont contenues.

L'attentat à ma vie, le 13.V.1981, a en quelque sorte confirmé l'exactitude des paroles écrites pendant la période des exercices spirituels de 1980 (24.II-1.III).

Je ressens encore plus profondément que je suis totalement entre les mains de Dieu - et je reste constamment à la disposition de mon Seigneur, me confiant à Lui dans Sa Mère Immaculée (Totus Tuus).
Giovanni Paolo pp. II

5.III.82
A propos de la dernière phrase de mon testament du 6.III.1979 ("Sur le lieu/c'est à dire le lieu des funérailles/ que le Sacré Collège et les co-nationaux décident") - je précise ce que j'ai en tête : le métropolite de Cracovie ou le Conseil général de l' Episcopat de Pologne. Je demande donc au Sacré Collège de satisfaire si c'est possible les éventuelles demandes des sus-nommés.

1.III.1985 (au cours des exercices spirituels).
Encore - en ce qui concerne l'expression "Sacré Collège et co-nationaux" : le Sacré Collège n'a aucune obligation d'interpeller sur cet argument "les co-nationaux" ; il peut toutefois le faire, si pour quelques motifs il le retient juste.
JPII

Les exercices spirituels de l'année jubilaire 2000
(12-18.III)
[Pour le testament]

Quand le 16 octobre 1978 le conclave des cardinaux a choisi Jean-Paul II, le Primat de Pologne, le Cardinal Stefan Wyszynski m'a dit : "Le devoir du nouveau Pape sera d'introduire l'Eglise dans le Troisième Millénaire". Je ne sais pas si je répète précisément la phrase, mais tel était le sens de ce que j'ai alors entendu. Cela a été dit par l'homme qui est passé dans l'histoire comme Primat du Millénaire. Un grand Primat. J'ai été le témoin de sa mission, de sa totale confiance. De ses luttes, de sa victoire. "La victoire, quand elle aura lieu, sera la victoire grâce à Marie" - répétait souvent le Primat du Millénaire en citant son prédécesseur, le Cardinal August Hlond.

De cette façon j'ai été en quelque sorte préparé au devoir qui s'est présenté devant moi le 16 octobre 1978. Au moment où j'écrit ces paroles, l'Année Jubilaire de l'An 2000 est déjà une réalité en cours. La nuit du 24 décembre 1999 la symbolique Porte Sainte du Grand Jubilée de la Basilique St Pierre a été ouverte, suivie de celle de Saint Jean du Latran, puis de celle de Sainte Marie Majeure le 1er janvier et de la Porte Sainte de la Basilique de Saint Paul "Hors les Murs" le 19 janvier. Ce dernier évènement, par son caractère oecuménique, est particulièrement resté gravé dans la mémoire.

Au fur et à mesure que l'Année Jubilaire 2000 avance, de jour en jour le vingtième siècle se referme et s'ouvre le vingt-et-unième siècle. Selon le dessein de la Providence, j'ai vécu dans ce difficile siècle qui s'en va dans le passé, et maintenant au cours de cette année où j'attendrai quatre-vingts ans ("octogesima adveniens"), il faut se demander s'il n'est pas temps de répéter avec Siméon, le biblique, "Nunc dimittis".

Le 13 mai 1981, le jour de l'attentat au Pape, pendant l'Audience générale Place St Pierre, le Divine Providence m'a miraculeusement sauvé de la mort. Celui qui est l'unique Seigneur de la vie et de la mort, Lui même m'a prolongé cette vie, et d'une certaine façon il me l'a donnée de nouveau. Depuis ce moment, elle Lui appartient encore plus qu'avant. J'espère qu'Il m'aidera à comprendre jusqu'à quand je dois continuer ce service, auquel il m'a appelé le 16 octobre 1978. Je Lui demande de me rappeler quand Lui-même le voudra. "Dans la vie et dans la mort, nous appartenons au Seigneur... nous sommes du Seigneur" (cf. Rm 14,8). J'espère aussi que la Miséricorde de Dieu me donne les forces nécessaires pour accomplir le service Pétrin dans l'Eglise jusqu'à ce qu'il me soit donné.

Comme chaque année pendant les exercices spirituels, j'ai relu mon testament du 6.III.1979. Je continue à maintenir les dispositions qu'il contient. Ce qui a été ajouté alors et pendant les exercices spirituels successifs, constitue une réflexion de la situation générale difficile et tendue, qui a marqué les années quatre-vingt. Depuis l'automne 1989 cette situation a changé. La dernière décennie du siècle passé a été libérée des tensions précédentes ; cela ne signifie pas qu'elle n'ait pas porté avec elle de nouveaux problèmes et de nouvelles difficultés. Rendons particulièrement grâce à la Providence Divine pour cela, pour que la période dite de "guerre froide" soit finie sans violent conflit nucléaire, danger qui pesait sur le monde dans la période précédente.

Etant au seuil du troisième millénaire "in medio Ecclesiae", je souhaite encore une fois exprimer ma gratitude à l'Esprit Saint pour le grand don du Concile Vatican II, pour lequel, ensemble avec toute l'Eglise - et surtout avec tout l'épiscopat - je me sens débiteur. Je suis convaincu que pour de longues années encore, les nouvelles générations pourront y puiser les richesses que ce Concile du XX siècle a données. En tant qu'évêque qui a participé à l'évènement conciliaire du premier au dernier jour, je désire confier ce grand patrimoine à tous ceux qui sont et seront dans l'avenir appelés à le réaliser. Quant à moi, je remercie le Pasteur éternel qui m'a permis de servir cette grande cause au cours de toutes ces années de mon pontificat.

"In medio Ecclesiae"... des premières années du service épiscopale - justement grâce au Concile -j'ai pu vivre la communion fraternelle de l'Episcopat. En tant que prêtre du diocèse de Cracovie, j'avais préalablement expérimenté ce qu'était la communion fraternelle du presbytère - le Concile a ouvert une nouvelle dimension de cette expérience.

Combien de personnes devrais-je citer ! Probablement le Seigneur Dieu a rappelé à Lui la grande majorité d'elles - quant à celles qui se trouvent encore de ce côté, les mots de ce testament les rappellent toutes et partout, où qu'elles se trouvent.

Depuis plus de vingt ans que j'accomplis le service Pétrin "in medio Ecclesiae", j'ai apprécié la bienveillante et plus que jamais féconde collaboration de tant de Cardinaux, Archevêques et Evêques, de tant de prêtres, de tant de personnes consacrées - frères et soeurs - et enfin de tant de personnes laïques, dans le contexte de la Curie, au Vicariat de Rome ainsi qu'en dehors de ces lieux.

Comment ne pas embrasser reconnaissant touts les épiscopats du monde, que j'ai rencontré lors des différentes visites "ad limina Apostolorum" ! Comment ne pas rappeler également tous les frères chrétiens - non catholiques ! Et le Rabbin de Rome et les nombreux représentants des religions non chrétiennes ! Et combien de représentants du monde de la culture, de la science, de la politique, des moyens de communications sociales !

Au fur et à mesure que s'approche la limite de ma vie terrestre, je repense aux débuts, à mes parents, à mon frère et ma soeur (que je n'ai pas connue, car elle est morte avant ma naissance), à la paroisse de Wadowice, où j'ai été baptisé, à la ville de mon amour, à mes compagnons de l'élémentaire, du lycée, de l'université jusqu'aux temps de l'occupation, quand je travaillais comme ouvrier, puis à la paroisse de Niegowie, et à la paroisse S.Florian de Cracovie, à la pastorale des académiciens, à tous ces lieux... à Cracovie et à Rome... aux personnes qui d'une manière particulière m'ont été confiées par le Seigneur.

A tous je veux dire une seule chose : "Que Dieu vous récompense".

"In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum"

Traduction : V.I.S.

11/04/2005

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QUESTIONS: EMBAUMEMENT DU PAPE
Vous trouverez ici quelques informations pertinentes puisées dans l'édition du 4 avril 2005 du quotitien italien "La Repubblica" dans un article de Filippo Ceccarelli (p. 11).

Voici la traduction d'un extrait de cet article:

Ainsi la dépouille de Jean-Paul II sera exposée et vénérée pendant trois jours, mais ceci n'empêchera pas que sans cesser d'apparaître sacrée, elle ne demeure irrémédiablement corruptible, et donc, pour cette raison, adéquatement 'traitée', 'préparée', comme on dit en termes aseptiques.

En fait, elle est plus ou moins embaumée selon les méthodes anciennes de la momification.

Guido Ceronettine dans Il silenzio del corpo (Adelphi, 1979) écrit:"Mum est un terme de pharmacie qui désigne de la cire, du baume, un volume d'asphalte et de substance résineuses piétrifiées, mais encore actives."

....

Depuis des temps immémoriaux, les médecins pontificaux ont tenté d'embaumer les dépouilles des papes - avec plus ou moins de succès.

Hier, les médias se sont longuement arrêtés sur les couleurs, les tissus, le formaldéhyde, les seringues hypodermiques et surtout sur la dynastie de thanatoloques des SIGNORACCI.

C'est à Massimo, technicien en anatomie pathologique, fils de Renato et neveu de Cesare qu'est revenue la tâche de travailler sur la dépouille de Jean-Paul II. "Pour nous c'est toujours un honneur" a-t-il dit avec la réserve de circonstance...
08/04/2005

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PRIER POUR UN PAPE DEFUNT

Le Centre National de Pastorale Liturgique propose sur son site plusieurs indications concernant les prières pour le Pape défunt, en particulier au cours des célébrations paroissiales.

CNPL
[03/04/2005]

Le décès de notre pape Jean-Paul II affecte l'ensemble des catholiques du monde entier, et bien au-delà.

Chaque communauté peut organiser comme elle l'entend des prières ou des célébrations. "Puisqu'il fut chargé sur la terre de conduire l'Eglise au nom du Christ, fais que maintenant Jésus l'accueille dans la gloire de ton Royaume" (Prière pour le Pape défunt dans le Missel Romain, P. 1045).

Le Missel Romain comporte diverses messes pour les Défunts (p. 1015 à 1066) qui peuvent être célébrées en dehors des dimanches, des solennités et fêtes, notamment celle de l'Annonciation du Seigneur le 4 avril 2005. (Cf PGMR n° 337)

On peut aussi, bien entendu, prier pour lui lors des prières universelles, ainsi qu'au mémento des défunts des prières eucharistiques. Il est d'usage de ne plus nommer le pape dans l'intercession pour l'Eglise de la Prière eucharistique, pendant toute la durée de la vacance du siège romain.

Cet événement peut largement ouvrir la prière des chrétiens, lors des prières universelles des dimanches, aux intentions de l'Eglise, des évêques, des prêtres, des diacres, et de tout le "peuple des rachetés".

En dehors des dimanches et fêtes (cf. supra), la Liturgie des heures offre la possibilité de célébrer l'office des défunts (Prière du Temps Présent, p. 1547 à 1563).

On peut aussi organiser des veillées de prière (Cf Rituel des funérailles, tome II, p. 17 à 29), ou des prières du chapelet, en méditant, par exemple, les mystères lumineux qu'il nous a proposés. (Voir le site www.rosairebiblique.org)

Source : cnpl.cef.fr
05/04/2005

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DE JESUS AU CHRIST
L'article de Jon Meacham intitulé "From Jesus to Christ" vulgarise en langage simple le passage qui s'est fait après la mort du Christ chez les premiers disciples. Il montre avec bonheur et en s'appuyant sur des recherches sûres le lien historique de la foi chrétienne avec Jésus de Nazaretn. Il récuse la coupure instaurée par certains entre le "Jésus de l'histoire" et le "Christ de la foi" tout en expliquant comment cette foi chrétienne est venue au jour à travers une interprétation, mais une interprétation rattachée à la personne même de Jésus et de son enseignement. Voici une citation en anglais où il exprime bien ce point de vue essentiel à la foi chrétienne. Vous trouverez plus loin, un traduction en français de ce passage et de la suite.

" On historical grounds, then, Christianity appears less a fable than a faith derived in part from oral or written traditions dating from the time of Jesus' ministry and that of his disciples."



Traduction par Georges Marceau que nous remercions chaleureusement.

EXTRAIT D'UN ARTICLE de John Meecham, "How Jesus Became Christ", dans Newsweek, le 28 mars 2005, p. 45.


Sur une base historique, donc, le Christianisme apparaît moins comme une fable qu'une foi dérivée en partie de traditions orales ou écrites datant du temps du ministère de Jésus et de celui de ses disciples. "Le Fils de l'Homme est livré entre les mains des hommes et ils le mettront à mort; et après cela… il ressuscitera le troisième jour," dit Jésus dans Marc qui ajoute que les disciples à ce moment "ne comprirent pas ces paroles et ils avaient peur de lui demander."

Que les apôtres aient créé de telles paroles et de telles idées à partir de rien semble peu vraisemblable car leur histoire et leur message défiaient toute croyance même alors. Paul admettait la difficulté: "… nous prêchons le Christ crucifié, pierre d'achoppement pour les juifs et folie pour les Gentils." Un roi qui est mort de la mort d'un criminel? La résurrection d'une personne d'entre les morts? Un sacrifice d'expiation humain? "Ce n'est pas une chose que le comité des Relations Publiques des apôtres aurait laissée sortir", dit le Dr. Albert Mohler, président du Southern Baptist Theological Seminary à Louisville, Ky. "Le fait même du caractère complexe et unique du message de salut, je pense, s'adresse à la crédibilité des Évangiles et de tout le Nouveau Testament."

04/04/2005

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VIEILLIR DANS LA SERENITE
"Seigneur, voilà plus de 65 ans que Tu m'as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n'as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremélés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j'ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd'hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d'avoir été l'objet de ton amour. Mon âme te chante ma reconnaissance.

Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n'ont plus la force de Te prier, d'autres ont perdu l'usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T'atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : "Si c'était moi ? "

Alors, Seigneur, aujourd'hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T'offre à l'avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l'une ou l'autre de ces épreuves m'arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide.

Si un jour la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d'inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j'aurai à vivre soit une suite ininterrompue d'actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d'amour. Mon âme guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement.


Amen."

04/04/2005

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DANS LE SILLAGE DE PAQUES...
Jean Delumeau, le grand historien bien connu, témoigne ainsi de sa foi dans la préface d’un petit ouvrage suggestif intitulé « Pour vous, qui est Jésus-Christ? ». Il écrit : « Parce que le christianisme donne à Jésus sa plus grande dimension, parce que la résurrection du Sauveur donne un sens et un avenir à notre parcours terrestre, si difficile soit-il parfois, je continue à m’attacher à lui. » (p. 14) Quelle belle profession de foi.

Cette citation de Jean Delumeau m’est revenue en parallèle avec le récit de l’évangile de Luc qui nous racnte l'histoire des disciples d’Emmaüs témoignant d’une rencontre du Ressuscité où leur attachement à lui se voit confronté au mystère de l’absence.

Trois jours après la mort de Jésus, les disciples ruminent les événements qui se sont passés. Ils prennent acte d’une fin tragique qui les prive d’une présence physique qui soutenait leur attachement à Jésus. Privés de cette présence physique, ils sentent la tristesse les envahir. Leur attachement commence déjà à flancher. Ils ont mangé avec Jésus, ils ont entendu le son de sa voix, ils l’ont suivi sur les routes de Palestine. Ils se sont attachés à lui, et maintenant, il n’est plus là que deviendra cet attachement?

En effet, vous connaissez le dicton; « Loin des yeux, loin du cœur ». L’être humain a besoin de sentir, de toucher, de voir pour entrer en relation avec les personnes. Les disciples d’Emmaüs ne sont pas différents. Et pourtant l’étranger qu’ils croisent leur enseignera une autre façon de vivre leur attachement à Jésus : celle de la foi.

Privés de la présence physique de Jésus, ils découvrent la force des mots et des gestes pour vivre leur attachement. C’est dans la mémoire d’une histoire qui les dépasse qu’ils trouvent, grâce à leur compagnon, une signification aux évènements. Et ils réalisent, comme le dit saint Paul si justement, que « vaine est leur foi » si Jésus n’est pas Ressuscité.

C’est la confession de foi que reprendront les apôtres après la Pentecôte. « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité » dira Pierre dans sa prédication le Jour de la Pentecôte. Et saint Paul s’appropriant les paroles d’une hymne chrétienne écrira aux Philippiens « c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom et il est devenu Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ».

« Seigneur, Ressuscité, Vivant » tels sont quelques-uns des mots qui nous ont été transmis pour décrire ce qu’est Jésus maintenant pour les croyants. Les disciples d’Emmaüs furent parmi les premiers à être confrontés à un acte qui les amenaient sur un chemin différent et combien déroutant : celui de la foi.

Cette foi n’est pas seulement une « mémoire », un souvenir qui déroule le fil de l’Alliance, mais elle est aussi une « brûlure » du cœur. Pour reprendre les mots de Jean Delumeau, ils « s’attachent » à celui qu’ils ont rencontré et l’absence se transforme en présence vivante.

Voilà le mystère de la foi, de l’ « attachement » à Jésus.


Hermann Giguère, ptre
Supérieur général du Séminaire de Québec

le 31 mars 2005
31/03/2005

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JOYEUSES PÂQUES


Salut, mes amis !

Je prend un petit pour vous adresser mes salutations et mes voeux de joyeuses Pâques.

Vous savez combien vous êtes toutes et tous importants pour moi, et que je ne vous oublie pas dans mes prières quotidiennes. Mais combien plus - et d'un amour indéfectible - notre Seigneur Jésus Christ vous aime et vous est proche, lui qui est mort et ressuscité pour nous, pour toute l'humanité ? Oui, que la grande fête de Pâques cette année soit pour vous l'occasion de goûter encore une fois à la présence du Dieu vivant sur votre route.

CHRIST EST RESSUSCITÉ ! OUI, IL EST VRAIMENT VIVANT ! IL EST LÀ, AU COEUR DE NOS VIES ! VIVONS DONC EN RESSUSCITÉS !

À vous toutes et tous, ainsi qu'à vos familles : Joyeuses Pâques !

Je vous suis proche par la pensée et la prière.

Gabriel Lévesque, prêtre
Diocèse de St-Boniface (Manitoba)
Ancien du Grand Séminaire de Québec
29/03/2005

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DU NOUVEAU...
Le centre Québec IXTHUS, une oeuvre du SME, située dans le Vieux-QUébec, vient de lancer lui aussi un webzine fait avec webzinemaker. Son adresse est: http://www.webzinemaker.com/quebec_ixthus

Bonne lecture et au plaisir de vous revoir. Vous pouvez vous abonner à la Newsletter de SME-Infonet que j'ai décidé d'envoyer de temps à autre. Mettez votre adresse dans l'espace réservé à gauche de la page et cliquez sur OK.

Joyeuses Pâques.

Hermann Giguère, ptre

25 mars 2005
26/03/2005

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SEMAINE SAINTE: LE TOURNOI

Cette période de l’année est propice pour les tournois de toutes sortes. Les entraînements
et les séances d’entraînement des derniers temps commencent à donner des résultats.
Maintenant, il est temps de montrer à nos parents et à nos amis les résultats de nos
efforts.
Les festivités commencent le dimanche 20 mars par l’entrée triomphale de la première
équipe qui sera en compétition toute la semaine. Le capitaine de l’équipe sera porté en
triomphe et toute la population l’acclamera avant même d’avoir gagné quoi que ce soit.
Tous leurs espoirs de victoire sont mis dans ce capitaine. Le début de la semaine sera
consacré au réchauffement. La période du jeudi soir sera consacrée au caucus de l’équipe.
Tous les membres de l’équipe se réuniront pour le repas qui sera suivi de la première
confrontation avec l’équipe adverse. Le match principal se déroulera le vendredi en
après-midi. La défaite sera grande… mais ce ne sera pas l’équipe que l’on pense qui
gagnera. L’issu du match sera connu le samedi soir. Et la grande fête de la victoire aura
lieu le dimanche de Pâques.
Oui, nous sommes tous invités au cours de la semaine à participer au tournoi qui
proclamera le grand gagnant Jésus-Christ!

Martin Pelletier,

Séminariste
Diocèse de Ste-Anne-de-la-Pocatière (Québec)

22/03/2005

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4,000 jeunes du Canada aux JMJ
CECC - Ottawa - 17 mars 2005)... Partout dans le monde, le 20 mars prochain, de jeunes catholiques se réuniront afin de célébrer la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) qui a lieu, chaque année, lors du dimanche des Rameaux. Plusieurs diocèses canadiens souligneront cet événement par des célébrations spéciales en compagnie de nombreux jeunes.

Depuis sa mise en place, en 1985, par le pape Jean-Paul II, la JMJ se déploie sous deux formes : celle des grands rassemblements annuels qui se tiennent, le dimanche des Rameaux, sur la place Saint-Pierre à Rome et dans les diocèses et, celle – plus visible et spectaculaire – des rencontres internationales auxquelles les jeunes du monde entier sont conviés par le Saint-Père, à tous les deux ou trois ans, comme ce fut le cas à Toronto, en 2002. L’année 2005 sera marquée par une telle rencontre qui se déroulera, à Cologne, en Allemagne, du 16 au 21 août.

Le Canada participera activement aux JMJ de Cologne puisque près de 4000 jeunes y sont déjà inscrits. Comme en témoigne l’engouement des Journées mondiales de la jeunesse antérieures, il existe peu d’événements aussi rassembleurs : plus d’un million de jeunes, à Paris, en 1997 ; plus de 2 millions, à Rome, en 2000 ; et plus de trois millions, à Manille, en 1995.

La plupart des activités aura lieu dans les villes de Cologne, Bonn et Düsseldorf, du 16 au 21 août, mais un bon nombre de pèlerins seront d’abord accueillis, du 11 au 15 août, dans les diocèses d’Allemagne qui, chacun, aura alors son programme d’activités particulières.

Malgré les récents revers de santé qui l’ont affecté, le pape Jean-Paul II compte toujours se joindre à la fête.


Autres liens :




  • JMJ2005 - Diocèse de Québec: http://www.diocesequebec.qc.ca/jmj2005/
  • JMJ2005 - Canada: http://www.cecc.ca/Files/JMJ2005_Canada.html

  • JMJ 2005 - Site web officiel de Cologne: http://www.wjt2005.de/index.php?id=4&si=2

    Communiqué de la CECC par Sylvain Salvas
21/03/2005

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LECONS DE VIE
LA FEMME DE MÉNAGE

Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise. J'étais un étudiant consciencieux et j'ai répondu aisément à toutes les questions jusqu'à ce que je lise la dernière : "Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ?" Il s'agissait certainement d'une blague.

Je l'avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j'aurais pu savoir son nom? J'ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.

Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note de l'examen. "Absolument " a répondu le professeur. " Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s'il s'agit simplement d'un sourire et de dire bonjour. "

Je n'ai jamais oublié cette leçon. J'ai aussi appris qu'elle s'appelait Dorothée.

L'AIDE SOUS LA PLUIE

Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d'une autoroute de l'Alabama tentant de se protéger de la pluie battante.

Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport.Détrempée, elle décide de demander l'aide de la prochaine voiture qui passe. Un jeune homme blanc s'arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux.

Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à trouver du secours et lui procure un taxi. Elle a l'air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme. À sa grande surprise, on lui livre un meuble télé couleur grand format. Une note y est attachée. Elle dit : " Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit.

Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j'ai pu me rendre au chevet
de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme. Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres.

Bien à vous, Mme Nat King Cole,

C'était l'épouse du célébre chanteur noir américain.


Proposé par Jérôme Frenette

le 14 mars 2005


14/03/2005

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PUZZLE
Essayez ce casse-tëte qui est des plus intéressants. Il représente une scène biblique que nous fêterons bientôt. Tapez l'adresse suivante www.aube-nouvelle.com et cliquez dans la barre du menu en bas de la page sur JEUX. Aube-nouvelle.com est un site bien garni comme vous le verrez. Pour la préparation des liturgies dominicales je vous recommande de le mettre dans vos signets.

13/03/2005

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NOUVELLE DIRECTRICE
Madame Marie-France Cossette, diplômée en Théologie et en Sciences de l’éducation, vient d'être nommée par le Conseil de direction de la Corporation du tourisme et du patrimoine religieux de Québec directrice du Centre d'animation François de Laval en remplacement de Soeur Doris lamontagne, pfm.

Ce Centre est une oeuvre du Séminaire de Québec consacrée à la promotion de la dévotion au Bienheureux François de Laval, fondateur du SME et premier évêque de Québec et située à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec où se trouve son tombeau.

Madame Cossette a été Chargée de cours à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscaminque, agente de pastorale à la paroisse Notre-Dame de Québec, adjointe à la directrice du Centre d’animation François de Laval de 2001 à 2005 et directrice par intérim du Centre en 2002-2003.

Félicitations et meilleurs vœux.

le 10 mars 2005
10/03/2005

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CAREME
Lorsque nous sommes dans le feu de la vie active remplie de toutes sortes d’obligations, le rythme de celle-ci est marqué par des temps forts comme le début d’une nouvelle année scolaire ou pastorale, le début des vacances, etc. Le Carême nous fait entrer dans un autre rythme. En effet, nous nous retrouvons dans le déroulement de l’année liturgique dans un rythme plus intérieur marqué de divers temps forts qui nous permettent d’entrer dans le « temps du salut ».

Le carême est un de ces temps forts incontournables de la vie chrétienne dans lequel nous entrons à chaque année. Oui! le carême est revenu… encore une fois. Un carême de plus dans nos vies. Il ne vient pas répéter celui de l’an dernier, ni ceux des précédentes années. C’est une longue marche vers Pâques.

Il rappelle celle du peuple hébreu dans le désert pendant 40 ans. Une marche où, tendu vers la Terre promise, celui-ci a découvert la présence toute spéciale de son Dieu qui cheminait à ses côtés, une présence qu’il a parfois oubliée, qu’il a même critiquée, mais qui s’est imposée comme la seule qui puisse le faire vivre pleinement.

Une longue marche pour Jésus qui, après s’être retiré pendant 40 jours, a commencé sa mission publique où il a connu des moments de décision, de tentations, mais aussi d’accueil et de confiance en Dieu à qui il s’en est remis totalement jusqu’à la fin.

Une longue marche aussi pour chacun de nous qui sommes invités à refaire simplement encore une fois le parcours de ces 40 jours, qui nous permet de pousser plus loin notre marche vers l’ultime Pâques.

C’est le temps de nous laisser poser des questions du genre de « que fais-tu de ta vie ? Que deviens-tu ? Qu’est-ce qui est important pour toi ? Comment accueilles-tu la Parole de Dieu aujourd’hui ? »

Hermann Giguère, ptre
10/03/2005

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Vous y trouverez l'homélie du dimanche publiée le mardi qui précède. Bonne méditation!





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Dimanche 15 Octobre - 23:37
RT @AlanHoldren: #PopeFrancis canonized 25 saints today! Incl. 30 martyrs from Natal, #Brazil ; 3 kids #Mexico, priests from #Italy & #Spa…
Dimanche 15 Octobre - 23:36
RT @AnikGiguere: Our NEW paper - Rules to Identify Persons with Frailty in Administrative Health Databases - https://t.co/Joi0rDZuw0 @CFN_N…
Mercredi 11 Octobre - 01:22