Ce billet est le fruit de mon expérience de presque 20 ans avec les groupes du Renouveau charismatique de 1974 à 1992 au moment de leur apparition au Québec et de leur épanouissement. Le Renouveau charismatique a connu alors une rayonnement remarquable avant de perdre de plus en plus d'adeptes suivant en cela la raréfaction des catholiques pratiquants dans les paroisses. Au Québec, il reste plusieurs groupes à Rimouski (25 groupes), à Québec (46 groupes) et à Montréal (56 groupes) notamment. Dans la région d'Ottawa/Gatineau il y a 19 groupes et une communauté. Ces groupes se retrouvent à chaque semaine dans la prière et le partage. Nous leur souhaitons une belle persévérance et un nouvel élan pour témoigner de la Seigneurie de Jésus-Christ. Dans la joie de l'Esprit, HG


XIe Congrès national francophone à Notre-Dame du Cap (Trois-Rivières) du 6 au 9 juin 2013  ( Crédits photo : H. Giguère)
XIe Congrès national francophone à Notre-Dame du Cap (Trois-Rivières) du 6 au 9 juin 2013 ( Crédits photo : H. Giguère)
Le renouveau spirituel s'est manifesté après le Concile Vatican II (1962-1965) de façon percutante au Canada par la percée des nouveaux mouvements spirituels qui se répandaient à vive allure comme les Cursillos de cristiandad, l'Arche de Jean Vanier, le Renouement conjugal (Marriage Encounter), le Chemin néocatéchuménal etc. C’est dans ce contexte que les groupes du Renouveau charismatique catholique, né aux États-Unis en 1967, vont se multiplier dans tous les diocèses à une vitesse vertigineuse de 1971 à 1984.

Ayant atteint alors un sommet, ils s’inscriront dans l’espace ecclésial avec leurs richesses et leurs limites. Ils n’échapperont pas au phénomène du vieillissement de leurs effectifs parallèle à celui des communautés religieuses et des personnes pratiquantes dans les paroisses. Malgré ce déclin, plusieurs groupes du Renouveau charismatique continuent d’entretenir la flamme et s’avèrent des lieux propices à la rencontre de Dieu et à la nouvelle évangélisation. Le pape François le constatait en recevant quelque 50 000 membres du Renouveau dans l'Esprit (Rinnovamento nello Spirito Santo, Rns) le 31 mai 2014, ces groupes italiens qui sont l’équivalent des groupes du Renouveau charismatique au Canada : «  Le Renouveau charismatique est une grande force au service de l’annonce de l’Évangile, dans la joie de l’Esprit-Saint. Vous avez reçu l’Esprit-Saint qui vous a fait découvrir l’amour de Dieu pour tous ses enfants et l’amour de la Parole… J’attends de vous que vous partagiez avec tous, dans l’Église, la grâce du Baptême dans l’Esprit Saint (expression qui se lit dans les Actes des Apôtres). J’attends de vous une évangélisation avec la Parole de Dieu qui annonce que Jésus est vivant et aime tous les hommes.»

Avec simplicité le pape François, en soulignant le 50e anniversaire de l'apparition du Renouveau charismatique dans l'Église catholique aux États-Unis en 1967, a confié combien il s'est opposé fermement à son implantation en Argentine.


Le pape François sur l'avion à son retour de Suède le 1 novembre 2016
Le pape François sur l'avion à son retour de Suède le 1 novembre 2016
Voici ses propres paroles prononcées lors de sa conférence de presse sur l'avion qui le ramenait de Suède le 1 novembre 2016 telles que rapportées par l'agence Zenit :

"Le Pape a évoqué la célébration des 50 ans du Renouveau charismatique qui aura lieu à la Pentecôte 2017 à Rome : « Je prévois – si Dieu me prête vie – d’aller y parler » a-t-il précisé.
Il s’est souvenu de ses propres réticences lors de la naissance de ce mouvement : « Un des premiers opposants en Argentine a été moi-même – parce que j’étais Provincial des jésuites à cette époque (…) et j’ai interdit aux jésuites d’avoir des liens avec eux. Et j’ai dit publiquement que quand on faisait une célébration liturgique il fallait faire une chose liturgique et non une ‘école de samba’ (escuela do samba). C’est ce que j’ai dit. Et aujourd’hui je pense le contraire, quand les choses sont bien faites ».

Quel chemin parcouru et par le pape et par les groupes du Renouveau charismatique qui sont une immense force dans plusieurs pays d'Amérique du Sud et d'Afrique de même qu'en Italie et en Inde, entre autres pays, et qui ont donné naissance à des communautés dont, en France, celle de l'Emmanuel (10 000 laïcs, prêtres, consacrés dans 64 pays) et celle du Chemin Neuf (près de 2 000 membres permanents dans vingt-six pays, et 12 000 personnes au service des missions de la communauté).

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) a présenté le 26 octobre 2016 devant la Commission des Institutions, son mémoire sur le projet de loi 62, portant sur la neutralité religieuse de l’État. La délégation était composée du président, Mgr Paul Lortie, évêque de Mont-Laurier, et des archevêques de Québec et de Montréal, Monsieur le cardinal Gérald Cyprien Lacroix et Mgr Christian Lépine.


Cardinal Lacroix, Mgr Paul Lortie et Mgr Chrisian Lépine présentant, le 26 octobre 2016, à Québec devant la Commission des Institutions, son mémoire sur le projet de loi 62, portant sur la neutralité religieuse.
Cardinal Lacroix, Mgr Paul Lortie et Mgr Chrisian Lépine présentant, le 26 octobre 2016, à Québec devant la Commission des Institutions, son mémoire sur le projet de loi 62, portant sur la neutralité religieuse.
Le mémoire de l’AECQ comporte trois parties, portant (1) sur la signification et la raison d’être de la neutralité religieuse de l’État, (2) la liberté de conscience et de religion, et (3) la valeur du pluralisme québécois actuel. J'ai lu avec intérêt ce mémoire qu'on peut trouver sur le site internet de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) en cliquant ici.

Les remarques de la première partie frappent dans le mille et sont un apport que le gouvernement se devrait d'introduire dans son projet de loi. Elles peuvent se résumer à deux points. Le premier est la définition de la neutralité religieuse. « L’article 5, écrivent les évêques, contient bien une définition de la neutralité religieuse, mais ce n’est pas celle de l’État, mais son application au cas particulier d’ "un membre du personnel d’un organisme public", exprimée ainsi: "veiller à ne pas favoriser ni défavoriser une personne en raison de l’appartenance ou non de cette dernière à une religion" ». De leur côté les évêques ne le font malheureusement pas. Le second point est tout à fait logique et obvie. La neutralité n'est pas une fin, elle est un moyen. La fin poursuivie est la liberté de religion protégée par les Chartes fédérale et provinciale des droits de la personne. La neutralité religieuse de l'État fait partie des moyens pour assurer la liberté de religion, ce que les évêques notent avec bonheur.

Ce livre est le fruit de plus de cinq ans de recherches et d'enquêtes. Les auteurs se sont donné la peine de vérifier leurs affirmations. Au-delà des données recueillies, l'intérêt de leur enquête réside dans la méthode employée pour les classer et les mettre en relation les unes avec les autres. Cette méthode est inspirée de la sémiotique et ils la nomment la sémiométrie.


En quoi consiste-t-elle? Prenez par exemple le cinquième trait identitaire : "villageois". Ce terme du point de vue de la sémiométrie est le dénominateur commun d'un ensemble de mots comme campagne, conservateur, familial, local, nationaliste, partage, simplicité et traditionnel qui sont perçus plus favorablement par les Franco-Québécois que par les Anglo-Québécois. Pour les auteurs "le langage est le marqueur d'identité". C'est à partir de mots que se révèlent les traits identitaires.

Cette méthode fait ressortir sept traits identitaires propres aux Franco-Québécois. En effet, le Code Québec recherché se limite aux Québécois de langue française, les "canadiens-français" disait-on autrefois. Ceci étant dit, le portrait tracé par les sept traits retenus est très révélateur : heureux, consensuel, détaché, victime, villageois, créatif et fier. Ce sont ces traits qui forment le Code Québec et qui sont comme les terrains où les communicateurs de toutes sortes lancent leurs messages avec profit. Plusieurs exemples en sont donnés comme la campagne de publicité de Bell au milieu des années 90 avec Benoît Brière etc.

Dans la présentation de chaque trait identitaire, on fait appel à des enquêtes récentes, on illustre ce trait par des considérations tirées du marketing, on présente les mots sous le trait décrit et on donne les résultats chiffrés des enquêtes pertinentes. On le voit l'ouvrage a une structure simple. Il est agréable à lire. Le style est soigné sans être recherché. On peut le parcourir du début à la fin ou aller à tel ou tel trait identitaire selon son intérêt.

Réunis à la Maison généralice des Soeurs de la Charité de Québec à Beauport, le 4 mai 2016, plus de 200 prêtres et diacres ont goûté avec avidité le témoignage de Bernard Émond dans le cadre leur Assemblée annuelle. Je transcris les notes que j'ai prises lors de ce témoignage émouvant. Elles ne prétendent pas rapporter textuellement la teneur de l'entretien. Elles sont un aide-mémoire qui permet, cependant, d'identifier une démarche riche de sens et d'interrogations.


Période de questions après le témoignage de Bernard Émond à Québec le 4 mai 2016  (Crédit photo : H. Giguère)
Période de questions après le témoignage de Bernard Émond à Québec le 4 mai 2016 (Crédit photo : H. Giguère)
Monsieur Émond commence par situer d'où il parle. Pour le bénéfice de l'auditoire constitué de prêtres et de diacres, il rappelle qu'il se définit comme agnostique ouvert sur le mystère plus grand que nous et il résume le tout par ces mots "Je suis baptisé, mécréant et catholique". C'est la culture canadienne-française qui l'a nourri, explique-t-il. Il en garde une nostalgie qui est, pour lui, l'indice d'un manque. Les modèles qui ont nourri son enfance, les saints, sont disparus de l'horizon chez les contemporains. "Aujourd'hui, dit-il, je me sens orphelin." C'est l'hédonisme, le chacun pour soi plutôt que la sainteté qui prend toute la place. Il manque de quelque chose d'essentiel. "C'est un orphelin qui vous parle".

L'essentiel transcendant j'en ai trouvé des traces dans plusieurs de vos célébrations, notamment des funérailles comme celles de Pierre Falardeau présidée par le Père Guy Paiement S.J. ou celle de Pierre Vadeboncoeur chez les dominicains de Côte Ste-Catherine. Je me sens à l'aise en dehors de milieux intellectuels. Ma famille est une famille de petites gens où le respect de la solidarité et des convenances sociales avait une grande importance. Admiration.

Le sacré s'en va aujourd'hui. Il reste la parole, mais on compose trop facilement avec ce que les gens désirent au lieu de les inviter à s'élever. Ainsi au lieu des beaux chants liturgiques lors de funérailles, on acceptera la chanson de France Gall Besoin d'amour composée par Luc Plamondon parce que les gens la trouvent belle. Rien là pour sortir de soi-même, élever le niveau, c'est la "petite musique de la transcendance". Le monde ne se ramène pas à nous-mêmes, ni à ce que nous attendons. Si nous ne nous dépassons pas dans un ailleurs transcendant, alors on se contente d'avoir du "fun", du "fun", du "fun" et du "fun" jusqu'à la fin [en québécois "avoir du fun" c'est se donner du plaisir seul ou en groupe].

J'ai eu la joie de voir deux personnes proches recevoir en ce 16 juin 2015 l'insigne de l'Ordre national du Québec, c'est pourquoi, j'écris ce petit article pour leur rendre hommage. Cette remise a eu lieu dans le Salon Rouge de l'édifice du Parlement du Québec. C'est le premier ministre monsieur Philippe Couillard qui a procédé à la remise des insignes. Il a conclu le tout en déclarant : "Aucun sommet n'est trop haut quand on a la chance de naître et de vivre au Québec."


Maître Henri Brun, professeur émérite de l'Universtié Laval recevant l'insigne de l'Ordre national du Québec
Maître Henri Brun, professeur émérite de l'Universtié Laval recevant l'insigne de l'Ordre national du Québec
L’Ordre national du Québec est décerné aux personnes d’exception ayant marqué l’évolution et le rayonnement du Québec par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux. Pour voir la liste des personnes honorées en 2015, cliquez ici.

Voici maintenant quelques mots sur ces deux personnes proches dont je partage la joie.

Mtre Henri Brun, est un constitutionnaliste respecté. Professeur émérite de l'Université Laval, il a publié de nombreux ouvrages en droit constitutionnel et en droit administratif. Il s'est intéressé de façon particulière à la question des Chartes de droits des personnes. Conseiller de plusieurs gouvernements, il a défendu leurs positions devant la Cour Suprême en plusieurs occasions. Il jouit d'une grande renommée au Québec, au Canada et à l'étranger. Je suis heureux d'avoir pu le fréquenter et de le compter parmi mes amis. Félicitations!

Mtre Henri Brun a été reconnu comme Le Lauréat de la semaine le 28 juin 2015 par le journal Le Soleil et Radio-Canada.
Voir l'article d'Annie Mathieu

À la Salle de Presse du Vatican, le 5 mai 2015,Mgr Salvatore Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté le programme du Jubilé de la Miséricorde annoncé par le pape François le 8 décembre 2014. Ce jubilé s'étendra du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016.


Saint Pierre de Rome (Crédits photo H. Giguère)
Saint Pierre de Rome (Crédits photo H. Giguère)
Dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium qui demeure comme la carte de programmation du pontificat du Pape François, une expression est symptomatique pour saisir le sens du Jubilée extraordinaire qui a été proclamé le 11 avril dernier:"l’Eglise vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde, fruit de l’expérimentation de l’infinie miséricorde du Père et de sa force de diffusion.(Eg 24). C’est à partir de ce souhait qu’il faut relire la Bulle d’indiction du Jubilé Misericordiae vultus où le Pape trace le finalités de l’Année Sainte. Comme on le sait, les deux dates indicatives seront le 8 décembre 2015, la solennité de l’Immaculée Conception, marquant l’ouverture de la Porte Sainte à la Basilique Saint- Pierre, et le 20 novembre 2016, la solennité de Jésus –Christ, Seigneur de l’Univers qui est la conclusion de cette Année Sainte. Il est bon d’affirmer d’abord, pour éviter des malentendus, que le Jubilé de la Miséricorde n’est pas et il ne veut pas être, le Grand Jubilé de l’An 2000. Toute comparaison est, donc, sans signification étant donné que chaque Année Sainte apporte ses caractéristiques et ses finalités.

Dans une entrevue au magazine Pèlerin, Francis Cabrel loin de cacher ses convictions de croyant, les affiche ouvertement et s'en réjouit. "Je suis catholique de fait et de conviction, dit-il". La foi l'a accompagné au cours des années, une foi toujours présente et vivante encore aujourd'hui alors qu'il aborde la soixantaine.


Francis Cabrel : « J’adhère totalement aux fondements du message du Christ qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. » (Crédits photo Pèlerin  © Claude Gassian)
Francis Cabrel : « J’adhère totalement aux fondements du message du Christ qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. » (Crédits photo Pèlerin © Claude Gassian)
Voici des extraits de cette entrevue que vous pouvez lire en entier, en cliquant ici.

Après la remarque qui suit : "Quand, il y a quelques mois, les deux aînées ont décidé de partir, je l’ai très mal vécu. Je me suis senti abandonné", la personne qui mène l'entrevue continue en abordant par ce biais la foi de Francis Cabrel.

Est-ce ce vertige qui vous a poussé à évoquer votre foi catholique à travers Dans chaque cœur ?
F.C. Ce n’est ni un aveu, ni une déclaration publique, car je n’ai jamais fait mystère de ma foi.
Mes grands-parents, d’origine italienne, étaient très pratiquants. Mes parents m’ont inculqué les valeurs du catholicisme. Quand j’évoque « le crucifié du Golgotha », son sacrifice résonne parfaitement en moi.

Le Christ vous accompagne-t-il au quotidien ?
F.C. Je le prends à témoin et je le remercie régulièrement. C’est un personnage qui fait partie du rêve, de la pureté et du don de soi. J’adhère totalement aux fondements de son message qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. Mais ce que je n’aime pas, c’est ce que certains ont fait de sa parole.

Parfois on veut aller vite en affaire! L’évangéliste Marc présente un récit extrêmement bien résumé de la mission de Jésus. En ce début de carême, n’allons pas trop vite en sautant des étapes du parcours. Suivons Jésus pas à pas à travers les défis et les déserts. La récompense nous attends, le Règne de Dieu est tout proche!


Si la promotion des droits humains « est l’une des plus grandes contributions que l’Europe a offerte et offre encore au monde entier », il faut cependant veiller à ce qu'ils ne deviennent pas « des droits individualistes », a déclaré le pape François au Conseil de l'Europe, qui est la principale organisation de défense des droits de l'homme du continent.


Le pape François s'adressant au Conseil de l'Europe à Strasbourg le 25 novembre 2014 (Crédits photo AFP)
Le pape François s'adressant au Conseil de l'Europe à Strasbourg le 25 novembre 2014 (Crédits photo AFP)
Le Conseil de l'Europe réunit 47 pays européens pour un total de 800 000 d'habitants. Il est compose de plusieurs organismes dont la Cour européenne des droits de l'homme qui siège à Strasbourg. Après sa visite au Parlement européen, le pape François a gagné vers midi le siège du Conseil de l'Europe qui est, précisons-le, un institution distincte de l'Union européenne. Après l'accueil du Secrétaire Général monsieur Thorbjorn Jagland, de madame Anne Brasseur, présidente de l'Assemblée, et des membres du Comité ministériel, il a gagné l´hémicycle pour s'adresser à l'ensemble des composantes du Conseil, son Assemblée Parlementaire, les Représentants des pays membres et les Juges de la Cour européenne des droits de l'homme.

Extrait de son discours où il aborde la question des droits humains tels que rapporté par le Service d'information du Vatican (VIS) :

Quelque 50.000 membres du "Renouveau dans l'Esprit" (Rinnovamento nello Spirito Santo, Rns) ont rencontré le pape François au Stade olympique de Rome, samedi dernier, 31 mai 2014, en fin d'après-midi.

L'événement était organisé en collaboration avec l'"International Charismatic Catholic Renewal Services" (ICCRS) et la "Catholic Fraternity of Charismatic Covenant Communities and Fellowship" (CFCCCF), dans le cadre du 37e Congrès national sur le thème : « Convertissez-vous ! Croyez ! Recevez l’Esprit Saint ! » (Rome, 1er-2 juin).


Le pape François, accompagné de Salvatore Martinez, président du Rinnovemento nello Spirito en Italie, fait son entrée dans le Stadio Olimpico à Rome le 31 mai 2014
Le pape François, accompagné de Salvatore Martinez, président du Rinnovemento nello Spirito en Italie, fait son entrée dans le Stadio Olimpico à Rome le 31 mai 2014
ROME, 2 juin 2014 (Zenit.org) - « Soyez attentifs à ne pas perdre la liberté donnée par l'Esprit-Saint », c'est-à-dire « la grâce de laisser Dieu être Dieu », déclare le pape au Renouveau charismatique italien. Il donne rendez-vous à tous les mouvements charismatiques du monde pour un grand Jubilé, à la Pentecôte 2017.

La jeunesse doit être donnée

Le pape est arrivé au milieu des hymnes et des acclamations enthousiastes, accueilli par le président du mouvement, Salvatore Martinez. Dialoguant avec différents « témoins » – un prêtre, un jeune, des mariés et une personne handicapée – il a exhorté les jeunes à miser leur jeunesse « sur de grandes choses ».

« Il serait triste de protéger sa jeunesse dans une forteresse... cette jeunesse deviendrait 'vieille'. Le jeune doit savoir prendre des risques avec espérance car la jeunesse doit être donnée... N'épargnez pas votre jeunesse ! », a-t-il encouragé.

« Je voudrais vous laisser un seul mot », a-t-il dit aux prêtres : « proximité. Proximité avec Jésus dans la prière et l'adoration » et « proximité avec le Peuple de Dieu qui vous a été confié. Aimez votre peuple ».

Puis le pape s'est tourné vers les familles, « l’Église domestique, où Jésus grandit dans l'amour des époux, dans la vie des enfants ». Il a mis en garde : « l'ennemi attaque tant la famille, le démon ne la veut pas et cherche à la détruire, car il cherche à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'amour... ».

Cité du Vatican, 27 février 2014 (Vatican Information Service). Le Pape s'est adressé en ce 27 février 2014 aux membres de la Congrégation pour les évêques dont le préfet est le cardinal Marc Ouellet, ancien archevêque de Québec, devant lesquels il a tracé un portait de ce doit être le rôle de ce dicastère, chargé de l'aider à désigner les pasteurs de diocèses de par le monde.


Le pape François s'adressant aux membres de la Congrégation des évêques (Photo de l'Osservtore Romano)
Le pape François s'adressant aux membres de la Congrégation des évêques (Photo de l'Osservtore Romano)
Voici les passages principaux de ce discours:

"La mission essentielle de la Congrégation. Lors d'une consécration épiscopale, l'Eglise rassemblée invoque le Saint-Esprit et demande que le candidat soit ordonné. L'Evêque président demande alors s'il y a le mandat. Cette congrégation existe pour aider à rédiger un mandat qui sera ensuite diffusé dans de nombreuses églises pour la joie et l'espérance du peuple de Dieu. Cette congrégation existe pour s'assurer que le nom a avant tout été indiqué par le Seigneur".

Le peuple de Dieu a besoin et attend un pasteur, quelqu'un au grand cœur. Il veut un homme de Dieu, pas un gestionnaire ni un administrateur de société, quelqu'un capable de s'élever à la hauteur de la vue de Dieu pour nous conduire à lui... Nous ne devons jamais perdre de vue les besoins des Eglises locales, auxquelles nous devons répondre. Or il n'existe pas d'évêque standard... Pour nous, l'enjeu est d'entrer dans la perspective du Christ en tenant compte de la réalité des Eglises particulières".

La "liste" de Radio Vatican. Le 25 février 2014 l'agence Zenit dans son bulletin Le Monde vu de Rome pointe les sept dates que Radio Vatican a présentées pour résumer, jusqu'à aujourd'hui, les étapes de la réforme mise en oeuvre par le pape François dès les premières semaines de son élection.


Le pape François avec les enfants des Gardes suisses
Le pape François avec les enfants des Gardes suisses
"Depuis sa nomination, le Pape François a montré sa volonté d’aller vite dans la réforme du Saint-Siège comme de l’Etat du Vatican. De nombreuses structures et commissions ont ainsi été créées et des audits lancés, par de grandes compagnies internationales. Tour d’horizon de cette « opération transparence » en quelques dates clés", annonce Radio Vatican.

-13 avril 2013 : création d'un groupe de huit cardinaux chargés de l’aider dans le gouvernement de l’Eglise et la réforme de la Curie. Ce « G8 » est composé des cardinaux Maradiaga (Honduras), Pell (Australie), O’Malley (Etats-Unis), Monsengwo (RDC), Gracias (Inde), Marx (Allemagne), Bertello (Italien, curie) et Errázuriz (Chili);

-27 juin 2013 : par un document personnel signé de sa main, appelé chirographe, craation d'une commission chargée de superviser les activités de l’Institut pour les Ouvres de religion (IOR). Ses pouvoirs sont larges, elle dispose du personnel et des moyens nécessaires à sa mission, et peut éventuellement faire appel à des collaborations extérieures;

-18 juillet 2013 : lancement d'un audit financier du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican. Une nouvelle commission d’étude sur l’organisation de la structure économico-administrative du Saint-Siège est créée. Son but est d’œuvrer à “la simplification et la rationalisation” des activités économiques et financières du Saint Siège. Présidée par l’économiste maltais Joseph F.X. Zahra, elle est composée de huit membres dont sept laïcs. Elle jouit d’une totale indépendance et, selon son mandat, remettra au Pape seul ses conclusions;

-30 septembre 2013: par un chirographe le G8 devient un "conseil" permanent: sa première réunion, se tient du 1er au 3 octobre;

-18 décembre 2013: après un appel d'offre, le cabinet d’audit McKinsey reçoit la mission de fournir un travail de conseil pour rendre l'organisation des moyens de communication du Saint-Siège plus fonctionnelle, efficace et moderne. Parallèlement, la compagnie KPMG, autre grand cabinet de conseil, est chargée d’aligner sur les standards internationaux la comptabilité de toutes les institutions et de tous les services qui ont leur siège dans la Cité du Vatican;

-15 janvier 2014: renouvellement de la commission cardinalice de vigilance de l’IOR, institut financier qui n'est pas une banque. Ses cinq membres sont tous remplacés et nommés pour cinq ans, à l’exception du cardinal français Jean-Louis Tauran, qui conserve son poste;

-25 février 2014 : par un Motu Proprio, institution d'un Secrétariat à l’économie -sorte de ministère des Finances-, pour coordonner la gestion économique et administrative du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican, avec à sa tête le cardinal archevêque de Sydney, George Pell. Création d'un conseil de 15 membres chargés de formuler des directives à l’adresse du nouveau Secrétariat, ainsi qu’un poste de «contrôleur général» qui sera doté de pouvoirs lui permettant d'opérer des «contrôles dans n'importe quelle agence ou institution du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican ».

A ces dates il convient d'ajouter les nominations effectuées par le pape, qui renouvellent ou confirment les responsabilités des dicastères du Vatican.

Le tout sur le fond de ses enseignements quotidiens et hebdomadaires sur la "conversion pastorale" et de ses gestes si éloquents qui parlent directement au coeur, à Rome ou au cours de ses voyages.

Tiré de Zenit du 25 février 2014

Le cardinal Jorge Mario Bergoglio comme la plupart de ses confrères s'est exprimé le 9 mars 2013 durant une des congrégations générales précédant le conclave sur le programme nécessaire et la figure de celui qui, parmi eux, deviendrait pape. Ce texte qu'il a ré-écrit de mémoire et qu'il a remis au cardinal Ortega, archevêque de La Havane, le lendemain est maintenant rendu public par ce dernier avec l'accord du pape François.


Le programme annoncé de celui qui est devenu le pape François
Le texte de l’intervention du futur pape François, est celui que ce dernier a lui-même transcrit durant la congrégation générale avant le conclave. Orlando Marquez de Palabra Nueva, le magazine de l'Archevêché de La Havane a publié les notes que le cardinal Bergoglio a données au cardinal Ortega le 26 mars 2013 et il en a envoyé une copie à ZENIT pour être publié et diffusé. Déjà publié en langue espagnole, voici la traduction française du texte.

La douce et réconfortante joie d’évangéliser

On a parlé d’évangélisation. C’est la raison de l’Eglise. « Gardons la douce et réconfortante joie d’évangéliser, même lorsque qu’il faut [...] soit annoncé et l’Eglise implantée au cœur du monde » (Paul VI). C’est Jésus Christ qui, de l’intérieur, nous y pousse.

1) Evangéliser suppose un « zèle » apostolique. Evangéliser suppose dans l’Eglise une parésie (témoignage, ndr) d’elle-même. L’Eglise est appelée à sortir d’elle-même et à aller dans les périphéries, les périphéries géographiques mais également existentielles: là où réside le mystère du péché, la douleur, l’injustice, l’ignorance, là où le religieux, la pensée, sont méprisés, là où sont toutes les misères.

2) Quand l’Eglise ne sort pas pour évangéliser, elle devient autoréférentielle et tombe malade (cf. La femme toute courbée repliée sur elle-même dont parle Luc dans l’Evangile (13,10-17). Les maux qui, au fil des temps, frappent les institutions ecclésiastiques sont l’auto-référentialité et une sorte de narcissisme théologique. Dans l’Apocalypse, Jésus dit qu’Il est à la porte, qu’il frappe à la porte. Bien entendu, le texte se réfère au fait qu’il frappe à la porte de l’extérieur pour entrer... Mais je pense aux moments où Jésus frappe de l’intérieur pour le laisser sortir. L’Eglise autoréférentielle prétend retenir le Christ à l’intérieur d’elle-même et ne le fait pas sortir.

3) Quand l’Eglise est une Eglise autoréférentielle, elle croit involontairement avoir la lumière, une lumière qui lui est propre. Ce n’est plus la certitude de viser le mysterium lunae, elle va au contraire vers un mal très grave dont on connaît le nom : «la spiritualité mondaine » (Selon Lubac, c’est le pire mal qui puisse arriver à l’Eglise). L’Eglise vit pour donner la gloire des uns aux autres. Bref ! Il y a deux images de l’Eglise: l’Eglise évangélisatrice qui sème « Dei Verbum religiose audiens et fidenter proclamans » et l’Eglise mondaine qui vit replie sur elle-même et pour elle-même. Cette analyse devrait apporter un éclairage sur les changements et réformes possibles qui doivent être faites pour le salut des âmes.

4) Pensant au prochain pape, il faut un homme qui, de la contemplation et de l’adoration de Jésus Christ, aide l’Eglise à sortir d’elle-même vers la périphérie existentielle de l’humanité, pour qu’elle devienne mère féconde de la « douce et réconfortante joie d’évangéliser ».

Traduction d'Océane Le Gall

Nous apprenons que le 21 février 2013 est décédé à Jérusalem le Père Pierre-Marie Delfieux, rencontré au 49e Congrès eucharistique international de Québec en 2008. Le Père Delfieux et les Fraterntés monastiques de Jérusalem furent très proches des prêtres du Séminaire de Québec à leur arrivée au Québec en 2004. Le fondateur du Séminaire de Québec, le bienheureux François de Laval, fut une de leur grande inspiration.


Père Pierre-Marie Delfieux (1934 -2013)
Père Pierre-Marie Delfieux (1934 -2013)
Le 31 octobre 2004, le Supérieur général du Séminaire, l'abbé Hermann Giguère, remettait aux frères et aux soeurs des Fraternités un reliquaire et recevait en échange une icône écrite par une soeur de la communauté.. Voir le reportage.

Que les frères et les soeurs soient assurés de nos profondes sympathies et de nos prières.

Mgr Hermann Giguère P.H.
Séminaire de Québec

Voici l'avis de décès :

Frère Jean-Christophe Calmon, prieur général,
Sœur Violaine Divry, prieure générale,
les frères et sœurs de Jérusalem,
les familles Delfieux et Angles,
confient à votre prière
le Père Pierre-Marie Delfieux
fondateur des Fraternités Monastiques de Jérusalem,
parti vers la Maison du Père le 21 février 2013.


La messe d’A-Dieu, présidée par le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris,
sera célébrée le mercredi 27 février, à 10h00, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L’inhumation dans le cimetière de Magdala se fera dans l’intimité
en présence de la communauté et de la famille.

Voici un aperçu de la biographie du Père Pierre-Marie. Delfieux par le Service de presse des Fraternités monastiques de Jérusalem
Couverture du nouveau livre de Gilles vigneault chez Novalis
Couverture du nouveau livre de Gilles vigneault chez Novalis
Gilles Vigneault est connu pour son oeuvre poétique, ses engagements et sa brillante carrière. Or, dans certains textes, le chansonnier a semé des mots parlant d'une autre dimension de sa vie. Le journaliste Pierre Maisonneuve l'a ainsi rencontré pour comprendre comment la religion a imprégné son parcours. En résulte un dialogue surprenant, dans lequel le grand poète révèle avec franchise et pudeur le pays intérieur qui l'habite :
« Ma foi n'est pas cachée d'une façon intentionnelle. Je n'ai pas l'intention de me cacher de croire. Pas plus que j'ai l'intention de me cacher de croître. »

Cette entrevue biographique nous invite à découvrir une facette méconnue de Vigneault. Le livre s'apparente ainsi à une véritable profession de foi avec des anecdotes sur son héritage chrétien, les valeurs de sa famille ou la composition d'une messe pour ses 80 ans. Néanmoins, si Vigneault a fait « le pari » de croire, il demeure lucide sur la place de la spiritualité dans le monde actuel et parle, à coeur ouvert, des débats de société.

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