LANCEMENT ALBUM EMERGENCES II
Plus de cent personnes, des jeunes musiciens et musiciennes, des amis et amies, des prêtres du Séminaire de Québec et plusieurs jeunes de 18 à 35 ans remplissait le lieu. Après une bêve présentation par monsieur Dany Dubois, adjoint du directeur de Québec Ixthus, centre d'évangélisation du Séminaire de Québec, un spectacle a suivi pendant que les invités faisaient plus ample connaissance et pouvaient acheter le nouveau CD.

Liste des artisans ayant contribué à cet album

PISTES

1. Shalom (Julie Rousseau) 4:52
2. SomeShine (Daniel Lemay) 4:20
3. Les enfants de la guerre (Marianne Legendre) 4:10
4. Jean qui pleure (Pascale Rochette) 2:45
5. Far away (Stéphanie DeCorby) 4:35
6. Un blues au paradis (Maraudeur) 3:39
7. La rivière est sortie de son lit (Louis-Martin Lanthier) 4:42
8. Élève ta voix (Joanie Roberge-Dion) 3:51
9. Heureux (Samuel Caron) 2:58
10. Astres (Marc-André Lebon) 3:21
11. Ma musique (Jean-François Prévost) 3:44
12. The Best Sailor (Guillaume Cyr) 5:02
13. Frères d'aide humanitaire (Maraudeur) 3:07


PRODUIT PAR Québec Ixhtus

GRÂCE À LA CONTRIBUTION DU Séminaire de Québec

Pour écouter un medley des chansons cliquez ici

Pour voir la galerie d'images du lancement cliquez ici

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
15/05/2007

Actualité

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SOUFFLE PATRIMONIAL AU PRÉSENT
Lié depuis ses débuts au développement de l'Amérique française, la communauté des prêtres du Séminaire voit ses collections présentées comme trésor du patrimoine mondial à l'UNESCO.

Mais la vie continue, et les prêtres qui forment acutellement la communauté se lancent dans de nouvelles "approches" auprès des jeunes notamment celle de la musique et celle de la présence en milieu étudiant, notamment auprès des étudiantes et étudiants universitaires avec la nomination par le cardinal Ouellet d'un prêtre à temps plein chargé de ce volet de leur mission.

Merci de vos visites répétées sur notre webzine que nous continuerons d'alimenter au fil des mois. Si vous désirez recevoir la newsletter, prìère de vous y inscrire en cliquant à l'endroit approprié.

Hermann Giguère, ptre p.h`.
Supérieur général du Séminaire de Québec
15/05/2007

Edito

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LA FRANCOPHONIE CHEZ NOUS
Lors d’une récente rencontre des autorités du Séminaire avec la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, celle-ci présentait les transformations qui résulteront de la décision du Gouvernement du Québec de loger le Centre de la francophonie des Amériques au Musée de l'Amérique française, situé sur le site historique du Séminaire de Québec.

Selon madame Simard : «Le Gouvernement du Québec ne pouvait choisir meilleur endroit pour réaliser ce projet. Un choix tout à fait naturel, cohérent et bénéfique aux deux institutions »

Le Musée de l'Amérique française est le tout premier musée créé au pays, en 1806, sur le site du Séminaire de Québec par les prêtres du Séminaire. C'est un lieu de savoir chargé d'histoire. En 1995, il a été intégré au complexe muséologique du Musée de la civilisation. Le Musée de l'Amérique française est voué, d'abord et avant tout, à l'histoire. Ses riches collections sont des traces tangibles et souvent vibrantes des faits marquants de notre culture francophone et des liens qui nous unissent à la France et aux millions de personnes de souche française habitant maintenant l'Amérique du Nord. Le Musée est aussi un important lieu de recherche par le biais de son Centre de référence de l'Amérique française qui contient toutes les archives du Séminaire de Québec et qui rayonne déjà à l'extérieur du Québec.

Le gouvernement français a mis en marche un concours pour dessiner les plans du Centre de la Francophonie des Amériques. C’est un jeune architecte réputé qui sera chargé de la transformation du Pavillon Guillaume-Couillard. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 pour se terminer en avril 2008.

On pense aussi à intégrer l’édifice du 2, de la Fabrique dans le projet de rénovation du parc du monument Taschereau en face de la Cathédrale que Mme Boucher, la mairesse de Québec, encourage.

On y referait tout l’aménagement paysager et on procéderait à un éclairage selon une conception nouvelle de « sculpture de la lumière » avec des variantes évènementielles. Ce sera un beau cadeau pour le 400e de Québec et le 300e du décès de François de Laval.
26/04/2007

Actualité

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FONDS DU SEMINAIRE A L`UNESCO
Stéphane Baillargeon dans l'édition du journal Le Devoir du samedi 14 et du dimanche 15 avril 2007 informe le grand public que le Canada propose d'inscrire le Fonds du Séminaire de Québec au registre Mémoire du monde.

Il explique que le programme Mémoire du monde de l'UNESCO, l'agence culturelle de l'ONU, sensibilise la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire de l'humanité Le registre créé en 1995 protège déjà quelque 120 inscriptions officielles appartenant à 56 pays, dont la partition de la 9e Symphonie de Beethoven (Allemagne), des codex précolombiens (Mexique) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789-1791 (France). Le Royaume-Uni a fait reconnaître le film La Bataille de la Somme de 1916 et l'Uruguay, les disques originaux de Carlos Gardel (1913-1935).

Pour l'instant, continue Stéphane Baillargeon, aucun document canadien ne figure dans cette arche de Noé de la richesse et de la diversité documentaires.

«Ce serait évidemment formidable de recevoir la bonne nouvelle de l'inscription au registre à la veille du 400e anniversaire de Québec», commente Danielle Aubin, directrice du service des archives historiques et de la documentation du Musée de la civilisation. Le Fonds du Séminaire est intégré au Centre de référence de l'Amérique française administré par le Musée de la civilisation.

Comme on le sait l'arrondissement du Vieux Québec où le site du Séminaire de Québec occupe une place importante a été reconnu comme Patrimoine mondial par l'ONU en 1985. Ce serai une reconnaissance du même genre que l'UNESCO donnerait au Fonds du Séminaire le considérant comme Patrimoine mondial sur le plan documentaire.

Mme Aubin pilote le dossier de la reconnaissance internationale du Fonds du Séminaire depuis l'an dernier. La proposition déposée à la fin de 2006 concerne des documents du XVe au XVIIIe siècle. «En côtoyant ces archives tous les jours, on prend encore mieux conscience de leur importance, dit la directrice. On y retrouve des documents religieux, bien sûr, mais aussi une partie de notre histoire sociale, économique et politique.»

On sait que le Séminaire de Québec fut fondée en 1663 par Mgr François de Laval dans le but de former les prêtres et d'évangéliser les Amérindiens de l'immense diocèse de Québec, qui couvrait alors l'ensemble de l'Amérique du Nord. Les archives renferment entre autres les documents du Régime français (1534-1763) et des premières années du Régime anglais (1763-1800).

Mais en quoi ce fonds capital pour le Québec et le Canada présente-t-il un intérêt patrimonial universel? Après tout, il s'agit bien de figurer sur la même liste que De revolutionibus libri sex de Copernic. «Nos archives témoignent d'un moment charnière de rencontre des civilisations et du développement de l'humanité, répond Mme Aubin. Nos archives rappellent qu'à partir de l'arrivée des Français, une nouvelle entité sociale s'est développée sur le continent.»


Le Séminaire de Québec

En 1663, la Nouvelle-France est déjà une société embryonnaire, une colonie qui s’articule autour de la traite des fourrures. Ce pays neuf cherche son identité à travers les relations conflictuelles avec les populations autochtones et les préoccupations de la France sur son mode de vie, sa langue, sa religion, son éducation. C’est aussi l’année de la fondation du Séminaire de Québec, édifié en plein cœur de la colonie, par Mgr François de Laval. Des individus ont vécu dans ces solides murs de pierre, y ont réfléchi, ont éduqué, défendu leurs droits et ceux des autres. Ils ont été préoccupés et inquiets, ils ont ri et pleuré; ils ont participé à l’évolution de notre société à et l’écriture de notre histoire.

Au delà du rôle historique joué par l’Institution, le Séminaire de Québec a constitué un patrimoine historique exceptionnel au cours de ses trois siècles d’histoire. Le Séminaire a conservé un des lieux historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Installés sur le site depuis l’arrivée de Monseigneur de Laval en 1663, les prêtres ont perpétué la tradition d’excellence de la maison d’enseignement. Bien sûr, on y a formé des prêtres, mais on y a surtout formé le noyau d’une nouvelle élite canadienne qui allait occuper la plupart des structures politiques et économiques du pays.

Dans les premières décennies de son histoire, le Séminaire est appelé à desservir par ses prêtres la plupart des paroisses fondées le long du Saint-Laurent. À la fin du XVIIe siècle, les archives comprennent les documents essentiels de l’Institution et de ses œuvres : actes de fondation, livres de comptes de l’administration du Grand et du Petit Séminaire, documents des missions d’Acadie et du Mississippi ainsi que des paroisses le long du Saint-Laurent desservies par le clergé du Séminaire. C’est donc dire que les documents conservés par le Centre de référence de l’Amérique française font largement écho à la vie de cette communauté ainsi qu’au développement et au rayonnement des francophones sur le territoire de l’Amérique du Nord du XVIIe au XXe siècle.

Fait inusité pour un centre d’archives, les archives du Séminaire de Québec font partie intégrante des collections dont le Musée de la civilisation assure la gestion. Elles y sont associées à une importante collection d’objets d’arts, d’objets ethno-historiques, d’objets scientifiques, d’artefacts archéologiques ainsi qu’à une bibliothèque de livres anciens comptant plus de 180 000 ouvrages.

Ces diverses collections ont été constituées, c’est important de le préciser, de façon cohérente dans le cadre des activités du Séminaire de Québec. Comme l’histoire de cette institution ne peut être dissociée de celle de la société au sein de laquelle elle œuvre depuis plus de trois cents ans, on peut dire que les collections reflètent non seulement le développement du Séminaire, mais également celui de la société québécoise toute entière.

Dans ce contexte particulier, les archives du Séminaire prennent une importance particulière puisqu’elles détiennent un triple potentiel informationnel en tant que témoin de l’histoire des francophones en Amérique, en tant que source pour la recherche historique et en tant que documents muséologiques.

Description du Fonds

Le Fonds du Séminaire de Québec, 1623-1800

Dès leur arrivée en 1663, l'apport du Séminaire de Québec et de ses prêtres à la vie religieuse, intellectuelle, culturelle et sociale à la Nouvelle-France est immense, comme en témoignent les nombreux documents qu'ils ont su conserver et protéger depuis.

Parmi les documents du fonds d'archives du Séminaire de Québec identifiés pour la présente proposition, nous avons procédé à un choix sélectif basé sur des critères de période et d'événements. Les documents sélectionnés sont les plus représentatifs et significatifs du développement de la colonie, de la ville de Québec, de la société québécoise et canadienne.

Neuf séries et sous-séries du fonds d'archives font l'objet de proposition parmi les vingt-six séries et sous-séries qui composent le fonds. Elles réfèrent à un espace-temps nord-américain, d'origine française, qui au fil des siècles deviendra l'un des grands pays de ce monde. Les dates fixant les paramètres temporels du corpus sont de 1623 pour les balbutiements de ce nouveau monde et de 1800 pour la fin du Régime français et la prise de possession de la colonie par l'Angleterre.

Ces documents authentiques, uniques, évocateurs et très recherchés pour la compréhension du développement social québécois et canadien se retrouvent dans les séries et sous-séries suivantes : (Annexe 1 : description détaillée)

SME 1 : La fondation du Séminaire de Québec et ses œuvres
Chartes, lettres patentes, actes de fondation, règlements, directoires, coutumiers, listes des premiers officiers, conventions entre Mgr de Laval (fondateur du Séminaire et premier évêque catholique du Canada) et le Séminaire des missions étrangères de Paris.

SME 2 : L'administration au Séminaire de Québec
Journal du Séminaire (décrivant les allées et venues quotidiennes ainsi que les événements marquants du Séminaire et de la société en général), procès-verbaux, séances de conseils, correspondance avec Colbert, Louis XIV et Mgr de Laval.

SME 2.1 : La correspondance précieuse
Lettres envoyées et reçues de monarques (les rois de France Louis XIV et Louis XV, les reines de France Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Autriche), de papes (Alexandre VII, Innocent XI, Innocent XIII, Clément X), de ministres de France (Richelieu, Colbert, Maurepas), de gouverneurs et fondateurs de la Nouvelle-France (le comte Buade de Frontenac, Chomedey de Maisonneuve, le comte d'Argenson, le marquis de Vaudreuil, Jeanne Mance).

SME 4 : Les livres de comptes, les fondations et les donations
Ces documents - factures, livres de comptes, grands-livres, journaux généraux, registres de terriers et de censiers - témoignent dans le détail des modes de gestion des ressources financières et des propriétés du Séminaire, notamment de ses fiefs et seigneuries. Ils contiennent entre autres la description, la quantité, la provenance et les prix de tous les articles importés et mis en circulation dans la colonie par les soins du Séminaire.

SME 5 : Les propriétés et les seigneuries
Acquisitions, titres de propriétés, aveux et dénombrements, plans, résumés de cadastres et autres documents témoignent de l'activité foncière du deuxième plus important propriétaire foncier de la Nouvelle-France.

SME 6 : La défense des droits
Documents permettant aux officiers d'établir les droits et privilèges du Séminaire en tant que propriétaire foncier, seigneur et administrateur.

SME 12 : Le rayonnement spirituel
Correspondance et documents rendant compte de l'organisation du territoire, actes d'érection de cures et documents relatifs au Diocèse de Québec, aux missions en Acadie et au Mississippi, aux sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, aux paroisses et aux évêques.

SME 13 : La collection de manuscrits
Notes de cours olographes (droit civil, physique, chimie, droit canonique, théologie, histoire, rhétorique, médecine, astronomie, belles-lettres, architecture, arithmétique et philosophie), dictionnaires, catéchismes et chants amérindiens, documents historiques.
Note : Certains de ces documents ont été acquis par don ou par legs.

SME 15 : La collection de cartes et plans
Cartes géographiques, plans de villes, de villages, de missions et de bâtiments, rendant compte de l'exploration, de la circulation et de l'implantation des populations sur tout le continent; ces documents complètent et expliquent les documents textuels.

• Provenance
Les documents ont été produits par les officiers et les membres du Séminaire de Québec, par leurs correspondants en France, à Rome et dans les missions, ainsi que par les autorités civiles et judiciaires de la métropole et de la colonie.

• État de conservation
L'état de conservation des documents du fonds d'archives est excellent. Les prêtres du Séminaire et maintenant le personnel du Musée de la civilisation se sont toujours préoccupés d'assurer la pérennité des supports physiques d'information ainsi que l'intégrité des précieux contenus qui y sont consignés. Diverses interventions de préservation et de conservation ont été effectuées depuis 1995 et les documents en annexes en font foi.

• État physique
Analyse ou évaluation, état physique. Caractéristique du document.
Gauthier, Francine. Évaluation globale des installations, des procédures, des pratiques et des documents du Service des archives historiques et de documentation du Musée de la civilisation. Québec, mars 1997, 44 pages. Annexe 4

Politique et procédures de préservation des fonds et des collections du Service des archives et de la documentation. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, mars 1998. Annexe 6

• Documentation visuelle
Des représentations photographiques des réserves (magasins) de conservation pour les documents textuels et les manuscrits vous sont présentées en annexe. Les boîtiers de couleur blanche sont des contenants en polypropylène ondulé (coroplast), carton en résidu non acide, confectionnés sur mesure pour tous les documents rares et fragiles. Annexes 8 et 9 (page 4 seulement)

• Bibliographie
Courchesne, Marie-Josée et Chantal Michaud. Plus de trois siècles d'histoire à découvrir. Les archives du Séminaire de Québec. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 1998, 175 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Les collections). Annexe 10

Baillargeon, Noël. Les missions du Séminaire de Québec dans la vallée du Mississippi, 1698-1699. Québec : Service des archives et de la documentation, Musée de la civilisation, 2002, 105 p. (Cahiers du Musée de la civilisation. Collections et Archives). Annexe 11

Exposition permanente L'Œuvre du Séminaire de Québec présentée depuis le 4 mai 2005 au Musée de l'Amérique française.

Exposition permanente Des saisons en Nouvelle-France présentée sur le site Web du Musée depuis septembre 2005. www.mcq.org/Nouvelle-France/index.html


Pour voir la proposition de sur le site de Mémoire du monde cliquez ici.
19/04/2007

Actualité

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10 CONSEILS POUR UN BON CAREME
À ceux qui se demandent encore que faire pour le Carême, le cardinal Godfried Daneels, avec le bon sens et l’humour qu’on lui connaît, adresse ces 10 conseils. Il y ajoute un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ».

Cardinal Godfried Daneels
07/03/2007

1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie
2. Cherche dans l'Évangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n'as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu'un. Avant qu'il ou elle ne te le demande.
5. Lorsque quelqu'un te tient un propos désagréable, n'imagine pas que tu doives aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l'équilibre. En fait, tu tombes dans l'engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s'arrêtera.
6. Si tu zappes depuis un quart d'heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.
7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l'année. Une personne sur trois souffre d'obésité.
8. 'Par-donner' est le superlatif de donner.
9. Tu as déjà si souvent promis d'appeler quelqu'un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

Ces « Dix conseils » ont été publiés dans la revue du vicariat Pastoralia et par l’agence catholique belge CathoBel.

08/03/2007

Réflexions

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Actualité

UNE VIE AVEC KAROL
Publiés mercredi 24 janvier 2007 en Italie et annoncés pour le 8 février 2007 en France, les mémoires du cardinal Stanislaw Dziwisz apportent de nouvelles clés pour comprendre l'un des plus longs pontificats.

Un regard précieux

Qui, mieux que celui qui était entré à son service le 8 octobre 1966 comme secrétaire personnel à l’archevêché de Cracovie, pouvait, après quarante années de vie quotidienne à ses côtés, décrire la personnalité profonde de ce pape ? Stanislaw Dziwisz est celui-là. Il a publié mercredi 24 janvier en Italie un livre de mémoires intitulé Une vie avec Karol à paraître en Pologne le 29 janvier et en France le 8 février (Coédition Desclée de Brouwer/Seuil, 260 p., 18 € ).

Trop proche évidemment pour être objectif, le livre assume cette subjectivité. C’est un portrait réussi, vu de l’intérieur, peint par la personne au monde qui connaissait au plus près Jean-Paul II. La complicité de l’excellent journaliste italien Gian Franco Svidercoschi (à qui l’on doit un livre sur l’ami juif d’enfance de Karol Wojtyla) donne un ensemble très agréable à lire, où la méthode question-réponse est avantageusement remplacée par une alternance entre les souvenirs de celui qui est devenu le cardinal Dziwisz, et les notes du journaliste qui mettent en perspective le récit du témoin.

Une lumière inédite

Voici donc une lumière inédite jetée sur la vie de ce géant de l’histoire : des ambiances polonaises, des passages croustillants sur la vie au Vatican ou en dehors – voir les fameuses « expéditions » secrètes en montagne –, des descriptions de la psychologie du pape défunt, de ses méthodes de travail et des notes encore jamais publiées sur la chute du communisme.

Mais aussi la façon dont Jean-Paul II abordait l’Église (la repentance de l’an 2000, qui a pesé lourd sur ses épaules), des révélations sur des attachements personnels forts (ainsi envers l’évêque assassiné Oscar Romero) ou vis-à-vis du continent chinois – « le » grand regret du pape, qui avait commencé à en apprendre la langue, et des mises au point comme la relation avec la CIA. Enfin, une visite des plus originales des voyages internationaux. À défaut d’une biographie scientifique, voici le premier portrait « en gros plan » de Jean-Paul II.

Les deux points qui précèdent sont adaptés d'un article de Jean-Marie GUENOIS du journal LA CROIX du 25 janvier 2007.

Un humour certain

L'histoire d'un homme devenu pape, tel est le fil conducteur des mémoire du cardinal Dziwisz, son secrétaire personnel.

Le cardinal évoque la vie à Cracovie avec de "microscope partout" disait alors l'évêque Karol Wojtyla épié dans ses moindres faits et gestes. Il rappelle le commentaire humoristique après l'élection ("ils peuvent faire ce qu'ils veulent"), la rencontre du pape avec Mère Teresa à Calcutta où il lui dit "si je le pouvais, j'installerais le pape ici".

Ces notes sur l'humour de Jean-Paul II sont de Matteo Spicuglia 23/01/2007 de korazim.com


Quelque révélations inédites glanées ça et là:

- Avant l'an 2000, le pape avait écrit un document prévoyant la procédure à suivre s'il venait à perdre ses facultés à cause de la maladie de Parkinson. Le cardinal Dziwisz le confirme à la page 193. C'est la première confirmation officielle de ce document semblable à celui qu'avait fait Paul VI. Le pape Jean-Paul II fit cette démarche après avoir décidé de demeurer à son poste "aussi longtemps que le Seigneur m'en donnera les forces". Il était arrivé à cette conclusion après avoir abordé la "question de la démission" comme les journaux l'ont révélé deux mois avant sa mort. Le cardinal Dziwisz développe ce chapitre sans jamais confirmer officiellement que le pape a réellement songé à démissionner. Il note toutefois que le pape demanda l'opinion de plusieurs de ses collaborateurs dont celle de celui qui deviendra son successeur, le cardinal Ratzinger.

- Ali Agca, le terroriste turc qui tira sur le pape en 1981, ne demanda jamais pardon. Comme on le sait Jean-Paul II lui pardonna et lui serra la main dans sa prison, cependant ce qui intéressait Agca c'était seulement «les révélations de Fatima et pourquoi le pape n'était pas mort".

- Une autre précision historique c'est que le pape Jean-Paul II selon le cardinal Dziwisz "ne donna jamais de l'argent ni directement ni indirectement au syndicat Solidarnosc" (Solidarité), le syndicat polonais qui résista au régime communiste. On l'a toujours laissé entendre pour discréditer le pape, mais "c'est un mensonge" écrit le cardinal Dziwisz.

- Une anecdote sympathique. Le pape Jean-Paul est allé skier plus de cent fois incognito dans les Abruzzes, région proche de Rome, et il prenait le télésiège comme tout le monde sans être reconnu. Une fois, un enfant l'identifia, mais personne ne le crut.




L'Agence de nouvelles ZENIT rapporte dans sa dépêche de dimanche le 2 février 2007 que le livre du cardinal Dziwisz en polonais et en italien est déjà en réimpression. Il paraîtra en français le 8 février 2007.

Voici la dépêche de ZENIT:

Le livre du cardinal Dziwisz sur Jean-Paul II déjà en réimpression
« Une vie avec Karol »

ROME, Dimanche 4 février 2007 (ZENIT.org) – Le livre de l’archevêque de Cracovie, le cardinal Stanislas Dziwisz, sur Jean-Paul II, intitulé « Une vie avec Karol » (en collaboration avec Gian Franco Svidercoschi), est déjà en réimpression en polonais et en italien.

En polonais, le livre de celui qui fut secrétaire de Jean-Paul II depuis son épiscopat à Cracovie jusqu’à sa mort à Rome le 2 avril 2005, a été présenté à Cracovie, et aussitôt épuisé. Il avait été tiré à 250.000 exemplaires (éditions Tba) : le public se l’est arraché en quelques jours.

En Italie, l’éditeur Rizzoli et la Librairie éditrice du Vatican ont déjà imprimé la seconde édition, annoncée dans les librairies de Rome pour la fin de la semaine prochaine.

Lors de présentation à la presse, le cardinal Dziwisz a fait le point sur l’avancée de la cause de béatification du pape Wojtyla, annonçant qu’elle devrait se conclure le 2 avril prochain, au niveau diocèsain, soit 2 ans après le décès du pape polonais.

Il sera édité en France par Desclée Du Brouwer, une marque éditoriale de « Parole et Silence », en co-édition avec Le Seuil. La sortie en librairie est prévue dans quelques jours.


25/01/2007

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NOMMER DES EVEQUES SANS ERREUR
Si l'on remonte la chaîne des responsabilités qui a permis la nomination de Mgr Wielgus à un poste aussi sensible que celui d'archevêque de Varsovie, on constate de possibles dysfonctionnement et des contrôles mal réalisés

A qui la faute ? La question hante les conversations à Rome, après la démission forcée du tout nouvel archevêque de Varsovie, Mgr Stanislaw Wielgus, dimanche 7 janvier. Comment a-t-on pu désigner, pour un poste si emblématique, un homme dont le passé contenait tant de zones d’ombre ? À quel niveau un processus aussi éprouvé et complexe que celui de la nomination des évêques dans l’Église catholique a-t-il pu faillir ?

Lorsque l’on remonte la chaîne des responsabilités cependant, il semble que, comme souvent en pareil cas, il y ait eu une accumulation de faits et de dysfonctionnements successifs : la situation nouvelle de la Pologne après Jean-Paul II, les divisions de l’épiscopat polonais, la personnalité fragile de l’évêque en question, et des carences du contrôle à certains niveaux.

Car nommer un évêque prend du temps, tant la procédure – secrète – est étroitement encadrée par le droit canonique. La première étape engage l’épiscopat du pays concerné et le nonce qui y représente le pape. Les évêques, parce qu’il est de leur devoir de donner tous les deux ou trois ans à la nonciature, dans le plus grand secret, des noms de candidats possibles à l’épiscopat. Le nonce, parce que, lorsqu’un siège est vacant, c’est à lui que revient la charge d’une enquête à partir des noms déjà donnés, mais aussi pour en engranger d’autres.

Pour cela, il consulte le président de la Conférence épiscopale, les évêques de la province ecclésiastique concernée, éventuellement d’autres évêques, des prêtres (vicaires généraux, par exemple) et des laïcs. Ensuite, pour approfondir l’enquête et trouver « l’homme juste », il reprend l’enquête et questionne de nouveau les évêques.
Les pays sensibles traités directement au Vatican

La deuxième étape met en jeu la curie à Rome et à nouveau le nonce apostolique. Ce dernier envoie le résultat de son enquête à la Congrégation pour les évêques ou, pour les territoires d’anciens pays de mission (Afrique, Asie, une partie de l’Amérique latine), à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Quant aux pays « connaissant une situation exceptionnelle », ils sont directement traités par la Secrétairerie d’État, au plus haut niveau du Vatican. C’est encore le cas de la Chine. Et c’était, jusqu’à très récemment, celui des anciens pays du bloc communiste, comme la Pologne. Ce n’est qu’en 2005 que Benoît XVI, à peine élu, a fait rentrer ces pays dans le droit commun. Jusqu’à cette date, donc, les nominations d’évêques pour la Pologne relevaient de la seule Secrétairerie d’État, voire du pape et de son strict entourage. Le pays natal de Jean-Paul II constituait un « territoire réservé ».

Dans le cas habituel, les fonctionnaires de la Congrégation pour les évêques reçoivent des fiches-portraits élaborées par le nonce. Concernant Mgr Wielgus, le nonce n’a pas jugé bon de faire une demande à l’État polonais des archives pourtant accessibles… Mais la Congrégation peut aussi retravailler les dossiers et demander davantage de précisions… Puis les dossiers sont examinés par les cardinaux et évêques membres de cette Congrégation.

Ce conseil (dont font partie 28 cardinaux et 8 évêques) se réunit environ deux fois par mois, sous la houlette du préfet de la congrégation, le cardinal Giovanni Battista Re – mais les cardinaux non résidents à Rome ne sont pas toujours tous là. Les évêques s’arrêtent alors sur une liste de trois noms (la terna), ou parfois plus : un choix qui sera ensuite transmis au pape.
Au pape revient la décision finale

C’est au pape, et à lui seul, que revient la décision finale. Il demande parfois un complément d’enquête, mais peut aussi refuser les candidats. La nomination d’un évêque repose donc sur un long processus, qui peut prendre des mois, parfois plus d’un an, impliquant toute l’échelle hiérarchique. Enfin, ultime étape, et non la moindre, l’élu est informé de la décision du pape. Il peut accepter, mais il peut aussi refuser – auquel cas il faut reprendre toute la procédure à zéro…

Concernant Mgr Wielgus, pourquoi les contrôles n’ont-ils pas fonctionné ? La situation était nouvelle. Les archives polonaises sont ouvertes depuis peu, le premier cas de prêtre impliqué remonte ainsi à avril 2005. La curie fonctionne sur des principes pluriséculaires, avec une force d’inertie importante, et ne s’adapte que lentement aux nouveaux contextes : deux ans, à l’échelle de Rome, ce n’est rien !

Aussi étonnant que cela paraisse, il est possible que dans cette nomination, dont le processus a commencé il y a plus d’un an, Rome ne se soit pas inquiétée outre mesure du passé « communiste » du candidat. « Avant que les archives s’ouvrent, on ne pouvait que faire confiance aux responsables de l’Église », explique un responsable romain.
Procédure allégée pour un candidat déjà évêque

De plus, ces contrôles sont importants lorsque l’on nomme un nouvel évêque, qui fait l’objet d’une enquête approfondie. La procédure est très allégée lorsque, comme ici, le candidat est déjà évêque et qu’il s’agit seulement d’un transfert : Mgr Wielgus avait été nommé évêque de Plock en 1999, sans que son passé soit remis en cause à l’époque par Jean-Paul II.

De plus, le nonce, qui constitue, on l’a vu, la cheville ouvrière de ces nominations, est actuellement un Polonais, Mgr Jozef Kowalczyk. Situation exceptionnelle, là encore, héritage de l’époque où la Pologne était le pays du pape. Mais, note-t-on aujourd’hui à Rome, ce n’est pas le meilleur moyen de garantir son objectivité…

S’ajoute enfin la personnalité même de Mgr Wielgus qui, confie un bon connaisseur du dossier, est fragile – ce dont avaient profité les agents communistes. Il aurait pu refuser la nomination, ou demander un délai pour que la lumière soit faite. Or, soumis à une pression médiatique intense, il a multiplié les faux pas, nié les faits pour ensuite les reconnaître, demander pardon et tenter… d’impliquer le pape.

Celui-ci a lancé, mercredi 10 janvier, lors de l'audience générale, un appel voilé à la prudence dans le choix des évêques. Evoquant le geste de l'imposition des mains dans l'Eglise primitive, il a rappelé qu'il s'agissait "d'une action importante, à accomplir avec discernement".

Isabelle DE GAULMYN, à Rome

Tiré du journal "La Croix" du 12 janvier 2007
13/01/2007

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JEUNES PLEINS D`ESPERANCE
On compait 20 000 Croates et aussi 8 000 Polonais, 1 300 Roumains, 1 000 Ukrainiens, 1 500 jeunes de langue allemande. Les Français étaient 1 800, dont trois évêques : Mgr Benoît Rivière (Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes), Mgr Jean-Yves Riocreux (Pontoise) et Mgr Marc Stenger (Troyes).

Avant le départ pour Zagreb, les derniers avis pratiques recommandaient de prendre des vêtements chauds. Le conseil était loin d’être superflu. Blottie derrière une petite montagne, la capitale croate n’est pas à l’abri des rigueurs hivernales. Prudemment, chacun avait fait le plein de bonnets, de gros blousons et de solides chaussures. Et la chaleur de l’accueil n’a pas tardé à réchauffer les plus frileux.

Tous les pèlerins de la 29e Rencontre européenne de jeunes – environ 40.000 d’une trentaine de pays – ont été logés au sein des familles. Audrey Marty et ses amies de l’Aveyron ne tarissent pas d’éloges sur les qualités de leurs hôtes et sur la mobilisation des jeunes qui ont reçu les groupes dans les 150 paroisses de la ville et des environs : «Vraiment, ils ont mis le paquet.»

«L’accueil dans les familles nous a beaucoup touchés», confie Frère Richard, de Taizé qui, parlant le croate, a fait partie de l’équipe de préparation arrivée début septembre. Certaines de ces familles ont souffert de la guerre. D’autres sont réfugiées.

«Toutes ont fait un effort admirable. Elles ont vraiment ouvert les portes de leur cœur et de leurs demeures. Le cardinal Josip Bozanic, archevêque de Zagreb, et ses évêques auxiliaires ont été constamment à nos côtés et nous ont facilité le travail d’organisation. Ainsi que la municipalité et les autorités civiles et politiques. D’ailleurs, plusieurs personnalités, dont le premier ministre, Ivo Salader, ont tenu à manifester leur sympathie et leur solidarité par leur présence, un jour ou l’autre, à la prière du soir. Même le grand mufti de Croatie et le rabbin de Zagreb, poursuit Frère Richard, ont voulu, un temps, se joindre à nous.»

Aux sources de l’Évangile par la prière

Les rencontres de jeunes, organisées chaque année dans une grande ville d’Europe par la communauté œcuménique de Taizé, se veulent à l’image des rencontres sur la colline bourguignonne : «Des invitations à aller aux sources de l’Évangile par la prière, le silence, une recherche.» Appelées aussi «pèlerinage de confiance sur la terre», elles désirent nourrir l’espérance. Beaucoup de jeunes s’interrogent, a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces méditations quotidiennes Frère Alois, prieur de la communauté.

«Une insécurité matérielle grandit dans notre Europe prospère, a-t-il souligné. Le chômage en pousse beaucoup à l’émigration, des injustices criantes, des déséquilibres écologiques ébranlent la confiance dans la vie… et pourtant nombreux sont les signes d’espérance. Ces jours-ci, il nous est donné d’en voir un : tant de jeunes sont prêts à rendre plus visible l’unité de la famille humaine, ils sont disposés à ne pas rester passifs, mais à se mettre en route vers un avenir de paix.»

Pendant cinq jours, surmontant les obstacles des langues, des nationalités, des conflits historiques et des confessions religieuses, les jeunes réunis à Zagreb ont cherché «à trouver les énergies pour aborder avec courage et confiance l’avenir : le leur, l’avenir des sociétés et celui de l’Église». Chaque matin, par petits groupes dans les paroisses, ils ont médité et discuté la Lettre de Calcutta, écrite par Frère Alois à la suite de la rencontre asiatique d’octobre.

L’après-midi, ils ont participé aux différents carrefours proposés au parc des expositions ou dans la ville. La palette, très large, pouvait satisfaire les curiosités les plus diverses : certains, accueillis par le mufti, visitaient la mosquée ; d’autres découvraient le folklore croate ou l’Église orthodoxe serbe ; d’autres encore se retrouvaient pour échanger sur des initiatives de solidarité…

La même passion de la réconciliation

Arrivée de Moscou, Natalia, de parents athées, a été bénévole à Taizé pendant huit mois. La prière de la communauté, confie-t-elle, l’a aidée à entrer dans sa propre tradition orthodoxe. Jean-Denis et Sébastien, tous deux membres de la communauté de l’Arche d’Ambleteuse, dans le Pas-de-Calais, ont surtout aimé les groupes de partage et la longue prière du soir : une heure de chants, de lectures, de célébration de la lumière et autour de la croix.

Julien et Aude, Parisiens de 22 ans, sont des habitués des rencontres de Taizé et des JMJ. «L’idée est la même, analyse Julien, c’est de rassembler des jeunes et de leur donner un nouvel élan spirituel. Mais les JMJ sont sans doute plus festives, plus bruyantes ; les rencontres plus silencieuses, plus intérieures.»

«Sans les frères, on n’aurait jamais rencontré les Serbes», témoigne Maryan, un jeune Croate dont la paroisse a accueilli 15 Serbes, les «ennemis» d’hier. «Notre histoire est compliquée», ont répondu, pudiques, des familles à des hôtes légitimement curieux. « Il ne s’agit pas d’oublier un passé douloureux, a recommandé Frère Alois, mais l’Évangile nous appelle à dépasser la mémoire par le pardon pour interrompre la chaîne qui fait perdurer des ressentiments.»

Avec sa personnalité propre et beaucoup de simplicité, Frère Alois a pris le relais de Frère Roger. La même passion de la réconciliation, de l’unité et de la paix l’anime. «Dieu ne cesse de chercher notre amitié, a-t-il déclaré aux jeunes en guise d’envoi et en leur confiant une copie d’une icône copte de l’amitié. Et cette amitié, nous la vivons entre nous aussi. Le Christ nous réunit dans une seule communion, celle de l’Église. Élargissons alors cette amitié, dépassons les séparations qui demeurent. » Le pèlerinage de confiance continue. Prochaine étape, dans un an, à Genève.

Adaptation d'un article de BERNARD JOUANNO, à ZAGREB (Croatie)

Tiré du journal La Croix 1 janvier 2007

03/01/2007

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UN JOUR, DIEU...
Un jour, Dieu a désiré habiter notre temps! Sa parole a voulu prendre corps. Le temps de Noël nous met en contact avec le mystère de la volonté du Père d'envoyer dans notre monde son Verbe, sa parole, pour devenir l'un parmi nous. En son Fils Jésus, Dieu s'est approché de notre humanité pour prendre avec lui notre condition de vie et nous tracer un chemin de salut.

Depuis lors, nous ne cessons de rendre grâce au Père du don de son Fils. Non seulement les premiers disciples de Jésus ont eu la joie de côtoyer quotidiennement leur Maître sur les routes de la Galilée et de Jérusalem, mais ils ont communié, à un premier repas, puis à plusieurs autres, à sa vie de mort et de ressuscité. Ils l'ont reconnu vivant en plusieurs lieux, mais particulièrement au cours de ces repas. À la fraction du pain, «leurs yeux s'ouvrirent » à son nouveau mode de présence parmi les siens.

«Le Verbe s'est fait chair», et il continue de nous habiter par l'Eucharistie célébrée et contemplée au beau milieu de nos activités de chaque jour. Ce «sacrement d'unité et d'amour », selon l'expression de saint Augustin, nous assure une présence toujours active du Seigneur au sein de notre Église. Par ce Saint Signe, un pain devenu son Corps, du vin devenu son Sang, le Christ nous donne directement accès à sa personne pour le recevoir et nous offrir avec lui à son Père. Ce sacrement nous appelle à mieux aimer notre frère et notre sœur, présences de Dieu, et à nous étonner du désir de proximité de notre Créateur et Sauveur.



Louis-André Naud, membre du Comité d'organisation du 49" Congrès eucharistique international


Tiré de Prions en Église du 10 décembre 2006 – Deuxième dimanche de l’Avent - vol. 70 numéro 49 p.30.
11/12/2006

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FISSURES QUI FONT REFLECHIR...
Trois fissures, immensément profondes et apparemment impossibles à combler, fracturent l'unité de l'humanité. Je les exprime ici en citant quelqu'un qui fut, à son propre étonnement et qu'on l'aime ou non, un des penseurs les plus sérieux de l'histoire de l'humanité, saint Paul: "...Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme..." affirmait-il un jour de façon tranchante. Les points de suspension dans la citation sont d'une énorme importance, j'y reviendrai.

« Juifs – Grecs » : ce sont les religions; « esclaves - hommes lbres »: ce sont les classes sociales; « hommes – femmes » : ce que l'on sait. Différences religieuses, différences sociales et différences sexuelles qui deviennent souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, occasions de division, de domination et d'asservissement. Si nous pouvions les transformer en lieux privilégiés de ré-conciliation, de fraternité et d'unité! Mais comment s'y prendre?

L'autre jour, le Pape Benoit XVI était à l'université de Ratisbonne (Regensburg, comme ils disent par là). Je suis déjà allé, on y trouve ce qu'on peut imaginer de meilleur comme faculté de théologie, c'est du moins ce qu'ils disent, comme le dit d'ailleurs d'elle-même toute faculté de théologie allemande qui se compare aux autres. Alors mon pape n'a pu faire autrement que d'entrer dans l'univers qui fut jadis le sien et que, forcément, il aime bien. Et il n'a pu faire autrement que de succomber un tant soit peu à la tentation de la virtuosité intellectuelle, qui est le péché mignon de tout universitaire. Évoquer un dialogue entre un empereur de Byzance et un savant musulman absents des mémoires universitaires depuis si longtemps: pouvait-on imaginer quoi que ce soit de plus pétillant, dans cette auguste assemblée de professeurs en toges! Les auditeurs ont bien apprécié, totalement inconscients que, à cause du Pape, ce qui se déroulait dans leur enceinte paisible était épié par les médias du monde entier. Le Pape, lui, devait le savoir. Il est toujours épié, quoi qu'il fasse, quoi qu'il veuille.

Ce que le pape a dit n'était certes pas mauvais; la citation qu'il a faite non plus. Il ne devrait pas dire qu'elle ne reflétait pas sa pensée. La violence jusqu'à la mort de l'autre, pour lui imposer la foi en Dieu, est la chose plus irrationnelle qu'on puisse imaginer; et la plus ignoble, quand on sait que Dieu est Amour, ce que le Pape proposait comme la conviction la plus intense qui l'habitait au début de son pontificat.

C'est ainsi que j'en reviens enfin aux points de suspension de ma citation du début. Je dévoile ce qu'ils cachaient: " Oui, vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous, vos n'êtes qu'un en Jésus Christ". Pour un chrétien plongé dans l'univers du Christ, les différences étaient devenues des champs de réconciliation. Je dis bien: pour un chrétien. C'est l'affaire des chrétiens.

Je ne tiens pas à ce que notre Pape parle des autres religions, des autres façons d'entrer en relation avec Dieu qu'ont découvertes d'autres êtres humains. Chacune d'entre elles constitue un mystère de foi bien difficile à lire et à déchiffrer quand on ne la partage pas. Je veux de mon Pape qu'il ne parle que comme un chrétien. Je veux qu'il ne parle que de la relation à Dieu qu'il connaît d'expérience, celle qui se fait par le Christ, Jésus de Nazareth, le Crucifié que Dieu a glorifié parce qu'il avait bien fait ce qu'il avait à faire. Il n'a pas tué, il s'est fait tuer. Il ne s'est pas vengé, il a pardonné. Il n'a jamais tué quelqu'un. Mais il a tué quelque chose: la haine. Il l'a aspirée, il l'a enfouie en lui. En sa personne il a tué la haine. Par ses paroles de détresse, d'abandon et de pardon sur la croix, par son corps livré et son sang versé dont nous, les chrétiens, nous faisons mémoire chaque fois que nous nous réunissons et que nous pensons à lui.

Voilà ce que tout chrétien a à dire au monde: le Dieu auquel il croit, celui que Jésus de Nazareth lui a appris. Et sa conviction qu'il y a plus d'avenir pour le monde dans l'amour que dans la haine.

A chacun de présenter sa foi sans porter de jugement sur la foi de l'autre. Nous, les chrétiens, nous avons à dire la foi en Dieu que nous avons découverte en nous mettant à la suite de Jésus de Nazareth. Cette foi que nous avons si mal servie dans l'histoire et dont nous ne serons jamais de fiers et parfaits témoins. Mais cette foi que nous trouvons belle. Cette foi qui nous amène à présenter l'amour comme étant l'avenir du monde. En étant convaincus, parce que Jésus nous l'a appris, que voilà ce qui plaît à Dieu.

Dieu...Yahvé... Allah... Ô Toi l'au-delà de tout, tu as tous les noms, comment te nommerai-je? Et Jésus me répond, en pensant à tous mes frères et soeurs de la terre: Abba!

Lucien Robitaille, prêtre,
professeur émérite à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval

Tiré de Pastorale-Québec octobre 2006 vol 118 numéro 9 p. 31

Autorisation de publication du directeur de Pastorale-Québec, l’abbé René Tessier, le 14 novembre 2006
15/11/2006

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RETOUR A L`ESPRIT DU CONCILE
"Il vaut la peine, écrit-il, de recueillir la nouveauté profonde que le discours du pape contient en ce qui regarde le thème de la présence de catholiques dans la vie publique et en particulier dans la vie politique: une nouveauté qui de quelque façon est un retour aus positions montinienne (ndlr du pape Paul VI - Montini de son nom de famille) et du Concile Vatican II."

"Un concile, continue-t-il, disons-le entre parenthèse, qui aussi dans l'intervention d'ouverture du cardinal Tettamanzi (ndlr archevêque de Milan) semble finalment reproposé comme point de référence dominant".

Pourquoi un retour? Parce que maintenant le risque de voir l'Église en bloc comme une force sociale qui fait bloc au risque de perdre de vue des distinctions fondamentales. "Maintenant, commente Pietro Scoppola, dans le sparoles du pape ces disticntions reviennent avec pleine clarté: autre est le rôle de l'Église et de son magistère, autre est le rôle des fidèles laïques qui redevient défini avec les paroles anciennes et oubliées que nous avions lues dans Gaudium et Spes (ndlr Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps de Vatican II) et que maintenant nous réentendons avec une intime satisfaction".

Tiré du journal italien La
Repubblica
du vendredi 20 octobre 2006 p. 25

Dans le journal La Croix du 19 octobre la journaliste Isabelle DE GAULMYN écrivait:

"Présence culturelle [de l'Église], donc, mais aussi présence politique. Depuis dix ans, le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence des évêques italiens, fait de l’Église catholique un acteur incontournable du jeu politique national. Ce qui n’est pas sans provoquer des réticences, au sein de la hiérarchie ecclésiale comme des laïcs. L’engagement politique des évêques fut d’ailleurs au cœur des débats de cette semaine de congrès. La présentation des liens entre Église et État par le sociologue romain Luca Diotallevi a provoqué mardi des discussions très serrées dans l’assemblée...

Le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan, a ainsi mis en garde, dès le discours d’ouverture du congrès lundi, contre toute tentation de récupération des valeurs chrétiennes par la politique : « Il vaut mieux être chrétien sans le dire que le proclamer sans l’être », a-t-il dit, citant saint Ignace d’Antioche.« L’Église n’a pas à être un agent politique » Certes, a repris Benoît XVI jeudi, « l’Église n’a pas à être un agent politique ». Mais en même temps, a-t-il poursuivi, « elle a un intérêt profond pour le bien de la communauté politique (…) et offre à divers niveaux sa contribution spécifique ».
..Une invitation [de Benoît XVI] aux chrétiens italiens à être « dans le monde sans être du monde », que le pape devait d’ailleurs reprendre quelques heures plus tard durant la célébration dans le stade de Vérone.






Extraits de l'homélie du pape Benoît XVIdans le stade de Vérone le 19 octobre 2006

De la force de cet amour, de la foi solide dans la résurrection de Jésus qui fonde l'espérance, naît et se renouvelle constamment notre témoignage chrétien. C'est là que s'enracine notre «Credo», le symbole de foi dans lequel la prédication du début a puisé, et qui continue de manière inaltérée à nourrir le Peuple de Dieu. Le contenu du «kérygme», de l’annonce, qui constitue la substance de tout le message évangélique, est le Christ, le Fils de Dieu fait Homme, mort et ressuscité pour nous. Sa résurrection est le mystère qui caractérise le christianisme, l'accomplissement surabondant de toutes les prophéties de salut, également de celle que nous avons écoutée dans la première Lecture, tirée de la partie finale du Livre du prophète Isaïe. Du Christ ressuscité, prémisses de l'humanité nouvelle, régénérée et régénératrice, est né en réalité comme le prophète l’a prédit, le peuple des «pauvres» qui ont ouvert leur cœur à l'Evangile et sont devenus et deviennent toujours à nouveau, des «chênes de justice», «des plantations de Yahvé pour se glorifier», des reconstructeurs de ruines, des restaurateurs de villes désolées, estimés de tous comme la race bénie du Seigneur (cf. Is 61, 3-4.9). Le mystère de la résurrection du Fils de Dieu, qui, monté au ciel à côté du Père, a répandu l'Esprit Saint sur nous, nous fait embrasser d'un seul regard le Christ et l'Eglise : le Ressuscité et les ressuscités, les Prémisses et la plantation de Dieu, la Pierre d'angle et les pierres vivantes, pour reprendre une autre image de la Première lecture de Pierre (cf. 2, 4-8). Ce qui s’est produit au début, avec la première communauté apostolique, doit se produire également maintenant.

En effet, à partir du jour de la Pentecôte la lumière du Seigneur ressuscité a transfiguré la vie des Apôtres. Ceux-ci avaient désormais la claire perception de ne pas être simplement des disciples d'une doctrine nouvelle et intéressante, mais des témoins choisis et responsables d'une révélation à laquelle était lié le salut de leurs contemporains et de toutes les générations futures. La foi pascale remplissait leur cœur d'une ardeur et d'un zèle extraordinaires, qui les rendait prêts à affronter chaque difficulté et même la mort, et qui donnait à leurs paroles une irrésistible énergie de persuasion. Ainsi, un groupe de personnes, dépourvues de ressources humaines et uniquement fortes de leur foi, affronta sans peur de dures persécutions et le martyre. L'Apôtre Jean écrit : «Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi» (1 Jn 5, 4b). L’exactitude de cette affirmation est documentée également en Italie par presque deux millénaires d'histoire chrétienne, à travers d'innombrables témoignages de martyrs, de saints et de bienheureux, qui ont laissé des traces indélébiles en chaque lieu de la belle péninsule dans laquelle nous vivons. Certains d'entre eux ont été évoqués au début du Congrès et leurs figures en accompagnent les travaux.

Nous sommes aujourd’hui les héritiers de ces témoins victorieux ! Mais c'est précisément de cette constatation que naît la question : qu'en est-il de notre foi ? Dans quelle mesure savons-nous aujourd'hui la communiquer ? La certitude que le Christ est ressuscité nous assure qu'aucune force adverse ne pourra jamais détruire l'Eglise. Nous sommes également animés par la conscience que seul le Christ peut satisfaire les attentes profondes de chaque cœur humain et répondre aux interrogations les plus troublantes sur la douleur, l'injustice et le mal, sur la mort et l'au-delà. Notre foi est donc fondée, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous. Un vaste effort capillaire à accomplir se présente alors, pour que chaque chrétien se transforme en «témoin» capable et prêt à assumer l'engagement de rendre compte à tous et toujours de l'espérance qui l'anime (cf. 1 P 3, 15). C'est pourquoi il faut recommencer à annoncer avec vigueur et joie l'événement de la mort et de la résurrection du Christ, cœur du christianisme, ligne directrice de notre foi, puissant levier de nos certitudes, vent impétueux qui balaye toute peur et indécision, tout doute et calcul humain. Ce n'est que de Dieu que peut venir le changement décisif du monde. Ce n'est qu'à partir de la Résurrection que l'on comprend la véritable nature de l'Eglise et de son témoignage, qui n'est pas quelque chose de détaché du mystère pascal, mais bien son fruit, sa manifestation et sa réalisation de la part de ceux qui, recevant l'Esprit Saint, sont envoyés par le Christ pour poursuivre cette même mission (cf. Jn 2, 21-23).

«Témoins de Jésus ressuscité» : cette définition des chrétiens dérive directement du passage de l'Evangile de Luc aujourd'hui proclamé, mais également des Actes des Apôtres (cf. Ac 1, 8.22). Témoins de Jésus ressuscité. Ce «de» doit être bien compris ! Il signifie que le témoin est «de» Jésus ressuscité, c'est-à-dire qu'il appartient à Lui, et précisément en tant que tel il peut lui rendre un témoignage valable, il peut parler de Lui, Le faire connaître, conduire à Lui, transmettre sa présence. C'est exactement le contraire de ce qui se produit pour l'autre expression : «espérance du monde». Ici, la préposition «de» n'indique pas du tout l'appartenance, car le Christ n'est pas du monde, de même que les chrétiens ne doivent pas, non plus, être du monde. L'espérance, qui est le Christ, est dans le monde, est pour le monde, mais elle l'est précisément parce que le Christ est Dieu, est «le Saint» (en hébreu Qadosh). Le Christ est espérance pour le monde parce qu'il est ressuscité, et il est ressuscité parce qu'il est Dieu. Les chrétiens aussi peuvent apporter l'espérance au monde, car ils sont au Christ et à Dieu dans la mesure où ils meurent avec Lui au péché et renaissent avec Lui à la vie nouvelle de l'amour, du pardon, du service, de la non-violence. Comme le dit saint Augustin : «Tu as cru, tu as été baptisé : la vieille vie est morte, elle a été tuée sur la croix, ensevelie dans le baptême. La vieille vie a été ensevelie, cette vie dans laquelle tu as mal vécu : que la nouvelle vie renaisse» (Sermone Guelf. IX, in M. Pellegrino, Vox Patrum, 177). Ce n'est que si, comme le Christ, je ne suis pas du monde, que les chrétiens peuvent être espérance dans le monde et pour le monde.


© Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice Vaticana
Traduction réalisée par Zenit.org


22/10/2006

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QUEBECOIS MOYEN...ET DIEU
Le journaliste Jean-Simon Gagné commentant ces statistiques note que le Québec moyen a beaucoup changé depuis 1973. Les femmes représentent 50,4 % de la population. En 1973, le Québécois moyen avait 31 ans, en 1996, il en avait 37 et en 2006 il a 39 ans.

ET DIEU DANS TOUT ÇÀ?

Si on continue de lire le dossier du "Soleil", il ressort que sur le plan religieux, le Québécois moyen ne fréquente plus guère les lieux de culte, mais plus de 80% continuent à croire en Dieu. Trois petits québécois sur quatre reçoivent encore le sacrement de baptême. Contrairement à ce qu'on peut croire, la présence de la religion et du spirituel est tenace et l'éloignement de la pratique ne veut pas dire que la dimension religieuse et spirituelle est escamotée dans la vie du Québécois moyen.

Le déclin de la pratique religieuse s'accompagne d'un divorce de plus en plus grand avec les enseignements de l'Église. La moitié des québécois font favorables à la contraception (90%), à l'avortement (70%), au mariage gai (63%).

AUTRES CONSTATATIONS

En 2005, au Québec, le nombre des mariages a augmenté pour la première fois depuis 1987. Et le nombre de divorces ne cesse de baisser depuis 15 ans.

À la fin des année 60, le Québécois moyen avait à peine complété sa sixième année. Aujourd'hui plus des deux tiers des québécois (68%) possèdent un diplôme d'études secondaires. Plus d'un million sur environ 7 millions d'habitants détiennent un diplôme universitaire.

Le Québécois moyen utilise régulièrement le courrier électronique (60,5%), considère l'environnement comme une priorité incontournable (85%) et prendra sa retraite à 60,6 ans (en théorie).

Source: le Québec chiffres en main 2006, Institut de la Statistique du Québec, Statistique Canada et différents sondages en 2004, 2005 et 2006


Notes tirées du journal "Le Soleil" du 9 septembre 2006
18/09/2006

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ASSISE 2006...POUR LA PAIX
En octobre 1986, le pape Jean-Paul II convoqua à Assise la Journée mondiale de Prière pour la paix, un événement historique sans précédent qui a vu à côté du souverain pontife, les représentants des grandes religions mondiales réunis, du Dalaï Lama à l’archevêque de Canterbury.

Commençait alors un parcours qui fête aujourd’hui ses 20 ans, que la Communauté de Sant’Egidio a suivi de manière particulière en organisant les Rencontres Hommes et Religions. Ces rencontres ont traversé, année après année, les principales villes italiennes et les capitales européennes ; en constituant une occasion extraordinaire de dialogue et de dépassement des oppositions culturelles et religieuses.

Pour un monde paix. Religions et cultures en dialogue sera le thème de la rencontre internationale et de la journée de prière pour la paix organisées les 4 et 5 septembre 2006 par la Communauté de Sant’Egidio, à Assise, en collaboration avec la Conférence épiscopale d’Ombrie.

A une époque marquée par le terrorisme et la guerre, comme par les efforts de dialogue et de réconciliation, les religions ont un rôle important dans l’espace public alors qu’elles sont toujours plus confrontées au défi de l’instrumentalisation extrémiste.

Parmi d’autres, seront notamment présents le Grand Rabbin Cohen de Haïfa, les rabbins Toaf et De Segni de Rome, Ibrahim Ezzedine, conseiller de la Présidence aux Emirats arabes unis, le secrétaire de la Fédération luthérienne mondiale, Noko, le président de la Conférence des Eglises Européennes, Jean-Arnold de Clermont, les cardinaux Paul Poupard et Stanislas Dziwisz et des représentants de toutes les confessions chrétiennes d’Orient et d’Occident, avec une forte présence de régions de « frontières » comme Israël et le Moyen Orient, le Pakistan, l’Extrême Prient et la Méditerranée.

Pour plus de détails Cliquez ici

Tiré de Cathobel
Agence d'information religieuse



Voici des extraits du texte du Message de Benoît XVI pour le 20e anniversaire des Rencontres d'Assise

Agence Fides
06/09/2006

Le Pape Benoît XVI rappelle les nombreuses initiatives jaillies de la Rencontre de 1986, qui « chacune avec sa spécificité, mettent en évidence la valeur de l’intuition de Jean-Paul II, et en montrent l’actualité à la lumière des événements arrivés ces vingt dernières années et de la situation présente de l’humanité ». En outre le Message souligne que pour construire la paix « les voies d’ordre culturelles, politique, et économiques sont certes importantes. Mais en premier lieu la paix se construit dans les cœurs. C’est là en effet que se développent des sentiments qui peuvent l’alimenter, ou au contraire la menacer, l’affaiblir, l’étouffer. Le cœur de l’homme, d’autre part, est le lieu des interventions de Dieu. Par conséquent, à côté de la dimension « horizontale » des rapports avec les autres hommes, d’une importance fondamentale, se révèle, dans ce domaine, la dimension « verticale » du rapport de chacun avec Dieu, dans lequel chaque chose a son fondement ».

Dans sa conclusion, le Saint-Père Benoît XVI rappelle le choix de la Cité d’Assise, « universellement connue pour la figure de Saint François » et souligne : « Le témoignage qu’il rendit à son époque en fait un point de repère naturel pour tous ceux qui encore aujourd’hui cultivent l’idéal de la paix, du respect de la nature, du dialogue entre les personnes, entre les religions et les cultures. Il est cependant important de rappeler, si l’on ne veut pas trahir son message, que ce fut le choix radical du Christ de lui fournir la clé de la compréhension de la fraternité à laquelle tous les hommes sont appelés, et à laquelle les créatures inanimées - depuis « frère soleil » à « sœur lune » - participent aussi d’une certaine manière. J’aime par conséquent rappeler que, en coïncidence avec le vingtième anniversaire de l’initiative de prière pour la paix de Jean-Paul II, a lieu aussi le huitième centenaire de la conversion de Saint François. Les deux commémorations s’éclairent réciproquement. C’est dans les paroles qui lui sont adressées par le Crucifix de Saint Damien - « Va, François, répare ma maison… », dans son choix de pauvreté radicale, dans le baiser au lépreux dans lequel s’exprime sa nouvelle aptitude à voir et à aimer le Christ dans ses frères souffrants, que commençait cette aventure humaine et chrétienne qui continue à fasciner de nombreux hommes de notre temps et fait de cette Cité le but d’innombrables pèlerinages ».

08/09/2006

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DIX NOUVEAUX SÉMINARISTES
La communauté du Grand Séminaire de Québec comptera donc au total 31 séminaristes dont 10 sont actuellement en stage dans leur diocèse respectif. Les activités reprendront du côté du Grand Séminaire dans les prochaines semaines alors que les 21 séminaristes résidents viendront progressivement s’installer. Au terme de la journée du 28 août, tous seront rendus pour débuter l’année de formation.


J’ai le bonheur aussi de vous informer que Monsieur le Cardinal Ouellet, archevêque de Québec, a renouvelé pour 3 ans les mandats de mesdames Céline Lamonde et Charlotte Plante ainsi que celui de l’abbé Gilles Nadeau comme membres de l'Équipe de formation. Nous y reconnaissons la satisfaction et la confiance du Cardinal Ouellet à l’égard de l’équipe de formation que nous constituons.

Nombreuses sont les ordinations en cette année 2006 alors que ce n’est pas moins de 6 candidats qui auront été ordonnés prêtres depuis janvier : Julio Duran pour Trois-Rivières, Norman jr Poisson-Rioux pour Sherbrooke, Martin Pelletier pour Ste-Anne-de-la-Pocatière, Tony Deblois pour Gaspé, Miché Paré pour Québec, le 27 août prochain, et Jean-Paul Lacroix également pour Québec, le 17 septembre prochain. Il faut remonter à l’année 1991 pour constater un tel nombre d’ordinations de candidats ayant fait leur formation à Québec. La prochaine année sera sans aucun doute plus modeste à ce niveau puisque seulement 2 séminaristes sont en 4e étape.

En terminant, monsieur Pierre Robitaille, diacre séminariste, quittera la maison le 31 août prochain pour vivre un stage diaconal à la paroisse Notre-Dame de l’Annonciation de l’Ancienne-Lorette. Pierre poursuivra à temps partiel la rédaction de sa thèse de doctorat.


Mario Côté, ptre Supérieur du Grand Séminaire de Québec

24 août 2006

25/08/2006

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MOT DU SUPERIEUR GENERAL
La communauté des prêtres du Séminaire de Québec annoncera officiellement le 25 septembre 2006 qu’en 2008, dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de Québec, une ANNÉE JUBILAIRE sera consacrée au Bienheureux François de Laval commémorant les 350 ans de son ordination comme évêque et vicaire apostolique de la Nouvelle-France et les 300 ans de son décès. Nous vous tiendrons au courant des développements de ce projet au cours de l’année.

Merci de votre visite.

Hermann Giguère, ptre
25/08/2006

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LE PADRE DES CADETS
En début de semaine, il terminait un stage en tant qu'intervenant en pastorale au camp musical des cadets de Saint-Gabriel-de-Valcartier. Les campeurs l'appellent affectueusement « le Padre ». Un surnom qu'il aime bien, puisqu'il a choisi de devenir prêtre.

Cet ancien mécanicien automobile vient de compléter sa première année d'études au Grand Séminaire de Québec. Une fois ordonné, Jean-Philippe s'occupera du diocèse de Baie-Comeau, dans son patelin.

Il ne sait toutefois pas ce qu'il l'attend, avec les églises qui ne sont plus remplies comme avant. Il assiste, note-t-il, à la transformation de l'Église, et s'aventure en terrain inconnu. « Les choses changent beaucoup, l'évêque ne sait même pas comment on va me payer plus tard ». À propos de sa vie future, il se dit toutefois inconfortable avec l'idée de vivre dans un presbytère.

Questions incontournables

Les sujets controversés touchant l'Église, Jean-Philippe les aborde prudemment. « Je m'étais préparé pour ça », dit-il en souriant aux différentes questions. Il dit partager la vision de l'Église au sujet du mariage gai. « Ce n'est pas dans la manière de penser de la vie conjugale : la procréation et la survie de l'espèce. » Le mariage des prêtres ? Il croit que le célibat va de pair avec le sacerdoce : « Il y a des hommes mariés dans l'Église, comme les diacres (clercs qui ont reçu l'ordre immédiatement inférieur à la prêtrise). Personne ne m'impose ça. »

Bien entendu, opter pour le célibat a été difficile. Or, le Grand Séminaire offre des cours du type « comment bien vivre son célibat » et des cours de sexualité, nécessaires selon le futur prêtre. Il souhaite d'ailleurs compléter sa maîtrise en sciences humaines, sur le sujet, afin d'être le mieux outillé possible.

Et qu'advient-il du stéréotype de vie religieuse rangée ? Cigarette au bec, Jean-Philippe clarifie les faits : les séminaristes ont le droit de boire de l'alcool et de fumer. Le jeune homme est aussi un grand adepte de plein air et fait du sport dès qu'il peut. « On est dans le trafic ! », assure-t-il.

Paru dans le journal "Le Solei" du 16 août 2006 dans la rubrique VIVRE ICI
Laurie Richard

17/08/2006

Actualité

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