Tel est le message qu'a livré aux prêtres du Séminaire de Québec, lors d'une journée de ressourcement, Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque du diocèse de Ste-Anne-de-la-Pocatière au Québec, le 28 octobre 2016. Cette journée s'est tenue au Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec qui est la résidence des prêtres du Séminaire et des séminaristes du Grand Séminaire de Québec.


Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de Ste-Anne de la Pocatière devant la statue de sainte Anne au Séminaire de Québec (Crédits photo : H. Giguère)
Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de Ste-Anne de la Pocatière devant la statue de sainte Anne au Séminaire de Québec (Crédits photo : H. Giguère)
Mgr Moreau a commencé son entretien en citant la devise du pape François "Miserando et eligendo" qu'il a proposé de traduire ainsi "miséricordié et choisi" et pour appuyer ce départ, il s'est référé à la Règle de saint Benoît où celui-ci, après plusieurs citations de l'Écriture, conclut en écrivant "Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu".

Sur cette lancée, Mgr Moreau s'est attardé sur le mot "miséricorde". Il a noté à la suite de l'exégète Jean Duhaime dans Parabole de décembre 2015 que le mot français "miséricorde" avait été banni du psautier de la traduction dite Bible de Jérusalem au profit du mot "tendresse" ou "amour".

Inspiré par ce mot de Jean XIII : "Le plus beau nom et le pus bel attribut de Dieu c'est sa misréricorde", Mgr Moreau évoque les textes fondateurs du livre de l'Exode. Il rappelle qu'en Exode 34, 6 le Seigneur se présente comme un Dieu tendre et miséricordieux. C'est la "carte de visite" de Dieu, commente-t-il. Et en Exode 3. 7, où le Seigneur dit à Moïse "J'ai vu la misère de mon peuple, et j'ai entendu ses cris, je suis descendu pour le délivrer", Mgr Moreau voit là non seulement la vocation de Moïse, mais il y décèle derrière ces mots le coeur même de Dieu, la "vocation de Dieu". Car comme le dit le pape François "ignorer la souffrance de l'Humanité, c'est ignorer Dieu" dont le nom est "Miséricorde".

Lorsqu'on regarde et observe un "sujet qui prie", un "priant", on est renvoyé à une attitude, une expérience. Ce "sujet", cette personne met quelque chose en action. Il cherche à ouvrir un espace de communication, de dialogue.


Procession aux flambaux à Fatima le 24 septembre 2016 (Crédits photo : H. Giguère)
Procession aux flambaux à Fatima le 24 septembre 2016 (Crédits photo : H. Giguère)
L'attitude, l'expérience particulière qui se développe et apparaît alors prend naissance et origine (anthropologiquement et existentiellement)

- à partir d'un "aveu d'insuffisance" ouvrant sur l'altérité, sur une espace où vont pouvoir se nouer des rapports interpersonnels
- mais sans jamais enlever une sorte de tension faite de présence et d'absence, de proximité (d'union) et de distance (de séparation), de clarté radieuse et de nuit enténébrée...

La prière, en dernière analyse, est une réponse d'acceptation amoureuse du Dessein d'amour de Dieu, "formulée" ou rendue tangible d'une manière ou d'une autre.

La grâce ne détruit pas la nature. Il en est ainsi dans la prière comme dans toute activité spirituelle. Donc, je suis en droit de parler toujours de ma prière, même dans les plus hauts sommets de contemplation mystique. La prière reste toujours humaine. C'est le coeur, la voix d'un homme, d'une femme, qui se saisit dans sa relation à Dieu. D'où actualité permanente des psaumes.

« Le texte est très bon et il explicite parfaitement le sens du chapitre 8 d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autre interprétation. Et je suis sûr que cela fera beaucoup de bien », écrit le pape François aux évêques de la région de Buenos Aires ses anciens collègues, soulignant que « c’est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont éloignés, et une fois que nous les avons rencontrés, à entamer un chemin d’accueil, d’accompagnement, de discernement et d’intégration dans la communauté ecclésiale ».


L'assemblée du Synodes des évêques à Rome en 2015
L'assemblée du Synodes des évêques à Rome en 2015
Cette citation est reprise de l'article de Nicolas Senèze, à Rome, pour le journal La Croix le 12 septembre 2016 qui rapporte que le pape François a reçu de la part de ses anciens collègues un document proposant des règles précises pour l'application concrète d'« Amoris laetitia » dans leurs diocèses respectifs intitulé «Critères fondamentaux pour l’application du chapitre VIII de 'Amoris Laetitia'». En réponse à cet envoi, dans une lettre envoyée à ses confrères, il juge que leur projet pastoral permettant, dans certains cas, d’accueillir des divorcés remariés à la communion, « exprime pleinement le sens du chapitre 8 d'« Amoris laetitia », l'Exhortation apostolique qui a suivi six mois plus tard les deux assemblées synodales sur la famille en 2014 et 2015.

Mgr Pierre Gaudette P.H. qui a été professeur d'Éthique pendant de nombreuses années à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec) nous livre dans cet article se réactions au document du pape François sur la famille intitulé "La joie de l'amour" (Amoris laetitia).


La joie de l'amour
La joie de l'amour
Cet article préparé pour la revue Pastorale-Québec et paru dans cette revue, est publié ici avec l'autorisation de cette dernière, ce dont nous remercions chaleureusement le Rédacteur en chef, monsieur l'abbé René Tessier.

Deux grandes préoccupations traversent l’Exhortation post-synodale Amoris Laetitia: aborder les situations vécues, quelles qu’elles soient, avec respect et compassion; présenter l’idéal évangélique d’une façon stimulante et joyeuse, capable de rejoindre les aspirations les plus profondes des personnes. Cela est particulièrement manifeste dans le chapitre 8 de l’Exhortation où le pape aborde ce qu’il appelle « les situations irrégulières » qui contreviennent d’une façon ou de l’autre à la vision chrétienne du mariage et de la sexualité: la cohabitation, le mariage civil et surtout la situation des divorcés remariés qui a polarisé l’attention médiatique.

Marco Veilleux a rédigé cette critique dans le sillage du témoignage de Bernard Émond à l'Assemblée du clergé du Diocèse de Québecle le 7 mai 2016 et elle mérite une réflexion sérieuse. Les pasteurs et les chrétiens et chrétiennes y trouveront des points de référence qui permettent de sortir des habituelles et banales constatations sur l'état de l'Église au Québec et qui ouvrent des avenues nouvelles à emprunter...au plus vite. Nous vous la présentons avec l'autorisation de l'auteur qui en souhaite une large diffusion. Bonne lecture!


Sur le film « La divine stratégie » : la condition de l'Église québécoise et de son personnel par Marco Veilleux
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Marco Veilleux

Marco Veilleux est diplomé en théologie de l'Université Laval. Il a été directeur adjoint d'un centre d'éducation des adultes à Québec, puis rédacteur de la revue Vie liturgique (Ottawa). Il a publié une étude sur la vie et l'oeuvre de Simone Monet dans le livre Les visages de la foi (Fides, 2003), il a été membre de l'équipe du Centre Justice et foi à Montréal et directeur adjoint de la revue Relations. Il est actuellement adjoint aux communications pour les Jésuites du Canada français.

Le blogue de Marco Veilleux


Réunis à la Maison généralice des Soeurs de la Charité de Québec à Beauport, le 4 mai 2016, plus de 200 prêtres et diacres ont goûté avec avidité le témoignage de Bernard Émond dans le cadre leur Assemblée annuelle. Je transcris les notes que j'ai prises lors de ce témoignage émouvant. Elles ne prétendent pas rapporter textuellement la teneur de l'entretien. Elles sont un aide-mémoire qui permet, cependant, d'identifier une démarche riche de sens et d'interrogations.


Période de questions après le témoignage de Bernard Émond à Québec le 4 mai 2016  (Crédit photo : H. Giguère)
Période de questions après le témoignage de Bernard Émond à Québec le 4 mai 2016 (Crédit photo : H. Giguère)
Monsieur Émond commence par situer d'où il parle. Pour le bénéfice de l'auditoire constitué de prêtres et de diacres, il rappelle qu'il se définit comme agnostique ouvert sur le mystère plus grand que nous et il résume le tout par ces mots "Je suis baptisé, mécréant et catholique". C'est la culture canadienne-française qui l'a nourri, explique-t-il. Il en garde une nostalgie qui est, pour lui, l'indice d'un manque. Les modèles qui ont nourri son enfance, les saints, sont disparus de l'horizon chez les contemporains. "Aujourd'hui, dit-il, je me sens orphelin." C'est l'hédonisme, le chacun pour soi plutôt que la sainteté qui prend toute la place. Il manque de quelque chose d'essentiel. "C'est un orphelin qui vous parle".

L'essentiel transcendant j'en ai trouvé des traces dans plusieurs de vos célébrations, notamment des funérailles comme celles de Pierre Falardeau présidée par le Père Guy Paiement S.J. ou celle de Pierre Vadeboncoeur chez les dominicains de Côte Ste-Catherine. Je me sens à l'aise en dehors de milieux intellectuels. Ma famille est une famille de petites gens où le respect de la solidarité et des convenances sociales avait une grande importance. Admiration.

Le sacré s'en va aujourd'hui. Il reste la parole, mais on compose trop facilement avec ce que les gens désirent au lieu de les inviter à s'élever. Ainsi au lieu des beaux chants liturgiques lors de funérailles, on acceptera la chanson de France Gall Besoin d'amour composée par Luc Plamondon parce que les gens la trouvent belle. Rien là pour sortir de soi-même, élever le niveau, c'est la "petite musique de la transcendance". Le monde ne se ramène pas à nous-mêmes, ni à ce que nous attendons. Si nous ne nous dépassons pas dans un ailleurs transcendant, alors on se contente d'avoir du "fun", du "fun", du "fun" et du "fun" jusqu'à la fin [en québécois "avoir du fun" c'est se donner du plaisir seul ou en groupe].

La persécution, c’est « le pain quotidien de l’Église», sous deux formes, indique le pape François : la persécution sanglante et une grande apostasie, une persécution « idéologique ».


Le pape François à Quito lros de son voyage pastoral en en Équateur en 2015
Le pape François à Quito lros de son voyage pastoral en en Équateur en 2015
Le pape a commenté la lecture des Actes des apôtres lors de la messe quotidienne célébrée ce mardi 12 avril, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican, rapporte Radio Vatican.

Il existe des persécutions sanglantes – être jeté aux fauves, ou être victime d’une bombe à la sortie de la messe – et des « persécutions en gants blancs, des persécutions culturelles, celles qui te confinent dans un recoin de la société, qui en viennent à te faire perdre ton travail si tu n’adhères pas aux lois qui vont contre Dieu Créateur», a expliqué le pape.

«La persécution, je dirais, c’est le pain quotidien de l’Église. Jésus l’a dit. Nous, quand nous faisons un peu de tourisme à Rome et allons au Colisée, nous pensons que les martyrs étaient ceux qui étaient tués avec les lions. Mais les martyrs n’ont pas été seulement ceux-là. Ce sont des hommes et femmes de tous les jours : aujourd’hui, le jour de Pâques, il y a à peine trois semaines… Ces chrétiens qui fêtaient Pâques au Pakistan ont été martyrisés justement parce qu’ils fêtaient le Christ Ressuscité. Et ainsi l’histoire de l’Église avance avec ses martyrs», a encore expliqué le pape François.

Puis il a ajouté : «Mais, il y a une autre persécution dont on ne parle pas tellement», une persécution «travestie de culture, travestie de modernité, travestie de progrès».

La façon dont le Christ ressuscité s'est manifesté a quelque chose de déroutant: une grande simplicité. Ce que Fabrice Hadjadj explicite dans cette entrevue au magazine La Vie intitulé: "Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort".


"Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort" (Fabrice Hadjadj)
Ces propos utilisent les mots les plus appropriés que j'aie lus pour parler de la résurrection. Ils font une présentation stimulante et pas banale de ce mystère central de la foi chrétienne.

C'est pourquoi, j'en ai fait une fichier PDF créé le 8 avril pour bien servir ma mémoire. Cliquez ici pour avoir accès à l'entrevue au complet


Propos recueillis par Jérôme Anciberro. Parus le 23 mars 2016. Adresse qui fait la présentation de l'entrevue seulement : http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/fabrice-hadjadj-pour-etre-un-bon-ressuscite-il-faut-d-abord-etre-un-bon-mort-23-03-2016-71640_16.php


FABRICE HADJADJ

Philosophe, enseignant, essayiste, Fabrice Hadjadj est aussi poète, dramaturge et père de (bientôt) sept enfants, comme il aime à le dire. Né dans une famille juive de tendance athée / anarchiste, il se convertit au catholicisme et reçoit le baptême à l'âge de 27 ans. Son travail et son enseignement sont pétris de la question de Dieu, qu'il aborde avec un sérieux non dénué d'humour. Fabrice Hadjadj est membre du Conseil pontifical pour les laïcs. Et depuis 2012, il dirige l'Institut Philanthropos à Fribourg, en Suisse, qui propose une formation à l'anthropologie chrétienne. Plusieurs prix sont venus distinguer ses livres, dont le grand prix catholique de littérature en 2006 pour "Réussir sa mort - Anti-méthode pour vivre" (éd. Presses de la Renaissance). "Les choses simples et ordinaires sont créées par Dieu comme des choses neuves, inouïes, qui viennent de son éternité." Fabrice Hadjadj

Son dernier ouvrage a pour titre "Résurrection mode d'emploi" (éd. Magnificat) - titre qui, s'il ne fait pas sourire, dit la présentation de la couverture, forcément interpelle. Il montre le lien entre la résurrection et la vie quotidienne. Il reprend 12 récits de résurrection. Un livre comme "un chemin de gloire, où il s'agit de relire certains passages de l'Écriture".
08/04/2016

Réflexions

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RÉFLEXIONS 12 avril 1981 (à Rome) sur CROIX ET RÉSURRECTION. Une petite méditation qu'il me fait du bien de retrouver dans mes vieilles disquettes. Bonne lecture! Elle est parue dans le Bulletin RCQ liaison d'avril 1984 adressé aux groupes du Renouveau du Diocèse de Québec dont j'étais alors le répondant auprès de Mgr l'Archevêque.


Tableau par El Greco
Tableau par El Greco
Chaque personne, chaque individu, chaque communauté vit son mystère pascal. Le mystère de la Croix et de la Résurrection n'est pas quelque chose d'abstrait. Il s'incarne en chaque individu.

"Il y a un lien réel entre le sacrifice de Jésus et ma vie aujourd'hui" dit le Père Voillaume quelque part. Découvrir ce lien au-delà des émotions, des refus, des situations qui se répètent, des moments qui passent. Vivre ce lien. C'est alors que se fait la vérité. Rien n'a de sens en dehors de ce lien.

Conséquence remettre en perspective la vie, la mort, la joie, la douleur, le plaisir, l'amour, la souffrance, le pouvoir, l'avoir, la créativité, le don, la mission, les engagements, les limites, les charismes, les désirs, les vouloirs. Oui, rien n'a de sens en dehors du salut par le sang de Jésus.

Ainsi se fait chair le dessein de Dieu en nous, dans le chrétien et dans le monde. Jésus l'homme des douleurs porte le poids du monde. Communier par Lui avec mes frères et soeurs: agés, jeunes, curieux, mal pris... que Dieu aime.

Recevoir mes frères et soeurs, les autres et le monde, les aimer, les apprécier, les accepter, les voir avec les yeux, le regard, l'amour que Dieu porte à toutes ses créatures en Jésus.

C'est ainsi qu'on ressuscite avec Jésus , que Pâques recrée l'homme et le monde encore aujourd'hui.

Hermann Giguère
Pour RCQ-Liaison d'avril 1984
Republié le 6 avril 2016



Le 24 mars 2016, à la fin du Chemin de croix au Colisée à Rome intitulé "La croix du Christ, symbole de l'amour divin et de l'injustice humaine", le pape François à récité cette prière personnelle qu'il avait composée. Pour votre méditation, en voici le texte remarquable publié par Vatican Information Service.


La prière du pape François "O Croix du Christ" lors du Chemin de Croix au Colisée de Rome en 2016
"O Croix du Christ, symbole de l'amour divin et de l'injustice humaine, icône du sacrifice suprême par amour et de l'égoïsme extrême par stupidité, instrument de mort et chemin de résurrection, signe de l'béissance et emblème de la trahison, échafaud de la persécution et étendard de la victoire.

O Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dressée en nos soeurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares et dans le silence lâche.

O Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dans les visages des enfants, des femmes et des personnes, épuisés et apeurés qui fuient les guerres et les violences et ne trouvent souvent que la mort et tant de Pilate aux mains lavées.

O Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dans les docteurs de la lettre et non de l'esprit, de la mort et non de la vie, qui au lieu d'enseigner la miséricorde et la vie, menacent de punition et de mort et condamnent le juste.

O Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dans les ministres infidèles qui au lieu de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité.

Voici la liste des 14 oeuvres de miséricorde corporelles et spirituelles que le pape François invite à pratiquer de façon spéciale durant le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde qui va du 8 décembre 2015, fête de l'Immaculée Conception au 20 novembre 2016, en la solennité liturgique du Christ, Roi de l’Univers.


Détail de l'affiche pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde
Détail de l'affiche pour le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde
J'ai un grand désir, écrit le pape François, que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le coeur de l'Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine.

La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces oeuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples.

Redécouvrons les oeuvres de miséricorde corporelles :

donner à manger aux affamés,
donner à boire à ceux qui ont soif,
vêtir ceux qui sont nus,
accueillir les étrangers,
assister les malades,
visiter les prisonniers,
ensevelir les morts.

Et n'oublions pas les oeuvres de miséricorde spirituelles :

conseiller ceux qui sont dans le doute,
enseigner les ignorants,
avertir les pécheurs,
consoler les affligés,
pardonner les offenses,
supporter patiemment les personnes ennuyeuses,
prier Dieu pour les vivants et pour les morts.



tiré de Misericordiae Vultus BULLE D'INDICTION DU JUBILÉ EXTRAORDINAIRE DE LA MISÉRICORDE
11 avril 2015 numéro 15

Sous un regard aimant : le jeune homme riche de l'évangile (Mc 10, 17-27)


Soeur Rita Gagné dans un entretien à Sainte Anne-de-Beaupré en octobre 2011
Soeur Rita Gagné dans un entretien à Sainte Anne-de-Beaupré en octobre 2011
Je me reconnais dans cet homme agenouillé qui appelle Jésus «bon Maître» et lui demande quoi faire pour hériter de la vie éternelle. Riche de connaissances, de principes, d’expériences, de conseils, de relations, de biens matériels, d’une liste d’observances, j’approchais cet âge grave où la vie bascule vers l’autre versant et où «l’à-quoi-bon» nous rattrape. J’ai crié au «Bon» Maître, le Jésus de ma jeunesse, mon désir fou de vivre à plein, toujours!

Sans discuter, Jésus m’a discrètement rappelé la Source du Bon. Il m’a défilé ce que je savais par cœur: mes engagements. Je lui avouai naïvement ma tranquille assurance d’avoir fait de mon mieux depuis ma jeunesse, obéissant à beaucoup de «ne pas»! Mais voilà! J’ai croisé son insoutenable regard d’amour… Il m’a atteinte au vif de mon manque. Il m’a dit d’aller échanger mes richesses pour ce dont les gens qui m’entourent ont soif eux aussi et, qu’alors, je découvrirais un trésor tout autre. Comment oublier le «viens, suis-moi» qui suivit?

Nous reproduisons la présentation de l'encyclique Laudato Si' par Radio Vatican lors de sa parution le 18 juin 2015. Cette encyclique marquera l'histoire comme l'a fait en celle du pape Léon XIII sur les questions sociales qui s'intitulait "Rerum Novarum" publiée le 15 mai 1891. Après le résumé du texte, vous trouverez dix clés pour lire l'encyclique tirées du FINANCIAL TIMES. Bonne lecture!


Laudato Si' du pape François une encyclique qui fera l'histoire comme Rerum Novarum du pape Léon XIII
Laudato Si', un texte dense pour prendre soin de notre maison commune

(Radio Vatican) La nouvelle encyclique du Pape François, Laudato Si’, a été présentée et publiée jeudi à la presse, en Salle du Synode, au Vatican. Il s’agit d’un texte dense : 246 paragraphes dans lesquels le Pape François articule sa pensée sur une planète qui se meurt et où l’homme a sa responsabilité.

L'intégralité de Laudato Si', à lire sur le site du Vatican

L’encyclique s’articule en six chapitres, et le Pape commence par rappeler l’héritage de ses prédécesseurs, de Paul VI à Benoît XVI sur cette thématique. « J’espère que cette encyclique nous aidera à reconnaître la grandeur, l’urgence et la beauté du défi qui se présente à nous », écrit François. Laudato Si’ débute par un tour d’horizon, étayé par la science, et dresse un constat alarmant sur l’état de « notre maison commune », écrit-il : mutations climatiques, problèmes d’accès à l’eau ou perte de la biodiversité : la terre est malade.

Le Pape parle d’une dette écologique des pays du Nord en particulier envers ceux du Sud. Le Saint-Père relit ensuite ce constat au récit biblique où Dieu a confié à l’homme la Création. « L’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, rappelle François, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché ». L’homme est donc invité à collaborer avec la Création et à protéger sa fragilité.

J'ai eu la joie de voir deux personnes proches recevoir en ce 16 juin 2015 l'insigne de l'Ordre national du Québec, c'est pourquoi, j'écris ce petit article pour leur rendre hommage. Cette remise a eu lieu dans le Salon Rouge de l'édifice du Parlement du Québec. C'est le premier ministre monsieur Philippe Couillard qui a procédé à la remise des insignes. Il a conclu le tout en déclarant : "Aucun sommet n'est trop haut quand on a la chance de naître et de vivre au Québec."


Maître Henri Brun, professeur émérite de l'Universtié Laval recevant l'insigne de l'Ordre national du Québec
Maître Henri Brun, professeur émérite de l'Universtié Laval recevant l'insigne de l'Ordre national du Québec
L’Ordre national du Québec est décerné aux personnes d’exception ayant marqué l’évolution et le rayonnement du Québec par leurs réalisations, leurs valeurs et leurs idéaux. Pour voir la liste des personnes honorées en 2015, cliquez ici.

Voici maintenant quelques mots sur ces deux personnes proches dont je partage la joie.

Mtre Henri Brun, est un constitutionnaliste respecté. Professeur émérite de l'Université Laval, il a publié de nombreux ouvrages en droit constitutionnel et en droit administratif. Il s'est intéressé de façon particulière à la question des Chartes de droits des personnes. Conseiller de plusieurs gouvernements, il a défendu leurs positions devant la Cour Suprême en plusieurs occasions. Il jouit d'une grande renommée au Québec, au Canada et à l'étranger. Je suis heureux d'avoir pu le fréquenter et de le compter parmi mes amis. Félicitations!

Mtre Henri Brun a été reconnu comme Le Lauréat de la semaine le 28 juin 2015 par le journal Le Soleil et Radio-Canada.
Voir l'article d'Annie Mathieu

À la Salle de Presse du Vatican, le 5 mai 2015,Mgr Salvatore Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté le programme du Jubilé de la Miséricorde annoncé par le pape François le 8 décembre 2014. Ce jubilé s'étendra du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016.


Saint Pierre de Rome (Crédits photo H. Giguère)
Saint Pierre de Rome (Crédits photo H. Giguère)
Dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium qui demeure comme la carte de programmation du pontificat du Pape François, une expression est symptomatique pour saisir le sens du Jubilée extraordinaire qui a été proclamé le 11 avril dernier:"l’Eglise vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde, fruit de l’expérimentation de l’infinie miséricorde du Père et de sa force de diffusion.(Eg 24). C’est à partir de ce souhait qu’il faut relire la Bulle d’indiction du Jubilé Misericordiae vultus où le Pape trace le finalités de l’Année Sainte. Comme on le sait, les deux dates indicatives seront le 8 décembre 2015, la solennité de l’Immaculée Conception, marquant l’ouverture de la Porte Sainte à la Basilique Saint- Pierre, et le 20 novembre 2016, la solennité de Jésus –Christ, Seigneur de l’Univers qui est la conclusion de cette Année Sainte. Il est bon d’affirmer d’abord, pour éviter des malentendus, que le Jubilé de la Miséricorde n’est pas et il ne veut pas être, le Grand Jubilé de l’An 2000. Toute comparaison est, donc, sans signification étant donné que chaque Année Sainte apporte ses caractéristiques et ses finalités.

Dans une entrevue au magazine Pèlerin, Francis Cabrel loin de cacher ses convictions de croyant, les affiche ouvertement et s'en réjouit. "Je suis catholique de fait et de conviction, dit-il". La foi l'a accompagné au cours des années, une foi toujours présente et vivante encore aujourd'hui alors qu'il aborde la soixantaine.


Francis Cabrel : « J’adhère totalement aux fondements du message du Christ qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. » (Crédits photo Pèlerin  © Claude Gassian)
Francis Cabrel : « J’adhère totalement aux fondements du message du Christ qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. » (Crédits photo Pèlerin © Claude Gassian)
Voici des extraits de cette entrevue que vous pouvez lire en entier, en cliquant ici.

Après la remarque qui suit : "Quand, il y a quelques mois, les deux aînées ont décidé de partir, je l’ai très mal vécu. Je me suis senti abandonné", la personne qui mène l'entrevue continue en abordant par ce biais la foi de Francis Cabrel.

Est-ce ce vertige qui vous a poussé à évoquer votre foi catholique à travers Dans chaque cœur ?
F.C. Ce n’est ni un aveu, ni une déclaration publique, car je n’ai jamais fait mystère de ma foi.
Mes grands-parents, d’origine italienne, étaient très pratiquants. Mes parents m’ont inculqué les valeurs du catholicisme. Quand j’évoque « le crucifié du Golgotha », son sacrifice résonne parfaitement en moi.

Le Christ vous accompagne-t-il au quotidien ?
F.C. Je le prends à témoin et je le remercie régulièrement. C’est un personnage qui fait partie du rêve, de la pureté et du don de soi. J’adhère totalement aux fondements de son message qui est d’une grande clarté et qui parle d’amour du prochain. Mais ce que je n’aime pas, c’est ce que certains ont fait de sa parole.
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Vous y trouverez l'homélie du dimanche publiée le mardi qui précède. Bonne méditation!





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